Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel

Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-05-28##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:05Il est 8h37, évidemment on va aborder beaucoup de questions dans l'actualité.
00:10Vous le savez, comme chaque jour, le standard vous est ouvert pour réagir autour...
00:14Alors évidemment, des polémiques autour de la météo, notamment.
00:18Est-ce qu'on en fait trop, etc., pas assez, est-ce qu'on dit bien les choses, etc.
00:25Certains qui s'offusquent qu'on parle trop de la canicule et surtout qu'on mette en évidence en fait
00:31des dangers.
00:32Parce que c'est vrai qu'il y a un changement de température, c'est indéniable évidemment.
00:38Et tout ça c'est dû à l'activité, notamment évidemment de l'homme, mais c'est remis en cause
00:44par certains.
00:45Donc on en parlera parce qu'il faut aborder ces questions directement tout à l'heure, 0826 300 300.
00:50On va aborder aussi en fait le code noir, là, avec Naïma Mouchou, on l'a évoqué, la ministre en
00:57fait de l'Outre-mer.
00:58Je rappelle aussi évidemment que vous pouvez toujours jouer en nous appelant, alors pas en nous appelant directement,
01:04en nous envoyant un petit SMS sud au 728 et vous pouvez gagner un séjour pour aller au parc Astérix.
01:11Et c'est valable pour 4 personnes, donc allez-y, profitez-en.
01:19Le code noir, vous l'avez évoqué tout à l'heure, Elisabeth Lévy.
01:23Donc je rappelle qu'il va y avoir l'abrogation dans les textes, parce que c'est assez incroyable,
01:29c'était toujours aussi dans les textes, Elisabeth.
01:33Non mais ça n'a rien d'incroyable.
01:34Ça n'a rien d'incroyable.
01:35Je me rappelle, il y a quelques années, un socialiste avait, comment dire, interpellé Mme Bouchardot au sujet,
01:43donc qui était ministre des droits des femmes, je ne me rappelle plus l'intitulé,
01:47et au sujet d'un texte qui interdisait aux femmes de porter des pantalons.
01:50Oui, c'est vrai, je m'en souviens.
01:51La loi du 29 remer en 9, quelque chose comme ça.
01:55Donc, une loi de 1800, et bien qu'a répondu Mme Bouchardot,
01:59que cette loi était tombée en déçue étude du fait de l'adoption du préambule de la Constitution de 1946,
02:05qui reprend la déclaration des droits de l'homme de 1789,
02:08tous les hommes naissent et demeurent libres et au grand droit, c'est terminé.
02:12C'est la même chose pour l'esclavage.
02:13Et là où je conteste vraiment, parce qu'on pourrait se dire, bon c'est inutile, mais ça ne mange
02:19pas de pain,
02:19mais là où je conteste vraiment ce que dit Mme Mouchoud,
02:22qui est une femme très honorable, bien sûr,
02:25mais je ne suis pas d'accord avec elle, elle dit, nous ne regardons pas notre passé.
02:29Nous passons notre temps à regarder notre passé et à le regarder d'une façon sélective.
02:35C'est-à-dire que quand on a voté la loi Taubira, on a exclu les traites arabes.
02:39Pourquoi ? Mme Taubira l'a dit, je ne veux pas faire porter sur les jeunes arabes le poids des
02:44crimes de leurs parents.
02:45Ah bon ? Et les autres, on peut par contre.
02:47Et donc, nous avons reconnu l'esclavage.
02:49Dans les écoles, on en parle énormément et probablement trop, car il faut en parler.
02:54Ben il faut en parler, oui.
02:55Bien sûr, mais moi je trouvais déjà, je vais vous mettre à l'aise,
02:58je trouvais déjà que dans certaines années, on parlait trop et mal de la joie.
03:02Donc moi je ne suis pas en quête de réparation à travers les siècles.
03:07Je vous ai dit, il y avait des édits anti-juifs de Saint-Louis,
03:11ils n'ont jamais été abrogés, on ne peut pas passer notre temps.
03:13Il s'agit en permanence de juger le passé, de le réécrire et de...
03:19Ce n'est pas seulement le fait qu'on fait apporter aux gens la culpabilité.
