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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros.
00:03À 20h30, nous serons avec Sarah Knafo qui viendra nous expliquer pourquoi elle a annoncé son désistement
00:10et pourquoi elle appelle à voter pour Rachida Dati et pour Paris, dit-elle, pour battre en tout cas la
00:16gauche.
00:16Elle sera exactement dans 30 minutes avec nous sur ce plateau.
00:21Véronique Jacquet, Gilles-William Golgadel, Joseph Massescaron et Pierre Lelouch et Yohannou Zaï sont avec nous
00:27et on parle évidemment des municipales avec la phrase avec laquelle nous avons commencé l'émission ce matin
00:31qui est une phrase extraordinaire qui va rester en politique parce qu'il n'y a pas tant de phrases
00:38qui restent finalement
00:39mais celle-là marquera, sera un marqueur très très important et c'est la phrase de Jean-Luc Mélenchon
00:44qui marche sur le PS, qui humilie le PS, qui se moque du PS mais le PS en redemande.
00:51Et c'est une phrase clé, à mon avis, de la campagne électorale mais qui va bien au-delà de
00:56la séquence que nous vivons.
00:57Jean-Luc Mélenchon, c'était le 4 mars, c'était avant le premier tour et Jean-Luc Mélenchon avait tout
01:03prévu.
01:05Ils disent, au deuxième tour non plus il n'y aura pas d'accord.
01:08Alors tout le monde entend, ah il rompt l'accord.
01:10Penses-tu ? Vous savez ce que c'est, c'est des gros combinards.
01:15Ils vont pas nous coûter trop cher je pense à acheter pour le deuxième tour, là où on les achètera.
01:19Alors, mais quand même, quand ils disent il n'y aura pas d'accord national, ça veut dire faites votre
01:26tambouille, faites votre tambouille localement.
01:28Et ils sont tous là à se dire, aïe aïe, pourvu qu'on y arrive avec la droite sans les
01:32insoumis.
01:33C'est une des phrases les plus terribles, pourquoi ? Parce qu'elle est vraie.
01:37Elle a la force de la vérité.
01:39Ce qu'il dit est vrai.
01:41Donc évidemment, mais ce qu'il dit c'est, si c'était un observateur qui le disait, ça n'aurait
01:45pas la même force que lui.
01:48– Il y a une volonté très claire de Jean-Luc Mélenchon d'humiliation.
01:52J'ai rarement…
01:53– C'était le 4 mars, attention.
01:54– Oui, oui, non mais d'accord.
01:55– C'était avant.
01:55– Bien sûr, mais j'ai rarement connu un homme politique avec aussi peu d'amour propre qu'Olivier Faure.
02:01Parce que ce que dit Jean-Luc Mélenchon, c'est Olivier revient à la niche.
02:04C'est coucouche-panier en fait, là, ce que dit Jean-Luc Mélenchon à Olivier Faure.
02:08Et Olivier Faure, il est là, il dit amène à tout, les alliances, mais bien sûr, allez-y.
02:12Faites alliance avec les antisémites de la France insoumise, bien sûr.
02:15Merci Jean-Luc Mélenchon, j'ai rarement connu ça.
02:18Honnêtement, ça fait 15 ans que j'étudie la politique, que j'observe la politique.
02:23J'ai rarement connu ça.
02:24– En fait, d'habitude, ça se fait, mais ça ne se dit pas comme ça.
02:27– Mais naturellement, une telle humiliation, c'est inédit.
02:30– Voilà, c'est-à-dire que ce cynisme-là n'est pas mis en place.
02:33C'est-à-dire qu'il y a des codes qui sont dits, chacun sait à peu près de quoi
02:38il en retourne,
02:39et l'humilier est celui qui l'humilie, mais ce n'est pas dit comme ça.
02:43– Ça montre la domination totale des insoumis de Jean-Luc Mélenchon sur les socialistes.
02:47– Non, et puis ça montre son caractère, c'est qu'il jouit.
02:49– Bien sûr, c'est jouissif.
02:52– Vous avez vu le candidat de la gauche à la présidentielle.
02:56– Voilà, c'est ça.
02:58– Mais ça montre sa haine, et en plus, la haine de quelqu'un qui connaît le Parti socialiste de
03:04l'intérieur.
03:05Donc évidemment, ça a beaucoup plus de poids quand il dit ça.
03:09C'est-à-dire que c'est comme ça que ça se passe.
03:11– Il a surtout compris que ce que comprenaient les classiques du Parti socialiste,
03:15c'était le rapport de force, et c'est tout, voilà, et le rapport de force, il lance sa faveur.
03:19– Enfin, je m'interroge quand même sur le bénéfice de cette phrase,
03:24parce que, bon, alors il y a la jouissance de l'humiliation,
03:32mais même s'il réduit à qui a le Parti socialiste,
03:37il doit quand même savoir que l'électeur moyen du Parti socialiste,
03:41il n'ira pas au Parti antisémite.
03:44Donc quel est… non, il n'ira pas.
03:46– C'est une des questions qui va être intéressante.
03:48– Non, non, je m'interroge quand même sur le bénéfice
03:53de ce plaisir de l'humiliation.
03:55– Vous le saurez à Toulouse ?
03:56– Oui, oui.
03:56– Vous saurez à Toulouse.
03:58Le PS a un nombre de voix à Toulouse.
04:01Nous sommes d'accord.
04:03Le PS a fusionné avec LFI à Toulouse.
04:05Nous sommes toujours d'accord.
04:06Vous verrez le nombre de voix du PS au premier tour
04:10et le nombre de voix LFI plus PS,
04:14et vous verrez si c'est une addition.
