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  • il y a 41 minutes
Avec Arlette Chabot et Emilien Hertement

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-04-24##

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News
Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Maxime Liedot.
00:30Je n'en ferai pas après, ça c'est ce qui va nous animer.
00:32Et puis à partir de 9h, on s'interrogera à ces décisions partout en Europe
00:35sur la régularisation d'énormément de sans-papiers,
00:40tout simplement pour la simple et bonne raison que l'économie en a besoin.
00:44C'est ce qui se passe en Espagne, c'est ce qui se passe en Italie,
00:47d'où le sujet et la question qu'on vous pose ce matin.
00:49Espagne-Italie, régularisation massive, est-ce que la France peut encore agir sur l'immigration ?
00:550826 300 300, ce sera notre sujet de discussion à partir de 9h.
00:59Mais pour le moment, Arlette Chabot, bien sûr, et Émilie Airtement de Marianne
01:03pour évoquer cette petite phrase du Président de la République.
01:06D'abord, peut-être quand vous l'avez découvert, c'était tard hier soir,
01:08comment vous l'avez analysé, comment vous l'avez observé d'abord, Arlette Chabot ?
01:14Avec scepticisme, évidemment.
01:17Voilà, parce que tout le monde sait que le Président de la République,
01:20quand même, aurait envie sûrement de revenir en cas de victoire
01:23du ou de la candidate du Rassemblement National, vraisemblablement,
01:28avec l'idée, vous savez, les Présidents qui s'en vont,
01:30on pense toujours qu'il y aura une nostalgie
01:32et qu'on finira par les réhabiliter, les regretter.
01:35Et donc, l'heure d'y revient.
01:35La nostalgie n'est plus toujours ce qu'elle était, comme j'en tais l'autre.
01:37Exactement, et que si le représentant ou la représentante du Rassemblement National arrive à l'Elysée,
01:43ce sera évidemment, je dirais moi, une sorte d'humiliation pour le Président de la République,
01:47mais qui lui en tirera la leçon que j'étais le seul à pouvoir battre le candidat
01:54ou la candidate de l'extrême droite.
01:56Mon successeur n'a pas réussi, donc je dois revenir à un moment ou à un autre.
02:020826 300 300, est-ce que vous accordez du crédit au Président de la République
02:06lorsqu'il assure que la politique ne l'intéresse pas pour après 2027,
02:10en assurant en plus qu'il n'en a pas tellement fait avant ?
02:13Est-ce que le Président de la République, vous l'écoutez peut-être avec un sourire au coin d'élève
02:16?
02:160826 300 300, comment vous avez-vous écouté le Président de la République hier ?
02:21Il me paraissait assez sincère.
02:23À court terme, au moins, on aurait tort de ne pas le croire.
02:27Je pense que 10 années au pouvoir, ça use, surtout quand on a connu les crises qu'il a eues
02:36à traverser,
02:36les gilets jaunes, la pandémie évidemment, la guerre en Ukraine et aujourd'hui l'Iran et le réarmement du monde.
02:42Je pense qu'au moins à court terme, on aurait tort de ne pas le croire.
02:46Pourtant, il avait donné des preuves inverses.
02:49On se rappelle notamment d'un meeting voulu par Gabriel Attal,
02:53où le Président de la République avait fait une apparition, je le mets entre guillemets, surprise.
02:56Il l'avait assuré.
02:57J'aurais besoin de vous, s'était-il adressé aux jeunes du parti,
03:00pour 2027, pour 2032, pour les 5-10 ans à venir.
03:04Bref, il avait pourtant laissé apparaître que les ambitions politiques étaient,
03:07ils pouvaient se compter sur les dizaines d'années qui lui restaient.
03:10Oui, c'était un appel effectivement à la mobilisation permanente en sa faveur, si j'ose dire.
03:15Bon, après, oui, il y a la sincérité du moment, parce que 10 ans, ça suffit,
03:22comme on disait à une certaine époque visant le général de Gaulle et d'autres.
03:27Aujourd'hui, il a sans doute besoin un peu de se ressourcer, comme on dit,
03:30mais s'inventer une autre vie après 10 ans, surtout à l'Élysée quand même,
03:36c'est difficile, ce ne sera pas évident pour le Président de la République.
03:40Il ne se contentera pas, sans doute, d'une tournée internationale, de conférences...
