- il y a 9 heures
Ce vendredi 10 avril, Christopher Dembik a reçu Bertrand Puiffe, gérant action chez Fidelity International, dans l'émission Tout pour investir, la masterclass, sur BFM Business. Retrouvez l'émission tous les vendredis à 11h.
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00:00Tout pour investir, la masterclass, l'entretien.
00:04Avec Bertrand Puy, vous êtes gérant action chez Fidelity International.
00:08Bien évidemment, la première question que je vais vous poser, c'est assez évident,
00:11c'est par rapport au cessez-le-feu. Est-ce que vous êtes optimiste ?
00:14Est-ce que ça a changé un peu la donne par rapport à il y a encore une semaine
00:17où c'est vrai qu'il y avait une volatilité de la version risque ?
00:19Là, on a vu un rebond des marchés. Est-ce que ça change la donne ? Est-ce que c
00:22'est durable ?
00:23Alors pour nous, ça ne change pas forcément la donne.
00:26Même si ce cessez-le-feu était confirmé, on va dire, dans dix jours,
00:30par exemple, quand on regarde le secteur d'énergie,
00:32on ne pense pas que le secteur d'énergie va s'effondrer.
00:34D'ailleurs, on a vu que le pétrole a fait un pic autour de 110,
00:38redescendu en séance à 93 autour, et remonté quasiment à 100 au moment où on parle.
00:44Exactement, et même le pétrole physique, j'ai regardé avant qu'on commence l'émission,
00:47de Mer du Nord, celui qui est livré, on est même à 148 dollars.
00:50Donc les tensions sont là, vous avez raison.
00:52Voilà, parce que d'une part, il va falloir redémarrer les champs qui ont été arrêtés.
00:56Et on sait que, alors pour le pétrole, c'est un peu plus rapide,
00:59mais pour le gaz, ça va mettre quand même plusieurs mois.
01:01Il y a également tout ce goulot d'étranglement où on a tous ces navires qui sont bloqués.
01:05Il va falloir qu'ils sortent, d'une part.
01:07Et on sait qu'il y a, alors pour aller en Asie, il y a 25 jours de traversée.
01:11Donc là, effectivement, et c'est aussi pour ça que ce cessez-le-feu,
01:14il a des chances quand même d'aboutir sur le papier,
01:16parce que c'est vrai que les derniers navires qui sont partis il y a 25 jours sont en train
01:20d'arriver.
01:21Et donc après, il va y avoir un gros souci.
01:22On sait qu'il y a plusieurs pays en Asie qui sont en train de demander à leurs entreprises
01:26de réduire l'utilisation de l'énergie.
01:29Donc tout ça, ça va mettre aussi du temps,
01:31parce que ces bateaux-là vont mettre 25 jours pour aller en Asie,
01:33un peu moins pour aller en Europe.
01:34Mais bon, ça va mettre plusieurs mois pour se normaliser.
01:39Et puis, il y a plus moyen-long terme.
01:41Il est clair que la question de la dépendance au Moyen-Orient va se poser.
01:46Et nous, on pense que ça va générer des opportunités d'investissement
01:49au niveau énergétique, au niveau notamment donc pétrole-gaz,
01:54dans d'autres zones géographiques, notamment au niveau de l'exploration.
01:58On sait que les investissements dans le pétrole ont été relancés depuis 3-4 ans,
02:02mais surtout sur les champs existants,
02:04pour augmenter la productivité et la durée de vie des champs existants.
02:07Et l'exploration n'a pas vraiment redémarré.
02:10On le voit avec des acteurs comme TGS ou Véridien.
02:12Il y a un peu de demande qui est en train de revenir sur des niveaux qui étaient extrêmement bas.
02:16Mais par rapport à un niveau normalisé, on est très en deçà.
02:19Et on pense que cette crise-là va justement dynamiser à nouveau les investissements
02:23des sociétés pétrolières en exploration,
02:26en dehors évidemment de la zone un peu critique actuelle du Moyen-Orient.
02:31Et donc ça, ça va générer pas mal d'opportunités.
02:34Est-ce qu'on pourrait considérer que l'Amérique latine fasse partie des gagnants,
02:37notamment dans cette perspective-là ?
02:39C'est-à-dire qu'on a le Brésil, bien évidemment,
02:40où vous avez aussi d'importants champs pétrolifères, même gaziers en Argentine.
