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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:01Bonsoir à tous, Mayelen Trémolet est avec nous, Gilles, William, Golnadel, Pascal-Pierre Garbarini, Geoffroy Lejeune et Johan Ouzahi.
00:08On va commencer cette émission par Boalem Sansal qui publie Légende, La Légende.
00:13Et c'est un livre qui est annoncé remarquable aux éditions Grasset et qui sortira le 2 juin prochain.
00:21La Légende, c'est le surnom que lui donnaient les co-détenus quand il était prisonnier en Algérie.
00:25Il était ce matin sur France Inter et il est revenu d'abord sur les conditions de sa détention, mais
00:31surtout sur les raisons pour lesquelles il était en prison.
00:35Je crois que j'étais l'otage au personnel du président.
00:39Et là, c'est tellement injuste.
00:42Être arrêté par un État, à la limite, on peut comprendre ça.
00:45On dit bon, il y a une justice, peut-être aller aveugle.
00:48Mais d'un homme, le caprice d'un homme, c'est quelqu'un qui a dit un jour, dans une
00:52conférence,
00:53Boilem Sansal est un usurpateur, c'est un traître, c'est un bâtard.
00:59C'est intéressant d'écouter Boilem Sansal ce soir, parce qu'hier soir, on parlait de l'Algérie précisément
01:04et du rapport que la France a avec l'Algérie et que rien ne change malgré les efforts qu'on
01:10a pu faire.
01:11Et Boilem Sansal rappelle qu'il était l'otage du président.
01:14Un Français, j'étais l'otage du président algérien.
01:18Il y a deux lignes, en fait. On sait qu'il y avait deux lignes au gouvernement Barreau-Retailleau.
01:22Là, maintenant, il y a deux lignes, c'est Macron-Boilem Sansal.
01:24Il y a la ligne qui consiste à dire on y arrivera parce que c'est des gens intelligents,
01:28on a besoin d'eux, on coopère, c'est formidable, vous allez voir, etc.
01:32Et Boilem Sansal, lui, clairement, il est en guerre.
01:33Clairement, il veut que le régime tombe et il a des bonnes raisons de le vouloir, d'ailleurs.
01:38Et vu que la première méthode ne marche vraiment pas, et même peut-être qu'elle est pire que s
01:43'il n'y avait pas de méthode,
01:44je me demande s'il ne faudrait pas essayer la méthode Boilem Sansal.
01:48Oui, mais ça, il faudrait qu'Emmanuel Macron l'entende.
01:52Emmanuel Macron, lui-même, semble prisonnier du pouvoir algérien.
01:55Il refuse d'essayer quoi que ce soit d'autre.
01:58Emmanuel Macron veut poursuivre ce qui n'a pas marché depuis des années et des années.
02:03Donc oui, Emmanuel Macron, lui aussi, est quelque part prisonnier de M. Théboune
02:07et semble sourd à toutes les revendications, tout ce qui arrive jusqu'à l'Élysée.
02:13La méthode Bruno Rotaillot, dont on a beaucoup parlé,
02:16regardez, il a quasiment insulté Bruno Rotaillot, le président de la République,
02:19parce qu'il proposait une méthode forte pour essayer de faire évoluer les choses.
02:22Donc la position, pour moi, d'Emmanuel Macron vis-à-vis de l'Algérie
02:27est, disons-le, une position complètement incompréhensible.
02:30J'ai écouté Boilem Sansal sur France Inter ce matin.
02:33J'ai trouvé que France Inter était plutôt agréable avec Boilem Sansal.
02:39Il ne fallait quand même pas l'engueuler non plus.
02:40Oui, mais je suis d'accord avec vous, mais vous savez, on peut s'attendre à tout.
02:45On peut s'attendre à tout. Vous avez écouté ?
02:46Ah oui.
02:49Finalement, vous êtes l'auditeur le plus fichel de France Inter.
02:52Je suis d'une fidélité à toutes épreuves.
02:55Et donc, je l'ai écouté.
02:56Ils étaient effectivement tout à fait urbains.
02:59Ils n'ont pas insisté longuement sur sa vision de la dictature algérienne.
03:04Et j'ai trouvé Boilem Sansal exceptionnel.
03:09Il ne s'est pas plaint.
03:10Il n'était pas dans la place.
03:12Mais il en voulait, en réalité, il en voulait surtout au pouvoir français,
03:19de l'avoir sorti d'une certaine manière par des tractations qui n'étaient pas très glorieuses.
03:25Il aurait préféré rester en prison.
03:28Non, mais on n'en voit pas beaucoup, des gens comme ça.
03:31Donc, j'ai trouvé extraordinaire.
03:34C'est vrai que parfois, le message chez le média,
03:36et le fait même qu'il soit à France Inter,
03:39le simple fait que France Inter l'invite fait déjà sens, si vous me permettez.
03:44Non, mais c'est normal.
03:44Oui, mais ce qui est très intéressant, c'est que...
03:45Vous dites, c'est normal.
03:47Oui, c'est normal.
03:48Vous avez raison, mais tout n'est pas normal.
03:49C'est normal.
03:50C'est le livre de l'année.
03:51C'est le scoop de l'année de l'avoir.
03:54France Inter, quoi qu'ils pensent, ils sont très contents de l'avoir.
03:56J'entends, mais on a coupé la parole à Marie-Hélène.
03:59Et ça, c'est pas bien.
04:01Non, ce que j'ai trouvé intéressant,
04:03notamment sur le passage concernant Grasset,
04:05c'est que Boilem Sansal ne tombe dans aucun piège.
04:07Il n'est pas là pour rendre des comptes.
04:09Et on voit qu'il y a une liberté d'expression
04:10qui rejoint en fait assez facilement un bon sens.
04:13C'est-à-dire qu'il ne se fait pas le porte-étendard de quoi que ce soit.
04:15Il est assez honnête.
04:16Il évoque, quand il a évoqué l'idée de quitter la France, par exemple,
04:19il dit juste, je me suis emporté.
04:20Il ne cherche pas de justification.
04:21Alors que les médias algériens, notamment,
04:23avaient relevé cette déclaration
04:26en essayant de trouver des justifications.
04:28Et sur le fait qu'il aille chez Grasset, etc.
04:30Pareil, c'est agréable d'entendre un écrivain
04:32qui parle juste avec du bon sens,
04:34en disant que ça fait 4 ans que les actionnaires sont les mêmes,
04:36que lui ne va pas changer sa ligne ou son œuvre
04:38en fonction d'un changement de direction.
04:40Et ça, j'ai trouvé ça assez agréable
04:43à entendre, le fait que malgré
04:44des questions qui peuvent être un peu plus incisives,
04:47il reste égal à lui-même.
04:48On l'écoutera effectivement sur Grasset,
04:50mais écoutons-le d'abord lorsqu'il a
04:54évoqué
04:56sa détention,
04:57précisément.
04:58Au bout de quelques jours, je n'étais plus
05:00Boilin-Pssensal. J'étais un prisonnier.
05:0346 611.
05:04C'est mon numéro d'écrou.
05:06On fonctionne comme ça. On ne s'appelle pas par son nom en prison.
05:08Non. J'étais de 46 611.
05:12Et puis derrière moi, il y a des choses qui se construisaient.
05:18Il y a un prisonnier qui était en train de naître,
05:20avec son message politique.
05:22Mais tout ça, à mon insu,
05:24c'est une lente évolution.
05:26Aujourd'hui, on le résume, on le dit en deux phrases.
05:28Mais ça a pris des mois, cette évolution,
05:31où les gens, je voyais qu'ils ne me parlaient plus en tant qu'homme,
05:34un prisonnier quelconque,
05:36mais quelqu'un sur lequel ils ont projeté un transfert de quelque chose.
05:41Intéressant également.
05:42Et dans son livre,
05:44je ne sais pas si certains l'ont déjà lu ou pas,
05:47si les bonnes feuilles vont circuler ou pas.
05:49J'imagine qu'il y a Omerta complète sur ce livre,
05:52qui va sortir, je l'ai dit, le 2 juin.
05:53C'est imminent.
05:54Oui, mais moi, je suis traumatisé.
05:55J'ai eu le livre entre les mains,
05:58mais pendant 10 minutes, j'ai lu 30 pages.
05:59Et on me l'a retiré.
06:01Mais par contre, je peux vous dire une chose,
06:02parce qu'on a beaucoup...
06:03Vous avez lu les 30 premières ?
06:04Oui, les 30 premières.
06:05Essayez alors ?
06:06Mais alors, c'est dur de parler d'un livre en lu 30 pages,
06:09mais on a entendu beaucoup de choses à propos de ce livre.
06:11On a dit, il l'a écrit,
06:12il dit, lui, qu'il l'a écrit en 40 jours.
06:14Écrit à la va-vite, très confus, impubliable en l'état, etc.
06:17Moi, pardon, c'est exceptionnel.
06:19La plume de Boilem Sansal,
06:21il a passé un an en prison.
06:23C'est prodigieux en réalité.
