- il y a 12 heures
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Sabrina Medjeber est avec nous, Pascal-Pierre Garbarini, Geoffroy Lejeune, Johan Ozaïe et puis Georges Fenech.
00:05On est heureux de vous retrouver.
00:06Je suis heureux de vous retrouver également.
00:07Vous étiez en croisière maintenant, on dit.
00:13Vous étiez en croisière quelque part.
00:15Je ne vais pas le dire.
00:16Non, mais vous êtes bronzé.
00:18On ne sait pas, on sourit, mais ce n'est pas drôle du tout.
00:21Ce qui se passe, ce qui se passe n'est pas drôle du tout.
00:25Parce que moi, je n'étais pas particulièrement inquiet, mais quand je commence à entendre les uns et les autres,
00:31je vous assure, je le deviens davantage.
00:34Sébastien Lecornu a écrit.
00:36Cinq de nos compatriotes ont été rapatriés hier depuis le HM Ondius et sont placés à l'isolement strict à
00:43l'hôpital Bichat.
00:44Je me demande pourquoi tous ces gens, on ne les a pas laissés dans le bateau.
00:47Je l'ai dit ce matin.
00:48On avait un cas concret de gens qu'on pouvait observer dans un même bateau.
00:54Alors évidemment, c'était très difficile pour tous ces gens-là, bien sûr.
00:56Si j'avais été sur le bateau, j'aurais voulu le quitter, c'est entendu.
01:00Mais ils sont sortis, ils ont fait une escale à Sainte-Hélène, ils ont sémé partout dans le monde parce
01:06que tous les pays font la même chose.
01:07Il y a des cas contacts partout dans le monde, par définition, et on ne sait même pas où ils
01:13sont.
01:13Et vous allez écouter Stéphanie Riste, qui est notre ministre de la Santé, qui n'était peut-être pas très
01:21connue avant ce matin, mais qui risque de l'être beaucoup ces prochains jours.
01:26Écoutez ce qu'elle disait, Madame Riste.
01:28Il y a 14 Français qui ont été là aussi identifiés, qui ont reçu l'information et à qui, comme
01:38se l'est écrit dans le décret, nous demandons de se rapprocher aussi.
01:43Parce que ce décret va nous permettre de renforcer l'isolement de ces personnes.
01:47Les 8 Français, le premier vol, ont été mis en isolement rapidement, il y a maintenant presque une semaine.
01:56Et le deuxième vol, nous avons envoyé des informations, nous demandons aussi à ce qu'ils nous contactent, parce qu
02:02'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement.
02:06C'est ce que fait le décret qui a été pris.
02:08Vous n'avez pas encore eu de contact avec tous ces gens ?
02:12Tous ces gens ont eu l'information de se mettre en auto-isolement.
02:15En auto-isolement, donc ça veut dire qu'eux ne sont pas...
02:17Le décret va nous permettre de renforcer l'isolement.
02:20À l'hôpital.
02:20Bon, tout ça me paraît assez flou.
02:22Elle parle des 22 cas contacts, 8 plus 14, 22 cas contacts qui avaient rencontré les 5 personnes qui sont
02:30revenues de France, j'ai bien compris.
02:32Et ils les avaient rencontrées sans doute, on ne sait pas où d'ailleurs.
02:35Notamment dans les avions, par exemple, des vols opérés par KLM, je sais qu'il y a plusieurs cas contacts
02:40dans ces vols-là opérés par KLM.
02:41Mais enfin, ces 14 personnes depuis, ont rencontré combien chacune de personnes ?
02:47Tout ça n'a pas de sens.
02:48Si c'est 14 contacts depuis 8 jours, vous avez 14 personnes qui sont dans la nature, qu'ont rencontré
02:56je ne sais combien de personnes.
02:57Il y a une période d'incubation qui est très longue, me semble-t-il, à partir de combien de
03:00jours est-on contagieux ?
03:02Ça, je n'en sais rien.
03:02Oui, mais ces 14 personnes sont cas contacts, nous sommes d'accord.
03:07Alors, chacune a rencontré combien de personnes, donc c'est...
03:10Sans doute beaucoup, vous avez raison.
03:11Vous avez raison.
03:12Exponentielle.
03:12Oui.
03:13Donc tout ça n'a plus de sens, c'est fini.
03:15Et vous avez vu que dans le...
03:16C'est-à-dire qu'il fallait laisser les personnes contaminées ou en tout cas cas contacts dans le bateau
03:21?
03:21Il ne fallait pas y toucher, on avait un cas...
03:24Il me semble, quoi.
03:25Alors, je ne sais pas si c'était possible légalement, il y a des législations, mais la solution médicale, c
03:30'était de ne pas toucher à ce bateau.
03:31Non, j'ai l'impression que c'est un jour sans fin, de revivre exactement les mêmes discussions qu'on
03:36a eues il y a six ans.
03:38C'est incroyable.
03:39Là, c'était...
03:41Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous, parce que là, on peut les laisser, puisque c
03:45'est...
03:46Ce sont les patients zéros.
03:48Oui, non, mais je le sais.
03:48On n'avait pas de patients zéros en 2001, on ne le savait pas, on le cherchait.
03:51Au tout début, alors oui, on cherchait le patient zéro, mais il y avait eu le match Lyon-Turin,
03:55il y avait des supporters de Turin qui étaient venus et ça avait été dynamique pendant plusieurs jours.
03:57Et bien, c'est la même chose, on est en train de revivre les...
04:00Je trouve ça assez fascinant, en fait.
04:02Moi, je trouve ça angoissant, personnellement.
04:03Ben oui.
04:05Malgré le ciment du même narratif d'il y a six ans.
04:07Le Premier ministre, tout à l'heure, on est monté dans un degré de contrainte,
04:11puisque avant ce tweet, on disait autoconfinement pour les personnes contacts,
04:17vous devez vous autoconfiner.
04:19Là, maintenant, c'est confinement hospitalier.
04:21Oui, mais...
04:22Confinement hospitalier, d'accord, mais combien de jours ils vont rester,
04:25puisqu'il y a six semaines d'incubation, vous croyez que s'ils sont asymptomatiques,
04:29ils vont sortir dans huit jours ou dans dix jours, les gens qui sont rentrés hier ?
04:32Peu importe.
04:32Ben, peu importe.
04:34C'est qu'un jour.
04:35C'est qu'un jour, une semaine, six semaines s'il le faut.
04:38Ah oui, mais c'est...
04:41Je ne suis pas sûr qu'il reste six semaines, Pascal-Pierre Garbarini.
04:45Ce qui est incroyable, c'est la temporalité,
04:47puisqu'on est quand même dans une situation qui est déjà très anxiogène
04:51pour l'ensemble de la population avec tout ce qui se passe,
04:54avec les problèmes économiques, les problèmes politiques qui se posent,
04:57les guerres.
04:58Les guerres.
04:59Et là, on rajoute l'épidémie.
05:02Je ne sais pas où on va, mais tout le monde va aller à la pharmacie
05:06pour prendre des antidépresseurs, si ça continue.
05:08Julia Ferrand nous rapporte le premier cas.
05:11Julia Ferrand, regardez ce sujet.
05:15Cinq Français sont placés à l'isolement ici,
05:18à l'hôpital Bichat, à Paris, jusqu'à Nouvel Ordre.
05:21Parmi eux, une femme a présenté des symptômes dans l'avion.
05:24Son état s'est dégradé dans la nuit.
05:27Elle a été testée positive à l'antavirus,
05:29devenant le premier cas sur notre sol.
05:32Les autres croisiéristes vont bien et ont été testés négatifs,
05:36mais d'autres examens vont être effectués.
05:38Tous étaient à bord du bateau de croisière MV Andius,
05:43considérés comme à haut risque,
05:44ils vont rester isolés ici pendant au moins 15 jours.
05:47Une mise en quarantaine qui pourrait aller jusqu'à 42 jours,
05:51soit les 6 semaines de la durée d'incubation du virus.
05:54Les autorités s'attardent désormais à retrouver tous les cas contacts français.
05:59Ils sont 22, selon la ministre de la Santé.
06:02Il y a eu un vol le 25 avril, dans lequel il y avait 8 Français,
06:07dans lequel la patiente a voyagé, qui est ensuite décédée après.
06:11Ces 8 Français sont en isolement.
06:13C'est en effet dans ce premier vol qui reliait l'île de Saint-Hélène à Johannesburg
06:18que 8 Français ont été au contact de la croisiériste néerlandaise infectée
06:22et depuis décédée.
06:24Un deuxième avion a relié quelques jours plus tard Johannesburg à Amsterdam,
06:28dans lequel cette croisiériste est brièvement montée.
06:3114 Français étaient à l'intérieur.
06:33Les autorités leur demandent de se manifester et de s'isoler.
06:37Le décret pris par Sébastien Lecornu précise que ce signalement doit être fait sans délai
06:42et qu'une quarantaine à domicile doit être respectée.
06:47Et dans le tweet que je vous lisais tout à l'heure de Sébastien Lecornu,
06:50il précise également qu'il donne des nouvelles de la personne qui est toujours en réanimation,
06:55dans un état stable, parce que ce qui est très tout à fait différent,
06:58nous dit-on, par rapport au coronavirus, c'est le niveau de létalité.
07:01Là, on n'est pas sur 40% ou 50% de morts.
07:05Donc, cette dame, j'espère que tout ira pour le mieux pour elle,
07:09mais il est clair que tout le monde va regarder avec beaucoup d'intérêt l'évolution de son cas,
07:16parce qu'en espérant et en priant pour qu'elle s'en sorte.
07:21Et une létalité qui ne tient pas compte de l'âge,
07:23ce qui est nouveau par rapport au Covid.
07:25Exactement.
07:25Ça peut toucher un jeune de 20 ou 30 ans.
07:27C'est ce qu'on nous dit.
07:28Donc là, c'est tout à fait autre chose.
07:32Il y a une très grande gravité.
07:34Et il n'y a pas de remède, il n'y a pas de vaccin.
