- il y a 2 jours
Avec Arlette Chabot et Philippe David
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NewsTranscription
00:00Puisque nous parlions du mois de mai et du 1er mai, ça continue de diviser.
00:07J'avoue que j'ai du mal à comprendre comment on peut se mettre à ce point-là des épines
00:14dans le pied, en fait, à ce propos.
00:16Non, à Arletchabot, non ?
00:18Oui, c'est vrai.
00:19Franchement, d'un point de vue politique, non ?
00:21Oui, c'est-à-dire que...
00:22Puis même la France, quoi, en fait, en général, non ?
00:24Il peut y avoir une légitime interrogation sur les règles qui s'appliquent en matière d'ouverture des commerces, évidemment,
00:32le 1er mai.
00:32Il y a eu une interrogation, on est quand même au 21e siècle.
00:35Bon, on peut changer un peu les habitudes, les usages, même si, effectivement, il y a un côté sacré du
00:431er mai pour les organisations syndicales, bien entendu.
00:46Et on peut s'interroger légitimement que des boulangers soient sanctionnés, payent des amendes énormes parce qu'ils font travailler
00:51leurs salariés.
00:54Bon, on peut se dire, est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est légitime ? Encore
00:58une fois, est-ce qu'on peut changer les choses et faire évaluer ?
01:01Mais là, politiquement, c'est toujours un exploit quand, effectivement, il y a une accusation de maladresse.
01:07Oui, on résume politiquement, vous l'avez dit tout à l'heure, mais parce que les auditeurs ont du mal
01:12à suivre.
01:13Ça, on peut les comprendre, oui.
01:14C'est-à-dire, voter contre un texte qu'on soutient pour accélérer son adoption, c'est vrai que, spontanément,
01:23c'est pas évident.
01:24Bon, d'accord. Bon, ce sont des manœuvres parlementaires, ça existe de temps en temps.
01:29Et c'est vrai qu'il y a...
01:31Parce que, on peut résumer, le gouvernement a envie de temporiser, c'est-à-dire...
01:36C'est bien obligé de temporiser, de la manière dont les choses se passent, parce qu'effectivement, il y a
01:41une volonté d'aller très très vite, pour que ça s'applique.
01:44Là, le 1er mai qui arrive, avec des décrets qui seraient signés très très vite.
01:48Le PS pousse très fort, la gauche pousse très fort.
01:51La gauche est franchement hostile, les syndicats bien sûr, la gauche aussi, encore plus hostile, parce qu'il y a
01:57cette volonté d'aller très très vite et de bousculer un peu les choses.
02:01Il y a même une menace de motion de censure.
02:04Motion de censure, ça vous dit quelque chose ?
02:06On en a... Il y avait longtemps qu'on n'avait pas dit motion de censure.
02:09Bon, elle ne sera pas adoptée.
02:12Mais il y a le retour d'une menace sur le Premier ministre, qui lui navigue entre les baisses de
02:18carburant qui n'interviennent pas,
02:20et les hausses qui vont très vite, une situation compliquée, un risque social qui peut monter très vite.
02:27Et donc, franchement, c'est d'une maladresse terrible.
02:30Patrick, cet épisode me rappelle...
02:32Avant d'aller au standard.
02:33Cet épisode, Patrick, me rappelle un souvenir de service militaire.
02:37Quand je suis arrivé, on m'a dit...
02:38David, vous connaissez la différence entre la roulette russe et la roulette belge ?
02:41Moi, je dis non.
02:42On me répond, la roulette russe, c'est 5 trous, une balle.
02:45La roulette belge, c'est 5 balles, un trou.
02:47Donc, c'est un petit peu plus dangereux.
02:49Et moi, j'ai l'impression qu'avec cet épisode, on a joué à la roulette belge.
02:53Je ne sais pas ce que vous en pensez.
02:54Parce que légiférer à 3 semaines du 1er mai, déjà, c'est surréaliste.
02:58Sur le 1er mai, oui, ça va un peu vite.
03:01Non, mais 3 semaines avant, ça va même très vite.
03:04Et il y a une volonté politique, effectivement, de montrer de la part, notamment, c'est vrai,
03:09de l'ancien Premier ministre, Gabriel Attal, il faut changer, il faut être moderne, il faut ouvrir.
03:14C'est-à-dire, encore une fois, il y a des vrais problèmes que pose, effectivement,
03:19cette organisation du 1er mai, l'RL, qui sont appliquées.
