- il y a 10 heures
Avec Françoise Degois et Philippe David
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NewsTranscription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:07Il est 8h38, qu'est-ce que vous pensez de ces résultats, vous, municipales ?
00:12J'aimerais vous entendre, évidemment, 0826 300 300, je le disais, il y a un fait marquant,
00:18au-delà de ces duels serrés, de ces tractations qui vont avoir lieu en coulisses,
00:23alors est-ce qu'on accepte ou on n'accepte pas les alliances, évidemment, comme à Paris,
00:27vous l'avez entendu, Hothman Nassrou, qui ne peut pas accepter, évidemment, la main tendue de Sarah Knafow,
00:33en revanche, qui peut, évidemment, accepter celle de Bournazel, qui va être poussée par Édouard Philippe.
00:42Mais j'aimerais vous entendre, effectivement, là-dessus, ce sentiment, quand même, aussi,
00:47quand je dis il y a 40% d'abstention, ça veut dire qu'il y a partie du pays
00:56qui, évidemment, quitte un petit peu la politique, y compris sur des élections, quand même, très importantes,
01:02et puis, l'autre, un pays fracturé, quand même, avec une montée des extrêmes,
01:07que ce soit le Rassemblement National et les filles, bien sûr.
01:10Alors, sur l'abstention, vous avez raison, mais moi, je ne crois pas du tout à la crise psychique,
01:15je pense que partout où il y a eu des enjeux, ça a surmobilisé.
01:18C'est-à-dire que sur l'ensemble...
01:19Surmobilisé, 40% d'abstention, mais pardon, mais pardon.
01:23Est-ce que vous entendez ce que je vous dis ?
01:25Ça a surmobilisé, dans tous les endroits, il y avait des enjeux.
01:27Où ça ?
01:28Lyon, Lyon, Paris, les mêmes étiages que 2001.
01:31Non, non, mais laissez-moi finir.
01:32Non, mais ça, c'est Paris, c'est une capitale, c'est différent.
01:36Lyon, Nantes, toutes les villes où il y avait un véritable enjeu,
01:40Toulouse, toutes les villes où il y avait un véritable enjeu,
01:43ça a surmobilisé, il n'y a pas eu 40% d'abstention.
01:46Paris, on est sur les étages de 2001.
01:48Partout, on dépasse 2014.
01:50Donc, il faut faire gaffe.
01:51Mais attendez, Paris, comme quelques grandes villes,
01:53ça ne représente pas la France.
01:54Pardon, Françoise de Gouin, de vous le dire,
01:56mais c'est 40% d'abstention.
01:58Est-ce que je peux...
02:00Est-ce que vous avez envie de faire des choses
02:02qui ne soient pas de la globalité ?
02:04Je vous dis que sur l'ensemble...
02:06Mais sur l'ensemble du pays...
02:08Non, mais écoutez, Patrick...
02:09Sur l'ensemble du pays, c'est 40%.
02:10Ok, mais dans tous les endroits où il y avait des enjeux,
02:13c'est monté partout, y compris dans les villes mondiaux.
02:15Il n'y avait pas d'enjeux.
02:16À Marseille, où il y a 46% d'abstention,
02:18il n'y a pas d'enjeux.
02:19Non, mais c'est ce que vous dites.
02:20C'est le seul endroit...
02:20Comment vous pouvez dire ça ?
02:21Excusez-moi, mais arrêtez, arrêtez.
02:24Ça, c'est du cinéma, Patrick.
02:25Mais ce n'est pas du cinéma, c'est la réalité.
02:27Je vous dis qu'à Lyon, je vous dis qu'à Amiens,
02:28je vous dis qu'à Limoges, des villes moyennes,
02:30je vous dis que la participation était bien supérieure
02:34à ce que vous dites.
02:35Donc, ça signifie...
02:36Donc, la participation est très bonne.
02:38Non, ça signifie que quand il y a un enjeu,
02:40quand il y a un combat idéologique,
02:42ça signifie que les Français ne sont pas dégoûtés de la politique.
02:45Moi, je crois que deux choses...
02:4646% d'abstention à Marseille.
02:47Je recommence cet exemple.
02:50Moi, je crois que l'abstention, elle est très élevée.
