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  • il y a 2 jours
Ce lundi 13 avril, Xavier Patrolin, président d’Albatros Capital, et Véronique Riches-Flores, économiste indépendante et fondatrice de RichesFlores Research, se sont penchés sur l'ampleur des Fed funds entre mars 2022 et juillet 2023 et la plus-value réalisée par la Banque de France en vidant ses stocks d'or détenus à New York dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00On est à un instant de la clôture, à trois minutes de la clôture, quatre minutes.
00:02On va rentrer d'abord dans la data roue.
00:11C'est leur pouvoir magique.
00:13Par leur simple data, changez votre vision du monde à pleine puissance.
00:17Vos data, Xavier, Véronique, vos data réduiront même en poussière toutes nos idées reçues.
00:22Est-ce que vous êtes prêts à nous les livrer, vos data ?
00:24Yes, sir.
00:25Véronique, donc, on va démarrer avec les banquiers centraux,
00:27l'impact de tout ce qui se passe sur leur politique monétaire.
00:30Votre chiffre du jour, votre data, 525 points.
00:34525 points de base, c'est le mouvement de relèvement des taux d'intérêt directeur de la Réserve fédérale
00:42à l'occasion du dernier pic d'inflation, donc 2023 et 2022-2023.
00:49Elle avait fortement relevé ses taux.
00:50La question, c'est est-ce qu'elle va faire la même chose ?
00:52Voilà.
00:52Donc, on a fait deux fois trois baisses de taux depuis.
00:57Et la question aujourd'hui, effectivement, à quoi s'attendre face aux effets de la flambée des prix du pétrole,
01:04sachant que le niveau de départ est beaucoup plus élevé que les 0,25% de 2023.
01:11Et qu'effectivement, aujourd'hui, au moment où on parle, si on fait quelques estimations,
01:19enfin, toutes les estimations auxquelles on peut se livrer en tant qu'économiste,
01:23nous montrent que, même dans le meilleur scénario, on va vers un pic d'inflation qui avoisinera 5%.
01:30Quand je dis le meilleur scénario, c'est une issue rapide du conflit,
01:36un prix du pétrole qui revient dans des zones un peu plus confortables,
01:40même si je ne partage pas le retour au niveau d'avant la crise.
01:44Et à 5%, avec un pic d'inflation à 5%, vous mettez au moins deux ou trois ans pour revenir
01:50à 3% d'inflation.
01:52Autrement dit, les banques centrales n'ont pas le choix.
01:54Elles prendront du temps au début, parce que, voilà,
01:57mais elles iront forcément remonter leur taux d'intérêt dans des proportions
02:01que les marchés sous-estiment, semble-t-il, largement.
02:04D'accord. Georgia Mélanie, elle demande à ce qu'on suspende temporairement,
02:07à ce qu'on suspende la règle des 3% de déficit en Europe,
02:09justement pour affronter les enjeux, les besoins de financement, d'aide aussi aux consommateurs.
02:14Ils devraient convaincre la BCE qu'elle a besoin de remonter d'autant plus ses taux d'intérêt, on est
02:18bien d'accord.
02:18Non, mais ça explique notamment les mouvements de pontification auxquels on assiste le 27 ou le 28 février.
02:25C'est-à-dire ces mouvements de translation.
02:27Superbe data, là.
02:28Véronique, vous avez délivré.
02:30À vous, Xavier, votre chiffre ce soir, 13 milliards d'euros.
02:33Oui, c'est précisément 12,8 milliards d'euros de plus-value dégagés par la Banque de France sur ses
02:40réserves d'or.
02:41Elle a vendu les réserves d'or qu'elle détenait, à peu près 5% de ses réserves d'or
02:46à Forknoff, aux États-Unis.
02:48À Washington.
02:49Elle les a vendus.
02:51Elle les a renouvelés.
02:53Pour à peu près, ça correspond à 129 tonnes d'or.
02:57Elle les a renouvelés.
02:58Mais par contre, ces nouveaux lingots, ils sont aux normes dites internationales.
03:02Et surtout, ils sont dans les coffres forts de la Banque de France à Paris.
03:06Alors, on peut y voir deux explications.
03:08La première explication, c'est celle de la Banque de France.
03:10De dire qu'elle rationalisait ses réserves d'or pour normaliser tout ça.
03:13La deuxième, c'est peut-être une des conséquences de l'arrivée au pouvoir de Donald Trump avec son rapport
03:19au droit international.
03:21Il est possible qu'un certain nombre de banques centrales occidentales, et particulièrement européennes, soient très interrogatives sur leurs réserves
03:29d'or qu'elles détiennent à Forknoff.
03:31Qui sont encadrés par, évidemment, le droit international.
03:35D'ailleurs, l'Allemagne est dans une réflexion, l'abondeusement, qui est dans une réflexion identique.
03:38Quand on fait blocus sur un des trois, on dit qu'on est capable de faire blocus sur l'or
03:42des autres pays.
03:43Puisque le droit procède du politique et pas l'inverse.
03:45Normalement, dans une économie de droit, le politique procède du juridique.
03:51Là, c'est l'inverse avec Donald Trump.
03:52C'est le juridique qui procède du politique.
03:55C'est lui qui prévaut sur tout le reste.
03:57C'est le dé-droit.
03:58C'est le dé-droit, exactement. La dé-dollarisation et tout ce qui s'ensuit.
04:01In God, we trust.
04:02Et donc, je livre cette petite information à nos auditeurs.
04:08L'argumentaire central de la Banque de France, c'est bien un argumentaire de normalisation par rapport à ces réserves
04:13d'or.
04:14Mais on peut y voir de manière implicite une première expression de défiance de la Banque de France vis-à
04:21-vis de son partenaire américain.
04:23Merci à tous les deux. Deux magnifiques data et un club à retrouver en replay.
04:26Bien sûr, c'était passionnant.
04:28Merci.
04:28Merci.
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