07:35C'est ce que disait le professeur Mel Gerban tout à l'heure,
07:37c'est-à-dire que les ramifications de cette maladie,
07:40elle peut toucher absolument tous les organes du corps,
07:42en précisant en effet que ce n'était pas une question de génération,
07:46et que les poumons, le cœur, l'estomac,
07:48tout pouvait être en effet frappé par cette épidémie.
07:52Alors, on ne va pas inquiéter les uns et les autres qui nous écoutent,
07:54parce que le professeur Mel Gerban disait également
07:56que la transmission n'est pas aussi aisée qu'elle l'est avec le coronavirus,
08:02mais c'était corroboré.
08:03Après, ce n'était pas corroboré plus exactement avec un autre infectiologue
08:06que nous écoutions ensuite, après M. Mel Gerban,
08:09qui nous a paru beaucoup plus optimiste que l'autre.
08:11Donc, on va avoir aussi cette querelle des médecins.
08:13Écoutez Robert Cohen qui parle du cas zéro.
08:16Il était ce matin avec nous, il est infectiologue.
08:20Là, on a le cas zéro en France.
08:23Le cas zéro, c'est les gens qui étaient dans le bateau.
08:26Si on prend toutes les mesures autour de ces cas-là,
08:30c'est-à-dire prendre toutes les précautions qu'on a apprises avec le Covid,
08:34bien entendu, il faut protéger le personnel soignant
08:38pour que lui ne puisse pas le transmettre aux autres.
08:43Imaginez-vous que l'incubation étant de plusieurs semaines,
08:47il fallait les garder plusieurs mois collés les uns les autres dans le bateau.
08:52Donc, c'est raisonnable de les prendre.
08:54C'est raisonnable de les prendre dans des services
08:57où toutes les mesures d'hygiène connues contre la transmission respiratoire
09:01vont être appliquées avec des chambres
09:03où l'air est vraiment changé extrêmement fréquemment,
09:07où toutes les mesures d'hygiène sont prises.
09:08Et c'est comme ça, précocement, qu'on peut tenter d'arrêter une épidémie.
09:14Bon, et là, effectivement, où on entend, on a dans l'oreille
09:17ce que disaient Mme Buzyn, M. Véran et d'autres,
09:20c'est que vous allez écouter Mme Bréjon qui nous dit « Nous sommes prêts ».
09:24Donc, évidemment…
09:25Comme au début Agnès Buzyn.
09:26Bien sûr.
09:28Agnès Buzyn qui a pris la parole pour dire aujourd'hui
09:30« J'aurais confiné, moi, j'aurais pris des mesures plus radicales
09:35sur ce qui se passe aujourd'hui ».
09:36À l'époque, elle était contre mes…
09:37Oui, elle aurait mieux fait de les prendre il y a six ans
09:39que de se mêler de la discussion aujourd'hui.
09:42Mais écoutez ce que dit Mme Bréjon, parce que nous sommes prêts.
09:46Pour autant, la responsabilité de l'État, c'est évidemment d'être prêts.
09:49Et nous sommes prêts, le cas échéant.
09:51Mais attention, tout en répondant à votre question,
09:53je le redis, il n'y a pas lieu aujourd'hui
09:57d'affoler les Françaises et les Français.
09:59Les mesures les plus strictes sont prises.
10:01Là encore, c'est bien normal.
10:03C'est ce qu'on peut attendre de l'État.
10:04Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance
10:07sur la base d'un virus que l'on connaît,
10:09d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés
10:13et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français.
10:16Si on veut quand même synthétiser, on nous a dit,
10:20voilà, on tirera les leçons du coronavirus.
10:22Ben non.
10:23C'est-à-dire que vous avez un bateau,
10:25vous pouviez isoler tout le monde dans ce bateau,
10:27vous ne l'avez pas fait,
10:28vous avez renvoyé tout le monde dans le monde entier,
10:30et vous avez potentiellement le début d'une épidémie.
10:34Le reste, c'est de la littérature.
10:36On sent quand même, pardon, qu'il y a une inquiétude
10:39au plus haut niveau de l'État, puisque Sébastien Lecornu dit ce soir,
10:42à partir de demain, il y aura deux réunions de coordination chaque jour à Matignon.
10:46Donc ça traduit quand même une forme d'inquiétude.
10:49Maude Bréjean nous dit, on est prêts, peut-être,
10:51moi je n'en sais rien, est-ce qu'ils sont prêts ou non, je ne le sais pas.
10:53Mais ce que je sais, c'est qu'en ces périodes de crise,
10:58la parole politique est démonétisée.
11:01Ils ne sont plus crédibles.
11:03Compte tenu de ce qui s'est passé durant les dernières années,
11:05il est vrai que la parole politique n'est plus crédible.
11:08C'est ça le problème auquel ils vont se rencontrer.
11:09Personne n'est prêt d'ailleurs, personne n'est prêt.
11:10s'il y a une épidémie massive avec 40%, personne n'est prêt.
11:13Par définition, on n'est pas prêt.
11:16Il eût fallu sans doute arrêter cela avant,
11:19mais comment voulez-vous être prêt si une épidémie massive de ce type arrive ?
11:23D'ailleurs, je vous assure, on ne va pas inquiéter les gens,
11:26mais ce que j'ai entendu aujourd'hui ne me rassure pas.
11:30Si l'épidémie se déclenche,
11:32si l'épidémie se déclenche,
11:36il faut prier qu'elle ne se déclenche pas.
11:38Qu'elle ne se déclenche pas.
11:40On va prier.
11:40Vraiment.
11:41Oui, parce que je pense, d'ailleurs, qu'il y a de mieux de prier
11:44plutôt qu'écouter les uns les autres.
11:46Mais bon.
11:46Je pense que les manques du gouvernement actuel
11:49doivent aussi penser à la menace de la justice.
11:53Il faut le rappeler.
11:54Oui, je ne sais pas s'il pense à ça.
11:56Mais vous souriez, vous avez l'air de...
11:58Vous regardez ça, je ne sais pas ce soir, Olivier ?
12:01Olivier.
12:02Geoffroy.
12:03Geoffroy.
12:04Parce qu'en fait, après le confinement,
12:06après le coronavirus en 2020,
12:08tout le monde s'est dit,
12:09bon, il y a eu une forme de folie collective quand même
12:11dans le fait de se faire des auto-attestations,
12:14le fait de la psychose généralisée, etc.
12:16Et je pense qu'en fait,
12:17on n'a absolument rien appris de ça
12:19et qu'on replongera avec une facilité déconcertante.
12:22C'est ça qui m'amuse.
12:23Non, mais moi, je suis d'accord avec vous,
12:24mais ce qui change tout,
12:25c'est le niveau de l'égalité.
12:26Je suis d'accord avec vous, bien sûr.
12:27C'est ça qui change tout.
12:28C'est-à-dire que le coronavirus,
12:30on avait compris qu'on savait qu'il s'a touché à...
12:33Ça n'a pas empêché qu'on fasse n'importe quoi.
12:35N'importe quoi.
12:36Donc là, maintenant que c'est dangereux, en plus...
12:38Ah ben là, on va faire...
12:38Je pense qu'on y fonce.
12:40Sauf que la différence,
12:41c'est que par rapport à l'époque,
12:42on n'a plus du tout d'argent.
12:44Oui.
12:44On ne peut plus se payer d'un coup, c'est fini.
12:46Bon.
12:49On va aller se confiner en Corse.
12:51Vous en pensez ?
12:53Pourquoi pas ?
12:54Pourquoi pas ?
12:55Nous allons parler de Mathéo
12:57parce que c'est évidemment un sujet
12:59qui a été aujourd'hui au cœur d'une certaine actualité.
13:03C'est un jeune footballeur, vous le savez, de 9 ans.
13:05Il a suivi vendredi une agression
13:06lors d'un tournoi organisé à Vendin-le-Vieille.
13:08Une commune du Pas-de-Calais,
13:10dans les environs de Lens.
13:11L'enfant a été passé à tabac à l'issue de la finale
13:13par 5 joueurs du club de la Escreil.
13:16Et vous voyez ces images
13:17quand il était emmené à l'hôpital.
13:18Marina Ferrari a aujourd'hui réagi.
13:21Elle n'avait pas réagi ni jeudi,
13:23ni vendredi, ni samedi, ni dimanche.
13:24Elle a réagi aujourd'hui.
13:25J'ai appris ce week-end,
13:27l'agression dont a été vitiée un jeune de 9 ans.
13:32Je tiens à adresser tout mon soutien
13:33à Mathéo Routier, ainsi qu'à sa famille, dit-elle.
13:37La lutte contre les violences dans le sport
13:39est l'affaire de tous, éducateurs, dirigeants
13:42et parents, arbitres joueurs.
13:44Vous avez un communiqué de Creil,
13:46aujourd'hui,
13:48qui a...
13:50Une enquête interne a été ouverte.
13:52C'est le club de Creil
13:53qui est accusé.
13:55Une enquête interne a été ouverte
13:56afin de mettre toute la lumière
13:57sur les circonstances exactes
13:59et les responsabilités de chacun.
14:02Et vous avez, effectivement,
14:03des réactions à droite et à gauche
14:05qui peuvent exister.
14:07Je vous propose d'écouter
14:08le père de Mathéo,
14:12qui s'appelle Mathieu,
14:12le père de Mathéo,
14:13qui est intervenu sur l'antenne d'RMC.
14:15C'était la finale, en plus.
14:17Donc, le coup de siffle est finale.
14:19Et, en fait, je vais pour serrer la main
14:21pour féliciter l'entraîneur adverse.
14:24Oui.
14:24Et là, j'entends des bruits, des cris.
14:27Je me retourne et je vois mon fils
14:29recroquevillé.
14:30Et à 5 ou 6 dessus,
14:32en train de le frapper.
14:33Et là,
14:35j'ai agi le plus rapidement possible.
14:38On a tous agi.
14:39En fait, il s'est fait bousculer
14:42au départ.
14:44En fait, ils l'ont margué
14:45parce qu'ils avaient gagné la finale.
14:47Donc, lui, il s'est défendu.
14:49Il a repoussé.
14:50Et là, c'est là qu'il se sera
14:51acharné dessus, en fait.