06:25C'est à la fois ce qu'il raconte est extrêmement fort,
06:27et il le fait d'une manière sublime.
06:28Ce qui est certain, c'est que la prison ne l'a pas brisé, cet homme.
06:32Oui, c'est tout à fait étonnant.
06:33Parce que normalement, il devrait être quand même
06:35dans une forme de souffrance,
06:38être un peu accablé,
06:39et comme quelqu'un l'a dit,
06:41là sur le plateau, pardon, il ne se plaint pas.
06:43Il ne se plaint pas.
06:44Il ne se plaint pas.
06:46Un an de prison, 80 ans, un cancer,
06:49oui, c'est quand même impressionnant.
06:51Je suis d'accord avec vous.
06:52Troisième passage sur Grasset,
06:54et il parle évidemment d'Olivier Nora.
06:56Il dit, c'est vrai, parce qu'Olivier Nora s'en va,
06:58que ça va changer quelque chose.
07:00Est-ce que je vais remettre ma vie en tant qu'écrivain
07:03à la présence de Nora, je suis Grasset ?
07:08Non.
07:09C'est normal, l'entreprise change des patrons,
07:11pourquoi pas ?
07:12Ils auraient pu, ça aurait pu être quelqu'un d'autre.
07:15J'ai trouvé ça un peu...
07:17En tous les cas, ça m'a interpellé.
07:21Parce que l'idée, ce n'est pas que Nora parte ou pas,
07:24c'est Bolloré.
07:25Comment on découvre, quatre ans plus tard,
07:27que Grasset appartient à Bolloré ?
07:29Aujourd'hui, en tout cas, vous êtes bien chez Grasset, c'est ça ?
07:33Je suis super bien.
07:35Merci, merci Boilem Sansal.
07:37Ce que je trouve formidable chez lui,
07:38c'est la liberté de ton et la fraîcheur.
07:40Et cette liberté donne la fraîcheur, précisément.
07:42Parce que chacun réfléchit aujourd'hui à ce qu'il va dire.
07:46Et il y a du billard parfois à trois bandes.
07:48Et lui, il dit les choses avec spontanéité,
07:52bon sens, intelligence, liberté.
07:55Et ce discours-là, c'est formidable.
07:57Parce que ça donne une fraîcheur.
07:59On dit, bah oui, il a raison.
08:00Évidemment, ce qu'il dit, il le dit en plus sans artifice.
08:05Il le dit au micro, comme il le dirait dans la rue.
08:08Et je trouve ça formidable de s'exprimer comme ça.
08:10C'est bien pour ça que l'extrême-gauche le déteste.
08:12Oui.
08:14C'est terrible.
08:14Si vous comptez, il y a combien d'hommes libres comme ça en France ?
08:18Il y en a très peu.
08:19Très peu.
08:19Ah, je suis d'accord avec vous, il y en a très peu.
08:21Ils sont souvent autour de cette table, d'ailleurs.
08:23Il y a une forme de liberté de ton qui peut exister autour de cette table.
08:26Non, mais c'est vrai qu'il y a peu de gens qui ont cette liberté de là.
08:30Bon, voilà ce qu'on pouvait dire sur Boilem Sans Salle.
08:32Deuxième sujet du jour.
08:34Et là, c'est bien que nous soyons encore avec deux avocats.
08:37Puisqu'on va parler de Nice, des supporters de Nice.
08:41Et on peut quand même être étonné, puisqu'il y a eu ces incidents majeurs.
08:46C'était jeudi soir, veille de l'Anse-Nice, avec des incidents qu'on avait vus majeurs.
08:53Et on se dit, il faut qu'il y ait une réponse pénale.
08:56Eh bien, il y avait aujourd'hui une comparution immédiate.
08:59L'affaire est renvoyée au 28 juillet et les sept prévenus sont libres.
09:05Alors évidemment, s'ils sont libres, ils connaîtront leur sort le 28 juillet.
09:12On se dit qu'après la violence de ces événements, il y a quelque chose qui ne va pas.
09:16Je vous propose d'écouter Tanguy Hamon.
09:20Le procès en comparution immédiate de sept supporters jugés pour les violences commis jeudi dernier le long du canal Saint
09:25-Martin a été renvoyé au 28 juillet prochain.
09:28Le tribunal a estimé que le dossier était trop gros pour être jugé aussi rapidement.
09:33Et d'ici là, eh bien, les sept prévenus ont été placés sous contrôle judiciaire.
09:37Quatre d'entre eux se présentaient détenus, mais une prolongation de cette détention provisoire n'a pas été jugée nécessaire.
09:43La procureure a estimé qu'il présentait suffisamment d'éléments favorables d'insertion professionnelle et de logement avec des casiers
09:51judiciaires vierges ou légers pour éviter de les mettre à nouveau derrière les barreaux.
09:56La cour a donc suivi ces réquisitions.
09:59Je rappelle que dans ce dossier, sept personnes ont été blessées, dont une gravement.
10:03Quinze autres supporters ont été mis en examen pour violences aggravées.
10:07Eux aussi sont libres sous contrôle judiciaire.
10:10Bon, ils avaient sans doute des bons avocats, Pascal-Pierre Garbarini.
10:13Forcément, mais on le voit tout le temps, en fait.
10:19C'est la distorsion qu'il y a entre ce que voit l'opinion publique sur les violences qui ont
10:25été commises et ensuite sur les décisions de justice qui sont rendues.
10:29Moi, je n'arrête pas de le dire.
10:31Moi, je pense, en tout cas, ça m'appartient, ce que je vais dire, c'est que la justice en
10:36France, elle fonctionne.
10:38Mais elle fonctionne sur tous les dossiers qui sont des dossiers durs.
10:42C'est-à-dire que quand vous allez aux assises, je peux vous dire, comme on dit dans le jargon,
10:46ça frappe.
10:47Il y a peu d'acquittement.
10:49Les décisions, elles sont lourdes.
10:51Pour les personnes qui ont un profil judiciaire d'ores et déjà acquis,
10:56je peux vous dire que c'est difficile d'obtenir un résultat quand tu es avocat.
10:59En revanche, dans la justice du quotidien, qui en fait touche chacun d'entre nous, là, il n'y a
11:06pas de réponse.
11:07Et les réponses qui sont données, elles sont ou trop tardives, ou les gens ne comprennent pas parce qu'eux
11:12-mêmes,
11:14dès qu'ils font le moindre écart, ça tombe sur eux.
11:18Et ils se disent, là, il y a des violences.
11:21Il y a des gens qui vont répéter ces violences et il ne se passe rien.
11:24Et je pense que cette incompréhension-là, elle détruit la notion de justice aujourd'hui, selon moi.
11:31Les gens qui ont été attaqués ou qui ont été témoins de ce qui s'est passé jeudi soir dans
11:35le 10e arrondissement
11:36doivent être très surpris que ces gens-là soient dehors.
11:40Oui, mais enfin bon, c'est un dossier que je ne connais pas, celui-là.
11:43Donc je ne suis pas insensible au fait que les types n'ont jamais été condamnés.
11:48Franchement, j'aurais du mal à critiquer un dossier que je ne connais pas.
11:51Pour le reste, tu es un peu moins dithyrambique que Pascal sur la vision de la justice en général.
11:57Je veux bien croire, tu connais ça mieux que moi en matière d'assisme, en matière correctionnelle.
12:02Les petites frappes ne sont pas frappées très durement.
12:06La justice en matière de diffamation est souvent idéologique.
12:10Je ne veux même pas parler des problèmes d'antisémitisme.
12:13Ça me mènerait trop loin.
12:14Non, la justice se caractérise, sans vouloir généraliser, par quelque chose de très idéologique,
12:22quelque chose de souvent très désincarné.
12:25Il me semble que les juges, par moment, ne savent pas ce qui se passe dans la rue,
12:29ne prennent pas la mesure de la violence de la société.
12:33Je suis peut-être un avocat moins heureux que toi.
12:37Autre procès aujourd'hui, celui-là, il a eu lieu, c'est le périscolaire, vous le savez,
12:42avec David Gé, 36 ans, qui a été poursuivi par le parquet pour agression sexuelle sur 5 enfants,
12:48mais aussi harcèlement sexuel à l'encontre de deux collègues animatrices.
12:52Ça se passait aujourd'hui.
12:53Je vous propose d'écouter Juliette Saada.
12:57L'un des moments clés de ce procès, c'est évidemment les interrogatoires.
13:00Celui du prévenu, d'abord, qui répond à la barre aux questions du tribunal,
13:04des avocats, des partis civils, qu'il le questionne sur son parcours, sur les faits.
13:08Sa version ne varie pas.
13:09Il reconnaît quelques maladresses.
13:11Il reconnaît aussi peut-être un manque de formation en tant qu'animateur,
13:14mais il nie tout attouchement, il nie toute agression sexuelle.
13:18Il y a aussi l'interrogatoire de cette animatrice de l'hélcool, Alphonse Bodin.
13:22C'est la victime présumée de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle de la part de cet animateur.