03:22Et la colère des artisans ou les interrogations des commerçants sont légitimes.
03:27Ah, mais ça, on est entièrement d'accord.
03:29Le fait que des boulangers prennent des amendes monstrueuses, c'est surréaliste.
03:33On est bien d'accord, on est entièrement d'accord.
03:35Non, mais tout le monde n'est pas d'accord.
03:36Parce qu'il y en a qui vous disent, c'est normal, ils doivent fermer, ils ne doivent pas travailler,
03:42beaucoup de commerce, etc.
03:45C'est de l'abus, etc.
03:47Gabriel Attal, c'est ce qu'il dit.
03:49Mais lui, il travaille le 1er mai ou pas ?
03:50Sûrement, sûrement.
03:52Bon, c'est peut-être pas si certain que ça, vous savez.
03:56Excusez-moi, mais l'exemplarité chez les politiques...
03:58Ça nous amène justement au 0826 300 300 à Thomas qui est avec nous.
04:03Bonjour Thomas.
04:04Bonjour Patrick Roger, bonjour Alessaveau, Philippe David.
04:07Bonjour Thomas.
04:09Qu'en pensez-vous, justement, sur le 1er mai ?
04:12Est-ce que vous êtes concerné par ça ?
04:15Absolument pas.
04:16Moi, je suis policier, donc les jours fériés, ça fait 20 ans que je vais travailler.
04:20Donc, moi, je ne suis pas concerné.
04:22En revanche, je vous le dis tout de suite, je suis en train d'imprimer des tickets, des billets,
04:26pour Philippe David, pour 2027.
04:28Je vous le dis.
04:28Ah oui, oui, vous l'avez entendu tout à l'heure.
04:31Non, plus sérieusement, il faut foutre la paix aux gens.
04:35Laissez bosser les gens, laissons-les travailler.
04:37Vous vous rendez compte que dans ce pays, on met des amendes à des gens qui travaillent ?
04:41On marche sur la dette, on est complètement fou.
04:44Vous avez des jeunes qui sont motivés, qui sont à la force de l'âge.
04:48On leur dit, non, mon petit gars, les jours fériés, tu ne travailles pas, et puis tu as 35 heures,
04:51donc tu te contentes de 1500 euros, et puis tu fermes ta bouche, et puis ça continue comme ça.
04:56Et puis, pour les plus anciens, on leur dit, bah non, tu veux aider ta famille, tes enfants,
05:00leur faire des études, une voiture, le permis.
05:02Eh ben non, toujours pareil, genre, férié, tu ne bosses pas, 35 heures, mon gars, tu t'arrêtes.
05:07Non, foutez la paix aux gens.
05:09Autant que dans certains domaines, je suis très, très protectionniste, très souverainiste,
05:12mais sur le boulot, je suis très libéral.
05:15Laissez bosser les gens, enlevez les gens.
05:16Oui, mais est-ce qu'il n'y a pas un risque aussi d'abuser, en fait, des gens, justement
05:21?
05:21Non, je pose la question, Thomas.
05:23Il faut que ce soit contrôlé, bien sûr, mais moi, je suis persuadé que les patrons ne sont pas des
05:28abuseurs,
05:29qu'ils ouvront le jeu, que les gars, quand on va leur dire,
05:32vous faites bosser vos salariés, on vous exonère de charges,
05:35mais également vos salariés, ils vont dire, très bien, mon petit jeune, tu veux bosser un samedi,
05:39tu seras payé 200 euros parce que tu n'as pas d'impôts d'aise dessus, et moi non plus.
05:44Voilà, donc comme ça, tout le monde est content, on fait bosser tout le monde,
05:47on remet un peu de sous dans l'économie parce qu'on en a bien besoin,
05:50les gens ont besoin de se remplir un peu le porte-monnaie parce que c'est compliqué d'acheter une
05:53baguette maintenant,
05:53et déblisse du mois, donc on y va, on laisse bosser les gens, on se réveille un peu,
05:58tout ça pour faire plaisir à quelques 68 ans religieux, on arrête.
06:01On arrête, c'est fini, c'était l'ancien temps, c'était très bien, il y a eu une époque,
06:04aujourd'hui on arrête.
06:06Les propos de Thomas, merci Thomas, me rappellent une phrase de Georges Pompidou lorsqu'il était Premier ministre,
06:12arrêtez d'emmerder les Français.
06:14Il avait dit ça, mais il avait totalement raison.
