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  • il y a 6 semaines
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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News
Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans l'heure interne de 100% politique comme tous les mercredis soirs à 21h sur
00:05CNews avec Xenia Federova, bonsoir Xenia, et Arnaud Klarsfeld, bonsoir Arnaud.
00:10Et notre invité de la semaine c'est Régis Le Saumier, le patron de la rédaction d'Omerta, bonsoir Régis.
00:15Bonsoir Gauthier.
00:16Évidemment l'événement international du jour c'est bien sûr la visite de Donald Trump en Chine, alors que les
00:22relations étaient pour le moins tendues avec le président chinois,
00:25qu'il n'aimait pas trop quand des pays occidentaux se rapprochaient de la Chine, je pense à la visite
00:30de Keir Starmer ou à la visite du Premier ministre canadien.
00:33Donc voyez cette séquence, l'arrivée du président américain d'Air Force One sur le sol chinois.
01:17Visite très importante Xenia, parce qu'on parle depuis des semaines dans l'or inter des tensions entre Pékin et
01:23Washington.
01:25Il y a beaucoup de choses qui sont sur la table aujourd'hui, ils vont discuter pas seulement tout ce
01:31qui est à tour d'Iran.
01:32Bien sûr.
01:33Parce que comme on sait très bien, la Chine joue un rôle important pour l'Iran parce que c'est
01:37le premier imparteur de pétrole iranien.
01:41Mais c'est aussi à tour de terres rares, ce qui est extrêmement important, les terres rares de la Chine
01:49pour le complexe militaire industriel des États-Unis.
01:53Après, il est suffisamment de regarder la liste des personnages qui accompagnent Donald Trump dans cette visite.
01:59Ce sont les patrons et les présidents des grandes entreprises américaines.
02:06Vous avez BlackRock, vous avez Apple aussi, vous avez Elon Musk qui a aussi été invité pour accompagner.
02:12Plusieurs nombres très importants.
02:13Des enjeux économiques majeurs.
02:14Évidemment qu'ils vont parler de business, ils vont essayer de jouer aussi avec les propositions.
02:21Je pense que Trump va essayer de convaincre Xi Jinping d'accepter certaines conditions parce qu'il a besoin de
02:28Xi Jinping pour sortir, à mon avis,
02:31pour sortir de cette situation à tour du droit d'armement sur l'Iran.
02:34Absolument.
02:35Et sur l'Iran, Donald Trump s'est contredit en l'espace de quelques heures, Régis Le Sommier.
02:40Au départ, il disait sujet prioritaire et puis finalement, non, on n'est pas sûr d'en parler parce qu
02:46'il n'était pas sûr d'aboutir à ce qu'il souhaitait.
02:48Donc évidemment que ça va être un sujet majeur, mais on l'annonçait au départ, on l'annonce beaucoup moins
02:53à l'arrivée.
02:54Je pense que c'est le talon d'Achille de Donald Trump dans cette rencontre.
02:57Je pense que si cette rencontre avait eu lieu avant le 28 février, date du déclenchement de la guerre,
03:02Donald Trump serait arrivé à être dans une position bien plus avantageuse par rapport à son homologue chinois.
03:08Là, il arrive en position où on sent bien qu'il va demander des choses aux Chinois.
03:14Alors la question de la guerre commerciale, la question de la guerre tarifaire, etc.
03:17Parce qu'il faut savoir d'où on part quand même.
03:20Au moment où les hostilités se sont engagées entre la Chine et les États-Unis,
03:25Donald Trump avait menacé une augmentation de 140% des tarifs de douane pour les produits chinois aux États-Unis.
03:32C'était redescendu vers 30 et 40%.
03:35Mais il y a déjà eu des mano-à-mano assez violents entre les deux.
03:41Xi Jinping passe son temps également à expliquer que l'Orient est en plein essor
03:45et que l'Occident et en particulier les États-Unis sont en déclin.
03:49Donc on est face aux deux monstres de la planète.
03:53C'est vraiment là, on va dire, le vrai affrontement, il est là.
03:58Sauf que Donald Trump arrive, je le dis encore et je le répète, ce talon d'Achille iranien.
04:03Il sait que Xi Jinping potentiellement peut avoir la clé du détroit d'Hormuz,
04:09de la réouverture du détroit d'Hormuz.
04:10Qu'il a les moyens de faire pression sur l'Iran.
04:13puisque l'Iran non seulement vend son pétrole aux Chinois,
04:17mais les Chinois aussi ont énormément d'importance en Iran
04:21et ont permis à l'Iran de tenir.
04:24Donc si vous voulez, là, on a un président américain
04:27qui ne sait pas comment se dépêtrer de ce qui est en train de se passer dans le détroit d
04:31'Hormuz.
04:31Il a essayé beaucoup de choses et il arrive dans une position de demandeur.
04:36Ce qui est quand même moins glorieux que de se dire, bon, on va discuter des choses,
04:40même s'il y a beaucoup d'autres sujets,
04:42même si, évidemment, l'intelligence artificielle, la question des terres rares,
04:46la question de l'énergie, tout ça va être mis sur la table.
04:50Et en effet, sur la présence des chefs d'entreprise,
04:54des plus grosses entreprises mondiales,
04:56quelqu'un à peu près entre les Chinois et les Américains,
04:59là, à Pékin, vous avez 1000 milliards de dollars en termes d'entreprises.
05:04Le poids financier des entreprises qui sont réunies de Apple, BlackRock...
05:09Mais vous l'avez dit, il est dans une situation délicate et ce n'est pas pour rien qu'il
05:12s'est contredit en l'espace de quelques heures
05:13en disant que ça va être le sujet numéro un et puis finalement, on ne va pas en parler.
05:16On va faire le point avec notre correspondante, Jean-Louisang.
05:19Déjà, on vous retrouve depuis Pékin.
05:21J'ai envie de vous poser une question toute simple.
05:22Ça fait combien de temps qu'un président américain n'est pas venu sur le sol chinois ?
05:26Parce que moi, quand je vois les images de l'arrivée de Trump sur le tarmac de l'aéroport,
05:31je ne peux pas m'empêcher de penser aux images de la visite de Nixon avec Mao,
05:36qui était une visite très importante pour la relation entre les États-Unis et la Chine,
05:41un rapprochement entre Pékin et Washington.
05:44Donc ça fait combien de temps qu'on n'avait pas vu ces images ?
05:47Ça fait presque neuf ans qu'on n'a pas vu ces images de déplacement d'un président américain sur
05:53le sol chinois.
05:54Et après, il faut quand même rappeler qu'aujourd'hui, la relation entre la Chine et les États-Unis
05:59n'est plus la même de cette époque de Nixon.
06:04Après, aujourd'hui, on voit que cette fois-ci, tout à l'heure, on a vu ces images passer sur
06:08la chaîne.
06:08C'est que l'accueil a été marqué par un mélange de réalisme et aussi l'espoir mesuré
06:14et aussi en même temps, aussi ce côté d'enthousiasme.
06:17Mais ce qui est aussi important, et d'ailleurs, j'en profite aussi pour dire qu'aujourd'hui,
06:20en sortant du travail, je suis passée à côté, en vélo, d'habitude,
06:25juste à côté de l'hôtel où résidera Trump pendant son séjour en Chine.
06:30Et en fait, il y avait du monde bien accueillant, bien attentif.
06:35Et en fait, je pense que les Chinois sont accueillants.
06:38Mais en même temps, les Chinois n'oublient pas les frictions de ces dernières années avec les États-Unis.
06:43Mais en même temps, il y a un consensus profond.
06:45C'est que quand la Chine et les États-Unis s'entendent bien, les deux pays vont mieux,
06:50les deux bols vont mieux et la société internationale vont mieux.
06:53Donc je pense que les Chinois espèrent cette fois-ci vraiment que Trump va pouvoir prendre des décisions à la
06:58hauteur du peuple chinois.
07:00Et puis cette fois-ci, il faut aussi dire qu'il y a des choses qui ont changé entre la
07:05Chine et les États-Unis
07:05par rapport à ce qui s'était entre les deux pays en 1972,
07:09parce que les relations aux chinois-américaines ne peuvent pas revenir en arrière, là où ça a été avant.