02:52Mais je l'ai senti, parce que les gens nous disaient littéralement,
02:56avec François-Louis Bourneau la semaine dernière,
02:58que les municipales, ce n'est pas ce qui nous intéresse.
03:00Vous avez fait le tour de France de Aubagne à Bourneau.
03:03En revanche, il y a une chose, à mon avis,
03:04qui a créé de l'abstention,
03:06qu'on n'a pas évaluée.
03:07C'est la fin du panachage dans les petites communes.
03:11Ah, ça, je suis d'accord.
03:12Parce que n'oublions pas une chose.
03:14Il y a plein de communes où il y avait une seule liste.
03:16Mais excusez-moi, à quoi bon aller voter
03:18dans une commune où il n'y a qu'une seule liste ?
03:20Vous dites, les colistiers, ils vont voter.
03:22Moi, je vais aller à la pêche.
03:24Bon, il faisait beau dans certains endroits hier.
03:26Marseille.
03:27Non, mais je veux dire, dans les petites communes...
03:30Non, non, non, j'ai regardé plein de communes
03:34où il y avait les résultats.
03:35100%, 100%, 100%.
03:37Dans 96% des communes, les maires sont élus.
03:41Absolument.
03:41Donc ça, je pense, et tous les gens dans les zones rurales
03:44vous disaient, ça, c'est une erreur d'avoir supprimé le panachage.
03:47Tiens, on va aller à Marseille.
03:48Jacques est avec nous, justement, à Marseille.
03:51Bonjour, Jacques.
03:52Oui, bonjour, merci d'avoir pris mon appel.
03:55Oui, bon, mais écoutez, je vous entends parler de l'abstention.
03:59Elle est un peu moins importante qu'en 2020, mais elle reste énorme.
04:02Oui, attendez, 2020, 2020, c'était rester chez vous et garder des masques.
04:08Non, non, attendez.
04:08Il y a beaucoup d'endroits où elle est moins forte qu'en 2014.
04:12Oui, oui.
04:12Je suis désolé.
04:14Après, peut-être que les gens en ont assez de voter pour des promesses.
04:18Bon, on vote pour des promesses.
04:19Alors, c'est vrai que selon la couleur politique, il y a des promesses qui seront plus ou moins tenues.
04:25Et celles qui font consensus pour élargir l'électorat, celles-là, elles se perdront en route.
04:30Peut-être pour ça.
04:30Moi, j'entends beaucoup de gens parmi eux qui me disent, bon, je ne vote pas, ça ne sert à
04:34rien.
04:34Je ne vote pas.
04:35Alors, rappelez-vous, on a voté contre l'Europe, ils l'ont remise.
04:38Alors, bon, c'est vrai qu'il faut y aller.
04:40Il faut aller voter.
04:41Moi, personnellement, je vais voter.
04:43Mais je peux comprendre que les gens en ont marre d'aller voter.
04:47Alors, un mot sur Marseille, quand même, mon cher Jacques.
04:49Grand mystère, Marseille.
04:52Marseille, pas de grosse surprise.
04:54Finalement, Delogu est un petit peu plus haut que ce qu'on pensait.
04:58Bon, après, les sondages, ils étaient dans la plaque.
05:01Puisqu'on retrouve le duo Benoît Payan-Francadizio.
05:05qui sont au coude-à-coude.
05:08Martine Hassan l'a décrochée.
05:09Et puis, elle est décrochée.
05:11Elle est en troisième position.
05:13Avec, je ne sais pas, selon les chiffres,
05:15elle navigue entre 13 et 14%.
05:18Et Delogu autour de 12, voilà.
05:20Donc, il est qualifié.
05:22Alors, on va voir ce qui va se passer avec Benoît Payan.
05:25Il a dit qu'il allait probablement laisser se désister.
05:30Et voilà.
05:30Et pour faire passer Benoît Payan.
05:32Ce qui est intéressant dans ce qu'on dit,
05:34ce qui est intéressant, c'est que, je le redis,
05:37il y a plein d'endroits où c'était supérieur à 2014.
05:40Mais effectivement, dans la moyenne,
05:42on ne peut pas comparer avec 2020.
05:43Patrick Roger a raison.
05:442020, c'était à trois mois d'écart, les deux tours.