06:16Aujourd'hui, c'est règles, règlements, directives, machin truc, c'est comme l'a dit Borloo.
06:22Mais il en faut un minimum de règles.
06:24Oui, mais comme l'a dit Borloo il y a quelques semaines, on est devenu un pays de contrôleurs.
06:28Alors, seul problème, moi ça m'amuse, c'est qu'on contrôle les gens qui bossent,
06:31mais vous avez vu encore la fraude aux aides sociales dans l'Essonne ?
06:34Où les types ont fait des dizaines de fausses identités et ils ont touché de l'argent.
06:38Là, on ne contrôle pas et on laisse faire.
06:41Donc c'est ça le problème.
06:41On contrôle parce que j'ai la preuve, on a réussi.
06:45C'est comme le trafic de drogue, on dit on a chopé une tonne de cocaïne,
06:48mais pendant ce temps-là, il y en a cinq qui sont rentrés.
06:50C'est un peu la même chose.
06:51Arlette Chabot ?
06:52Le problème, c'est effectivement ce que prévoit d'ailleurs la proposition de loi.
06:56C'est que ça se fasse bien sur la base du volontariat.
07:00C'est-à-dire, on ne dit pas tout le monde va bosser, c'est fini, on abolit le 1er
07:04mai,
07:05ce n'est plus un jour férié.
07:06Non, non, c'est la possibilité pour certains commerces.
07:09Alors ça, jusqu'où allons-nous ?
07:10Parce que les grandes surfaces, etc.
07:13La question se pose et est posée notamment par les organisations syndicales.
07:16Parce que les grandes surfaces de bricolage, par exemple, c'est ouvert le 1er mai, non ?
07:19Oui, certaines, mais quand vous regardez bien sur...
07:22Allez chercher la liste, les grands magasins sont fermés.
07:25Ce serait quand même un peu, effectivement, étonnant que...
07:27Alors, des petits commerces comme les fleuristes, les boulangers qui vendent un chien,
07:31eux, soient obligés de fermer,
07:33et les grandes surfaces de bricolage, eux, sont ouverts.
07:37Non, ils ne ferment pas.
07:38C'est-à-dire, vous pouvez ouvrir la boulangerie,
07:40mais il n'y a que le patron qui bosse, comme les fleuristes,
07:42il n'y a que le patron qui bosse.
07:43Il n'y a plus de pain.
07:43Voilà, mais le truc, les règles qui sont d'ailleurs prévues dans la proposition de loi,
07:48c'est effectivement sur la base du volontariat.
07:51Et c'est là qu'il y a un petit souci.
07:52Est-ce qu'on dit aux salariés, tu bosses 1er mai,
07:56ou est-ce qu'on lui dit, êtes-tu d'accord pour travailler,
07:59ou êtes-vous d'accord pour travailler ?
08:00Et ça reste, effectivement, payé deux fois, deux doubles,
08:04comme la règle d'aujourd'hui.
08:05Il faut que ça se passe comme ça.
08:07Parce que l'argument des syndicats, c'est de dire,
08:08regardez ce qui s'est passé pour le travail du dimanche.
08:10On avait dit base du volontariat.
08:13Et c'est vrai que dans certains commerces,
08:16on vous embauche.
08:18Et on vous dit, tu viens bosser deux dimanches par mois.
08:20Voilà, exactement, point.
08:22Donc, tout ça est effectivement un tout petit peu plus compliqué que certains le disent.
08:27Par exemple, Gabriel Attal dit, les McDo ouvrent, mais pas les restaurants.
08:32Les restaurants pourraient ouvrir aussi,
08:34mais c'est compliqué parce qu'ils ne veulent pas payer non plus les salariés.
08:37Alors, il y a des restaurants qui ouvrent.
08:39Oui, oui, absolument, certains ouvrent.
08:40Parce que, bien sûr, il y a beaucoup de gens qui profitent justement du 1er mai
08:43et qui vont où ?
08:44Au restaurant, bien sûr.
08:46Non, mais moi, je pense qu'à un moment donné,
08:48on devrait, finalement, pour mettre tout le monde d'accord,
08:51on devrait tout fermer.
08:52On ferme les hôtels, on ferme les trains.
08:54Les hôpitaux ?
08:55Les trains, on coupe l'électricité.
08:58On coupe l'électricité.
09:00Thomas, vous ne seriez pas compte, finalement,
09:02de ne pas travailler le 1er mai ?
09:03Vous êtes policier, hein ?