14:52Oui, il a repoussé.
14:53On voit votre fils qui fait un geste.
14:55À cet âge-là, j'ai trouvé ça incroyable
14:56parce que ça ne devrait pas arriver.
14:589 ans.
14:58Il a 9 ans, votre fils.
15:00Il a 9 ans, oui, c'est ça.
15:02Et on dit toujours que ça n'arrive qu'aux autres,
15:04mais c'est arrivé tellement vite.
15:08On a agi rapidement quand même,
15:09mais ils ont réussi à lui mettre des coups.
15:12Ça, ce n'est pas possible.
15:13Ça ne devrait pas arriver.
15:15Bon, c'est parfois arrivé,
15:16des coups sur un terrain de football,
15:17mais pas à 9 ans.
15:18Non, mais moi, je ne suis pas surpris.
15:20Alors, vraiment pas.
15:21Mais on le sait depuis de nombreuses années
15:24qu'il y a de la violence
15:27dans le football amateur.
15:29Il y a de la violence dans les clubs amateurs.
15:32De plus en plus, sur le terrain
15:34et en dehors du terrain,
15:36avec des supporters qui veulent en découdre.
15:38Enfin, des supporters,
15:39le terme n'est pas adapté.
15:42Des gens mal intentionnés
15:44qui veulent en découdre,
15:45qui ne comprennent pas grand-chose au football,
15:46d'ailleurs.
15:47Et de plus en plus.
15:48Et il ne se passe rien.
15:50Et encore une fois,
15:51ce n'est pas une découverte.
15:53Et les jeunes,
15:54entre le prosélytisme
15:56qu'il y a dans les clubs,
15:59les entraîneurs,
16:00qui souvent ne sont pas entraîneurs,
16:01qui participent au prosélytisme,
16:05des éducateurs
16:06qui, lorsqu'ils ont vraiment une fonction,
16:08qui sont débordés,
16:09qui ont peur également de prendre les coups,
16:11et qui n'osent ne rien dire.
16:14Les parents qui pensent
16:16qu'ils ont un petit Zidane
16:17et qui ne comprennent pas
16:18pourquoi leur gosse,
16:19il est sur la touche,
16:20qui vont bouger l'entraîneur.
16:21C'est ça le football aujourd'hui.
16:23Donc tu te dis,
16:24on rêve
16:24et personne ne fait rien.
16:26On va attendre un drame.
16:27Philippe Diallo
16:28a pris conscience de cela
16:30et lorsqu'il avait fait sa campagne,
16:32il était allé dans tous les districts
16:34et je me souviens avoir échangé avec lui
16:36et il m'avait dit
16:36le problème numéro un
16:38qu'on me rapporte
16:39dans tous les districts,
16:40c'est effectivement
16:42l'avis le dimanche
16:43des clubs de football.
16:44Et il a proposé d'ailleurs
16:45que les arbitres
16:46et les arbitres amateurs
16:48aient une caméra
16:48sur eux
16:49à l'instar des policiers.
16:51Donc il y a prise de conscience.
16:53Simplement,
16:54c'est pas facile.
16:55Il faut être très sévère.
16:57Une interdiction de stade.
16:59Ils ont 9 ans.
17:00Oui, mais...
17:01Ils ont 9 ans.
17:02C'est 9 ans qui l'aident.
17:03C'est les familles.
17:04Ils ont 9 ans.
17:05Il y a des familles autour.
17:06Ça faisait des parents.
17:07Il y a des images qui circulent.
17:08Je crois que c'était une vidéo
17:10récupérée par Valeurs Actuelles.
17:11Je trouve qu'elle n'apporte pas grand-chose.
17:12On voit simplement
17:13que le petit Mathéo,
17:14on voit de loin,
17:15il est effectivement
17:17plutôt tabassé,
17:19plutôt violenté en tout cas
17:20par les joueurs de Cray.
17:22Je vais aller plus loin
17:23que Pascal Pierre.
17:24Il y a aussi un tabou
17:25dont il faut parler
17:26dans ce monde-là du football
17:28qui est un vrai monde
17:29finalement
17:30où se reflète
17:31la fracture identitaire.
17:32C'est le racisme anti-blanc.
17:34C'est une réalité.
17:35Moi, j'écoutais
17:36et je le disais
17:36d'années...
17:37Non, mais c'est vrai.
17:38Daniel Riolo,
17:39Racaille Football Club
17:39qui l'explique très bien.
17:41J'entendais les propos
17:42de Pierre Ménès également
17:43qui parle
17:44de l'ostracisation
17:45de son fils
17:45parce que blanc.
17:47D'autres personnes
17:48prennent le témoignage.
17:49C'est aussi un tabou
17:50de la politique de la ville
17:51parce que le football
17:51est devenu aujourd'hui
17:52un sport non pas d'entraînement
17:54mais d'affrontement
17:55sur certains terrains.
17:56Et en effet,
17:56il y a des petits discrets
17:57de districts comme ça
17:58qui sont touchés
17:59parce que les parents
18:00souvent prennent le dessus
18:01dans le rapport de force
18:02et veulent justement
18:03asseoir leur autorité
18:04ou défier celle de l'arbitre
18:05qui malheureusement
18:06aurait sanctionné leur enfant.
18:07Et l'entrisme islamiste également.
18:09Le rapport de M. Diard
18:10en 2018
18:11qui parlait de l'entrisme islamiste
18:12dans le sport.
18:13On va marquer une pause.
18:14Pour l'instant,
18:15mais Creil,
18:15c'est aussi un symbole.
18:16On va marquer une pause
18:17parce que là où vous avez raison,
18:19c'est que certains politiques
18:21ont pris la parole
18:21et que notamment
18:23le maire de Creil
18:23interdit toute discussion
18:25là-dessus.
18:25Il a dit l'indécence absolue.
18:27Même le club de jeunes blessés
18:29condamne votre récupération
18:31politicienne.
18:31C'est Omar Yacoub
18:32qui dit cela.
18:32On parlera de ce qu'a dit
18:34Marine Le Pen.
18:35Marine Le Pen,
18:35elle n'instrumentalise pas.
18:37Elle ne récupère pas.
18:37Elle fait de la politique.
18:39Et vous ne pouvez pas
18:40lui donner de tort
18:41puisqu'elle souligne
18:42l'ultra-violence
18:43touche des gens
18:43mais les compétitions
18:44réservées à des enfants.
18:45Et à partir du moment
18:46où un homme politique
18:47parle de ce qui se passe
18:49dans la société,
18:49on dit vous récupérez,
18:50vous instrumentalisez.
18:51La ministre ne récupère pas.
18:52Bien sûr.
18:53C'est les mots-valises
18:54qui interdisent en fait
18:56le dialogue.
18:57Il faut en parler au contraire.
18:59Évidemment,
18:59il faut en parler.
19:00Alors on va en parler
19:01justement après la pause.
19:02Et restez avec nous,
19:04bien évidemment.
19:04A tout de suite.
19:08Nous parlons de l'agression
19:09qu'a subie le jeune Math
19:11Théo, 9 ans.
19:12C'était vendredi
19:13à l'issue d'un tournoi.
19:14C'est l'époque des tournois
19:15en matière de football.
19:16C'est le club de Hoshi.
19:19Et je vous propose
19:19d'écouter le président
19:21qui est intervenu.
19:22Il était Hoshi Lémin.
19:24Il était avec
19:26Eliott Deval.
19:27C'était samedi
19:28sur l'antenne d'Europe 1.
19:31C'est quelque chose
19:32que moi je n'avais jamais vécu
19:33en 6 ans de présidence.
19:35Un déchaînement de violence
19:36comme je l'ai déjà dit
19:36dans d'autres médias
19:37de cet âge-là.
19:39Je rappelle que c'est
19:39des enfants de 9-10 ans.
19:42Je comprends que ça a touché
19:43beaucoup de monde.
19:44Nous, on a reçu le soutien
19:45de pas mal de clubs
19:46de notre municipalité.
19:47C'est touchant.
19:49À côté de ça,
19:50il y a des choses
19:50qu'on ne peut pas accepter.
19:52Actuellement,
19:53le club de Creil
19:54qui n'a toujours pas répondu
19:56pour l'instant
19:57sur les réseaux
19:59est victime
20:00d'une campagne de haine
20:02sur ces réseaux.
20:03Je rappelle qu'en fait,
20:04il n'y a qu'un éducateur
20:05et cinq joueurs concernés.
20:06Nous, on n'accepte pas
20:07que le club de Creil
20:08dans son intégralité
20:10et que tous ses bénévoles
20:11soient remis en cause.
20:12C'est ça qui nous gêne
20:12le plus dans cette histoire.
20:13Nous, on veut juste
20:14que les violences s'arrêtent.
20:16On en a marre.
20:17Il n'y a pas que à Hoshi
20:18les mines tous les week-ends
20:19sur tous les terrains de football
20:20dans tous les districts.
20:21Il se passe des choses,
20:22il se passe des violences.
20:22Parfois, c'est les parents,
20:23les joueurs,
20:24les éducateurs.
20:25Et en fait,
20:25il y en a marre.
20:26Depuis la période post-Covid,
20:28le football,
20:28qui est le sport le plus populaire,
20:30est un véritable défouloir.
20:31Et nous, on dit stop.
20:32Bon, alors évidemment,
20:34il y a beaucoup de réactions politiques.
20:35Je l'ai dit tout à l'heure.
20:35Il y a celle de Marine Le Pen.
20:37L'ultra-violence touche désormais
20:38des compétitions réservées
20:39à des enfants.
20:40Mathéo, 9 ans,
20:41jeune joueur du club de Chélimine,
20:42a été tabassé par 5 adversaires
20:44du club de Creil.
20:45Comble de l'abjection,
20:46l'encadrant des agresseurs
20:47a refusé de donner leur nom.
20:50Complicité ou pire,
20:50peur d'être lui-même victime
20:52de représailles encore plus graves.
20:54Mais Éric Zemmour,
20:55et je pense que ce sera
20:56fortement commenté,
20:57puisqu'Éric Zemmour, lui,
20:58donne une analyse sociologique.
