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  • il y a 6 semaines
Avec Elisabeth Lévy et Françoise Degois

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-04-21##

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News
Transcription
00:00Patrick Roger. Allez, Elisabeth Lévy, Françoise de Goua dans un instant, et puis vos appels 0826 300 300.
00:06Bien sûr, on va parler, tiens, de Bardella et les patrons. Est-ce que c'est normal que les patrons...
00:11Alors, nous ne sommes qu'à un an de la présidentielle. On ne sait pas d'ailleurs si Bardella sera
00:15candidat à la présidentielle.
00:16Est-ce que c'est normal que les patrons du MEDEF discutent avec lui ou pas ?
00:20J'aimerais vous entendre, en fait, à ce sujet. C'est l'une des questions, en fait, sur YouTube.
00:24Nous ne sommes qu'à un an de la présidentielle. Et ce n'est pas encore déclaré. Il n'y
00:29a, pour l'instant, rien de façon très officielle.
00:33On va aussi parler de l'enjeu, quand même, du procès de Pau, en fait, aujourd'hui.
00:38Avec cette enseignante d'Espagnol qui avait été tuée, poignardée.
00:43Je ne sais pas si vous aviez été touchée, d'ailleurs, aussi, par... Vous vous souvenez, peut-être, de son
00:48mari.
00:48C'est cet obsèque qui dansait.
00:50Les obsèques qui dansaient, en fait, devant.
00:52C'était très fort, moi, j'ai trouvé.
00:53C'est très fort. Donc, aujourd'hui, évidemment, tout ça va retentir à l'occasion de ce procès.
00:58Puis, il y a la question de la responsabilité.
01:01Ça nous rappelle, d'ailleurs, l'autre procès, l'assassinat, en fait, de Lola,
01:06où, sur la responsabilité psychiatrique, on se posait, en fait, un certain nombre de questions.
01:13Et là, il y a eu trois...
01:22Ça a mis, aussi.
01:23Parce que la première expertise psychiatrique, dans le cas, en fait, de ce procès, elle disait, responsabilité pleine et entière.
01:31La deuxième, discernement légèrement altéré.
01:36Et puis, la troisième, discernement aboli contrôle des actes inexistants.
01:41J'aimerais pas être un psychiatre amené à me prononcer sur cette affaire.
01:50D'autant plus qu'il me semble que, maintenant, en fait, tout le monde peut demander des expertises à n
01:54'importe qui.
01:55Donc, ça devient un peu, si vous voulez, un peu compliqué à manier.
01:59Mais, moi, il faut dire deux choses.
02:01La première, c'est qu'il faut être très attaché au fait qu'on ne juge pas les fous.
02:07Voilà, c'est comme ça.
02:09C'est peut-être difficile à avaler, à accepter pour les familles des victimes.
02:14Mais c'est une grande chose démocratique sur laquelle on ne peut pas s'asseoir.
02:19Après, nous avons tous en tête des cas.
02:22Moi, je me rappelle celui de Sarah Halimi, où le fait que le gars avait fumé de la marijuana,
02:26ou je ne sais pas quoi, avait été considéré comme...
02:29Finalement, puisqu'il avait fumé, il n'avait plus toute sa tête.
02:34Juste, dernière chose, et je passe...
02:36Dans le cas d'un jeune, vous comprenez bien qu'un adolescent qui va à l'école,
02:42et qui sort, c'est un couteau, et qui tue un de ses professeurs,
02:46j'ai dit, excusez-moi, ce n'est pas un modèle d'équilibre, en réalité.
02:50Non, il avait fait une tentative de suicide avant, et il était suivi.
02:53Mais alors, vous posez un certain nombre de questions.
02:55Est-ce que vous vouliez que je vous donne une réponse, Patrick ?
02:58Non, je ne m'en donnerai pas.
02:59Moi, j'en donnerai de jamais. Je suis comme Elisabeth.
03:01Je ne peux pas donner de réponse.
03:03Nous n'en avons pas, et je pense que la psyché humaine nous dépasse totalement.
03:07Je suis absolument d'accord avec Elisabeth sur l'idée qu'on ne juge pas les fous.