09:06Ah non, mais moi, ça me va tout à fait travailler le 1er mai.
09:08J'ai aucun souci avec ça.
09:09Aucun problème.
09:10Je veux dire, on ne peut pas...
09:11Vous savez, les fonctionnaires, en tout cas,
09:14une partie de la population sur laquelle on s'y a regardé,
09:18mais qui travaillent les samedis, dimanches,
09:20jour férié, jour nuit...
09:21Les hôpitaux, les policiers, bien sûr, les transports aussi.
09:27Les transports, bien sûr.
09:29Bon, ben voilà, nous, ça ne nous pose aucun souci de bosser les gens.
09:32Ça ne fait rien.
09:32C'est prévu.
09:33C'est prévu, donc il n'y a aucun problème.
09:35Mais il faut laisser le choix.
09:36On laisse le choix aux gens.
09:37Tu veux bosser, tu bosses.
09:38Ça, c'est vrai.
09:39C'est un problème général.
09:40C'est laisser le choix aux gens.
09:42C'est un peu le même problème que la retraite.
09:45Vous pouvez partir plus tôt, si vous voulez,
09:48mais vous percevrez une retraite inférieure à celle que vous auriez si vous allez...
09:53C'est un peu la même chose.
09:55C'est-à-dire qu'il faut permettre, aujourd'hui, sans doute, au XXIe siècle,
09:58de dire, je choisis le moment de mon départ.
10:01Je continue à travailler.
10:03Ben voilà, pas forcément pour avoir un peu plus,
10:06mais aussi parce que je suis en forme.
10:07D'ailleurs, ça existe, ça.
10:08Ça existe, oui.
10:08C'est la fameuse retraite progressive, quoi.
10:11Voilà, mais il faut vraiment...
10:12Peu connu, mais bon, vous touchez moins aussi.
10:14Donc, ça rentre vraiment dans les règles.
10:17Et c'est pareil pour le travail.
10:19Regardez, Patrick, on regarde dans la presse,
10:21il n'y a pas de journaux le 1er mai.
10:22En revanche, je rassure tous les auditeurs,
10:25sur le radio, sur le 1er mai, évidemment,
10:28toutes les radios et les dévisions travaillent.
10:30Bien sûr.
10:31Non, mais la question, c'est...
10:32Vous preniez très justement, Arlette, la question des retraites.
10:35Mais c'est vrai qu'il faut tout simplifier.
10:38Rappelez-vous François Hollande,
10:40qui avait parlé du choc de simplification.
10:42Oui, tout le monde en parle.
10:43Voilà, mais est-ce que vous avez vu quand même
10:45que, dans le dernier budget,
10:46on a pénalisé le cumul emploi-retraite ?
10:49Moi, si quelqu'un...
10:50Oui, c'est vrai.
10:51...veux travailler un peu,
10:53vous me passerez l'expression
10:53pour mettre un peu de beurre dans les épinards,
10:56qu'il ait une bonne retraite ou une petite retraite.
10:58Moi, quelqu'un qui a 3 000 euros de retraite par mois,
10:59mais qui veut gagner un peu plus,
11:00je ne vois pas pourquoi,
11:01on l'antiquinerait et on le pénaliserait.
11:03Mais on veut faire, ce que disait Borloo,
11:05des lois sur des textes,
11:07sur des décrets,
11:08sur des normes,
11:09sur des ceci, sur des cela.
11:10Et désolé de le dire,
11:11« Mais la France en crève ! »
11:13Oui, même s'il en faut
11:15un certain nombre de règlements,
11:17mais il faudrait peut-être un peu simplifier les choses,
11:20bien sûr,
11:21pour les améliorer.
11:22Mais Patrick, pour tout résumer,
11:24la France est le pays qui produit le plus de lois
11:26et qui en applique le moins.
11:28Cherchez l'erreur !
11:29Allez, merci en tout cas à Thomas
11:32qui était avec nous.
11:33Nous allons poursuivre dans un instant, bien sûr,
11:35le grand débrief,
11:36Arlette Chabot, Philippe David.
11:38On va revenir sur ce qui s'est passé
11:40donc vendredi à Montpellier.
11:41Il y a eu une enquête
11:43qui est ouverte
11:44après ce qui s'est passé
11:45dans un établissement scolaire
11:47où un prof a voulu,
11:50entre guillemets,
11:51faire le ménage
11:52dans le couloir
11:53puisque, évidemment,
11:54il y avait du bruit, etc.
