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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:01Quasiment 20h10, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:03On est avec Véronique Jacquier, bonsoir Véronique, Joseph Massescaron, Johan Usaï,
00:07avec Gilles-William-Golnadel, Georges Fenech et Laurent Jacobelli,
00:12député du Rassemblement National de Moselle et porte-parole de la campagne.
00:16C'est ce qu'on pourrait appeler un coup de tonnerre.
00:20Certains diraient que ce n'est qu'une photographie de l'instant.
00:23Mais tout de même, Marine Le Pen est au plus haut dans les sondages
00:27et ce qui est intéressant, c'est que ces sondages ont été faits
00:31après l'annonce de sa candidature et donc, de fait, après l'annonce de sa condamnation en appel.
00:38Elle se pourvoie, elle est présumée innocente,
00:40mais on aurait pu imaginer que Marine Le Pen perde des points parce que condamnée.
00:45Eh bien, rien de tout cela, c'est un sondage exclusif du Figaro.
00:48Quelle que soit la configuration, au premier tour, vous avez une différence de 20 points,
00:53quel que soit l'adversaire.
00:54Regardez, face à Édouard Philippe, pour la première fois, les courbes se croisent.
01:00Marine Le Pen est devant.
01:02Édouard Philippe perd 6 points face à Marine Le Pen dans l'espace d'un an.
01:06Marine Le Pen face à Gabriel Attal, que peut-il se passer ?
01:0955-45.
01:11Là aussi, c'est une perte de 2 points pour Gabriel Attal en l'espace d'un peu plus de
01:172 ans.
01:18Et Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, et c'est peut-être là le plus important,
01:25puisque certains prédisent déjà un second tour, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon,
01:3070% pour Marine Le Pen.
01:33Alors, je me tourne vers le porte-parole de la campagne.
01:36Est-ce qu'il est politiquement serein ?
01:38Je poserai la question du judiciaire dans quelques instants.
01:40Mais politiquement, qu'est-ce que ça veut dire ?
01:42C'est juste une photographie de l'instant.
01:44Vous savez, Jordan Bardella dit toujours
01:45« Faites la campagne comme si vous étiez outsider ».
01:48Et c'est ce que nous allons faire.
01:49Mais en revanche, ça montre bien que le contact que Marine Le Pen a avec la population,
01:53que le programme qu'elle défend,
01:55et que la décision courageuse qu'elle a prise d'être candidate à la présidence de la République
01:59avec Jordan Bardella à ses côtés comme futur Premier ministre,
02:02a très bien été compris des Français.
02:04C'est très clair.
02:05Les 7 millions de téléspectateurs qui ont regardé TF1,
02:08c'est un record, ont entendu son message,
02:11ont compris qu'elle clamait son innocence,
02:13qu'elle avait envie de sauver ce pays.
02:14Je crois aussi que c'est le ras-le-bol du système actuel.
02:17C'est-à-dire qu'importe les décisions judiciaires,
02:20qu'importe ce qui peut se passer dans les prochains mois,
02:23ce vent dégagiste fait que Marine Le Pen est au plus haut dans les sondages.
02:26Mais c'est plus qu'un vent dégagiste.
02:28Ça existe parce qu'on ne veut plus de Macron,
02:29on ne veut plus de ceux qui ont travaillé avec lui,
02:31comme Édouard Philippe, Gabriel Attal.
02:33Ils ont mis la France dans le mur.
02:34Et ça, clairement, je crois que personne ne leur pardonne.
02:35En tout cas, très peu leur pardonne.
02:37Mais c'est aussi l'adhésion à un projet.
02:38Un projet d'une renaissance de la France,
02:41un projet de retrouver une paix civile,
02:44un projet de pouvoir à nouveau travailler
02:45et gagner sa vie en travaillant,
02:47de créer des entreprises,
02:48de ne pas être étouffé fiscalement
02:49et de préserver notre identité.
02:51C'est un vrai projet de société,
02:52une société qui a été martyrisée,
02:55triturée, agressée par des années de macronisme.
02:58Mais vous imaginez de tels résultats
03:0124 heures après cette annonce,
03:05avec là aussi ce battage médiatique,
03:07que je voyais le système médiatique depuis 24 heures,
03:09expliquer que c'était la délinquance au col blanc,
03:12que c'était, je vous montrerai,
03:14la une de Libération,
03:15qui fait le parallèle avec François Fillon.
03:18La forçonnée, c'était la une de Libé.
03:20Et c'était la même une.
03:22Regardez, pour François Fillon,
03:24le forçonné de la Sarthe,
03:26la forçonnée,
03:27même combat pour Libé.
03:28Non, mais j'étais persuadé
03:29que beaucoup faisaient fausse route.
03:31Je la regardais avec un sourire amusé.
03:33On parle de techniques juridiques
03:35et judiciaires aux Français
03:36qui veulent qu'on leur parle pouvoir d'achat,
03:38qui veulent qu'on leur parle sécurité.
03:40Et c'est ce qu'incarne Marine Le Pen.
03:41Et je crois aussi qu'à travers toutes ces épreuves,
03:43elle a montré quelque chose.
03:44Elle est en titane.
03:46Elle est inoxydable.
03:48Et les Français ont conscience
03:49que le chantier est énorme,
03:50qu'il va falloir beaucoup,
03:51beaucoup de courage
03:52pour redresser la France.
03:53Et je crois qu'elle a montré
03:54que cette qualité,
03:55assez rare en politique,
03:56elle l'avait.
03:57Yohann Uzaï,
03:58quel que soit l'adversaire pour l'instant,
04:00pour l'instant bien sûr,
04:02Marine Le Pen est devant.
04:03Face à Edouard Philippe,
04:04face à Gabriel Attal,
04:05et cet écart face à Jean-Luc Mélenchon,
04:08il est abyssal, 70-30.
04:09Oui, alors mettons tout de suite
04:10de côté le cas de Mélenchon,
04:12parce qu'une très grande majorité
04:13de Français, naturellement,
04:14ne veut pas d'un antisémite
04:15qui collabore avec les islamistes
04:17à la tête de l'État.
04:18Donc ça me semble assez évident.
04:20Ensuite, concernant...
04:20Une nuance qui vous honore,
04:21bien sûr, Jean-Luc Mélenchon.
04:23Non, mais c'est une réalité.
04:23Je le trouve même un peu trop sobre.
04:26Je le trouve même un peu d'accord avec l'analyse
04:26qui est la mienne,
04:27qui ne fait même pas débat, d'ailleurs.
04:29Ensuite, concernant Edouard Philippe,
04:32par exemple, Gabriel Attal,
04:33évidemment, moi, j'ai considéré dès hier
04:35que Marine Le Pen sortait renforcée
04:37de cela aux yeux des Français,
04:38et Laurent Jacobelli l'a dit très justement.
04:41Je crois que dans le passé,
04:42le Rassemblement national
04:43prospérait en partie
04:45parce qu'il y avait un vent de dégagisme.
04:47C'est vrai aujourd'hui,
04:48mais l'adhésion au programme
04:49du Rassemblement national
04:50est vraiment de plus en plus forte.
04:52Les Français adhèrent de plus en plus
04:53à ce programme.
04:54Ils sont sans doute en train
04:55de se rendre compte
04:56que ce programme est celui
04:57qui correspond peut-être,
04:58je dis bien peut-être,
04:59ce n'est pas à moi de le dire,
05:00mais le mieux
05:01à l'état de la France actuelle.
05:04Monsieur Golnadel.
05:04Je ne le dirai pas comme ça.
05:05D'abord, le résultat d'hier
05:08sur le plan judiciaire,
05:10c'est bien,
05:10et d'ailleurs le tribunal l'a remarqué,
05:12c'est qu'il n'y a pas
05:13d'enrichissement personnel.
05:15Je peux vous dire
05:16que si ça avait été une affaire
05:17à la Cahuzac,
05:18elle aurait descendu.
05:19Les Français ne sont pas fous.
05:20Ils savent très bien,
05:21il n'y a pas eu d'argent
05:22dans la poche des gens,
05:24donc c'est pour ça
05:24que pour eux,
05:25ça ne compte pas,
05:26premièrement.
05:28Deuxièmement,
05:28je modérerais un tout petit peu
05:30ce que dit M. Jacobelli
05:32sur le programme.
05:33Je ne pense pas
05:34que les Français
05:36adhèrent au programme du RN,
05:39mais les Français,
05:40il se trouve qu'ils sont exaspérés.
05:41Ils sont maintenant
05:43sociologiquement bien à droite.
05:45Ils sont dans un état
05:46d'insécurité
05:48à tout point de vue,
05:49et que par conséquent,
05:50effectivement,
05:51on comprend.
05:52Et puis troisièmement,
05:53si il y a un cordon sanitaire
05:55maintenant,
05:56il étrangle
05:57le parti antisémite.
05:59Il n'existe plus
06:00par rapport
06:01effectivement au RN.
06:03Véronique ?
06:03Oui,
06:04il y a deux choses,
06:05me semble-t-il.
06:05D'abord,
06:05sa combativité,
06:07effectivement,
06:07je pense que les Français
06:08veulent quelqu'un
06:08qui a vraiment la force
06:10de renverser la table.
06:11Donc ça,
06:12ça compte,
06:12malgré l'épée
06:13d'amoclès judiciaire.
06:15Et la deuxième chose,
06:16c'est quand même
06:16la lame de fond
06:17qui est propre
06:18au RN,
06:19c'est-à-dire qu'il ne faut
06:19pas oublier
06:20la façon dont le parti
06:22a capitalisé
06:22lors des élections municipales.
06:24Tous les maires,
06:25par exemple,
06:25en place,
06:26ont été réélus
06:27au premier tour.
06:28Ça veut dire qu'en fait,
06:29il y a une forme
06:29de conquête
06:30par l'habitude.
06:31Vous avez eu des défaites
06:32au municipal,
06:33à Nîmes par exemple,
06:35à Toulon par exemple.