13:28Elle a raconté comment il lui caressait régulièrement les cheveux,
13:31parfois jusqu'aux fesses, et le jour où il lui a caressé la poitrine.
13:35Elle a aussi raconté à la barre avoir reçu un appel de sa hiérarchie à la ville de Paris.
13:41Elle a raconté, je cite,
13:43« On m'a dit de ne pas dire des choses qui pourraient mettre en porte à faux la ville
13:46de Paris.
13:47On m'a dit que si je disais des choses à l'encontre de la ville de Paris aujourd'hui
13:50au tribunal,
13:51des sanctions pourraient être envisagées. »
13:53Je précise que la ville de Paris ne s'est pas constituée partie civile aujourd'hui.
13:57Ce que dit Juliette Sada est terrible.
13:59C'est extraordinaire que la ville de Paris lui a demandé de ne pas dire des choses contre la ville
14:04de Paris.
14:04En menaçant de sanctions.
14:06En menaçant de sanctions.
14:09On dit d'abord depuis le premier jour que la ville de Paris, dans ce dossier-là,
14:14s'est soit très mal comportée, soit à chercher à couvrir des choses.
14:17On le verra peut-être.
14:18Ce n'est la parole que de la...
14:20Non mais j'entends bien.
14:21Mais il y a quand même un faisceau d'indices
14:23qui montre que la mairie de Paris n'est pas très claire dans ce dossier-là.
14:28Et encore une fois, la manière dont Anne Hidalgo et M. Grégoire
14:32ont cherché à esquiver ce dossier-là pendant les élections municipales,
14:36la manière dont certains médias ont couvert cela
14:39pour ne pas mettre en danger précisément la majorité socialiste à Paris,
14:43c'est là aussi un scandale dans le scandale.
14:45Est-ce que vous voulez écouter un échange entre Inès de Ragnel,
14:48qui représente l'opposition à Anne Hidalgo,
14:52et précisément Anne Hidalgo, elle l'interroge en plein conseil
14:56et vous allez voir la réponse de Mme Hidalgo qui, pour le moins, n'est pas satisfaisante.
15:03Ragnel, si vous voulez reprendre la parole, le règlement vous le permet.
15:06Trop aimable. Je note quand même qu'il a fallu que ce soit votre premier adjoint
15:11qui éprouve de l'émotion et de la compassion pour les familles
15:14pour que vous en ayez à votre tour.
15:16C'est vrai, moi je n'en ai pas.
15:17Écoutez, à vous entendre ces viols, c'est mon tour de parler.
15:21Mais arrêtez ces attaques personnelles.
15:25Donc, dans le fond, on est dans la moyenne des mandats que nous occupons.
15:28Ça fait des années, c'est pas une polémique, ça fait des années qu'on vous alerte.
15:32Moi, je prends la parole à chaque conseil de Paris sur ce sujet.
15:36Vous allez me laisser parler, vous allez me laisser parler.
15:39Moi, ce que je vous demande, c'est qu'avez-vous fait ces derniers mois
15:42pendant que des dizaines de sujets...
15:45Rien compris.
15:46Mais on voit qu'elle est en difficulté, Anne Hidalgo.
15:48La manière dont elle se comporte, la câble.
15:50Je trouve plus agréable, Emmanuel Grégoire, de ce point de vue-là,
15:53dans la forme et dans le comportement, dans la courtoisie, dans le rapport à l'autre.
16:00Et peut-être même au niveau intellectuel.
16:03Alors, j'osais pas le dire.
16:04Moi, je le dis pour vous.
16:05Je n'osais pas le dire.
16:07Mais alors après, on peut être d'accord, pas d'accord avec Emmanuel Grégoire.
16:10Mais dans l'éthos, comme on dit, il est agréable de l'écouter.
16:14De pouvoir échanger avec...
16:15La manière dont elle se comporte, moi, je trouve la carréable.
16:18Mais le périscolaire, on en est au début, ça va être un très grand scandale.
16:23Je vous le dis parce que je suis certain que la mairie savait et qu'ils ont couvert.
16:30Vous allez voir, si le parquet va jusqu'au bout, on n'est pas à l'abri des surprises.
16:36Mais ça veut dire quoi, le parquet va jusqu'au bout ?
16:38C'est-à-dire que le parquet peut convoquer Anne Hidalgo de Mamak ?
16:40Mais bien sûr.
16:41Et Emmanuel Grégoire ?
16:42Puisque c'était lui qui s'occupait de ce dossier.
16:46D'ailleurs, lui, il va forcément être convoqué.
16:49Et là, encore une fois, on peut discuter, je crois, la constitution de parti civil à l'audience de la
16:56mairie de Paris.
16:57Mais en termes d'image et de communication, à partir du moment où il y a le scandale du périscolaire,
17:02c'est le premier procès de l'animateur.
17:05Tu te constitues parti civil ?
17:06Enfin, je ne veux pas te faire procès d'attention au parquet, mais enfin, il a quand même attendu la
17:10fin des élections pour intervenir.
17:12Non, mais ce qui est intéressant, et là, il faut le décoder parce que tout le monde n'est pas
17:15juriste,
17:17vous soulignez que la mairie de Paris n'est pas parti civil.
17:21C'est ce que je viens d'entendre.
17:23Elle n'est pas parti civil.
17:24Oui, mais il faut le décoder, le décrypter.
17:26Vous trouvez, effectivement, je l'avais...
17:28C'est intéressant ce que vous dites.
17:29Excusez-moi, c'est que comme c'est un animateur de la ville de Paris qui a commis...
17:34Enfin, pardon, qui est poursuivi pour une infraction sur une autre animatrice de la ville de Paris,
17:41on peut supposer qu'il y a un intérêt à agir de la part de la mairie de Paris pour
17:46qu'elle se constitue parti civil.
17:48C'est ce que je voulais vous faire répéter.
17:50Mais pourquoi elle ne le fait pas, à votre avis, alors ?
17:52C'est difficilement explicable parce que d'autres, à supposer même qu'elle considère que les faits ne sont pas
18:00établis.
18:01Ça n'est pas gênant que d'être parti civil et à la fin de dire, écoutez...
18:06Non, mais ça a un sens, c'est ça qui est...
18:09Mais à l'audience, si tu es avocat de la partie civile, justement de la mairie de Paris,
18:14tu en profites pour essayer d'expliquer le problème du périscolaire
18:18et éventuellement de donner des explications sur le contexte qui a conduit cette situation.
18:24Or là, je pense qu'ils sont en difficulté et qu'ils n'osent pas.
18:29Ils n'osent pas.
18:30Dernière chose avant de laisser passer une page de publicité,
18:33je vous propose d'écouter Marie-Estelle Dupont.
18:36Comment repérer que votre enfant est peut-être victime d'agression sexuelle s'il a deux ans, trois ans, quatre
18:43ans ?
18:44La parole d'un enfant, elle peut se manifester quand ils sont tout petits par les somatisations.
18:50C'est-à-dire que des changements majeurs dans le comportement de votre enfant
18:53qui tout d'un coup a très très mal au ventre le matin, mais pas le week-end,
18:57donc le week-end il n'y va pas,
18:59ou a subitement envie de vomir quand il est à table,
19:03ou vous dit j'ai envie d'être toute seule dans la salle de bain
19:05alors que vous aviez l'habitude de l'aider à se préparer, etc.
19:09Ces changements de comportement doivent vous mettre la puce à l'oreille
19:11sur le fait qu'il s'est peut-être passé quelque chose à ce stade,
19:13on ne savait pas encore si c'est avec des adultes, avec des camarades,
19:16mais il s'est passé quelque chose qu'il a profondément effracté psychiquement.
19:20Ensuite, il ne va pas pouvoir forcément vous le raconter, le mettre en mots,
19:23parce que déjà c'est sidérant quand on est agressé et qu'on est adulte,
19:26mais quand on est enfant ça l'est encore plus,
19:28puisqu'ils n'ont pas de référence de ce qu'est la sexualité.
19:31Donc vous pouvez observer ces jeux.
19:33Parfois les enfants, j'avais un enfant maltraité en consultation
19:36qui s'était mis à jouer, entre guillemets, à décapiter sa poupée.
19:42Et en fait, par le jeu, l'enfant reproduit des choses qui lui ont été faites
19:46et qu'il n'arrive pas à métaboliser, à expliquer.
19:49Donc il y a aussi le jeu, il y a les somatisations, il y a le jeu.
19:51C'est toujours formidable d'écouter Marie-Estelle Dupont
19:54et je renvoie à l'émission qu'elle fait sur l'antenne d'Europe 1
19:57et si on en parlait, c'est tous les jours à 15h, entre 15 et 16h.
20:01C'est aux côtés de Romain Desarbres.
20:03Comme vous le savez, elle est psychologue et elle explore tous les jours
20:07les sujets de la famille, le couple, la parentalité,
20:10le harcèlement scolaire, la santé mentale.
20:12Ces explications sont toujours d'une très grande clarté.
20:15C'est tout à fait remarquable.
20:16On va marquer une pause.
20:17On a beaucoup d'actualités ce soir.