11:55Il a dit,
11:55« Non, mais stop,
11:56attendez, etc. »
11:58à l'interclasse.
11:59Et là,
12:00les élèves n'étaient pas d'accord.
12:01Ils lui sont tombés dessus.
12:04Le syndicat,
12:05le snalc des enseignants
12:06est, évidemment,
12:08vent debout
12:08contre ce qui s'est passé.
12:10Il y a eu une enquête
12:11qui a été lancée.
12:12J'aimerais vous entendre.
12:130 826 300 300.
12:15Le Grand Matin Sud Radio,
12:177h10,
12:18Patrick Roger.
12:19Il est 9h moins 10,
12:21le débrief
12:21avec Arlette Chabot
12:23et puis Philippe David.
12:25On l'a évoqué,
12:26cette enquête
12:27qui a été ouverte
12:28après ce qui s'est passé
12:29à Montpellier
12:30dans un établissement scolaire
12:32entre un professeur
12:33et des lycéens.
12:34J'avais ce matin en ligne
12:36Karim Elwardi
12:38qui est président
12:38du syndicat du snalc,
12:40du syndicat des lycées
12:41et collèges
12:41pour l'académie,
12:42en l'occurrence de Montpellier,
12:44qui disait
12:44« Il y a une banalisation
12:46de la violence,
12:47en fait,
12:47à l'école aujourd'hui.
12:48Il n'y a pas de réaction. »
12:50Alors, rappelons
12:51que dans cette histoire,
12:52le prof a été suspendu
12:53et les élèves,
12:54les deux des élèves
12:56excluent.
12:57Ce qui s'est passé,
12:58je le rappelle,
12:59c'est que dans le couloir,
13:00évidemment,
13:01il y avait du bruit.
13:01Le prof est sorti
13:03à l'intercours
13:04et a dit
13:05« Stop,
13:06arrêtez. »
13:07Bon,
13:07il ne s'arrêtait pas.
13:08Donnez-moi votre...
13:10Montrez-moi une pièce d'identité
13:11pour que je le rapporte.
13:12Ils ne l'ont pas fait.
13:13Donc,
13:13il a pris avec son portable
13:14une photo.
13:16Voilà.
13:17Et alors là,
13:17les élèves,
13:18lui,
13:18sont tombés dessus.
13:19Qu'en pensez-vous ?
13:20Est-ce que c'est normal ?
13:22Pas normal ?
13:22Sarah est avec nous.
13:23Tiens,
13:24et enseignante,
13:25je crois,
13:25au 0826 300 300.
13:27Bonjour Sarah.
13:28Bonjour Philippe.
13:29Bonjour à toute l'équipe.
13:31Oui,
13:31c'est Patrick.
13:32Oui,
13:32c'est Patrick,
13:33mais avec Philippe,
13:33elle vous a entendu.
13:35j'ai entendu Philippe.
13:36Oui,
13:36oui.
13:37Sarah,
13:38alors expliquez-nous.
13:39Vous êtes prof,
13:40justement aussi,
13:41enseignante.
13:42Oui,
13:43je suis enseignante en collège,
13:45mais j'ai enseigné aussi en lycée.
13:46J'ai été victime
13:47d'un certain nombre d'agressions.
13:49J'ai 60 ans maintenant.
13:51Donc,
13:51je suis étonnée
13:52qu'on soit étonnés.
13:54Parce qu'on tire la sonnette d'alarme
13:55depuis 30 ans,
13:56personne ne bouge.
13:58comme dit M. Alouardy,
14:01on écrase,
14:01on écrase.
14:02On est à 15 à 20% d'incidents.
14:05Alors,
14:05j'aimerais bien savoir
14:06pourquoi on n'en parle pas davantage.
14:08Oui,
14:09c'est vrai.
14:10Pourquoi selon vous,
14:11justement,
14:11alors ?
14:12Ben,
14:12c'est multifactoriel.
14:14D'une part,
14:14l'école est le reflet de la société.
14:16On a une société
14:17qui est de plus en plus violente.
14:18Mais nous,
14:18on n'arrête pas de dire
14:19si vous encouragez la violence
14:21et que vous ne vous occupez pas
14:22de l'école,
14:23vous encouragez de la violence.
14:24Et comme on a laissé tomber
14:26l'école depuis 30 ans,
14:27que le statut de l'enseignant
14:28est totalement diminué,
14:30qu'on n'a plus aucun respect.