03:22On fait porter le poids de la victimisation sur les descendants des Noirs qui ont été réduits en esclavage
03:30et ça ne les aide pas, c'est très mauvais pour eux.
03:32Moi je dis, à un moment, l'histoire est soldée, nous avons rompu avec ceux-là avant les autres
03:38et nous avons condamné l'esclavage avec la plus grande force.
03:42Aujourd'hui, ça consiste vraiment à faire tomber des citadelles qui sont déjà en ruine.
03:47Pardon, j'ai été trop long guéri, tu m'en prie de l'expression.
03:49Je vais donner la parole à Jean-Pierre qui est avec vous aussi russant.
03:52Je vais aller plus loin, le code noir, il n'y a pas de sujet.
03:54Bon, évidemment, l'esclavage, il n'y a pas de sujet.
03:58L'Occident et l'islam avant ont abusé de cette traite des Noirs.
04:05Mais je vais vous dire, au moment où on parle d'immigration, d'assimilation, d'intégration,
04:10comment est-ce que vous voulez que des gens qui viennent d'autres cultures
04:14puissent être fiers d'une histoire dont on ne raconte que les zones d'ombre ?
04:19Que les zones d'ombre ?
04:20L'abolition du code noir, évidemment, je veux dire, ce n'est pas un sujet.
04:24Il y a des ports négriers qui sont connus en France, Nantes, Bordeaux et d'autres.
04:29Il y a beaucoup de recherches sur l'esclavage, évidemment.
04:31Bien sûr, mais pourquoi est-ce qu'on ne célèbre pas, par exemple, Austerlitz ?
04:35Pourquoi est-ce qu'on ne célèbre pas la grandeur de la France ?
04:37En fait, on enseigne souvent l'histoire dans ce pays
04:41qu'au travers, parfois, de crimes odieux.
04:44Parce que quand on parle de la Révolution française et des droits de l'homme,
04:47comme si d'ailleurs l'histoire de France avait commencé en 1789,
04:51pensez que la terreur, c'est une période dont on peut être fier ?
04:55Non.
04:55La Vendée ?
04:56La Vendée, les massacres Vendéens.
04:58Les Vendéens pourraient aussi réclamer des réparations.
05:00On voudrait que des gens qui arrivent d'ailleurs soient fiers d'être français,
05:03alors que l'histoire qu'on leur raconte est une histoire toujours anglée
05:08et toujours à l'abri des nuages et de l'ombre.
05:10Voilà.
05:11Soyons fiers de notre histoire, sinon comment est-ce que vous voulez que d'autres le soient ?
05:14On ne peut pas être fiers, en revanche, de certaines choses, de certains épisodes.
05:19Mais Patrick, je suis un peu en colère, parce que cette rependance généralisée sur notre histoire,
05:27la France a une histoire glorieuse aussi.
05:30Est-ce qu'on la met en avant ?
05:32Est-ce qu'on intéresse des gens à cette histoire glorieuse ?
05:35La plupart du temps, non.
05:37On leur explique qu'on a été un pays de salopards, de colonisateurs, etc.
05:42Mais au-delà de la France, c'est quand même l'Occident qui est mis en accusation,
05:45parce qu'on a la même chose à l'ONU.
05:46Et de même à l'ONU, et là tout le monde est concerné,
05:50tous les pays qui sont concernés par l'esclavage sont là,
05:53puisque tout le monde l'a pratiqué.
05:55Eh bien, qu'est-ce qu'on fait ?
05:58L'exploitation, l'esclavage transatlantique est le plus grave crime contre l'humanité de tous les temps.
06:04Ça veut dire quoi ?
06:05Ça veut dire qu'il y a, en quelque sorte, un palmarès du malheur.
06:08Il y a un palmarès de la saloperie, pardon du mot, du crime,
06:11et il y a un palmarès du malheur.
06:13Eh bien non, un crime contre l'humanité, par essence,
06:16l'un vaut l'autre.
06:18Bon, Jean-Pierre avec nous au 0826 300 300,
06:21vous pouvez réagir évidemment à ça.
06:23Bonjour Jean-Pierre de Marseille.
