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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, Sabrina Medgeber, Elisabeth Lévy, Gilles, William, Golnadel et Louis Dragnel.
00:05Enfin ! Enfin, il a répondu.
00:11Monsieur Nunez !
00:12Ah oui, ça fait quand même 4 jours, 5 jours, que Laurent Nunez est allé, c'est le 12 mars,
00:19c'était une séquence qui était ressortie bien après,
00:22il avait dit le président de la République est attaché à développer l'islam de France.
00:26Vous m'avez entendu depuis 5 jours répéter quasiment à chaque émission,
00:30on attend quand même une réaction que monsieur Nunez nous dise ce qui s'est passé.
00:34Il était allé sur une chaîne de télévision, la question n'avait pas été posée.
00:38Bon, elle a été posée au Sénat aujourd'hui, pour la première fois,
00:41et il a répondu, il a bien fait de répondre d'ailleurs, et il a répondu parfaitement,
00:44il a dit c'était maladroit, on a le droit de se tromper dans la vie.
00:48Il a dit c'était maladroit, franchement, c'était pas ce que je voulais dire.
00:51Très bien, dont acte, puisque tout le monde peut faire des erreurs,
00:54et bon, mais il fallait le dire, il a fallu 5 jours.
00:57Et je me permets...
00:58Et l'intervention de l'Elysée aussi quand même.
00:59Oui, et l'intervention...
01:01Parce qu'il parlait au nom du président, et ça, ça n'a pas...
01:02Et si vous me permettez, l'intervention de CNews un peu.
01:06Oui, mais bien sûr, mais...
01:07Je ne veux pas, je ne veux pas...
01:10Non, non, non, je ne dirais pas de ce cas-là, mais l'intervention...
01:13Il y a Pascal Proulx, il y a Emmanuel Macron dans l'échelle du pouvoir au gouvernement,
01:17quand Pascal Proulx dit...
01:18Vous, vous convoquez les ministres, Pascal Proulx.
01:21Écoutez, il n'y a que nous qu'en avons parlé.
01:24Il n'y a que nous.
01:26Il n'y a que moi, il n'y a que vous, Pascal.
01:29Non, pas que moi, toute la chaîne.
01:30Mais c'est quand même pas rien.
01:32Vous aviez Laurent Nounès qui disait, président de la République,
01:34qui est attaché à développer l'islam.
01:36Bon, alors, on va voir la séquence au Sénat cet après-midi.
01:40C'est madame Muriel Jourdan LR qui a posé la question.
01:44Jourdan, Muriel Jourdan.
01:47Jourda, pardonnez-moi.
01:48Je ne connaissais pas cette dame LR sénatrice.
01:51Si, elle était coprésidente, d'ailleurs, de la commission d'enquête au moment de l'affaire Benalla.
01:54Elle fait connaître à ce moment-là.
01:55Eh bien, écoutez, voilà, qu'elle me pardonne.
01:57Et Laurent Nounès, et vraiment, il a eu raison, mais il aurait dû le dire tout de suite.
02:02C'est ça qui est toujours étonnant.
02:04Écoutons cet échange.
02:06À la Grande Mosquée de Paris, en tant que ministre des cultes, à l'occasion d'un événement religieux,
02:12vous y avez tenu un discours relativement long, au sein duquel vous avez tenu des propos
02:17qui n'ont pas manqué d'émouvoir les uns et les autres, et je voudrais les rappeler.
02:20Vous avez indiqué, je ne suis pas de ceux qui iraient expliquer à des enfants
02:25qu'en portant le voile, elles mettraient à mal le vivre-ensemble républicain.
02:30Vous avez indiqué soutenir toute initiative qui permettrait de mieux faire connaître l'islam.
02:34Et vous avez enfin indiqué que le président de la République
02:37était attaché à développer et à mieux faire connaître l'islam.
02:42Dans la mesure où le rôle du ministre des cultes n'est pas de favoriser une religion
02:45ni de faire la promotion d'une quelconque pratique,
02:49et où il me semble que le président de la République n'est pas le commandeur des croyants,
02:53pouvez-vous être plus précis sur les propos que vous avez tenus ?
02:57Je disais que sur ce combat-là, et vous le savez très bien,
02:58vous le savez très bien, il faut qu'on suscite aussi l'adhésion
03:01de nos compatriotes de confession musulmane.
03:03Sinon on les perd et on perd ce combat.
03:04Et c'est dans ce cadre-là que j'ai parlé du voilement des jeunes filles mineures,
03:09comme j'aurais pu citer d'autres mesures générales.
03:11Comme j'aurais pu citer d'autres mesures générales,
03:13je ne les citais que celles-là, je vous le conseille,
03:15mais évidemment qu'à titre personnel, je suis opposé à ce que des enfants de 6 ou 7 ans portent
03:21le voile.
03:21Évidemment, il n'y a aucun libre-arbitre.
03:23Évidemment que j'y suis opposé, je l'ai redit sur BFM et je vous le redis.
03:27Mais soyez sans crainte, ma fermeté, elle est absolue.
03:30D'ailleurs, je viens, et ça ne s'était pas fait depuis très longtemps,
03:32d'interdire quand même les musulmans de France au bourget,
03:36et je porte le projet de loi en trésie.
03:38Concernant la promotion de l'islam, c'est un propos maladroit, évidemment.
03:42Le ministre des Cultes, il est là pour garantir que chaque fidèle puisse exercer,
03:46quelle que soit sa religion, puisse exercer son culte librement, sans entrave.
03:51Et c'est ce que je voulais dire quand j'ai parlé maladroitement de promotion.
03:55Voilà, je reprends ce terme bien volontiers.
03:57C'était très maladroit de ma part.
03:59N'oubliez pas quelque chose, Madame la Présidente, et vous le savez très bien.
04:02Vous le savez très bien.
04:03Quand vous parlez de Laurent Nunez, on vous dit souvent qu'il est islamophobe.
04:06N'oubliez pas le combat que je mène.
04:08C'est bizarre, ça.
04:10C'est très bizarre cette dernière phrase.
04:12Mais qu'en pensez-vous ?
04:13Moi, j'en pense.
04:14Je pense qu'il y a une certaine grandeur à s'excuser.
04:18Donc moi, ça ne me gêne pas du tout.
04:20Surtout que la vérité m'oblige à dire que quand je l'ai entendu...
04:23Non, non, mais je...
04:24Non, mais je souris pas, mais vous avez...
04:25Parce que j'essaie d'imaginer, vous imaginez, vous excusez-moi.
04:28C'est ça dont vous êtes jaloux ?
04:29Oui, parce que vous...
04:30Alors, en plus, je le dis pour être expériteur, arrêtez d'envoyer à M. Goldadel,
04:34parce que vous en recevez dix par jour maintenant des...
04:36Des tapis de souris.
04:38Des tapis de souris.
04:39J'en reçois même qu'ils sont assez injurieux envers M. Pro.
04:42Voilà.
04:42C'est vrai que ça m'énerve, mais c'est pas grave.
04:45Non, mais moi, j'aime bien, je sais, mais notamment parce que ça vous énerve, il y a un truc.
04:48Alors, non, mais alors, plus sérieusement, je vais vous dire pourquoi je...
04:52C'est...
04:53D'une certaine manière, ces excuses le grandissent, parce que quand je l'ai entendu, pour être tout à fait
04:57franc,
04:58quand il dit développer, il se reprend après.
05:02Il se reprend.
05:03C'est-à-dire qu'il veut développer, il comprend bien que le mot est malheureux,
05:05et après, il dit autre chose.
05:07C'est comme ça que je l'entends quand il dit la phrase.
05:09Mais vous avez parfaitement raison, ça n'enlève rien au fait qu'il l'avait dit.
05:12J'ai compris, j'ai compris.
05:13C'est-à-dire qu'il comprend qu'il ne faut pas qu'il le dise ?
05:15Mais ça ne veut pas dire qu'il comprend.
05:17On pouvait imaginer qu'Emmanuel Mame...
05:20Il est déjà conscient sur le moment qu'il a dit une bête.
05:22Oui, mais sur le fond ou sur la forme ?
05:24Je ne crois pas.
05:24Écoutez, très sincèrement, je préférais...
05:28C'est un lapsus ou c'est un lapsus révélateur, comme dit l'autre ?
05:31C'est un inconscient qui part.
05:32Voilà.
05:32Eh oui.
05:33Non, non, non, bien sûr.
05:35En réalité, c'est ce qu'ils font depuis des années.
05:37Exactement.
05:37La promotion de l'islam, c'est ce qu'ils font.
05:40Je vous rappelle d'ailleurs qu'on a absolument le droit de ne pas aimer une religion
05:43où les religions, c'est un droit constitutionnel en France.
05:47Donc, on a le droit même d'être ce qu'ils appellent islamophobes.
05:50Si on veut, eux ne cessent en réalité de vouloir faire la promotion.
05:55Pourquoi ?
05:55Parce qu'ils pensent que si on connaît mieux l'islam, on l'aimera mieux.
06:00Alors ça...
06:01Bon, racontez-moi ce qui m'intéresse, c'est l'Elysée.
06:03Parce que vous avez dit l'Elysée.
06:04Ça, ça m'intéresse.
06:04Vous avez des informations.
06:05Non, mais ce qui s'est passé, il y a eu plusieurs jours, des choses que le grand public n
06:09'a pas forcément vues.
06:10Jeudi dernier, donc il y a cette news, évidemment, Pascal Praud, qui alerte.
06:15Arrêtez, arrêtez, arrêtez.
06:16Et ensuite, jeudi, il y avait la réunion des préfets.
06:19Vous savez, chaque mois, le ministre de l'Intérieur a réuni l'ensemble des préfets
06:22pour leur donner les instructions globales.
06:25Et Laurent Nunez est revenu sur ses propos.
06:28Il les a assumés devant des préfets.
06:29Ça a fait bondir d'ailleurs à certains d'entre eux.
06:31Et ensuite, ce qui s'est passé, c'est que...
06:33Donc, il a assumé.
06:34Donc, ça ne va pas du tout dans le sens de ce que dit Golgadel.
06:36Ce qui s'est passé ensuite, c'est que le sujet est monté, monté, monté.
06:39Eh oui !
06:40C'est devenu jusqu'à ce qu'on lui pose la question.
06:42Parce que là, il est sur ordre.
06:44Là, on voit, il parle à Emmanuel Macron.
06:46Et puis, il y a eu des journaux ce matin, des grands quotidiens...
06:48Oui, au Figaro, très bon papier.
06:49...qui expliquaient que l'Elysée était un peu embarrassée
06:51parce que le ministre de l'Intérieur mettait dans la bouche du président
06:54des mots qu'il n'avait pas dit, qu'il n'avait peut-être pas l'intention d'assumer.
06:57C'est qui contredit la version de Golgadel.
06:59Ensuite, c'est très rare de voir des politiques s'excuser.
07:02Donc, il y a tout pêcheur miséricorde.
07:04Et quand il dit, voilà, j'ai plus les mots...