14:31Écoutez,
14:31moi,
14:32j'ai essayé de mettre
14:32une heure d'école
14:33à mes élèves
14:34il n'y a pas très longtemps.
14:35Eh bien,
14:35on a enlevé mon heure d'école.
14:37Et qui a enlevé mon heure d'école ?
14:38Les surveillants.
14:39Parce que les élèves
14:40sont venus les voir
14:41parce qu'ils voulaient sortir.
14:42Les surveillants
14:43ne m'ont même pas consulté.
14:44Ils ont laissé sortir
14:45contre les élèves.
14:45Et c'est tout le temps,
14:46si vous voulez.
14:47On est méprisé
14:48dans un établissement scolaire.
14:50La vie scolaire,
14:51c'est-à-dire les surveillants,
14:53les parents d'élèves,
14:54les élèves sont considérés,
14:57l'administration est considérée.
14:58Vous voyez,
14:58il y a des petites choses.
15:00Les succéteurs de l'administration
15:01ont droit au Wi-Fi.
15:03Et les enseignants
15:04n'ont même pas droit au Wi-Fi.
15:05Donc,
15:05si on a besoin de passer
15:06les vidéos en classe,
15:07c'est la croix et la bannière.
15:08On est vraiment
15:09la dernière roue du carrosse.
15:10Tout le monde s'en fout.
15:11Et les parents d'élèves,
15:13quand ils doivent dire quelque chose,
15:14ils parlent de la compote de pomme,
15:16du harcèlement scolaire,
15:18éventuellement.
15:18Alors,
15:18le harcèlement,
15:19c'est grave.
15:20Mais en tant qu'on sait
15:20pour dire que Chouchou Minou
15:22a été traité d'imbécile
15:23par son copain.
15:24Excusez-moi,
15:25c'est pas du harcèlement.
15:26Donc,
15:26ça,
15:26ça les intéresse.
15:27Par contre,
15:28le niveau de l'école,
15:29le niveau scolaire
15:30et la sécurité,
15:33personne ne s'en inquiète.
15:35Alors,
15:35comment voulez-vous
15:36qu'on n'en arrive pas là ?
15:37Ça va continuer
15:37et ça va être encore bien.
15:38Oui,
15:39c'est ce que dénonçait
15:41le président du SNAC ce matin.
15:43Absolument.
15:43Mais d'ailleurs,
15:43il disait une chose,
15:44Patrick,
15:44pour notre génération,
15:45on aurait vu un élève
15:47ou des élèves agresser un prof,
15:48je pense qu'on aurait été
15:49défendre le prof
15:50plutôt que filmer.
15:51Même si on n'avait pas
15:51de téléphone portable à l'époque.
15:53c'est ce qui s'est passé.
15:54Ça,
15:54c'est quand même la réalité.
15:56Il ne faut pas non plus
15:57autoriser la violence.
15:58La violence non plus
15:59des enseignants.
16:00Non mais attendez,
16:01là,
16:01on est en état de légitime défense,
16:02désolé,
16:03mais vous prenez un pain,
16:05vous avez le réflexe,
16:06ça peut arriver
16:07et moi je ne lui taperai pas dessus,
16:09je taperai plutôt
16:09sur les élèves
16:10qui ont un comportement inacceptable.
16:11Mais ce que dit Sarah,
16:12c'est très juste,
16:13moi j'ai vu un cas
16:13dans mon entourage proche,
16:15familial,
16:15il y a plus de 20 ans
16:17agressé en plein cours
16:18par le frère d'un élève
16:19que la personne avait collé,
16:21d'accord,
16:22elle a voulu porter plainte,
16:23la pression de sa hiérarchie
16:25a été monstrueuse
16:26pour qu'elle ne porte pas plainte
16:27parce que pas de vague,
16:28parce qu'il ne faut pas donner
16:29une mauvaise réputation
16:30à l'établissement,
16:31parce que l'élève
16:32va se sentir stigmatisé
16:33si on porte plainte
16:34contre son frère
16:34qui a tapé, etc.
16:36Donc maintenant,
16:36l'éducation nationale
16:38avec ses considérations délirantes,
16:42on en arrive là.
16:43Est-ce que vous avez le sentiment,
16:45Sarah,
16:45qu'il y a toujours
16:46ce pas de vague
16:47qui règne à l'école
16:49où la poussière sous le tapis,
16:52j'ai l'impression,
16:53qui a été mise pendant des années,
16:54j'ai l'impression
16:54qu'aujourd'hui,
16:55quand même,
16:56les choses ressortent
16:57un peu plus, non ?