06:24Bonjour.
06:26Bonjour Patrick, Éric et Elisabeth.
06:27Bonjour Jean-Pierre.
06:28C'est un sujet qui fait encore des étincelles.
06:33Oui, ça ne m'étonne pas.
06:34En fait, je reprendrai presque intégralement tous les propos d'Elisabeth et d'Éric,
06:39donc je ne vais pas les répéter.
06:41Je vais avoir peut-être un angle un petit peu différent et faire un parallèle
06:46avec la manière dont on valorise l'histoire de France
06:48quand je repense à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques à Paris.
06:52Voilà, j'ai tout dit.
06:53Parce qu'on n'a quand même pas parlé des grands épisodes glorieux de l'histoire de France.
06:59Vraiment pas, je trouve.
07:00On a montré quelque chose qui était, si j'ose dire, new wave,
07:04et qui était vraiment nul, de mon point de vue.
07:06Oui, chacun.
07:08Vous pensez à Marie-Antoinette le capitaine.
07:14Et puis, on n'a rien montré de la beauté.
07:16En tout cas, la façon.
07:17Je suis désolé, c'était pas très beau.
07:21Et puis, je trouve que ce débat est un non-sens
07:28puisque l'abolition de l'esclavage a été réalisée par la France.
07:32Ça a été le premier du monde à le faire, le premier pays du monde.
07:35Et donc, il n'y a pas à s'excuser, encore une fois.
07:38Au contraire, il y a de quoi être très fier de cela.
07:41Et je trouve qu'effectivement,
07:43on passe le temps à donner du carburant électoral à LFI
07:46parce qu'ils vont se jeter dessus, comme des gorés,
07:49pour dire, vous voyez, on vous l'avait bien dit,
07:52vous êtes maltraités, vous, la Nouvelle France,
07:55puisqu'il parlait que la France chrétienne, catholique,
07:58est un mythe, un fantasme, et que ça n'a jamais existé.
08:00Même si moi, je prends des places en France,
08:03je vois une église au milieu de chaque village et des cathédrales.
08:05Mais c'est un mythe, ça n'a jamais existé.
08:07C'est typique de, je dirais, de la rhétorique stalinienne.
08:12On nie la vérité, puis d'abord, on la nie,
08:15puis ensuite, on dit que ça n'a jamais existé.
08:16C'est encore plus simple.
08:18Mais donc, ça va donner du carburant à tout cela,
08:20tout ce climat qui est extrêmement mauvais en France,
08:23qui est...
08:24Donc, tout ce que vous dites, c'est qu'on ravive un peu les braises, quoi.
08:29Oui, on touche dessus sans parler, c'est insupportable.
08:32Moi, je suis un produit de la colonisation française.
08:35Eh bien, écoutez, j'en suis très fier.
08:37Heureusement que la France est allée à Pondichéry en Inde.
08:40Oui, alors bon, mais il y a eu...
08:41Sinon, je ne serais pas là.
08:43Oui, c'est vrai.
08:43Bon, il y a eu de bons et de mauvais côtés, évidemment.
08:46Très bonne chose, et puis, il faut quand même dire que pour un pays
08:49qui, soi-disant, a commis des crimes génocidaires,
08:53comme l'avait dit Macron en Algérie,
08:55très franchement, quand la France en est partie,
08:58il y avait quatre fois plus de population que quand elle y est arrivée.
09:01Oui, bon, après, évidemment, la colonisation a tous les effets
09:06qu'on connaît, effectivement, délétères, quoi.
09:09Donc, sur les pays aussi, par ailleurs, quoi, bien sûr, quoi.
09:12Mais, monsieur Roger, tu peux me permettre une dernière chose ?
09:15Il faut se rappeler pourquoi la France y est allée.
09:17La France y est allée parce qu'il y avait eu un million et demi
09:19de personnes déportées, emprisonnées, de femmes prostituées,
09:23qui étaient, qu'on appelait ça, la traîne des blanches,
09:25par les barbaresques, c'est-à-dire par ce qui est aujourd'hui les Algériens.
09:28Donc, il faut quand même un peu se calmer avec ça, quoi.