05:47Mais il y a un truc qui est intéressant dans tout ça.
05:48Ça veut dire quand même que les élections municipales,
05:51qui étaient les enfants chéris des élections.
05:53Vous vous souvenez que les maires, c'était les élus enfants chéris.
05:56Eh bien, ça n'est plus le cas.
05:58Et on se rend compte qu'il y a très peu de primes au sortant.
06:01Vous savez, cette fameuse prime au sortant qui garantissait absolument la dynamique, etc.
06:07Il n'y a eu que des primes au sortant dans les endroits où il y avait un enjeu.
06:10Emmanuel Grégoire, qui était sondé à 32, sort à 38.
06:14On voit bien que l'électeur de gauche est allé se prémunir d'une alliance droite-extrême droite.
06:20On le voit à Toulouse.
06:21C'est délirant, Jean-Luc Moudin.
06:23Il est à 30 dans tous les sondages.
06:25Il termine à 38.
06:27Donc, ça, c'est quand même très intéressant.
06:28Mais on sent bien que le maire, qui était la figure adorée,
06:33la figure préservée de la colère démocratique, elle n'est plus du tout.
06:37Mais vous parliez de Toulouse, l'abstention.
06:39Je crois qu'elle est à plus de 40%, l'abstention à Toulouse.
06:42Vous me disiez qu'elle n'est pas très importante, mais elle est à plus de 40%.
06:44Par rapport à 2014, non, la participation est plus importante, elle est à plus de 40%.
06:49Mais ce qui est intéressant, c'est que Toulouse, j'ai passé la moitié de même dans une ville que
06:53je connais bien,
06:54dont on dit que Toulouse était une ville de droite, une ville de gauche qui votait à droite uniquement au
07:00municipal,
07:01ce qui était vrai.
07:01Répétez, parce que là, vous avez...
07:03C'est une ville qui a toujours voté à gauche, sauf au municipal.
07:06Il y a eu la dynastie Baudis, le père, le fils, et il y a eu un intervalle de gauche
07:09qui a été de 2008 à 2014 avec Pierre Cohen.
07:12Et après, ça a été Jean-Luc Moudin.
07:14Il y avait eu 12 taux glatifs pendant...
07:15Il y a navigué avant, après, oui.
07:17Mais aujourd'hui, voir que dans une terre aussi socialiste que Toulouse,
07:22LFI est devant le PS, et il faut être franc, François Briançon, je le connais depuis 20 ans,
07:27c'est quelqu'un de très consensuel, etc.
07:28C'est un vrai radicat.
07:30LFI, à la présidentielle, dernière présidentielle, faisait aux environ 35% à Toulouse.
07:36Mais aux municipales, dépasser le PS, je peux vous dire que je crois que la fédération PS de l'Ordre
07:42-Garonne
07:43a été une des deux premières de France pendant des années, avec celle des Bouches-du-Rhône.
07:46Bon, pensez-vous, est-ce que vous êtes déçus par ces résultats du premier tour ?
07:52Qu'est-ce que vous attendez pour le second ?
07:54Rien.
07:54Est-ce que vous attendez, justement, qu'il y ait des alliances à droite, mais plus franches ?
07:59Il faut le dire, carrément.
08:01Est-ce que vous pensez qu'il va y avoir des alliances à gauche, y compris avec LFI ?
08:06J'aimerais vous entendre.
08:08Et qu'est-ce que vous en pensez ?
08:090826 300 300.
08:13Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
08:18Il est 8h49, vous avez la parole.
08:20Dans un instant, vous l'aurez encore dans La Vérité en face, aussi, après 9h, avec Jean-François Aquilly,
08:24Françoise Degoy et Philippe David.
08:26Philippe David, vous avez fait une tournée, justement, la semaine dernière.
08:30On est allé beaucoup, aussi, dans des villes moyennes, etc.
08:33Il y a des résultats qui sont intéressants dans le Sud-Ouest, justement.
08:37Je pense à un mot tombant, je pense, en fait, à Narbonne.
08:42Vous pouvez nous donner quelques nouvelles ?
08:43Narbonne, c'est assez amusant.
08:44Il y aura une triangulaire, parce que le maire sortant n'a pas été réélu pour une voix.