07:15Parce que le niveau de développement de la Chine n'était pas pareil.
07:17Et la situation en interne des États-Unis n'était pas pareille aujourd'hui non plus.
07:21Aujourd'hui, le dialogue est devenu plus écale.
07:23La communication est devenue plus pragmatique.
07:26Les lignes rouges sont plus claires.
07:28Donc je pense qu'ici, c'est d'esprit du côté de la Chine cette fois-ci.
07:31Je dirais plus la lucidité qu'autre objectif pour décrire la situation en ce moment.
07:37La lucidité, mais aussi avec un peu d'espoir.
07:40Donc je pense qu'on espère que cette visite va aboutir sur des sujets concrets,
07:46surtout cette fois-ci, il est venu avec une grande délégation du côté des États-Unis.
07:50L'idée, je pense, dans la tête de Trump, c'est de faire du business avec la Chine.
07:54Mais il faut comprendre aussi, si on veut faire du business avec un autre grand pays du monde,
07:59dans ce cas-là, il faudrait qu'on puisse sortir du jeu à somme nulle
08:04qui a toujours été la logique américaine.
08:06Quand tu perds, je gagne.
08:08Non, l'idée, c'est de trouver des coopérations et des intérêts communs.
08:10On va vous réentendre dans un instant.
08:12Je fais réagir, évidemment, Arnaud Clarsfeld.
08:16Il est dans une situation compliquée, Trump.
08:18J'entendais Vincent Hervouet, ce matin, chez Pascal Praud,
08:20qui disait que c'est catastrophique, ce qui se passe autour de l'Iran.
08:25Que cette guerre échappe au président américain
08:28et qu'il n'arrive pas à trouver sa porte de sortie de ce conflit.
08:32Non, je ne crois pas.
08:33S'il tient bon, ce n'est pas catastrophique.
08:36Le pétrole, les Chinois en ont besoin.
08:38Les deux pays, les États-Unis et les USA,
08:42ont intérêt à trouver un accord géopolitique pour les prochaines années.
08:46Je parle vraiment de l'enlisement autour de l'Iran.
08:47C'est évident qu'ils ont intérêt, puisque la Chine possède une grande partie des créances américaines
08:54et la Chine a besoin du pétrole.
08:56Mais si le détroit d'Harmouz est bloqué et continue à être bloqué,
09:00et Trump applique ce blocus,
09:03tout le monde disait, pas moi, mais beaucoup de gens en tous les cas disaient,
09:06il va crier victoire et rentrer la queue entre les jambes chez lui.
09:10Il n'est pas rentré la queue entre les jambes chez lui,
09:12il attend que l'Iran donne le nucléaire.
09:15Et là-dessus, il tiendra bon.
09:17Il perdra peut-être les élections de novembre,
09:19mais il tiendra bon sur cela.
09:21Et je ne crois pas qu'il demande quelque chose aux Chinois.
09:25Enfin, en tous les cas, sur le commerce peut-être,
09:27mais pas sur l'Iran.
09:29Mais l'Iran a intérêt à ce que...
09:32La Chine a intérêt à ce que l'Iran donne...
09:35Vous notez quand même un changement de discours majeur de Trump face à la Chine.
09:39C'est-à-dire que c'était l'ennemi numéro un il y a encore quelques semaines.
09:42Il ne supportait pas que le Canadien y aille, que l'Anglais y aille.
09:44Et là, c'est à son tour d'y aller.
09:46Ça dit quand même quelque chose à sa position sur la scène internationale.
09:49Il a toujours des discours contradictoires,
09:52mais il a toujours rendu hommage au président chinois
09:55en disant qu'il était super, que c'était un grand boss,
09:58que c'était un des plus grands leaders mondiaux.
10:00Il n'a jamais attaqué le leader chinois.
10:03Double question, Xenia.
10:05Est-ce qu'il y a un enlisement en Iran ?
10:06Et est-ce que c'est parce que Donald Trump est fragilisé sur la scène internationale
10:10qu'il change de discours face à Pékin ?
10:13Je pense que ce qu'Arnaud dit est vrai.
10:16Il a toujours dit les choses plutôt respectueuses vis-à-vis de Xi Jinping.
10:20Mais après, ce n'est pas un secret que pour les États-Unis,
10:24la Chine pose un problème majeur.
10:27Et même la stratégie nationale qui a été publiée par les États-Unis,
10:32il parle des Chines et il cible la Chine.
10:35La Chine pose un problème aujourd'hui comme une puissance économique pour les États-Unis.
10:40Et je pense que, oui, bien sûr qu'il est venu pour faire du business, évidemment.
10:45Mais je pense qu'il y a des gens à tour de Donald Trump,
10:51les conseillers, qui pensent que c'est la Chine qui sera le grand problème des États-Unis
10:54et du dollar dans le futur.
10:56Après, il s'agit d'Iran, je suis sûre qu'il va parler à Xi Jinping
11:01pour demander de mettre une certaine pression sur Iran
11:04pour accepter les conditions que les États-Unis veulent.
11:07Parce que Donald Trump ne peut pas se permettre de perdre les mid-terms à cause d'Iran.
11:13Vous qualifieriez comment la situation américaine en Iran ?
11:16Il y a un enlisement ? Ça ne se passe pas du tout comme prévu ?
11:18Je pense que ça ne se passe pas du tout comme prévu.
11:21Je pense que l'idée, c'était vraiment de faire peur aux Iraniens,
11:25de récupérer ce qu'il faut récupérer et sortir avec une victoire rapide et complète.
11:32Et aujourd'hui, à cause de ce blocage du Trois-Dormuz,
11:36et la façon comment on résiste, mais aussi la façon comment les communautés internationales,
11:40si on ne parle pas de l'Occident, mais on parle des pays du Sud global,
11:44et la Chine aussi, je pense que la Chine a condamné à plusieurs reprises
11:48cette opération militaire d'Israël et des États-Unis contre Iran.
11:53Je pense que Donald Trump comprend très bien qu'il est sortie beaucoup plus compliquée.
11:57Parce que s'il veut une complète victoire militaire,
12:00il faut envoyer les soldats sur les terrains.
12:02Ça va coûter cher politiquement et financièrement.
12:04Et je ne pense pas que c'est ça ce qu'il cherche.
12:06Donc je pense que beaucoup dépendent vraiment de cette visite en Chine à Piquain.
12:10Est-ce que vous aussi vous notez la concomitance, Régis Le Sommier,
12:13entre le changement de discours de Trump sur la Chine
12:15et comment vous qualifiez ce qui se passe en Iran ?
12:17Est-ce que vous parlez d'enlisement ?
12:19Est-ce que c'est une catastrophe ?
12:20Ou au contraire, est-ce que pour vous, Trump maîtrise encore les choses ?
12:23Moi, je pense que c'est un cadeau fait aux Chinois.
12:26Cette guerre, la façon dont elle se déroule aujourd'hui,
12:29a fait, on va dire, basculer l'équilibre du monde économiquement
12:34et dans une perspective qui est beaucoup plus défavorable aux États-Unis qu'à la Chine.
12:38La Chine, elle a des stocks de pétrole qu'elle a fait pendant d'ailleurs les opérations militaires.
12:44Elle a continué à écouler beaucoup de pétrole parce que quand le détroit d'Hormuz n'était pas bloqué,
12:51la Chine percevait une partie de son pétrole depuis l'Iran.
12:54Donc elle a fait un stockage très important, plus de six mois de stockage.
12:58Elle a aussi renforcé ses liens, en particulier les liens liés à l'énergie avec la Russie.
13:05Et ça, c'est le cauchemar des Américains.
13:08Le fait qu'aujourd'hui, ça c'est le leg de la guerre en Ukraine,
13:11le fait que la Chine et la Russie soient main dans la main,
13:15l'objectif de tout géostratégiste américain,
13:19je pense à Zbigniew Brzezinski dans son grand échiquier,
13:23c'est d'empêcher à tout prix la Russie et la Chine d'être dans le même camp.
13:26Là, ils sont encore plus dans le même camp qu'avant.