06:37Ça s'est joué à 3 000
06:40dans les grandes villes.
06:45Dans les petites villes,
06:46dans les sous-préfectures,
06:47il y a quand même
06:47une lame de fond
06:48et il y a quand même
06:50une conquête
06:50par l'habitude.
06:52Et ça,
06:52ça vaut aussi
06:53quelque chose
06:54qui est en titane
06:55pour continuer à avancer.
06:56C'est très rare
06:57qu'on commence une émission
06:58avec des sondages
06:59parce que là aussi,
07:00il faut être extrêmement prudent
07:01et la campagne
07:02ne fait que commencer.
07:03D'ailleurs,
07:04c'est très intéressant,
07:04aujourd'hui,
07:05on est à 9 mois
07:06tout pile
07:06du premier tour
07:08de la présidentielle.
07:09Mais pourquoi
07:10c'est intéressant ?
07:11C'est qu'il y a un monde
07:12qui sépare
07:13le climat médiatique
07:15et politique
07:15depuis 24 heures
07:16qui présentait
07:17Marine Le Pen
07:18comme la forçonnée,
07:20la coupable
07:21en faisant fi
07:23d'ailleurs
07:23de l'état de droit
07:26puisque la présence
07:28de son innocence.
07:29Et bien,
07:30et ce que ressentent
07:31les Français
07:31au moment du vote ?
07:33Oui,
07:34je crois tout simplement
07:35parce que les Français,
07:38il y a une dynamique
07:39de toute façon,
07:40il y a une dynamique
07:41Rassemblement National.
07:42C'est ce que Véronique
07:44a parlé
07:45et ça depuis
07:45les élections européennes.
07:48On peut parler aussi,
07:49bien sûr,
07:50des législatives
07:50et des municipales.
07:52Il y a incontestablement
07:53une dynamique.
07:54Maintenant,
07:56je m'interroge
07:57sur deux choses.
07:58C'est-à-dire qu'il y a
08:00quand même,
08:01on dit,
08:02vous l'avez dit vous-même,
08:02que la France
08:04est à majorité
08:05à droite.
08:06J'aimerais savoir
08:07si Marine Le Pen
08:08va ou non changer
08:09son discours
08:10sur le mode
08:11le Rassemblement National,
08:13c'est ni la droite
08:13ni la gauche.
08:14Parce que ça,
08:16si elle restait
08:17sur ce type de discours,
08:18je pense que
08:19se libérerait
08:20à droite
08:21un espace politique.
08:23C'est le premier point.
08:24Le deuxième point,
08:27c'est là,
08:27je suis vraiment,
08:28je parle en tant
08:29conseiller journaliste politique,
08:30je ne voudrais pas
08:31qu'on nous vole
08:32à nouveau cette élection
08:33en mettant le curseur
08:37uniquement
08:38sur des questions
08:38juridiques.
08:39On y reviendra
08:40dans une seconde.
08:41Parce que le temps fort
08:42de la journée,
08:43ce n'est pas les sondages,
08:44c'est ce qui s'est passé
08:45du côté de la Cour de cassation.
08:46Mais on y reviendra
08:47dans quelques secondes.
08:48Je voulais juste
08:48un premier tour de table
08:50sur ces sondages
08:51et qui place en tête
08:52qu'importe le candidat,
08:53qu'importe l'adversaire,
08:55Marine Le Pen.
08:56Ce sondage qui est très haut,
08:57très très haut,
08:58à chaud,
08:59qui a été pris à chaud
08:59tout de suite après
09:01les événements,
09:01on a vécu des événements
09:02hier,
09:02rétablement,
09:03moi ne m'étonne pas.
09:05Il y a un côté bravache,
09:07un côté panache aussi
09:10de ce qui s'est passé hier,
09:11cette annonce
09:12d'une candidature
09:13alors que
09:14avec un pauvre en cassation.
09:16Ça, c'est un premier point.
09:17Deuxième point,
09:18je reprends ce que
09:18je viens de dire,
09:19William,
09:19c'est-à-dire que
09:19la Cour elle-même a dit
09:21qu'il n'y a pas
09:21d'enrichissement.
09:23Et qui plus est,
09:25elle retrouve
09:25la présomption d'innocence
09:27par le pourvoi en cassation.
09:29Donc, tout cela fait que
09:30ce sondage ne m'étonne pas.
09:32La seule inquiétude
09:33qui est la mienne
09:34depuis tout à l'heure,
09:35d'ailleurs,
09:35puisque j'ai appris
09:35que la Cour de cassation,
09:37curieusement,
09:37je n'ai jamais vu ça,
09:38annonce dans quel délai,
09:40dans une affaire aussi sensible.
09:41Et ce délai,
09:42il est avant le premier tour.
09:44On voit bien
09:44que vous voulez aller
09:46sur l'élément
09:46le plus important de la journée.
09:48Ça n'est pas ces sondages,
09:50c'est la Cour de cassation.
09:51Avant de voir le communiqué
09:54de la Cour de cassation,
09:55je vous propose d'écouter
09:55Marine Le Pen,
09:56c'était ce matin,
09:57qui dit,
09:57je suis éligible,
09:59c'est le début de la campagne,
10:00elle était sur le terrain
10:00dans la Sarthe.
10:01On reparlera dans quelques instants
10:03aussi des conditions
10:03dans lesquelles se sont déroulés
10:05ces premiers pas en campagne.
10:08Sur un terrain extrêmement révélateur.
10:10Écoutez ce qu'elle disait,
10:10bien sûr.
10:12Écoutez Marine Le Pen
10:13sur son éligibilité,
10:15mais c'était avant
10:16le communiqué
10:16de la Cour de cassation.
10:20Je suis une citoyenne
10:22qui use de ses droits
10:23des droits
10:25que l'état de droit
10:26que mes adversaires
10:27ont souvent à la bouche
10:29offre à tout justiciable.
10:32Et par conséquent,
10:32j'effectue un pourvoir
10:33car je suis innocente
10:36des faits qui me sont reprochés
10:37et que je saisis
10:40la Cour de cassation
10:41pour lui soumettre
10:42un problème juridique
10:43qui est un problème juridique
10:43extrêmement sérieux.
10:45Mais je vous rappelle
10:46que la Cour d'appel
10:48m'a rendu mon éligibilité.
10:50Elle m'a rendu
10:51mon éligibilité.
10:53Je suis donc aujourd'hui
10:54éligible.
10:55Elle est aujourd'hui éligible.
10:56Elle le sera
10:58très certainement
10:59dans les prochains mois.
11:00Mais dans quel contexte ?
11:01Pourquoi je vous dis ça ?
11:02Puisque la Cour de cassation
11:04a annoncé
11:05qu'elle pourrait rendre
11:06cette Cour
11:07la décision du pourvoi
11:09en cassation
11:09avant avril 2027.
11:12Je rappelle que le premier tour
11:13c'est le 18 avril 2027.
11:16Ce qui est fascinant
11:17c'est que
11:18dans tous les débats
11:19qu'il y a pu avoir hier
11:19la pierre angulaire
11:21c'était la sensation
11:22que la justice disait
11:23aux Français
11:23c'est à vous de choisir.
11:25On la condamne
11:26pour ces faits-là
11:27mais ensuite
11:28c'est aux Français
11:29de choisir.
11:29Et là
11:30on a la sensation
11:31que la Cour de cassation
11:32donc la justice
11:34l'une des plus hautes juridictions
11:35si ce n'est la plus haute
11:36vient en disant
11:37le temps judiciaire
11:39est peut-être même
11:40presque plus important
11:41que le temps politique.
11:42Écoutez les explications
11:43de Célia Barotte.
11:46Dans un communiqué
11:47la Cour de cassation
11:48a expliqué
11:48qu'à ce jour
11:49elle pourrait être
11:49en mesure
11:50de rendre son arrêt
11:51au plus tard
11:52au début du mois d'avril 2027
11:54avant le scrutin présidentiel
11:56car les délais d'examen
11:57dépendent de plusieurs facteurs
11:59procéduraux.
12:00Alors quels sont ces facteurs
12:01pour certains extérieurs
12:03à la juridiction ?
12:04Eh bien par exemple
12:05il y a le nombre
12:05de pourvois formés
12:07dans cette affaire
12:07le nombre de constitutions
12:09d'avocats
12:10à la Cour de cassation
12:11le nombre de mémoires
12:13déposées
12:13ou encore le dépôt éventuel
12:15d'une question prioritaire
12:16de constitutionnalité.
12:18Sur notre antenne
12:18l'avocat de Marine Le Pen
12:19a expliqué
12:20que c'était un dossier
12:21qui suscite
12:22des problèmes techniques
12:23très précis
12:24en lien avec des notions
12:26sensibles
12:26que sont par exemple
12:27le mandat parlementaire européen
12:29ou encore
12:30la délimitation
12:30du périmètre
12:31du travail
12:32d'un assistant parlementaire.
12:33Rodolphe Bosselut
12:35n'exclut pas
12:35que d'autres prévenus
12:37forment aussi
12:38des pourvois en cassation
12:39comme par exemple
12:40le cas
12:40du Rassemblement National.
12:42Alors une fois
12:43les différents mémoires
12:44des partis déposés
12:45un conseiller rapporteur
12:47ainsi qu'un avocat général
12:48sont désignés
12:49ils procèdent
12:50à l'étude du dossier
12:51et rédigent
12:52respectivement
12:53un rapport
12:54et un avis
12:54les partis peuvent ensuite
12:56déposer des observations
12:57complémentaires
12:58enfin
12:59l'affaire est audiencée
13:00devant la formation
13:01de jugement
13:02puis mise en délibéré.
13:03Et là je me tourne
13:04vers Laurent Jacobelli
13:05le porte-parole
13:06de cette campagne
13:07député du Rassemblement National
13:08comment vous avez vécu
13:09ce communiqué
13:10de la cour de cassation ?