03:46Ou d'un livre, parce que c'est la mode en ce moment.
03:47...comme certains prédécesseurs, écrire un livre de souvenirs, récits de ces 10 ans à l'Élysée.
03:53Bon, une fois que vous avez fait ça, je pense quand même que dans un premier temps,
03:57il aura envie de surprendre, comme il aime toujours surprendre,
04:00et faire quelque chose que ses prédécesseurs n'ont jamais tenté.
04:03C'est-à-dire, oui, créer une entreprise, aller dans le privé,
04:06et montrer que, ce qu'il a déjà fait, puisqu'il était banquier autrefois,
04:11qu'il est capable de créer et de faire autre chose.
04:14Et une fois qu'il aura prouvé qu'il peut faire autre chose,
04:16il aura peut-être envie de revenir.
04:18Émilie Artoman ?
04:19Non, c'est ce que j'allais dire aussi.
04:20Emmanuel Macron ne peut pas lui faire ce procès,
04:22contrairement à ses prédécesseurs, François Hollande et Nicolas Sarkozy.
04:25C'est quelqu'un qui a eu une vie professionnelle chargée avant d'arriver au pouvoir,
04:30ou en tout cas avant d'arriver à l'Elysée,
04:32même s'il n'était pas président de la République à ce moment-là.
04:35Il était banquier d'affaires en fusion-acquisition.
04:37C'est quand même un métier, déjà de pouvoir,
04:39quand on connaît un tout petit peu...
04:41D'argent aussi.
04:42Voilà, d'argent aussi.
04:43Il a gagné beaucoup d'argent avant d'arriver au pouvoir.
04:47Et s'il y a bien un président qui n'aura pas du mal à se reconvertir,
04:51je pense que c'est bien lui.
04:54Et voilà, on voit mal Emmanuel Macron redevenir haut fonctionnaire,
04:58comme il l'était aussi à un moment,
05:00et se contenter de revenir dans la fonction publique, tout simplement.
05:02Il y a aussi tous ceux qui lui prêtaient des destins européens ou internationaux,
05:06avec le rêve, visiblement, de prendre ou un moment la tête de la Commission,
05:10ou alors d'aller diriger certains fonds influents.
05:13Est-ce que ça, quand on connaît le président de la République depuis près de dix ans,
05:16est-ce que c'est quelque chose qui vous apparaît comme étant crédible, Arlette ?
05:19Je ne sais pas vraiment.
05:21En fait, c'est son idée, parce que retourner et gagner de l'argent,
05:24quand on veut éventuellement redevenir président de la République en France,
05:27compte tenu du regard que portent les Français sur ceux qui gagnent de l'argent,
05:32c'est un petit problème, ça ne faciliterait pas un éventuel retour.
05:38Donc, que le président, encore une fois, crée une société, une entreprise,
05:42et montre qu'effectivement il peut...
05:43Pourquoi pas ?
05:44Pourquoi pas ? C'est possible.
05:47Évidemment, une fonction européenne, je pense que ça sera difficile aussi.
05:51On ne l'imagine pas, président de la Commission, après Ursula von der Leyen.
05:56Enfin, moi je ne l'imagine pas, mais je peux me tromper.
05:59Autre fonction, on n'imagine pas pour l'instant non plus.
06:02Je crois qu'il y aura un choix, encore une fois, personnel.
06:05Soit il a une activité qu'il arrive à créer,
06:10soit, bah oui, il se préparera, d'une manière ou d'une autre, à revenir.
06:15Je ne sais pas du tout, c'est très difficile de savoir ce qu'il a en tête aujourd'hui.
06:200826 300 300, quand vous entendez le président de la République
06:22affirmer qu'il n'a pas fait de politique avant, et qu'il n'en fera pas après.
06:25Le après, c'est après 2027.
06:27Est-ce que vous vous jaugez ces déclarations crédibles ?
06:29Bonjour Julien.
06:31Bonjour, bonjour à tous.
06:32Merci beaucoup d'être avec nous, mon cher Julien.
06:33Est-ce que vous allez bien ce matin ?
06:35Très bien, impeccable.
06:36Est-ce que, si vous êtes dans cet élan comme ça de positivisme,
06:39est-ce que vous avez envie de croire le président de la République
06:41quand il le promet ?
06:42Non, je ne ferai pas de politique après 2027.