13:30Vous dites que Trump a renforcé ce camp et cette alliance entre Pékin et Moscou.
13:34Bien sûr, et je pense que l'Iran, qui intéressait peu la Chine,
13:38que la Russie soutenait, avec un peu de renseignements,
13:44en collaborant sur les drones shahids et sur quelques objectifs militaires,
13:49là, tout à coup, le fait que l'Iran soit toujours en place,
13:52que l'Iran bloque le détroit d'Hormuz,
13:54ces deux pays, finalement, qui sont dans le même camp,
13:57se retrouvent avec une carte supplémentaire.
13:59Vous savez, Donald Trump aime beaucoup dire
14:01« vous n'avez pas de carte », il l'avait dit à Zbigniew Brzezinski à la Maison Blanche.
14:06Là, aujourd'hui, c'est lui qui a moins de cartes que les Chinois.
14:08Et ça, de son point de vue, c'est extrêmement pénalisant.
14:12On le voit bien parce que Donald Trump, vous parlez des changements de discours,
14:15mais c'est quasiment quotidien en ce moment.
14:18Les objectifs, alors on fait le projet Liberté, on va accompagner les bateaux.
14:22Deux jours après, on arrête ce projet.
14:25On recommence à parler d'Armageddon et que ça va être l'apocalypse pour l'Iran.
14:30Après, Donald Trump dit « on a des négociations qui marchent très bien ».
14:35Donc finalement, on sent bien que le président américain est impatient d'en finir avec cette séquence,
14:41mais il ne sait pas encore très bien comment y arriver.
14:44Il n'empêche qu'il est toujours là, les porte-avions sont toujours là,
14:48la présence militaire se renforce.
14:57Et il aurait très bien pu accepter la proposition finalement iranienne.
15:02Les Iraniens disaient « on donnera l'uranium enrichi à un pays tiers ».
15:08Donc pour voir, Arnaud, ça se passe bien.
15:10Il maîtrise la situation.
15:11Pas autant qu'il aurait espéré.
15:13Il aurait espéré que le régime tombe ou alors que les Iraniens, à force de frappe, disent « ok, on
15:19capitule ».
15:20Mais en tous les cas, une guerre ne se passe jamais comme prévu, comme un combat en général.
15:25Et il tient le coup.
15:27Vous vous rappelez quand même, vous entendiez, tout le monde disait « il va s'en aller,
15:31il va accepter n'importe quelle porte de sortie pour s'en aller ».
15:35Et il ne l'a pas fait.
15:36Il tient le choc.
15:38En tous les cas, avec des circonstances qui sont des circonstances adverses,
15:42il ne lève pas son blocus.
15:45Il reste là et il obtiendra l'uranium enrichi.
15:49Ou alors il reprendra les frappes.
15:51Vous pensez que les Iraniens vont lui donner l'uranium enrichi ?
15:54Ça, je ne peux pas savoir.
15:55Mais en tous les cas, je sais que si les Iraniens ne redonnent pas l'uranium enrichi,
16:00les frappes reprendront.
16:01Génia ?
16:02Non, selon les médias, l'Iran a dit oui à donner l'uranium enrichi à une tier-partie.
16:10Exactement, on ne sait pas exactement quel pays, mais on peut imaginer lequel.
16:13Je pense que c'est la Russie, parce que la Russie a déjà joué cette rôle
16:17à un moment pour faciliter la négociation entre Iran et l'Occident.
16:22Mais après, évidemment que Donald Trump est capable de reprendre l'opération militaire.
16:28Évidemment, s'il n'a pas le choix, s'il n'arrive pas à trouver un moyen de sortir,
16:32ça, il sera obligé d'y aller.
16:34Et il ne trouve pas la porte de sortie pour le moment.
16:35Oui, et pour le moment, il ne la trouve pas.
16:37Et c'est pour ça que tout le monde regarde aujourd'hui Pékin.
16:40Parce que peut-être que c'est ça la porte de sortie pour Donald Trump.
16:43Vous disiez que ce n'est pas le problème, Arnaud Régis.
16:45Le problème, c'est un chiffre, 4,5 dollars, le gallon aux Etats-Unis,
16:52le coût du pétrole aux Etats-Unis est devenu quasiment hors de contrôle.
16:57Et Donald Trump, pendant un moment, a tenté de dire
16:59« Oui, mais Hormuz, ça ne nous impacte pas directement. »
17:03En fait, il sait très bien que c'est une catastrophe
17:05et que son problème principal, ce n'est même pas les mid-term,
17:09c'est cet impact sur l'économie mondiale, cet impact sur l'Asie en particulier.
17:15Je vous expliquais que la Chine, tout à l'heure, est plus ou moins épargnée
17:18parce qu'elle a des stocks considérables.
17:19Mais aujourd'hui, les stocks de pétrole mondiaux sont en train d'être ponctionnés.
17:25C'est-à-dire les réserves qu'ont...
17:27Et d'ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie a tiré la situation d'alarme.
17:31Arnaud dit qu'il maîtrise encore la situation.
17:33Trump, vous vous dites qu'il ne la maîtrise plus.
17:34Non, mais ce n'est pas ça.
17:35La question, ce n'est pas militaire.
17:37Quand Trump répète que l'Iran n'a plus d'armée,
17:40n'a plus d'armée de l'air, n'a plus de marine, etc.,
17:44ce n'est pas le problème.
17:45Le problème n'est pas la question, et ça, c'est Pitexec qui passe son temps,
17:49qui a expliqué qu'on a balancé tant de tonnes de bombes,
17:53qu'on a visé 10 000 cibles, etc.,
17:56et qu'on a réussi, et que tout ça s'est déroulé de façon impeccable.
18:00Le problème, c'est l'impact qu'a la fermeture du détroit d'Hormuz,
18:04le potentiel de destruction que l'Iran conserve.
18:06On a vu, vous savez, quand il y a eu, vendredi dernier,
18:09la bataille navale entre les Américains, les Iraniens,
18:12et surtout l'impact sur les Émirats arabes unis,
18:15ce dont les Iraniens sont encore capables,
18:17c'est-à-dire de viser les terminaux pétroliers des Émirats arabes unis,
18:21peuvent très bien le faire pour les Saoudiens,
18:23et détruire complètement l'appareil de production pétrolier et gazier
18:27de tous les pays du Gaulle.
18:29Et de ce point de vue-là, ils peuvent ruiner l'ensemble de la planète.
18:32Je veux bien que les téléspectateurs comprennent le point de vue de chacun.
18:35On entend que pour Ardon Clarsfeld, cette guerre a été importante,
18:39notamment pour Israël.
18:40Israël, pour vous, c'était une erreur de faire cette guerre ?
18:42Non, c'est-à-dire que les conséquences de cette guerre,
18:45c'est-à-dire cette fermeture du détroit d'Hormuz,
18:46qui était une hypothèse,
18:49en fait, on est parti sur une guerre qui, effectivement,
18:52c'était la question du nucléaire iranien,
18:54c'était la question de la menace que représentait l'Iran vis-à-vis d'Israël,
18:58c'était ces raisons-là.
18:59– Pour le monde occidental, ce n'est pas simplement pour Israël,
19:03c'est pour le monde occidental en général.
19:05S'il y a un régime qui est un régime terroriste, islamiste,
19:08en tous les cas opposé à l'Occident,
19:11acquiert la bombe atomique,
19:12il peut faire chantage sur le monde occidental.
19:14– Mais ça, c'était le monde d'avant.
19:15– Là, on est dans le monde de la fermeture du détroit d'Hormuz.
19:17– On voit bien comme il fait chantage sur le détroit d'Hormuz.
19:22– C'est pas pareil.
19:23– Ils le ferment, mais combien de temps ça peut durer ?
19:25Ça ne peut pas durer très longtemps.
19:26En tous les cas, eux, les Iraniens, n'ont plus accès,
19:29ils ne peuvent plus vendre le pétrole,
19:31ils ne peuvent plus payer leurs soldats.
19:32Le régime, en tous les cas, si ça continue quelques mois,
19:35le régime, de toute manière, s'effondre.
19:37C'est obligatoire, parce que les gens, peut-être pas,
19:40mais en tous les cas, moi, je pense que le régime s'effondrera
19:43puisqu'ils n'ont plus accès à l'argent.