13:12Honnêtement
13:13je ne l'ai pas vécu
13:14ils ont bien le droit
13:14de produire
13:15les communiqués
13:16qu'ils veulent
13:16moi je remarque
13:17le conditionnel
13:19pourrait donner
13:20ses conclusions
13:21en avril
13:22voilà
13:23aujourd'hui Marine Le Pen
13:24est présumée innocente
13:25elle est prudible
13:25mais le conditionnel
13:27est-ce que
13:27ne place pas
13:28une sorte d'épée
13:28de Damoclès
13:29sur la décision
13:30qui pourrait être prise
13:31elle peut paraître
13:31terriblement optimiste
13:33mais la même cour de cassation
13:34avait dit qu'elle rendrait
13:35son jugement
13:37en janvier
13:37si Marine Le Pen
13:38était inéligible
13:40pourquoi ?
13:40pour ne pas interférer
13:41dans un processus électoral
13:43je ne vois pas
13:44pourquoi elle accélérerait
13:45le mouvement
13:45maintenant qu'elle est éligible
13:46ce qui viendrait
13:48gêner un processus électoral
13:50donc il y a
13:50une contradiction
13:51qui serait étonnante
13:52et la cour d'appel
13:53elle-même
13:54dit effectivement
13:55que Marine Le Pen
13:56ne s'est pas enrichie
13:57et qu'ils ont diminué
13:59la durée de la peine
14:00d'éligibilité
14:01pour permettre
14:02sa candidature
14:03et le bon suivi
14:05du processus électoral
14:06donc il y aurait
14:06un paradoxe
14:07absolument incroyable
14:08une contradiction totale
14:09après moi je ne suis pas juriste
14:11et je vais vous dire
14:11on ne va pas passer
14:14notre temps
14:14à étudier
14:15ce qu'a dit
14:15tel juge
14:15ou tel autre
14:16j'entends
14:16mais c'est juste
14:17un peu le moment
14:17et c'est juste
14:18l'élément le plus important
14:20de la journée
14:22vous aviez un comité
14:23un comité élargi
14:25c'est vrai
14:25qui était
14:26pour déterminer
14:28les grandes lignes stratégiques
14:29de la campagne
14:29et du coup
14:30ce comité
14:31a été percuté
14:32par ce communiqué
14:34ah bah si
14:34je sais très bien
14:35vous en avez parlé
14:36vous en avez débattu
14:37vous deviez débattre
14:38de la stratégie
14:39des grandes lignes stratégiques
14:39vous avez débattu
14:40de ce communiqué
14:41ma question elle est simple
14:42c'est à dire que
14:43vous n'êtes pas
14:44maître des horloges
14:45dans ce domaine
14:45c'est à dire que
14:46si en permanence
14:47durant cette campagne
14:48il peut y avoir
14:50des décisions judiciaires
14:52ou autres
14:52ou des mouvements judiciaires
14:53qui vont
14:55polluer ça
14:56bah je suis désolé
14:57on pollue la présidentielle
14:59non mais
15:01juste répondre quand même
15:02rapidement
15:03évidemment on l'a évoqué
15:04je ne vais pas
15:05mentir
15:05ça tombe pendant
15:06qu'on se réunit
15:06mais l'essentiel
15:07de la réunion
15:08c'était de parler
15:09de la campagne
15:09la candidature de Marine Le Pen
15:11les axes etc
15:12on fera campagne
15:13jusqu'au bout
15:13et on ne se laissera pas
15:14distraire par
15:16les feux condamnés
15:17vous aviez déjà vu
15:19ce type de communiqué
15:21aussi rapidement
15:21pourquoi la justice
15:22revient dans ce
15:24schéma politique
15:25le juriste
15:26est sous le contrôle
15:28vigilant
15:29de monsieur
15:30l'avocat général
15:31le juriste
15:33se demande
15:34pour quelle raison
15:35dérogatoire
15:36des habitudes
15:37maintenant
15:39qu'il n'y a plus
15:39de problème
15:39d'exécution
15:40provisoire
15:41d'éligibilité
15:42la cour de cassation
15:44se attrait
15:45à rendre
15:46une décision
15:47c'est pas non plus
15:48l'affaire du siècle
15:49je vois pas pourquoi
15:50elle serait examinée
15:51en priorité
15:52par rapport
15:53à d'autres affaires
15:54qui sont largement
15:55aussi importantes
15:55parce que c'est pas
15:56tous les jours
15:56que vous avez une candidate
15:57à la présidentielle
15:58qui est potentiellement
15:59condamnée
16:01pour détournement
16:02de fonds publics
16:02mais le droit
16:03le droit
16:04n'a rien à voir
16:05avec ça
16:05c'est une
16:06pardon
16:06il faut juger
16:08Marine Le Pen
16:10indépendamment
16:10de ces contingences
16:12
16:12il n'y a aucune raison
16:14objectif
16:15est-ce que ça veut dire
16:15que ça n'est pas
16:16une justiciable
16:17comme une autre
16:17c'est ce que
16:19c'est ce que je crains
16:20de constater
16:21si jamais
16:23si j'ose dire
16:24on favorisait
16:25entre guillemets
16:25cette affaire
16:26je vois même pas
16:27la logique
16:28parce que
16:29la cour de cassation
16:30se met en difficulté
16:31si la cour de cassation
16:32tarde
16:33à produire
16:35une réponse
16:35on va estimer
16:37que la justice
16:38est laxiste
16:38que la justice
16:39protège
16:40Marine Le Pen
16:40si en revanche
16:41la justice
16:43et donc la cour de cassation
16:44intervient
16:45avant
16:46avril 2027
16:48j'imagine
16:49que certains diraient
16:50c'est une décision politique
16:51il faut être clair
16:53habituellement
16:53les délais
16:54pour un pauvre
16:55en cassation
16:56c'est entre
16:5618 mois
16:57et 2 ans
16:57exactement
16:58c'est ça
16:59donc on n'est pas
17:00dans un cas
17:00ordinaire
17:01puisque la cour de cassation
17:02prend la peine
17:03de dire
17:04en avril
17:05au plus tard
17:05on aura rendu
17:06alors comment
17:07j'interprète
17:07se communiquer
17:09c'est
17:10de manière
17:10sibylline
17:11nous dire
17:12avant le premier tour
17:13des présidentielles
17:14vous saurez
17:15si Marine Le Pen
17:17est condamnée définitive
17:18ou encore présumée innocente
17:1920h26
17:20on revient dans un instant
17:22c'est pas un raisonnement
17:22très juridique
17:23monsieur le député
17:24mais c'est pour ça
17:25c'est pas très juridique
17:25mais donc ça veut dire
17:26que la question
17:27qu'on va se poser
17:28c'est est-ce que c'est
17:28un raisonnement politique
17:30ou est-ce que c'est
17:30un raisonnement juridique
17:31monsieur le député
17:32vous pouvez rester
17:33quelques minutes avec nous
17:34bon restez quelques minutes
17:36vous n'êtes pas encore
17:36inéligibles
17:3720h27
17:38on revient dans un instant
17:44ce matin
17:45politique
17:46journaliste
17:47imaginez que la campagne
17:48était finalement
17:49bel et bien lancée
17:50avec la candidature
17:51de Marine Le Pen
17:52et puis aux alentours
17:53de 16h30
17:54le temps judiciaire
17:56le tempo judiciaire
17:57est revenu
17:58en quelque sorte
17:59mettre les pendules
18:00à l'heure
18:00des éditorialistes
18:01des journalistes
18:02des candidats
18:03à la présidentielle
18:04puisque la cour de cassation
18:06a indiqué
18:07qu'elle pourrait se prononcer
18:08au plus tard
18:09début avril
18:102027
18:11concernant le fameux
18:12pourvoi de Marine Le Pen
18:13ce calendrier
18:14est susceptible
18:14d'évoluer
18:15en fonction
18:16des facteurs procéduraux
18:18et je vous propose
18:19d'écouter Marion Maréchal
18:20qui était l'invité
18:21ce matin
18:21de Laurence Ferrari
18:22et peut-être d'intuition
18:24elle avait imaginé
18:26cette accélération
18:27de la décision
18:29en cas de pourvoi
18:30en cassation
18:31de la cour de cassation
18:32si
18:33la cour de cassation
18:36accélérait
18:37de manière
18:37totalement
18:40inopinée
18:40cette décision
18:41ce serait évidemment
18:43une décision politique
18:43ce serait dans la volonté
18:45d'empêcher
18:46ou de contrarier
18:47la candidature
18:48de Marine Le Pen
18:49et moi je vous le dis
18:50dans ces conditions
18:50en tout cas
18:51je parle en mon nom
18:52et c'est mon avis personnel
18:53je veux dire
18:53quelle que soit
18:54la décision de la cour de cassation
18:56si la cour de cassation
18:56faisait le choix politique
18:58de vouloir entraver
18:58la candidature de Marine Le Pen
19:00en se prononçant
19:01plutôt qu'elle ne le ferait
19:02habituellement
19:03moi je pense que Marine Le Pen
19:04si par malheur
19:05avait un bracelet électronique
19:06devrait y aller quand même
19:07parce qu'une fois de plus
19:08nous sommes face
19:09à un choix historique
19:10à un choix existentiel
19:12c'est renaître
19:13ou disparaître
19:14dans cette affaire
19:15je rappelle de possibilités
19:17la cour de cassation
19:18rejette son pourvoi
19:19la condamnation
19:19devient définitive
19:20la cour de cassation
19:21annule tout
19:21ou une partie de l'arrêt
19:23l'affaire peut être renvoyée
19:24devant une autre cour d'appel
19:26je me tourne vers vous
19:27c'est pas la même chose
19:28d'aller dans cette campagne
19:30présidentielle
19:31en disant
19:32je suis innocente
19:33et d'ailleurs
19:33j'ai proposé ce pourvoi
19:35que d'aller
19:36dans cette campagne
19:37présidentielle
19:38en étant
19:39définitivement condamné
19:40on a vu que pour l'instant
19:41les français
19:42n'ont pas
19:44sanctionné
19:45dans les sondages
19:46Marine Le Pen
19:47au contraire
19:47elle a gagné des points
19:48il y a deux scénarii
19:50en l'occurrence
19:51parce que
19:51si la cour de cassation
19:52décide de se prononcer
19:54en avril
19:54elle peut d'abord dire
19:55qu'elle casse l'arrêt
19:56de la cour d'appel
19:57et à ce moment-là
19:58pour Marine Le Pen
19:59c'est formidable
20:00pourquoi ?