20:19On parlera du congé climatique qui est réclamé par les écologies.
20:23Entre le congé climatique, le congé parental, les congés tout court
20:27et les récupérations.
20:28Et les jours fériés.
20:29Et les jours fériés, je pense qu'on aura pu beaucoup travailler.
20:33Heureusement, il y a l'intelligence artificielle.
20:35Comment ?
20:36Heureusement, il y a l'intelligence artificielle.
20:37Et il y aura le revenu universel, bien évidemment.
20:39On parlera de la boule, parce que ça ne vous a pas échappé,
20:43que ça change un petit peu.
20:45Donc restez avec nous, à tout de suite.
20:50C'est la deuxième mi-temps.
20:51Vous savez qu'il y a un certain climat aujourd'hui dans le pays.
20:54C'est vrai que notre groupe est souvent attaqué.
20:55Vincent Bolloré est souvent attaqué.
20:57Et c'est vrai aussi que nous adorons les comédiens.
21:00Nous adorons les comédiens.
21:01Nous aimons les acteurs.
21:02Nous aimons les actrices.
21:03Mais il ne faudrait pas qu'ils nous donnent aussi trop la possibilité
21:09de ne plus les aimer.
21:11Et il faudrait parfois qu'ils disent des choses peut-être plus intelligentes
21:14quand ce n'est pas le texte des autres.
21:17Donc on va écouter Anne Consigny, qui est une actrice que j'aime beaucoup.
21:20ou que j'aimais beaucoup.
21:21Je la voyais dans...
21:22C'est une actrice notamment qui a joué dans...
21:24Je ne suis pas là pour être aimé, un film de Stéphane Brisé.
21:27Vraiment, c'est une bonne actrice qui joue en ce moment une pièce de durade.
21:32Oui, ce n'est pas gentil ce que vous dites.
21:34Il n'est pas gentil, ça tombe bien.
21:36Mais ce qu'elle dit là, je vous assure, ça me fait de la peine pour elle.
21:40Ça me fait de la peine pour elle.
21:42Et je n'ai même pas envie de critiquer ce que vous allez entendre
21:44parce que ça me fait de la peine pour elle.
21:45Anne Consigny, qui parle de Vincent Bolloré.
21:48J'en ai pour la démocratie, pour le fait qu'on ne donne à personne
21:54le pouvoir de faire une dictature en France.
22:00Je suis pour la démocratie, je suis pour le débat d'idées,
22:02je suis pour la liberté d'expression.
22:04Et là, en le laissant faire, en lui laissant prendre,
22:07et d'ailleurs l'Europe, heureusement, est là pour nous défendre
22:10et à empêcher qu'ils prennent la totalité du pouvoir sur l'édition,
22:15au cinéma, c'est la même chose, je veux juste qu'on partage les idées
22:19et qu'on ne lui donne pas une clé qu'il va donner à Bolloré.
22:23C'est les grandes gueules, donc je vous coupe la parole,
22:25j'ai vu que c'était comme ça qu'il fallait faire.
22:28Donc, il va donner une clé à qui ?
22:31À Bardella ?
22:31Il va lui dire, tiens, vas-y, fais ce que tu veux.
22:33Ce matin, je lis dans l'Ebay que maintenant, il y a des films genre
22:38Sacré-Cœur.
22:39C'est quoi le titre de ce film qu'a tôt, qui m'a l'air quand même assez gratiné
22:43?
22:45Je reconnais que ça a un côté un peu pathétique.
22:48Mais au-delà de cela, ça vous montre quand même l'intolérance.
22:55Elle est choquée parce qu'il y a un film qui va s'appeler Sacré-Cœur.
23:00Qu'elle n'a sans doute pas vu.
23:01Mais elle ne le sait même pas.
23:03Mais elle l'est libée.
23:04Oui, elle l'a lu dans l'Ebay.
23:05Elle l'a lu dans l'Ebay.
23:06Et puis c'est catholique.
23:07Sacré-Cœur catholique.
23:09Là, très sincèrement, on est dans une sacrée bêtise.
23:13Elle a tout dit, je l'ai lu dans l'Ebay.
23:16C'est terrible.
23:16Quand je vous dis, c'est ça, l'Ebay, c'est lu par personne, sauf par les mêmes.
23:22Et ils sont une petite camarilla.
23:25Journaliste, acteur, intellectuel, professeur.
23:30Ils sont quelques-uns.
23:31Et ils ne lisent que ça.
23:33Dire que moi, je lis l'Ebay, mais je lis le Figaro, je lis plein de choses.
23:37Eux, ils ne lisent que ça.
23:39Anne Consigny, elle n'a jamais lu le Figaro.
23:41Elle ne le lit pas.
23:43Ils ne lisent qu'une chose.
23:45C'est ça qui est toujours sidérant.
23:46Alors que tu peux trouver effectivement, pourquoi pas, un bon papier dans l'Ebay.
23:49Ou en tout cas, un papier qui peut te faire réfléchir.
23:51Moi, on lit le monde, on lit tout.
23:53Et c'est ça, je l'ai lu dans l'Ebay.
23:55Elle n'a pas vu le film du tout, Sacré-Cœur.
23:57Ça a l'air gratiné.
24:00Moi, ce qui me navre vraiment, c'est qu'elle prétend se battre contre la dictature et vouloir absolument défendre
24:06la démocratie.
24:07D'accord, pourquoi pas ?
24:08Mais ces gens-là fantasment un danger qui n'existe pas et ne voient pas le vrai danger.
24:13Si elle veut vraiment se battre pour la démocratie, à ce moment-là, il fallait qu'elle fasse signer une
24:17tribune contre la France insoumise qui menace de ne pas reconnaître le prochain résultat des élections présidentielles.
24:23Encore une fois, il fantasme un danger inexistant et ne voit pas l'éléphant au milieu du salon, le vrai
24:28danger qu'est la France insoumise.
24:29Mais le danger, c'est eux ?
24:30Bien sûr.
24:32Elle n'est pas obligée de parler.
24:35Tu es acteur, c'est bien.
24:37C'est déjà pas mal.
24:39C'est un métier dur.
24:40Moi, ça me fait de la peine.
24:41À mon avis, c'est bien de rester dans son couloir de nage.
24:46Je suis sûr, ça me fait de la peine vraiment pour elle parce qu'elle se décrédibilise.
24:51Elle dit une chose très intéressante qui est partagée par tous les gens de son espèce.
24:57Elle dit, pour la démocratie, il faut interdire le Sacré-Cœur.
25:01C'est vraiment leur vision.
25:02C'est très intéressant.
25:02Moi, je pensais que la démocratie, au contraire, en tout cas adaptée au cinéma, c'était tout autorisé.
25:07Nos confrères ne sont quand même pas très virulents.
25:10Nos confrères, vous voulez dire les grandes gueules ?
25:11Oui.
25:12Moi, je les aime beaucoup, mais ils peuvent répondre quand même.
25:16Après, il y a un passage.
25:18Il y avait Charles Consigny, après, qui lui a répondu, mais voilà.
25:21C'est son neveu.
25:22C'est son neveu ?
25:23Ah oui, c'est son neveu.
25:24Ah oui, c'est l'âge.
25:25En plus, je les aime bien, Marshall et Truchot.
25:28Ils sont sympas, mais ils peuvent...
25:30Comment ?
25:31Maïllen ?
25:31Ses propos ne sont pas très cohérents, donc il n'y a rien à répondre.
25:33Ils peuvent dire quand même...
25:35Ils peuvent dire vous...
25:36Ils n'ont pas défendre les grandes gueules.
25:38Oui, oui, vous avez raison.
25:39Je retire.
25:40Je retire, je retire.
25:41Lui a répondu.
25:42Je retire.
25:43Je retire.
25:45Le congé climatique.
25:46Ça, j'adore.
25:47Ça, ça fait ma joie, le congé climatique.
25:4913 départements de l'Ouest de la France seront placés ce mercredi en vigilance canicule.
25:53Il y a une jeune femme qui s'appelle Léa Ballage L. Mariqui.
25:56Elle est députée écolo de Paris.
25:59Congé climatique quand il fait trop chaud.
26:02Enfin, sur le travail, là, il faut reconnaître que la chaleur peut tuer.
26:06Elle abîme les corps.
26:08Et donc, il faut définir une température maximale de travail, instaurer un droit au retrait.
26:13Il y a déjà eu des propositions sur un congé climatique qui ont été mis dans le débat public.
26:16En tout cas, il faut repenser collectivement notre organisation du travail.
26:22Vous voyez, ça existe déjà, tout ça.
26:25J'imagine que quand il y a 37, 38 degrés sur les chantiers, le patron dit qu'on ne va
26:28peut-être pas bosser aujourd'hui parce que ça n'arrive pas tous les jours.
26:31On aménage les horaires.
26:32Ou on aménage, j'imagine, qu'on n'est pas obligé de légiférer pour ça.
26:37Tout ça se faisait naturellement.
26:40Il n'y a pas un patron qui va mettre ses employés à 39 en plein cagnard en train de
26:44construire la maison.