02:44Est-ce que ça peut être une zone qui vous paraît intéressante et grèce malgré tout compliquée ?
02:47C'est-à-dire qu'on a nos téléspectateurs et auditeurs.
02:50On a à la fois, bien sûr, des institutionnels, mais aussi des particuliers.
02:53Pour un particulier, c'est dur d'aller notamment vers le Brésil ou encore l'Argentine de lui-même.
02:57J'imagine qu'il faut passer par un fonds éventuellement.
02:59Voilà. Alors effectivement, cette zone-là est assez intéressante.
03:02On a également le Venezuela.
03:03C'est vrai, oui, je connais bien le Venezuela, mais c'est vrai.
03:05C'est du pétrole lourd, c'est vrai, donc il ne peut pas aller partout.
03:08Mais enfin, là aussi, il y a d'énormes développements au Venezuela.
03:11Il n'y a que six compagnies qui ont le droit aujourd'hui d'investir,
03:14enfin que les États-Unis ont autorisé à investir au Venezuela,
03:17dont une française, Morelle Eprome.
03:20Donc, il faut aller chercher les acteurs qui ont la possibilité de faire ça.
03:23Le Brésil, c'est un peu plus ouvert, ou l'Argentine.
03:25Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup...
03:26Et là, on est sur de l'offshore,
03:28avec donc tout l'intérêt de faire de l'exploration,
03:32également d'avoir des plateformes de forage.
03:35Toute cette partie-là, des services pétroliers, des plateformes de forage,
03:37depuis dix ans, on est au fond du trou.
03:40Certaines ont dû faire des recapitalisations, une, deux, trois fois.
03:44Et ce secteur-là n'a pas eu vraiment à nouveau le vent en poupe.
03:47C'est surtout les sociétés comme Technip, comme Solstice Even,
03:49dans les services, qui...
03:51Les services plutôt, on va dire, justement,
03:53donc ce que je disais tout à l'heure sur les champs existants,
03:55qui ont eu le vent en poupe ces trois dernières années.
03:57Et donc, ces sociétés-là,
04:01de forage, d'exploration,
04:03qui n'ont rien fait, grosso modo, depuis dix ans,
04:06devraient repartir avec ces explorations au Brésil, en Argentine,
04:10au Venezuela, là encore, on est sur de l'offshore.
04:12Nous, notre idée aussi,
04:13et ça, c'est quand même une...
04:14On est...
04:15On va un peu à l'encontre du consensus.
04:17C'est de dire que le pétrole de schiste américain
04:20est en train d'atteindre son plateau,
04:22et peut-être l'a même atteint.
04:23Oui, c'est vrai qu'il y a un débat.
04:24Il y a un débat là-dessus.
04:26Nous, on est de ceux qui pensent qu'on a atteint ce plateau-là.
04:28Et donc, il va falloir aller, en plus,
04:30et qu'on va commencer à décliner à partir de 2030,
04:32d'où l'intérêt peut-être aussi pour les États-Unis
04:34d'avoir fait cette opération au Venezuela.
04:37Mais en tout cas, ça veut dire qu'il va falloir, là encore,
04:40relancer pour les Américains
04:41des dépenses d'exploration,
04:43sans doute dans le Golfe du Mexique,
04:46et au Venezuela,
04:48à voir comment, effectivement,
04:50il y aura des accords de partage de production
04:52entre les États-Unis et les Venezuela.
04:54Mais voilà, on est dans une reconfiguration
04:57du secteur de l'énergie
04:58qui va s'accélérer fortement,
05:01quoi qu'il arrive,
05:03que cette crise dure ou qu'elle s'arrête,
05:05il va y avoir cette reconfiguration-là.
05:08Et il va y avoir des acteurs
05:09qui vont en bénéficier fortement
05:10et qui n'ont pas, jusqu'à présent,
05:12vu leur cours de bourse, monter fortement.
05:14– Le point sur la production américaine est intéressant,
05:17parce que je me souviens,
05:18quand j'ai fait mes prévisions au début d'année,
05:19j'étais sur une stagnation de la production,
05:21et effectivement, ça rejoint votre aspect.
05:24Et sur le Venezuela,
05:27la spécificité du pétrole vénézuélien
05:28fait qu'en fait, il peut être raffiné,
05:30surtout au Texas.