20:01Non
20:01c'est pas formidable
20:03parce qu'il y a des
20:05elle se présente
20:05au premier tour
20:06de l'élection présidentielle
20:07en disant
20:08je vous l'avais dit
20:09la cour de cassation
20:10se range de mon côté
20:11sauf qu'il y a
20:12des opinions minoritaires
20:14qui considèrent
20:16que si l'arrêt
20:17de la cour d'appel
20:18est cassé
20:19alors c'est le premier
20:20jugement
20:21qui doit s'appliquer
20:22ce sont des opinions minoritaires
20:24ça a été arbitré
20:25je crois
20:25je crois que
20:25beaucoup de spécialistes
20:27sont nus
20:27mais là on est dans
20:27la tambouille juridique
20:29judiciaire
20:30moi je vais plus
20:31sur la question
20:32du symbole
20:32vous arrivez
20:33en tant que candidate
20:34favorite à la présidentielle
20:36en disant
20:36ça fait des années
20:37que je me bats
20:37que je suis innocente
20:39vous le verrez
20:39avec le pourvoi
20:41en cassation
20:41puisque je veux aller
20:42jusqu'au bout du processus
20:43les français ne lui en tiennent
20:45pas rigueur
20:45elles gagnent d'ailleurs
20:46des points
20:47mais c'est pas la même chose
20:48d'arriver dans cette campagne
20:49présidentielle
20:50en étant définitivement
20:51condamnée
20:52oui ou non
20:53c'est ça la question
20:54que je vous pose
20:54bien sûr
20:55ça aura un effet négatif
20:57si elle est définitivement
20:59condamnée
20:59ça n'ira pas loin
21:00excusez-moi
21:00ça n'ira pas loin
21:02c'est une question
21:03d'abord Marine Le Pen
21:05est innocente
21:06et elle le clame
21:06donc on est dans
21:07de la politique fiction
21:08moi je ne crois pas non plus
21:09qu'il y ait une accélération
21:10des processus
21:11je pense que personne
21:12n'aurait rien à y gagner
21:13mais rentrons dans un scénario
21:14improbable
21:16aujourd'hui
21:17qui emploie le conditionnel
21:18etc
21:18moi je ne sais pas pourquoi
21:19ils l'ont sorti
21:20mais c'est pas
21:21toute la question
21:21ils l'ont sorti
21:22mais est-ce que c'est pas
21:23un avertissement
21:25peut-être que depuis deux jours
21:26tout le monde parle
21:26de la cour de cassation
21:27sur tous les plateaux
21:28qu'ils ont voulu remettre
21:29un certain nombre de choses
21:29j'en sais rien
21:30mais on parle de culpabilité
21:33mais une fois encore
21:34Marine Le Pen n'a pas mis
21:35un centime dans sa poche
21:36qui est coupable aujourd'hui
21:38aux yeux des français
21:39Emmanuel Macron
21:40et sa bande
21:41coupable d'avoir
21:43mis nos caisses
21:44en déficit
21:45coupable d'avoir
21:46amené l'insécurité
21:47dans nos rues
21:47coupable de faire
21:49que le nombre
21:49d'adolescents
21:50et de jeunes
21:51tués dans les rues
21:52parfois par d'autres adolescents
21:53a explosé
21:54coupable de mettre
21:55notre identité en danger
21:57par une immigration
21:57incontrôlée
21:58avec un record historique
22:00donc une fois encore
22:02toutes ces arguments
22:03ne feront pas le poids
22:05face à un besoin
22:06d'alternance
22:07incarné par une personnalité
22:09forte
22:10appréciée des français
22:11et je le répète
22:12innocente
22:12peut-être que
22:13les français
22:15auraient tort
22:16d'imaginer cela
22:16mais certains
22:18pourraient se dire
22:18mais c'est dingue
22:19parce que
22:19enfin
22:20on pouvait parler
22:21de politique
22:22enfin la campagne
22:23était lancée
22:24et vous avez
22:25comme un symbole
22:26c'est à dire
22:26une justice
22:27qui peut à tout moment
22:29frapper
22:29et décider
22:31de
22:31de
22:32de
22:33de
22:33de
22:33de
22:33de
22:33de
22:33de
22:33de
22:33de
22:33de
22:33de
22:33de
22:33de
22:34de
22:34le curseur
22:35dans cette
22:35campagne
22:35politique
22:36la justice
22:37revient au centre
22:38du jeu
22:38de cette
22:39campagne
22:39présidentielle
22:39alors que
22:41rien ne l'imposait
22:42visiblement
22:43je pense que
22:44les français
22:44ne veulent surtout
22:45pas revivre
22:45la campagne
22:46de 2017
22:47de François
22:47Fion
22:48avec cette
22:49émission
22:49de la justice
22:50et lui encore
22:51était entre guillemets
22:52simplement
22:53mis en examen
22:54et on a vu
22:55que de toute façon
22:55il n'a plus réussi
22:56à faire campagne
22:57sa campagne
22:57est devenue
22:58complètement inaudible
22:59là on n'est pas
23:00dans le même cas de figure
23:01et si ça devait
23:02arriver à
23:03Marine Le Pen
23:03j'imagine qu'elle
23:04prendrait justement
23:05l'opinion publique
23:05à témoin
23:06et je la comprendrais
23:08parce qu'il y aurait
23:09comme une forme
23:10de coup d'état
23:11des juges
23:11les français se diraient
23:12mais finalement
23:13qui gouverne ce pays
23:14qui commande
23:15d'autres pourraient vous répondre
23:15maintenant on sait où on va
23:17d'autres pourraient vous répondre
23:18tant mieux
23:19que l'accord de cassation
23:21ait fait ça aussi vite
23:22puisque maintenant
23:22on sait où on va
23:24et maintenant
23:25c'est aux français de décider
23:26une campagne présidentielle
23:27il y a un temps sacré
23:28comment vous pouvez pas
23:29brouiller les cartes
23:30je vais ajouter quelque chose
23:31dans cette affaire là
23:32la presse n'imprime pas
23:34non plus
23:34si j'ose dire
23:35parce que vous pouvez avoir
23:36tous les méchants articles
23:37du monde que vous voulez
23:38les français ne sont pas dupes
23:40on écoute Gabriel Attal
23:41qui a parlé de guérilla judiciaire
23:43ce matin
23:43il explique que Marine Le Pen
23:45fait du Donald Trump
23:46mais la pression
23:47sur la justice
23:48pour ne pas dire
23:49prendre otage la justice
23:50il y voit une forme
23:51de guérilla judiciaire
23:53terme qui est quand même
23:54assez fort
23:55moi ce que je vois
23:56c'est qu'on a une responsable
23:57politique de premier plan
23:58qui a été condamnée
24:00à deux reprises
24:01pour détournement
24:03de fonds publics
24:04à la prison ferme
24:05et qui se lance
24:06dans une forme
24:07de guérilla judiciaire
24:09pour amener
24:10une candidature
24:11à l'élection présidentielle
24:13on entend aujourd'hui
24:13des déclarations
24:14pour essayer
24:15de faire pression
24:16sur la cour de cassation
24:17pour que la décision
24:19en cassation
24:19ne soit pas rendue
24:20avant l'élection présidentielle
24:21vous savez moi
24:22en écoutant
24:22Madame Le Pen hier
24:25je me suis dit
24:25que c'était les mêmes réflexes
24:27la même rhétorique
24:28qu'aurait Donald Trump
24:29voilà c'est ça
24:30ce à quoi on est en train
24:31d'assister en France
24:32aujourd'hui
24:32je n'ai pas à faire
24:33de jugement
24:33sur une décision judiciaire
24:35ce que je constate
24:36encore une fois
24:36c'est qu'on a
24:37une responsable politique
24:38condamnée deux fois
24:39pour détournement
24:40de fonds publics
24:41qui engage une forme
24:42de guérilla judiciaire
24:43et juridique
24:44pour se présenter
24:45qui prend par la même
24:46en plus en otage
24:47toute la campagne présidentielle
24:48c'est honteux
24:50d'abord on a
24:51un ancien premier ministre
24:52qui ne respecte pas
24:53l'état de droit
24:53parce que c'est pas
24:54une prise d'otage
24:55que d'utiliser ses recours
24:56c'est un droit
24:57mais c'est une atteinte
24:58à la présomption d'innocence
24:59absolument
24:59il y a deuxièmement
25:01merci de le souligner
25:02l'atteinte à la présomption
25:03d'innocence
25:03et il y a de l'indécence
25:04parce que cet homme là
25:05a été premier ministre
25:06d'Emmanuel Macron
25:07et s'il y a aujourd'hui
25:08une envie d'alternance