07:06À deux reprises.
07:07Maladroit.
07:07Très maladroit même.
07:08Bien sûr.
07:09Bon, il s'est excusé d'ontacte.
07:11D'ontacte, vous avez raison.
07:12Mais voilà, tout ça n'est pas simplement la pure spontanéité.
07:14Ce que vous nous apportez comme information,
07:16c'est que devant les préfets, il a confirmé son propos.
07:19Et d'ailleurs, il y a des...
07:20Moi, je vois, j'ai des préfets qui m'ont rapporté ça.
07:24Je vais faire bondir beaucoup de téléspectateurs.
07:26Mais moi, je n'ai pas de problème avec l'islam en général.
07:29Mais père, je n'ai pas de problème avec l'islam.
07:30Mais en revanche, vous avez un problème avec Sabrina Béjabert
07:32qui n'a pas le droit de parler.
07:34Non, mais...
07:35Vous voyez comment ?
07:35Dès l'instant où j'ouvre la bouche, vous êtes tous témoins.
07:38Un peu de garantie, William.
07:38Vous êtes tous témoins.
07:40Ouais, allez-y.
07:40Je pense, moi, que lorsqu'il a émis ses propos,
07:43ils étaient parfaitement dirigés,
07:45puisque ce soir-là, de l'IFTA républicain,
07:47étaient présents les ambassadeurs
07:49d'une grande caste démocratique,
07:51représentant de pays tels que Djibouti,
07:53tels que le Kazakhstan,
07:54tels que la Turquie,
07:55tels que la Ligue islamique mondiale,
07:57tels que l'Arabie saoudite,
07:58le Bahreïn, le Bangladesh, etc.
07:59Des pays où, évidemment,
08:01évidemment, des pays qui sont régis par la charia.
08:04Et je pense que ce soir-là,
08:06le fait qu'ils disent
08:08Emmanuel souhaite développer l'islam en France,
08:10c'est donner une sorte de gage, finalement,
08:13d'une espèce d'islam de France
08:15orienté vers l'auditoire
08:17qui était, effectivement, à cet effet-là,
08:19plus réceptif que d'autres.
08:20Je pense que c'est ça.
08:23Merci, Isabelle.
08:24Je pense que cette analyse est extrêmement intéressante.
08:27Ce qui est aussi vrai,
08:27c'est que Laurent Nunez
08:28a participé à la rédaction de beaucoup de textes
08:30de renforcement de la lutte contre le terrorisme,
08:33de lutte contre la progression de l'islam radical.
08:36Je pense que les mesures administratives
08:38pour empêcher des gens qui ont été condamnés pour terrorisme.
08:41Allez, on avance, on avance.
08:42C'est simplement que le débat sur les fillettes
08:44commence à imprimer la situation.
08:45Oui, oui, c'est vrai.
08:46Et c'est pour ça qu'il en a parfaitement conscience.
08:48On avance, vous avez tout dit.
08:49Chacun a parlé sur ce sujet.
08:50Sur l'islam, il faut mieux mettre, tant pis.
08:51Oui, bon.
08:52Tant pis.
08:53Comment dire ?
08:54Il se vête, c'est fort, quoi.
08:57Mais il s'excusera tout à l'heure.
08:59Oui, alors...
08:59Comme Laurent Nunez.
09:00Non, c'est ça que je voulais dire.
09:01Il me dira, j'ai été malade.
09:02Dont tac, M. Nunez, vous avez parfaitement raison.
09:04On le répète.
09:05Il aurait dû s'excuser plus tôt,
09:07mais il l'a fait.
09:08C'est parfait.
09:09On passe à autre chose et c'est oublié.
09:11Propos maladroits, tout le monde peut effectivement
09:13avoir des propos maladroits.
09:15Jean-François Copé sur le port du voile.
09:17On va le recevoir, Jean-François Copé.
09:19On devait le recevoir demain
09:20et puis on va le recevoir la semaine prochaine.
09:22C'est assez agréable parce qu'on peut toujours discuter avec lui.
09:25Demain ou la semaine prochaine ?
09:26La semaine prochaine.
09:27On devait le recevoir demain et puis on le recevra.
09:28Alors, il a écrit effectivement un livre.
09:30Je pense que c'est un livre qu'il a dû écrire en 86-87
09:33et puis il l'a sorti là.
09:34Je ne sais pas pourquoi.
09:35Bon, mais je taquine un peu,
09:37mais ce qu'il écrit,
09:38et puis il a un logiciel qui a 30 ans de requin de tard,
09:41Jean-François Copé.
09:42Mais ce n'est pas grave.
09:44Il pense que le RN, c'est le FN
09:46et il renvoie RN et LFI.
09:47Pour lui, c'est la même chose.
09:49C'est vintage.
09:50C'est vintage.
09:51Écoutez en revanche ce qu'il a dit sur le port du voile
09:53parce que pour lui, c'est fini.
09:57Je suis celui qui a interdit le port de la burqa en France
09:59par la loi que nous avons portée
10:00avec mes amis députés à l'époque.
10:02La burqa, c'est le masque intégral.
10:03En revanche, ce que je dis de manière très claire,
10:06c'est que dire aujourd'hui,
10:08comme le disent les partis populistes,
10:10pour le coup, c'est le RN,
10:11qu'il faut interdire le port du voile
10:14est aujourd'hui, en réalité, une illusion.
10:16Parce que c'est trop tard.
10:19Si on devait le faire, c'était peut-être il y a 25 ans.
10:21Alors, pour lui, être populiste,
10:24c'est demander l'interdiction du port du voile,
10:27c'est populiste.
10:28C'est formidable quand même.
10:30Oui, mais en effet, il renvoie dos à dos
10:33le RN et LFI sur cette question du voile.
10:36Il n'y a rien de populiste à vouloir interdire le voile.
10:39Plusieurs personnes l'ont proposé.
10:40D'ailleurs, toutes les féministes universalistes
10:41devraient considérer qu'effectivement,
10:43les femmes libérées du voile,
10:44c'est l'incarnation de la liberté quand on voit déjà...
10:47Sur le fond, est-ce qu'il a raison ?
10:48Est-ce que c'est trop tard ?
10:48Est-ce que c'est impossible à mettre en place ?
10:49Alors, moi, je pense que dans certains quartiers,
10:51c'est trop tard, en effet, oui.
10:52Et puisqu'on parle du voilement des fillettes,
10:54il y a vraiment un phénomène qu'on observe,
10:57c'est celui de la surmusulmanité.
10:58C'est celui de la vanité religieuse.
11:00C'est celui de la pureté religieuse.
11:02Et le voilement des fillettes,
11:03c'est une sorte d'exploitation, en réalité, sociale
11:05de l'enfance.
11:07Il y a des quartiers où c'est très très long.
11:09Il y a une manière...
11:10Je vous assure que ce n'est pas une précaution oratoire.
11:14Jean-François Copé, je l'aime beaucoup.
11:15Je le connais depuis 20 ans, 30 ans.
11:18Et on se connaît bien.
11:20Et je racontais à Fenech,
11:22on avait créé Droit à la sécurité.
11:24Il y a une trentaine d'années avec Georges.
11:27Et je vais voir mon copé pour lui expliquer tout ça.
11:30Il me dit, copé,
11:31il me dit, c'est très bien ce que tu fais sur la sécurité,
11:33mais William, fais attention sur l'immigration.
11:37Et l'histoire a 30 ans.
11:39Il fallait que je fasse attention
11:41par rapport à l'immigration.
11:43Donc, c'est la preuve que
11:46même les gens les plus intelligents,
11:47parce que Dieu sait que ce type est brillant,
11:50peuvent se tromper.
11:51Il s'est trompé.
11:52On lui dira...
11:53Je lui dirai et je lui dirai avec beaucoup d'amitié.
11:55Il s'est trompé, surtout.
11:58Sauf sur Maud, d'ailleurs,
11:59où il fait un bon job.
12:01C'est lui, mais c'est générationnel.
12:04C'est cette droite-là.
12:04Parce que Jean-François Copé,
12:05c'est un libéral, un vrai libéral,
12:07dans tous les sens du terme.
12:09Donc, lui, en soi, ça ne le gêne pas plus que ça.
12:12Mais il a réussi à Maud.
12:14Il est élu au premier tour.
12:16Et ensuite, le sujet, la question qu'il pose,
12:18c'est est-ce que c'est foutu ou pas sur ce sujet ?
12:19Non, mais écoutez, excusez-moi,
12:20ça fait en fait 40 ans qu'on propose un truc,
12:23on nous dit tout le temps, c'est trop tard.
12:25C'était trop tard pour l'école.
12:26Il a fallu attendre 10 ans pour qu'on le fasse.
12:29C'était trop tard pour protéger les jeunes filles.
12:31C'est trop tard pour endiguer l'immigration.
12:33Et dans 20 ans, on va redire,
12:35c'est trop tard pour empêcher la création
12:37d'États autonomes.
12:38L'intégrisme musulman, selon...
12:41C'est-à-dire que c'est trop tard.
12:43Bon, et impossible n'est pas français.
12:44Voilà.
12:45C'est surtout ça.
12:47Impossible.
12:48C'est ça qu'on devrait dire à M. Copé.
12:50Impossible n'est pas français.
12:52Le nombre, c'est une grande chose.
12:53Mais écoutez...
12:56Impossible n'est pas français.
12:57Je veux dire, quand un gaulliste, pardonnez-moi,
13:01quand un gaulliste dit que c'est trop tard,
13:04alors qu'il est hérité d'un homme
13:06qui est parti tout seul à Lyon,
13:08à Lyon, à Londres,
13:10qui est parti tout seul à Londres,
13:11tout seul à Londres,
13:14contre le monde entier,
13:16et c'est ça le gaullisme.
13:19Moi, je vous dis que dans 10 ans,
13:21impossible, ça sera plus français.
13:24Bon, écoutez l'intégrisme musulman
13:26par M. Copé, ce qu'il dit.
13:30À droite, nous sommes intraitables
13:31sur l'intégrisme islamiste.
13:33Autant, dans le même temps,
13:34il faut arrêter de parler des musulmans,
13:36mais parler aux musulmans.
13:38Parce que nous avons des compatriotes
13:39qui sont de confession musulmane,
13:41qui sont par millions aujourd'hui,
13:42et dont on se rend compte,
13:43quand on prend le temps,
13:44ce que je fais à travers mes fonctions de maire,
13:47et c'est pour ça que j'ai voulu rester maire,
13:49qu'est-ce qu'on voit ?
13:49On voit qu'effectivement,
13:50ils ont des valeurs qui sont assez proches de la droite,
13:52ils sont attachés à la famille,
13:53ils sont attachés à l'ordre,
13:54ils ont envie qu'on travaille pour gagner sa vie.
13:57Ça, ça ressemble quand même beaucoup
13:58à des valeurs de droite.
14:00Donc, plutôt que de leur tourner le dos,
14:01il faut les libérer de l'emprise de LFI.