03:11Ce qui est troublant, et vous avez raison, Patrick, de le rappeler,
03:14c'est la différenciation des expertises.
03:16C'est ça, le problème.
03:17C'est ça qui nous consterne un peu, si vous voulez, dans cette affaire de peau.
03:22C'est véritablement, pourquoi est-ce qu'à un moment donné,
03:25jugement, responsabilité plein et entière, jugement altéré, discernement altéré, discernement absent ?
03:30Voilà.
03:31C'est la seule question qui m'interpelle.
03:33Pour le reste, je ne veux pas être juré dans ce...
03:35J'attends de voir comment le procès va se dérouler.
03:38Moi, je pense que, de toute façon, sur Sarah Halimi, je suis pas...
03:41J'entends ce que vous dites, Elisabeth.
03:43Le vrai problème et le vrai scandale dans l'affaire Sarah Halimi,
03:46c'est l'antisémitisme qui est complètement absent.
03:50C'est ça, l'histoire de Sarah Halimi.
03:53Véritablement, pour moi, le scandale restera à jamais une tâche,
03:56ne pas avoir jugé ce procès comme un acte antisémite pur, en gros.
04:01Mais j'ai pas dit rien sur le discernement.
04:03Bien sûr, mais sur le discernement, nous ne pouvons rien.
04:06Comment voulez-vous qu'on se substitue ?
04:08Moi, je garde de ça la souffrance de cette famille.
04:10Je garde la dignité de cet homme.
04:12C'est vrai que je sais qu'il a été très attaqué.
04:14Eh bien, moi, j'ai trouvé ça magnifique qu'il danse pour sa femme.
04:17Ça m'a vraiment touché.
04:18Tout le monde s'en souvient, évidemment.
04:20Ça vous donne, en fait, la chair de poule.
04:23Hier, j'ai relu une interview où il disait
04:26« Eh bien, pour ma femme, je danse encore. »
04:28J'ai trouvé ça très, très beau à travers vieillement.
04:30Mais juste une chose, il me semble que dans le cas d'un mineur, d'un jeune,
04:33il a 15 ans, c'est ça ?
04:34Oui, 16 ans au moment.
04:3516 ans au moment des faits.
04:37Il y a une espèce de double présomption.
04:40Je ne sais pas comment dire.
04:41De toute façon, on ne juge pas non plus un meurtrier de 16 ans
04:45comme on juge un adulte.
04:46D'ailleurs, c'est à huis clos, non, ce procès ?
04:48Oui, oui.
04:49Je ne sais pas s'il est à huis clos, ce procès.
04:51Oui, c'est à huis clos.
04:52Quand l'accusé est à huis clos, c'est normal, d'ailleurs.
04:56Mais bon, écoutez, comment...
04:59Non, mais derrière tout ça, en fait, il y a la santé mentale, quand même, aussi, un petit peu.
05:04Ça, c'est un vrai sujet, Patrick.
05:06Oui, c'est des...
05:08On en a fait une priorité, finalement, je ne vois pas bien...
05:13Alors, oui, oui, on en a fait une priorité, si Elisabeth...
05:17Vraiment, au crédit, véritablement, du gouvernement et d'Emmanuel Macron,
05:20vous savez, mais le problème, c'est que peu de gens le savent,
05:23vous savez que vous avez 10 séances de psy,
05:27ou 7 ou 8 séances de psy qui sont gratuites,
05:30qui sont offertes aux gens, à toute personne qui veut se présenter.
05:33Après le Covid, on a mis ça en place.
05:35Et là où vous avez absolument raison, Patrick,
05:38la santé mentale, je pense que c'est un...
05:39Je gueulais tout à l'heure dans mon édito en disant,
05:42il n'y a pas la queue d'une idée.
05:43Mais par exemple, la santé mentale, chez les politiques,
05:46la santé mentale devrait être une priorité de la présidentielle.
05:49Ce pays va mal, psychiquement, et va de plus en plus mal.
05:52Et depuis le Covid, on n'a même pas mesuré la dévastation
05:57que ça a été sur toute une génération, le Covid,
05:59et pas simplement parce qu'il serait des petites choses fragiles.