21:01Le lynchage de ce petit Mathéo
21:03de 9 ans illustre
21:04dans toute sa cruauté
21:05ce que sont devenus
21:06le football français et la France.
21:07Tous les amateurs de football
21:08savent que l'ambiance s'est peu à peu
21:10altérée à partir des années 80
21:11et de l'arrivée dans les clubs de football
21:13des jeunes venus du Maghreb,
21:15puis d'Afrique,
21:16dans le cadre du regroupement familial.
21:1940 années de ce régime
21:20ont transformé radicalement
21:21le visage du foot français.
21:22Les Blancs ont été chassés
21:24du monde du football.
21:25Le football français est devenu
21:26l'apanage quasi exclusif
21:28du peuple arabo-musulman
21:29et africain.
21:30On le voit au plus haut niveau
21:32et on le voit aussi
21:32en bas de l'échelle.
21:34Les parents retirent
21:35les enfants sans maudire.
21:36Les petits-enfants français blancs
21:38font du rugby ou du tennis,
21:39de la natation et de l'athlétisme,
21:41mais plus du football.
21:43C'est une analyse de la société
21:46et de celle du football.
21:49Donc forcément,
21:50c'est une analyse très polémique
21:51qu'il propose.
21:52Elle est violente, cette analyse.
21:52Oui.
21:53Elle est malheureusement
21:54je la ressens quand même.
21:55Elle est excessive quand même.
21:55Une grande violence, ça, franchement.
21:57Elle est...
21:59Enfin, moi, pour ma part,
22:01je trouve qu'en effet,
22:03il y a une certaine violence
22:06qui peut venir en effet
22:08de jeunes,
22:10mais je ne pense pas
22:13que ça soit aussi général quand même.
22:15Non.
22:15Et je l'espère en tous les cas,
22:16mais je ne pense pas.
22:17Je pense qu'il peut y avoir
22:20en effet des noyaux comme ça
22:22de jeunes
22:23et avec des éducateurs, etc.
22:24Mais je ne pense pas
22:25que ça soit quand même général.
22:26Ou alors,
22:27alors c'est très très grave.
22:29Et alors je vais être pessimiste,
22:30la partie est perdue.
22:31Parce que si ça commence
22:32dès 9 ans
22:33à avoir ce positionnement-là
22:35qui est par rapport
22:36à des équipes
22:37de chasser le blanc,
22:40on s'arrête.
22:40Non, mais là où il se trompe,
22:43c'est que le foot
22:44a toujours recruté
22:46dans des univers
22:50comment dire...
22:51Où l'argent est...
22:54Où l'argent n'est pas le...
22:56Défavorisé, quoi.
22:57Exactement.
22:57Pardonnez-moi.
22:58Voilà.
22:59Et effectivement,
23:01dans ces milieux défavorisés,
23:03les Noirs sont surreprésentés.
23:06Et en revanche,
23:07quand le tennis a recruté
23:10toujours dans des milieux favorisés,
23:12là où les Blancs
23:13sont surreprésentés.
23:15Donc c'est pour ça.
23:16Là, c'est pour ça
23:17qu'il se trompe.
23:18Il y a toujours eu...
23:19Le foot recrut
23:20dans les milieux
23:21les plus défavorisés.
23:22Je ne vois pas
23:22en quoi il se trompe.
23:23Pascal,
23:23il n'est pas en train
23:24de dire l'inverse.
23:24Non, non.
23:26Les amis,
23:26il faut expliquer encore...
23:28Généralisation...
23:28Les Blancs n'ont pas été
23:29chassés du foot.
23:30Non, non.
23:30Ce n'est pas le mot
23:31qui convient.
23:32Je me souviens en effet
23:33exactement du témoignage
23:33dont parlait Sabrina tout à l'heure
23:35avant la pub
23:36de Pierre Ménès
23:36avec son fils.
23:37Personne n'a expliqué
23:38que c'était faux.
23:39C'était polémique
23:39parce qu'il ne fallait pas le dire.
23:40Mais par contre,
23:40on avait raison.
23:42Le livre de Riolo
23:43a dû sortir, je pense,
23:44en 2010 à l'époque.
23:45Évidemment,
23:46il s'est fait taper dessus.
23:46Mais il a juste raconté
23:48et il a fait plus un tome 2 après.
23:49Il a juste décrit
23:50exactement la même réalité
23:51que celle que raconte
23:52Éric Zemmour.
23:53Comme d'habitude,
23:54Éric Zemmour,
23:54il met les mots.
23:55Donc, on va lui reprocher ça.
23:56Oui, mais le mot chasser
23:57n'est pas juste.
23:58C'est-à-dire que les parents...
23:59Alors, les parents...
24:00Les parents...
24:01C'est que si vous aviez
24:02des garçons,
24:02vous ne l'avez pas mis au foot.
24:03Oui, mais ils n'ont pas été chassés.
24:05C'est pour ça, tout ça.
24:06C'est une façon de se chasser.
24:08C'est-à-dire qu'effectivement,
24:09tu dis,
24:10tu es mère de famille
24:11ou père de famille,
24:13tu habites dans un quartier
24:14de Paris favorisé,
24:16t'as un enfant de 10 ans
24:18et si tu dois aller
24:20tous les week-ends
24:20te battre
24:22en banlieue parisienne,
24:23effectivement,
24:24et revenir avec une voiture
24:25ou abîmée
24:26ou ton enfant
24:28qui a été un petit peu...
24:29Non, pas tabassé,
24:30mais en tout cas,
24:31ça peut être rude
24:32sur les terrains de football.
24:33Il est possible
24:33que tu choisisses
24:34un autre sport.
24:35C'est d'ailleurs ce qui se passe.
24:36C'est ça, ça c'est vrai.
24:37Ça, c'est une réalité.
24:39Les gens disent
24:40je ne vais peut-être
24:40pas faire du foot.
24:41Si on parle de Mathéo...
24:43Et ça ne se passait pas
24:43il y a 40 ans ou 50 ans.
24:45Qu'est-ce qui s'est passé
24:45entre temps ?
24:46Voilà.
24:47Mais il n'y a pas
24:47que ça non plus
24:48parce qu'il faudrait rentrer...
24:50Arsène Wenger
24:50en parle plutôt bien.
24:51Tous les ados
24:53ne se développent pas
24:54de la même manière
24:55au même âge
24:55et parfois,
24:57il faudrait...
24:59Les entraîneurs
25:00sont trop exigeants
25:03notamment avec...
25:05Voilà.
25:05Physiquement,
25:06bien sûr.
25:07Tu rentres là-dedans
25:09dans des considérations
25:10qui sont très difficiles.
25:13Les éducateurs le savent.
25:15les entraîneurs le savent.
25:17Et en même temps,
25:18le PSG,
25:19que je sache,
25:19a des Blancs,
25:21des Noirs
25:21et le PSG
25:23a des joueurs.
25:24Bien sûr.
25:25Ce n'est pas une question
25:26de couleur.
25:27Évidemment que non,
25:28Pascal,
25:28vous avez tout à fait raison.
25:29Il ne faut pas
25:30essentialiser,
25:30il ne faut pas généraliser.
25:32Mais si on prend
25:32le cas particulier
25:34de Creil,
25:34le paradigme sociologique
25:36de Creil,
25:36c'est quoi ?
25:37C'est plus de 100 nationalités.
25:39100 nationalités,
25:40c'est la 7e ville
25:41la plus pauvre de France.
25:42Il y a plus de 65%
25:44de logements sociaux.
25:46Énormément de quartiers
25:46prioritaires de la ville
25:47qui bénéficient
25:48des dotations budgétaires
25:49pour justement
25:51subventionner
25:51les associations sportives.
25:52Donc,
25:53il y a également,
25:54je suis désolé,
25:54ce n'est pas une généralité
25:56de le dire,
25:56c'est une spécificité
25:57que l'on analyse.
25:58Ils ont 9 ans,
25:59Creil,
25:59c'est la ville
25:59du basculement du voile.
26:00Ils ont 9 ans ?
26:01Oui,
26:02mais alors,
26:04Pascal,
26:05je ne suis pas en train
26:05de parler du jeune garçon
26:07de 9 ans.
26:08Je vous parle
26:08d'une considération
26:09un peu plus énergique.
26:10Je n'imagine pas
26:11que des gosses de 9 ans
26:13produisent un acte raciste.
26:15Dans les rapports
26:16de domination,
26:17en général,
26:18je parle dans le monde
26:18du football spécifiquement
26:20et là,
26:20à Creil.
26:21Mais là,
26:21je n'en sais rien.
26:22Si on en parle
26:23depuis ce matin,
26:23d'ailleurs,
26:24c'est parce que
26:25c'est un fait exceptionnel.
26:26Moi,
26:26je n'ai pas le souvenir
26:27qu'un jeune joueur de foot
26:29de 9 ans
26:29se soit fait.
26:30Mais bien évidemment,
26:31qui a dit le contraire.
26:32Donc,
26:32il faut que ça attire
26:33notre attention,
26:34qu'on prenne des mesures
26:35dans tous les clubs,
26:36que tous les parents
26:36se mobilisent.
26:38Mais ça reste un fait exceptionnel.
26:39tant ça qui m'intéresse aussi,
26:41c'est la réaction
26:41de l'espace médiatique.
26:42C'est-à-dire que
26:43tout le monde,
26:45certains journaux
26:45n'en veulent même pas
26:46en parler.
26:47Voilà,
26:47parce qu'ils ont peur
26:48de parler de la violence
26:49du foot,
26:49au-delà de cela.
26:52Et donc,
26:53comme on n'a pas
26:53peu parlé
26:54de ce qui s'est passé
26:55l'autre soir
26:56après le match du PSG.
26:57Et ça va nous faire
26:58une transition rapide
26:59puisque Emmanuel Grégoire,
27:01ce soir,
27:01le maire du PSG,
27:02le maire du PSG.
27:03Le maire de Paris.
27:04Mais finalement,
27:06quelle est la personne
27:07la plus importante à Paris ?