06:45Non, moi je ne le crois absolument pas.
06:48Dans la mesure où quand il indique déjà qu'il n'a pas fait de politique avant,
06:51c'est faux, puisqu'il a quand même été ministre de France Hollande,
06:53secrétaire général à la loi de l'Elysée.
06:56Il a également participé au rapport à Thalys,
06:58qui avait été demandé à l'époque à Nicolas Sarkozy.
07:01Donc, il a toujours un peu baigné dedans,
07:02même s'il n'a jamais eu de mandat local.
07:04Mais de toute façon, Emmanuel Macron,
07:06je ne le crois plus depuis belle durée.
07:09Puisqu'il a quand même tendance à dire tout et son contraire
07:11en l'espace de six mois.
07:13Il était contre le nucléaire, après il était pour.
07:15Il était pour déclarer faire la guerre au Hamas,
07:20après il était contre.
07:21Enfin bref, moi je ne donne plus aucun crédit
07:23à ce que dit le président de la République.
07:24Et que de toute façon, je pense qu'à la fin de son mandat,
07:26tous les Français, en tout cas au moins 85%,
07:29comme le disait sans l'âge,
07:30ne voudront plus le voir.
07:32Et vous ne croyez pas, ni à un moment,
07:34peut-être un retour de l'effet drapeau,
07:373-4 ans, quand on verra les conflits internationaux s'alimenter,
07:40on pourra le regretter peut-être, non ?
07:41Ah non, absolument pas.
07:42On ne regrettera pas, il m'en est venu de Macron,
07:44ça c'est une certitude.
07:45Quand on voit l'État de la France,
07:46quand il est arrivé au pouvoir,
07:47et l'État de la France après,
07:49je pense qu'il n'y a pas grand monde
07:50qui pourra dire qu'il a mieux vécu.
07:54En 2032 qu'en 2017 ?
07:59En 2027, c'est un fiers cause du début à la fin.
08:03Rien ne va, le seul domaine qui marche bien,
08:06on va dire que c'est l'institution fiscale
08:08qui prélève l'impôt,
08:09sinon le reste, c'est une catastrophe sur tous les points.
08:11La sécurité, la justice, l'hôpital,
08:15ils peuvent toujours nous faire plaisir là-haut,
08:17notamment les députés macronistes pour nous dire
08:19qu'ils ont fait des efforts et que les choses changent.
08:21Nous, concrètement, on ne va rien changer.
08:23Donc, qu'il arrête, moi c'est ce que je souhaite.
08:26Qu'il arrête et puis qu'il fasse totalement autre chose.
08:28Vous n'avez plus envie d'en entendre parler.
08:30Du tout.
08:30Et puis, si il gère une entreprise,
08:32ce que monsieur, visiblement,
08:34j'ai entendu dire sur votre plateau,
08:35qu'il a eu une vie avant ce qui n'était pas le cas des politiques,
08:39je peux vous dire qu'il y a beaucoup de présidents
08:40de la Ve République qui ont eu une vie avant de faire de la politique
08:42et qui l'ont bien mieux réussi
08:44qu'Emmanuel Macron,
08:45qui pour moi n'est qu'un parvenu
08:46et qui est un candidat de système.
08:49Ce mandat est une catastrophe.
08:50Je pense qu'on veut vite, vite oublier.
08:52Julien, c'est ce qu'on appelle le parler vrai ce matin.
08:53Merci beaucoup de nous avoir passé un coup de fil
08:55au 0826 300 300.
08:57Arlette Chabot,
08:58Emilien Hertement,
08:59je vous propose de rester avec moi jusqu'à 9h.
09:02On va poursuivre cette conversation
09:03quand vous entendez le président de la République
09:04à Chypre qui l'assure.
09:06Je ne ferai pas de politique après 2027.
09:08D'ailleurs, je n'en ai pas fait avant.
09:09Est-ce qu'on peut lui accorder le crédit de ses déclarations ?
09:120826 300 300.
09:13Et à partir de 9h jusqu'à 10h,
09:15le thème de la conversation concernera
09:16l'immigration en France.
09:18Beaucoup de patrons, ça y est,
09:19ici, regrettent le tour de vis
09:21qu'avait donné l'ancien ministre de l'Intérieur,
09:23Bruno Rotaillot.
09:24Il avait, via une circulaire,
09:26réduit la régularisation des sans-papiers.