26:45Ça n'existe pas.
26:47Pour l'extrême gauche et pour la gauche extrême, le travail est une valeur d'extrême droite.
26:51Ils ne veulent plus ou ils veulent beaucoup moins travailler.
26:54Sandrine Rousseau, il y a quelques jours, a encore dit qu'elle, son but, c'était de faire voter une
26:58loi pour travailler 4 jours par semaine,
27:00payer 5.
27:01Donc, ils veulent beaucoup moins travailler.
27:03La France Insoumise, ils veulent là aussi travailler 28 ou 32 heures par semaine.
27:07Ils veulent beaucoup plus de jours fériés, 6, 7 ou 8, je ne sais plus.
27:11Enfin, c'est tout à fait farfelu.
27:13Mais pour eux, le travail est quelque chose qu'il faut presque combattre.
27:16Et par le droit à la paresse.
27:18Oui, absolument.
27:20Juste un petit mot d'ailleurs sur le GIEC, parce qu'on a parlé du GIEC ce matin avec notre
27:25ami Georges Fenech.
27:27Donc, le GIEC, c'est 195 membres, 195 pays membres de l'ONU.
27:32Il y a des représentants gouvernementaux, il y a des diplomates, il y a des ministres, il y a des
27:35hauts fonctionnaires.
27:36Ce ne sont pas tous des scientifiques, mais certains le sont, bien évidemment.
27:39Et puis, après, il y a l'organe exécutif qui compte 34 membres, élus pour un cycle de 5 à
27:457 ans.
27:46Il y a un président, alors il s'appelle Jim Skea, il est scientifique.
27:49Il y a trois vice-présidents, un météorologue, un économiste, un climatologue.
27:54Il y a des coprésidents qui sont climatologues, climatologues.
27:57Il y a des groupes de travail et effectivement, il y a beaucoup de scientifiques dans le bureau.
28:04Donc, je pense que lorsque notre ami Georges Fenech en parlait ce matin,
28:09c'était au-delà du bureau qu'il n'y ait pas, qu'il y ait des représentants, en revanche,
28:14gouvernementaux.
28:15On peut le comprendre, c'est sans doute ce qu'il voulait dire.
28:17Mais dans le bureau, ce sont essentiellement, bien sûr, des scientifiques.
28:20Il faut le dire et le rappeler.
28:23Le 2027 qui arrive, avec le sondage, alors le sondage qui fait parler,
28:28parce que Mélenchon est déjà à 16%.
28:31Alors là, non, le fameux duel Bardella-Mélenchon
28:38que chacun pronostique se met en place parce qu'Édouard Philippe est en train de sombrer.
28:42Oui, ce qui n'est pas une surprise.
28:44Ce n'est pas une surprise, ce n'est pas non plus gentil ce que vous dites pour lui,
28:46mais il est en train de sombrer.
28:50Donc, je ne sais pas ce qui peut se passer, quel type de réaction.
28:54Si ce n'est pas Édouard Philippe, c'est qui ? C'est Attal ?
28:56Oui, enfin...
28:57C'est Gabriel Attal ?
28:58La théorie qui est la mienne depuis le départ, c'est que tous ceux qui ont approché de près ou
29:02de loin Emmanuel Macron
29:04seront durement sanctionnés dans les urnes.
29:06Emmanuel Macron est devenu radioactif depuis longtemps, il est tellement impopulaire,
29:09son bilan est tellement piteux que tous ceux qui ont contribué à ce bilan-là
29:13seront, à mon sens, durement sanctionnés dans les urnes.
29:15Et Édouard Philippe commence à le payer aujourd'hui alors qu'il a à peine démarré sa campagne.
29:18Enfin, j'ai une autre théorie s'agissant du score de M. Mélenchon,
29:22qui est meilleure qu'on ne pensait, c'est que d'abord, tout ce qui n'est pas Mélenchon
29:27et qui est à gauche est complètement laminé, des socialistes aux écolos,
29:32et puis d'autre part, M. Mélenchon bénéficie également d'une indulgence médiatique exceptionnelle.
29:41Il peut être antisémite, il peut être anti-blanc, son maire de Saint-Denis peut appeler à l'insurrection,
29:48ça ne mange pas de poids.
29:49Non mais c'est normal qu'il y a quand même une partie d'impunité, elle est normale.
29:51Jean-Luc Mélenchon a dit, un bon sondage n'a qu'une différence avec un mauvais, il fait plaisir.
29:55Mais il permet aussi aux jaloux et aux vieux médias moches de parler de notre réaction plutôt que du résultat.
30:01Ça, c'est jubilatoire.
30:02Écoutez, Gérald Darmanin, il dit, il faut un seul candidat.
30:07Je pense qu'il faut un seul candidat.
30:10Aujourd'hui, le mieux placé, c'est Édouard Philippe.
30:12C'est à lui de nous rassembler, c'est à lui de montrer qu'il est capable de rassembler des
30:15tendances.
30:16Qu'est-ce qui lui manque ?
30:17On sent que quand vous dites que c'est le mieux placé, vous dites, bon ben voilà, t'es le
30:20meilleur, mais enfin t'en fais pas encore assez.
30:21Mais il faut qu'il nous montre son envie d'être président de la République.
30:24Je le connais personnellement, je sais qu'il a cette envie, mais qu'il le montre aux Français.
30:27Je suis droite sociale, il faut que notre candidat, j'espère Édouard Philippe, rassemble ces tendances,
30:32nous dise quel projet positif il veut pour les Français.
30:35Et je pense que dans ces cas, nous pourrions tous soutenir quelqu'un comme Édouard Philippe.
30:39Mais il faut qu'il le fasse et qu'il tende la main.
30:40Bon, voici pour Gérald Darmanin, et maintenant Gabriel Attal, parce que c'est deux prétendants possibles.
30:50Pourquoi un électeur, vous choisirez vous plutôt qu'Édouard Philippe ?
30:53Parce que je porte ce programme, je porte cette vision, je porte ce projet.
30:56Et il ne la porte pas lui.
30:56Mais encore une fois, il va y avoir une campagne.
30:58On va voir le projet de chacun, on va voir les propositions de chacun.
31:01Moi je vais vous dire, je vais faire cette campagne aussi avec une forme d'optimisme.
31:04On est un grand pays, on a plein d'atouts.
31:06Et moi la politique qui est...
31:07C'est rare un candidat qui dit qu'il va faire une campagne avec du petit...
31:08Je vais vous dire, moi je trouve qu'en ce moment la politique française,
31:11c'est 50 nuances de gestion du déclin.
31:13C'est la sinistrose permanente.
31:15C'est du sang et des larmes en permanence.
31:17Moi je veux porter autre chose.
31:18Parce que je crois que notre pays, encore une fois, avec tous ses atouts,
31:20il peut redevenir la première puissance d'Europe,
31:22à condition de tenir un certain nombre de priorités.
31:25J'en cite quatre.
31:26École, salaire, frontière, IA.
31:28En soi, école, frontière, IA, salaire, on peut tous être d'accord.
31:33Il fallait la presse qui était ministre de tout ça quand même.
31:36C'est ce que dit Éric Zemmour.
31:37Il dit, depuis quelques jours, trois des plus hauts responsables de la Macronie
31:40battent campagne et enchaînent les télés et les interviews,
31:43promettant de rétablir les comptes publics,
31:45de redresser l'école ou d'arrêter l'invasion migratoire.
31:47Pourtant, aucun autre politicien n'a été autant impliqué qu'eux
31:50dans la politique d'Emmanuel Macron qui entraîne la France dans le déclin depuis dix ans.
31:55Et il cite Gérald Darmanin, Édouard Philippe, Gabriel Attal,
31:58qu'ont-ils fait pendant toutes ces années au pouvoir ?
32:01Il y a plusieurs questions auxquelles il est fait.
32:03Maïlène avait pris la parole.
32:04Ça va être très difficile pour Gabriel Attal parce qu'il parle du sang et des larmes,
32:07mais c'est toutes les dernières années durant lesquelles il était au pouvoir.
32:10Et pour le coup, il a vraiment enchaîné les postes.
32:12Et ensuite, il veut donner un élan nouveau.
32:13Je ne sais pas si vous avez vu le début de sa campagne.
32:15Il y a beaucoup de vidéos, des images,
32:17où il veut donner une image de quelqu'un d'authentique ancré dans les territoires.
32:20On ne l'a jamais connu comme ça, Gabriel Attal.
32:22On l'a toujours connu allant de ministère en ministère.
32:24Et même s'il a un projet, et mettons que ce projet serait très intéressant, etc.,
32:28ça va être compliqué à défendre au vu des dernières années qu'il a passées aux côtés d'Emmanuel Macron.
32:33Sachant que ce week-end, il fait un meeting au même endroit qu'Emmanuel Macron avait choisi pour lancer le
32:40mouvement En Marche.
32:40Et il y a pas mal de ressemblances qui se notent entre le début de la campagne de Gabriel Attal
32:44et le début de la campagne d'Emmanuel Macron.