19:44– Vous pensez encore que le régime peut chuter ?
19:46– Le régime, si la situation continue comme ça,
19:49le régime, à force, s'effondre puisqu'il n'a plus d'argent.
19:51– Je pense que c'est l'économie européenne qui va s'effondre
19:54si ça continue comme ça.
19:55Franchement, je pense qu'on est un peu trop,
19:58on est un peu trop loin avec tout ce qui se passe.
20:01Je pense qu'Iran comprend très bien ce qui se passe
20:03et l'Iran est capable de résister encore plus longtemps.
20:06Je pense qu'Iran, c'est un pays qui, déjà, pour le régime,
20:09on a bien vu qu'il ne s'est pas chuté,
20:11et même avec l'élimination des personnalités majeures
20:14au tout début, donc c'est très décentralisé.
20:17Je pense qu'ils sont capables d'étenir,
20:19ils ont encore le missile en stock,
20:21et beaucoup, en fait.
20:23Et je pense qu'aujourd'hui, j'ai lu des New York Times
20:25qui ont dit que les États-Unis étaient obligés
20:28de ne pas utiliser tous les missiles sur Iran
20:30parce qu'ils veulent garder certains dans les cas
20:32où il y a une confrontation avec la Chine
20:34ou le carré du Nord.
20:36Donc, les questions des stocks, c'est très intéressant
20:38et très important, mais l'Iran a encore les missiles,
20:41ils sont encore capables de frapper sur les pays de golf,
20:44sur les réserves de pétrole et sur les bases militaires.
20:4933, sur les 33 sites de lancement de missiles
20:53qui sont juste en face des Émirats et de tous les pays du Golfe,
20:56ont été réparés par l'Iran.
20:58C'est le renseignement américain qui le donne via le New York Times.
21:01Oui, enfin, c'est pas sûr.
21:02Le temps d'avoir déjà de remplacer une moquette chez soi,
21:05ça met déjà.
21:06Alors, qu'il remplace tout en 33 jours, en 3 semaines, ça me paraît.
21:10C'est le renseignement militaire américain.
21:12Vous citez un parallèle entre le remplacement de la moquette chez vous
21:17et la réparation des infrastructures.
21:20On a l'impression qu'on peut réparer tout à la vitesse grand V.
21:23Vous citez, disons, pas le renseignement américain.
21:26C'est ça, c'est ça.
21:26Un journal dont les sources seraient un journal dont les sources...
21:32C'est pas le renseignement américain.
21:34Régis, vous allez chercher la source, vous allez répondre à Arnaud,
21:36mais il faut que j'aille revoir une dernière fois
21:37Chanuizang qui nous attend à Pékin.
21:39J'ai envie de vous demander la suite du déplacement.
21:41Quand est-ce que les deux présidents vont se rencontrer, Chanui ?
21:44Je pense que ce sera possible demain,
21:46mais de mon côté, j'attends aussi les dernières précisions.
21:50Mais ce qui est sûr, c'est que cette fois-ci,
21:52tout à l'heure, vous avez évoqué la situation sur le dédroit d'Hormuz,
21:55je pense que c'est précisément peut-être,
21:57que je voudrais rajouter juste un petit mot,
21:59c'est que peut-être, justement, c'est précisément cette guerre
22:02qui rendrait la Chine plus indispensable que jamais à Washington.
22:05Parce que, comme nous avons bien vu le résultat jusqu'à aujourd'hui,
22:08c'est que l'Iran n'est pas le Venezuela,
22:10l'Iran n'est pas non plus le Gaza,
22:12donc c'est une puissance régionale qui est réelle
22:15et qui est une puissance qui ne peut être ni encerclée,
22:18ni réduire au silence.
22:19Donc, pendant ce temps-là, nous avons vu
22:21qu'il y a aussi des fractures qui existent
22:23entre les États-Unis et Israël,
22:25qui deviennent de plus en plus visibles, d'ailleurs,
22:27par la société internationale.
22:28Donc, je pense que l'heure est venue pour les Américains
22:31de la lucidité de faire un choix.
22:33Donc, là, je pense que là, on peut attendre éventuellement
22:37la Chine à commencer à jouer,
22:39et c'est ce qu'elle fait depuis toujours,
22:40de jouer un rôle de médiateur
22:41pour calmer la situation au Moyen-Orient.
22:44Donc, là, c'est ce que je souhaiterais rajouter.
22:46Et cette visite de Donald Trump va durer trois jours,
22:50donc à partir d'aujourd'hui, demain,
22:52et puis après-demain, pendant trois jours.
22:54Donc, je pense qu'il va y avoir plusieurs sujets
22:56qui vont être abordés, surtout sur ce qui tient
22:58vraiment au cœur de Trump,
23:00apparemment, cette fois-ci,
23:01avec cette grande délégation qui est venue avec lui,
23:03c'est de faire du business avec la Chine.
23:05Mais comme on dit dans le dicton chinois,
23:06si on veut faire du business avec quelqu'un d'autre,
23:09on essaye de trouver et créer une bonne ambiance.
23:12Une bonne ambiance du respect mutuel,
23:14une bonne ambiance aussi qui est de l'harmonie
23:18et qui, justement, par exemple,
23:20qui fait attention à ces grands dossiers sensibles
23:22avec la situation à Taïwan,
23:24avec ce qui se passe en ce moment
23:27entre la Chine et les Etats-Unis,
23:28il y a tellement de champs de coopération
23:30entre les deux parties.
23:31Donc, je pense que c'est important
23:33d'abord de créer une ambiance,
23:35une ambiance cadrée,
23:36une ambiance prévisible,
23:38une ambiance qui rend facile,
23:40qui prépare le terrain
23:41de plus de coopération entre la Chine
23:43et les Etats-Unis.
23:44Merci beaucoup, Chanuizang,
23:45et nous verrons donc dans les prochaines heures
23:46s'il y a une bonne ambiance
23:47entre le président chinois
23:49et le président américain
23:50lors de cette visite à Pékin.
23:52Merci beaucoup.
23:53Régis Le Saumier voulait répondre
23:54à Arnaud Klarsfeld.
23:55Non, non, je suis navré d'insister,
23:58cher Arnaud,
23:59mais il s'agit effectivement
24:00d'un article du New York Times
24:02qui cite le renseignement militaire américain,
24:06qui est d'ailleurs repris par le Times of Israel,
24:08qui explique que l'accès
24:10à 30 des 33 sites de missiles
24:12qu'il possède le long du détroit d'Hormuz
24:15lui permet de menacer les navires
24:17traversant cette voile navigable
24:18et ces sources proches de ces évaluations,
24:21les Iraniens peuvent...
24:22Selon le New York Times,
24:24je n'ai pas dit que ce n'était pas dans le New York Times,
24:26j'ai vu le New York Times.
24:27Mais ce n'est pas le New York Times,
24:28c'est le New York Times qui cite
24:30des sources dans le renseignement américain.
24:31Selon les sources,
24:32ce n'est pas le service de renseignement américain
24:34qui a plein de compris.
24:36Vous vous dites que les Iraniens
24:38ont déjà réparé énormément
24:40de leur infrastructure de lanceurs de missiles
24:42après les bombardements
24:43grâce à cette trêve.
24:45Et qu'ils sont donc encore opérationnels
24:48et que le régime est loin de tomber.
24:49C'est ça que vous dites.
24:50Evidemment, le New York Times
24:51dit que ça contredit le discours de Donald Trump.
24:53Voilà, c'est sûr.
24:54Mais en tout cas,
24:55c'est les services de Tulsi Gabbard,
24:56en tout cas,
24:57c'est le renseignement américain
24:59qui est à la source de cette information.
25:02Sinon, le New York Times ne le citerait pas.
25:04Volodymyr Zelensky.
25:05Volodymyr Zelensky demande au président Trump
25:08que l'Ukraine soit aussi
25:11parmi les sujets traités
25:13avec le président chinois.
25:14Je vous propose de l'écouter.
25:16Nous espérons que la pression exercée
25:18sur la Russie,
25:19associée à des négociations
25:20dans différents formats,
25:21contribuera à ramener la paix.