06:02Et donc, ça, c'est un sujet.
06:04Deux choses, la première, c'est qu'il y a beaucoup de...
06:07Par exemple, dans les prisons,
06:08il y a beaucoup de gens qui devraient être plutôt soignés
06:11dans des hôpitaux psychiatriques,
06:14parce que vous avez beaucoup de...
06:15Ce qu'on appelle, dans la vie courante, des fous.
06:17Des gens qui...
06:19Voilà.
06:20Il y en a beaucoup.
06:21Et effectivement, il n'y a pas une prise en charge.
06:26Ça devient absolument énorme.
06:28Mais l'autre...
06:28Et d'ailleurs, dans l'immigration aussi, c'est un problème.
06:32Dans les gens qui arrivent comme ça,
06:34qu'on voit dans les rues, etc.
06:36Ils sont fracasés par la guerre, en plus,
06:37fracasés par des tas de choses.
06:38Voilà.
06:38Donc, c'est aussi un problème.
06:39La deuxième chose, c'est qu'il faut faire néanmoins...
06:41Donc, il devrait être prise en charge.
06:42Oui, je pense vraiment.
06:42Il faut faire néanmoins attention
06:44à ne pas tout psychiatriser.
06:46Il y a aussi une tendance,
06:47si vous voulez, à psychiatriser le mal-être,
06:49dès qu'on a...
06:50Qu'un adolescent, par exemple...
06:52Non, mais je ne dis pas qu'il ne faut pas s'en inquiéter,
06:54mais un adolescent un peu mal dans ses pompes,
06:57qui ne sait pas bien qui il est,
07:00ça fait partie de la vie.
07:01Donc, il faut faire attention
07:03à ne pas psychiatriser la vie.
07:04Je suis d'accord avec ce que vous dites,
07:06mais je regardais quand même les chiffres,
07:07la dégradation.
07:08Il y a beaucoup de rapports de santé.
07:10Je regardais ça ce week-end.
07:11Par exemple, vous avez,
07:12dans des départements en France...
07:16Parce que je pense que le fond,
07:18si on ne bosse pas le fond,
07:19de toute façon, on est tous morts,
07:20on passera tous par-dessus bord.
07:21Vous allez vous présenter, alors ?
07:22Non, jamais de la vie,
07:23mais j'aimerais bien que...
07:24Enfin, je veux dire,
07:25je regardais,
07:26les chiffres sont quand même effarants.
07:28Dans certains départements,
07:30il y a 50% des adolescents
07:31de 12 à 15 ans
07:33qui ont fait déjà au moins un passage,
07:35si vous voulez,
07:36ou aux urgences psychiatriques,
07:38ou...
07:38Un adolescent sur deux.
07:39Oui, un adolescent sur deux,
07:41sur les 13, sur les 12, 15 ans,
07:42dans un certain nombre de départements.
07:45Vous avez...
07:45Oui, oui.
07:46Pas en France.
07:47Vous avez...
07:48Je ne citerai pas les départements,
07:49je ne sais pas la peine
07:50de les stigmatiser,
07:51mais il y a véritablement,
07:52comment dirais-je,
07:53ce phénomène-là de mal-être
07:55qui dépasse vraiment,
07:57Elisabeth,
07:57le mal-être adolescent.
07:58Oui, bien sûr.
07:59Je pense qu'il y a des angoisses
08:00existentielles qui nous traversent.
08:02Alors, puisqu'on parle aussi
08:04des enfants,
08:05d'adolescents,
08:05vous pouvez réagir, d'ailleurs,
08:07à ce sujet.
08:070, 826, 300, 300.
08:09Est-ce que vous trouvez
08:10qu'on ne prend pas suffisamment en compte
08:12le malaise des jeunes ?
08:13Dans ce sujet aussi,
08:16ce qu'a proposé Sarah et Laïry,
08:17j'aimerais vous entendre un instant,
08:19sur cette idée
08:21d'un certificat d'honorabilité
08:23pour les personnes...
08:24C'est un peu différent,
08:25évidemment, comme sujet,
08:26mais des personnes
08:27qui travaillent avec les enfants.