04:16C'est aussi simple que ça, sachant qu'on peut imaginer
04:18que ceux qui ont voté LFI au premier tour votent LFI au deuxième tour,
04:21mais en revanche, le plus, ça sera sans doute les voix du PS.
04:27– Mais Toulouse qui a toujours été quelque chose d'important
04:29dans l'histoire interne du Parti socialiste,
04:31c'est-à-dire que tous les candidats,
04:33Jospin, Mitterrand, terminaient leur meeting à Toulouse,
04:36c'était très important.
04:37Aujourd'hui, Toulouse, c'est vraiment l'ordre de vérité,
04:39plus que Marseille.
04:40– Et c'est une ville quand même assez symbolique.
04:42– Jean-Luc Mélenchon toujours.
04:43– François Hollande fait pitié, a-t-il écrit aujourd'hui,
04:46mais je ne crois pas qu'il pourrait être de nouveau élu député
04:49en 2027 par les Insoumis.
04:51Donc il lui dit une chose qui est là aussi juste,
04:54c'est-à-dire que Jean-Luc, le président Hollande,
04:57est élu grâce aux voix des Insoumis.
04:59Donc ce qu'il dit est juste.
05:01Et il y a également, alors, mauvais coup, si j'ose dire,
05:04pour le président, l'ancien président de la République,
05:07puisque à Toulouse, le maire d'Hivergauche, Bernard Combe,
05:10fusionne sa liste avec celle de l'Union PCF écologiste LFI citoyen.
05:15Mais Bernard Combe, c'est l'homme qui a marié François Hollande
05:20avec Julie Gaillet.
05:21– C'est un ami très intime, un des plus proches de François Hollande.
05:24Il dit d'ailleurs, avant d'intégrer, je crois que c'est 4 personnes
05:27de la France Insoumise qui intègrent sa liste,
05:30il dit d'ailleurs qu'il a demandé l'autorisation à François Hollande de le faire.
05:33– Donc François Hollande lui a dit ok, manifestement.
05:37Parce qu'autrement, alors c'est Atul, vous pouvez voir,
05:39c'est un cas d'école, Atul, d'Hiverdroite faisait 37,
05:42d'Hivergauche, c'était M. Combe, faisait 32,
05:45Union de la Gauche faisait 17,
05:47et Rassemblement National fait 12.
05:48Donc s'il n'intègre pas effectivement la liste d'Union à gauche,
05:54où il y a manifestement PC, écologiste, LFI, etc.,
05:59il est battu.
06:00– Est-ce que je peux me permettre de dire que ce calcul,
06:02il n'est pas recevable ?
06:03– C'est-à-dire ?
06:04– Je vais vous dire pourquoi.
06:06– Il va les faire gagner.
06:07– Mais non, mais attendez-vous,
06:08basé sur les chiffres du premier tour, d'accord ?
06:10Il y a quand même des réservoirs de voix.
06:12Celui qui vous parle était totalement désintéressé, inintéressé,
06:17par le premier tour.
06:19Il y avait l'Iran, il y avait tout ce que vous voulez,
06:21et nous-mêmes, personne n'a parlé des élections municipales.
06:24Monsieur Proulx, personne n'a parlé des élections municipales avant le premier tour.
06:29On n'a parlé que de l'Iran.
06:30Je suis désolé.
06:32– Et vous croyez alors, c'est quoi votre analyse ?
06:34Mon analyse, c'est qu'on ne peut pas se baser sur les résultats du premier tour
06:39pour prévoir ce qui va se passer au second.
06:42– Quand vous avez 60% de participation dans une ville,
06:44vous pensez que s'il y en a 70%, ça va changer ?
06:46– Je parle de manière générale.
06:48– Je parle de manière générale.
06:51– Et là, par exemple, à Tulle, vous pensez que ça va changer ?
06:53– Je connais mal Tulle.
06:54Tout le monde a reconnu qu'à part le Covid, c'était un taux très faible.
07:00Je vous dis qu'il y en a quand même dans le moteur encore.
07:03– Pardonnez-moi, on peut dire que 60% de participation,
07:07ce n'est pas très faible, ce n'est pas très haut, mais ce n'est pas très faible.
07:12– Je vais défendre ce que dit Julien.
07:13Il faut quand même se rappeler que normalement,
07:16les législatives de 2024 auraient dû nous servir aussi de leçon.
07:20C'est-à-dire qu'entre ce qui s'est passé au premier tour
07:22et ce qui s'est passé au second tour,
07:24il y a eu un retournement et un basculement complet.
07:26– Pas pour la raison qu'il dit, pas pour la participation.
07:30– Non, non, mais pour la raison.
07:31– Là, il a raison, c'est que ça avait changé.
07:33Ça avait changé, pourquoi ?
07:35Parce qu'il y avait le théâtre antifasciste qui s'était mis en place.
07:38– Non, pas seulement.
07:39– Là, ce que dit Julien William,
07:42c'est que la participation a changé les choses.
07:44Il y a des réserves de voix.
07:46– Non seulement les réserves de voix,
07:48mais vous comprenez bien qu'il y a un moment tragique,
07:54avec les alliances, avec le RN, etc.
07:57– Vous croyez quoi ?
07:58– Je crois.
07:59– Vous croyez qu'il est l'électeur de gauche,
08:00mais il applaudit l'électeur de gauche ?
08:01– Je veux dire simplement,
08:04ça me paraît un lieu commun,
08:06que le français moyen est infiniment plus passionné
08:10par ce deuxième tour qu'il a été par le premier.
08:12– L'électeur de gauche, à votre avis ?