05:31Donc, il y a tout un intérêt,
05:32et on voit que,
05:34alors on peut débattre du terme changement de régime
05:35pour l'Iran,
05:36mais il y a eu en tout cas un régime
05:37plus favorable aux États-Unis, au Venezuela.
05:40Par rapport à notre invité précédent,
05:41par rapport à Pierre Chang,
05:42est-ce que vous êtes agnostique
05:44et vous dites, effectivement,
05:45il y a ces énergies fossiles,
05:46il y a des opportunités,
05:47mais on voit aussi des opportunités
05:48dans les énergies renouvelables ?
05:50– Alors, si on fait l'hypothèse,
05:52qui est notre hypothèse,
05:53que le prix du baril se situe durablement
05:55au-dessus de 85 dollars,
05:57sans aller trop non plus,
05:58puisqu'un baril trop élevé,
06:00ce n'est pas bon politiquement aussi
06:02pour les États-Unis,
06:02on voit que l'essence au galon
06:04est multipliée par trois,
06:05c'est un peu difficile.
06:06– Voilà, mais on va dire autour de 85.
06:08Si on se maintient là,
06:11les énergies renouvelables
06:12vont avoir le vent en poupe,
06:14ça va avoir faim de mauvais jeu de mots,
06:15parce qu'effectivement,
06:17plus le prix du pétrole est élevé,
06:19plus il y a un intérêt à se substituer
06:21vers des énergies renouvelables.
06:23Avec toute la problématique qu'il y a,
06:24que ce sont des énergies qui ne sont pas,
06:27ce n'est pas comme une centrale au gaz
06:28ou au charbon qu'on peut,
06:30pardon, au pétrole,
06:31ou même au charbon qu'on peut appeler
06:32à n'importe quel moment,
06:33là, vous avez quand même,
06:34en fonction du vent,
06:35en fonction du soleil,
06:36donc c'est des choses
06:36qui ne sont pas complètement linéaires,
06:38mais il y a quand même un potentiel,
06:40sachant que,
06:41notamment sur le vent,
06:42on a eu quand même un arrêt
06:44sur l'offshore aux US,
06:46pour des raisons qui sont assez idéologiques,
06:48puisque les conditions de vent
06:48sont quand même très bonnes.
06:50Il y a des moments où
06:52les énergies renouvelables,
06:54quand elles n'ont pas besoin
06:54d'être subventionnées,
06:56ça fait du sens économiquement.
06:57– Tout à fait.
06:57– Voilà, et l'US offshore,
06:59il y a énormément d'endroits
07:00où ça fait du sens.
07:01Et ça, ça pourrait être
07:02effectivement relancé,
07:04même par l'administration Trump,
07:06à un moment donné,
07:06en justifiant que les prix du pétrole
07:07ne sont plus les mêmes,
07:08on n'est plus à 60-65,
07:09on a 85 plus.
07:11Et donc ça,
07:11ça générait pas mal de momentum
07:14sur des titres.
07:14Alors effectivement,
07:15je pense à un titre comme Vestas,
07:17qui a remonté assez fortement
07:20par rapport à ses plus bas,
07:21mais qui reste sur des niveaux
07:22de valorisation
07:23qui, de notre point de vue,
07:24sont très attractifs.
07:26notamment par rapport
07:26à la base installée de services.
07:28– On a combien à peu près,
07:29je vous avoue,
07:30pour le savoir,
07:30sur le niveau de valorisation ?
07:32– Alors,
07:32au niveau de valorisation,
07:33facialement,
07:33c'est un titre qui se traite
07:35aux alentours de 14-15 fois
07:37les profits.
07:38Mais quand vous normalisez
07:39un peu les marges,
07:40notamment sur les services,
07:41puisqu'ils sont très loin
07:42de leur objectif
07:43de 25% de marge
07:43dans les services,
07:44ils sont aux alentours
07:45de 16.
07:46Donc, voilà,
07:46on a quasiment 10 points
07:47à aller chercher,
07:48alors sur plusieurs années.
07:49Mais encore une fois,
07:50c'est une base installée.
07:51Donc, voilà,
07:53les clients, en partie,
07:54font effectivement
07:55leur propre maintenance
07:56et ça ne marche pas très bien.
07:57Et puis,
07:58plus les projets sont gros,
08:00plus le client préfère
08:01avoir effectivement
08:01l'installateur qui maintient.