14:03Ils les instrumentalisent.
14:06Manifestement, ils n'y arrivent pas.
14:07C'est un peu ce que je voulais dire tout à l'heure.
14:09Je sais que je vais choquer beaucoup de monde,
14:10y compris, peut-être d'abord Sabrina.
14:13Moi, je ne suis pas en guerre contre l'islam.
14:16Il y a tellement d'islam.
14:18Mais moi non plus.
14:19L'islam d'Afrique noire, par exemple,
14:21notamment Soufi,
14:21n'a rien à voir avec...
14:23Oui, mais bon, c'est pas le sujet.
14:25C'est pas le sujet.
14:25C'est le problème.
14:27Non, il n'y a qu'un seul sujet, Pascal.
14:29C'est le nombre.
14:31Tout le reste, c'est de la littérature.
14:33Alors, dernière chose de M. Copé sur les LR.
14:36C'est formidable parce qu'il y a un schisme au LR.
14:38Et il va citer quatre personnes.
14:39Pécresse, Bertrand, Larcher.
14:43Pardon.
14:43Oui, ça fait sourire parce qu'effectivement, il me semble,
14:48et d'ailleurs, c'est pour ça que M. Retailleau a été élu,
14:51les électeurs LR, ils sont plus sur la ligne de Retailleau et de Bellamy
14:55que sur la ligne de Valérie Pécresse.
14:58Donc, à ce moment-là, Valérie Pécresse, M. Larcher,
15:02et puis, comment dire, M. Bertrand,
15:06il faut qu'ils en tirent les conclusions.
15:07Ils ne sont plus représentatifs des électeurs LR,
15:10de leur majorité, en tout cas, puisqu'il a été élu à 75%.
15:14C'est comme ça.
15:14Alors, ils veulent rester dans le parti pour avoir l'argent.
15:17C'est aussi pour ça.
15:18Bien sûr, la candidature unique, chacun aimerait avoir le parti
15:21pour organiser l'élection présidentielle.
15:23Mais la tendance, la ligne Bellamy-Retailleau
15:29épouse sans doute davantage le sentiment des électeurs.
15:33Écoutez ce que dit M. Copé.
15:36LR n'est pas devenu populiste, mais en revanche,
15:38ce qui est vrai, c'est qu'il y a aujourd'hui un schisme,
15:40malheureusement, entre ceux qui, tels Bellamy,
15:43sont dans une ligne extrêmement complaisante
15:46à l'égard du Rassemblement national,
15:47et ceux qui, comme Michel Barnier, Gérard Larcher,
15:50Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou moi-même,
15:54considérons que ce serait la pire des options.
15:56Regardez l'état du PS aujourd'hui pour s'être compromis avec LFI.
15:59Donc, pour moi, la ligne, elle est très claire.
16:01C'est celle d'une droite décomplexée
16:02qui assume des valeurs d'ordre et de progrès
16:05parce que, justement, on est totalement étanche
16:07avec le Rassemblement national.
16:09Ce qui ne comprend pas, M. Copé,
16:11ou qui ne veut pas comprendre,
16:11c'est les électeurs qui veulent cette ligne et ce rapprochement.
16:15C'est les électeurs !
16:17Indépendamment des électeurs.
16:18Ah, c'est ça !
16:19Le renvoi dos à dos.
16:20Et Rennes, parti antisémite, ça ne marche pas.
16:23Je ne comprends pas qu'un Copé ne le comprenne pas.
16:25Mais parce que c'est un macroniste,
16:28c'est-à-dire qu'il est peu...
16:29Quand je dis que c'est un macroniste,
16:30c'est l'extrême-centre.
16:32Voilà.
16:33C'est un homme de l'extrême-centre.
16:34Et puis Valérie Pécresse aussi.
16:36Et puis Gérard Larcher aussi.
16:37Et puis tout ça, c'est l'extrême-centre.
16:39C'est-à-dire que ce sont des gens qui gouvernent le pays depuis 40 ans,
16:42qui sont en échec,
16:44et qui ne veulent pas lâcher le pouvoir.
16:46C'est des profils d'ailleurs souvent comparables.
16:47C'est des gens plutôt doués, plutôt intelligents,
16:50qui ont fait des bonnes études, etc.
16:51Qui méprisent, en plus une forme de mépris pour le Rassemblement National
16:55et les profils qui sont un peu différents d'eux,
16:57comme Jordan Bardella.
16:58Mais à la revue, ils sont en échec.
17:00Et les électeurs, c'est les électeurs qui veulent leur rapprochement.
17:03Parce que les électeurs, ils ne veulent pas perdre, en fait.
17:05Donc, c'est ce qu'on lui dira, M. Copé, quand on reviendra.
17:08C'est pas...
17:09Et de dire Bellamy, d'ailleurs c'est très marrant,
17:11comment il parle de Bellamy et de Retailleau.
17:15Bellamy et Retailleau, ils ont été...
17:16Retailleau, il a été élu à 75%.
17:18Ce qui est intéressant quand même, c'est que le dernier président,
17:21donc le président des LR, c'est Bruno Retailleau,
17:22il a été élu avec le score que vous avez donné.
17:24Et celui qui était avant, c'était Eric Ciotti,
17:26qui était sur cette ligne-là.
17:27La question qu'on est en mesure de se poser,
17:29c'est est-ce que le schisme n'a pas déjà eu lieu ?
17:31Oui, mais évidemment.
17:32Le schisme des électeurs...
17:33Non mais, les Républicains, si on compare avec l'UMP,
17:36c'est un parti, c'était le parti Nicolas Sarkozy
17:38qui a remporté l'élection présidentielle.
17:40Aujourd'hui, c'est devenu un parti d'appoint,
17:42c'est devenu un parti minoritaire.
17:44Elle a fait moins de 5%.
17:45Elle a fait moins de 5%.
17:46Elle a fait moins de 5% la dernière fois.
17:53Écoutons, Fouette, à un moment,
17:54les gens qui représentent le parti
17:55doivent être sur la ligne des électeurs.
17:57Mais M. Copé, la dernière fois qu'il s'était présenté
17:59au président, il avait fait moins d'un pour cent ?
18:030,37%.
18:04Eh oui.
18:06Ça montre quand même
18:09la faible adhésion, aujourd'hui, des choses.
18:11Et encore, mon histoire, elle a 7-8 ans.
18:15Il est élu à mots.
18:16Oui, il est bien élu.
18:18Il est bien élu, il est au premier tour.
18:19Écoutez M. Lissnard pour terminer sur ce sujet.
18:23Le PGC, justement, de trouver une solution
18:25pour préserver l'intégrité d'un projet,
18:27d'une personnalité qui ne soit pas un arrangement.
18:29Parce que si on ne fait pas ça, c'est quoi ?
18:30C'est soit la division qui fait perdre,
18:32soit un arrangement de notables.
18:33C'est un dîner en ville entre bons notables
18:35qui s'imaginent supérieurs aux autres
18:36parce qu'ils ont fait les mêmes écoles
18:37et que ça fait 40 ans qu'ils sont au pouvoir
18:39et qu'ils se plantent, mais qu'ils veulent toujours.
18:41On ne réformera pas le pays,
18:42on ne le fera pas réussir avec ceux qui ont échoué.
18:44Donc, mon idée, c'est de dire,
18:46je n'ai même pas à définir le périmètre.
18:48Tous ceux qui se prétendent de droite,
18:49pour résumer, viennent,
18:52votent qui veut, se présentent qui veut.
18:54Et au moins, ça permet d'organiser...
18:55Et tout le monde se met derrière le vainqueur ?
18:56Pas forcément.
18:58Alors, ça sert à quoi ?
18:59Mais non, mais au moins,
19:00vous vous taisez jusqu'à l'élection présidentielle.
19:02On est mercredi et l'événement,
19:04c'est le mercredi dans la presse française,
19:06c'est la veille de match.
19:07Et match à faire l'événement demain.
19:08Vous avez vu la une de match ?
19:09Je viens de la voir.
19:10La une de match et toute la presse,
19:12évidemment, on va en parler.
19:13Ça, ce n'est pas la une.
19:14C'est Jordan Bardella et Maria Carolina
19:17de Bourbond et de Cécile.
19:19L'idyle que personne n'attendait.
19:21Ce sont des photos.
19:23Voilà, c'est des photos qui ont été prises en Corse,
19:25précisément à Ajaccio.
19:26Le people est dans les vies, c'est ainsi.
19:29Mais ce n'est pas nouveau,
19:31depuis John Kennedy.
19:33Paris Match a été un acteur
19:35de l'élection d'Emmanuel Macron,
19:37d'une certaine manière,
19:38avec cette romance
19:39qui a été à l'affiche
19:42entre Brigitte et Emmanuel Macron.
19:44Et là, aujourd'hui,
19:46vous avez deux mains.
19:47Match, je ne sais pas
19:50comment ces photos ont été prises,
19:52si elles sont avec la complicité
19:54de Jordan Bardella
19:55et de Maria Carolina
19:57de Bourbond et de Cécile.
19:59Mais il est vrai que,
20:00comme c'est un candidat potentiel
20:01à l'élection présidentielle,
20:02tout le monde va en parler.
20:03Et c'est pourquoi on va en parler
20:04tout de suite après la pause.
20:09Nous sommes de retour
20:10pour évoquer cette une
20:11de Paris Match
20:12qui, évidemment, fera parler.
20:14Cette une, vous la voyez,
20:15Jordan Bardella
20:16et Maria Carolina
20:18de Bourbond
20:19des deux Cécile,
20:21l'idylle que personne
20:22ne l'attendait.
20:23Et dans le papier de Match
20:26dont je vais vous lire le début,
20:27la romance entre le président du RN
20:29et la princesse
20:30est très inattendue.
20:31De quoi est-elle le nom ?
20:33Et je vous lis le début
20:34du papier de Anne Ducoua.
20:36Ce matin-là, à Jacques-Cieux,
20:37la lumière avait cette douceur
20:38qui suspend le cours du temps.
20:40Entre la Méditerranée
20:41et un relief silencieux,
20:42tout paraissait s'accorder
20:43dans une harmonie presque irréelle.
20:45Les Corses connaissent ce miracle,
20:47les îles sanguinaires,
20:48ces quatre îlots mystérieux
20:49situés à l'extrémité du Golfe.
20:51C'est dans ce décor
20:52où chaque pierre
20:53semble chargée de mémoire
20:54qu'une scène inattendue
20:56s'est offerte aux regards
20:57Jordan Bardella
20:59et la princesse Maria Carolina
21:01de Bourbon des Deux Siciles
21:02marchant côte à côte.
21:04Et on va voir ces photos
21:05parce que, d'abord,
21:08il y a quelque chose
21:09qui va frapper l'inconscient,
21:11c'est le mot princesse.
21:13Puisque cette jeune femme
21:14est une vraie princesse.