08:49C'est-à-dire qu'on va mobiliser tous les services de la mairie,
08:53parce qu'à une voix, après, il n'a pas pu être réélu.
08:55Ça veut dire qu'ils sont au moins pleins d'honnêteté.
08:58Parce qu'à une voix, j'en connais, qui aurait...
09:00Un Carcassonne.
09:01Un Carcassonne, c'est le RN qui est en tête, un député RN qui est en tête.
09:05À Tarbes, qui était un bastion communiste quand il y avait l'arsenal.
09:09Oui, François, c'est le RN qui est en tête également.
09:13À Moissac, où c'était Julien Sanchez qui avait gagné les municipales pour le RN,
09:17il est réélu au premier tour avec 62% des voix.
09:20C'est Julien Sanchez ?
09:21Non, c'est pas Julien Sanchez, c'est...
09:24Il était Julien Sanchez, il est à Nîmes, il est en tête.
09:27Oui, oui, non, j'ai...
09:29Non, non, mais bien sûr.
09:30On peut coller Philippe David sur un nom.
09:33Et en revanche, c'est vrai que j'y reviens, pour l'EPS finir derrière LFI à Toulouse,
09:38ça c'est vraiment une catastrophe.
09:40Oui, il y a Castre aussi.
09:42Alors Castre, ils vont être...
09:43Non, mais c'est incroyable.
09:44C'est sangulaire, a priori, pentangulaire, enfin, on dit pentangulaire.
09:48Pentangulaire, non, non, cinq sangulaire, vous avez raison, c'est six.
09:50Six, mais ça peut être cinq ou six, je crois.
09:53Pentangulaire, donc, à Castre.
09:55Oui, a priori, ça ne s'avante pas.
09:57Et après, il faut voir...
09:58C'est le RN qui est en tête.
09:59Oui, il faut voir qui fusionne, qui ne fusionne pas, qui ne se retire, qui ne se retire pas.
10:03Je peux vous dire que d'ici demain soir, 18h, parce que c'est demain soir, 18h, la date limite
10:09de dépôt des listes, ça va être rock'n'roll.
10:11Je voudrais moi rajouter...
10:12Juste, pardon, Montauban, puisqu'on poursuivait.
10:14Montauban, c'est le divers-droite.
10:16UDR.
10:17UDR.
10:17UDR, qui est en tête.
10:19Et là, il va y avoir un sujet à Montauban sur le divers-droite qui est en tête.
10:23Et évidemment, si le PS et LFI s'allient, ils peuvent le battre.
10:28Alors, ce n'est pas le divers-droite, c'est l'UDR, parce que le divers-droite, lui, il est
10:31en troisième position derrière le PS.
10:33C'est l'union de la gauche qui est au second tour.
10:35Si le PS et LFI s'allient, ils peuvent gagner Montauban.
10:39Bon, il y a une surprise aussi dans la soirée.
10:41Enfin, il y en a beaucoup, mais il y a une surprise quand même.
10:44Laquelle ?
10:44Françoise.
10:45Ah ben non, je ne sais pas ce que vous allez me dire.
10:48Je ne sais pas.
10:49Non, dis-moi.
10:49C'est Lyon, tiens.
10:50Ah oui, Lyon, Antoine et nous, à Lyon.
10:52Bonjour, Antoine.
10:54Bonjour, Patrick.
10:55Bonjour, Philippe.
10:56Bonjour, Françoise.
10:57Bonjour, Antoine.
10:58Disons que c'est une surprise par rapport, en fait, à ce que donnaient les sondages.
11:04Il y a eu une remontada du maire sortant à Grégory Doucet face à Jean-Michel Aulas.
11:10Remontada, je ne sais pas, mais je sais qu'il ne faut jamais se méfier totalement, avoir confiance au sondage
11:16totalement.
11:17Moi, je suis surpris parce que justement, au LASP, je trouve que pour une première campagne, pour un candidat qui
11:22n'avait pas forcément les codes de la communication politique, il s'en sort très bien.
11:25Il arrive au second tour, ce qui n'est pas donné à tous les candidats qui se présentent pour la
11:30première fois à une élection aussi importante.
11:33Moi, ce qui m'inquiète, honnêtement, en tant que pionnier, c'est l'alliance entre les écolos et LFI.