32:46Je pense que ça ne plaît pas spécialement à Emmanuel Macron, d'ailleurs.
32:49Mais je ne sais pas si ça va servir à Gabriel Attal.
32:51On ne le saura jamais.
32:52Je ne suis pas sûre que ça va plaire à qui que ce soit.
32:53Le grand paradoxe de cette période, le grand paradoxe, le bilan d'Emmanuel Macron, vous l'avez dit, c'est
32:59tout à fait juste.
33:00Mais s'il s'était représenté cette fois-ci, peut-être encore aurait-il été.
33:07Je ne l'exclue pas.
33:09Je vous assure, je ne l'exclue pas.
33:10En 2027, les Français devront...
33:12Je ne l'exclue pas.
33:14J'ai juré les Français.
33:16Mais non, mais non, mais non, mais non.
33:18Il y a la campagne sur l'antavirus Iran.
33:20Mais non, mais non.
33:21Mais non, je vous assure, c'est un des grands paradoxes.
33:25Malgré le...
33:252027.
33:26Malgré ça, son impopularité actuelle.
33:29Je pense qu'effectivement...
33:32Mais d'ailleurs, c'est pour ça que parfois la séduction est un piège.
33:37Oui, mais enfin, il est quand même moins séduisant.
33:41Écoutez, on ne le saura jamais.
33:42Bon, de toute façon, on ne le saura jamais.
33:45On va parler de Mathilde Panot qui a expliqué que la France n'était pas chrétienne
33:48et la France n'avait jamais été blanche.
33:50Et la France n'a jamais été chrétienne.
33:51Donc, c'est formidable.
33:52D'ailleurs, Sarah Knafo lui a dit, Madame Panot, pourquoi vouloir une nouvelle France
33:55si l'ancienne n'a jamais existé ?
33:56Ce qui est évidemment une bonne réponse.
33:58Écoutez, Madame Panot.
34:01Jamais rien céder à l'extrême droite.
34:03Ça, c'est la première chose.
34:05Et la deuxième chose, du coup, la nouvelle France, c'est pour ça que pour nous, c'est un concept
34:08qui est très puissant.
34:10Pourquoi ? Parce que vous avez d'un côté l'extrême droite qui fantasme une France qui n'existe pas
34:14et n'a jamais existé.
34:15Une France qui serait une France blanche, une France chrétienne, une France qui serait envahie de je ne sais qui.
34:22Enfin, bon, bref.
34:23Donc, ils sont dans un fantasme complet sur ce qu'est le pays.
34:27Et le concept de la nouvelle France, c'est tout simplement dire que c'est la France qui assume son
34:32peuple dans son entièreté.
34:34Vous savez que c'est un discours de guerre civile.
34:36Parce que ceux qui y sont les enracinés, ceux qui étaient là avant l'immigration invasive,
34:43et on leur explique qu'ils n'ont jamais existé.
34:46C'est un vrai discours de guerre civile que dit Madame Panot.
34:49Alors, bien sûr, il y a eu la place pour l'immigration, bien sûr, depuis 50 ans, elle est là,
34:53bien sûr.
34:54Et beaucoup de gens sont devenus français, il n'y a pas de souci.
34:57Mais avant cette immigration massive, il y avait des gens qui étaient sur le sol de France depuis des générations.
35:04Il n'y a pas un seul jour, pas une seule prise de parole désormais d'un membre de la
35:08France insoumise
35:09sans qu'il n'évoque la race ou la couleur de peau.
35:11Ça n'existe plus. Ils ont racialisé le débat en permanence.
35:15Les plus grands racistes, ce sont eux, naturellement.
35:19Le racisme, aujourd'hui, il est à l'extrême gauche.
35:21Et il est même revendiqué. Il est revendiqué par Bali Bagayoko.
35:24Il est revendiqué par Jean-Luc Mélenchon.
35:26Et là encore, ça ne choque personne.
35:28Madame Consigny, ça ne l'a pas choqué, manifestement.
35:30Encore une fois, il fantasme à danger et il ne voit pas le danger qui est réel.
35:34Mais il y a une logique d'affrontement de plus en plus dans les propos de Madame Jadot.
35:38C'est la provocation par le mépris.
35:40Il y a le mot blanc et le mot moche qu'ils adorent aussi.
35:42Là, ils ont encore dit les vieux médias moches pour critiquer, pour traiter par le mépris.
35:45Et ça montre quand même la dérive de Jean-Luc Mélenchon, qui est quelqu'un de très cultivé,
35:49qui sait pertinemment l'histoire de la France et qui laisse dire ce genre de choses
35:52parce qu'il y a une forme de démagogie totale avant même son début de campagne
35:56qui va, je pense, se prolonger pendant des mois.
35:58Il sait très bien à qui il parle et il va continuer de le faire.
36:01Ça marche visiblement dans les sondages ?
36:03Oui, enfin bon...
36:04Il est le seul en campagne à gauche.
36:05C'est pour ça que j'ai géré.
36:06C'est pas de quoi non plus.
36:07J'ai envie de dire qu'il est le seul à gauche.
36:09Il est le seul candidat et le seul en campagne.
36:11Et qui vous mettez à gauche ?
36:12Mais attendez, il n'y a aucun candidat à part lui à gauche.
36:15Je suis d'accord.
36:15Mais est-ce qu'il n'y en a rien ?
36:18Mais qui ?
36:19Raphaël Glucksmann, par exemple.
36:20Mais potentiellement...
36:21Raphaël Glucksmann dit ce soir à l'instant, il dit je me laisse trois mois pour dire
36:24si je serai ou non candidat.
36:26François Hollande est sur la ligne de départ.
36:27Monsieur Cazeneuve, les choses vont se guécanter.
36:30Mais que monsieur Mélenchon soit à 16% dans les sondages, c'est normal.
36:33D'abord, il est le seul candidat officiel à gauche et il est le seul en campagne.
36:37Vous m'apprenez ce qu'a dit Glucksmann ce soir.
36:40Ce n'est pas très fort comme déclaration de dire je me donne trois mois.
36:44C'est-à-dire que lui-même ne sait pas à un an de la présidentielle s'il a envie
36:47de faire la présidentielle.
36:48Il le sait, mais il considère que c'est trop tôt pour se déclarer manifestement.
36:52Au-delà de la politique politicienne, pour revenir sur le discours raciste de madame Panot,
37:01j'insiste une nouvelle fois sur le masochisme anti-français et la préférence pour l'autre.
37:09Parce que si moi je lui dis que ça existe l'Afrique noire, elle ne va pas brironner.
37:15Ça existe l'Afrique noire.
37:16Mais oser parler d'une France effectivement blanche, c'est quelque chose de considéré comme raciste aujourd'hui.
37:24Je veux dire, si vous n'utilisez pas la psychologie pour comprendre ces gens-là,
37:28on est condamné à ne pas pouvoir les combattre.
37:32La boule, parce que ça a frappé.
37:35Il y a des images qui ont frappé.
37:37La boule, c'est a priori calme.
37:41Il n'y avait jamais de souci à la boule.
37:43Et puis il y a eu des images que vous avez peut-être vues sur...
37:46Vous n'avez pas vu du tout des réseaux sociaux ?
37:48Tu vas aimer, tu vas aimer.
37:49Là, pour ceux qui connaissent la boule, c'est ce qu'on appelle le remblai de la boule.
37:53C'est la plus belle plage d'Europe.
37:55C'est 9 km de bancs de sable.
38:00Et vous avez une échauffourée, visiblement, entre une rixe, entre des bancs de rivales.
38:05On va le dire comme ça.
38:06Bon, ça se passe devant l'avenue du Général de Gaulle.
38:11Bon, moi, je n'ai jamais vu ça.
38:13Je n'ai jamais vu ça à la boule.
38:15Je peux vous dire que les choses sont vraiment très tranquilles.
38:18C'est deux bandes rivales qui savent connaître l'origine du différent.
38:21Non, je ne suis même pas sûr qu'on les connaisse.
38:24Mais, alors il y avait une autre image qui a aussi fortement marqué.
38:27Vous avez peut-être vu cette image du train.
38:29Donc, c'est un train, là, on est en gare de la boule.
38:33Et puis, c'est des jeunes gens qui font l'aller-retour entre Saint-Nazaire-la-Baule ou Nantes-la
38:38-Baule.
38:38Et puis, qui repartaient.
38:40On doit être en fin d'après-midi à ce moment-là parce qu'il faisait très chaud.
38:43Et effectivement, il y a des bousculades.
38:46Il y a un comportement qui n'est pas habituel dans cette chic station balnéaire.
38:52Et ça peut surprendre, désorienter, inquiéter aussi ceux qui d'habitude sont sur ce quai de gare quand c'est
39:01un peu plus tranquille.
39:02On va le dire comme ça.
39:03Est-ce que vous pensez que c'est ça la Nouvelle-France ?
39:06C'est une bonne question.
39:07C'est ça la Nouvelle-France de Jean-Luc Mélenchon ?