21:16Et vous avez un candidat républicain,
21:20Jordan Bardella,
21:21dont chacun sait
21:22qu'il est issu
21:23d'un milieu populaire,
21:25modeste,
21:26et qui,
21:27donc,
21:28aujourd'hui,
21:29a une romance
21:31qui est officielle
21:32puisque,
21:33disons les choses,
21:34Paris Match,
21:34il y a une institutionnalisation
21:36de la romance.
21:38Donc,
21:39est-ce que c'est une bonne chose
21:40pour lui ?
21:40Une mauvaise chose ?
21:41Je n'en sais rien.
21:42Je vous pose la question.
21:43Moi, je ne veux pas être chauvin,
21:44mais De Bourbon,
21:45De Deux Siciles,
21:45ça ne fait pas très français.
21:47C'est tout ce que j'ai dit.
21:48Regardez la lignée,
21:50vous verrez que c'est français.
21:51Et son père est...
21:55La mère est italienne,
21:56la mère de la princesse,
21:57mais le père
21:58est tout ce qu'il y a de plus français,
22:00cher Gilles Boulin.
22:00Vous verrez.
22:01Nicolas Sarkozy
22:02d'avoir épousé
22:02une femme italienne non plus.
22:04Vous n'allez pas non plus
22:04commencer à parler.
22:05Moi, je suis sûr
22:06que ça va faire beaucoup parler.
22:07J'étais au troisième degré,
22:09je le précise pour certains.
22:10Parfois,
22:11on ne comprend pas très bien.
22:12Non,
22:12ça va faire beaucoup parler.
22:14C'est un événement,
22:14en réalité.
22:15Alors,
22:17dans les milieux
22:17un peu pincés,
22:18les gens diront
22:19non, je méprise,
22:20je ne regarde pas ça.
22:20Mais en réalité,
22:21tout le monde regarde.
22:22Il y a deux choses à...
22:23Mais vous savez très bien,
22:24aussi bien,
22:25vous allez à un dîner,
22:26mais non,
22:26mais qui a vu ça ?
22:27Alors que les gens se précipient
22:28pour regarder discrètement.
22:29Mais pourquoi nous en parlons ?
22:31Mais vous avez raison.
22:31Pourquoi nous en parlons ?
22:32Moi, je crois que...
22:33J'ai aucune hypocrisie là-dessus.
22:34Je sais très bien.
22:35Il y a deux éléments importants.
22:36C'est que pour que Paris Match
22:37fasse ce choix-là,
22:38parce que c'est un choix éditorial
22:39de mettre à la une
22:41un possible candidat
22:42à l'élection présidentielle,
22:43ça veut dire qu'il l'institutionnalise.
22:44Et c'est ce que vous avez dit.
22:45Et il y a un deuxième élément,
22:46c'est que Jordan Bardella,
22:47qui ne supportait pas
22:48lâcher la moindre information
22:50sur sa vie privée,
22:51a accepté.
22:52Et donc...
22:52Là, ce n'est pas une paparazzade,
22:54comme on dit.
22:55Et c'est des photos...
22:57On est à mi-chemin
22:58entre la photo posée
23:00et la photo...
23:01Ça rappelle d'ailleurs
23:02tout à fait la mise en scène
23:02pour Emmanuel Macron
23:04lorsqu'il était à Biarritz.
23:06Ce ne sont pas des photos
23:07faites par des paparazzis
23:08volées et cachées.
23:09Voilà, il est clair
23:10que Paris Match
23:11a donné l'accord.
23:13Enfin, a donné l'accord.
23:13Jordan Bardella
23:14a donné son accord.
23:15Vous voulez dire
23:15que c'est de la com ?
23:17Ça fait partie...
23:17Mais tout est comme,
23:18Elisabeth.
23:19Mais dans la...
23:20En politique,
23:23en France, en tout cas,
23:24quand vous aspirez
23:25à un destin présidentiel,
23:27même si beaucoup
23:27de gens méprisent ça,
23:28la mise en scène
23:30de votre vie
23:31un peu intime,
23:32privée,
23:32de votre vie familiale
23:33fait partie
23:34de l'institutionnalisation
23:36de votre campagne présidentielle.
23:37Et tous les candidats,
23:38Nicolas Sarkozy,
23:39François Hollande,
23:41Emmanuel Macron...
23:41Comment ?
23:41Sauf Marine Le Pen.
23:42Alors, vous avez raison.
23:43Marine Le Pen et Chabrin.
23:44Mais en tout cas,
23:44voilà, il y en a
23:45un certain nombre
23:47qui ont joué ce jeu-là.
23:49Et quel est le signifiant,
23:50justement,
23:50comme on dit en communication ?
23:52C'est quel est le signifiant ?
23:54Ça veut dire quoi,
23:55en fait ?
23:55C'est d'afficher un couple ?
23:57Non, le signifiant...
23:58Dans un engagement politique,
24:00ça signifie quoi ?
24:00Qu'est-ce qu'être en couple ?
24:01C'est peut-être ça ?
24:02Ça, c'est à vous de nous dire.
24:03Non, mais Sabrina,
24:04ce qu'on peut imaginer,
24:05c'est assez simple.
24:05Vous savez que manifestement
24:08ils se connaissent
24:09depuis un an.
24:11La campagne électorale commence.
24:13Ils n'avaient pas envie
24:14que des photos sortent
24:16n'importe comment.
24:17Et peut-être est-ce
24:18une maîtrise d'une communication,
24:20de dire, écoute,
24:21on est en couple,
24:22on est ensemble,
24:23on va le dire
24:23et après,
24:24on nous fichera la paix.
24:25Oui, comme dit Louis.
24:26Vous avez raison.
24:27Il y a un conte de fées aussi un peu.
24:28Il y a un petit conte de fées
24:29qu'on va vendre dans les Français.
24:32Ils aiment bien ça.
24:33On peut imaginer ça,
24:34mais on peut aussi imaginer
24:38que comme ces photos,
24:39quoi qu'il arrive,
24:40pouvaient sortir,
24:41il faut mieux les sortir
24:42dans Paris Match
24:43puisque une fois qu'elles sont sorties,
24:45les autres journaux
24:46sont moins enclins
24:47à vouloir avoir
24:48des informations
24:50que tout le monde a déjà.
24:53Bon, ça ne...
24:55Mais Louis a raison
24:55quand il dit
24:56tout le monde
24:56ne fait semblant
24:57de ne pas s'y intéresser.
24:58Et bien sûr.
24:59Et bien sûr,
24:59mais dans les rédactions,
25:00tout le monde regarde l'été.
25:02Je vais vous dire quelque chose.
25:03C'est que c'est un joli couple.
25:05On a le droit de dire ça.
25:07C'est des jeunes gens.
25:08Ils s'aiment.
25:09Ils ont le droit de s'aimer.
25:10Le décor est très joli aussi.
25:12Pascal, vous êtes bon public.
25:14Oui, je suis bon public en général,
25:15mais je suis d'accord avec vous.
25:16Moi, je suis d'accord.
25:18Je suis assez naïf.
25:19Vous êtes trop menti.
25:20En plus, c'est la Corse.
25:21Les îles sont dites.
25:21En plus, c'est là
25:23où on va tous finir.
25:24Donc, si vous voulez,
25:25non, non.
25:25Je suis assez d'accord.
25:27Je suis assez naïf.
25:28Oui, mais c'était amical.
25:29Bon, la commission d'enquête.
25:31Alors, la commission d'enquête,
25:32c'est formidable.
25:33C'est fini.
25:34C'est fini.
25:35Là, je vais vous passer
25:36deux ou trois,
25:37Mme Ernot,
25:38qui a passé des 2,3 milliards.
25:41On rappelle que c'est 4 milliards
25:42l'audiovisuel public.
25:434 milliards.
25:44Et Mme Ernot,
25:45alors, pour...
25:47Je assure Charles Erlon
25:48qu'il y a du mérite.
25:49Il faut tirer les verres du nez,
25:50comme on dit.
25:51Il y a augmentation de la dotation
25:53sous la présidence Ernot.
25:55Il pose 10 fois la question.
25:58Il n'a jamais la réponse.
25:59Et finalement,
26:00il va l'avoir à la fin.
26:01Écoutez cette séquence.
26:03Ma question est simple.
26:05Madame la Présidente,
26:06entre votre année d'arrivée
26:08et la dernière année
26:09validée par la Cour des comptes 2024,
26:11est-ce qu'il y a eu
26:12une augmentation
26:12de 136 millions
26:13de dotations publiques
26:14constatées par la Cour des comptes ?
26:16Mais je trouve
26:17ce procédé
26:17très manipulatoire.
26:19Un,
26:19vous mélangez chiffre d'affaires
26:21et dotations publiques.
26:22Deux,
26:23vous additionnez
26:23deux rapports
26:24de la Cour des comptes
26:25sans le préciser.
26:26Vous en renvoyez à une page
26:27et voilà.
26:28Donc,
26:28je le redis.
26:29Je ne sais pas comment le dire.
26:30Moi,
26:31ça fait 30 ans
26:31que je manage
26:32les entreprises.
26:32D'accord ?
26:33Donc,
26:33je commence à mal le prendre.
26:35Parce que je prends ça
26:36pour de la diffamation.
26:37Qu'est-ce que vous prétendez ?
26:39Quand je suis arrivée
26:40en 2015,
26:41l'entreprise,
26:42elle était depuis
26:43trois ans en déficit.
26:45De 2015 à 2025,
26:47j'ai ramené l'équilibre
26:48dans cette entreprise.
26:50Maintenant,
26:51je ne sais pas
26:51comment vous voulez
26:52embrouiller la discussion.
26:54Donc,
26:54mettez-vous d'accord.
26:55Envoyez-moi la question
26:56et on répondra.
26:57Mais ma question,
26:58ma réponse,
26:59elle est claire.
27:00Depuis dix minutes,
27:01vous m'expliquez
27:02que mes chiffres sont faux.
27:03Madame la Présidente,
27:05est-ce que vous niez
27:05ces chiffres
27:06qui constatent
27:07une augmentation
27:07de 136 millions
27:08des dotations publiques
27:09sur la période
27:10de votre mandat ?
27:11Je n'ai pas les chiffres
27:12sous les yeux.
27:12Il est possible
27:13qu'en début de mandat,
27:15les chiffres aient suivi
27:16l'inflation.
27:17Parce que je vous rappelle
27:18qu'à l'époque,
27:20nous étions financés
27:21par la redevance.
27:22Et la redevance
27:25suivait l'inflation.
27:26Les chiffres,
27:27on aura eu du mal
27:28pendant toute la commission
27:29à les connaître.
27:31Il y a un deuxième passage
27:32que je voulais vous faire
27:34écouter,
27:34qui est...
27:35Alors celui-là,
27:36pour un professionnel
27:37de la télévision,
27:39ce qu'elle dit,
27:41cela montre
27:41qu'elle ne connaît
27:42rien à rien à la télé.
27:43C'en est même sidérant.
27:45C'est sidérant.
27:46Ce que vous allez entendre
27:47sur c'est dans l'air,
27:48donc elle dit,
27:49voilà, c'est dans l'air,
27:50on ne peut pas le produire
27:51en interne.