09:27Mais aujourd'hui, c'est eux qui font tourner l'économie
09:29dans les restaurants,
09:30dans beaucoup de métiers difficiles.
09:31Et puis, regardons ce qui se passe en Espagne.
09:33Régularisation des clandestins,
09:35près de 500 000.
09:36Regardez l'Italie,
09:37vantée comme un modèle,
09:37pourtant pour une partie de la droite.
09:39Qu'est-ce qui s'est passé ?
09:40Régularisation massive.
09:41Pourquoi ?
09:42À cause du rattrapage de la réalité
09:44qu'on appelle souvent l'économie.
09:45Est-ce que la France va pouvoir,
09:46dans ce contexte,
09:47reprendre la main sur l'immigration ?
09:49Là aussi, vous avez la parole.
09:50Amis auditeurs, 0826 300 300.
09:53Vous êtes sur Sud Radio.
09:53On revient dans une poignée de secondes.
09:55A tout de suite.
09:57Le Grand Matin Sud Radio,
09:597h10,
10:01Maxime Liedot.
10:028h50 sur Sud Radio.
10:04On poursuit cette conversation
10:04avec les propos du président de la République
10:07qui font énormément réagir.
10:08Emmanuel Macron était en déplacement
10:09hier à Chypre.
10:10Et devant des étudiants,
10:11comme souvent les présidents de la République
10:14à l'étranger,
10:14il y a quelques confessions
10:15visiblement plus faciles à l'étranger
10:17que sur le territoire national.
10:18Et il a assuré,
10:19malgré ce qu'on avait pu comprendre
10:20après quelques interventions
10:21et petites phrases glissées là.
10:24Non, je n'ai pas fait de la politique avant.
10:26Je n'en ferai pas après.
10:27Est-ce qu'il est crédible,
10:28le président de la République ?
10:29Amis auditeurs,
10:310826 300 300.
10:33Arlette, Émilien,
10:34on parlait de regard tout à l'heure.
10:35Est-ce que,
10:36comme ce qui semble être le cas
10:37avec un ancien président de la République,
10:39là aussi François Hollande,
10:40est-ce qu'à un moment,
10:41alors qu'on est excessivement sévère
10:42avec le bilan du président de la République,
10:44on va peut-être,
10:46dans deux, trois, quatre, cinq ans,
10:47dire,
10:48en fait,
10:49le président de la République,
10:50Emmanuel Macron,
10:50son bilan,
10:51il était peut-être pas mal.
10:52Est-ce qu'il y aura une nostalgie
10:53Macron, Émilie Arrne-Mont ?
10:55Écoutez,
10:56c'est difficile à dire.
10:57Évidemment,
10:57les Français
10:59oublient potentiellement,
11:00peut-être parfois très vite
11:01ce qui a pu se passer
11:02et ils sont toujours nostalgiques.
11:04En tout cas,
11:04c'est ce qu'on a pu dire
11:05par le passé
11:06quand on voit le retour
11:07de François Hollande aujourd'hui.
11:09Alors évidemment,
11:09se faire élire en Corrèze,
11:11c'est pas la même chose
11:11que de se faire élire
11:12à la présidence de la République.
11:14Mais on verra bien.
11:16Je pense qu'à court terme,
11:17de toute manière,
11:17les Français,
11:19et on voit
11:19dans les sondages d'opinion,
11:21ça va être
11:22assez compliqué
11:22pour Emmanuel Macron.
11:24Il aura peut-être
11:24plus tendance
11:25à se faire oublier
11:26et à revenir
11:26à un moment propice
11:28s'il souhaite revenir,
11:29évidemment.
11:30mais non,
11:31c'est possible
11:32que dans dix ans,
11:34au vu du marasme politique
11:35peut-être dans lequel
11:37on sera...
11:37De la situation internationale,
11:39peut-être de la situation internationale.
11:41Et évidemment,
11:42c'est à ce moment-là
11:43qu'on jugera, oui.
11:44Arlette Chabot,
11:44est-ce que comme
11:45d'autres présidents
11:46de la République,
11:46en tout cas comme on semble
11:47apercevoir avec François Hollande,
11:48est-ce qu'Emmanuel Macron
11:49bénéficiera d'une même,
11:51je ne sais pas,
11:51peut-être pas nostalgie,
11:53mais en tout cas peut-être
11:55réévaluation de son bilan ?