16:58Non,
16:59c'est même plus une poussière,
17:01c'est une montagne sous le tapis.
17:03Si vous voulez,
17:03moi, je vous dis
17:05l'autre jour en classe,
17:06parce qu'on nous encourage,
17:07on nous oblige
17:08à faire des activités
17:09qui nous mettent en danger.
17:10C'est l'histoire
17:11de Samuel Taliens.
17:11On nous donne des programmes
17:12complètement aberrants
17:13et politisés
17:14qui entraînent évidemment
17:15des réactions.
17:16Et par exemple,
17:16moi, on me demande
17:17de faire du travail de groupe.
17:18Bon, je suis désolée,
17:19les enfants travaillent de groupe,
17:20ils rigolent.
17:21Moi, je faisais un travail de groupe
17:22et ils ont commencé
17:22à lancer des trucs en classe.
17:24Alors que d'habitude,
17:24chez moi, ça ne bouge pas.
17:26Et j'ai une assistante en classe,
17:28vous savez qu'ils s'occupent
17:29d'enfants en difficulté,
17:30elle a pris une domme
17:31sur le coin de l'œil
17:32et elle aurait pu perdre son œil.
17:33C'est là que je ne leur ai
17:34fallu qu'une heure de colle.
17:35Eh bien, vous voyez,
17:36ça n'a pas été jugé
17:37assez important.
17:38Donc, on a des objets
17:39qui volent en classe
17:39et qui peuvent faire un dommage,
17:40mais il y a eu d'autres choses.
17:42Moi, une fois,
17:42j'ai pris une élève,
17:43une élève m'est tombée dessus
17:45et j'ai engueulé l'élève
17:47qui l'avait fait.
17:48J'ai été traduite
17:49en conseil de discipline
17:50par le chef d'établissement.
17:52Et il faut savoir
17:52que quand on porte plainte,
17:54votre plainte est écrasée.
17:55Moi, j'étais victime
17:56d'accusations très, très graves.
17:58J'ai porté plainte.
17:59Ma plainte n'a même pas été traitée.
18:01Et au sein de l'établissement,
18:02ce n'est même pas la peine.
18:04Il faut savoir
18:04que les chefs d'établissement
18:05ont des primes
18:06pour avoir la tranquillité
18:07dans leur collège.
18:08Quand ils ne sont pas
18:09remontés d'incidents,
18:10ils ont une prime supplémentaire.
18:11Il faut le savoir.
18:12Oui, oui.
18:13Merci, en tout cas,
18:14de ce témoignage.
18:16Vous pouvez continuer
18:16de réagir.
18:170 826 300 300
18:19tout à l'heure
18:19dans la vérité en face.
18:21Allez, avant 9h,
18:23comme chaque matin,
18:24on regarde ce qui se passe
18:25et c'est ce qui se dit
18:25sur les réseaux sociaux.
18:27Hashtag,
18:27on en parle avec vous,
18:28Benjamin Glaze.
18:29Qu'est-ce que vous avez remarqué ?
18:31On va parler de Donald Trump.
18:32Un duo Donald Trump,
18:34Léon XIV.
18:36Oui, Léon XIV
18:37qui attaque.
18:38Alors, indirectement,
18:39sans le nommer,
18:40Donald Trump,
18:40depuis il y a quelques jours déjà,
18:42assez de l'idolâtrie,
18:43du moi et de l'argent
18:45que ceux qui ont des armes
18:46en main les déposent.
18:48Voilà ce que affirme
18:49Léon XIV
18:50depuis quelques jours.
18:51Et puis,
18:52Donald Trump n'aime pas ça.
18:53Il n'aime pas qu'on le critique.
18:54On critique sa politique
18:55étrangère.
18:55Et donc,
18:56cette nuit,
18:56il s'en est violemment pris
18:57à Léon XIV,
18:58un pape qu'il qualifie
18:59de faible
19:00dans un long message
19:00publié sur son réseau social
19:02True Social.
19:03Il l'accuse d'être faible
19:04sur la criminalité,
19:06notamment,
19:06et puis sur les armes nucléaires.
19:08Je ne veux pas d'un pape
19:09qui critique le président
19:10des Etats-Unis,
19:11dit-il.
19:12Il assure,
19:12si je n'étais pas
19:13à la Maison-Blanche,
19:14Léon ne serait pas au Vatican.
19:16Propos qu'il a réitéré
19:18ensuite devant la presse.