27:52Et la raison
27:54pour laquelle
27:54on ne peut pas
27:55le produire en interne...
27:57C'est la raison des droits juridiques.
27:58Oui, mais c'est un vrai...
27:59Ce qu'elle dit,
28:00c'est un concept.
28:01Il y a quatre personnes
28:02autour d'une table.
28:04Donc, elle ne connaît
28:05rien à rien.
28:07Ce qui est normal d'ailleurs,
28:07elle venait d'ailleurs.
28:08Bon, elle ne sait pas
28:09ce que c'est
28:10qu'un produit télé.
28:11Mais écoutez cette séquence
28:12quand elle parle
28:13de c'est dans l'air.
28:13Je vous assure,
28:14c'est presque drôle.
28:16On n'externalise pas.
28:18Il se trouve qu'il y a
28:19une partie des programmes
28:21qui sont une idée
28:24portée, développée
28:24par un producteur externe.
28:26Prenons c'est dans l'air.
28:28Vous vous dites,
28:28c'est facile,
28:29pourquoi ce n'est pas fait
28:30en interne ?
28:31Vous savez pourquoi ?
28:32Ce n'est pas le droit.
28:34L'idée, le concept,
28:36le droit au format,
28:37c'est une propriété intellectuelle
28:39qui appartient à MediaOne.
28:42C'est une réalité.
28:43Et heureusement d'ailleurs,
28:44ça protège les idées,
28:46ça protège les concepts,
28:47ça protège le droit d'auteur.
28:50C'est un sujet
28:51pour lequel d'ailleurs
28:52on se bat en France,
28:53en Europe,
28:53pour faire respecter
28:54ce principe.
28:55Vous vous rendez compte
28:56que vous avez
28:56la PDG de France Télévisions
28:59qui explique que c'est dans l'air.
29:01ces quatre personnes
29:01autour d'une table
29:02avec un animateur central.
29:03C'est ce que font
29:04des milliers de ce qu'on fait nous,
29:07ce qu'on fait tout le monde
29:08depuis la nuit des temps
29:09à la télévision.
29:10Et elle t'explique
29:11que c'est un concept.
29:13Mais nous aussi,
29:13on est un concept là ?
29:16Nous, on n'est pas externalisés.
29:18Si on était externalisés,
29:21c'est très différent.
29:23Vous n'auriez pas le droit à ça.
29:25Ce que je peux vous dire d'abord...
29:26Non, mais c'est incroyable,
29:27c'est très bon.
29:28Et alors, ce qui est dommage là,
29:29parce qu'en face,
29:31ils ne connaissent pas
29:32aussi bien que nous,
29:33c'est normal,
29:33ce n'est pas leur métier.
29:34Il n'y a pas quelqu'un
29:35qui lui dit en face,
29:35mais enfin,
29:36vous dites n'importe quoi,
29:37madame.
29:37Non, mais c'est...
29:38C'est dans l'air.
29:40Quel est le concept
29:40de c'est dans l'air ?
29:41C'est pas brevetable.
29:42C'est pas brevetable.
29:43C'est pas brevetable,
29:44c'est dans l'air.
29:44Le concept de c'est dans l'air,
29:46c'est de faire un sujet
29:47et d'avoir quatre personnes
29:48qui parlent autour.
29:48Je veux dire...
29:49On parle d'un concept.
29:50Moi, ça ne peut beaucoup rire.
29:51Non, mais nous vivons
29:54dans une injustice invraisemblable.
29:56Il ne faut pas s'y habituer.
29:57En vérité,
29:58vous avez bien vu
29:59le ton employé
30:00par madame Ernotte.
30:02Vous avez vu.
30:03En vérité,
30:03depuis à peu près 15 jours
30:05ou trois semaines,
30:06il est acquis au débat
30:09qu'on doit un petit peu
30:10aboyer sur monsieur Allon.
30:11Oui.
30:11Et quand ça n'est pas
30:13la personne qui lui répond,
30:15Nagui ou madame Ernotte,
30:16c'est le président
30:18Patrier Laetus lui-même.
30:20Donc, jamais,
30:22à ma connaissance,
30:24une commission d'enquête
30:25et son rapporteur
30:27n'avaient aussi
30:29vilipendé publiquement.
30:30Et ça va loin
30:31parce que vous avez quand même,
30:33Charles Aloncle a montré,
30:35vous avez une responsable
30:36qui a pris
30:37je ne sais plus combien
30:38de milliers d'euros
30:39dans le cadre
30:40d'un licenciement.
30:41400 000 euros.
30:42400 000 euros.
30:43400 000 euros.
30:44Elle se fait licencier
30:45par le service public.
30:47Elle en plafonne
30:48400 000 euros.
30:49Ben oui.
30:50Et ensuite,
30:51elle crée sa boîte privée
30:53et elle travaille
30:53avec le service public.
30:55Pardon,
30:55il y a le procureur
30:56de Balkany aujourd'hui.
30:58Il a requis
30:59avec une sévérité
31:00extraordinaire
31:01en disant
31:01l'argent public
31:02est sacré.
31:03mais apparemment
31:04l'argent
31:04de l'audiovisuel public
31:05il est moins sacré.
31:06Bon,
31:06alors il y a un autre
31:07on va essayer
31:08d'avancer vite
31:08et puis il y avait également
31:09le présentateur
31:09de questions pour un champion
31:11Samuel Etienne,
31:11pareil,
31:12qui a été viré
31:12puis qui a pris l'argent
31:13et puis qui s'est fait
31:17sponsoriser,
31:17payer sur sa boîte de prod.
31:19Alors,
31:19autre chose
31:20qui est extraordinaire,
31:21est-ce que vous connaissez
31:21Arnaud N. Gatcha ?
31:23Oui.
31:24Arnaud N. Gatcha
31:25est directeur
31:25de France Télévisions
31:26à plein temps.
31:27Pourquoi pas ?
31:27Il gagne 100 000 euros.
31:28Il est également
31:29maire adjoint
31:30à la mairie de Paris
31:30d'Anna Hidalgo
31:31à plein temps.
31:3360 000 euros.
31:33Il avait deux plein temps.
31:35Alors,
31:35c'est vrai que
31:35quand tu es directeur
31:36de France Télévisions
31:37tu ne dois pas être débordé,
31:38honnêtement.
31:38Parce que comme il y a
31:3912 000 directeurs là-dedans,
31:41ce n'est pas...
31:42Bon.
31:43Et puis quand tu es
31:44à la mairie de Paris
31:44tu ne dois pas non plus
31:45être débordé,
31:46forcément.
31:47Donc tu as deux plein temps,
31:48ben oui.
31:49Vous voulez que je vous dise
31:50honnêtement
31:50il y a une erreur là-dedans
31:51dans ce raisonnement ?
31:52Bah écoutez,
31:53bon...
31:53Parce qu'en fait
31:54on confond
31:55un mandat d'élu
31:56et on reçoit
31:58une indemnité.
31:5860 000 euros ?
31:59Vous appelez une indemnité ?
32:01Je ne suis pas en train
32:02de vous dire
32:02que c'est trop ou pas assez.
32:04Ce que je vous dis simplement
32:05c'est que quand vous êtes...
32:06La question c'est
32:06est-ce que c'est compatible
32:07d'être journaliste directeur
32:08d'un service à France Télévisions
32:09et de faire de la politique à côté ?
32:11Moi, pour moi
32:11le vrai sujet
32:12c'est celui-ci.
32:14Aussi.
32:15Si à CNews
32:16ou à Europe 1
32:16il y a un journaliste
32:18qui est élu
32:18dans une commune
32:19il s'occupe
32:20n'importe quoi
32:21de la voirie
32:21bon ben c'est bien
32:22qui s'engage dans la cité
32:23il touche une indemnité
32:25au titre
32:25de cet engagement-là
32:26moi ça ne me choque pas
32:28qu'on baisse pas son salaire
32:29Écoutons ce passage
32:30sur monsieur Arnaud N. Gatcha
32:34Vous avez un directeur
32:35directeur des opérations spéciales
32:37qui a un temps plein
32:38pour France Télévisions
32:39payé 100 000 euros net
32:40qui est élu
32:41maire adjoint
32:42à la mairie de Paris
32:43d'Anne Hidalgo
32:44qui cumule donc
32:4560 000 euros
32:46au titre de maire adjoint
32:47qui ne fait pas d'avenant
32:48pour France Télévisions
32:49donc il cumule
32:50deux temps pleins
32:50160 000 euros
32:52payés sur fonds public
32:53est-ce que c'est justifié
32:54de cumuler deux temps pleins
32:56payés sur fonds public
32:57à hauteur de 160 000 euros
32:59est-ce que vous ne comprenez pas
32:59l'indignation
33:00que les français ont pu avoir
33:01quand ils ont appris
33:02cette situation très précise
33:03d'un directeur
33:04de France Télévisions
33:05Vous posez la question
33:07du statut au fond
33:09des salariés
33:10qui
33:12prennent une fonction
33:13un mandat local
33:15je suis désolée
33:16de vous le dire
33:17monsieur le rapporteur
33:18et de vous le rappeler
33:19c'est qu'on s'est conformé
33:21strictement
33:22à la loi
33:23engagement
33:23et proximité
33:24alors si vous voulez
33:26que tous les élus locaux
33:28perdent leur boulot
33:29voient leur rémunération
33:31baisser
33:31etc
33:32changez la loi
33:35bon
33:35elle est sur votre position
33:36non mais
33:37moi je ne dis
33:38par exemple
33:38les salaires sont très élevés
33:40c'est énorme
33:41je ne connais pas
33:42la réalité de ce travail là
33:43ce que je dis simplement
33:44c'est qu'au-delà
33:44de la question du montant
33:45quand vous êtes élu
33:47ce n'est pas vous
33:48qui choisissez votre indemnité
33:49elle est votée
33:50non mais
33:51c'est comme ça
33:51et à côté de ça
33:52vous avez
33:52est-ce que vous avez le droit
33:53de travailler ou pas
33:54quand vous êtes dans le service public
33:55c'est les mêmes réseaux
33:56c'est ça le problème
33:57mais je suis d'accord
33:58avec vous
33:58là-dessus
33:59c'est les mêmes réseaux
33:59la mairie de Paris
34:00vous pensez que si la mairie
34:02était RN
34:02il travaillerait
34:03non mais n'empêchons pas
34:04des gens de faire la politique
34:05d'être élu
34:06je vous répète
34:08si la mairie était RN
34:10même pas RN
34:11si la mairie était LR
34:13de Rachida Dati
34:14vous pensez qu'il travaillerait
34:15à France et Vision
34:15il y aurait tous les syndicats
34:17ce serait un scandale
34:18non mais qu'ils ne puissent pas travailler
34:19mais tous les syndicats
34:20montraient un créneau
34:21mais je suis d'accord
34:21mais enfin
34:23si on défend des principes
34:25on les défend pour tout le monde
34:26mais j'entends bien
34:27mais mettez un peu en perspective
34:29ce qui se passe
34:30c'est-à-dire qu'il y a
34:31le privilège rouge
34:32comme dit monsieur
34:33je vois le monde
34:34dans lequel on vit
34:35bon voilà
34:36c'est tout
34:36alors Patrick Cohen
34:37je suis contradictoire
34:38puisque précédemment
34:39elle était la neutralité
34:40là on va sourire un peu
34:42là on va sourire un peu
34:44parce que d'abord
34:44il y a quelqu'un
34:45sur les réseaux sociaux
34:46il faut vraiment le remercier
34:47je crois qu'il s'appelle
34:48David Donski
34:50je crois
34:50il ressort des archives
34:52cet homme
34:53comment il s'appelle
34:54David Dopski
34:55alors écoutez
34:56c'est un conte
34:58vraiment il faut l'engager
34:59parce que
34:59et là
35:00je vais vous faire écouter
35:01trois sons
35:03extraordinaires
35:04parce que nous