08:14– Oui.
08:14– Il est content ou pas content des alliances ?
08:17Il y a un peu de déperdition du PS,
08:19mais ils iront comme un seul homme ?
08:20– Oui, mais j'ai la faiblesse de penser
08:22que ceux qui veulent, par exemple,
08:25faire barrage à la France insoumise,
08:28vont se bouger, par exemple.
08:30– Écoutez, déjà, les colistiers, ils ne bougent pas.
08:32Ils acceptent la fusion, les colistiers.
08:34– Non, mais je parle de l'électorat, moi.
08:36– Eh bien, ça avait été formidable.
08:38Vous avez raison de, comment dire, d'attendre ça.
08:42Manuel Valls, Manuel Valls, vraiment très fort,
08:45ce qu'il dit sur, il était avec Laurence Ferrari tout à l'heure,
08:48ce qu'il dit à corps de la honte, c'est vraiment,
08:50alors ça, la gauche républicaine,
08:52Manuel Valls, Jérôme Gage,
08:54quelques-uns ont pris la parole,
08:57évidemment, M. Glucksmann,
08:58sans aucune ambiguïté.
09:00Écoutez Manuel Valls.
09:02– C'est l'accord de la honte,
09:05et pas seulement à Toulouse, nous en parlerons,
09:08ça donne la nausée, oui, c'est à vomir,
09:10parce que rien ne peut justifier
09:14que l'on s'allie avec un parti, un mouvement,
09:17celui de Jean-Luc Mélenchon,
09:19nous l'avons vu tout au long de ces dernières semaines, d'ailleurs,
09:21qui fait de la haine des Juifs et d'Israël,
09:23depuis des mois, depuis des années,
09:25son fond de commerce.
09:26Je connais bien Joana Roland,
09:28c'est la numéro 2 du Parti Socialiste,
09:31et elle, là aussi,
09:33elle passe un accord avec les filles,
09:35alors qu'en face, elle a full chambard de l'eau,
09:38avec Sarah Hillary,
09:39qui était membre du gouvernement ces dernières années,
09:43on peut les combattre pour mille raisons,
09:45sur des projets locaux.
09:47Enfin, à Nantes,
09:47où il y a des réels problèmes d'insécurité,
09:50on ne s'allie pas avec le parti
09:51qui explique que la police tue.
09:54– Que la police tue.
09:55Mais moi, je trouve formidable ce qu'a dit Manuel Valls.
09:58J'ai simplement une réserve,
10:00c'est qu'il n'est pas candidat.
10:02C'est-à-dire que quand tu es candidat,
10:03manifestement,
10:05souvent, tu as une position différente.
10:06– Ça dépend.
10:06Jérôme Gage a pris le risque de se faire élire
10:08sans le soutien de la France insoumise,
10:10et il a été élu.
10:11Donc Jérôme Gage, il a été cohérent.
10:12Et je pense que Manuel Valls,
10:14sincèrement, s'il était candidat,
10:15il n'irait pas chercher le soutien de la France insoumise.
10:17J'en suis persuadé.
10:18– Je l'espère.
10:19– Je l'espère comme vous.
10:22Mais Johanna Roland, elle est numéro 2.
10:24– Oui, mais Manuel Valls,
10:24il a été Premier ministre,
10:25un homme d'État,
10:26c'est un Républicain.
10:27Le Parti Socialiste, lui,
10:28je considère qu'il s'est placé
10:30en dehors du champ républicain.
10:31– Jean-Marc Léraud est en dehors du champ républicain.
10:33– Jean-Marc Léraud serait furieux de cet accord.
10:36Il aurait dit,
10:37off, j'ai donné à Mme Roland un wagon neuf,
10:42elle l'a détruit.
10:44Bon, et il est furieux de cet accord.
10:45Mais il ne dira rien, publiquement.
10:48Je pense qu'il ne dira rien.
10:50C'est-à-dire qu'il se planque.
10:51Comme François Hollande, hein.
10:53Il se planque.
10:55C'est pour Spilat.
10:57Pour le moment, ces gens-là,
10:58c'est quand même pas n'importe qui.
10:59Ancien Premier ministre,
11:00ancien président de la République.
11:01Vous les avez entendus ?
11:02– Non.
11:03– Non.
11:04On se planque.
11:04– Qui connaît pourtant particulièrement bien.
11:06Il a été président de la République.
11:07Il connaît les menaces liées à l'islamisme.
11:09– Mais il ne dira rien.
11:10– Il connaît ça par cœur, François Hollande.
11:11Mais effectivement, malgré ça,
11:12il se tait, vous avez raison.
11:13– Mais il se tait.
11:15Alors, il y a des gens qui parlent tant mieux.
11:17Mais ce qui est important,
11:17c'est ceux qui se taisent.
11:19– C'est que même ceux qui disaient
11:20qu'il n'y aura pas d'alliance, etc., etc.,
11:22il y a encore trois jours,
11:24ils font le canard.
11:25– Mais ils se taisent.
11:26Et vous avez une tribune de...
11:27Comment dire ?
11:28Vous avez lu une tribune d'artistes ?
11:30Vous avez eu des intellectuels ?
11:32– Bonne remarque.
11:33– Vous imaginez si c'était...
11:35Bon, ils disent rien.
11:36Ils se planquent.
11:37Parce qu'au fond...
11:38– Ils aiment bien ça.
11:39– Ils font des tribunes
11:39contre le Rassemblement National, les artistes.
11:41– Oui, et contre Charles Laloncle.
11:42– Oui.
11:43– Voilà.
11:43Et contre Charles Laloncle.