11:38Parce que franchement, LFI me fait très, très peur.
11:41Et on sait très bien que pour garder son siège, Doucet va clairement donner les clés de Lyon à LFI,
11:46qui va bordéliser la ville.
11:48Bordéliser la ville ?
11:51Moi, je vis à Lyon et je vois ce qu'il se passe au quotidien.
11:56Et honnêtement, ils me font peur, LFI.
11:59Ils me font vraiment peur et je n'ai vraiment pas envie.
12:02Franchement, moi, c'est ça qui me fait peur.
12:04En fait, c'est la puce qui me surprend, c'est que LASP arrive en troisième position.
12:08Et on sait très bien que Doucet, pour garder son siège, il va s'entendre avec LFI.
12:13Et ils vont avoir des sièges et ils vont faire rentrer le loup dans la bergerie.
12:18Et en fait, moi, personnellement, tant que Lyonais, qui adore cette ville, c'est ça qui me fait peur.
12:24Mais vous savez, Antoine, est-ce que je peux me permettre de vous dire quelque chose ?
12:27Il y a quelque chose qui est assez contre-intuitif,
12:30qu'évidemment, j'ai du mal à défendre auprès de certains camarades socialistes,
12:35qui est que ça n'est pas parce que vous faites des additions,
12:37qu'à la fin, vous gagnez.
12:38Je suis, par exemple, intimement persuadée qu'une alliance François-Briançon et François-Picmal
12:43ne donne pas forcément la victoire à un des deux.
12:46Et que ça peut, au contraire, être un carburant pour fabriquer du vote.
12:50Mais dans le cas de Lyon, je pense qu'Antoine a raison.
12:54Je pense qu'à Lyon, je pense que c'est exactement la même chose.
12:58Il peut y avoir...
12:59On a vu Jean-Michel Aulas qui a eu jusqu'à 20 points d'avance sur Grégory Dussier.
13:03Ensuite, les sondages, il faut le reconnaître, ont commencé à acter.
13:06Il ne remonte à d'un.
13:07Il faut reconnaître ça au sondage.
13:09Est-ce que...
13:10Moi, je me demande si l'alliance Grégory Dussier,
13:13puisqu'il est arrivé, réarrivée à niveau de Aulas,
13:16eh bien, si ça ne donne pas du carburant à Aulas.
13:18Je pense que dans plein de villes, en réalité,
13:21c'est contre-intuitif ce que je dis.
13:22L'alliance avec LFI peut donner du carburant, en fait.
13:26Il peut peut-être y avoir une mobilisation, dit aussi, des abstentionnistes.
13:29Oui, certains peuvent...
13:30Absolument.
13:31Non, mais Aulas, ou dans d'autres cas aussi, je ne sais pas pour qui, bien sûr.
13:35Non, je répondais à Antoine, je répondais à Antoine.
13:36Oui, oui, c'est vrai.
13:37Je pense que la peur d'Antoine, elle est réelle.
13:39Mais regardons une chose encore.
13:41Lyon, ancienne ville de droite, passé socialiste comme Paris,
13:45et le PS est inexistant, puisque c'est quand même un écologiste qui est en tête.
13:49Non, mais ça, c'était les accords.
13:50Oui, c'était les accords.
13:53Merci, Antoine, il va y avoir du suspense, en tout cas, dans votre ville,
13:57comme du côté de Marseille, comme évidemment aussi à Bordeaux.
14:00On l'a vu, Pierre Urmique, qui est en tête quand même.
14:04Si les deux se maintiennent, et a priori, les deux vont se maintenir.
14:07Mais quelle surprise de Sertine, j'ai écouté Christine Bouillot.
14:10C'est une surprise incroyable.
14:13Juste avant la vérité en face, dans un instant de Jean-François Aquili,
14:17de poursuivre, hashtag, on en parle.
14:18Comme chaque matin, on scrute, évidemment, les réseaux sociaux,
14:21avec Benjamin Glaize, qui passe sa nuit, évidemment, là-dessus.
14:24Et ses journées.
14:25Peut-être pas les journées, mais la nuit.
14:27Alors, la soirée électorale, Benjamin, qui a été entaché d'une polémique.