09:30Oui, oui.
09:30Bon, évidemment, il y a beaucoup d'épisodes comme ça,
09:33on ne peut pas tous les râper.
09:36Merci, Jean-Pierre.
09:37Ce qui est vrai, ce qui est assez étonnant,
09:39bon, on va conclure, effectivement, sur le sujet,
09:41puis vous y reviendrez après 9h, si vous le souhaitez,
09:440826-300-300,
09:45c'est qu'il y ait, finalement,
09:48on rajoute toujours des textes dans,
09:52en fait, code civil, etc.
09:54Non, mais je voudrais en supprimer,
09:56c'est ce qui est dit, quoi, en fait.
09:58Si je peux me permettre,
09:58on ne sait pas qu'on devrait supprimer des textes.
10:00Non, mais plus vite.
10:01Je vois qu'Éric veut absolument parler.
10:03Non, non, non, parce que notre auditeur a dit un truc d'important,
10:06très important, sur les volte-face d'Emmanuel Macron,
10:11sur la colonisation de l'Algérie.
10:12Et pourquoi je vous dis ça ?
10:13Parce que quand il dit que la colonisation est un crime contre l'humanité,
10:18vous savez quoi ?
10:20En fait, un crime contre l'humanité, c'est imprescriptible.
10:23Donc, il donne un carburant politique de folie à la junte militaire algérienne,
10:29puisque si c'est un crime contre l'humanité,
10:31il est imprescriptible.
10:32Donc, il ne s'étonne pas que la junte algérienne s'en serve comme une rente pémorielle.
10:36Nous continuons évidemment sur Sud Radio 0826 300 300.
10:40Pardon, Isabelle.
10:40Si vous voulez continuer de réaliser ce sujet, vous le pouvez.
10:44Vous pouvez évidemment continuer.
10:45Et puis, quand même, la météo, je le disais,
10:49on est quand même dans une canicule inédite en cette période de l'année.
10:54Ça n'empêche pas certains, notamment sur les réseaux sociaux,
10:57de contester en fait l'ampleur.
10:59Bon, à un moment, c'est factuel quand même.
11:02On va en parler, je ne sais pas ce que vous en pensez.
11:03Pour le coup, ils veulent vraiment casser le carburant.
11:040826 300 300.
11:07Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger.
11:12Il est 8h51, les températures vont atteindre jusqu'à 39 degrés.
11:15Nous ne sommes que le 28 mai.
11:19Température caniculaire.
11:20C'était quand même inquiétant.
11:22Alors, il y en a certains qui contestent en fait,
11:24sur les réseaux sociaux, l'ampleur en fait du phénomène.
11:28Il faut le constater.
11:29Il faut évidemment regarder à la fois les causes, les conséquences, bien sûr, pour ça.
11:36C'est incontournable.
11:37Elisabeth Lévy, Éric Revelle sont avec nous.
11:40On va en parler, notamment des insultes.
11:42Mais je vais te donner tout d'abord la parole à Fabrice qui est avec nous.
11:45Bonjour Fabrice.
11:46Salut Fab.
11:47Oui.
11:48Bonjour Fabrice.
11:50Et bonjour à la passionnée, Elisabeth Lévy.
11:53Elle est excellent à Éric Revelle.
11:55Ah, je vais bien dire, salut Fab.
11:57Passionnée, oui.
11:58Oui, c'est vrai.
11:59Passionnée, oui.
12:00Qu'en dites-vous en fait ?
12:02Oui.
12:03Moi, je voudrais rebondir sur quelque chose.
12:09Quand on dit que ce monde devient fou, on a une nouvelle preuve par rapport à ça.
12:16Comment peut-on maintenant avoir des menaces sur les gens qui présentent la météo ?
12:21On devient complètement marteau, c'est complètement hubesque.
12:26Alors qu'on en parle beaucoup, si on n'en parlait pas, on dirait l'État ne fait rien.
12:32Si on en parle, l'État en parle trop.
12:34Mais il n'y a pas à s'en prendre aux gens qui font simplement leur métier, qui annoncent les
12:40choses.
12:40On devient complètement idiot.