11:44Mais là, sur les rassemblements...
11:46Parce qu'au fond, ils adhèrent.
11:48– Je n'ai pas lu un éditorial dans le monde.
11:49– Vous le savez bien.
11:50– Au fond, ils adhèrent
11:51parce qu'il n'y a qu'un langage qui marche,
11:53c'est Haro sur la droite et l'extrême droite.
11:55– Évidemment.
11:56– Et après, le programme, ils s'en foutent.
11:57– Mais Véronique, vous avez parfaitement raison.
11:59Et comme aujourd'hui, la droite,
12:00c'est les fascistes pour eux...
12:02– On va ajouter aussi les centristes.
12:03Haro sur l'extrême droite, la droite, les centristes...
12:06– On a des élus de gauche
12:07qui ont un bilan calamiteux,
12:09mais ils vont mobiliser en disant
12:11Haro sur la droite, nazifié...
12:14– Je garde en mémoire
12:16cette extraordinaire interview de Michel Droit
12:18de Charles de Gaulle
12:20entre les deux tours de la présidentielle de 1965.
12:23– Et de Gaulle...
12:24– 60 ans, quand même.
12:25– Pardon ?
12:25– 60 ans, oui.
12:26– Oui, mais il parle de la France profonde.
12:28Et il dit, voilà, moi, j'ai fait des institutions
12:30pour la France
12:31que le peuple français a validées.
12:33Et je vous préviens,
12:35en gros, si je ne suis plus là,
12:36le diable reviendra dans le confessionnal
12:39et ils feront comme avant.
12:40Et là, c'est ce qu'on voit.
12:42Les magouilles de parti.
12:43– Non, mais pour reparler du monde...
12:44– Emmanuel Valle, maintiens l'avant.
12:46– Pour reparler du monde artistique,
12:48la France insoumise
12:49ne leur inspire pas une réelle détestation.
12:52Ils ne se contentent pas de détester la droite.
12:54Ils ne les détestent pas, ceux-là.
12:56Il y a ça aussi.
12:56– Mais vous avez 100% raison.
12:58– Voilà.
12:58– D'ailleurs, ils votent France insoumise.
12:59Il y a beaucoup d'artistes, vous le savez bien.
13:01– C'est pas impossible.
13:02– Mais là où Pierre a raison,
13:03il faut vraiment relire
13:05Mémoire de guerre,
13:06Mémoire d'espoir de De Gaulle
13:07pour voir la haine qu'il a des partis politiques.
13:10– Mais avec raison.
13:11– Mais oui.
13:12– Parce qu'ils ont réussi,
13:14malgré les institutions de la 5e,
13:16à refaire le même spiel
13:18qu'ils faisaient dans la 4e,
13:20les mêmes arrogements des classes.
13:22– Exactement.
13:22– Il n'a de cesse de quittier.
13:24– Mais c'est une horreur.
13:25– Mais il a raison, les partis politiques.
13:27– Bon, Manuel Valls, deuxième passage,
13:28la soumission d'Olivier Faure.
13:30– Il y a une espèce de soumission
13:33chez Olivier Faure
13:34et un certain nombre de ses amis,
13:35chez les écologistes aussi.
13:37On le voit à Poitiers,
13:39on le voit à Lyon,
13:40on le voit à Tours.
13:42Il y a une vraie soumission.
13:43Et c'est la force de Jean-Luc Mélenchon,
13:45c'est d'imposer ces thèmes
13:46fascistes, non-fascistes,
13:48tout le monde est fasciste
13:49quand on n'est pas avec lui.
13:51Et donc, du coup,
13:53qu'Olivier Faure, sur Toulouse,
13:56ose, ose s'engager ainsi
13:58derrière Picmal,
14:00alors que le candidat socialiste,
14:02il y a encore quelques jours,
14:04fustigeait les propos antisémites de Mélenchon,
14:07montre qu'il y a cette dérivée.
14:09Nous sommes donc, c'est étrange,
14:10parce que les municipales,
14:11on ne pensait pas que ça donnerait forcément
14:14cela,
14:15alors qu'il n'y a pas eu d'accord
14:16entre le RN et l'LR.
14:19S'il y en avait eu un,
14:20alors à ce moment-là,
14:21il y aurait des manifestations dans la rue.
14:23Donc, je le dis,
14:25tristement,
14:26c'est grave.
14:28Il n'y a qu'une seule chose à comprendre
14:30pour analyser ça en ce moment,
14:31c'est qu'Olivier Faure,
14:33il est soumis à Jean-Luc Mélenchon.
14:35Pourquoi ?
14:35C'est qu'avant de penser à la France,
14:37il pense à ses intérêts, Olivier Faure.
14:38C'est tout.
14:39Il n'y a que ça à comprendre.
14:40C'est prescription.
14:41Il n'y a que ça à comprendre.
14:42Il n'a pas voulu censurer le gouvernement
14:44parce qu'il ne voulait pas de dissolution
14:45pour ne pas perdre son siège
14:47à l'Assemblée nationale.
14:48Aujourd'hui,
14:48il s'allie avec les antisémites,
14:50les collabos qui collaborent
14:51avec l'islamisme.
14:52Il s'allie avec eux
14:53parce qu'il ne veut pas perdre
14:54ses avantages,
14:55pas perdre son siège.
14:56La rente,
14:56comme dit Pierre Lelouch,
14:57il pense à lui
14:58avant de penser à la France.
15:00C'est tout ce qu'il y a à savoir.
15:01Il n'y a pas besoin de décoder plus là.
15:03C'est vrai pour beaucoup de militants de gauche.