08:29Pour les professeurs,
08:31les gens qui s'en occupent aussi
08:33dans les crèches,
08:36dans les maternelles,
08:37dans les centres à aider, etc.
08:38Déjà, très mauvais nom,
08:40parce qu'on a un peu l'impression
08:41du retour aux bonnes mœurs,
08:42vous voyez.
08:43Est-ce que si vous vivez avec...
08:45Par exemple,
08:46si vous êtes éducateur,
08:47que vous vivez avec un homme,
08:49est-ce qu'on va vous enlever
08:49votre certificat ?
08:52Ça sent un peu la morale,
08:53si vous voulez,
08:54bourgeoise du 19e siècle
08:56comme nom.
08:57Il me semble,
08:58si vous voulez,
08:58qu'a priori,
08:59quand vous travaillez
09:00avec des enfants,
09:01ce n'est pas une question,
09:02on doit vérifier
09:03vos compétences,
09:04vos antécédents.
09:06C'est ça.
09:07C'est ça.
09:07Oui, mais...
09:09Attention,
09:10il y a déjà...
09:11Rajoutez encore une couche...
09:12Non, ça n'existe pas.
09:14Non, mais...
09:15Excusez-moi,
09:15il y a quelque chose qui existe,
09:16c'est que quand vous recrutez quelqu'un,
09:18vous devez vérifier
09:18qu'il est apte à le faire.
09:20Oui, moi, je suis d'accord.
09:21Je crois simplement
09:23qu'il faut rappeler le bon sens,
09:25on ne recrute pas des gens
09:26dont on ne sait rien.
09:27Vous, quand vous recrutez
09:28quelqu'un à la radio,
09:29vous regardez ce qu'il a fait avant.
09:30Si vous recrutez,
09:31si vous recrutez,
09:32et notamment dans ces services
09:35de la petite enfance
09:36où aujourd'hui,
09:36on manque de personnes
09:38pour venir travailler.
09:39Vous recrutez donc n'importe quoi.
09:40Pas n'importe quoi,
09:41mais vous recrutez les personnes...
09:42Oui, oui, oui.
09:43Mais regardez, écoutez,
09:44le scandale du...
09:44Non, mais...
09:45Non, mais le scandale du...
09:46C'est un des vrais sujets.
09:47Sur le certificat,
09:49moi, je pense que c'est
09:49complètement délirant,
09:50le scandale du périscolaire.
09:52Quand vous voyez le scandale...
09:53C'est au moins peut-être une solution.
09:54Oui, le scandale du périscolaire à Paris,
09:55si vous pensez
09:56qu'un certificat d'honorabilité,
09:57il y a une chaîne de manquement
09:59dans le scandale du périscolaire à Paris
10:00qui est absolument inacceptable en réalité.
10:04Peut-être qu'il y avait eu
10:05des contrôles auparavant,
10:06des certificats, non ?
10:07mais c'est quand vous embauchez.
10:08Bien sûr que c'est un secteur
10:09qui manque vraiment de gens.
10:11Mais il y a des choses simples aussi à faire.
10:13Excusez-moi,
10:13moi, je les ai tous écoutés,
10:14les candidats à la mairie de Paris.
10:16Eh bien, pour le coup,
10:17c'est Sophia Chikirou
10:18qui m'a paru la plus pointue.
10:22Il y a des choses très simples.
10:23Par exemple, en crèche,
10:24eh bien, vous avez des brigades de femmes
10:28chargées uniquement les femmes
10:30de changer, par exemple, les enfants,
10:32les couches des enfants
10:33et de les amener aux toilettes, par exemple.
10:34Eh bien, ça, je trouve que,
10:36comme dit Elisabeth,
10:36c'est du bon sens.
10:37Vous ne prenez pas de risques,
10:39vous ne tentez pas le diable.
10:41Il y a beaucoup de choses
10:41qu'on peut faire concrètement.
10:42Voilà, ça, je ne suis pas d'accord.
10:44En fait, vous dites que tout homme...
10:46Non, ce n'est pas ce que je dis.
10:47Non, mais laissez-moi aller au bout,
10:49vous allez me répondre.