35:04on a été attaqué
35:05racisme
35:06etc
35:06l'Arcum
35:07maintenant
35:08je pense que l'Arcum
35:08va être très ennuyé
35:09de se prononcer
35:10monsieur
35:11comment dire
35:12monsieur le ministre
35:14le cornu
35:15qui a dit
35:15les paroles sont ignobles
35:16pareil
35:17madame Pégard
35:18ignoble
35:19exactement
35:20oui mais là
35:21quand ils vont écouter
35:22ce que dit Patrick Cohen
35:23et ce que dit surtout
35:24Pascal Pic
35:25Patrick Cohen recevait
35:26Pascal Pic
35:28paléontrologue
35:29paléontropologue
35:30pardonnez-moi
35:30sur France Inter
35:312017
35:32à cette occasion
35:33ce dernier
35:33présentait son ouvrage
35:34qui va prendre le pouvoir
35:36aux éditions
35:37Edil Jacob
35:38Edil Jacob
35:39c'est le haut de gamme
35:40c'est pas
35:41voilà
35:41c'est
35:43c'est
35:43c'est
35:44c'est ce qui
35:44sont au collège
35:45de France
35:46qui publie
35:47et d'ailleurs
35:47il est au collège de France
35:48ce monsieur Pascal Pic
35:49au collège de France
35:50donc c'est pas un raciste
35:51c'est pas un antisémite
35:52c'est pas n'importe qui
35:54bon
35:55et monsieur Pic
35:56explore les racines
35:56de la politique contemporaine
35:58en les rattachant
35:59au comportement
35:59observé chez les singes
36:02écoutez ce premier passage
36:03avec monsieur Cohen
36:06bonjour Pascal Pic
36:07bonjour Patrick Cohen
36:08vous êtes paléo-anthropologue
36:09maître de conférences
36:10au collège de France
36:11vous publiez
36:11chez Edil Jacob
36:12qui va prendre le pouvoir
36:14les grands singes
36:15les hommes politiques
36:16ou les robots
36:17un livre
36:17où vous ne cessez
36:18de jeter des ponts
36:19entre le comportement
36:21des singes
36:21et celui des hommes
36:22et en particulier
36:23celui des hommes politiques
36:24c'est comme ça
36:24que vous avez regardé
36:25la campagne électorale
36:27comme le bébé de chaud
36:28beaucoup de français
36:29jugent
36:30ainsi au comportement
36:31ils regardent l'image
36:32sans écouter le son
36:34Pascal Pic
36:34mais bien sûr
36:35parce qu'effectivement
36:36ce sont des éléments
36:36qu'on partage avec
36:37les grands singes
36:38lorsqu'on va observer
36:39des sociétés de chimpanzés
36:41il n'y a que deux espèces
36:41qui font vraiment de la politique
36:42les hommes et les chimpanzés
36:44à partir de là
36:45regardez les comportements
36:47c'est absolument extraordinaire
36:48si un chimpanzé
36:49était devant notre télévision
36:51il ne comprendrait pas le discours
36:52c'est une évidence
36:53par contre
36:53il comprendrait ses comportements
36:55et c'est pour ça
36:55qu'on est capable de détecter
36:56chez différentes espèces
36:58notamment chez les chimpanzés
36:59différents types de leadership
37:00comme chez nous
37:01donc on a des tyrans
37:02des dominants
37:03des magnanimes
37:04ceux qui ne sont pas en compromis
37:05voilà
37:06et ces personnalités
37:07ne s'expriment pas
37:08par les programmes
37:08ni les idées
37:09mais par leurs attitudes
37:10vous comparez
37:10les techniques
37:11de conquête du pouvoir
37:12les intrigues
37:14l'usage de la violence
37:15la place accordée aux femmes
37:17les privilèges
37:18par exemple
37:18les chimpanzés
37:20acceptent
37:20que les puissants
37:21aient des privilèges
37:22ou des entorses
37:23à la règle commune
37:24absolument
37:25dans toutes les sociétés humaines
37:27d'ailleurs
37:27c'était très bien décrit
37:28par Claude Lévi-Strauss
37:29et les anthropologues
37:30mais aussi dans les sociétés
37:31de chimpanzés
37:32en général
37:33quand on accepte
37:35un leader
37:35ou une leader
37:36on consent
37:37ça s'appelle
37:37le consentement
37:38à ce qu'ils aient
37:39quelques privilèges
37:39mais tant
37:40qu'ils remplissent
37:41ce contrat
37:41c'est ce qui avait été dit
37:43je crois
37:43plus ou moins
37:44par Michel Offray
37:46et Dorido
37:47en fait
37:48ça veut dire quoi
37:49ça veut dire que
37:50maintenant
37:50certaines métaphores
37:51ne peuvent être employées
37:53par exemple
37:53celles du tribalisme
37:54ou celles des mâles dominants
37:56ne peuvent être employées
37:57qu'à propos de blanc
37:58et que de même façon
37:59qu'on n'a pas le droit
38:00seul un homme
38:01peut être hystérique
38:02on n'a plus le droit
38:03de dire hystérique
38:04pour une femme
38:05on n'a plus le droit
38:05donc on doit réserver
38:07un certain type
38:08vous pouvez être hystérique
38:09moi pas
38:10c'est interdit
38:11sinon ce serait sexiste
38:12c'est du pénal
38:13écoutez le deuxième passage
38:14je voudrais qu'on écoute
38:14les trois passages
38:15parce que les trois
38:16sont vraiment intéressants
38:17le deuxième passage
38:18toujours avec Pascal Pic
38:19cette fois-ci
38:20c'est TV5Monde
38:21et c'est au moment
38:22pareil où il sortait son livre
38:25Donald Trump
38:25l'image a fait le tour du monde
38:27qui bouscule sans ménagement
38:29le premier ministre
38:30Dushko Markovic
38:31le premier ministre
38:32du Monténégro
38:33que vous inspire cette image
38:34d'abord ?
38:35c'est une marque
38:37de dominance formelle
38:38très forte
38:41où celui qui se considère
38:42comme le leader
38:44veut réaffirmer
38:45aux yeux de tout le monde
38:45que c'est lui
38:46vraiment le numéro 1
38:48et que pour négocier
38:50avec lui
38:51il y aura nécessité
38:52de mettre les formes
38:54et effectivement
38:56c'est une façon
38:57très brutale
38:59certes
38:59mais très franche
39:00de s'affirmer
39:01sur le devant
39:02tout le monde derrière moi
39:03je suis le grand chef
39:05et il y a la petite mimique
39:06derrière
39:06il bombe le torse
39:08il a ce petit visage
39:09dans votre bestiaire
39:10il serait quoi ?
39:11ah bah écoutez
39:11quand je regarde
39:12alors il n'y a pas de caricature
39:13dans ce que je dis
39:14c'est des comportements
39:15que nous partageons
39:15avec certaines espèces
39:17c'est à dire qu'effectivement
39:18moi j'ai vu
39:19dans des conflits politiques
39:20parce que les chimpanzés
39:21sont les seuls
39:22à faire de la politique
39:23avec les hommes
39:23mais sans le langage
39:24et j'ai vu donc
39:25des mâles
39:26qui réaffirment leur pouvoir
39:26c'est ça
39:27d'un seul coup
39:28tout le monde est calme
39:29comme on le voit là
39:29et puis il vient bousculer
39:30tout le monde
39:31et il se réaffirme
39:32au bon bon torse
39:33en disant voilà
39:33je suis le leader
39:35tel un chimpanzé
39:36on vient de voir
39:36Emmanuel Macron
39:37il a poigné de main
39:37alors c'est pareil
39:38on a beaucoup parlé
39:39de Donald Trump
39:40qui essaie de tirer la main
39:41comme ça
39:41de son interlocuteur
39:42sans la lâcher
39:43parlons d'Emmanuel Macron
39:44justement
39:44vous dites
39:45lui ce serait plutôt
39:46un capucin
39:46pourquoi ?
39:47non mais c'est plus
39:48sur la question de l'économie
39:49donc ces singes capucins
39:51sont assez peu connus
39:52du grand public
39:53si ce n'est qu'on les voit
39:54dans des films
39:54de pirates ou autres
39:56ils sont petits
39:56avec des mimiques
39:57on les voit à l'image
39:57ils sont très mignons
39:59donc il compare
40:00Emmanuel Macron
40:01à un singe capucin
40:02non mais là
40:02pardon
40:03cet exemple
40:05c'est directement
40:06pas du tout
40:07dans les exemples
40:08d'Horido
40:08et compagnie chino
40:09c'est directement
40:10qu'on compare
40:12Macron à un singe
40:13et Trump
40:15à un singe
40:16mais là
40:16vous le pouvez
40:17puisque ce sont des blancs
40:18il n'y a pas de problème
40:19et le troisième passage
40:21et faites la part aussi
40:21de la mauvaise foi
40:22parce qu'il y a aussi
40:24une très grande
40:24dans cette histoire
40:25qui nous assaille
40:27il y a aussi
40:28ils se sont jetés dessus
40:29comme la misère
40:30sur le pauvre monde
40:31troisième passage
40:32toujours dans la même époque
40:33c'est Axel de Tarlet
40:34c'est une séquence
40:36voilà
40:36d'une archive
40:38et qui peut
40:39effectivement
40:39mettre en perspective
40:40la séquence
40:41que nous-mêmes
40:41avons vécu
40:43Pascal Pic
40:43bonsoir
40:44vous êtes
40:45paléo-anthropologue
40:46maître de conférence
40:47au Collège de France
40:48vous publiez
40:48qui va prendre le pouvoir
40:50les grands singes
40:51les hommes politiques
40:52ou les robots
40:53chez Odide Jacob
40:54dans votre livre
40:55ce qui est fascinant
40:56c'est qu'on est frappé
40:57par la ressemblance
40:58entre nous les hommes
40:58et ceux que vous appelez
40:59nos cousins
41:00à savoir les grands singes
41:01alors je vais prendre
41:02des exemples très concrets
41:03vous dites
41:04un singe dominant
41:05les dominants
41:07se reconnaissent
41:07par leur démarche
41:08lente
41:09et assurée
41:10alors
41:12comparaison
41:13avec les hommes
41:13je vous propose
41:14que nous regardions
41:14ensemble une vidéo
41:16voilà
41:17alors est-ce qu'avec
41:18cette démarche
41:19lente et assurée
41:20Emmanuel Macron
41:21a voulu montrer
41:22que désormais
41:23il avait accédé
41:25au rang de dominants
41:26donc là pareil
41:28il le compare
41:28directement
41:31bah écoutez
41:32je soumets ça
41:32c'est ce que je vous ai dit
41:34c'est ce qu'a dit
41:35William également
41:38quand on voit
41:39que monsieur Cohen
41:39l'a fait
41:40et que monsieur Cohen
41:41a été sans doute
41:42l'un de nos procureurs
41:44les plus agressifs
41:45c'est quand même pas mal
41:46mais c'est étrange
41:47alors là ça compte
41:47non mais Elisabeth
41:48a tout à fait raison
41:49quand elle parle de fascisation
41:51d'extrême-droitisation
41:52de l'anthropologie
41:53c'est-à-dire qu'aujourd'hui
41:54étudier des patterns
41:55étudier des systèmes
41:56étudier des structures
41:57anthropologiques
41:58c'est d'être
41:59pardon
41:59d'être d'extrême-droite
42:01et il avait déjà
42:02il s'était attaqué
42:03à Nicolas Sarkozy également
42:04et Nicolas Sarkozy
42:06n'a jamais déposé plainte
42:07n'a jamais monté en épingle
42:09toute la...