25:09c'est aussi le résultat
25:10de sa politique
25:11donc ce qu'il dit là
25:12c'est très clair
25:13c'est qu'il est en panique totale
25:15les jeunes diraient
25:16en PLS
25:17il voit que la vague
25:19nationale incarnée
25:20par Marine Le Pen
25:20arrive
25:21il sait que ses privilèges
25:22ses prébandes
25:23vont sauter
25:24et il s'agrippe au mât
25:25il essaye de défendre
25:26ce qui lui reste
25:27mais les arguments
25:28sont inaudibles
25:28et j'aurais à lui conseiller
25:30de parler d'autre chose
25:30parce qu'il se ridiculise
25:32et qu'il montre bien
25:33qu'il ne respecte pas
25:34l'état de droit
25:35quand il s'agit de ses adversaires
25:36c'est très grave
25:37je ne sais pas si Gabriel Attal
25:37a parlé pendant les émeutes
25:38de guerrillas
25:39non mais pardon
25:41moi je suis très inquiet
25:43sincèrement
25:44je suis très inquiet
25:44de voir qu'il y a
25:45deux anciens premiers ministres
25:46Edouard Philippe
25:47et Gabriel Attal
25:48il n'est pas sur ce terrain
25:49Edouard Philippe
25:50il n'est pas sur ce terrain
25:51il a dit
25:51moi j'ai envie de la battre
25:52dans les urnes
25:52Edouard Philippe a dit
25:54Marine Le Pen
25:54qui a été condamnée deux fois
25:56donc nous avons
25:56deux anciens premiers ministres
25:57qui font fi
25:58de la présomption d'innocence
25:59elle a été condamnée
26:01par deux fois
26:01non non
26:03honnêtement
26:03on va écouter Edouard Philippe
26:04dans un instant
26:05ça n'a rien à voir
26:06honnêtement
26:06je n'ai pas dit
26:07que les termes employés
26:08étaient les mêmes
26:09j'ai dit que nous avions
26:10deux anciens premiers ministres
26:11qui faisaient fi
26:12de la présomption d'innocence
26:13c'est factuel
26:14c'est factuel
26:15pas pour Philippe
26:16je ne suis pas d'accord avec toi
26:17moi je le considère que si
26:18on va réécouter
26:19alors réécoutons ce qu'il a dit
26:20c'est pas en long
26:20mais je vous propose
26:21d'écouter Edouard Philippe
26:22qui justement ce matin
26:23disait tant mieux
26:25enfin la séquence judiciaire
26:27est terminée
26:28parlons du fond
26:29parlons de la campagne
26:30et moi j'ai envie
26:31de me battre
26:31face à Marine Le Pen
26:33et je vais la battre
26:34voilà un peu l'idée
26:36je comprends parfaitement
26:38que beaucoup de gens
26:38soient surpris
26:41d'abord surpris
26:41par le décalage
26:42entre ce que
26:43madame Le Pen
26:44a toujours dit
26:45avec beaucoup de véhémence
26:47et beaucoup d'invectives
26:48à l'égard d'autres candidats
26:50sur le thème
26:51voilà
26:52tous ces gens
26:53qui ont volé dans la caisse
26:54et qui veulent continuer
26:54à faire de la politique
26:55c'est inacceptable
26:56il faut les condamner
26:57à l'inéligibilité à vie
26:58c'est ce qu'elle disait
26:59bon bah
27:00manifestement
27:00autre temps
27:01autre meurs
27:03et puis ensuite
27:03c'est une question
27:05qui l'a à place
27:05face à sa propre conscience
27:06et moi j'ai pas de
27:07j'ai pas de sujet
27:08à me prononcer là-dessus
27:09elle a le droit
27:09de se présenter
27:10elle le fait
27:11et ensuite
27:12elle s'expliquera
27:12auprès des français
27:13en politique
27:14vous choisissez pas
27:15vos adversaires
27:17la justice a choisi
27:18la justice a tranché
27:20madame Le Pen
27:21est candidate
27:21pour la quatrième fois
27:22et c'est le combat politique
27:24qui permettra
27:25aux français
27:26de trancher
27:27l'année prochaine
27:28l'identité
27:30du ou de la
27:31future présidente
27:31et c'est très bien ainsi
27:32moi je préfère
27:34m'engager
27:35et battre madame Le Pen
27:36dans les urnes
27:36que
27:37la voir disparaître
27:39par une décision
27:39de justice
27:40c'est pas le même discours
27:42pas le même discours
27:44j'ai dit
27:45que les deux
27:46considéraient
27:47que Marine Le Pen
27:48était coupable
27:48les mots d'Edouard Philippe
27:50reviennent à considérer
27:51que Marine Le Pen
27:52est coupable
27:52pardon
27:53mais c'est perçu comme ça
27:54par l'ensemble des français
27:55toi tu es avocat
27:56tu le perçois différemment
27:56et les français
27:57le comprennent comme ça
27:58nous avons deux anciens
28:00premiers ministres
28:00qui font aussi
28:02de la présomption
28:02d'innocence
28:03mais ce qui est plus grave
28:04encore peut-être
28:04parce qu'ils font de la politique
28:05au fond
28:06tant mieux
28:07c'est la campagne présidentielle
28:08ce qui est plus grave
28:09c'est que ce matin
28:10sur France Inter
28:10il n'y avait personne
28:11pour rappeler à Gabriel Attal
28:12que Marine Le Pen
28:13pour l'instant
28:15elle était présumée innocente
28:16ça c'est plus grave encore
28:17parce que les journalistes
28:18sont censés quand même
28:19faire preuve
28:20d'un peu d'honnecté intellectuelle
28:22donc j'en veux pas à Gabriel Attal
28:23le problème
28:24ce sont les journalistes
28:25ça vous avez dit
28:25quelque chose
28:26de très important
28:27et ça a été balayé
28:28par la procureure générale
28:30près de la cour d'appel de Paris
28:31qui était l'invité de TF
28:32ce matin
28:33et ce qui est vrai
28:33c'est qu'elle
28:34elle est sans ambiguïté
28:36elle dit évidemment
28:37qu'elle est présumée innocente
28:38mais pardonnez-moi
28:39si vous écoutez
28:40Adrien Jeanne
28:41a eu le mérite
28:41de lui poser clairement
28:42la question
28:42mais c'était limpide
28:44sauf que
28:45pardonnez-moi
28:45je ne l'ai peut-être pas le son
28:47mais il y avait
28:48le président de l'union
28:50syndicale des magistrats
28:51qui était l'invité
28:52d'Apolline de Malerme
28:53ce matin
28:53il n'était pas sur la même ligne
28:56que la procureure générale
28:58sur la présomption d'innocence
29:00mais je crois qu'il n'y a pas de doute
29:01il n'y a pas de doute
29:02ce que je veux vous dire
29:02c'est que
29:03il y a de la mauvaise foi
29:03mais il n'y a pas de doute
29:05c'est le président
29:06de l'union syndicale des magistrats
29:08ça ne veut rien dire
29:09ça veut dire quand même
29:10quelque chose
29:10ce n'est pas tous
29:11des juristes exceptionnels
29:12en tous les cas
29:13c'est eux qui vous jugent
29:14potentiellement
29:15c'est bien mon problème
29:16je vous conseille
29:17de faire très attention
29:18surtout vous
29:18on écoute
29:20la procureure générale
29:21ça risque d'être
29:21la troisième élection présidentielle
29:23oui mais t'allez
29:23ça risque d'être
29:24la troisième
29:25allez-y
29:26et si je peux l'exprimer après
29:27bien sûr
29:28longuement
29:30si la décision
29:31effectivement
29:32de la cour de cassation
29:33intervient par exemple
29:34au mois de janvier
29:36dès que cette décision
29:38sera connue
29:39je mettrai
29:40à exécution
29:41l'arrêt rendu
29:42par la cour d'appel
29:43c'est-à-dire
29:44que je transmettrai
29:45au juge
29:46de l'application
29:47des peines
29:47compétentes
29:49la décision
29:50pour qu'il examine
29:52les modalités
29:52d'exécution
29:54de la partie
29:55ferme
29:56de la peine
29:56d'emprisonnement
29:57prononcée hier
29:58d'ici là
29:58quel est son statut
29:59elle est à nouveau
30:01présumée innocente
30:02absolument
30:02il n'y a pas
30:03de discussion
30:04là-dessus
30:05il n'y a pas
30:05de discussion
30:06là-dessus
30:07comme
30:07j'allais dire
30:08tout condamné
30:09qui fait un pourvoi
30:10ce n'est pas une exception
30:12la peine est suspendue
30:13et la personne
30:14est présumée
30:15innocente
30:18cette explication
30:19c'est important
30:20comment ?