11:56Je pense qu'il faut
11:57beaucoup de temps.
11:58Je vais dire
11:59un truc horrible,
12:00mais j'assume.
12:01Au fond,
12:02regardez Valéry Giscard d'Estaing
12:04ou Jacques Chirac,
12:05c'est leur disparition
12:07qui...
12:08Une vague d'émotions.
12:09Voilà,
12:09il y a une vague d'émotions
12:10et d'un seul coup,
12:12on reprend tout le bilan
12:13et on se dit
12:14toutes les réformes sociétales
12:16de Valéry Giscard d'Estaing
12:19étaient extraordinaires
12:20et c'est vrai
12:20que c'était un président
12:21qui a incarné la modernité.
12:23On a dit
12:23Jacques Chirac,
12:24c'est le président
12:25qui aimait les Français,
12:26qui était proche
12:27des Français,
12:27le plus proche des Français,
12:29c'est effectivement Jacques Chirac.
12:30C'est une image qui a marqué.
12:31C'est une image qui a marqué,
12:33mais alors que,
12:34souvenez-vous,
12:36et notamment
12:37après l'arrivée
12:38de Nicolas Sarkozy,
12:39on était extrêmement sévère
12:41avec Jacques Chirac.
12:42Aujourd'hui,
12:44encore une fois,
12:45à sa mort,
12:45tout a changé
12:46et on a vu des Français
12:47qui étaient effectivement bouleversés.
12:49Donc,
12:49il faut beaucoup,
12:50beaucoup de temps.
12:51Jusqu'à présent,
12:52aucun des derniers présidents
12:54n'a été réhabilité,
12:57si j'ose dire,
12:57ou son bilan a été réévalué
13:00assez vite.
13:01Certes,
13:01aujourd'hui,
13:02si je prends l'exemple
13:03de François Hollande,
13:04tout le monde regarde
13:05la politique étrangère
13:06qu'il a menée
13:07et on se dit,
13:07finalement,
13:09face à Poutine,
13:11oui,
13:11face à Bachar Al-Assad,
13:13il était beaucoup plus ferme
13:14que d'autres.
13:15Donc,
13:16on le regarde,
13:17mais de là à se dire,
13:19on va lui confier
13:20les clés de la France
13:21pour 5 ans,
13:22une nouvelle fois,
13:23ça n'est pas certain
13:24et surtout,
13:25notamment pour François Hollande,
13:26il y a beaucoup
13:27de rancunes à gauche
13:28comme il y avait
13:28des rancunes à droite
13:29pour Nicolas Sarkozy.
13:31Donc,
13:31il faut sans doute
13:32beaucoup de temps.
13:33Un président a tellement
13:34de pouvoir
13:35dont il use
13:37largement
13:37quand il est à l'Elysée
13:38qu'on est beaucoup
13:40plus sévère
13:41avec son bilan.
13:44Aujourd'hui,
13:44il faut beaucoup de temps
13:45encore une fois
13:45pour le réévaluer.
13:46C'est l'histoire,
13:47on n'est plus dans l'actualité,
13:49on est dans l'histoire.
13:50C'est le temps long.
13:51Et comme ils veulent rester
13:52dans le temps court
13:53parce qu'ils espèrent
13:54retourner à l'Elysée,
13:55eh bien,
13:55ce n'est pas facile
13:56pour réévaluer
13:57effectivement leur bilan.
13:59Et les deux
13:59se retrouvent parfois
14:00en choc frontal.
14:020 826 300 300.
14:03Bonjour Laurent.
14:06Mon cher Laurent,
14:07est-ce que vous êtes avec nous ?
14:08On va rappeler Laurent.
14:10Ah oui,
14:11parfait.
14:11Mon cher Laurent,
14:12bonjour.
14:13Bonjour,
14:13désolé,
14:13j'avais coupé le...
14:14Mais ça arrive à des gens bien.
14:16Il n'y a pas de problème,
14:17mon cher Laurent,
14:17est-ce que vous allez bien ?
14:18Ça va bien,
14:19ça va bien.
14:19Comment vous regardez,
14:20vous,
14:20le débat qui nous anime
14:21ce matin concernant
14:22le président de la République ?
14:23Est-ce que sa petite phrase
14:24vous a fait réagir ?