12:42Moi, je vais vous dire, je me demande dans quel monde on devient.
12:47On est à l'heure de l'intelligence artificielle.
12:49Pour moi, l'intelligence artificielle, c'est un oxymore, parce que pour moi, ça ne colle pas ensemble.
12:54Je ne sais pas si l'intelligence est artificielle, Patrick.
12:56Mais la bêtise, elle est bien authentique, en l'occurrence.
13:00Alors la formule, Fabrice, je vous la donne.
13:02Il faut préférer l'intelligence artificielle à la bêtise naturelle.
13:07Oui, voilà, mais écoutez, je vais en faire mienne.
13:11L'autre, c'est de moi.
13:13Mais c'est là que j'apprends.
13:15Fabrice, vous êtes où, vous ? Dans quel coin ?
13:18Les Pyrénées Atlantiques, où on est à Saint-Marie.
13:21Il fait 39.
13:23Combien il fait ? Il va faire combien aujourd'hui ?
13:25Dans l'après-midi, ça monte jusqu'à 39.
13:28Il y a l'océan quand même.
13:30Oui, mais l'océan.
13:31Ah oui, à 110 kilomètres, Isabelle.
13:33Ah, bon, bon, bon, bon, bon.
13:35C'est grand, les Pyrénées Atlantiques, quand même, quoi.
13:37C'est du côté Pyrénées.
13:38Non, mais c'est vrai qu'il y a la montagne.
13:41On est sur Emmanuel Macron, certains sont maboules, quoi.
13:43Oui, mais d'abord, la chaleur doit rendre maboules,
13:46mais surtout, ça consiste effectivement à vouloir vraiment,
13:51au sens propre, casser le thermomètre.
13:52Parce que ce qu'il reprochait au présentateur météo,
13:55c'est que les cartes faisaient peur.
13:57On a l'impression d'être chez les enfants, là.
13:58Mais ce qui est intéressant,
14:00moi, je serais pour qu'on laisse le débat.
14:03Moi, je pense qu'il y a un réchauffement climatique.
14:07Mais ça ne me dérange pas que des gens qui pensent,
14:11même y compris dans le GIA,
14:12qu'il y en a des dissidents,
14:13des gens qui ne sont pas d'accord avec les analyses générales,
14:16devraient avoir le droit à la parole.
14:17Mais ce qui me frappe, c'est que c'est comme pour les vaccins.
14:21Ça advire immédiatement à la folie furieuse,
14:23ils accusent les autres de tous les maux,
14:25c'est des salauds qui veulent tout cacher.
14:27C'est très Florian Philippot.
14:29Ça est très sur...
14:29Comme ça.
14:30Et ça, c'est angoissant.
14:32Parce qu'on ne peut plus avoir de discussion.
14:34Oui, parce qu'on est capable d'être...
14:36On devrait être capable d'être dans la nuance,
14:38dans le débat, quoi.
14:38Mais alors, justement, on interdit...
14:40Vous savez, il y a eu ce truc de France Télé,
14:44cette charte,
14:45où il disait pas de débat sur le réchauffement climatique.
14:48Donc, je suis désolé.
14:48Moi, je pense qu'il doit y avoir des débats,
14:50même quand on est sûr.
14:52Oui, oui, oui.
14:52Bien sûr.
14:53Notamment sur les options qu'on doit prendre, quoi.
14:55Bien sûr.
14:56C'est exactement ce qu'il fallait dire,
14:58parce que là-dessus,
14:59il doit y avoir vraiment un débat
15:01entre les décroissants et les autres.
15:03Complètement.
15:04Merci, en tout cas, Fabrice.
15:05Protégez-vous bien, évidemment.
15:07Allez, on regarde avec Benjamin Glaze
15:09ce qui se dit sur les réseaux sociaux,
15:11parce que vous repérez un petit peu tout.
15:13Et là, c'est Patrick Bruel.
15:15Patrick Bruel, Benjamin,
15:17parce qu'hier soir,
15:19il y a des militantes féministes
15:20qui ont perturbé sa représentation au théâtre.
15:24Oui, parce qu'effectivement,
15:25il joue en ce moment au théâtre Edouard VII à Paris.