10:50Quand vous dites
10:51il faut des brigades de femmes
10:52parce qu'on ne prend pas de risques,
10:54je renverse votre phrase.
10:55Non, moi, je ne la renverse pas.
10:57Excusez-moi.
10:58Allez-y, allez-y.
10:59Ayez souffrez quand même.
11:01Oui, bien sûr.
11:02Donc, quand vous dites
11:03on ne prend pas de risques,
11:04ça veut dire qu'avec un homme,
11:06quel qu'il soit,
11:06on prend un risque.
11:07Je suis désolé,
11:08je refuse de considérer
11:10que tous les hommes
11:11sont des violeurs en puissance.
11:13Je le refuse.
11:14Je refuse, par exemple,
11:16moi, je me rappelle
11:16une petite fille d'un de mes amis
11:18qui est rentrée un jour
11:19de sa leçon de ski
11:20en pleurant
11:22parce que le moniteur
11:24tétanisé par ce genre d'accusation,
11:25c'était un homme
11:26qui avait refusé
11:27de l'emmener aux toilettes.
11:29Et pour les diens...
11:31Mais non, mais,
11:31on ne peut pas.
11:32Si votre solution,
11:34c'est qu'aucun homme
11:35n'approche plus des enfants...
11:36C'est pas ce que j'ai dit.
11:36J'ai dit pour des cas précis.
11:38Excusez-moi, j'écoute.
11:39Écoutez-moi ce que je dis.
11:40Je dis pour des cas précis,
11:42je suis désolé.
11:43Les faits sont accablants.
11:4498% des violences
11:46ou 99%
11:48sont le fait des hommes,
11:49des violences
11:50dans le périscolaire
11:51et dans la petite enfance.
11:52Donc je dis,
11:53oui, j'assume.
11:55Non, je parle...
11:55Vous les surveillez.
11:56Est-ce que non ?
11:57Vous les mettez
11:58aux surveillants.
11:59C'est pas ce que je dis,
12:00je parle du changement
12:01de couche
12:01et d'accompagner au WC.
12:03Évidemment, je suis désolé.
12:03Ça peut bien avoir.
12:04Ce n'est pas très grave.
12:05Ce n'est pas.
12:06Eh bien moi,
12:06je suis 100% là-dessus.
12:07Vous dites comme 98%
12:09des violeurs
12:10sont des hommes.
12:11Je le dis.
12:12Comme vous dites...
12:13Excusez-moi,
12:14c'est quand même difficile.
12:15Comme 98%
12:16des violeurs
12:17sont des hommes,
12:18on va soupçonner
12:19tous les hommes.
12:20C'est pas ce que je dis.
12:21Je dis qu'il y a des secteurs
12:22du périscolaire
12:23dans lesquels
12:24on ne met pas des hommes.
12:25Elisabeth Lévy.
12:26Vous n'êtes pas d'accord
12:26sur ce sujet.
12:27C'est bien,
12:28ça fait réagir
12:28au 0826 300 300.
12:30Dans un instant,
12:31on va réagir aussi
12:32et vous allez réagir.
12:34Tiens, c'est Anthony
12:35qui est avec nous.
12:35Bonjour, Anthony.
12:36Bonjour, Anthony.
12:37Bonjour, Patrick.
12:38Oui, Anthony,
12:39on va revenir avec vous
12:40sur l'un des autres sujets
12:42que nous abordons ce matin,
12:43la rencontre entre Bardella
12:45et le MEDEF,
12:46les patrons du MEDEF.
12:47Est-ce qu'ils ont raison
12:48justement d'aller discuter
12:49avec le Rassemblement National ?
12:53On pose tout simplement
12:54en fait la question.
12:55Je ne comprends pas la question.
12:57Si, si, si.
12:58Ça va, je vous plaide.
12:59Allez, on voit ça
13:00dans un instant.
13:01Le Grand Matin Sud Radio,
13:037h-10h, Patrick Roger.
13:05Il est 8h51.
13:07Je rappelle que vous pouvez
13:08continuer de jouer
13:09pendant encore quelques minutes
13:10pour gagner la platine
13:12vinyle automatique
13:13d'une valeur de 250 euros.