27:08C'est le maire de Paris
27:09ou c'est
27:11le président du PSG ?
27:12Bon,
27:14Emmanuel Grégoire,
27:15Emmanuel Grégoire
27:17a annoncé
27:18qu'il n'y aurait pas
27:19de fanzone.
27:20Et en fait,
27:21ça dit tout.
27:22Ça dit tout.
27:23On n'est même pas capable,
27:25le soir d'une finale
27:26de Coupe d'Europe,
27:27d'imaginer une fanzone
27:29parce qu'on sait
27:30qu'il y aura
27:30tellement de problèmes
27:31et que la France
27:35aujourd'hui en est là.
27:36Et ça,
27:37je trouve que c'est
27:37un aveu d'échec terrible.
27:41Mais ça n'est pas
27:42un aveu d'échec terrible.
27:43Ça n'est pas que cela.
27:44Je vous rappelle quand même
27:45que nous avons été contraints
27:47d'annuler sur les Champs-Elysées
27:48le concert du Nouvel An.
27:50Parce que, pareil,
27:51la crainte de ce qu'on appelle
27:52les débordements,
27:53en l'occurrence
27:53des violences.
27:56Et mon inquiétude
27:57et ma certitude,
27:58c'est que ça sera pire demain.
27:59Donc, réjouissons-nous
28:00de ce que nous vivons aujourd'hui
28:01parce que demain,
28:02ça sera pire.
28:03Et demain,
28:04ça sera pire,
28:04notamment,
28:05je vais faire un peu le lien
28:07avec ce que disait
28:07éventuellement Geoffroy,
28:08mais ce sera pire demain
28:09parce que nous continuons
28:10à avoir la même politique migratoire.
28:13Et ça a un lien,
28:14naturellement,
28:14ça a un lien.
28:15Nous continuons
28:16à accueillir
28:16dans les mêmes proportions
28:17quelque part
28:18les migrants du monde entier.
28:19On sait que c'est
28:20vecteur d'insécurité.
28:21Donc, ça ne peut être
28:22pire que demain.
28:23Ça n'est évidemment
28:24pas la seule raison.
28:26Mais c'est l'une
28:26des raisons principales
28:28et rien n'est fait
28:28pour remédier à cela.
28:30Mais surtout,
28:31la raison qu'il a donnée,
28:32tout le monde sait
28:33qu'elle n'est pas la bonne.
28:34Il dit pour moi
28:35ce qui compte le plus,
28:36c'est la sécurité
28:36des Parisiens,
28:37des spectateurs,
28:38dit Emmanuel Grégoire.
28:39Je suis obligé
28:39de convenir
28:40que la concentration
28:41d'événements
28:42rend difficile
28:42la mobilisation
28:43sur tous en même temps.
28:44Alors, c'est vrai
28:45qu'il y a un concert
28:46au Stade de France,
28:46c'est vrai qu'il y a
28:47un concert à l'Arena,
28:48mais évidemment,
28:49personne n'est dupe.
28:50Ce n'est pas pour ça
28:50qu'il n'y a pas de fanzone.
28:52Parce qu'une fanzone,
28:53c'est au contraire
28:53très facile à sécuriser
28:54si tout le monde
28:55est tranquille.
28:55Est-ce que vous croyez
28:56qu'en interdisant
28:57les fanzone,
28:57il n'y aura pas de violence
28:58à Paris ?
29:00Il y aura des violences.
29:01Pourquoi ?
29:02Sur la plus d'une centaine
29:03d'interpellations
29:04sur les événements,
29:05combien de jours de prison ?
29:07Il y a eu un mandat dépôt.
29:08Non, mais zéro.
29:09C'est ça qui m'amuse,
29:11qui m'amuse,
29:12que je trouve intéressant.
29:13C'est qu'en fait,
29:15la vérité,
29:16elle n'est jamais dite
29:17dans plein de domaines.
29:19Et que M. Grégoire,
29:21il fait de la politique,
29:23il dit,
29:23il y a trop d'événements
29:24dans Paris,
29:25je ne peux pas faire
29:25une fanzone.
29:26Ben non.
29:26Et s'il dit la vérité,
29:27M. Grégoire,
29:28s'il dit que c'est en partie
29:29lié à ce que je viens
29:30d'expliquer,
29:30il est mis au banc
29:31de la gauche immédiatement.
29:32Donc il ne peut de toute façon
29:33pas dire la vérité
29:34même s'il l'aperçoit.
29:35Mais je ne suis pas sûr
29:36qu'il l'aperçoive.
29:37Mais s'il l'apercevait,
29:38il ne pourrait pas la dire.
29:40Ce week-end-là,
29:40il y a une concentration
29:41d'événements quasi uniques
29:42qui a poursuivi le maire de Paris.
29:43On a 80 000 personnes
29:44au Stade de France,
29:45concert Aya Nakamura.
29:4840 000 personnes à la Défense,
29:50concert du rappeur Damso.
29:5215 ou 16 000 à Bercy,
29:54concert du rapport Bousse.
29:59Il y a eu de la comparution immédiate
30:04après les violences PSG-Bayern.
30:07Par exemple,
30:09un jeune homme,
30:0919 ans,
30:10déjà connu de la justice,
30:11reconnu coupable d'avoir tiré
30:12au mortier en plein visage
30:13d'un policier.
30:1410 mois de sursis probatoires.
30:16C'est ça.
30:17Obligation de travailler,
30:18d'indemniser la victime,
30:19interdiction de paraître
30:20aux abords d'un stade,
30:20stage de citoyenneté.
30:22Rien.
30:22Le message, rien.
30:23Non, pour l'intéresser,
30:24c'est rien.
30:25Oui, rien,
30:26c'est ce que je dis.
30:2710 mois de sursis probatoires.
30:29Vous vous rendez compte que...
30:30Tirer un mortier
30:30sur un agent de police,
30:31c'est...
30:31En plein visage.
30:32C'est une tentative
30:33d'homicide volontaire.
30:33En plein visage.
30:35Non.
30:35En ayant un casier.
30:36En ayant un casier.
30:38Donc ça, ça s'est passé...
30:40Pardonnez-moi,
30:41mais je vais également
30:42faire le lien.
30:44Quand...
30:44C'était samedi, hein ?
30:45Quatre d'entre elles
30:45ont été jugées
30:46en préparation améliorée.
30:47Quand les jeunes,
30:47là, on s'en sont pris
30:49à Mathéo,
30:50à quatre ou cinq
30:51ou à six ou à sept,
30:52je ne sais pas,
30:53en le prenant
30:53à coups de pied, etc.
30:54C'est également
30:54les images qu'ils voient
30:56lorsqu'on voit
30:58les manifestations
30:59qui dérapent
31:00et on voit
31:00des policiers
31:01qui sont à terre
31:02et on voit
31:02cinq, six types
31:03qui prennent le policier
31:05à coups de pied
31:06dans la tête,
31:07dans le corps, etc.
31:08C'est une reproduction
31:09de ce qu'ils voient
31:10eux-mêmes.
31:11Donc ils se disent
31:12tout est permis
31:13puisqu'on le voit
31:14à la télé,
31:15il ne se passe rien.
31:16L'enfant,
31:16il voit la même chose
31:17donc ils disent
31:18je peux mettre
31:18un coup de pied
31:19dans la tête
31:19d'un autre gosse
31:21de toute façon,
31:21c'est normal.
31:22C'est ça.
31:23Aujourd'hui,
31:24il y a un effet domino
31:25surtout à partir du moment
31:26où on a pris
31:27la décision
31:28de ne pas prendre
31:29les mesures graves
31:31et qui vont faire mal
31:32parce qu'on a peur
31:33justement de froisser
31:34les autres citoyens
31:36ou une certaine partie
31:38de la population
31:38et bien il ne se passe rien
31:40et voilà où on en est.
31:41C'était la une hier
31:42du journal du dimanche
31:43ras-le-bol,
31:44tolérance zéro.
31:45Tant qu'on n'ira pas
31:46sur ce dogme,
31:49tolérance zéro,
31:51tolérance zéro,
31:51c'est un,
31:52vous touchez je crois
31:53à une vitre,
31:54vous cassez une vitre
31:55et c'est la théorie
31:57de la fenêtre brisée
31:58née à New York.
32:00Exactement.
32:00C'est-à-dire qu'un premier incident
32:02on intervient.
32:04Très fort.
32:05Alors là,
32:06non seulement on n'intervient pas
32:08mais 19 ans encore,
32:10alors ils sont toujours très jeunes,
32:1219 ans sans antécédent,
32:13suspecté d'avoir jeté
32:14une bouteille en verre
32:15sur un policier.
32:17Pas rien quand même.
32:18Procès renvoyé au 22 juin,
32:20il est placé sous contrôle judiciaire.
32:23Là, 22 ans,
32:23interpellé avec une arme blanche
32:25et un taser.
32:27Bon, à votre avis,
32:28qu'est-ce qu'il aura celui-là ?
32:29Sur si.
32:30Non, même pas.
32:31Stage de citoyenneté.
32:32Même pas sur si.
32:33Stage de citoyenneté.
32:35Donc il se balade
32:35avec une arme blanche,
32:37il a un taser.
32:39Vieux,
32:39tu vas faire un stage
32:40de citoyenneté.
32:41Mais on se moque du monde.
32:42Eh oui.
32:43On se moque du monde.
32:45Je ne peux pas vous dire autre chose,
32:46on se moque du monde.
32:48Mais ça vous...
32:49Bon.
32:50Alors,
32:5122 ans,
32:52reconnu coupable de participation
32:53à un groupement en vue
32:53de commettre des violences
32:54de dégradation.
32:56Qu'est-ce qu'il a ?
32:57200 euros d'amende.
32:58Stage de citoyenneté.
32:59Oui, j'ai bon.
33:00Stage de citoyenneté.
33:01La justice est indépendante,
33:02mais on aimerait bien
33:03entendre une réaction
33:04du garde des Sceaux.
33:05Mais la justice
33:06est aux abonnés absents.
33:07Écoutez, franchement,
33:08ça fait rire.
33:10Voilà, ça fait rire.