19:23Je ne pense pas
19:24qu'il fasse du bon boulot.
19:25Il doit aimer le crime,
19:26sans doute.
19:27Nous n'aimons pas ce pape
19:28qui estime que ça ne pose
19:29pas de problème
19:30s'il y rend à l'arme nucléaire.
19:31Nous ne voulons pas
19:32d'un pape qui pense
19:33que la criminalité
19:34est une bonne chose
19:34dans nos villes.
19:35Je ne l'aime pas.
19:36Je ne suis pas un grand fan
19:38du pape Léon.
19:41Le pape est faible.
19:43C'est vraiment
19:44la pire insulte
19:45que peut proférer
19:46à l'égard de quelqu'un,
19:46la condamnation de Donald Trump.
19:48Si vous êtes faible,
19:49vous n'existez pas
19:50et vous n'avez plus
19:50qu'une chose,
19:51c'est partir.
19:52Sauf que le pape
19:52ne partira pas
19:53à la demande
19:54de Donald Trump.
19:55Tout à l'heure,
19:56Nathalie Loiseau,
19:57qui était l'invité
19:57de Jean-François Aquili,
19:59se demandait
19:59si Donald Trump
20:01n'avait pas envie
20:01d'annexer le Vatican
20:03peut-être
20:04dans ses futurs projets.
20:06Sérieusement,
20:07il dit qu'il a été
20:09élu grâce à lui.
20:11Non,
20:12on peut dire
20:13grâce à lui
20:14mais il faut retourner
20:14l'argument.
20:15C'est-à-dire qu'il est américain
20:16et on savait
20:17qu'il était totalement hostile
20:18aux politiques,
20:19notamment migratoires
20:21ou développées,
20:23menées
20:23ou à l'époque
20:25effectivement déjà conduites
20:26par Donald Trump.
20:27Mais je crois
20:28qu'il faut envoyer
20:29encore Judy Vance
20:30peut-être à Rome
20:32discuter avec le pape.
20:34Il avait été le dernier
20:34à rencontrer
20:35le pape François.
20:37Et il est catholique
20:37contrairement à Trump.
20:39Bien sûr,
20:39converti,
20:40catholique.
20:40Judy Vance
20:41est converti au catholicisme.
20:42Absolument,
20:43converti.
20:43Trump est protestant.
20:45De toute manière,
20:46majoritairement aux Etats-Unis,
20:47on est protestant.
20:48Je crois qu'ils le sont
20:49à plus de 60%.
20:50Maintenant,
20:50c'est en train de changer
20:51avec l'arrivée des spectacles.
20:52Oui,
20:53mais les protestants
20:53sont encore majoritaires.
20:55Si Judy Vance va
20:57peut-être à Rome,
20:58ils pourront effectivement
20:59constater qu'ils ne sont
21:00pas d'accord
21:00sur un certain nombre
21:03de sujets
21:04et de points
21:04à l'évidence.
21:06Même si le pape
21:06est assez discret
21:08quand même
21:08sur ses positions politiques
21:09parce qu'il est malin.
21:10Oui.
21:11Il se taine.
21:12Louis XIV
21:12qui va être...
21:14Léon XIV.
21:15Léon,
21:15c'est ce que j'ai dit.
21:16Louis XIV.
21:16C'est la nostalgie
21:18de la monarchie.
21:20C'est la nostalgie.
21:21Léon XIV
21:22qui va être scruté
21:24aujourd'hui
21:24parce qu'il a
21:25évidemment un déplacement
21:26en Afrique,
21:27trois jours en Afrique
21:27et surtout
21:28l'Algérie
21:30dans un pays
21:31où les catholiques
21:32sont ultra minoritaires.
21:35Avec aussi un espoir
21:37pour les Français,
21:38c'est la libération
21:39que pourrait obtenir
21:41Christophe Gleiz,
21:41notre confrère.
21:44Emmanuel Macron
21:45lui a demandé
21:45l'interview.
21:46Et il ne parlera pas
21:47en français
21:47en Algérie
21:48pour ne pas froisser
21:49les autorités algériennes.
21:50Il parlera en anglais.
21:51En anglais.
21:52Il parle mieux anglais
21:53de toute manière.
21:53Oui.
21:54Ça, c'est clair.
21:54À Monaco,
21:55c'est en français,
21:55c'était très laborieux.
21:56Allez, allez, allez.
21:57Oh là là là là,
21:57il est 9h là.
21:58Tough job.
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