15:07C'est-à-dire que s'ils perdent l'élection,
15:09ils vont demain à l'Agence pour l'Emploi.
15:12Il n'y a plus de boulot.
15:13Ils ne savent rien faire d'autre.
15:13Ils ne savent rien faire d'autre.
15:15Et c'est un vrai problème.
15:16Parce qu'on le dit à chaque fois.
15:17Lorsque vous faites de la politique à droite,
15:19vous acceptez l'idée que vous allez peut-être gagner
15:22moins bien votre vie
15:23parce que ce que vous faisiez,
15:24vous aviez des postes parfois plus rémunérateurs.
15:27quand vous faites de la politique à gauche,
15:29c'est une manière pour vous
15:30de gagner mieux votre vie.
15:32Et de découvrir les voyages,
15:35les traitements.
15:36Et effectivement,
15:37vous donnez des responsabilités à des gens
15:39et des responsabilités importantes
15:40qui ne sont pas en capacité de les avoir.
15:43Prove d'histoire géo.
15:44Monsieur Picmal.
15:45Oui, mais...
15:47Pour lui, c'est formidable.
15:49Les flottilles.
15:50Et j'ai vu que le MEDEF Toulouse
15:53est intervenu aujourd'hui
15:54parce qu'il y a quand même Airbus à Toulouse.
15:56Je crois que c'est vous qui disiez ce matin.
15:58Non, non, c'est moi qui vous disiez ça hier
15:59en vous disant
16:00c'est quand même la ville de l'aéroport.
16:01Oui, mais vous,
16:02vous aviez une bonne formule ce matin.
16:03C'est-à-dire que si l'EFI gagne,
16:05eh bien peut-être que Airbus
16:07va finir par produire des serre-volants.
16:10Bon, écoutez Jérôme Guège,
16:11l'ambition de Jean-Luc Mélenchon,
16:12c'est d'éradiquer le PS.
16:15Le problème qu'on a avec Jean-Luc Mélenchon,
16:17c'est qu'il a décidé
16:20d'éradiquer le Parti Socialiste.
16:22Il a décidé de punir.
16:24Et moi, ce que je dénonce,
16:26pardon de le dire,
16:27mais c'est une forme de masochisme
16:28des socialistes.
16:29Ceux qui veulent vous faire la peau,
16:32voilà, vous êtes là
16:32à tendre la joue
16:34après qu'il vous ait maltraité à ce point.
16:36Et moi, je trouve que c'est une faute politique
16:38et c'est une erreur politique.
16:40Ah oui, c'est une faute politique,
16:41mais je vous dis,
16:42les grandes consciences de la gauche,
16:44la gauche républicaine,
16:46la gauche intellectuelle,
16:48la gauche littéraire,
16:49tout ça, on l'entend peu,
16:51parce qu'en fait,
16:52elle ne représente plus personne.
16:53J'ai peur que François Hollande,
16:54si demain, il va dans une élection,
16:57j'ai peur qu'il soit laminé.
16:59Effectivement,
16:59que ce courant-là à gauche
17:01soit ultra minoritaire,
17:02en fait,
17:03et c'est sans doute dommage.
17:04C'est pour ça, d'ailleurs,
17:05que dans le communiqué,
17:07le Conseil national du PS
17:08a dit
17:08« pas d'accord national ».
17:11Les mots ont une importance
17:12encore pour le PS.
17:13Pas d'accord national,
17:15ça veut dire
17:15que ça n'hypothèque pas
17:16la présidentielle,
17:17tout simplement.
17:18C'est aussi pète que ça.
17:20Sarah Knafou,
17:21dans une seconde,
17:22on va lui poser
17:23évidemment des questions.
17:24Elle a annoncé
17:25qu'elle se désistait.
17:27Il n'y a pas de fusion
17:29avec la liste
17:30de Mme Dati.
17:31On va l'interroger
17:32après la pause.
17:33À tout de suite.
17:37Sarah Knafou
17:38est avec nous ce soir.
17:39Dans une minute,
17:40elle répondra
17:41à nos questions.
17:42Mais d'abord,
17:42Audrey Berthaud.
17:42Bonsoir, Audrey.
17:43Vous nous rappelez les titres.
17:47Bonsoir, Pascal.
17:48Bonsoir à tous.
17:49L'armée israélienne
17:50annonce qu'elle va
17:51traquer, trouver
17:52et neutraliser
17:53Mojtaba Khamenei,
17:54le nouveau guide suprême iranien
17:55qui n'est d'ailleurs
17:56pas apparu en public
17:57depuis sa désignation.
17:59Nous continuerons
18:00de poursuivre
18:00toute personne
18:01représentant une menace
18:02pour Israël,
18:03a dit le porte-parole
18:04de Tsaal.
18:05En Iran,
18:06les gardiens de la révolution
18:07ont confirmé
18:08la mort du général
18:09Soleimani
18:09qui dirigeait
18:10l'organisation paramilitaire
18:12Basij.
18:13Israël a indiqué
18:14avoir tué
18:14dans une frappe
18:15à Téhéran
18:16ce commandant
18:17du groupe de volontaires
18:18chargé notamment
18:18du maintien
18:19de l'ordre en Iran.
18:20Et enfin,
18:21le président du Parlement
18:21iranien avertit
18:23que le détroit d'Hormuz
18:24ne reviendra pas
18:24à son fonctionnement
18:25d'avant-guerre.
18:26Ce passage stratégique
18:27pour le commerce
18:28pétrolier mondial
18:29est actuellement,
18:30vous le savez,
18:30verrouillé par l'Iran.