42:10bah là ça va être difficile
42:11de traiter quand même
42:12parce qu'il s'est senti offensé
42:13la raison qu'a dite William
42:15c'est la raison
42:16qui est la vérité
42:17c'est-à-dire que
42:17c'est parce qu'il est
42:18de couleur noire
42:19bien sûr
42:19que ça a été une opération
42:20de diversion
42:21pour échapper en fait
42:23à ces déclarations
42:24qui ont été sulfureuses
42:25et comme ils baignent tous
42:27dans un narratif victimaire
42:28ils se sont saisis de l'occasion
42:29pour transformer la réalité
42:31imputer à la chaîne CNews
42:32une forme de racisme
42:34envers cette personne
42:34en raison de sa couleur de peau
42:36alors que pas du tout
42:36c'est une analyse
42:38anthropologique
42:38c'est-à-dire neutre
42:40mais rien à voir
42:41avec la couleur de peau
42:42ça va être difficile
42:42quand même
42:43ça va être difficile
42:43oui
42:43ça va être difficile
42:44après ces trois séquences
42:45là pour l'ARCOM
42:47d'expliquer
42:49qu'il y avait du racisme
42:50ça me paraît mal barré
42:51enfin vous savez
42:51dans un monde injuste
42:53et je ne vous parle même pas
42:53de la justice
42:54pour l'ARCOM d'accord
42:55mais moi justement
42:57la justice interprète
42:58vous savez
42:58franchement
42:59ils ont trouvé du racisme
43:00parfois
43:00oui enfin
43:01je ne crois pas
43:02écoutez
43:03je ne le crois pas
43:04je vous assure
43:04je ne le crois pas
43:05pour ce cas-là
43:06ou en général ?
43:07non pour ce cas-là
43:07pour ce cas-là
43:08j'en accepte l'autre
43:10mais c'est difficile
43:11de le défendre
43:11en tous les cas
43:12non mais si l'ARCOM
43:13voulait vraiment
43:14c'est une position
43:15c'est une position
43:15qui est très difficile
43:16à défendre
43:16compte tenu
43:17de ce qu'on vient de voir
43:17mais évidemment
43:18c'est pour ça
43:19que c'est quand même
43:20très difficile
43:20surtout quand c'est
43:21dans la bouche
43:21d'un spécialiste
43:22on sera évidemment
43:23les seuls
43:23à parler de ça
43:24bien sûr
43:25ne comptez pas
43:26sur l'excédente
43:28émission
43:28c'est dans l'air
43:29au concept
43:29déposé
43:30par madame
43:31Erdott
43:32de parler
43:32quotidien
43:33va peut-être le faire
43:34quotidien
43:34n'en parlera jamais
43:35voilà
43:36notre ami Gauthier
43:37de Brette est là
43:38il peut arriver
43:39Cécile Collaire
43:40et Jacques Paris
43:40sont atterrissés
43:41ce mercredi matin
43:42en France
43:42où ils retrouvent
43:42leurs proches
43:43après près de
43:444 ans de calvaire
43:45en Iran
43:45et ça c'est une très
43:46bonne nouvelle
43:46et vraiment
43:47ce qu'ils ont vécu
43:48c'est sans doute
43:50inimaginable
43:51et j'imagine
43:52ce soir
43:53combien ils sont bien
43:53en France
43:54combien ils sont heureux
43:55avec leur famille
43:55parce que c'est
43:57au-delà du calvaire
43:59et au-delà
44:00de la torture
44:02morale
44:02physique
44:03sans doute
44:03écoutez ce qu'ils ont dit
44:07nous avons vécu
44:09l'horreur quotidienne
44:10nous avons vécu
44:12l'arbitraire
44:13permanent
44:14voilà
44:14donc nous mesurons
44:15à quel point
44:16nous avons
44:17nous l'avons
44:17entre guillemets
44:18échappé belle
44:19puisque ça aurait pu être
44:20encore bien pire
44:21que ce que nous avons vécu
44:22bien plus long
44:23donc nous voulons remercier
44:24toutes les personnes
44:25qui se sont mobilisées
44:26et enfin je tiens à dire
44:28à quel point
44:28nous avons été accueillis
44:29chaleureusement
44:30à l'ambassade de France
44:31pendant 5 mois
44:31à quel point
44:32la présence des personnels
44:34auprès de nous
44:34a été
44:34réconfortante
44:35nous a permis
44:36de sortir de cette épreuve
44:37la tête haute
44:38le message que j'ai envie
44:40de transmettre
44:41est un message d'espoir
44:42parce que
44:42nous avons gardé espoir
44:44jusqu'au bout
44:45et aujourd'hui
44:45nous sommes là
44:46pour vous parler
44:46nous étions des otages
44:48des otages d'Etat
44:50nous avons été
44:52traités
44:52dans des conditions
44:53extrêmement difficiles
44:55on peut même dire
44:56que nos conditions
44:57de détention
44:57étaient inhumaines
44:59si vous voulez retenir
45:00quelque chose
45:01dites que nous étions
45:03à la prison
45:03des vines
45:04qui est le centre
45:05de répression
45:07principale
45:08en Iran
45:09mais dans la prison
45:10des vines
45:10nous étions
45:11enfermés
45:12pendant 3 ans et demi
45:13au centre
45:14d'interrogatoire
45:15où le régime
45:16est beaucoup plus compliqué
45:18beaucoup plus difficile
45:19où vous n'avez aucun droit
45:21nous n'avons pas eu
45:23le droit
45:23de choisir
45:23nos défenseurs
45:24nous n'avions
45:25des contacts
45:26avec notre famille
45:27que de manière
45:28épisodique
45:29est extrêmement brève
45:31nous étions
45:32sous menace
45:33permanente
45:34nous n'avions pas
45:35le droit de lire
45:36pas le droit
45:37d'écrire
45:38nous
45:39dès que nous sortions
45:40de notre cellule
45:43nous avions
45:43les yeux bandés
45:45ceci pour vous donner
45:46une idée
45:46du régime
45:47qui nous a été imposé
45:48nous sommes
45:49d'autant plus
45:51reconnaissants
45:52à toute l'aide
45:53qui nous a été apportée
45:54comme l'a dit Cécile
45:56à tous les niveaux
45:57de l'Etat
45:57nos familles
45:58et tous ceux
45:59qui dans le pays
46:01se sont mobilisés
46:02pour nous
46:03évidemment
46:05l'un des objectifs
46:06sans doute
46:08était de nous briser
46:09de nous casser
46:11de nous ôter
46:13toute énergie
46:14toute capacité
46:15à expliquer
46:17même
46:18ce qui s'est passé
46:19et aujourd'hui
46:21nous pouvons vous dire
46:22que
46:22pour nous
46:23c'est un nouveau départ
46:24nous ne sommes pas brisés
46:26nous allons témoigner
46:28nous allons expliquer
46:29et nous allons profiter
46:31de la vie
46:32et renouer
46:33avec tous nos proches
46:35nos familles
46:36et aller de l'avant
46:37vive la vie
46:38j'ai quelque chose
46:39sur l'estomac
46:40quelle force
46:41sincèrement
46:41j'ai quelque chose
46:42sur l'estomac
46:44le président
46:45de la république
46:46et son ministre
46:47des affaires étrangères
46:48ont publié
46:48un communiqué
46:49dans lequel
46:50ils se félicitent
46:52évidemment
46:53légitimement
46:54de leur libération
46:55maintenant ces gens-là
46:56ne sont plus dans la nasse
46:57ils ont été traités
46:59de manière inhumaine
47:00ils ne pouvaient pas condamner
47:01maintenant
47:02la manière dont
47:02les autorités
47:04iraniennes
47:04ont pris ces gens
47:05en otage
47:06c'est quoi ce complexe
47:08il est où le complexe
47:09elle est où
47:10la peur obséquieuse
47:11ils ne sont pas avares
47:12de condamnation
47:13par rapport à d'autres pays
47:14permettez-moi de vous le dire
47:15non mais
47:15j'entends
47:16mais la force
47:17dans une négociation
47:18pour une libération
47:19il y a un deal
47:20sur la communication
47:21bien sûr
47:21mais je vous assure
47:22et en l'occurrence
47:23c'est ce qui s'est passé
47:24non mais c'est pas ça
47:25mais je vous le dis
47:25c'est pas ça
47:27non mais Gilles
47:28Gilles William
47:29c'est pas ça
47:30vous sortez
47:31vous n'êtes pas
47:32la force
47:33l'énergie
47:34l'émotion
47:35c'est ça d'abord
47:36qu'il faut retenir
47:37après ce que vous dites
47:38sera juste
47:39mais d'abord
47:40salon
47:41ce qu'on vient d'entendre
47:42enfin c'est pas
47:43en quoi c'est antinomique
47:44mais parce que
47:45en quoi c'est antinomique
47:46mais d'abord
47:48d'abord l'émotion
47:49d'abord l'énergie
47:50d'abord cet homme
47:52pensez à cet homme
47:53d'abord
47:53à son énergie
47:54Sabrina
47:55non non
47:56simplement
47:56moi aussi ça m'a arraché
47:58l'estomac
47:58de voir que
47:59ces personnes là
48:00sont sorties
48:00et qu'elles parlent
48:01avec une telle lucidité
48:03une telle dignité
48:04un tel courage
48:05et une telle espérance
48:06moi je crois pas
48:07qu'en sortant de 4 ans
48:08passé à la prison des Vignes
48:09je serais dans cet état
48:10je crois pas
48:11mais après ce que vous dites
48:13est juste
48:13bien sûr
48:14mais
48:16là Sabrina
48:16c'est un miroir
48:18ce témoignage
48:19c'est jamais le bon moment
48:20demain il sera trop tard
48:21vous l'avez dit
48:22ça y est
48:23vous l'avez dit
48:23vous l'avez dit
48:24laissez nous parler
48:25vous l'avez dit
48:26mais
48:27je pense qu'on est plus
48:29autour de la table
48:30sur un autre sentiment
48:32et
48:34imaginez-vous
48:35d'ailleurs
48:35c'est inimaginable
48:37passer 4 ans
48:38et venir comme cela
48:39parler comme il a parlé
48:41c'est incroyable
48:42et de dire vive la vie
48:43et de dire vive la vie
48:45un monde enténébré
48:46et c'est pas
48:47et d'ailleurs
48:48c'est logique
48:49qu'Emmanuel Macron
48:50pour le coup
48:50ne le dise pas aujourd'hui
48:51c'est pas le jour
48:52c'est pas du tout le jour
48:53mais non
48:54il le fera demain matin
48:55à 9h
48:55vous avez raison
48:56je le connais bien
48:57vous avez raison
48:58il fallait le faire bien avant
48:59ça je suis d'accord avec vous
49:00mais avant
49:01avant
49:01il avait l'excuse
49:02non
49:03il y a zéro excuse
49:03avant il avait l'excuse
49:04le fait que
49:05nous par rapport
49:07au régime iranien
49:07est une chose
49:08ça c'est vrai
49:09là en l'occurrence
49:10effectivement
49:10il n'y a pas de
49:11ce à quoi on pense
49:12quand on le voit
49:13c'est qu'est-ce que j'aurais
49:13est-ce que j'aurais pu ça
49:14il n'y a pas d'ambiguïté
49:16sur ce que pense Emmanuel Macron
49:18du régime iranien
49:19écoutez Gilles William
49:21franchement
49:21vous avez un génie
49:23pour toujours excuser
49:25la faiblesse
49:26franchement
49:26j'excuse pas beaucoup
49:27Emmanuel Macron
49:28mais il n'y a pas
49:29d'ambiguïté
49:30sur ce qu'il pense
49:31du régime iranien
49:31mais il y a une ambiguïté totale
49:33mais il y a une ambiguïté totale
49:35c'est quelqu'un
49:36qui empêche les avions
49:37d'arriver
49:38avec des livraisons d'armes
49:40il est dans
49:40c'est un homme ambigu
49:41par essence
49:44écoutez la discussion
49:45c'est pour ça que les gens
49:45pensaient
49:46parce qu'ils ne sont pas d'accord
49:47voilà
49:49vive la vie
49:50vive la vie
49:52ça fait partie du concept
49:53ça
49:53ah mais moi pardon
49:55la colère que j'exprime
49:57c'est pour moi
49:58une preuve d'amour
49:59par rapport à leur calvaire
50:00pardon de le dire
50:01bien sûr
50:02ils partagent pas votre avis
50:04qui ?
