00:00Je 7 et mon fort, j'adore ça, je 7 et mon fort, quelqu'un me l'a soufflé à
00:05l'oreille, quelqu'un que j'embrasse et je trouve ça très bien.
00:11C'est vous qui l'avez trouvé.
00:12Voilà, on me l'a soufflé.
00:14On va débuter avec ce super point entre Novak Djokovic et le français Valentin Royer hier à Roland-Garros.
00:22Regardez ça, ça en vaut la pelle, c'est pas sur la balle de match, c'est sur un échange.
00:26Vous allez voir que la balle de Novak va passer à l'extérieur du filet pour venir marquer le point.
00:31C'est tout à fait extraordinaire, on voit ça quand même assez rarement, on voit ça peut-être une fois
00:34par tournoi.
00:36Et voilà, Novak donc qui finalement, je l'appelle par son prénom parce qu'on le connaît depuis tellement longtemps.
00:41Vous le connaissez bien ?
00:41Oui, oui, oui, je crois qu'il arrive là, regardez ça.
00:45La balle passe à l'extérieur du filet et vient marquer le point.
00:48Les gens hurlent, Royer est français comme vous le savez, mais le public aime tellement Djokovic que c'est une
00:53sorte de batch nul dans le cœur du public.
00:55C'est là où on voit un grand champion.
00:57Il va la chercher complètement à droite pour lui et paf, ça passe.
01:02Il a bientôt 40 ans, allez savoir ce qui va se passer la semaine prochaine.
01:06Nelson, vous voulez également nous parler, on parle du Roland-Garros d'aujourd'hui et d'hier parce que c
01:12'est mythique Roland-Garros.
01:13Vous voulez nous parler de la transition entre tennis amateur et tennis professionnel, le passage révolutionnaire du tennis sans revenu.
01:20Il n'y avait rien à gagner.
01:21Au début, vous nous disiez hier, il y avait 30 euros de bons d'achat, 30 francs de bons d
01:26'achat.
01:26Oui, et bons d'achat en plus à l'intérieur de Roland-Garros.
01:31Il ne s'agissait pas d'aller au printemps aux Galeries Lafayette, sinon vous étiez considéré comme professionnel.
01:35Le tennis amateur, il a régné pendant 100 ans en réalité.
01:38Absolument, milieu fin du 19e siècle en Angleterre évidemment.
01:43On gagnait, parfois les joueurs qui gagnaient le tournoi avaient droit à une caisse de bouteille de vin.
01:49Mais sinon, mais surtout, il n'y avait aucune exception.
01:51Si on passait professionnel, on était considéré un petit peu comme un paria, on était interdit de toutes les autres
01:56compétitions.
01:57Et c'est qu'à partir de la transition de 1968-1973 que la transition vers le professionnalisme s'est
02:04faite.
02:04Mais si je vous dis combien gagnait le premier vainqueur du tournoi professionnel,
02:10ça serait à peu près équivalent aujourd'hui de 3 000 euros pour le vainqueur.
02:14Oui, oui.
02:15Aujourd'hui, c'est un petit tournoi.
02:17Aujourd'hui, c'est 2,8 millions d'euros.
02:19C'est-à-dire que, parce que là, il y a quand même quelques chiffres à donner,
02:23depuis le début de l'instauration du tennis professionnel,
02:26les dotations ont été multipliées par 22 chez les garçons et par 29 chez les filles
02:32parce qu'il s'agissait, et aujourd'hui c'est le cas, que les filles gagnent autant que les garçons.
02:36Qu'est-ce que le tennis professionnel a apporté au tennis, tout court ?
02:39Déjà, il a apporté beaucoup aux joueurs, cela va de soi.
02:42Il a apporté beaucoup de confort matériel, bien entendu.
02:45Il faut savoir qu'au départ, là, nous sommes sur Suzanne Langlène, dont on a un petit peu parlé.
02:49Là, nous sommes sur l'Américaine Chris Everth.
02:51Alors, Chris Everth, c'est intéressant, elle a quand même gagné 7 fois.
02:55Là, c'est le trophée de Wimbledon.
02:57Elle a gagné 7 fois Roland-Garros.
02:59Alors, elle et Stéphie Graff, que l'on va voir dans quelques instants,
03:02sont peut-être les joueuses qui ont le plus…
03:04Ah, voilà, Stéphie Graff, vous la connaissez toutes.
03:07Elle a tous, elle a vraiment imprimé de sa marque,
03:10à la fois sur le plan de la personnalité et sur le plan du jeu, bien entendu.
03:14En 1988, elle a réalisé ce qu'on appelle le Grand Chelem en or.
03:17C'est-à-dire les 4 tournois du Grand Chelem, plus les Jeux Olympiques.
03:20Est-ce qu'il y a une certaine forme de nostalgie, j'allais dire, du tennis d'autrefois,
03:24qui se pratiquait en blanc ?