14:25Est-ce que vous y croyez
14:26quand il évoque,
14:27en effet,
14:27l'absence de politique
14:28dans sa vie
14:29après 2027 ?
14:30Alors,
14:31bon,
14:31je pense quand même
14:32que c'est quelqu'un
14:32qui a ça dans le sang.
14:35Donc,
14:35je pense qu'il a fait
14:36cette petite phrase
14:37sortie du contexte,
14:39enfin,
14:39dans le contexte
14:40avec des étudiants,
14:42bon,
14:42ça ne vaut pas
14:43grand-chose non plus,
14:45puisque en 2023,
14:46il en avait déjà parlé,
14:47il avait dit
14:48qu'il voulait faire
14:48quelque chose
14:48de complètement différent après.
14:50Donc,
14:51je pense plutôt
14:52qu'il veut laisser
14:53la main libre
14:54à des gens de son camp
14:55qui voudraient se présenter
14:57au président,
14:58histoire de ne pas faire d'ombre,
14:59en fait.
14:59Donc,
14:59à vous,
15:00vous croyez
15:00un président de la République
15:01qui a envie
15:01de voir un héritier,
15:03ce n'est pourtant pas
15:03ce qui semble évident
15:04quand on voit
15:04le massacre
15:05des quelques-uns
15:06qui ont pu,
15:07à un moment ou un autre,
15:08essayer de rivaliser avec lui.
15:09C'est clair,
15:10mais en se faisant oublier,
15:11il peut aussi laisser
15:12la main libre
15:13à d'autres personnes.
15:14Oui,
15:15reprendre un peu la main.
15:16Ouais,
15:17donc,
15:18prendre un peu de recul,
15:19se faire oublier.
15:21Bon,
15:21tout à l'heure,
15:21votre auditeur,
15:23et je le remercie
15:24parce qu'il m'a bien
15:25fait rire ce matin,
15:27avec ses positions
15:28complètement extrêmes,
15:29il a un mémoire court
15:30que moi,
15:31j'oublierai
15:32jamais
15:33que finalement,
15:34moi j'ai deux entreprises,
15:35il a sauvé
15:36mes entreprises
15:37pendant le Covid,
15:38et grâce aux aides
15:38qu'il a donnés,
15:40il a sauvé aussi
15:41les emplois
15:41de mes employés.
15:43Les gens,
15:43ils ont la mémoire courte,
15:44moi,
15:45je n'oublierai pas.
15:46Même si je ne suis pas d'accord
15:47avec tout ce qu'il a fait derrière,
15:48le Macron 1,
15:49c'est quand même mieux
15:49que le Macron 2,
15:50ça a été sûr,
15:51mais je n'oublierai pas.
15:53il y a...
15:54Donc,
15:54un minimum de reconnaissance
15:55pour les choses
15:56qui ont pu être bien faites
15:57pendant le premier mandat,
15:58c'est un peu aussi
15:59ce que vous dites,
16:01je vous écoute mon cher Laurent,
16:02qu'on aperçoive à nouveau
16:03la figure d'Emmanuel Macron
16:04d'ici 2032.
16:06C'est ça,
16:07moi je prône un libéralisme
16:09comme il l'avait prôné au départ,
16:11avec quelque chose
16:13d'un peu plus populaire,
16:15et puis,
16:15Procet Lutérin,
16:16c'était un peu son idée
16:17de départ,
16:18Emmanuel Macron,
16:21et quelqu'un
16:22qui va revenir là-dessus
16:23sans l'agressivité
16:24des LFI,
16:24comme on l'a entendu ce matin,
16:26et sans une société
16:28un peu plus apaisée,
16:29un peu plus libre,
16:30qui va de l'avant,
16:31je pense que quelqu'un
16:32peut gagner là-dessus.
16:33Et Emmanuel Macron,
16:34dans l'ombre,
16:35pour ne pas faire justement
16:37de tort à des gens
16:38qui voudraient promener
16:40ces idées-là.
16:42Merci beaucoup,
16:42mon cher Laurent,
16:43de nous avoir passé
16:44un coup de fil ce matin,
16:45je vous souhaite
16:45une belle journée,
16:470826,
16:47300,
16:48300,
16:48en effet,
16:48le Président de la République
16:49et des propos
16:50qui font beaucoup réagir.