30:21c'est important
30:21parce que ça a été
30:22tellement
30:22c'est essentiel
30:23bien sûr
30:23parce que je n'ai pas
30:24entendu ça
30:25moi j'ai regardé
30:25toutes les chaînes hier
30:26je me suis fait injurier
30:28vous avez raison
30:29personne ne reprend
30:29je me suis fait injurier
30:34sur X
30:34pardon
30:35je me suis fait injurier
30:36sur X
30:37toute la soirée
30:38parce que j'ai eu le malheur
30:39de dire comme la procure
30:40générale aujourd'hui
30:40mais moi
30:41dès lors que vous parlez
30:42un peu de justice
30:43j'essaie de voir ailleurs
30:45faites très attention à vous
30:46Joseph
30:47vous avez tout un mois
30:48passé avec moi ici
30:49sur ces candidatures
30:51qui se succèdent
30:51pour Marine Le Pen
30:52c'était ça l'idée
30:53de votre réponse
30:54elle a le droit
30:55de se présenter
30:55elle a la légitimité
30:57elle a l'épaisseur
30:57elle a la maturité
30:58tout ce qu'on veut
30:59mais moi je ne voudrais pas
31:01que pour la troisième fois
31:02consécutive
31:03puisque on citait 2017
31:04mais on peut prendre aussi
31:052022
31:07les français
31:07se voient confisquer
31:08l'élection présidentielle
31:09je n'ai pas envie
31:11qu'on passe notre temps
31:12à se dire si
31:14je ne comprends pas
31:15le communiqué
31:15de l'accord de cassation
31:16mais voilà
31:17c'est pour ça
31:18mais il pourrait très bien
31:19l'avoir fait
31:19sans autant rentrer
31:21dans le jeu politique
31:22c'est justement
31:22ce communiqué
31:23qui m'inquiète
31:23parce que
31:25il y avait
31:26la possibilité
31:27qu'en effet
31:28monsieur Bardella
31:29soit le
31:30et dans ces cas là
31:32on voyait bien
31:33que le rassemblement national
31:34avait enjambé
31:35cette question
31:36et là
31:37vous vous trouvez
31:38à nouveau
31:39au coeur du cyclone
31:42alors
31:42c'est très bien
31:43c'est le choix
31:44de Marine Le Pen
31:44et je comprends
31:46son choix
31:46mais
31:48in fine
31:48je crains
31:49ce que je crains
31:50c'est qu'on se retrouve
31:51que cette campagne
31:52présidentielle
31:53soit polluée
31:54avec des questions juridiques
31:55qui est d'autant plus
31:56insupportable
31:56pardon
31:57je m'adresse
31:58à des personnes
31:59qui est éminents
31:59représentants juridiques
32:00c'est que tout le monde
32:02dit tout
32:02et le contraire de tout
32:03c'est d'adix
32:04franchement
32:05j'ai l'impression
32:06de revivre
32:07la période Covid
32:08où vous aviez le médecin
32:09qui vous disait
32:10A
32:10vous aviez le médecin
32:12qui vous disait
32:12B
32:12merci
32:14soyez clair
32:15mettez-vous d'accord
32:16mettez-vous d'accord
32:16avant de nous expliquer
32:17non mais attendez
32:19mais vous représentez
32:20quelque chose
32:20une institution
32:21vous faites quelque chose
32:22écoutez
32:23s'il y a vraiment
32:23un domaine
32:24où il n'y a pas
32:25de discussion possible
32:26c'est qu'aujourd'hui
32:27Marine Le Pen
32:28est présumée innocente
32:29ça ne se discute pas
32:31en tout cas
32:31pour moi
32:32j'étais attaché
32:33à une règle
32:33non écrite
32:34qui a existé
32:35c'est la trêve
32:36judiciaire
32:38comment la Cour de Cassation
32:39peut-elle briser
32:40ce principe non écrit
32:42en annonçant
32:44le mois d'avril
32:45c'est-à-dire
32:45le premier tour
32:47elle n'a jamais
32:48elle n'a jamais existé
32:50cette trêve judiciaire
32:51pendant la campagne
32:52de François Fillon
32:52François Fillon a cru
32:54qu'il allait bénéficier
32:55de cette trêve judiciaire
32:56on a bien vu
32:56qu'elle n'existait pas
32:57elle n'a même jamais existé
32:59et maintenant
32:59c'est le climat
33:00on a parlé du climat
33:02judiciaire
33:02on a parlé du climat
33:04politique
33:04on a parlé du climat
33:05médiatique
33:06avec ces deux formidables
33:07une de libération
33:09ce qui serait curieux
33:10de voir
33:11d'ailleurs
33:11c'est ça qui m'intéresserait
33:12c'est de voir
33:12au moment de l'affaire Fillon
33:14donc on est en 2016
33:15combien Libération
33:17vendait
33:19de quotidien
33:19et aujourd'hui
33:21combien ils en ont vendu
33:22au lendemain
33:24de la condamnation
33:25et surtout
33:25de la candidature
33:26de Marine Le Pen
33:27de climat
33:28on a passé
33:29très très vite
33:30l'accusation
33:31de Trumpisme
33:32en effet
33:32le Trumpisme
33:33existe en France
33:34mais pour moi
33:35le Trumpisme
33:35qu'est-ce que c'est ?
33:36c'est la tentative
33:37de la prise de Capitole
33:38or le Trumpisme
33:39moi je l'ai vu
33:40je l'ai vu
33:41je l'ai vu
33:42à l'Assemblée Nationale
33:43et c'est pas Marine Le Pen
33:44pour le coup
33:45là on est vraiment
33:46dans le Trumpisme
33:47et ça personne ne le dit
33:48dans le média
33:49le climat sur le terrain
33:50le climat sur le terrain
33:52puisque c'était
33:52le premier déplacement
33:55de campagne
33:55de Marine Le Pen
33:56et de Jordan Bardella
33:58c'était dans la Sarthe
33:59dans la ville
34:00de la Flèche
34:01une ville qui a été
34:02prise par le Rassemblement
34:04National
34:04lors des municipales
34:05et ce déplacement
34:07va être pourri
34:08par des militants
34:09d'extrême gauche
34:10et puis il y en a
34:11certains
34:12qui fièrement
34:13arboraient
34:13les drapeaux
34:14de la CGT
34:15les drapeaux
34:16d'Europe Écologie
34:17Les Verts
34:18les drapeaux
34:18de la France Insoumise
34:20voilà donc
34:21le climat
34:22de l'extrême gauche
34:22qui visiblement
34:23n'a pas la même notion
34:25de la démocratie
34:27d'une campagne présidentielle
34:28de l'état de droit
34:30parfois ils peuvent hurler
34:31à l'état de droit
34:32pour les questions
34:32migratoires
34:33sécuritaires
34:33mais là
34:34en l'occurrence
34:35écoutez cette militante
34:37qui s'affrontait
34:38avec un sympathisant RN
34:39et le sympathisant RN
34:41le militant RN
34:42lui disait
34:43rendez-vous dans les urnes
34:44elle n'avait pas la même
34:45vision des choses
34:45je crois
35:09je peux vous dire
35:10que cette femme
35:10était en pleine forme
35:11puisque vous allez la retrouver
35:12dans cette séquence
35:12on a concocté
35:13les moments de
35:14non mais attendez
35:14on sourit
35:15mais il y a eu des moments
35:16les premiers moments de tension
35:18elle me plaît beaucoup
35:18elle est très apaisée
35:19elle est prête au dialogue
35:20c'est formidable
35:21il y a un charme indéniable
35:23qui émane de sa personne
35:25mais il y a des députés
35:27de LFI
35:27qui parlent comme ça
35:28dans la séquence
35:28en permanence
35:29bien sûr
35:30mais on n'est qu'à neuf mois
35:32du premier tour
35:32de la présidentielle
35:34et ce n'est que
35:34le premier déplacement
35:36imaginez ce qui peut se passer
35:37dans les prochaines semaines
35:38mais sur cet incident-là
35:39le monde
35:40il y a un article
35:41qui explique
35:42qu'il faut que
35:43Marine Le Pen
35:44compte tenu
35:45du verdict
35:47s'habitue
35:48à ce genre
35:49justement
35:50de manifestation
35:52ça serait presque
35:53l'expression
35:54de la démocratie
35:54mais il faut préciser
35:55Laurent Jacobelli
35:57que le déplacement
35:59a été écourté
36:00de moitié
36:01parce qu'il y a eu
36:02ces perturbations
36:03on regarde une deuxième séquence
36:04où on a vu des tensions
36:04presque même
36:05un peu plus importantes
36:06et heureusement
36:07que les forces de l'ordre
36:07étaient présentes
36:08sinon vous alliez avoir
36:09un affrontement physique
36:10entre militants
36:11du Rassemblement National
36:12et militants
36:14d'extrême-gauche
36:14qui étaient présents
36:16pour bordéliser
36:17ce déplacement
36:18vous voulez la revoir
36:18la dame ?