03:26Alors, il y a encore quelques clubs très chics où on est obligé d'être en blanc.
03:28Mais bon, ça ne se pratique plus beaucoup.
03:32D'ailleurs, Djoko est en orange, là, cette année.
03:35Oui, oui.
03:35Orange pastel.
03:36Il y a, oui, effectivement, pour répondre à cette question, Romain,
03:39il y a effectivement une forme de nostalgie.
03:42Vous savez, notamment les joueurs australiens, les grands joueurs australiens,
03:45Rod Laver et Ken Roosevelt.
03:47Rod Laver, en 1962, a fait le premier Grand Chelem, mais en tant qu'amateur.
03:53Donc, il gagnait effectivement un bon d'achat pour le clubhouse de Wimbledon.
03:56Enfin, je ne sais pas ce genre de choses.
03:57Le voici, Rod Laver, le gaucher de génie, parce qu'il n'y a pas d'autres mots.
04:01Et en 1969, il a fait pour la deuxième fois le Grand Chelem.
04:05Le vrai Grand Chelem, ça consiste à gagner les quatre dans la même année.
04:09Ce qui est l'objectif peut-être de Yannick Sinner cette année, mais nous n'en sommes pas encore là.
04:13Donc, voilà, c'est vrai qu'effectivement...
04:14Pourquoi il ne joue plus tout semblant, là, pour rester sur...
04:16Parce que c'était obligatoire, tout simplement.
04:18Oui, et ça n'est plus.
04:19J'ai l'impression que dans votre question, la réponse est un peu dans la question.
04:22Et je dois dire que c'est vrai qu'il y a une forme de nostalgie concernant cette élégance, cette
04:27élégance magnifique.
04:28Alors, à Wimbledon, encore aujourd'hui, on joue en blanc.
04:30Les Anglais autorisent parfois des petites, comment dire, sur le bandeau, quelques petites liserées de sponsors.
04:36Ici, c'est donc Björn Borg.
04:38Björn Borg, dont nous allons parler demain, Romain, parce que lui a vraiment apporté...
04:43Il a gagné pour la première fois Roland-Garros à 18 ans, mais ça, je vous en parlerai demain.
04:49Mais c'est vrai que quand on voit...
04:50Alors, il se trouve que je vous racontais que les professionnels étaient personnels ungratards.
04:55C'est pour ça que certains professionnels avaient créé un groupe qui s'appelait The Handsome Eight.
04:58The Handsome Eight, c'est les huit beaux garçons, parmi lesquels il y avait le français Pierre Barthèche.
05:03Je ne sais pas si vous vous souvenez.
05:03Oui.
05:03L'Australien John Newcombe, voilà, Tony Roche, etc.
05:07Et donc, The Handsome Eight, bien, se baladait essentiellement, par exemple, on était, il faisait un peu la tournée des
05:12plages.
05:12Vous savez, voilà, un peu comme certains chanteurs, mais c'était ça.
05:15Ils faisaient donc des matchs-exhibition, mais bon, parce qu'ils étaient...
05:18C'est vrai que ça fait sourire, mais ils étaient totalement interdits.
05:22Persona non grata de Roland-Garros, de Wimbledon, de Flushing Meadow, etc.
05:26C'est une autre époque, et en même temps, ce n'est pas si vieux que ça.
05:30Il y a une cinquantaine d'années, un petit peu plus, peut-être.
05:32Dites-moi si je me trompe avec Pierre Barthèche, il ne faisait pas une pub, une publicité pour le thé,
05:36non ?
05:36Oui, on n'a pas le droit de citer la marque.
05:38On n'a pas le droit de citer la marque, mais ce nom m'évoque une publicité.
05:42Et puis, il organisait également le tournoi de tennis du Cap d'Actes.
05:45Ah oui, c'est ça. D'accord. Bon, bon.
05:47Non, ce sont des moments, je dirais, d'une délicieuse nostalgie qui font penser qu'effectivement,
05:54qu'à partir de 1973, et en plus, à partir de 1973, le circuit s'est organisé,
05:59c'est-à-dire avec l'ATP chez les hommes, la WTA chez les femmes.
06:03Et aujourd'hui, c'est devenu évidemment totalement, totalement professionnel.
06:06Il n'y a plus beaucoup d'amateurs. Enfin, il n'y en a plus du tout.
06:09Les seuls amateurs sont les spectateurs de Roland-Garros.
06:11Et demain, vous nous parlerez de Bjorn Borg.
06:13Voilà, quel plaisir de vous avoir tous les matins, tous les matins à 7h40.
06:17Nelson Montfort vient nous raconter son Roland-Garros.
06:20Je vous amène un bon de 40 euros pour le coup de bâche dans Roland-Garros.
06:24On prend, on prend, même 40 euros. Merci beaucoup.
06:27Ben oui, oui.
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