18:31Merci beaucoup Audrey,
18:33Sarah Knaffo,
18:34bonsoir.
18:35Bonsoir Pascal.
18:36Et merci d'être
18:37sur notre plateau.
18:38Vous avez annoncé
18:38aujourd'hui
18:39que vous renonciez
18:40au deuxième tour
18:41de l'élection municipale.
18:43Vous vous désistez.
18:44Je rappelle
18:44que vous étiez
18:45la candidate reconquête
18:46et que vous êtes arrivée
18:47en cinquième position
18:47derrière Emmanuel Grégoire,
18:49Rachida Dati,
18:50Sophia Shikirou,
18:52Pierre-Yves Bournazel
18:52et vous-même.
18:54Vous étiez
18:54au-dessus de 10.
18:56Il y aura
18:56une triangulaire
18:57à Paris
18:58puisque Madame Shikirou
18:59se maintient malgré ses 11%
19:02et sans doute
19:04ses peu de possibilités
19:05de l'emporter.
19:07Vous avez annoncé
19:08que vous vous retiriez.
19:10Qu'est-ce qui a motivé
19:10votre choix ?
19:11Écoutez,
19:12j'ai pris une décision
19:13très douloureuse aujourd'hui,
19:14sans doute
19:15la plus difficile
19:16à prendre
19:17de ma jeune trajectoire politique
19:18mais certainement
19:20pas la dernière.
19:21J'ai tenté
19:22pendant les dernières 24 heures
19:23d'obtenir
19:24une union
19:25avec Madame Dati
19:26comme je l'avais toujours dit
19:27depuis le jour
19:28de l'annonce
19:29de ma candidature
19:29au journal de TF1
19:30j'avais dit
19:31je ne ferai pas perdre la droite
19:33et je ferai tout
19:34pour qu'il y ait une alliance.
19:35J'ai tenté
19:36d'obtenir cette alliance
19:37pendant les dernières heures
19:38d'où le fait
19:38que je l'annonce ce soir
19:40et cette alliance
19:41a été refusée.
19:44Quand j'ai demandé
19:45pourquoi
19:45est-ce que les électeurs
19:46de droite
19:47n'avaient pas le droit
19:48à cette alliance
19:49puisque manifestement
19:50vous avez montré
19:50les sondages
19:51on remarque bien
19:52que le centre
19:52ne suffira pas
19:53à l'emporter.
19:54Que les 85 000 voix
19:56que je représente
19:56sont absolument nécessaires
19:58pour battre la gauche.
19:59Donc quand j'ai demandé
20:00pourquoi il n'y aurait pas
20:01d'alliance
20:01j'ai compris la raison
20:02c'est monsieur Edouard Philippe
20:03et monsieur Pierre-Yves Bournazel
20:05qui ont posé
20:06un veto
20:07à cette alliance.
20:09J'espère
20:10qu'en 2027
20:11tous les électeurs
20:12de droite
20:12s'en souviendront.
20:14Dans ces deux derniers jours
20:15on n'a pas vu non plus
20:16aucun baron
20:17des républicains
20:18appeler
20:19à une alliance
20:20des droites.
20:21Là encore
20:21j'espère que les électeurs
20:23de droite
20:23s'en souviendront.
20:24On a eu affaire
20:26ces deux derniers jours
20:27à ce que vous appelez
20:28souvent
20:28la droite la plus bête
20:29du monde.
20:31Donc moi
20:31j'ai décidé
20:32d'être plus intelligente
20:33qu'eux.
20:33J'ai décidé
20:34de retirer ma liste
20:35pour nous laisser
20:36une chance
20:36de battre
20:37la gauche.
20:39Devant ce
20:39refus d'alliance
20:41je pense que
20:42j'aurais pu avoir
20:42une réaction d'orgueil
20:43et je crois que
20:44beaucoup de mes militants
20:46beaucoup des gens
20:46qui me soutiennent
20:47mon équipe magnifique
20:48qui s'est battue
20:49qui a trimé
20:50beaucoup de gens
20:51auraient pu avoir
20:52cette réaction d'orgueil
20:53de dire
20:53elle ne veut pas
20:54l'alliance
20:54ce sera de sa faute.
20:55J'aurais pu me dire ça
20:57mais je ne suis pas
20:58aujourd'hui dans une bataille
20:59du récit politique
21:01mais dans une bataille
21:02contre la gauche.
21:03C'est plus important
21:04que mon égo
21:05c'est plus important
21:06que les susceptibilités.