08:03Donc, on a ce momentum
08:03qui fait qu'on va monter
08:04à 25,
08:05mais même si on ne croit pas
08:06à 25,
08:07nous, on met 20.
08:08Si vous voulez,
08:08t'es 20,
08:08compte tenu de l'importance
08:10effectivement dans le mix,
08:12dans les profits,
08:12dans la génération de profits
08:13des services,
08:14vous avez un titre
08:15qui ne va pas être à 15 fois,
08:16qui va plutôt être
08:16aux alentours de 12 fois.
08:17– Effectivement,
08:18là, c'est attractif.
08:18– Voilà, c'est attractif.
08:21– Pour une croissance des profits
08:22qui, si on a raison
08:23et que notamment
08:23le marché US se réouvre,
08:26sera de plus de 15% par an.
08:28Donc, 12 fois,
08:2815% de croissance des profits.
08:30Voilà, ça nous apparaît
08:31être assez intéressant.
08:31– Sur l'énergie,
08:32alors, je me permets
08:33de poser cette question.
08:34Je sais que c'est un peu
08:34moins important pour un gérant,
08:35mais il y en a beaucoup
08:36d'auditeurs et de téléspectateurs,
08:38notamment particuliers,
08:39qui aiment bien revenir
08:40sur la thématique,
08:41c'est-à-dire les dividendes.
08:41Dans l'énergie,
08:42notamment fossile,
08:43vous avez des dividendes
08:44qui sont en général assez élevés.
08:45Est-ce que c'est aussi
08:46éventuellement un argument
08:47à prendre en considération ?
08:48Et en revanche,
08:49du côté des énergies renouvelables,
08:50je crois que c'est un peu
08:51moins attrayant quand même
08:51les dividendes,
08:52mais est-ce que ça rentre
08:54en jeu aussi
08:54dans votre réflexion ?
08:55– Alors, c'est vrai
08:56que sur les énergies renouvelables,
08:58l'aspect dividende,
08:59il va venir dans un second temps
09:00quand cette base installée
09:01de services
09:02sur les sociétés
09:04qui installent.
09:06Après, mais ça va venir,
09:07mais ce n'est pas encore le cas,
09:08donc sur l'attrait.
09:09Par contre, sur les développeurs,
09:11on est beaucoup plus sceptiques.
09:13On parlait d'un titre tout à l'heure,
09:15Orset, que je connais bien,
09:16qui est danois,
09:16qui effectivement a eu
09:19plusieurs années noires
09:20en termes de...
09:21Mais le développement de ces...
09:22Le problème, c'est que ces champs
09:24deviennent de plus en plus importants.
09:25Ils sont offshore.
09:26Les conditions sont complexes
09:28d'installation,
09:29mais également de...
09:31– Maintenance, peut-être.
09:32– De maintenance,
09:33voilà, d'opérations,
09:34les conditions opérationnelles
09:36sont compliquées.
09:37Et en fait,
09:38ce qui est compliqué
09:39dans ces contrats,
09:39c'est qu'au départ,
09:40vous êtes obligés
09:40de faire un certain nombre
09:41d'hypothèses.
09:43Et derrière, évidemment,
09:44les États qui accordent
09:45les licences
09:45sont assez agressifs.
09:47Et donc,
09:49très rarement,
09:50on a les conditions de vent
09:52qui étaient dans les contrats.
09:54Et donc,
09:54vous avez une profitabilité
09:55qui structurellement
09:55est moins bonne
09:56et donc des capacités
09:57à payer les dividendes
09:58qui, au final,
09:59sont toujours révisées à la baisse.
10:00Donc, nous,
10:00pour les développeurs,
10:01on est encore assez...
10:02voilà, c'est un point d'attention
10:03dans le rouge.
10:04On préfère les gens,
10:05les fabricants,
10:06généalistes et Vestas.
10:07Sur l'énergie,
10:08effectivement,
10:09on va dire
10:10sur l'énergie fossile,
10:11on a effectivement
10:12un potentiel
10:13de remonter
10:14des dividendes
10:14qui est assez fort.
10:15On voit
10:16qu'une société
10:18bien connue,
10:19une des majors,
10:20a fait un profit warning
10:20à l'envers.