13:15Audio et Technica.
13:16Vous envoyez Sud au 7h20-18,
13:19Sud au 7h20-18.
13:20Est-ce que vous avez encore
13:20des platines vinyle,
13:23Françoise Degoy,
13:24Elisabeth Lévy ?
13:24Oui, par collection,
13:26juste par goût.
13:27Mais vous ne l'utilisez plus ?
13:27Non, mais j'aimerais bien
13:28retrouver ce moment
13:30où on mettait, vous savez,
13:31avec le diamant du truc.
13:32Il y avait quelque chose
13:33de...
13:33Il y avait quelque chose
13:34de...
13:35C'était mieux avant.
13:36Oui, magique.
13:37Le son n'était pas pur.
13:39Il paraît.
13:40Alors, les puristes,
13:41justement, vous expliquent
13:42qu'il n'y a pas meilleur son.
13:44Moi, j'entends un peu
13:45les craquements.
13:46Je ne suis pas assez soigneuse.
13:47Moi, c'est pareil.
13:47Je ne suis pas assez soigneuse
13:48pour avoir des disques encore.
13:50Vous avez des vignes ?
13:51Vous avez des vignes encore ?
13:52Mais je n'ai plus de platine.
13:53Et je n'ai pas de voir dessus.
13:54Ça ne sert absolument rien.
13:56Et je viens de le voir
13:56de ta côté sur son téléphone.
13:58Pour gagner cette platine
13:58audio-technique.
13:59Oui, vous jouez.
14:00Nous repartons évidemment
14:01dans les débats.
14:03Avec Anthony,
14:04est-ce que donc
14:05je posais en fait
14:06cette question
14:06en forme de provocation ?
14:08Bien sûr,
14:08vous me connaissez.
14:09Est-ce que les patrons
14:10ont raison
14:11d'aller discuter
14:12avec Jordan Bardella
14:14avec le Rassemblement National ?
14:16Anthony,
14:17vous êtes de nouveau
14:18avec nous.
14:19Qu'en pensez-vous alors ?
14:21Écoutez,
14:22moi,
14:23je ne comprends pas
14:24pourquoi le MEDEF
14:25ne pourrait pas parler
14:25avec le Rassemblement National.
14:27D'ailleurs,
14:28le MEDEF
14:28devrait pouvoir parler
14:30avec l'ensemble
14:31des représentants politiques
14:32puisque le MEDEF
14:34représente les patrons
14:35en France,
14:36quelle que soit
14:36leur sensibilité politique.
14:38Oui.
14:39Oui.
14:40Mais vous savez
14:41qu'il y a quand même
14:42certains patrons,
14:43notamment plus
14:44du côté des PME,
14:45qui sont des organisations
14:47qui sont un peu sceptiques,
14:49justement,
14:49pour pouvoir aller discuter
14:50immédiatement
14:51avec le Rassemblement National.
14:53Donc,
14:54ça,
14:54vous ne comprenez pas
14:55l'interrogation,
14:55Anthony.
14:56Moi,
14:56je n'ai pas l'effort.
14:58Non,
14:59parce que je pense
14:59qu'il faut parler à tout le monde.
15:00Le Rassemblement National
15:02représenterait même
15:03un poids politique
15:04à un certain nombre
15:04d'électeurs
15:05qui est quand même
15:06conséquent,
15:07et ne pas parler...
15:09Qui décide
15:10à qui on parle ?
15:11Moi,
15:11c'est ça la question
15:11que je pose.
15:12Qui décide
15:13à qui on parle ?
15:13Oui,
15:14c'est vrai.
15:14Honnêtement,
15:15je ne suis pas,
15:16évidemment,
15:16je suis très opposé
15:17au Rassemblement National
15:18idéologiquement,
15:19mais je ne suis pas
15:19opposé à la démocratie.
15:20Le Rassemblement National
15:21fait partie de l'arc républicain.
15:23Soit on considère
15:24que c'est un parti
15:24qui doit être interdit
15:25et ne discute pas.
15:26Soit le MEDEF discute.