25:24Les sanctions fonctionnent,
25:25nos capacités à longue portée fonctionnent
25:27et toutes les formes
25:28de votre pression fonctionnent.
25:32Nous sommes en contact constant
25:34avec nos partenaires américains.
25:36Nous sommes reconnaissants
25:37et nous attendons que la question
25:40de la fin de la guerre de la Russie
25:41contre l'Ukraine
25:42soit également abordée maintenant,
25:43alors que le président des États-Unis
25:45se trouve en Chine.
25:46est en Chine.
25:49Décryptage, Xenia Fedorova.
25:50Ce n'est pas surprenant
25:53que Vladimir Zelensky essaye de parler de l'Ukraine.
25:57Je ne pense pas franchement
25:59que ce sujet,
26:00ce sera le sujet des priorités
26:03entre les discussions
26:03entre Donald Trump et Xi Jinping.
26:06Je pense que la Chine, déjà,
26:09elle s'est comportée assez...
26:10ils sont pris en certaine neutralité
26:12dans ces conflits ukrainiens
26:15et imaginer que la Chine
26:17va mettre la pression sur la Russie
26:19qu'elle n'a pas faite jusqu'à maintenant,
26:22je n'y pense pas.
26:24Après, arrêter la guerre
26:26avec les sanctions ou la pression,
26:29évidemment, ça ne marche pas.
26:31Parce que si ça marchait,
26:33on était déjà...
26:34Là, je pense que
26:36Vladimir Zelensky,
26:38il essayait de continuer d'exister,
26:40parce que quand les médias
26:41regardent de l'autre côté,
26:43elle veut reprendre la communication,
26:45les contrôles sur la communication.
26:46Mais pour arrêter la guerre,
26:48il faut se mettre
26:49à la table des négociations.
26:50Il faut déjà qu'il y ait
26:51Vladimir Zelensky accepte
26:52certaines conditions
26:52qui sont basées
26:55sur la réalité des tyrans.
26:57Et la vraie problématique aujourd'hui,
26:59c'est que, pour lui,
27:00Donbass ne peut pas rester
27:02sous contrôle russe.
27:03Il veut que Donbass,
27:04ce territoire,
27:05revienne à l'Ukraine.
27:06Et ce n'est pas réaliste.
27:09Déjà.
27:10Et je pense que
27:11ce qui est important aussi,
27:13c'est qu'il y a
27:13cette aide financière
27:15et militaire
27:15qui vient de l'Union européenne
27:17qui plutôt donne l'impression
27:19que la guerre peut continuer
27:20encore et encore.
27:21Sauf que si vous regardez
27:22comment les sentiments,
27:24les Ukrainiens,
27:25récemment,
27:26il y a eu une interview
27:27très intéressante
27:28d'ancien porte-parole
27:29de Vladimir Zelensky,
27:31Yulia Mendel,
27:32qui est un Ukrainien,
27:34qui a parlé à Tucker Carlson,
27:36c'est un journaliste américain
27:37assez connu.
27:38Et c'est révélateur
27:40parce qu'elle parle
27:41de vrais sentiments
27:42d'Ukrainien,
27:43la façon comment
27:44Vladimir Zelensky,
27:45selon elle,
27:46qui le connaissait très bien
27:48et qui travaille avec elle,
27:49lui,
27:51qu'il veut juste
27:52rester au pouvoir.
27:54Comment vous analysez
27:55la demande de Zelensky
27:56à Trump et Xi Jinping
27:58que le sujet de l'Ukraine
27:59soit aussi un des sujets
28:00abordés comme l'Iran,
28:01comme le business
28:02lors de cette rencontre bilatérale ?
28:05Je pense que malheureusement
28:06la guerre en Iran
28:08a été,
28:09on va dire la guerre en Ukraine
28:10a été une conséquence,
28:12a été écartée
28:14par la guerre en Iran
28:16et que Volodymyr Zelensky
28:17a un problème existentiel
28:19aujourd'hui.
28:20On l'a vu
28:20pendant cette guerre en Iran,
28:22quand les Iraniens
28:24ont fait intervenir
28:24leurs drones shahides
28:25qui sont utilisés
28:27depuis 4 ans
28:27par les Russes,
28:28enfin depuis,
28:29oui,
28:29la fin 2022
28:30par les Russes
28:32sur le théâtre ukrainien,
28:34Zelensky immédiatement
28:35s'est proposé
28:36d'aider
28:37les Émirats Arabes Unis
28:39à contrecarrer
28:41cette menace
28:43en disant
28:43voilà,
28:44on est là,
28:44on existe encore en fait.
28:46Et ce qui s'est passé
28:48c'est que
28:48là où est le problème
28:50principal pour les Ukrainiens
28:51aujourd'hui,
28:51c'est que cette guerre
28:53ayant eu ses conséquences
28:54à cause du détroit
28:56d'Hormuz
28:56sur le prix
28:58des hydrocarbures,
28:59eh bien,
28:59le budget,
29:00on va dire,
29:01militaire russe,
29:02il était aussi
29:04en adéquation
29:05avec le prix
29:07du baril de pétrole.
29:08Et aujourd'hui,
29:10autant les Russes
29:11visaient un baril
29:12qui était autour
29:13de 60 dollars,
29:14avec un baril
29:15qui a plus de 100 dollars,
29:17évidemment,
29:18c'est une manne financière
29:19supplémentaire
29:20pour Vladimir Poutine
29:21pour continuer
29:22à financer sa guerre.
29:24Dans le même temps,
29:25même si les Ukrainiens
29:26ont eu leurs 90 milliards
29:27par l'Union Européenne
29:29finalement
29:31de...
29:31comment...
29:32d'aide,
29:33il sent bien
29:34que les pays
29:35sont de plus en plus
29:36récalcitrants
29:37à aider l'Ukraine.
29:38Au premier lieu,
29:39les Américains
29:40qui se sont,
29:40il faut l'expliquer aussi,
29:42désengagés
29:42du conflit ukrainien.
29:44Maintenant,
29:45c'est les Européens,
29:46alors les Américains
29:47sont toujours présents
29:48d'une façon ou d'une autre,
29:49mais si vous voulez,
29:50au niveau financier,
29:51c'est l'Europe qui paye.
29:52Donc,
29:52aujourd'hui,
29:53on est face à une Ukraine
29:55qui est fragilisée
29:56par la situation
29:57et par les prix du pétrole
29:59parce que ça avantage
30:01considérablement les Russes.
30:02Et les Ukrainiens
30:03ont tenté
30:05de porter atteinte
30:06aux raffineries russes,
30:08de viser des champs gaziers,
30:09des champs pétroliers.
30:10Ils l'ont fait,
30:11mais on a bien compris aussi
30:12que Donald Trump
30:13leur a fait un petit signal
30:14pour qu'ils arrêtent
30:15de faire ça
30:15parce que sinon,
30:17il n'y a plus de pétrole du tout.
30:18Et là,
30:19le problème,
30:19il est là aussi.
30:20Le problème,
30:20il est de continuer
30:21à faire que le flot
30:23du pétrole mondial
30:24puisse circuler.
30:25Sinon,
30:25on va arriver à un baril
30:26à 200 dollars
30:27et ça va être encore
30:28une catastrophe.
30:29Alors,
30:29vous disiez que Trump
30:31ne s'occupe plus vraiment
30:32de l'Ukraine
30:33et que le dossier
30:33est plutôt sur la table
30:34des Européens.
30:35Zelensky semble aussi
30:36avoir pris cette distance
30:37avec Washington,
30:39Xenia Federova ?
30:40En tous les cas,
30:41on le voit
30:41que son communication
30:42est très contradictoire.
30:46De temps en temps,
30:47il dit
30:47qu'on ne peut plus
30:49compter sur les Américains
30:51et de temps en temps,
30:52il demande
30:52aux Américains
30:53et aux Chinois
30:53d'aider dans cette...
30:55Alors ça,
30:55c'est autre chose.
30:55Ça,
30:55c'est l'article de L'Express.
30:56On va en parler dans un instant.