36:19c'est possible
36:20elle m'a demandé
36:22votre numéro
36:23écoutez
36:23je ne dis pas non
36:26voleuse
36:27Marie-Le Pen
36:28c'est une honte
36:29une honte
36:30elle ne peut pas être présidente
36:32c'est une honte
36:33c'est une honte
36:34voleuse
36:353 millions d'argent public
36:37voleuse
36:39voleuse
36:40nous on veut de l'argent
36:41pour nos dents
36:42pour nos écoles
36:44les GNSA
36:47les GNSA
36:48qu'est-ce qu'il a fait
36:50en 2019
36:54pas de délinquant
36:56au gouvernement
36:58pas de délinquant
36:59au gouvernement
37:01pas de délinquant
37:02au gouvernement
37:04pas de délinquant
37:05au gouvernement
37:06et quand vous avez parlé
37:08de trumpisme
37:09moi je repense
37:10à la campagne
37:11entre
37:12Joe Biden
37:13et Donald Trump
37:14la victoire
37:15où on a eu
37:15une scission
37:16de la société
37:17extrêmement forte
37:17aux Etats-Unis
37:18attendez
37:20on n'en est pas là
37:21on est à 9 mois
37:22il y a un vent de panique
37:23il y a un vent de panique
37:24dans le système
37:25parce qu'ils voient
37:25qu'on arrive
37:25il y a un vent de panique
37:26partout
37:27il y a un vent de panique
37:27à gauche
37:28parce qu'ils n'ont plus
37:28rien à proposer
37:29l'extrême gauche
37:29aujourd'hui
37:31essaye d'amalgamer
37:32des publics
37:33qui n'ont rien en commun
37:34d'un côté
37:35des communautaristes
37:36avec lesquels
37:37ils essaient de flatter
37:37une forme d'antisémitisme
37:39ensuite des wokismes
37:41pour qui il n'y a pas
37:41de genre
37:42deux populations
37:43complètement incompatibles
37:44il leur a fallu
37:44un lien commun
37:45l'antifascisme
37:46ils ont réinventé le fascisme
37:47et donc partout
37:48où ils peuvent aller
37:49faire leur cirque
37:50ils le font
37:51y compris à l'Assemblée Nationale
37:52les scènes
37:53avec l'équipe
37:54des délinquants traorés
37:55qui viennent chauffer
37:56à blanc
37:56la France insoumise
37:57qui ne respecte
37:58aucune des règles
37:59de l'Assemblée Nationale
37:59ces gens-là
38:00sont des fascistes
38:02ils détestent la démocratie
38:03ils détestent le dialogue
38:05ils détestent le scrutin
38:06des urnes
38:07il faut préciser
38:07ce qui s'est passé
38:08ça s'est passé hier
38:09à l'Assemblée Nationale
38:10alors que les députés
38:11votés sur la question
38:13de la présomption
38:13de légitime défense
38:14pour les
38:16policiers
38:17vous aviez donc
38:18une partie du collectif
38:19Adama
38:19avec Madame
38:20Assa Traoré
38:22qui était présente
38:24dans le public
38:25vous avez un huissier
38:26qui a failli tomber
38:26en essayant
38:28d'exfiltrer
38:29ces militants
38:30bordélisation
38:31à l'Assemblée Nationale
38:32bordélisation
38:33sur le terrain
38:34pour la campagne
38:36qui commence
38:36bordélisation
38:37aussi
38:38au tribunal
38:40aujourd'hui
38:41parce que ça a été
38:42extrêmement tendu
38:43avec
38:44l'ancien assistant
38:45parlementaire
38:46de Madame
38:46Ersilia Soudet
38:47j'ai oublié son nom
38:48qui était devant
38:49les
38:50Thibault
38:50et la veille
38:53il faisait une manifestation
38:54devant le palais de justice
38:55au moment
38:56où Rima Hassan
38:57pouvait être condamné
38:58le procès a été
38:59reporté
39:00pour apologie du terrorisme
39:02c'est ça le climat
39:03l'extrême gauche
39:04l'extrême gauche
39:05est l'ennemi
39:06de la démocratie
39:07et Jean-Luc Mélenchon
39:07en tête
39:08naturellement
39:08ils veulent empêcher
39:09Marine Le Pen
39:10de se présenter
39:10à l'élection présidentielle
39:12sans aucune raison légale
39:13ils perturbent
39:15les débats
39:16à l'Assemblée Nationale
39:17on vient de voir
39:17cette scène
39:17qui est absolument
39:18inacceptable
39:19ils invitent des gens
39:20pour perturber
39:21les débats
39:21à l'Assemblée Nationale
39:22ils préviennent
39:23qu'en cas de victoire
39:24du Rassemblement National
39:25à l'élection présidentielle
39:27ils n'accepteront pas
39:28le résultat
39:29et il y aura
39:29certains appellent
39:30à l'insurrection
39:30et il y aura
39:31une sorte d'insurrection
39:33populaire
39:34ils vont perturber
39:35les déplacements
39:35de campagne
39:36de Marine Le Pen
39:36mais pardon
39:37j'en reviens toujours
39:37au même point
39:38mais à nouveau
39:39il y a une responsabilité
39:40des médias
39:40est-ce que les médias
39:42doivent donner la parole
39:43à quelques excités
39:44qui se comptent sans doute
39:45sur les doigts
39:46des deux mains
39:46qui viennent perturber
39:48une campagne
39:48alors attendez
39:49ça veut dire
39:50est-ce que par exemple
39:50nous on a une responsabilité
39:52en diffusant ces images
39:53parce qu'ils n'étaient pas
39:53300 000
39:54vous les avez vues
39:55non mais pardon
39:55il y a une différence
39:57entre montrer effectivement
39:58les images
39:59et aller tendre le micro
40:00à ces excités
40:01qui ne sont rien d'autre
40:02que des excités
40:03qui sont des ennemis
40:04de la démocratie
40:04je vous propose
40:04d'écouter Marine Le Pen
40:07sur ce climat
40:08qui revenait sur les tensions
40:09à l'Assemblée nationale
40:10et ceux qui ont perturbé
40:12son déplacement aujourd'hui
40:14vous avez vu
40:14comme moi
40:15les images absolument déplorables
40:17de l'Assemblée nationale hier
40:20la France insoumise
40:21se comporte aujourd'hui
40:24comme un véritable pourrisseur
40:27de notre démocratie
40:27ça n'est pas admissible
40:29je veux dire
40:30on peut combattre
40:31sur le fond
40:31des adversaires politiques
40:32on ne peut pas
40:33tenter de les empêcher
40:35physiquement
40:35d'aller à la rencontre
40:36des électeurs
40:37comme ils cherchent
40:38à le faire aujourd'hui
40:39on ne peut pas
40:40brutaliser l'Assemblée nationale
40:42hurler au risque
40:44d'ailleurs de blesser
40:45un huissier
40:46car il y a un huissier
40:47qui a même failli chuter
40:48avec le comportement
40:50absolument inadmissible
40:51et condamnable
40:52du clan Traoré
40:53soutenu
40:54par la France insoumise
40:55donc la France insoumise
40:56doit aujourd'hui
40:57retrouver la raison
40:59et le sens
41:00du fonctionnement démocratique
41:02de notre pays
41:03et monsieur Jean-Luc Mélenchon
41:04lui a répondu
41:05à peine entré en campagne
41:06Marine Le Pen
41:07recommence son rôle
41:08le plus hideux
41:09de violence
41:10de mensonge
41:10et d'accusation
41:11tout azimut
41:12pour exciter les haines
41:13et les conflits
41:14fin de l'épisode du RN
41:15glamour
41:15Bardella
41:16retour du RN
41:17bastonnade
41:18Jean-Luc Mélenchon
41:19hier n'était pas le premier
41:20à demander
41:21à ce que Marine Le Pen
41:22ne se présente pas
41:23une fois condamnée
41:25en appel
41:25d'ailleurs peut-être
41:26qu'il imaginait
41:28que dans les prochains mois
41:29il allait avoir
41:30peut-être lui aussi
41:33une réflexion
41:33sur l'aspect judiciaire
41:34il est très subtil
41:35il ne le fait pas lui-même
41:36mais il demande
41:37à ses lieutenants
41:37de le faire
41:38voilà comme ça
41:39il paraît être
41:40un peu plus mesuré
41:41ou alors c'est quelqu'un
41:42de plus sage
41:42plus malin
41:43bien sûr
41:44si vous croyez encore
41:45à l'exemplarité
41:46de Jean-Luc Mélenchon
41:46quelle obscénité
41:49parler de bastonnade
41:50c'est parler de sagesse
41:51quelle obscénité
41:51parler de bastonnade
41:52quand il protège
41:54quand il met en avant
41:55la jeune garde
41:56quand on sait
41:57ce qu'elle a fait
41:57non mais attendez
41:58de quelle obscénité
42:00dans les propos
42:01parce qu'il y a quand même
42:02eu un mort à la fin
42:03dont on ne parle plus
42:04non c'était
42:05surtout Raphaël
42:07et monsieur Raphaël Arnaud
42:09était présenté
42:10comme une star
42:10place de la république
42:11au moment de la fête
42:12de la musique
42:12un mot quand même
42:13sur le climat actuel
42:15et ce sera le dernier mot
42:15avec vous
42:16quoique je vous ferais
42:17écouter Jordan Bardella
42:18ce fameux ticket gagnant
42:20est-ce que vous avez
42:22échangé avec Jordan Bardella
42:23ces dernières heures
42:24peut-être s'imaginait-il
42:26et se préparait-il
42:28à être candidat
42:29à la présidentielle
42:30dans quel état d'esprit
42:31est-il ?
42:32il est combatif
42:33il a fait partie
42:34de la grande réunion
42:35où la décision
42:36a été prise
42:37il a toujours été
42:38très clair
42:38il a pris la parole
42:39pendant cette grande réunion
42:40bien sûr
42:40comme toujours
42:41il est chef du parti
42:41et sa voix elle est essentielle
42:43et d'ailleurs Marine
42:43et Jordan se sont réunis
42:44avant tous les deux
42:45pour discuter
42:47Jordan il a toujours dit
42:48ma vocation est d'être
42:48le premier ministre
42:49d'une Marine Le Pen
42:50présidente de la République
42:51c'était clair
42:52et si la justice
42:53empêche ce scénario
42:55idéal et naturel
42:56et bien je prends le relais
42:58et j'y vais
42:58donc il n'y a pas de surprise
43:00en fait
43:00donc il est à la manœuvre
43:02il fait campagne
43:03il dirige le parti
43:04pour aider Marine Le Pen
43:06vous savez
43:07on a vu les images
43:08de l'extrême gauche
43:09il y a un danger
43:10aujourd'hui
43:10pour notre pays
43:11un danger démocratique
43:12un danger sécuritaire
43:14un danger identitaire
43:15représenté par cette extrême gauche
43:16je vais vous dire
43:17ça donne envie
43:17d'aller au combat politique
43:19ça donne envie
43:20de se présenter aux élections
43:22et de battre ces gens-là
43:23et je vous rassure
43:24c'est pas trois poignes cachées
43:26ou des bonnes femmes
43:27ou cheveux verts
43:27qui vont nous empêcher
43:28de faire campagne
43:29ils peuvent agiter
43:30toutes les casseroles
43:31qu'ils veulent
43:31j'espère qu'il y aura
43:32des cordons de policiers
43:34pour protéger
43:34les gens qui viennent
43:35nous écouter
43:35mais on ne se taira pas
43:37on ne se taira pas
43:38parce qu'il y a un pays
43:38en danger
43:39et se tair
43:39ce serait une non-assistance
43:40à pays en danger
43:41et comptez pas sur nous
43:42pour renoncer
43:43Merci d'être venu nous voir
43:45Laurent Jacobali
43:46député Rassemblement National
43:47de la Moselle
43:48porte-parole de la campagne
43:49écoutons Jordan Bardella
43:50et Gossi Lebrecht
43:52nous rejoindra
43:52dans quelques secondes
43:54C'est pas ni du soulagement
43:56ni de la déception
43:57la campagne démarre
43:58et nous affrontons
44:00maintenant
44:00une échéance
44:01qui est une échéance électorale
44:02et donc moi je me réjouis
44:03que Marine puisse porter
44:04nos couleurs
44:05et que d'abord
44:06l'innocence partielle
44:08quand même
44:08du Rassemblement National
44:09soit reconnue
44:10face à ce qui apparaissait
44:11en premier sens
44:12comme une décision
44:12évidemment politique
44:13et donc nous nous réjouissons
44:15de cela
44:15et nous allons continuer
44:16de travailler naturellement
44:17main dans la main
44:18comme nous l'avons toujours fait
44:20Bonsoir Gossi Lebrecht
44:21Bonsoir Elliot
44:21Dans quelques instants
44:22nous présenterai
44:23le programme
44:24de 100% politique
44:25Avec plaisir
44:26L'heure interne de 100% politique
44:26L'heure interne de 100% politique
44:29Ah actualité internationale
44:30avec vous ce soir
44:30Absolument
44:31comme tous les mercredis
44:32et les hostilités
44:33qui reprennent
44:33entre les Etats-Unis
44:35et l'Iran
44:36en plein sommet de l'OTAN
44:37en Turquie
44:38avec un Donald Trump
44:39qui a déclaré
44:40ce sont des ordures
44:41les Iraniens
44:41le cessez-le-feu
44:42est terminé
44:42donc vous voyez
44:43que l'actualité internationale
44:44est riche ce soir
44:46Je vous propose d'écouter
44:47Emmanuel Macron
44:48qui était effectivement
44:49au sommet de l'OTAN
44:50à Ankara
44:51Tout à fait
44:52On l'a vu faire du footing
44:53Je ne vais pas
44:54vous faire écouter
44:55sur les questions
44:55Il avait quitté
44:56le djihadiste
44:57de Syrie ?