39:09Ces jeunes gens, je ne veux pas leur lancer la pierre parce que bien souvent, eux-mêmes n'y peuvent
39:14rien.
39:14Ils ont 16 ans, 17 ans, 18 ans.
39:16C'est des jeunes gens.
39:16Ah si, ils peuvent quelque chose.
39:18Ils n'ont peut-être pas été encadrés, peut-être pas accompagnés, peut-être pas eu des parents qui leur
39:23ont donné des règles de la bien-séance.
39:26Vous le savez bien.
39:27On arrête tout.
39:27Je ne suis pas d'accord avec vous.
39:29Hélas, vous le savez bien.
39:30Même sans aucune éducation.
39:31Et ce n'est pas excuser loin de là, c'est simplement dire les choses telles qu'elles sont.
39:35Mais si Pascal, il n'y a aucune éducation, il n'y a aucun manque d'éducation qui est justifié
39:38de tirer des mortiers sur une plage en cliquant à la Ouagbar.
39:40Ça, ils le savent.
39:40Ah ça, vous avez raison.
39:41Mais là, ce n'est pas la même image.
39:43Parce que ça, c'est une troisième image que j'aurais pu vous montrer.
39:46Effectivement, il y a deux jeunes garçons qui, par provocation, viennent sur la plage de la Boulle avec des mortiers
39:50et tirent à la Ouagbar.
39:52Ça, c'est autre chose.
39:53C'est quand même pas.
39:54Non, il y a des degrés.
39:56Ça donne envie, la boulle.
39:58Écoutez, soyez gentils.
40:00Non, mais c'est vrai que vous avez raison.
40:03Mais il ne restera peut-être plus bientôt aucun territoire.
40:08Ce qu'on appelle la confiance sociale sera préservée.
40:12Sauf quelques territoires, peut-être comme d'ultra-riches.
40:16Vous irez à Monaco, vous irez au Cap-Ferret, vous irez dans des niches comme cela où il y aura...
40:22Chez moi.
40:23En Corse, mais vous savez pourquoi ? Il n'y a pas de train.
40:26Quand il y a un train, c'est fichu.
40:28Mais il y a un train.
40:29Il y a un train.
40:30Il y a le train corse.
40:30Oui, mais vous avez compris ce que je veux dire.
40:32Par exemple, dans la région, Noirmoutier est préservé.
40:35Il n'y a pas de train.
40:37Nantes, il y a un train direct.
40:39Donc, hop, aller-retour dans la journée.
40:41Et il y a autre chose encore, si je peux me permettre.
40:44Si jamais vous voyez ces images-là sur une plage de Porto Vecchio ou de Bonifacio, à mon avis, ils
40:49tiennent 10 minutes.
40:51Oui, vous avez raison.
40:51Retenez bien ce que je vais vous dire.
40:53Réjouissez-vous de ce qui se passe aujourd'hui.
40:54Parce que si rien n'est fait, ce sera pire demain et bien pire encore après.
40:57C'est la Belgique, c'est la Belgique.
41:00C'est la Belgique.
41:01Alors, écoutez, Franck Louvrier, parce que, bon, lui, il est partagé, parce qu'il n'a pas envie de faire
41:06une mauvaise publicité à sa ville.
41:08Et puis, il est un modéré, Franck Louvrier.
41:09C'est un modéré.
41:10C'est un modéré.
41:11Il faut être modéré.
41:13Ça n'était pas une injure.
41:15Écoutez-le, parce que là, il réclame le ministre de l'Intérieur.
41:19Ce sont des comportements intolérables et inacceptables sur le territoire de la République qui mettent en plus en insécurité, bien
41:26évidemment, les bouloirs et les commerçants qui, eux, travaillent les jours fériés.
41:30Ça, c'est la première chose.
41:31Des arrestations ont eu lieu et j'espère que des sanctions vont tomber.
41:36Pour ma part, d'abord, je voudrais saluer le travail, bien évidemment, des forces de l'ordre qui ont été
41:41tout de même présentes, mais pas assez nombreuses.
41:42Donc, je vais saisir aujourd'hui le ministre de l'Intérieur, car afin de changer d'approche, si vous voulez,
41:49de changer de doctrine quant aux renforts saisonniers.
41:52Comme vous le savez, nous avons des renforts saisonniers chaque été.
41:55Juillet et août, une compagnie de CRS vient chaque année renforcer, bien évidemment, la police nationale et aussi la présence
42:01de la police municipale.
42:02Mais on le voit bien, notre ville qui passe de 18 000 à 180 000 habitants, c'est plus uniquement
42:07l'été.
42:07C'est aussi sur des jours comme le week-end précédent, le week-end de la Pentecôte, où il y
42:13a des chaleurs très importantes.
42:15Et donc, il nous faut à tout prix des effectifs supplémentaires sur ces périodes-là.
42:18On ne peut plus gérer les renforts comme on les gérait auparavant, c'est-à-dire uniquement juillet et août.
42:23Les gens viennent aussi en avant et aussi après ces deux mois d'été.
42:29Donc, il est indispensable que l'on revoie l'approche en matière de renforts de sécurité.
42:33C'est la raison pour laquelle je vais saisir le ministre de l'Intérieur dès aujourd'hui.
42:38J'ai un téléspectateur assidu de Vendée qui me dit « Vous n'avez qu'à quitter la boule pour
42:43le Puy-du-Fou ».
42:44Me dit ce téléspectateur assidu de Vendée qu'on peut retrouver le vendredi soir sur l'antenne de CNews et
42:52qu'on salue.
42:53Par ailleurs, vous savez que cette très belle audience vendredi soir de M. Philippe de Villiers avec vous et très
42:57belle émission.
42:58Bravo à lui.
42:59Mais au Puy-du-Fou, si quelqu'un sera mortier en client à la Vogue Bar, il ne reste pas
43:02cinq minutes dans le parc.
43:03Il se fait attraper par des mecs avec des polos rouges.
43:05Mais je vous jure que c'est vrai.
43:06Et il se fait sortir dans la seconde.
43:08Mais c'est ça le succès en fait aussi.
43:12Bien sûr.
43:13Il paraît qu'il y a certaines plages où tu ne peux même plus laisser ta serviette quand tu vas
43:17baigner parce que tu reviens, il n'y a plus la serviette.
43:19Ah non mais ça oui, mais attendez, il n'y a qu'en Corse qu'on peut laisser sa serviette
43:22aller à l'eau, revenir et retrouver sa serviette.
43:24Encore heureux.
43:25Ça s'appelle la confiance sociale.
43:27Tu vas à la plage, tu mets ta serviette, donc pour te baigner, tu pars avec ta serviette.
43:35Je salue Gauthier Lebrette qui va venir nous voir.
43:38Et puis alors il y a beaucoup de gens qui me disent qu'on ne peut pas excuser l'inexcusable.
43:41Ils sont responsables ces jeunes gens.
43:43Comment dire, j'ai une forme d'indulgence pour des jeunes gens, ils sont très très jeunes, 16, 17, 18
43:49ans, à qui on n'a pas appris les codes.
43:51Arrêtez Pascal.
43:52C'est pas, c'est tout.
43:53Mais non, mais dans toutes les sociétés humaines, les codes de ne pas emmerder les gens, de ne pas sortir
43:56des mortiers, de ne pas prier à la boîte-barque, c'est très très partagé.
43:59Mais c'est pas la même chose là, je parlais juste du travail.
44:00Mais ils le savent très bien, c'est de la conquête sociale, c'est juste que c'est de la
44:05conquête de territoire, mais elle n'est pas très violente, c'est juste qu'ils viennent emmerder le monde.
44:09On a le droit de se balader sur les Champs-Elysées un soir de victoire du PSG qui est cassé
44:14sur son passage.
44:15C'est encore autre chose.
44:17C'est pas idiot, il ne faut pas les mépriser.
44:19C'est encore autre chose.
44:19D'ailleurs, il n'y aura pas de...
44:20C'est au Champ de Mars qu'il y aura...
44:22Ils sont ravis les gens du Champ de Mars.
44:24Tous les commerçants, on leur a demandé de fermer, le vendeur de gaufres, le vendeur de crêpes, tout et de
44:28ça.
44:28Eux, ils ne vont pas pouvoir travailler, ils sont ravis.
44:30Les gens commencent à se barricader.
44:32Ceux qui peuvent partir du Champ de Mars vont partir samedi.
44:34Et dimanche, on organise une possibilité de célébrer la victoire.
44:41Ça, c'est pour célébrer la victoire.
44:43Comme il n'y aura pas de parade sur les Champs-Elysées...
44:44Les gens vont partir dès samedi pour éviter tout ce qui va se passer.
44:47Moi, je trouve ça invraisemblable.
44:49Avant, je trouve ça invraisemblable de célébrer la victoire du PSG puisqu'on n'y arrive pas.
44:55Donc, il va y avoir partout des bords de banc.
44:57Ce qui est invraisemblable, c'est qu'on sait qu'il va y avoir tout qui va être cassé et
45:01on ne dit rien.