21:07On parle
21:08d'un système
21:09qui occupe
21:10la mairie de Paris
21:10depuis 25 ans
21:11qui a laissé
21:12l'omerta
21:13sur des affaires
21:14de pédophilie
21:15dans le périscolaire
21:16qui a dilapidé
21:18détruit
21:19l'argent des parisiens
21:20qui entend
21:21s'il passait
21:22dimanche prochain
21:23aller encore plus loin
21:24mettre 40%
21:25de logements sociaux
21:26à Paris
21:27transformer la capitale
21:28en HLM géant
21:29avec des salles
21:30de shoot partout
21:31ce n'est pas une image
21:32c'est exactement
21:33son programme
21:34c'est un screen
21:34noir sur blanc
21:35devant ces dangers
21:36si je me désiste
21:37aujourd'hui
21:38ce n'est pas pour
21:38madame Rachida Dati
21:39ni pour sa personne
21:40je me désiste
21:41pour battre la gauche
21:42je me désiste
21:43pour la capitale
21:43de mon pays
21:44je me désiste
21:45pour mes enfants
21:45pour qu'on arrête
21:47d'avoir la boule au ventre
21:48quand on emmène
21:49le matin
21:49ses enfants à l'école
21:50en se demandant
21:51ce qui va se passer
21:52parce que des socialistes
21:53à la mairie
21:54ne font rien
21:54alors qu'ils sont
21:55au courant
21:55depuis 10 ans
21:55quand vous dites
21:56que vous avez
21:57cherché l'union
21:58c'est à dire
21:58que vous avez discuté
21:59en direct
22:00avec Rachida Dati
22:01absolument
22:02et c'est Rachida Dati
22:03qui vous a dit
22:04qu'Edouard Philippe
22:06ne voulait pas
22:06de cette union
22:07sans quoi
22:08il retirait sans doute
22:09son accord
22:10avec Bournazel
22:11c'était le point
22:12central
22:13de monsieur Bournazel
22:14en proposant
22:16la fusion
22:16de leur liste
22:16monsieur Bournazel
22:17lui ce qu'il a dit
22:18ça n'est pas
22:19respecter mes électeurs
22:21baisser les dépenses
22:22baisser les impôts
22:22non
22:23premier veto
22:24pas d'alliance
22:25avec Sarah Knafo
22:26alors qu'il y avait
22:26sans doute des passerelles
22:27entre votre programme
22:29le programme de Rachida Dati
22:31et le programme
22:32évidemment
22:32de Pierre-Yves Bournazel
22:34et sans doute
22:35le programme
22:36d'Edouard Philippe
22:37c'est à dire que
22:37au fond
22:38vous êtes plus proche
22:39d'Edouard Philippe
22:39que d'Emmanuel Grégoire
22:41et Edouard Philippe
22:42est plus proche de vous
22:43qu'il ne l'est
22:44d'Emmanuel Grégoire
22:45même s'il avait annoncé
22:46qu'il avait voté
22:47communiste
22:47je crois
22:48Edouard Philippe
22:49absolument
22:50aujourd'hui
22:51cette union des droites
22:52cette union des droites
22:53parce qu'effectivement
22:54l'analyse que vous faites
22:55c'est que c'est la droite
22:56la plus bête du monde
22:58certains le font
22:59et il y a également
22:59ce concept
23:00de défaite volontaire
23:02défaite volontaire
23:03qui arrive
23:03c'est à dire que
23:04cette union des droites
23:05elle est impossible à jamais ?
23:07moi je pense
23:07qu'elle sera possible
23:08mais qu'elle sera possible
23:08grâce aux électeurs
23:09donc moi ce que je dis
23:10aujourd'hui
23:10aux électeurs parisiens
23:12qui je suis sûr
23:13valident mon choix
23:14et qui j'en suis sûr
23:15reconnaissent le sacrifice
23:16que c'est
23:17à l'heure où je vous parle
23:18avec le score que j'ai fait
23:19j'aurais pu avoir
23:19plus de 12 élus
23:20au conseil de Paris
23:21je parle d'élus
23:23et de personnes
23:24qui étaient sur ma liste
23:25qui ont plus travaillé
23:26que tous les autres
23:27qui ont été meilleures
23:28que tous les autres
23:28et je le dis en toute modestie
23:29parce que je parle
23:30de mon équipe
23:30je pense pouvoir dire
23:31qu'on a fait
23:32la plus belle campagne
23:33de ces élections municipales
23:34même nos adversaires
23:36nous le reconnaissent
23:37on a fait le meilleur programme
23:38le plus chiffré
23:39le plus budgeté
23:39donc imaginez le sacrifice
23:40que c'est
23:41pour ces gens
23:42qui ont tellement travaillé
23:43et je les remercie
23:44je les remercierai d'ailleurs
23:44jamais assez
23:45qui ont fait des sacrifices
23:46personnels
23:47des sacrifices familiaux
23:48tous ces gens
23:49qui ont milité
23:49et je suis sûre
23:50que vous en avez croisé
23:51plein avec leurs écharpes jaunes
23:52ces gens tellement joyeux
23:53tellement bienveillants
23:54qui se sont battus
23:55pour une vie heureuse
23:56aujourd'hui ces gens-là
23:57doivent se sacrifier
23:57parce que
23:59vous avez une droite
24:00qui refuse une alliance
24:01et parce que
24:02nous on a le sens du devoir
24:04on sait qu'on se bat
24:05pour plus grand que nous
24:06et j'essaye
24:07comme je vous l'ai dit
24:08tout à l'heure
24:09de ne jamais mettre
24:10mon égo
24:10avant tout ça
24:11de ne jamais perdre de vue
24:13le sens de l'engagement
24:14pourquoi est-ce que
24:14je fais tout ça
24:15pourquoi est-ce qu'on passe
24:16tellement de temps
24:16pourquoi est-ce que
24:17mes militants
24:18passent tellement de temps
24:19à tweeter
24:20à être sur les marchés
24:21à se battre pour leurs idées
24:23à la fin des fins
24:24qu'on se souvienne
24:24du sens de notre engagement
24:25quand je vois des gens
24:26qui ont juré
24:27qu'ils ne s'alliraient jamais
24:28et qu'on a vu
24:29ces 48 dernières heures
24:30aller négocier des postes
24:31des places
24:32des prébandes
24:33bon
24:33bah non on n'a pas fait ça
24:34on a le sens du devoir
24:35vous avez parlé des LR
24:36et c'est intéressant
24:37parce que Bruno Retailleu
24:38a dit je salue
24:39le retrait de Sarah Knafo
24:40c'est une décision sage
24:40et responsable
24:41qui rend possible
24:42l'alternance
24:42que les parisiens attendent
24:43désormais dimanche
24:45pour une voix
24:45de doigts manqués
24:46à Rachida Dati
24:46bon ça c'est à Paris
24:48mais à Marseille
24:49c'est ce que j'allais vous dire
24:49il n'a pas demandé
24:50à madame Vassal
24:51de se retirer
24:51c'est ce que j'allais vous dire
24:52aujourd'hui on a donc
24:53madame Vassal
24:54qui se maintient
24:54là les LR
24:56auraient pu demander
24:57quelque chose
24:57moi vous savez
24:58personne ne m'a rien demandé
24:58j'ai fait ce choix
25:00par sens du devoir
25:01quand on voit en effet
25:02un maintien
25:03qui peut continuer
25:05de faire passer la gauche
25:06donc les LR préfèrent clairement
25:07monsieur Payan
25:08à monsieur Alizio
25:09voilà
25:10regardez nos deux
25:11c'est aussi simple que ça
25:12d'ailleurs
25:12monsieur Alizio
25:13ex-UMP
25:15qui n'est pas un fasciste
25:17attendez c'est mon collaborateur
25:18c'est le moins qu'on peut dire
25:19regardez nos deux métropoles
25:21c'est intéressant
25:22parce que monsieur Retailleau
25:23il salue votre retrait
25:26mais il ne veut pas
25:26suivre madame Vassal
25:27qui a fait une mauvaise
25:28campagne
25:29qui a eu un slogan
25:30travail famille Patrick
25:31qui n'était pas très heureux
25:32qui a un pouvoir
25:33de nuisance fort
25:34et qui va peut-être
25:35faire gagner
25:36Benoît Payan
25:37en maintenant sa candidature
25:38exactement
25:38et tout ça pour quoi ?