15:28Le chanteur qui est visé, on le rappelle,
15:29par cinq enquêtes pour viol,
15:30agression sexuelle en France et en Belgique.
15:32Et hier soir, quand il est rentré sur scène,
15:34des militantes du collectif Nous Toutes,
15:36présentes dans le public,
15:37se sont levées.
15:37Elles portaient des masques à l'effigie du chanteur,
15:39surmontées de l'inscription violeur.
15:42Violeur, Bruel,
15:43c'est le slogan qu'elles ont scandé.
15:45Bruel,
15:45Giorgio,
15:46Bruel,
15:47Giorgio,
15:48Bruel,
15:49Giorgio,
15:49Images relayées sur Twitter par le média CL Presse.
15:52Les trois militantes ont été sorties rapidement de la salle.
15:55La pièce a finalement pu reprendre une dizaine de minutes plus tard.
15:58À l'AFP, un membre anonyme du collectif a fait passer le message suivant.
16:01Bruel,
16:02les sales comptes lâcheront pas.
16:04A noter que Patrick Bruel doit lancer le 16 juin prochain
16:06une tournée musicale à l'occasion des 30-50 de son album.
16:09Alors, regarde le chanteur qui conteste l'ensemble des accusations dont il fait l'objet.
16:12« Je continuerai de faire mon métier », avait-il déclaré la semaine dernière sur Instagram.
16:16Oui, bon, est-ce qu'il peut continuer ?
16:19Elisabeth Lévy ?
16:20Je voudrais citer Agnès Jaoui, qui a déclaré hier,
16:23dans Le Parisien, me semble-t-il,
16:26que ça ne choquait pas que Patrick Bruel soit sur scène.
16:30Et je peux comprendre qu'il y ait des gens que ça choque.
16:33Mais elles doivent, puisque ce sont souvent des femmes,
16:36apprendre à vivre avec des choses qui les choquent.
16:39D'accord ?
16:39La loi, c'est la présomption d'innocence.
16:42Il y en a assez de cette transformation des accusations en condamnation.
16:46Ça, c'est le tribunal révolutionnaire de la terreur.
16:49C'est la loi des suspects.
16:51Je vous accuse, vous êtes coupables.
16:53Non, on doit, même si c'est difficile,
16:55quand il y a beaucoup de témoignages, tout le monde se dit assez...
16:58Je ne dis pas que ça peut les choquer.
17:00Elles ont le droit d'être choquées.
17:02Elles n'ont pas le droit,
17:03ça c'est des comportements de petits fascistes aux petits pieds,
17:06d'interdire physiquement quelqu'un qui a parfaitement le droit de se produire,
17:10de se produire.
17:11J'en ai marre des meutes.
17:12Bon, merci Eric.
17:14Oui, les sales comptes ne te lâcheront pas.
17:17Ça renvoie évidemment à l'affaire d'Aribitant.
17:19Vous vous souvenez ?
17:20Oui, c'est vrai.
17:20La fameuse vidéo un peu volée entre Brigitte Macron et l'humoriste.
17:25Mais je voudrais dire une chose.
17:27Ceux qui doivent sanctionner,
17:28si sanction il doit y avoir,
17:29de Patrick Bruel,
17:30mais qui évidemment, présumé innocent,
17:33ce sont les spectateurs de la pièce de théâtre
17:36qu'ils jouent en ce moment au théâtre Edouard VII.
17:37Or, d'après ce que je comprends,
17:39on m'explique qu'ils ont pris leur place en avant,
17:41donc si vous considérez qu'il faut le sanctionner,
17:45vous ne venez pas au théâtre.
17:46Or, apparemment, le théâtre est plein tous les soirs.
17:47Oui, absolument.
17:48Et Patrick Bruel, en revanche,
17:49que l'on voyait habituellement à Roland-Garros,
17:51n'est pas visible dans les tribunes cette année.
17:54Allez, 8h58, la vérité en face.
17:56Jean-François Ackéli,
17:57dans un instant, jusqu'à 10h.
17:59Et puis tiens, le gagnant ou la gagnante,
18:01évidemment, pour le parc Astérix.

Recommandations