10:21qui a du fait
10:22du trading,
10:23des profits de trading
10:24liés au prix élevé.
10:26Oui, c'est un gros sujet.
10:27C'est un gros sujet.
10:28Sur les tankers aussi,
10:29aujourd'hui,
10:29il y a tout un débat
10:31sur les coûts des assurances
10:32qui montent, etc.
10:33Mais quand on voit
10:34aujourd'hui,
10:35par rapport à 65 dollars,
10:37100 dollars,
10:38sur un tanker,
10:39en fait,
10:39un gros tanker,
10:40c'est 2 millions de barils,
10:41vous faites 75 millions
10:42de profits additionnels.
10:43Donc, même si vous payez
10:4410 millions de plus
10:45d'assurance,
10:465 millions de plus
10:47pour le coût du tanker
10:49parce que c'est compliqué
10:49de faire ça.
10:50Il y a beaucoup de tankers
10:50qui sont bloqués
10:51dans le golfe.
10:53Vous faites 50 millions
10:54quand même de profits
10:55supplémentaires.
10:55Vous en sortez très bien.
10:56Exactement.
10:57Et vous en sortez très bien.
10:58Et les plus gros traders,
10:58alors vous avez des sociétés
10:59un peu spécifiques
11:00comme Trafigura,
11:01mais les plus gros traders
11:01sont les Total
11:02et concurrents.
11:04Et donc,
11:04ces profits-là,
11:05ils vont être distribués.
11:07Alors,
11:08le bémol,
11:09effectivement,
11:09c'est que pour des questions
11:10politiques,
11:11ils pourraient être tentés
11:12de faire plutôt
11:12des rachats d'actions.
11:13Parce que ça passe
11:14un peu plus inaperçu
11:16que,
11:17effectivement,
11:17on sait que
11:18dans les médias,
11:19quand Total va
11:21se mettre à distribuer
11:22plusieurs milliards,
11:23Total distribué
11:23plusieurs milliards,
11:24alors que le prix à la pompe
11:25a monté
11:25et que les gens ont du mal.
11:27On a malheureusement
11:28cette thématique
11:28de profiteur de guerre
11:30qui revient
11:30et qui est complètement insensée.
11:32Il nous reste à peu près
11:333 ou 4 minutes.
11:33J'aimerais avoir
11:34votre vision
11:35sur les prochains résultats
11:37trimestriels.
11:38Mon sentiment,
11:39mais peut-être
11:39que je me trompe,
11:40c'est que finalement,
11:40même si le cessez-le-feu
11:41n'est pas complètement appliqué,
11:42le marché va passer outre.
11:44On ne va pas regarder
11:45dans le détail.
11:45D'ailleurs,
11:46à l'instant T,
11:46il n'est pas complètement appliqué,
11:47ce cessez-le-feu,
11:48mais on arrivera
11:49à une forme d'accord
11:50comme Trump les aime bien
11:51finalement.
11:52C'est un peu comme
11:52sur le Groenland,
11:53il y a un accord
11:53sans avoir d'accord.
11:55J'ai le sentiment
11:55que le marché va passer outre
11:57finalement ce qui va se passer
11:57dans la région.
11:58On restera effectivement
11:59sur un prix du baril
11:59un peu plus élevé qu'avant
12:00et le focus va être
12:02sur les résultats trimestriels.
12:03On a eu beaucoup d'analyses
12:04qui ont révisé fortement
12:06à la baisse,
12:06notamment du côté US,
12:07les résultats attendus,
12:09sauf sur trois secteurs,
12:10énergie de manière assez évidente,
12:11valeur financière
12:12et valeur tech.
12:13Vous attendez à quoi ?
12:15Est-ce que justement
12:15on peut craindre
12:17malgré tout
12:17que la saison des résultats
12:18soit moins bonne
12:19que prévue,
12:20malgré les révisions à la baisse
12:21tout simplement
12:22parce qu'il y a ce coût
12:22de la guerre ?
12:23Alors effectivement,
12:25comme vous l'avez dit,
12:25les révisions à la baisse
12:26créent un peu un coussin
12:28de sécurité
12:29et donc on ne s'entend pas
12:30nous à ce qu'on ait
12:31des très mauvaises surprises,
12:32alors peut-être spécifiquement
12:33sur certains titres,
12:34mais de manière globale,
12:35notamment aux Etats-Unis,
12:36marché directeur,
12:37on ne devrait pas avoir
12:37forcément de très mauvaises
12:39nouvelles,
12:41notamment,
12:45quand on regarde
12:47l'ampleur des révisions
12:48à la baisse.