33:11Ça fait rire,
33:12les mêmes causes produisent
33:12les mêmes effets.
33:14Bon.
33:16Je peux vous parler
33:17de Mickaël Jung
33:18et on peut avoir
33:19une pensée pour lui
33:20parce que là aussi,
33:22home-jacking,
33:23ceux qui font des home-jacking,
33:24ils n'ont rien.
33:25Oui, c'est ça.
33:26Donc,
33:28il a été,
33:28lui et sa compagne Isabelle Funaro
33:30ont été victimes
33:31ce lundi matin
33:32d'un violent home-jacking
33:33à leur domicile
33:33dans les bouches du Rhum.
33:34Près de 100 000 euros
33:35d'argent liquide,
33:36de bijoux et de montres
33:37auraient été dérobés.
33:38Écoutez,
33:38Sabrina Birlin,
33:39mais à chaque fois
33:40qu'il y a eu des procès
33:41d'home-jacking,
33:41ils n'ont rien.
33:41Si demain,
33:42tu fais une peine planchée,
33:44vous ne ferez jamais
33:44d'objacking de votre vie.
33:46Jamais.
33:47C'est d'une violence inouïe.
33:49Il y avait des enfants
33:50de 17 à 7 ans.
33:51Ils s'en remettront quoi ?
33:52En tout cas,
33:53ils seront traumatisés.
33:54Ils seront traumatisés.
33:56Mais c'est invraisemblable.
33:58Donc,
33:59il faut une peine maximum.
34:00C'est un crime d'ailleurs.
34:01Mais il faut une peine maximum,
34:03très importante.
34:04Ils ont deux ans,
34:06ils n'ont rien du tout.
34:07Alors, écoutez,
34:08écoutez Sabrina Birlin.
34:10Ce sont produits ce lundi matin
34:12vers 8h15 au domicile
34:13de l'acteur Michael Youn,
34:15tout près d'Aix-en-Provence.
34:17L'acteur était présent
34:18ainsi que sa compagne,
34:19la comédienne Isabelle Funaro
34:21et leurs deux enfants
34:22âgés de 14 et 6 ans.
34:24C'est là que deux individus,
34:26cagoulés et gantés,
34:27ont pénétré dans leur domicile.
34:29L'un d'eux avait une arme d'épaule.
34:31Il s'agirait d'un fusil
34:32de type 22 longs rifles.
34:35Et l'un des individus
34:36aurait d'ailleurs utilisé ce fusil
34:38pour mettre en joue
34:39l'adolescente de 14 ans.
34:41Les individus ont ensuite
34:42eu accès au coffre-fort.
34:44Ils ont dérobé de l'argent liquide,
34:46des bijoux et des montres
34:47de grande valeur.
34:48Selon nos informations au CNews,
34:50le butin serait estimé
34:51à 100 000 euros.
34:52Alors, heureusement,
34:53il n'y a aucun blessé
34:54à déplorer,
34:55mais surtout un immense traumatisme.
34:58Concernant les individus,
34:59ils ont fui à moto.
35:00Il faut savoir que le domicile
35:02de Michael Youn est équipé
35:04d'un système de surveillance
35:05et les images
35:06de vidéosurveillance
35:07vont également être utilisées
35:09par les enquêteurs.
35:10L'enquête,
35:10elle ne fait que commencer.
35:12C'est d'autant plus douloureux
35:14pour Michael Youn,
35:16qui a déjà été victime
35:17d'un home jacking
35:18alors qu'il habitait à Paris
35:19il y a quelques années.
35:20Un cambriolage,
35:21pas un cambriolage.
35:21Oui, mais c'est quoi
35:22un home jacking ?
35:23Ce n'est pas un cambriolage ?
35:23Oui, mais il n'était pas présent
35:24la première fois.
35:25Ce n'est pas la même chose.
35:26Je ne suis pas sûr.
35:27Non, il n'était pas présent.
35:28C'était un cambriolage.
35:29En tout cas,
35:29il aurait déménagé,
35:30quitté Paris
35:31pour être plus en sécurité
35:32et il est à nouveau victime.
35:34Je peux vous dire
35:35qu'un home jacking,
35:36moi j'ai défendu quelqu'un
35:37qui en a été victime.
35:38J'étais parti civil.
35:39On l'a ligoté,
35:41on l'a aspergé d'essence
35:43et on lui a mis le briquet.
35:45Et on lui a dit
35:46il faut ouvrir.
35:47Il ne s'en est jamais remis.
35:48Bien sûr.
35:49Il ne s'en est jamais remis.
35:50Il y a eu une enquête policière.
35:53Vraiment,
35:54les policiers,
35:55quand ils font leur travail,
35:56ils sont bons.
35:57Parce qu'ils ont repéré,
35:58ils ont repris
35:59toutes les images
35:59et en fait,
36:00il y avait une voiture
36:01qui était une Audi.
36:02Ils se sont rendus compte
36:03qu'elle n'arrêtait pas
36:05de tourner dans le quartier.
36:06Et c'est grâce à l'Audi
36:07qu'ils sont remontés
36:08et ils les ont arrêtés.
36:09En revanche,
36:09il y en a un qui est parti en fuite.
36:11Donc,
36:12il ne s'est jamais rien passé pour lui.
36:13Et l'autre,
36:13il a pris deux ans.
36:15D'accord ?
36:15Il a fait six mois
36:16de détention provisoire
36:18et ensuite,
36:18il a pris le reste avec sursis.
36:20Parce qu'en fait,
36:21il s'était réinséré.
36:22Alors que la peine encourue,
36:23c'est 20 ans.
36:24Réinséré avec un violon
36:25et une guitare.
36:27parce qu'il ne s'est rien réinséré
36:28du tout.
36:30Parce qu'ensuite,
36:31quand il a fallu faire exécuter,
36:32ça je le dis,
36:33ça il faut le savoir.
36:34Ensuite,
36:34bien évidemment,
36:35il y avait énormément
36:36de bijoux,
36:38de montres
36:39et d'objets d'art
36:40qui avaient été dérobés.
36:41Il a fallu faire exécuter
36:43la décision.
36:44C'est-à-dire à la fois
36:45l'amende
36:46mais également
36:47les dommages et intérêts.
36:49Il n'y a personne.
36:50Bien sûr.
36:51Il n'y a personne.
36:51Et ensuite,
36:52quand vous écrivez
36:53au service
36:55de l'exécution des peines
36:56en disant
36:56je suis parti civil,
36:58il avait l'obligation
36:59dans le cadre
36:59de son sursis prébatoire
37:01de payer,
37:02etc.
37:02Il n'y a plus personne.
37:04Voilà.
37:04Et l'approbation
37:05n'a pas été résiliée.
37:07Même si elle est résiliée.
37:08Et je rappelle,
37:09Pascal Pierre,
37:10évidemment que vous êtes
37:11avocat pénaliste.
37:12Vous venez nous rejoigner
37:14régulièrement maintenant
37:15depuis quelques semaines,
37:17quelques mois.
37:18Et ce que vous dites
37:19évidemment nous intéresse
37:21au plus haut point.
37:22Bien sûr,
37:23deux ans.
37:23C'est ce qu'on disait
37:24tout à l'heure,
37:24homme jacking,
37:25deux ans.
37:26Écoutez,
37:26le maire d'Aiguille,
37:28j'espère que je le dis bien,
37:30là où est domicilié...
37:32Près d'Aix-en-Provence.
37:34C'est près d'Aix-en-Provence.
37:37Il s'appelle
37:38Renaud Daguer.
37:41Il va bien,
37:42il va très bien.
37:44Bien sûr,
37:44un peu éprouvé
37:45par l'affaire quand même.
37:47Ce n'est pas habituel
37:48de se faire braquer
37:49chez soi.
37:50Mais il avait une bonne voie.
37:52Il était assez détendu.
37:54Il va se remettre.
37:56Le principal,
37:56c'est qu'il aille très bien.
37:57Et sa famille aussi,
37:59évidemment.
37:59Ça n'arrive jamais.
38:00Je ne dis pas que ça n'est jamais arrivé.
38:02Enfin,
38:03c'est une commune
38:04qui est tranquille
38:05et j'y tiens.
38:06Je n'ai pas été surpris
38:07plus que ça.
38:08Ça arrivait,
38:09c'est arrivé à d'autres.
38:11D'après ce que j'ai compris,
38:12ils ont sauté sa clôture
38:13et ils sont allés
38:14à sa rencontre.
38:15Mais d'après ses dires,
38:18ils n'ont pas été violents.
38:19Et ça,
38:20c'est la principale.
38:21La violence,
38:21en tout cas,
38:22elle est sur la terrain.
38:24Une jeune adolescente.
38:2514 ans avec une arme.
38:26Vous savez ce qui est inquiétant,
38:28je trouve,
38:29c'est qu'on tend vers
38:30une société
38:31de l'auto-clostration,
38:33de l'auto-séquestration.
38:34Un peu à l'américaine
38:35avec les gating communities
38:37où les gens les plus aisés
38:38auront la possibilité
38:39de s'octroyer
38:40une sécurité privée
38:41qui seront les gardiens
38:43de leur temple de résidence.
38:44Et puis les personnes
38:45qui auront moins de moyens,
38:46malheureusement,
38:47devront subir les affres
38:48de cette délinquance
38:49au quotidien.
38:50C'est malheureux,
38:51mais il y a un tel déficit
38:52du régalien.
38:53Moi,
38:54quand j'ai appelé la police
38:54la semaine dernière,
38:55ils m'ont clairement dit
38:56qu'ils ne pouvaient pas intervenir
38:57dans le 16e
38:58parce qu'ils avaient
38:58d'autres priorités.
39:00Donc aujourd'hui,
39:00on est malheureusement
39:01dans une société
39:02qui glisse vers
39:03l'auto-vigilance,
39:04l'auto-clostration,
39:04l'auto-confinement,
39:05l'auto-séquestration
39:06avec une protection pour ceux
39:08et l'auto-défense absolument
39:09et puis une protection assurée
39:11pour les plus aisés.
39:12Et puis il y a des comportements nouveaux.