16:51Je vous laisse le mot
16:51de la fin,
16:52Emmanuel Rettement,
16:53parce que je vous voyais
16:53réagir aux propos de Laurent.
16:55Non,
16:55c'est intéressant
16:55ce que disait l'auditeur,
16:57effectivement,
16:57mais la question
16:59qui va se poser,
16:59c'est aussi la question
17:00de son héritage idéologique,
17:02du macronisme.
17:03On parlait tout à l'heure
17:04du général de Gaulle,
17:05il disait,
17:05voilà,
17:06que ce qui était à craindre,
17:07ce n'était pas le vide,
17:07mais c'était le trop-plein.
17:08Aujourd'hui,
17:08on est dans un moment
17:09de trop-plein.
17:11Donc,
17:12évidemment,
17:13le macronisme,
17:14pour moi,
17:14est né avec Emmanuel Macron
17:15et mourra très probablement
17:17avec lui,
17:19parce qu'on ne sait pas
17:19vraiment ce que c'est.
17:21À part une sorte
17:23de libéral progressisme
17:25et le rejet des extrêmes,
17:26on peine à croire
17:27que ce soit suffisant
17:28pour en faire un programme
17:29qui soit pérenne.
17:31Et quand on voit
17:32le parti politique
17:33qu'il a fondé,
17:34tourner autour de sa personne,
17:35évidemment,
17:36et on voit bien
17:37qu'il n'a pas
17:37de successeur naturel.
17:38Il y a Gabriel Attal
17:39qui essaie de récupérer
17:41les miettes
17:42tout en se distinguant
17:45fortement.
17:46Évidemment,
17:46il essaie de rassembler
17:47les miettes tant bien que mal,
17:48mais c'est compliqué.
17:49Arlèche Chabot,
17:50mot de la fin
17:51sur ce qu'ont dit
17:51les auditeurs
17:52et cette idée à un moment
17:53que même si la sensation
17:55de la détestation
17:56d'Emmanuel Macron
17:57est quand même très présente
17:58dans les sondages,
17:58certains n'oublient pas
17:59ce qu'il a pu faire
18:00de correct pour certaines entreprises
18:01et notamment dans les crises
18:02comme le Covid.
18:03Oui,
18:03d'une manière générale,
18:04c'était évidemment
18:06cité et rappelé
18:07le premier quinquennat
18:08surtout d'Emmanuel Macron
18:10avec,
18:10j'allais dire,
18:11presque la réconciliation
18:12avec les entreprises,
18:13en tout cas au niveau du pouvoir.
18:15Bien sûr,
18:15l'intervention
18:16pendant la crise du Covid.
18:18Bon voilà,
18:18quant au Macronisme,
18:19je suis tout à fait d'accord.
18:21Le Macronisme...
18:22Il disparaîtra avec Emmanuel Macron ?
18:23Je ne sais pas très bien
18:24ce que c'est,
18:25si ce n'est une adhésion
18:26aux idées
18:27et à la personne
18:27d'Emmanuel Macron.
18:29Surtout.
18:29Mais ça n'est sûrement pas
18:30un positionnement politique.
18:31Merci beaucoup
18:32Arlette Chabot,
18:33Émilie Aertement
18:33du magazine Marianne
18:35avec cette semaine
18:36justement en une
18:37un sujet qui va concerner
18:38notre discussion d'après
18:39puisque vous publiez
18:41en une de votre magazine
18:42les dix idées reçues
18:44sur l'immigration
18:44et vous n'y allez pas
18:46de main morte.
18:46Les dix vérités,
18:47je cite,
18:47qui dérangent le logement,
18:49les frontières,
18:49le coût pour l'État.
18:50C'est donc à lire En Kiosk
18:51à retrouver sur le site internet.
18:53Merci beaucoup
18:53de m'avoir accompagné ce matin.
18:54Dans un instant,
18:55la vérité en face,
18:56Espagne,
18:57Italie,
18:58régularisation massive.
18:59Est-ce que la France
19:00peut encore agir
19:02sur l'immigration
19:02dans les prochaines années
19:03ou est-ce qu'on va devoir
19:04tout simplement
19:04se plier à la réalité économique
19:07comme l'ont notamment demandé
19:08beaucoup de patrons
19:09ces derniers jours ?
19:10On y revient au 0826 300 300.
19:12A tout de suite.
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