15:27Je pense que c'est
15:28dans le sens du MEDEF
15:29qui veut écouter
15:31Bardella
15:31et faire pression
15:32plutôt que d'un MEDEF
15:34qui serait séduit
15:36complètement,
15:37qui aurait les yeux
15:37de Chimène
15:38pour l'extrême droite.
15:39Il faut faire attention
15:39aussi à l'interprétation
15:41qu'on fait de cette rencontre.
15:42Je signerai à peu près
15:44tous les mots
15:44que vient de dire Françoise.
15:46La question me paraît
15:48complètement délirante.
15:49C'est le premier parti
15:49de France
15:50en termes de députés.
15:52Ça c'est clair.
15:54Ce qui serait étonnant
15:55c'est que le MEDEF
15:56ne veuille pas
15:57discuter avec lui.
15:58Par ailleurs
15:59on sait très bien
16:00qu'au sein du RN
16:02Bardella
16:02est plus
16:03pro-business
16:04comme on dit
16:05en bon français
16:06que Marine Le Pen.
16:10C'est l'intérêt
16:11de tout le monde
16:12qu'un parti
16:13qui de toute façon
16:14participe au pouvoir
16:15dans des villes
16:17se favorer
16:18comment dire
16:19aide les entreprises
16:20françaises.
16:21D'ailleurs
16:22Jordan Bardella
16:23il s'est exprimé
16:24à la sortie
16:25de cette rencontre
16:26qui avait lieu
16:26hier midi
16:27puisqu'ils ont déjeuné
16:28ensemble.
16:30Écoutez ce qu'il a dit.
16:30Jordan
16:31comme dit Françoise.
16:32Jordan
16:33Jordan
16:34C'est toujours un peu
16:35ce qu'on cherche
16:35à être entendu
16:36mais eux aussi
16:37ont été entendus
16:38donc les échanges
16:39étaient parfaitement courtois
16:40et je me réjouis
16:41qu'on puisse
16:42à quelques mois
16:43d'échéance électorale
16:45qui vont être absolument
16:45majeures pour l'avenir
16:46de la France
16:48confronter le cap
16:49nécessaire pour le pays
16:50et les besoins
16:50de l'économie française.
16:52On partage en tout cas
16:53un objectif
16:54c'est de relancer
16:55la production
16:56de remettre
16:57l'économie française
16:58sur pied
16:58et d'accompagner
16:59nos entreprises
17:01sans lesquelles
17:02je l'ai dit
17:02il n'y aura pas de prospérité
17:03pour la France
17:04dans les prochaines années.
17:05Bah alors
17:05c'est un non-événement
17:07en réalité
17:07le MEDEF va
17:10certain
17:10non mais
17:12excusez-moi
17:12même les vierges
17:13outragés
17:14ne sont pas
17:14même les vierges
17:15outragés
17:16ne sont pas très
17:16moi par exemple
17:18je suis tiens
17:18pas choqué
17:19c'est un an
17:22de la présidentielle
17:24on ne sait même pas
17:25si Bordella
17:25sera le candidat
17:26du RN
17:26mais que
17:27le responsable
17:28c'est le président
17:29d'un des premiers
17:30partis de France
17:31est-ce qu'on aurait
17:31posé la question
17:32si monsieur
17:33Fort
17:34allait au MEDEF
17:35il a été invité
17:37je pense que
17:37il y a été aussi
17:38je pense que
17:39Jean-Luc Mélenchon
17:40ça s'est très bien
17:41passé d'ailleurs
17:42mais ça c'est pas la peine
17:43de ricaner
17:44mais ce que je veux dire
17:45je vois votre oeil
17:45qui frise
17:46évidemment
17:46on dit Olivier Fort
17:47l'oeil qui frise
17:48bah moi ça frise pas
17:49mais je pense
17:51il le sera certainement
17:52un jour à un moment donné
17:53Jean-Luc Mélenchon
17:54Jean-Luc Mélenchon
17:55peut-être
17:56j'en sais rien
17:56il y en a tellement
17:58mais Jean-Luc Mélenchon
17:59sera aussi auditionné
18:00par le MEDEF
18:01j'en suis absolument certaine
18:03écoutez
18:04soit le rassemblement national
18:05qui est interdit
18:06et on fait rien