45:02Si, on le dit, mais ça ne sert à rien.
45:04Ça arrivera aussi s'il y a une défaite.
45:06Ce n'est pas une question que je foute.
45:07Moi, je pense que ça sera pire.
45:08Juste un mot de Gilles Lelouch, qui s'est exprimé ce lundi sur son compte Instagram pour réagir à la
45:12polémique dont il fait l'objet depuis le festival de Cannes.
45:14Le pauvre, il en a pris plein la figure parce qu'il avait plutôt bien répondu, comme vous le savez.
45:18Mais en revanche, ce qu'il a mis en place, je ne suis pas sûr que ça le serve.
45:24Puisqu'il dit, je veux être clair, je n'ai jamais soutenu et ne soutiendrai jamais un parti ou une
45:27idéologie qui prône la haine, l'intolérance et la discrimination.
45:31De quel parti il parle ?
45:32La France Assoumise ?
45:34Je ne vois pas d'autres.
45:37Parce qu'il dit, en refusant de répondre à une question que j'ai jugée manipulatrice et orientée, on m
45:41'a traité de lâche, voire même de soutien de l'extrême droite.
45:43Laquelle instantanément s'est empressée de me soutenir comme la corde soutient le pendu.
45:48Donc j'en conclue que quand il dit, je veux être clair, je n'ai jamais soutenu et ne soutiendrai
45:52jamais un parti ou une idéologie qui prône la haine, l'intolérance et la discrimination.
45:55Il pense, Gilles Lelouch, que le RN prône la haine, l'intolérance et la discrimination.
46:00Mais il ne le pense pas, il ne le pense pas.
46:01Mais c'est la pression, c'est la pression de l'extrême gauche qui fait qu'il est obligé de
46:05le dire.
46:06Mais la manière même dont il prononce ses mots, dont il écrit ses mots, montre qu'il n'y croit
46:10pas une seconde.
46:10Mais la pression du milieu du cinéma, la pression des intellectuels de gauche fait qu'il est obligé de le
46:16dire.
46:16Mais il n'y croit pas une seconde.
46:17Il va à Canossa, il veut être tranquille.
46:19Bien sûr, il veut être tranquille.
46:20Il n'est pas très courageux.
46:23Si c'est vrai, il n'est pas très courageux.
46:25Il n'est pas très courageux.
46:47On ne leur souhaite pas de...
46:48Bon, écoutez, on va terminer par un message d'amour.
46:51Qu'est-ce que vous en pensez ?
46:51Ah, Gael Monfils.
46:52Gael Monfils, hier soir.
46:54C'était son 19e Roland-Garros.
46:58Et il a 39 ans.
47:00Il arrête Roland-Garros.
47:01Il continue encore un peu le tennis.
47:02Et il y avait son épouse dans les gradins.
47:07Et c'est difficile de rendre hommage à son épouse publiquement.
47:10Comme ça, de dire, je t'aime, t'es formidable.
47:11Grâce à toi, je n'aurai pas l'avis que j'ai.
47:15Il faut un certain cran.
47:16Et il l'a dit avec authenticité, sincérité.
47:19Évidemment, son épouse pleurait.
47:22Donc, je vous propose de voir cette image.
47:24Normalement, tu parles français, Elina.
47:26Donc là, je vais remercier Elina.
47:29Je voudrais remercier ma femme.
47:30Parce que sans elle, je ne serais peut-être pas encore là ce soir.
47:50Ça fait 8 ans qu'on est ensemble.
47:518 belles années.
47:52Tu m'as accompagné.
47:55Mais je ne parle pas Elina Zvitolina.
47:58Je parle Elina, la femme.
48:00La vraie femme.
48:01Ma femme.
48:02Qui est là dans toutes les instances.
48:05Dans tous les moments.
48:06Qui a toujours su me soutenir.
48:09En tant qu'homme.
48:10Pas en tant que tennisman.
48:11Qui a toujours été là dans mes doutes.
48:15Qui a toujours su me relever.
48:18Su m'encourager.
48:19Su m'aimer.
48:20Et surtout m'a donné le plus beau cadeau au monde.
48:23Avec notre fille.
48:24Je t'aime.
48:39C'est beau.
48:40C'est très beau.
48:41Il faut avoir du cran.
48:43Pour dire ça, non ?
48:44Vous ne trouvez pas ?
48:45Moi, je suis encore dans le match d'hier.
48:47J'ai regardé jusqu'à la fin.
48:49Moi, j'ai arrêté à 2-2.
48:50J'étais persuadé qu'il gagnerait.
48:51Moi aussi.
48:51C'est pour ça que je suis hyper triste.
48:53Mais il a perdu 6-0 le dernier set.
48:55Alors qu'il jusqu'à 2-2, il se baladait ?
48:58Non, mais il ne se baladait pas.
48:59Il a perdu les deux premiers sets.
49:00Oui, mais les deux sets ensuite.
49:02C'est Gaël mon fils.
49:03En fait, que ça gagne ou que ça perde,
49:04il y a énormément d'émotions.
49:05C'est incroyable.
49:06Mais il a perdu.
49:07Triste.
49:09Vous avez éveillé tard.
49:11Le 6-0, il était rapide.
49:12Je vous cache.
49:13Parce que moi, j'ai arrêté.
49:14Il était 23h20, 23h25.
49:16Ce qui était déjà très tard pour moi.
49:18Je me laisse tôt.
49:19Mais vous êtes réglé comme une horloge.
49:20C'est vrai.
49:21Mais il a perdu.
49:24Monsieur Lebrette.
49:25Le scandale du périscolaire
49:27prend une nouvelle dimension
49:28avec ce qui a été dit
49:29lors de cette première journée d'audience.
49:31Puisque, selon l'une des plaignantes,
49:33vous savez que cet animateur
49:35est soupçonné d'avoir agressé sexuellement
49:36cinq enfants et harcelé sexuellement
49:38deux de ses collègues.
49:39Eh bien, le service juridique
49:41de la mairie de Paris
49:43l'aurait appelé pour la menacer
49:44et lui dire de ne pas cibler
49:45la mairie de Paris
49:46et que des poursuites
49:47pourraient être mises en place.
49:49C'est-à-dire qu'ils ont étouffé
49:50l'affaire pendant dix ans.
49:51Si on en croit ce qui s'est dit
49:53au Conseil de Paris
49:53avec Monsieur Lecoq
49:54qui alertait il y a dix ans.
49:56Et maintenant, il y a quelqu'un
49:57au service des affaires juridiques
49:58qui lui aurait dit,
50:00à en croire cette victime présumée,
50:02cette plaignante,
50:03que si elle parlait sur la mairie de Paris,
50:05il y aurait des poursuites ?
50:07Non, mais on en a parlé tout à l'heure.
50:09Ça, c'est très étrange.
50:10On va ouvrir, j'ai sa citation exacte.
50:11On va ouvrir avec.
50:12C'est vrai, c'est grammy ici.
50:13Oui, mais ça va au-delà.
50:15Mais cette femme,
50:16on connaît son identité sans doute.
50:17Bien sûr, puisqu'elle était au tribunal.
50:19Donc elle va parler.
50:20Elle va sans doute confirmer cela
50:22ces prochaines heures.
50:23Elle l'a dit devant les juges,
50:25devant l'audience,
50:27et devant tous ceux qui étaient là,
50:28et devant les journalistes qui étaient là.
50:29Mais demain, on va peut-être l'entendre
50:30sur une radio,
50:31sur une télévision.
50:31Si elle souhaite prendre la parole,
50:33parce qu'on ne donne pas son nom,
50:35et elle bénéficie, si vous voulez,
50:37pour le moment,
50:38de ce qui se passe seulement au tribunal.
50:40Elle n'a pas répondu à la presse.
50:42Donc je ne sais pas si elle souhaitera
50:44répondre face caméra à la presse.
50:46Eh bien, merci.
50:47Tanguy, quinquennel était à la réalisation.
50:50Nicolas Laporte était à la vision.
50:52Merci à Titouan.
50:53On participait à cette émission
50:54Benjamin Neuau,
50:55Parco Drouin et Tesla Fetter.
50:58C'est la première fois
50:59que Mayalen venait le soir.
51:01Mayalen Tremolet est une journalistes remarquables
51:04d'Europe 1,
51:05service politique.
51:06On a besoin de jeunes visages
51:10qui donnent un peu de fraîcheur,
51:13parfois, à notre émission.
51:15Des nouveautés, c'est bien normal.
51:16Vous venez le matin
51:18et vous venez pour la première fois ce soir.
51:21Donc la tradition,
51:22c'est d'applaudir celui qui vient
51:24pour la première fois.
51:27Et merci d'avoir été avec nous,
51:29Mayalen.
51:30Et puis on va vous revenir quand ?
51:31C'est jeudi matin que vous êtes avec nous ?
51:33Jeudi matin.
51:33Jeudi matin sur l'antenne de l'heure des pros.
51:35Merci à tous.
51:3621h02.
51:37Gauthier dans une seconde.
51:38Rendez-vous demain.
51:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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