39:13Il y a beaucoup de gens
39:14en banlieue parisienne notamment
39:16qui quittent leur maison
39:16pour prendre un appartement
39:18dans Paris
39:18parce qu'ils voient un danger
39:20à vivre dans une maison
39:21ou pour les plus riches
39:23ça peut être même
39:23un hôtel particulier
39:24mais disons une maison
39:26parce que parfois
39:26c'est plus isolé,
39:27c'est plus facile
39:28d'entrer dans une maison.
39:29Et il y a beaucoup
39:30de témoignages comme cela
39:31que j'ai découvert
39:32de gens qui préfèrent
39:34un appartement
39:34où a priori,
39:36pensent-ils,
39:37c'est à l'abri
39:38de l'home jacking,
39:39parfois même il y a
39:40un peu de sécurité
39:41ou de conciergerie
39:42dans l'appartement
39:44et c'est des nouveaux comportements.
39:46Ce sont souvent des mineurs
39:47d'ailleurs qui commettent ces faits
39:49par des groupes WhatsApp
39:50qui sont recrutés
39:51au dernier moment,
39:52on repère une personnalité
39:53qui n'est pas chez lui
39:54ou qui est chez lui
39:55et on décide d'agir
39:56au dernier moment.
39:57Emmanuel Macron.
39:58Emmanuel Macron
39:59parce qu'il est au Kenya
40:00et alors il s'est agacé
40:02un peu.
40:03Emmanuel Macron,
40:04alors on peut considérer
40:05que c'est normal
40:06puisqu'on ne l'écoutait pas.
40:07Donc ne souriez pas.
40:09Ne souriez pas.
40:10Emmanuel Macron
40:11il s'est énervé.
40:12Bon,
40:13il faut l'écouter le président.
40:14Donc voyons ce qu'il a dit.
40:21Emmanuel Macron.
40:22Est-ce que nous l'avons ?
40:24Emmanuel Macron.
40:26Ça arrive,
40:27me dit Benjamin Aneau,
40:28dans une seconde.
40:31Already ?
40:31You're not waiting your turn.
40:34I will make order.
40:36Excuse me.
40:38Everybody.
40:39Hey,
40:40hey,
40:41hey.
40:42I'm sorry,
40:43guys.
40:44But it's impossible
40:46to speak about culture,
40:48to have people like that,
40:50super inspired,
40:51coming here,
40:52making a speech
40:53with such a noise.
40:59So,
40:59this is a total lack
41:01of respect.
41:02So,
41:02I suggest,
41:03if you want to have
41:05bilaterals
41:05or speak about
41:06somebody else,
41:07I mean,
41:08something else,
41:09you have bilateral rooms
41:11or you go outside.
41:12If you want to stay here,
41:14we listen to the people
41:16and we play
41:17the same game.
41:18OK ?
41:18Thank you.
41:20C'est étrange
41:20quand même.
41:23C'est étrange.
41:24C'est un peu étrange,
41:24oui.
41:25C'est pas dans les codes
41:27traditionnels
41:28d'un président
41:28de la République.
41:30Quand il est en Afrique,
41:31à chaque fois,
41:31il a besoin de faire
41:32OSS-77.
41:33C'est vraiment
41:34un continent particulier
41:35pour lui.
41:35Mais vous vous rappelez
41:36quand il avait dit
41:36au président
41:37qu'il est parti
41:37réparer la clive,
41:38à chaque fois
41:38qu'il est dans
41:39un pays africain,
41:40à chaque fois,
41:40il a besoin
41:40de cette séquence.
41:41C'est étonnant.
41:43Ce qui est plus triste,
41:43c'est que c'est...
41:44Forme d'arrogance,
41:45quoi.
41:46Et ce qui est étonnant,
41:47c'est que...
41:47Ce qui est plus triste,
41:48c'est qu'en 10 ans,
41:49on a déserté,
41:50la France a déserté
41:51ce continent quasiment.
41:52Ce que disait
41:53ce matin Vincent Herouet.
41:54Il a raison.
41:56On n'a plus du tout
41:57d'influence
41:58alors que c'était quand même
42:00une vraie zone
42:01d'influence française.
42:02Mais on a le droit
42:02comme ça régulièrement
42:03à un petit sketch.
42:04Mais moi,
42:05je vois Jean Dujardin,
42:05vraiment.
42:07Bon.
42:08Écoutez,
42:08vous allez le voir
42:09une deuxième fois,
42:09Jean Dujardin,
42:10puisqu'il a demandé
42:11deux fois aujourd'hui
42:12de s'arrêter de parler.
42:16Alors là,
42:17maintenant,
42:17il faut vraiment se taire.
42:19Si vous voulez parler
42:20à votre copain,
42:22vous pouvez aller
42:23un petit peu plus loin.
42:23Le silence généralement
42:24fait taire le bruit.
42:27Mais en vérité,
42:28s'il y a des tas de gens
42:29qui ont des discussions
42:29à voir,
42:30ce que je respecte profondément,
42:31je ne vois pas pourquoi
42:32ils viennent la faire
42:32au milieu de notre réunion.
42:50Ok.
42:53Non, mais...
42:54Ce n'est pas très valorisant
42:55pour la fonction présidentielle.
42:56Comme tous les présidents,
42:58il va vivre une fin de règne
42:59très compliquée.
43:00Il est entré
43:01dans sa dernière année
43:02d'exercice du pouvoir.
43:03Il a commencé
43:04ce qu'on appelle
43:04la traditionnelle
43:05tournée des adieux.
43:06Et il va désormais subir.
43:08Il va subir
43:08parce que notamment,
43:09tous ceux qui étaient
43:10avec lui avant,
43:11Gabriel Attal,
43:12Édouard Philippe,
43:13vont mener campagne
43:13contre lui.
43:14Le pouvoir a déjà
43:15en grande partie
43:16déserté l'Élysée.
43:17Mais plus on va se rapprocher
43:18de mai 2027,
43:19plus ça va être vrai.
43:21Il a déjà très peu de pouvoir.
43:22Il en aura de moins en moins.
43:23J'ai le sentiment
43:24que lui le vit
43:25encore plus difficilement
43:26que ses prédécesseurs.
43:28Il le vit d'autant plus mal
43:29que ses prédécesseurs
43:31que ses prédécesseurs
43:32pouvaient se représenter
43:35et que lui a raté
43:37beaucoup de choses.
43:37Bien sûr.
43:38C'est qui ses prédécesseurs ?
43:39C'est Valérie Giscard d'Estaing
43:40qui pouvait se représenter.
43:41C'est François Hollande
43:43qui effectivement
43:44avait décidé
43:45de ne pas se représenter.
43:46Donc ça,
43:46c'était encore autre chose.
43:48C'est Nicolas Sarkozy
43:49qui est allé jusqu'à 48 et demi
43:51donc qui n'était pas du tout
43:52dans cet état-là.
43:53C'est,
43:55j'oublie Jacques Chirac
43:56mais c'était particulier.
43:57Jacques Chirac
43:58il se retit
43:58sur la vie politique.
43:59Jacques Chirac et François Mitterrand
44:00si vous voulez.
44:01Qui ont vécu
44:01tous les deux
44:02de la manière des fins de règne.
44:03Oui mais ils avaient réussi.
44:05Mais la sienne
44:05sera beaucoup plus difficile.
44:06Non mais François Mitterrand
44:07il avait le sentiment
44:08d'avoir réussi ses 14 ans.
44:10Ce qui est terrible
44:11pour Emmanuel Macron
44:12c'est qu'il a le sentiment
44:13d'avoir sans doute tout raté.
44:14Parce qu'il le sait plus ou moins.
44:15Et qu'il est encore très jeune.
44:16Bon et oui
44:17vous voulez dire
44:18qu'il peut revenir
44:19en deuxième semaine ?
44:20Oui en 32.
44:21Bon
44:22Gautier Le Bret va arriver
44:24donc ça va être particulièrement dire
44:25et on sent son tempérament agacé.
44:28Et il le sera de plus en plus.
44:30ulcéré.
44:31Exactement.
44:32Bon écoutez d'ailleurs
44:32ce que disait
44:34François-Olivier Gisbert
44:35il parlait de mort vivant
44:36ce matin
44:36avec Laurence Ferrari.
44:39Il y a
44:40chez Emmanuel Macron
44:42un côté mort vivant
44:43c'est-à-dire
44:44il est mort
44:44c'est-à-dire
44:45c'est fini pour lui
44:47deuxième mandat
44:47c'est terminé
44:48il y a plus que quelques mois
44:49à tirer encore
44:51et bon
44:52il essaie de faire croire
44:53etc.
44:53Il porte beau
44:54mais il y a un côté mort
44:56d'ailleurs on voit très bien
44:57tous ces dauphins
44:58ces ex-dauphins
45:00font campagne contre lui
45:01etc.
45:02C'est fini
45:02donc c'est le crépuscule
45:03et les crépuscules
45:04pour les présidents français
45:07quels qu'ils soient
45:07sont toujours
45:08des très mauvais moments
45:09à passer.
45:10Et de l'autre côté
45:11il y a un côté vivant
45:11c'est-à-dire qu'il tourne
45:13et c'est vrai que
45:14qu'il aille en Afrique
45:15moi je trouve ça très bien
45:16et cette tournée africaine
45:17c'est très bien.
45:19Gautier va nous dire
45:20le programme
45:20dans quelques instants
45:21mais notre ami Golnanel
45:23n'est pas là cette semaine
45:24mais s'il était là
45:25il parlerait du privilège rouge
45:27et il ciblerait
45:28Bali Bagayoko
45:29parce que c'est assez
45:30extraordinaire
45:31la sortie de Bali Bagayoko
45:33sur l'insurrection populaire
45:35qui est reprise
45:35quasiment par personne
45:37en tout cas
45:37qui est assez peu commentée
45:39par rapport à ce qu'elle
45:40devrait être commentée.
45:41Vous avez quand même
45:42quelqu'un d'à LFI
45:42qui dit
45:42moi j'accepte pas
45:43les élections présidentielles
45:45donc écoutez ce qu'il a dit
45:47on va pouvoir le commenter
45:48ensemble.