14:31Oui, sur le service public, ça s'est passé sur France Info, 22h06 à Nice.
14:35Le discours d'Éric Ciotti débute.
14:37La présentatrice de France Info demande le silence pour écouter son discours,
14:40sauf qu'en plateau, on entend la journaliste Nathalie Saint-Cric
14:43comparer le niçois à un certain Benito Mussolini.
14:46Éric Ciotti, alias Benito, comme elle le dit.
14:48Alexandre Ferroux, je vous interromps,
14:50on va écouter en direct Éric Ciotti en tête à Nice.
14:53Alias Benito.
14:56Alias Benito.
14:57Oui, elle l'a chuchoté, alors s'il vous plaît, on le réécoute.
15:00Alias Benito.
15:01Voilà, vous avez bien entendu, en tout cas,
15:02elle avait sans doute oublié que son micro était encore ouvert.
15:05Nathalie Saint-Cric, directrice des rédactions nationales de France Télévisions.
15:08D'ailleurs, une heure et demie plus tard, après son dérapage,
15:11elle a présenté ses excuses à Éric Ciotti.
15:13Nathalie Saint-Cric, vous vouliez nous faire une petite mise au point avant qu'on parle de Marseille ?
15:17Je voulais présenter mes excuses à M. Ciotti.
15:20J'ai tenu tout à l'heure à l'antenne, juste avant son intervention,
15:23des propos qui étaient inappropriés et déplacés,
15:25qui relèvent d'un manque de discernement de ma part.
15:28Je présente mes excuses ainsi qu'aux téléspectateurs.
15:31Merci à vous.
15:32Allez.
15:33Voilà, le Twitter aussi de France Info qui a présenté ses excuses à Éric Ciotti,
15:38quelques minutes avant celle de Nathalie Saint-Cric à l'antenne.
15:41Et ce n'est pas la seule fois qu'elle a fait polémique hier soir, Nathalie Saint-Cric,
15:44puisqu'en direction d'une représentante de la France Insoumise,
15:46elle a lancé en chéchotant cette fois-ci,
15:48c'est qui la petite ?
15:49Là, ça s'est passé en direct aussi.
15:51Et Imane Hamel, la petite entre guillemets, lui a répondu,
15:54la petite c'est moi, tout en ajoutant,
15:56votre mépris ne fait que nous renforcer.
15:59Oui, bon, après c'est des bêtises.
16:01Nous aussi, on dit souvent des bêtises hors antenne.
16:03Mais là, c'est autre chose.
16:05Non, non, mais justement, il nous arrive de dire des bêtises hors antenne,
16:09de faire des blagues, parfois graveleuses, ou délirantes.
16:13Mais là, Benito, il y a quelque chose d'une violence extrême.
16:17Je ne me suis jamais entendu, pourtant je ne suis pas une amie de l'extrême droite,
16:20je ne me suis jamais entendu, même en rigolant,
16:23qualifier qui que ce soit d'extrême droite,
16:25d'Adolf Hitler, de Goebbels ou de Benito.
16:27Donc c'est très grave, et ce qui me gêne,
16:30c'est le ton qu'elle prend en réalité pour s'excuser ensemble.
16:33Le manque de discernement.
16:34Le manque de discernement.
16:35Non, mais elle lit un papier, elle lit des mots-clés en fait.
16:37La vérité, c'est qu'elle lit des mots-clés.
16:39Elle lit un communiqué qu'on lui a rédigé et qu'elle doit lire.
16:42Mais j'attends la réaction de l'Arcom.
16:45Oui, oui, oui.
16:46Ah oui, oui, j'attends.
16:48Si nous on fait la moindre chose, ici on se fait allumer.
16:51Alors j'attends la réaction de l'Arcom.
16:52Allez, dans un instant, on va poursuivre.
16:55Et vous pouvez aussi, évidemment, réagir.
16:58Jean-François, qu'il y attend vos appels.
17:000 826 300 300, parce qu'il y a du suspense un peu partout.
17:03Comme, tiens, la une de la dépêche du midi pour Toulouse.
17:07Moutin, qu'en tête, la gauche vers l'Union.
17:09Point d'interrogation.
17:10On va voir ça.
17:11Il est 8h58.
17:12La vérité en face, dans un instant.
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