12:49Après,
12:50ce qui nous fait
12:50un petit peu plus peur,
12:51c'est,
12:52et on a un peu
12:53l'historique de ça
12:54lors des précédentes crises,
12:56c'est comment les entreprises
12:58vont communiquer
12:58sur le deuxième trimestre
13:01et sur le reste de l'année.
13:02Il est possible
13:03que certaines sociétés,
13:04même si elles ont au final
13:05des résultats qui sont
13:06meilleurs qu'attendus,
13:07et bien aient des guidance
13:09qui soient,
13:11on va dire,
13:11un peu plus faibles,
13:13ou même que certaines
13:15disent,
13:16on n'est pas capable,
13:16exactement,
13:17on va être prudent
13:18dans cet environnement,
13:19on avait une guidance
13:20de temps pour la fin de l'année,
13:21on va dire qu'on va
13:22attendre un petit peu
13:22avant de la renouveler
13:23éventuellement.
13:24Et ça,
13:25c'est vrai que le marché
13:25ne va pas forcément
13:26apprécier ce genre de choses,
13:27donc on pourrait avoir
13:28un peu de la volatilité
13:31quand même,
13:31c'est un peu notre discours
13:32et notre message,
13:34c'est qu'on devrait avoir
13:35quand même pas mal
13:35de volatilité
13:36autour des résultats.
13:38Après,
13:38effectivement,
13:38si il y a une société
13:39qui fait plus 15
13:39par rapport aux attentes
13:40et qui derrière
13:41a une guidance,
13:43on va dire,
13:43un peu plus soft
13:44entre guillemets
13:45qu'attendue,
13:46ça devrait marcher.
13:47Par contre,
13:47si vous faites que 5% de plus
13:49et que derrière,
13:49vous dites,
13:50bon ben,
13:51j'enlève ma guidance
13:52parce que je ne veux plus
13:54me projeter
13:54compte tenu de l'incertitude,
13:57certaines aussi
13:57pourraient être à même
13:58d'amener à dire
14:00que l'augmentation
14:01du prix du baril
14:02devrait générer de l'inflation
14:03et qu'il ne serait pas
14:04forcément à même
14:05de passer cette inflation.
14:06Dans certains secteurs,
14:06ça ne va pas être forcément
14:07le segment très différent
14:09de la guerre en Ukraine.
14:10En Ukraine,
14:11vous aviez de l'épargne
14:11Covid, etc.
14:13La répercuter,
14:14s'il y a une inflation durable,
14:15notamment répercuter,
14:16ça va être très compliqué.
14:16Ça va être compliqué,
14:17exactement.
14:18Donc certains secteurs
14:18vont pouvoir le faire,
14:19des opérateurs télécoms,
14:20par exemple,
14:20des utilities,
14:21parce que vous n'avez
14:21pas trop le choix,
14:22mais d'autres secteurs,
14:23comme par exemple
14:23la distribution alimentaire,
14:25ça va être un petit peu compliqué.
14:26Et on sait que les prix
14:26de l'alimentaire
14:27vont également monter
14:28par ricochet,
14:28puisque un des problèmes,
14:30ce n'est pas simplement
14:30les hydrocarbures du Golfe,
14:32c'est aussi les fertilisants.
14:34Et là,
14:35il va y avoir un sacré souci.
14:35Et là,
14:35le pire est à venir,
14:36parce que finalement,
14:37c'est la saison des semis.
14:38Si vous ne plantez pas
14:39au bon moment,
14:41la décision a été prise
14:42par les fermiers,
14:44qui sont très pragmatiques,
14:45de réduire drastiquement
14:46la surface plantée.
14:47Complètement.
14:48Et ils sont partis sur d'autres,
14:50notamment du soja,
14:50qui nécessitent moins d'engrais,
14:52etc.
14:52Mais c'est vrai
14:52que ça va se répercuter
14:53en fin d'année,
14:54de manière très nette.
14:55Merci beaucoup Bertrand Puy,
14:57vous êtes gérant action
14:57chez Fidelity International.
14:59Sous-titrage Société Radio-Canada
14:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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