18:08soit ce parti est autorisé
18:11et il fait tout
18:12voilà
18:12et puis on le traite
18:13comme les autres
18:14et puis on se bat
18:15c'est pour ça qu'on vous dit
18:15que c'est un non-événement
18:16j'ai bien noté
18:17que la presse
18:18en parlait beaucoup
18:18je dis juste
18:19que de mon point de vue
18:21c'est la vie
18:21et là-dessus
18:22nous sommes parfaitement d'accord
18:23c'est la vie normale
18:24de la démocratie
18:25c'est tout
18:26est-ce que ça ne vient pas
18:28contrebalancer aussi
18:28un peu l'image
18:30de la semaine dernière
18:31alors c'est pas
18:31c'est le hasard du calendrier
18:33mais l'image
18:34de la semaine dernière
18:34oui de Carolina
18:35de Carolina
18:36bien sûr
18:37pour Jordan Bardella
18:38oui bien sûr
18:39alors là vous nous avez fait
18:40un édito
18:41tout à l'heure
18:41vous nous avez dit
18:42bon bah les politiques
18:43alors ils se mettent en évidence
18:44mais ils n'ont pas beaucoup
18:44ils devraient plutôt travailler
18:46pour les idées
18:46bah oui ils devraient travailler
18:47mais vous êtes Bardella
18:49Bardella
18:49pas que lui
18:50tout le monde
18:50la gauche la droite
18:51excusez-moi
18:52il n'y a pas la queue
18:52d'une idée dans ce débat
18:53moi je m'en fiche
18:54ça vraiment du papier glacé
18:55je sais simplement
18:56que c'est encore une fois
18:58comment dirais-je
18:59un truc incontournable
19:01et est-ce qu'on a
19:01est-ce qu'on a envie
19:02de dire qu'on en a juste marre
19:03moi je m'en fous
19:04mais l'embêtement
19:05c'est que
19:05ce serait tout à fait contournable
19:07si les français
19:07n'étaient pas très frayants
19:09parce que vous savez
19:10la plupart de ces journaux
19:12ils veulent faire une chose
19:14c'est vendre
19:14et c'est tout à fait légitime
19:16et si les gens s'en foutent
19:17et n'aimaient pas ce genre
19:19de romances
19:20comme ça
19:21étalées
19:21sur papier glacé
19:22ça ne marcherait pas
19:24dernière chose
19:25parce qu'on a beaucoup dit
19:25attention bardez-là
19:27l'homme du peuple
19:28au contraire
19:29pour les français
19:30cette romance
19:31si vous voulez
19:32entre la duchesse
19:33et le type qui vient du peuple
19:35je vous assure
19:36les français vont adorer
19:37je pense que c'est à somme nulle
19:39il y a des sondages
19:40qui n'ont pas été publiés
19:41qui ont été faits ce week-end
19:42et qui disent que
19:43en fait les gens sont neutres
19:45là-dessus
19:45ni plus ni moins
19:47la réalité si vous voulez
19:48c'est qu'on peut très bien aimer
19:50lire les journaux people
19:51dans la salle de sondatistes
19:53moi la première
19:53j'aime bien
19:54j'adore les gossip
19:55mais la réalité
19:56c'est que
19:57mais vous aimez tous
19:58tout le monde aime les gossip
19:59mais j'aime autant les idées
20:02les gossip
20:03les gossip
20:04ne doivent pas effacer les idées
20:05dans un instant
20:06vous pouvez continuer
20:07d'ailleurs
20:08si vous voulez réagir
20:09là-dessus
20:09avec Maxime Liedot
20:11dans la vérité
20:11en face
20:12dans un instant
20:13ça fait partie des sujets
20:14évidemment du jour
20:14à côté aussi
20:15la protection de l'enfance
20:17bien sûr du procès
20:20vous pouvez réagir
20:21et puis je vous donnerai
20:22le nom de la gagnante
20:23ou du gagnant
20:23de la platine vinyle
20:25ce n'est pas vous
20:25Elisabeth Lévy
20:26ce n'est pas vous
20:26ce n'est pas vous
20:27C'est pas vous
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