50:04c'est de personnes là
50:05parce qu'ils ont
50:06rendu hommage à Emmanuel Macron
50:08fortement
50:08oui oui d'accord
50:09c'est l'exact contraire
50:10ils n'ont pas vu
50:11c'est l'exact contraire
50:12eux toute la journée
50:13ils ont rendu hommage
50:14au service français
50:15etc
50:15parce que les négociations
50:17de l'agriculture
50:17c'est super compliqué
50:18quel rapport avec les communiqués
50:19et pour le même prix
50:20mais parce que
50:21Emmanuel Macron
50:22est sa sortie de là
50:23je suis désolé de vous le dire
50:24et pour le même prix
50:24il y a une femme de 4 ans
50:26condamnée à 4 ans
50:27personne n'en parle
50:28condamnée à 4 ans
50:30pour justement
50:31des messages
50:32apologétiques
50:33par rapport au terrorisme
50:34qui va être en liberté
50:35c'est pas
50:36ça c'est pas fait comme ça
50:37elle a été expulsée vers l'Iran
50:38elle a été expulsée vers l'Iran
50:40mais Gilles William
50:41je trouve qu'elle a été condamnée
50:43à de la prison
50:43excuse-moi
50:44mais Gilles William
50:44je suis désolé
50:45là où je ne vous suis pas du tout
50:46dans cette histoire
50:47c'est qu'en fait
50:47si elle n'était pas libérée
50:49il n'y avait pas libération
50:49des otages français
50:50ça s'appelle un deal
50:51mais vous ne comprenez pas
50:52mais bien sûr que si
50:53c'est comme ça que ça se passe
50:54ce que je reproche
50:55c'est qu'on ne le dise pas
50:56mais parce que ça s'appelle
50:58les négociations secrètes
50:59vous entendez
51:00la République française
51:02ne conflit
51:02minodément
51:03je vous parle
51:04mais attendez
51:05il n'y a pas une transparence
51:07au niveau de la presse
51:08de dire maintenant
51:09d'expliquer le deal
51:10d'expliquer le deal
51:11mais Gilles William
51:12la raison d'État
51:13elle ne s'explique jamais
51:14on n'est pas d'accord
51:15jamais
51:15mais c'est normal
51:17mais il est 21h
51:18écoutez
51:18il y a des choses importantes
51:19dans la vie
51:20et Benjamin Hannaud
51:21ce soir c'est
51:22Paris Saint-Germain
51:22à Liverpool
51:23le match a commencé
51:24il est 21h
51:24c'est sur canal
51:25et il est en train
51:26de me dire à l'oreillette
51:27ça va
51:27on est déjà en retard
51:28donc pour lui
51:30PSG et Liverpool
51:31c'est autre chose
51:32que ce dont vous parlez
51:33merci beaucoup
51:34monsieur Fontenot
51:35et après ça sera
51:36Gauthier Lebrun
51:36bah oui
51:37il reste quelqu'un
51:40la trêve avec l'Iran
51:42a été décidée
51:43en pleine coordination
51:44avec Washington
51:45c'est ce qu'a déclaré
51:45le premier ministre israélien
51:47Benjamin Netanyahou
51:48il indique que celle-ci
51:49ne marque pas la fin
51:50de la campagne contre l'Iran
51:51plutôt son chef
51:52de la diplomatie
51:52Gideon Sarr assurait
51:53ne pas voir la possibilité
51:55de rapprocher
51:55les positions des Etats-Unis
51:57et de l'Iran
51:58les gardiens de la révolution
51:59iranien
51:59menace de riposter
52:00si Israël ne cesse pas
52:02à ses attaques au Liban
52:03des salves
52:03qui visent des centaines
52:04de membres du Hezbollah
52:05selon le ministre
52:06de la Défense israélien
52:07l'Iran dénonce
52:08une violation
52:08du cessez-le-feu
52:09conclue entre Téhéran
52:10et Washington
52:10Donald Trump répond
52:12aux médias américains
52:12en raison du Hezbollah
52:13le Liban n'est pas inclus
52:15dans l'accord
52:16la Maison-Blanche
52:17reproche aussi
52:17aux Etats membres
52:18de l'OTAN
52:19d'avoir tourné
52:19le dos aux Etats-Unis
52:20par un manque de soutien
52:22dans cette guerre
52:22Marc Root
52:23le chef de l'OTAN
52:24est à Washington
52:24ce mercredi
52:25après sa rencontre
52:26avec le secrétaire
52:27d'Etat américain
52:28Marco Rubio
52:28il doit s'entretenir
52:29avec Donald Trump
52:30le président des Etats-Unis
52:31menace de quitter
52:32l'alliance atlantique
52:33le Premier ministre
52:34Sébastien Lecornu
52:35réclame en France
52:36une baisse des prix
52:37à la pompe
52:37d'ici la fin du week-end
52:38ou le début
52:39de la semaine prochaine
52:405 à 10 centimes
52:41de moins par litre
52:42très rapidement
52:42c'est ce que promet
52:43de son côté
52:43le président
52:44de l'Union française
52:45des industries pétrolières
52:47le gouvernement
52:47doit se réunir demain
52:48à Bercy
52:48avec l'ensemble
52:49des acteurs de la filière
52:50et puis Rima Hassan
52:51porte plainte
52:52après des fuites
52:53pendant son placement
52:53en garde à vue
52:54il y a une semaine
52:55l'eurodéputé LFI
52:56dénonce une violation
52:57du secret de l'enquête
52:58et vise le porte-parole
52:59du ministère de la justice
53:00le porte-parole
53:02dépose plainte
53:02lui aussi pour diffamation
53:03ainsi que pour injure
53:04antisémite inacceptable
53:05Gérald de Darmelin
53:06saisit lui
53:07l'inspection générale
53:08de la justice
53:08sur ces fuites
53:09Merci beaucoup
53:10Gauthier Lebrette
53:11en une seconde
53:12en une seconde
53:12l'heure interne de 100% politique
53:13tout de suite
53:14avec Xenia Federova
53:15mais aussi Henri Guénaud
53:16Régis Le Sommier
53:17Arnaud Klarsfeld
53:17et puis à 22h
53:18100% politique
53:19où il sera notamment
53:20question d'amour
53:20Bien évidemment
53:21je salue
53:22Memona Interman
53:24qui nous écoute
53:25et qui m'a envoyé
53:26un petit texte
53:26en disant
53:27la région
53:28Réunion
53:28va enlever mon nom du lycée
53:30qui porte mon nom
53:31parce que j'ai parlé
53:31dans votre émission
53:32mardi dernier
53:33incroyable mais vrai
53:34dit-elle
53:34c'est un communiqué
53:35de la région
53:36qui le spécifie
53:37et puis c'est le sujet
53:39numéro 1
53:39sur tous les médias
53:40réunionnais
53:40depuis une semaine
53:41donc je salue évidemment
53:42Memona
53:43et puis elle a réagi
53:45ce soir en voyant
53:46ses archives
53:47en me disant
53:48époustouflantes archives
53:49et c'est vrai que c'était
53:50tout à fait sidérant
53:51on est en retard
53:52mais on salue néanmoins
53:53Henri qui était à la réalisation
53:54David Tonnelier
53:55qui était à la vision
53:56Guillaume Marceau
53:57qui était au son
53:58on participait à l'émission
53:59Benjamin O
54:00Alexandre Martel
54:01Tess l'a fait taire
54:02le débat c'est la vie
54:04et on n'est pas toujours d'accord
54:05et c'est pour ça que c'est bien
54:06mais je veux retenir
54:07ce mot extraordinaire
54:09de monsieur Paris
54:10qui après 4 ans
54:11a dit une chose très belle
54:12et qui nous touche
54:13et je crois qu'il faut terminer
54:15comme cela
54:16vive la vie
54:17et je crois qu'il faut terminer
54:18et je crois qu'il faut terminer
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