30:57C'est le scandale de corruption
30:59en Ukraine,
30:59les révélations
31:00qui fragilisent
31:02Volodymyr Zelensky.
31:02On peut même en parler maintenant
31:03puisqu'on l'a vu à l'antenne
31:04si vous le souhaitez,
31:05Xenia.
31:05C'est vrai que c'est la presse française
31:06qui s'en fait l'écho.
31:08C'est dans l'entourage
31:09de Volodymyr Zelensky.
31:10Ça fait plusieurs mois
31:11que le scandale a éclaté,
31:13mais il y a de plus en plus
31:15de personnalités autour de lui
31:16qui sont mises en cause.
31:18Et la presse française,
31:19dans cet article de L'Express,
31:21s'en fait l'écho
31:22au moment
31:23où il y a un prêt
31:24qui va être accordé
31:24par l'Union européenne
31:26donc à l'Ukraine.
31:28Oui, mais ce n'est pas
31:29quelque chose de nouveau.
31:30Le scandale des corruptions,
31:31il a eu place déjà
31:32depuis le début
31:33de ces conflits.
31:35Dans les presses américaines,
31:37il y a beaucoup plus
31:38de couverture de ces scandales
31:40qu'il y a dans les presses européennes.
31:41Et aujourd'hui,
31:42on voit un article
31:44et ça fait en effet
31:45en fait assez intéressant
31:47parce que jusqu'à maintenant,
31:49pas beaucoup de journalistes,
31:50et félicitations
31:51à tous les cas
31:52à CNews et leur inter,
31:53parce qu'on en parlait
31:54depuis le début,
31:56le problème est réel.
31:58Il y a des proches
31:59de Vladimir Zelensky
32:00qui sont accusés.
32:04Il y a des suspicions aussi.
32:05On parle de Mindich
32:06qui n'est plus en Ukraine,
32:08qui est parti en Israël.
32:10Mais on parle
32:10des 5 millions de dollars
32:12autour du site énergétique.
32:14Il y a aussi Yarmak.
32:16Aujourd'hui,
32:17c'est un autre proche
32:19de Zelensky.
32:20Et en fait,
32:21ça commence à faire
32:23vraiment beaucoup de bruit.
32:24Je pense que
32:24les médias européens
32:26ne peuvent plus
32:27ignorer cette problématique,
32:29surtout quand on parle
32:30des prêts
32:31de 90 milliards,
32:32encore de,
32:33je pense,
32:3413 milliards
32:34qui sera fournis.
32:36Et c'est inévitable
32:37qu'à un moment,
32:38ils font parler.
32:39Et je pense
32:40que ça sera inévitable
32:41encore une fois
32:43que Zelensky
32:45sera obligé
32:45de répondre
32:46à toutes ces accusations.
32:47Alors justement,
32:48vous l'avez cité,
32:49il y a son ancien bras droit
32:49qui a pris la parole là-dessus.
32:56De nombreuses personnes
32:57ont proposé leur soutien,
32:58mais je ne souhaite pas
32:59y recourir.
33:00Il est important
33:00que la justice reste indépendante
33:02à l'abri de toute influence.
33:04Je veux donner
33:04l'exemple personnel
33:05en montrant
33:06que je n'en profite pas.
33:07Malheureusement,
33:08la pression médiatique
33:09a été très intense
33:10pendant tous ces mois,
33:11mais nous rêvons
33:12tous encore
33:12de vivre
33:13dans un état de droit.
33:17Alors qui devrait aujourd'hui
33:18montrer l'exemple
33:19de la manière
33:19de ne pas exercer
33:20d'influence
33:21si ce n'est les avocats ?
33:22Je suis ici,
33:23je suis en Ukraine
33:24et je suis venu ici
33:25avec mon avocat de la défense.
33:30Et je lis le chapeau
33:31de l'article de l'Express
33:32qu'on vous a montré
33:33à l'antenne,
33:33Arnaud Klarsfeld.
33:34De nouvelles retranscriptions
33:35publiées par la presse ukrainienne
33:37suggèrent que plusieurs proches
33:38du chef de l'État,
33:40Volodymyr Zelensky,
33:41auraient joué un rôle central
33:42dans un vaste système
33:43de détournement de fonds.
33:45Ce n'est pas étonnant.
33:46Tout le monde le sait.
33:47Dans un pays
33:48qui était un des pays
33:48les plus corrompus en Europe,
33:50sinon le plus corrompu en Europe
33:51avant la guerre,
33:53c'est normal
33:53si on envoie en cash
33:55des dizaines de milliards de dollars
33:57que certains en prennent
33:58proches du pouvoir,
33:59en prennent une partie.
34:00Je ne veux pas dire
34:01que c'est anecdotique.
34:02Ah non, c'est un sujet quand même.
34:03Ça fait rager un peu
34:04les peuples européens
34:06qui payent une partie
34:07de cette aide.
34:08Ah bah oui.
34:09Mais c'est pas ça.
34:10On leur explique
34:10qu'il n'y a plus d'argent
34:11en France
34:11pour baisser les taxes
34:12sur les carburants.
34:12Mais ce n'est pas ça.
34:13L'essentiel,
34:14c'est d'empêcher
34:15que le conflit dégénère.
34:17Et Trump a eu une attitude
34:18qui était une attitude raisonnable,
34:20c'est-à-dire d'essayer
34:21de s'entendre avec Poutine.
34:23Parce que c'est ça
34:23les dangers
34:25pour le monde occidental
34:27et pour la planète en général.
34:29C'est qu'il y ait une guerre
34:30entre la Russie
34:31et les États-Unis.
34:33Bon,
34:34Trump a décidé
34:35que la zone d'influence,
34:37à tort ou à raison,
34:39je suis prudent,
34:39mais que la zone d'influence russe,
34:42c'était en partie
34:43au moins l'est de l'Ukraine.
34:46Et ça se justifie
34:47par des raisons historiques,
34:49c'est-à-dire
34:50qu'une grande partie
34:51quand même
34:51des habitants
34:53du Donbass,
34:54etc.,
34:55sont de culture russe
34:56et voient l'avenir
34:58plutôt vers la Russie
34:59que vers l'Europe.
35:00s'il y a un détournement
35:01de l'aide européenne,
35:03je suis désolé,
35:04mais on dit aux Français
35:05matin, midi et soir,
35:06il n'y a pas un euro
35:07dans les caisses de l'État.
35:08On ne peut pas baisser les taxes.
35:10Il y a 9 milliards
35:11d'euros français
35:12qui ont été donnés
35:13à l'Ukraine.
35:14Le président français
35:15a annoncé cette semaine
35:16qu'il y allait avoir
35:1714 milliards
35:18dans une partie
35:19de fonds publics
35:19pour l'Afrique.
35:20Si on apprend
35:21que l'argent qu'on donne
35:22est en plus détourné...
35:23Une partie ?
35:24Une partie ?
35:25Oui, mais c'est loin
35:26d'être anecdotique.
35:27Excusez-moi.
35:28Ce n'est pas anecdotique.
35:28Les gens qui nous regardent,
35:29ça les rend fous.
35:30C'est anecdotique
35:31par rapport
35:31à une guerre mondiale
35:32entre les États-Unis
35:34et la Russie.
35:34Vous en conviendrez quand même.
35:36C'est tout à fait logique
35:37que dans un pays corrompu,
35:39quand on envoie
35:39beaucoup d'argent,
35:40une partie de l'argent
35:41s'en arrive.
35:42Ce n'est pas anecdotique
35:43pour les Français
35:43à qui on explique
35:44qu'il n'y a plus d'argent
35:44dans les caisses
35:45si c'est avéré, évidemment.
35:47En tous les cas,
35:47l'important,
35:48c'est que l'Europe
35:50devrait plutôt s'efforcer
35:51de trouver une solution
35:52de compromis
35:53entre la Russie
35:55et l'Ukraine.
35:56Elle a déjà échoué
35:57avant que la guerre n'éclate
35:59et même avant 2014.