45:50En 2027
45:51si on a Jordan Bardella
45:52ou Marine Le Pen
45:54élue au sous-ontour
45:56qu'est-ce qui se passerait ?
45:57On fait un peu de prospective
45:58selon vous
45:59à votre échelle de maire
46:00de Seine-Saint-Denis ?
46:01Il n'est pas possible
46:01si l'on dit bien
46:02qu'il y a celles de ceux
46:03qui se rangent
46:04du côté en fin de compte
46:05de valeurs qui sont en opposition
46:06aux valeurs de la République
46:07ce qu'est l'extrême droite
46:09et celles de ceux
46:10qui sont les tenants
46:10en fin de la République
46:11et donc des valeurs fortes
46:12notamment y compris
46:13à gauche
46:13et chez les écologistes
46:14avec l'ensemble de la force
46:16de masse qu'il y a derrière
46:17moi j'ai l'intime conviction
46:18que la population
46:19est capable de se lever
46:19et cette forme
46:20d'insurrection populaire
46:21elle ne sera possible
46:22que si déjà
46:24on redonne en fait
46:25du pouvoir à la base.
46:26Les mots sont importants
46:27parce que vous appelez
46:27à l'insurrection populaire
46:28Bien sûr
46:29l'insurrection populaire
46:29au sens bien sûr
46:31lever de la population
46:32de manière importante
46:33parce que c'est
46:34malheureusement
46:35toutes les réformes importantes
46:36dans ce pays
46:37se sont faites
46:37par une insurrection populaire
46:38la prise de la massie
46:40tous ces sujets-là
46:40c'est des choses
46:41qui sont liées
46:42en fait à l'histoire de France
46:43et c'est bien
46:44parce qu'à un moment donné
46:45il y a une forme
46:47d'intimidation populaire
46:48qui se traduit
46:49par l'immobilisation de masse
46:50et qui fait qu'à un moment donné
46:51on met tout le monde
46:51sur le trembleur
46:52et c'est comme ça
46:52qu'on arrive à avoir des victimes
46:53Alors attention
46:54parce qu'on va vous reprocher
46:55d'appeler à l'insurrection
46:57M. Bagayogo
46:58Oui mais en fait
46:59ce que certains diront
47:01c'est qu'aujourd'hui
47:01Bali ce n'est pas un gourou
47:02et que les gens
47:03ils sont à la fois
47:05conscientisés
47:06et qu'en fait
47:06ils n'ont pas besoin
47:08d'appel
47:09C'est une intimidation classique
47:11c'est une manière
47:12de faire peur aux bourgeois
47:13Bien sûr
47:14Ça peut marcher
47:15Bien sûr
47:16Parce qu'il y a des gens
47:16qui entendent ça
47:17qui disent
47:17tiens je ne vais peut-être pas voter
47:18le Rassemblement National
47:20et alors je disais
47:22qu'on en avait peu parlé
47:22Benjamin Aum
47:23me dit quand même
47:24que ça a été commenté
47:25sur BFM
47:26sur LCI
47:27mais il y a une forme
47:29oui d'indulgence
47:30pour le moins
47:31pour ses propos
47:32j'entendais effectivement
47:33un journaliste l'interroger
47:35bon
47:36il ne l'interroge pas
47:37comme il interrogerait
47:39quelqu'un du Rassemblement National
47:40qui dirait la même chose
47:41Tellement pas
47:42Quand tu es responsable politique
47:44tu ne peux pas te permettre
47:46de dire ça
47:46c'est l'inverse
47:48il devrait dire en tout cas
47:49s'il y avait des gens
47:51qui voulaient exprimer
47:52de la violence
47:53en sortant dans les rues
47:55si M. Bardella
47:56où Mme Marine Le Pen
47:58était élue
47:59il devrait se dire
48:00je le déconseille vivement
48:02parce que les urnes ont parlé
48:03c'est la démocratie
48:04qui a parlé
48:05c'est ça
48:05responsable politique
48:06mais non parce que
48:09avec LFI
48:10tout est possible
48:10ils ont le droit à tout
48:11c'est le privilège rouge
48:12tu fais peur aux bourgeois
48:14et ça marche
48:15aux bourgeois
48:16ou aux personnes âgées
48:18d'ailleurs
48:19ils sont historiens
48:19mais ils se sont arrêtés
48:20à 1793
48:21mais ils sont pour le grand soir
48:22ils sont pour la révolution
48:23ils se sont arrêtés
48:24à 1793
48:25et le seul livre
48:26qu'ils ont lu
48:27de la révolution française
48:28c'est Soboul
48:30qui est un historien
48:31Soboul
48:31qui est un historien marxiste
48:32c'est ça
48:33leur lecture
48:36donc ça sera
48:37une campagne présidentielle
48:38de toute façon
48:38on sait très bien
48:39que ça va être assez
48:41c'est violent
48:42cette campagne présidentielle
48:43préparez-vous aussi
48:44à l'après
48:45parce que moi
48:45je pense qu'il est
48:46d'une très grande sincérité
48:48Bagayoko
48:49en fait on dit
48:50ça fait des années
48:51qu'on dit
48:51Mélenchon
48:51son calcul
48:52peu importe le résultat
48:54c'est d'aller faire
48:54alors là vous vous trompez
48:56il y a un principe
48:57qui est toujours simple
48:58la menace est plus forte
49:00que l'exécution
49:01si demain Marine Le Pen
49:04est élue président
49:04de la République
49:05ce ne passera sans doute
49:06pas grand chose
49:07oui enfin en attendant
49:09le maire de Saint-Denis
49:09c'est comme en Italie
49:11il ne se passe rien
49:12ce n'est pas Sébastien Dologu
49:13c'est quelqu'un
49:13qui réfléchit
49:14je pense qu'il dit
49:15sincèrement ce qu'il pense
49:16vous croyez que les français
49:17vont descendre
49:18après une élection présidentielle
49:21non même pas
49:21quand ils font une manif
49:22ils sont 12
49:24pardonnez-moi
49:25vous avez vu les manifs
49:26du comité
49:27Adam Atraoré
49:28ils ne sont pas 12
49:29mais ils sont
49:31quelques milliers
49:32quelques centaines
49:33mais je vous assure
49:34il suffit d'être
49:35très très peu nombreux
49:36moi je ne crois pas ça
49:37si si croyez-moi
49:38quand Castellar
49:38voulait se mettre à genoux
49:39dans la cour de Beauvau
49:40après la manif
49:41devant le palais de justice
49:41en plein confinement
49:42qui était interdite
49:43croyez-moi
49:43il faisait peur
49:43heureusement
49:44tout le monde
49:44n'est pas
49:44je vous assure
49:45je ne crois pas
49:46et puis il y a
49:46le suffrage universel
49:47la force du suffrage universel
49:49si demain
49:49M. Mélenchon
49:50est élu au suffrage universel
49:51personne ne descendra
49:52non plus dans la rue
49:53dans ce sens-là
49:54vous avez raison
49:54mais dans le sens
49:55personne ne sait
49:56mais n'oubliez pas
49:57la menace
49:58est plus forte
49:59que l'exécution
49:59ça dépend
50:00c'est quand même
50:01une force politique
50:01un peu nouvelle
50:02là par exemple
50:03si je menace
50:05M. Gauthier Lebret
50:07de rendre en retard
50:09il aura plus peur
50:11que si je rends
50:12vraiment en retard
50:14il faut que j'écortique
50:15cette phrase
50:15pour être sûr
50:16de la comprendre
50:16de quoi allez-vous parler ?
50:19du l'antavirus
50:20évidemment
50:20avec le retour
50:21du docteur Ramon
50:21qu'on avait beaucoup vu
50:22pendant le Covid
50:24et qui nous disait
50:25en rigolant
50:26les affaires reprennent
50:27pour les docteurs
50:29qui sont évidemment
50:30sur les plateaux télé
50:32bien sûr
50:32mais donc
50:33plus sérieusement
50:34on va parler de l'antavirus
50:34la difficulté
50:36par rapport à l'antavirus
50:37c'est le taux de mortalité
50:3940%
50:39c'est pas le Covid
50:40c'était 1,2%
50:42là vous passez à 40%
50:43alors c'est moins contagieux
50:44etc
50:44mais avec évidemment
50:46c'est moins contagieux
50:47vous le savez vous
50:48c'est ce que disent
50:49tous les infectiologues
50:50oui
50:50est-ce que j'ai raison
50:51de les croire
50:52et de répéter ce qu'ils disent
50:53et donc justement
50:55les infectiologues
50:55qui sont autour
50:56de Sébastien Lecornu
50:57avec notamment
50:57Jean-François Delfraissy
50:58qu'on avait beaucoup vu
50:59pendant le Covid
50:59et on va donc
51:00se rendre à Matignon
51:01dans un instant
51:01non mais
51:02si une épidémie
51:03se déclenche
51:04on le dit tout à l'heure
51:05une vraie épidémie
51:06avec 40% de l'étalité
51:07avec 40% de gens
51:11qui meurent
51:12là il n'y a plus personne
51:13qui travaille demain matin
51:15parce que là
51:16les gens ils ne vont pas sortir
51:17là tu n'auras même pas besoin
51:19de leur demander
51:19de se confiner
51:20ils resteront très tranquillement
51:21chez eux
51:22s'il y a une vraie épidémie
51:26et bien c'est sûr
51:27c'est bonne parole
51:29pleine d'espoir
51:30pleine d'espoir
51:31que nous allons
51:32bien dormir
51:34bien dormir
51:36Tanguy
51:37quinquennel
51:38était à la réalisation
51:39Alice était à la vision
51:40Arnaud était au sombre
51:41merci à Benjamin Aneau
51:43à Matisse
51:43Jean-Séma
51:45et à Tess
51:46Laféter
51:48on vous écoute
51:49avec intérêt
51:50donc monsieur Hamon est là
51:51absolument
51:52à demain matin
51:54Oh
51:54gonna be
51:54la
51:55la
51:55la
51:55la
51:56la
51:56C'est parti.
Commentaires