44:58M. Al-Shara
45:00Il est très bien
45:01Je ne sais pas
45:01s'il faut l'appeler
45:02Al-Joulani
45:03ou Al-Shara
45:03Il faut lui demander
45:05ancien responsable
45:06de Daech
45:07Mais en revanche
45:08plus sérieusement
45:08je voudrais vous faire
45:09écouter
45:11Emmanuel Macron
45:12sur l'affaire
45:15Marine Le Pen
45:15et sur la présidentielle
45:17Je n'aime pas commenter
45:18l'actualité politique française
45:20vous le savez
45:22ensuite
45:23de là où je suis
45:25de par notre constitution
45:25je ne suis pas amené
45:26à participer
45:27à cette élection
45:28par contre
45:29je suis amené
45:29à être président
45:30jusqu'à la dernière seconde
45:31donc je ne suis pas
45:32un commentateur
45:33de la vie politique française
45:34je suis là pour
45:37défendre
45:38protéger
45:39représenter notre pays
45:40prendre des décisions
45:41agir
45:42et être garant
45:43de notre unité
45:44donc à cet égard
45:45je serai le garant
45:47que
45:48les opérations électorales
45:50se fassent
45:50dans un cadre sain
45:52apaisé
45:53sans ingérence étrangère
45:54et que chacun
45:55puisse exprimer sa voix
45:56et défendre
45:57sa position
45:58ce n'est pas la mienne
45:59qui compte aujourd'hui
45:59parce que
46:01je ne serai pas
46:02devant le suffrage
46:02des français
46:03au mois de mai prochain
46:04bon
46:05et on revoit
46:05le président de la république
46:06avec ses lunettes
46:07on espère que
46:07évidemment
46:08sa santé
46:10est bonne
46:11et on lui souhaite
46:12un prompt
46:13de rétablissement
46:13on a aucune information
46:15qui filtre
46:16sur ses soucis
46:16en revanche
46:19vous avez entendu
46:20sa déclaration
46:21cette première phrase
46:22elle est exceptionnelle
46:22il dit
46:23j'ai pas l'habitude
46:24de réagir
46:25sur les questions
46:27nationales
46:27à l'étranger
46:28et on pourrait faire
46:29une compilation
46:30de toutes les déclarations
46:32d'Emmanuel Macron
46:32les gaulois réfractaires
46:34c'était en Hollande
46:35si mes souvenirs sont bons
46:36mais on pourrait faire
46:36une
46:37vous faites une grimace
46:38je crois que c'était en Grèce
46:39je me souviens peut-être
46:39écoutez
46:40ce serait intéressant
46:41de voir
46:42et juste une chose
46:43pour monsieur Al-Joulani
46:44ou Al-Shara
46:45c'était pas Al-Qaïda
46:45c'était Al-Qaïda
46:47et pas Daesh
46:48il était lié
46:49il était lié avec
46:50Bactérie
46:50effectivement
46:51il y avait quelques années
46:52il va y avoir des conversations
46:53entre les deux
46:53donc
46:55l'heure interne
46:56en quelques instants
46:56il nous reste quelques minutes
46:58je voudrais quand même
46:59qu'on revienne sur un sujet
47:00là aussi
47:00qui est essentiel
47:01c'est le périscolaire
47:02et la justice
47:04incroyable
47:04non mais c'est très important
47:05ce qui est en train de se passer
47:06un animateur périscolaire
47:08a été relaxé
47:09mardi 7 juillet
47:10à Paris
47:11et comme l'actualité politique
47:13phagocyte en quelque sorte
47:14l'ensemble des sujets
47:16on ne parle plus
47:18des sujets comme celui-ci
47:19vous avez
47:20un homme
47:21qui a été relaxé
47:22au bénéfice du doute
47:23pour agression sexuelle
47:25sur 9 enfants
47:26de 3 à 5 ans
47:28dans une école maternelle
47:29de la capitale
47:30et le parquet de Paris
47:32a décidé de faire appel
47:33ce mercredi
47:34je vous propose
47:34d'écouter
47:35Anne
47:36qui est l'une des cofondatrices
47:38de SOS périscolaire
47:41quelle que soit l'affaire
47:42la parole de l'enfant
47:44que ce soit un petit enfant
47:45une petite fille
47:46qu'il soit plusieurs
47:47qu'il y ait des détails
47:49qui concordent
47:50ou qui ne concordent pas
47:51finalement
47:52on a l'impression
47:53que la justice
47:54s'organise
47:55pour quelque part
47:57perpétuer
47:59une espèce de culture
48:01en fait
48:01de l'impunité
48:02et on voit bien
48:03que le sort des enfants
48:05en France
48:06et dans les tribunaux
48:07suscite beaucoup moins
48:09d'engagement
48:09que par exemple
48:10le narcotrafic
48:11on voit bien
48:13dans les affaires
48:14la manière
48:14dont sont traités
48:15des dealers
48:16qui eux vont tout de suite
48:18en garde à vue
48:19par exemple
48:19alors que pour des
48:20pédocriminels
48:22mis en cause
48:23et bien ça peut prendre
48:24très longtemps
48:25on l'a vu
48:26dans les affaires
48:26Saint-Dominique
48:27en particulier
48:28enfin voilà
48:28il y a vraiment
48:29là pour le coup
48:30c'est une expression
48:31que je n'en bois pas beaucoup
48:31parce qu'on l'entend beaucoup
48:33c'est deux poids deux mesures
48:34la pédocriminalité en France
48:36doit trouver
48:37ses lettres
48:38on va dire
48:38de noblesse
48:39ça ne peut pas
48:40continuer comme ça
48:41le parquet de Paris
48:42a fait appel
48:43ce mercredi
48:43cet individu
48:45est présumé
48:45innocent
48:46c'est pour ça
48:46qu'il faut
48:47évidemment
48:48on a parlé de la justice
48:49juste avant
48:50il ne faut pas changer
48:51ces principes là
48:52bien sûr
48:52les faits se seraient déroulés
48:54entre septembre 2024
48:55et avril 2025
48:56au sein d'écoles maternelles
48:58le prévenu
48:59âgé de 36 ans
49:00a également été relaxé
49:01des poursuites
49:02d'agressions sexuelles
49:03sur une animatrice
49:04en revanche
49:04ce dernier
49:05a été reconnu coupable
49:06de harcèlement sexuel
49:07sur deux collègues
49:08on est allé à 8 mois
49:09de prison
49:10d'un sursis
49:11de 24 mois
49:12avec obligation de soins
49:13et d'indemniser
49:14les témoignages
49:16des enfants sont dingues
49:16ce qu'ils disent
49:17avoir suivi
49:18sous leurs sous-vêtements
49:18j'en ai eu connaissance
49:19on ne peut pas le décrire
49:20là à l'antenne
49:21c'est-à-dire
49:22c'est effroyable
49:23c'est des attouchements
49:23sous les sous-vêtements
49:25ce qui est impensable
49:28il est reconnu coupable
49:30d'agissements répréhensibles
49:31sur des adultes
49:32et en revanche
49:33sur des enfants
49:34il est clean
49:34on voit bien
49:35qu'il y a quand même
49:35quelque chose
49:35ça veut dire
49:36on croit les adultes
49:38dans ce pays
49:38on ne croit pas les enfants
49:39voilà ce que ça veut dire
49:41selon un communiqué
49:42du tribunal
49:42il lui était notamment
49:43reproché d'avoir touché
49:45le sexe et les fesses
49:46des enfants
49:46de les avoir fait
49:47s'asseoir sur ses genoux
49:49et de leur avoir imposé
49:50des caresses
49:51sur les parties intimes
49:53c'est des accusations
49:55qui sont extrêmement lourdes
49:56et qui sont graves
49:59actualité internationale
50:00pendant une heure
50:00comme tous les mercredis
50:01avec Zénia Federova
50:03notamment
50:03pour leur inter
50:04on vous retrouve
50:05dans une seconde
50:06je remercie Laurent Pratt
50:07à la réalisation
50:08Pascal Choup à la vision
50:09au son c'était Matisse
50:10on participait à l'émission
50:11Benjamin Noluca
50:11Consalves
50:12Tesla fait taire
50:13et pour les gaulois référentaires
50:15vous aviez tort
50:16et vous aussi
50:17j'avais tort également
50:18puisque c'était le Danemark
50:20c'était le Danemark
50:22merci à tous
50:23il y a un mauvais climat
50:25entre les deux
50:26pas du tout
50:28je l'aime mille fois plus
50:30mille fois plus
50:31je l'aime mille fois plus
50:32que vous
50:32que pro
50:34que vous
50:34ah bon je croyais que vous disiez pro
50:35j'ai aucune estime
50:37zéro
50:38allez
50:38c'est très bien
50:38merci
50:39on voit que vous avez été relou
50:40vous êtes élégant
50:41merci
50:41belle coupe de cheveux
50:43c'est très bien
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