36:00C'est entre 2014 et 2022
36:02que la diplomatie européenne
36:05et on peut voir
36:05les diplomates
36:06sur de nombreuses chaînes télévisées
36:08éduquées, intelligentes,
36:11cultivées, parlant bien,
36:13eh bien,
36:13ils auraient dû mettre
36:14leur effort
36:14à tenter de prévenir
36:16un conflit
36:17qui était inévitable
36:19parce qu'il était inévitable
36:20que Poutine
36:21et que la Russie
36:22ne laissent pas
36:24l'OTAN
36:25et l'Europe
36:26s'installer
36:26dans un endroit
36:29qu'ils considèrent
36:30être chez eux.
36:31J'entends ce que vous dites,
36:32Arnaud,
36:32mais sur ce scandale
36:33de corruption,
36:34ce n'est pas un petit sujet,
36:35Régis Le Sommier.
36:35Ce n'est absolument
36:36pas un petit sujet.
36:37C'est un petit sujet
36:39par rapport à la guerre mondiale.
36:40C'est tout ce que j'ai dit.
36:42Mais, je veux dire,
36:43on va revenir
36:44à la source du problème.
36:45Même s'il y a
36:47ces révélations aujourd'hui,
36:48si André Hériermak,
36:49chef de cabinet
36:50de Volodymyr Zelensky,
36:51chef des négociateurs,
36:52d'ailleurs...
36:53On prend la parole.
36:53Non, on prend la parole,
36:54mais on a démissionné.
36:56Là, il est accusé.
36:57Il a démissionné
36:58pour pouvoir se défendre.
36:59Donc, il n'est plus
37:00dans l'entourage de Zelensky.
37:02C'est un des plus proches
37:03de Zelensky.
37:03C'est lui qui a filtré
37:05tout ce qui arrivait
37:06au président.
37:07Ils étaient tout le temps
37:09ensemble,
37:09ou presque.
37:10Il y a, évidemment,
37:11Timur Mindich,
37:12qui, lui,
37:13était l'associé
37:14de Zelensky
37:14au moment où
37:15ils avaient une boîte
37:16de production
37:16au moment où Zelensky
37:17faisait des spectacles.
37:19Donc, c'est des gens
37:19qui sont proches,
37:21très, très proches
37:21du président.
37:22Et surtout, je rappelle
37:23que cette histoire
37:24de 100 millions
37:26liée à Energoatom,
37:27qui est la société
37:28de nucléaire ukrainien,
37:31elle est maintenant ancienne.
37:33Là, il y a
37:34de nouvelles accusations,
37:36de nouveaux,
37:37comment,
37:37des enregistrements sonores
37:39où on parle,
37:40on évoque Zelensky
37:41par son petit nom
37:43qui est Vova,
37:43d'ailleurs.
37:44C'est entre,
37:45voilà,
37:45les gens l'appellent Vova.
37:47Et il apparaît
37:48dans une histoire
37:49de scandale,
37:50d'attribution de villas
37:52dans la banlieue de Kiev,
37:54de construction de villas.
37:56Donc, on est quand même,
37:57là, on est passé
37:58de pot de vin
37:58dans l'énergie
37:59à des, comment,
38:01des malversations,
38:03on va dire,
38:03dans de la construction.
38:04Donc, si vous voulez,
38:05le problème,
38:06il n'est pas là.
38:06Le problème,
38:07il est que,
38:07qui a permis
38:09que ces scandales
38:10arrivent ?
38:11Eh bien,
38:12deux structures
38:13qui ont été imposées
38:14aux Ukrainiens
38:15par les Américains,
38:17dont cette fameuse structure
38:19qui s'appelle Nabu,
38:20qui, elle,
38:21est directement,
38:22on va dire,
38:23pilotée par le FBI
38:24et la CIA,
38:26et qui ont permis,
38:27justement,
38:28de soulever
38:28ces malversations.
38:29Sinon,
38:30il n'y aurait rien.
38:31Ce n'est pas l'Europe
38:31qui a exigé
38:32un audit clair
38:34de l'attribution des fonds.
38:35Et je rappellerai
38:36une dernière chose,
38:37c'est que sur la question
38:38de l'armement,
38:39il y a aussi,
38:40et ça,
38:41il y a aussi des rapports,
38:42des audits qui ont été faits
38:43cette fois-ci par des Ukrainiens
38:45auprès du ministère
38:46de la Défense ukrainien
38:47qui montrent
38:47qu'une partie des armes
38:48a disparu.
38:49Et quand on sait
38:50l'opacité
38:52des ventes d'armes
38:52dans le monde,
38:53on peut imaginer
38:54que ces armes circulent.
38:55Je me mets deux secondes
38:56à la place du téléspectateur
38:57de l'Orinter
38:57qui nous regarde.
38:58On lui dit,
38:59il n'y a plus d'argent en France,
39:00on en donne à l'Ukraine,
39:01la France,
39:01c'est 9 milliards.
39:02Évidemment,
39:02il y a l'engagement
39:03sur le prêt
39:03à l'échelle de l'Union européenne
39:05qui arrive
39:05et qui imagine
39:06qu'en plus,
39:07une partie de cet argent
39:08aurait pu être détournée
39:08à des fins personnelles.
39:10C'est insupportable
39:10pour ceux qui nous regardent.
39:11Oui, bien sûr,
39:12mais ce qui est insupportable,
39:13je pense que jusqu'à maintenant,
39:15il n'y a pas eu
39:16une seule audite
39:16où va cet argent.
39:19Parce que,
39:20vous savez,
39:20l'Ukraine était
39:22le pays plus corrompu
39:24de l'Europe
39:24même avant la guerre.
39:26Et donc,
39:26on ne peut pas compter
39:27qu'avec le début
39:28de la guerre,
39:29tout est changé.
39:31Je pense qu'il ne faut pas
39:33oublier ça.
39:34Je pense qu'il y a
39:34une certaine volonté
39:37des dirigeants européens
39:38de fermer les yeux
39:38sur un scandale
39:40de corruption
39:40qui touche,
39:41qui cible directement
39:42Vladimir Zelensky
39:43parce qu'il faut
39:44que Vladimir Zelensky
39:45garde cette image
39:46d'un héros,
39:48que l'Ukraine garde
39:49cette image
39:49d'une transparence
39:50et démocratie.
39:51Parce que sinon,
39:52comment justifier ça
39:54aux Européens ?
39:55Pourquoi on envoie
39:56l'argent
39:56dans un pays
39:58où on ne peut même
39:58pas tracer
39:59où l'argent vend ?
40:00Et là,
40:01je pense que ce qu'il y a
40:02Régis Lissami a dit,
40:03c'est très vrai,
40:04c'est les Américains
40:04qui sont mis la pression.
40:06C'est les Américains
40:07avec l'arrivée
40:07de Donald Trump
40:08qui commençaient
40:09en fait
40:09d'exposer les choses.
40:11Et je pense
40:12qu'on va apprendre
40:12beaucoup,
40:13beaucoup plus
40:13de choses
40:14sur cette nouvelle.
40:14mais ça,
40:15c'est évident
40:15qu'ils ferment
40:15les yeux.
40:16J'ai envoyé
40:17à Xenia
40:17la vidéo
40:18que j'ai envoyée
40:19sur Babillard,
40:21c'est-à-dire
40:21un survivant
40:22de Babillard
40:23qui raconte
40:23comment les nationalistes
40:25ukrainiens
40:26et comment les Allemands
40:27ont tué
40:29les Juifs,
40:30les familles juives
40:31dans les fosses communes
40:32à Babillard.
40:33Et vraiment,
40:33on pleure
40:34quand on regarde
40:35cette vidéo,
40:36le petit garçon
40:36qui se tourne,
40:37qui demande à l'Allemand
40:38avant qu'il lui tire
40:40une balle dans la tête
40:41s'il doit enlever
40:41ses chaussettes,
40:42se mettre tout nu
40:43ou le bébé
40:45qui tête encore
40:46dans la fosse commune
40:47le sein de sa mère
40:48qui a été abattu
40:50avant de mourir.
40:52Eh bien,
40:53ces nationalistes
40:53ukrainiens
40:54ont encore
40:54la plus longue avenue
40:56à Kiev
40:56et les Européens
40:58qui vont à Kiev
40:59et qui en prennent
41:00cette avenue
41:00voient que Bandera
41:01est glorifié
41:04là-bas,
41:05dans l'ouest
41:06de l'Ukraine,
41:07qu'il y a des jours
41:08nationaux
41:09pour lui,
41:10etc.,
41:11qu'il y a des statues
41:11qui lui sont érigées
41:13et quand je l'ai dit
41:15dès le début
41:15de la guerre,
41:16ça m'a valu
41:18des tombeaux
41:19d'insultes
41:21et de mauvais commentaires
41:22pour avoir
41:23simplement dit
41:24une vérité historique,
41:26c'est-à-dire
41:26qu'en Ukraine
41:27aujourd'hui,
41:28dans l'ouest
41:28de l'Ukraine,
41:29ceux qui ont participé
41:30à l'extermination
41:32de dizaines de milliers
41:33de familles juives
41:34sont vénérés
41:35et jamais
41:36quelqu'un
41:37en Europe,
41:37jamais
41:38ni dans l'Union Européenne
41:39ni un homme politique
41:41en France
41:41n'a amené ce sujet,
41:43ne l'a dit,
41:44alors que c'est quand même
41:45quelque chose d'essentiel.
41:46Ils veulent faire rentrer
41:47dans l'Union Européenne
41:48un pays qui vénère
41:49encore des nationalistes
41:51ukrainiens
41:52qui ont exterminé
41:53des dizaines de milliers
41:54de Polonais
41:54et des dizaines de milliers
41:55de familles juives.
41:56Vladimir Poutine
41:57s'est exprimé
41:58à nouveau aujourd'hui
41:59et certains disent
42:01qu'il est en train
42:01de menacer l'OTAN.
42:02Vous allez me donner
42:03votre point de vue,
42:03Xenia,
42:04écoutez-le
42:04sur l'arme nucléaire.
42:07Nous continuerons,
42:08bien entendu,
42:09à moderniser
42:10et à développer
42:11nos forces nucléaires
42:12stratégiques
42:12en créant des systèmes
42:14de missiles
42:14aux capacités
42:15de combat accrues,
42:16capables de déjouer
42:17tous les systèmes actuels
42:18et futurs
42:19de défense antimissiles.
42:21Grâce au travail
42:22véritablement héroïque
42:23et désintéressé
42:24de plusieurs générations
42:25de collaborateurs
42:26de l'Institut,
42:27une école nationale
42:28de systèmes de missiles
42:29s'est constituée,
42:30apportant une contribution
42:32inestimable
42:33au renforcement
42:33de la défense
42:34de notre patrie.
42:36Est-ce qu'il faut
42:37prendre ça
42:37comme des menaces
42:38contre l'OTAN ?
42:39Je pense qu'aujourd'hui,
42:41les armes nucléaires
42:42jouent plutôt
42:43un rôle de dissuasion
42:44et je pense qu'il faut
42:45s'y poser la question
42:46pourquoi jusqu'à maintenant
42:47les Etats-Unis
42:48ne sont pas décidés
42:49de prolonger
42:51un accord
42:52qui s'appelle START
42:53qui est très important
42:54pour réguler
42:56le développement
42:57et l'enlargissement
42:59des armes nucléaires.
43:01C'est les Etats-Unis
43:02qui ne veulent pas.
43:02Je pense qu'il y a aussi
43:03une position
43:04assez responsable
43:05et raisonnable
43:06mais on ne peut pas
43:07empêcher
43:08voir toutes ces puissances
43:11mondiales
43:11aujourd'hui
43:12entrer dans
43:13une nouvelle
43:15arms race,
43:16une nouvelle course
43:18des armes nucléaires.
43:19Des armes nucléaires.
43:21Malheureusement,
43:22c'est le cas.
43:22Vous avez aussi la Chine
43:23qui s'est récemment dit
43:24qu'ils vont continuer
43:25d'élargir leurs stocks
43:27et je pense
43:28qu'aujourd'hui,
43:30c'est inévitable
43:31sauf si on trouve
43:32un moyen
43:33d'avoir un autre accord.
43:36Mais pour l'instant,
43:37ce n'est pas le cas.
43:38Et je voulais juste ajouter
43:39quelque chose
43:39sur les ondes d'influence
43:40parce qu'Arnaud Kvarsfeld
43:41l'a parlé
43:41quand il a parlé
43:42des côtés
43:43de l'Ukraine de l'Est
43:45et de Donbass.
43:45Mais il ne faut pas oublier
43:46que cette guerre
43:47n'a pas commencé
43:48parce que Poutine
43:48a décidé
43:49de prendre les contrôles
43:51sur les ondes d'influence.
43:52C'est commencé
43:53après huit ans
43:54des tentatives
43:55de négociations
43:56entre l'Ukraine,
43:57la Russie
43:57et la France
43:59et l'Allemagne,
44:00les accords de Minsk
44:01parce qu'en 2014,
44:03Kiev,
44:03les côtés de l'Est
44:05qui n'étaient pas d'accord
44:05avec la décision,
44:07avec cette révolution
44:08des Maïdans
44:08et la décision
44:09de renverser
44:10le président élu
44:11qui était plutôt
44:13russophone,
44:14on peut dire
44:14ou ce fil,
44:17Kiev a commencé
44:17à bombarder
44:18les régions
44:19des Donbass.
44:19Il y a eu
44:20plus de 15 000 morts
44:21et en fait,
44:22pendant des années,
44:23il y a eu
44:23déjà une guerre
44:24et donc,
44:25dès 2022,
44:26la Russie
44:26a décidé
44:27d'y aller
44:29et en fait,
44:30ils ont appelé
44:31sa opération
44:31militaire spéciale,
44:32comme vous le savez
44:33et ça continue
44:34jusqu'à aujourd'hui.
44:35Et la vraie problématique
44:36est que cette guerre
44:37pourrait être arrêtée
44:38à 2022,
44:39mais ce n'était pas
44:39le cas
44:39et on en parlait
44:40déjà à plusieurs reprises
44:42parce qu'il y a eu
44:43Boris Johnson
44:44qui a demandé
44:44à 2022
44:45pendant les accords
44:46d'Instambul
44:47quand les Ukrainiens
44:47étaient prêts
44:48et les Russes
44:48étaient prêts
44:49pour signer
44:49un accord de paix,
44:50Boris Johnson
44:51a intervenu.
44:52On a aussi appris
44:53la dernière fois
44:54récemment,
44:55je pense que c'est
44:56il y a quelques jours,
44:58qu'Emmanuel Macron
44:59on a appelé Vladimir Poutine.
45:00Selon Vladimir Poutine,
45:01il a appelé,
45:02il a dit
45:02que l'Ukraine
45:04ne peut pas signer
45:05cet accord
45:06parce que ce n'est pas
45:07un bon accord
45:08pour l'Ukraine.
45:09Et selon Poutine,
45:09Poutine a demandé
45:10qu'est-ce qu'il faut faire
45:11et Emmanuel Macron
45:12a dit qu'il faut retirer
45:13les forces russes
45:14de Kiev,
45:14ce que Poutine a fait.
45:15Mais finalement,
45:16il n'a pas eu un accord.
45:18La guerre a continué.
45:19Je pense qu'aujourd'hui,
45:21la problématique,
45:22c'est que l'Ukraine
45:24n'est pas complètement
45:26souveraine dans les décisions.
45:27Et je pense qu'il y a
45:28trop d'acteurs
45:30sans les Américains
45:31aujourd'hui
45:31parce que c'était
45:32Américain au début
45:33mais aujourd'hui,
45:34c'est plutôt l'Union Européenne
45:35qui demande à l'Ukraine
45:36de ne pas céder
45:37et cette guerre continue
45:38et continue
45:39et encore plus de morts.
45:40Ça, c'est très triste.
45:42C'est la fin.
45:43C'est la fin de l'heure
45:44en Terre de 100% politique
45:45pour aujourd'hui.
45:45Merci à tous les trois.
45:47Tout de suite,
45:47le 22h minuit
45:48de CNews
45:49avec Mickaël Dorian.
45:50Je vous retrouve demain
45:50pour 100% Frontières
45:52juste après
45:52la messe de l'Ascension.
45:53Excellente soirée
45:54sur CNews.
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