25:39tout ça pour quelques postes
25:40au conseil à Marseille
25:41aujourd'hui
25:42quand on regarde
25:43nos deux métropoles
25:44Paris et Marseille
25:45regardez ce déclin
25:46Paris c'est la capitale
25:47de mon pays
25:48je ne peux pas me dire
25:49que
25:50à cause de ce refus
25:52je vais me maintenir
25:53coûte que coûte
25:54à tout prix
25:54et permettre à cette gauche
25:56de repasser
25:56donc moi je ne vais pas vous dire
25:58que la liste de madame Dati
25:59c'est mon idéal
26:00je ne peux pas vous dire ça
26:01je vous mentirai
26:02mais je sais choisir
26:03le moindre mal
26:03je suis pragmatique
26:04et donc ce soir
26:05j'appelle mes électeurs
26:06alors il y en a 84 000
26:08à faire barrage à cette gauche
26:08il y en a 84 000
26:09qui ont voté pour vous
26:1184 000
26:12évidemment vous leur dites
26:13faites barrage à la gauche
26:14donc votez Dati
26:15ils ne vont pas voter Chiquiru
26:16voilà
26:16votez Dati
26:17à votre avis
26:18sur ces 84 000
26:20combien de voix
26:21vont aller à Rachida Dati ?
26:23j'ai envie de dire
26:24maintenant
26:24la balle est dans le camp
26:25de madame Dati
26:25moi j'ai fait mon devoir
26:27maintenant il faut qu'elle fasse le sien
26:28il faut qu'elle leur montre
26:29qu'ils vont être respectés
26:31qu'ils vont être représentés
26:32parce que maintenant
26:33c'est ça qu'ils vont chercher
26:34il y en a qui vont être heurtés
26:35quand même
26:36par ce refus d'alliance
26:39malheureusement
26:40je leur dis
26:41faites barrage
26:41à la gauche
26:42ils veulent en même temps
26:43battre la gauche
26:44s'ils sont sur la position
26:45qu'il faut saluer d'ailleurs
26:46parce que c'est une position
26:49noble
26:49que vous avez
26:50d'abord
26:50ce qui est agréable
26:51c'est que vous avez dit
26:53vous faites plus exactement
26:55ce que vous aviez dit
26:55donc vous avez tenu
26:57votre engagement
26:57vous avez tenu votre promesse
26:59et vous ne demandez rien
27:00donc il y a une forme
27:01de noblesse
27:02dans la politique
27:03telle que vous l'exercez
27:05et on peut imaginer
27:06que les gens soient sensibles
27:07à cela
27:07de la même manière
27:09si vous demandez
27:10à vos électeurs
27:10de vous écouter
27:11évidemment on ne sonde pas
27:12les cœurs et les reins
27:13mais ils peuvent avoir
27:15ce même comportement
27:17que vous
27:17de dire
27:18on veut d'abord
27:19battre Grégoire
27:20absolument
27:21parce qu'on combat un système
27:23derrière monsieur Grégoire
27:24c'est l'alliance
27:24avec des communistes
27:25avec Yann Brossat
27:26des gens qui ont parlé
27:27Madame Simonnet
27:28Madame Simonnet
27:29j'allais le dire
27:29avec des communistes
27:30et des antisémites
27:31vous avez des gens
27:32qui veulent réquisitionner
27:33des logements
27:33aller toujours plus loin
27:34dans la politique
27:35du logement social
27:36aller toujours plus loin
27:37dans toutes les folies
27:38qu'a connues Paris
27:38on a une municipalité
27:40qui laisse la police parisienne
27:41désarmée
27:41avec des policiers parisiens
27:43qui sont parfois moins armés
27:44que les délinquants
27:45qui sont en phase 2
27:45c'est grave ce dont on parle
27:47au-delà des prébandes
27:48des places politiques
27:49des orgueils de chacun
27:50le mien aussi
27:51celui de mes militants aussi
27:52et je ne dis pas du tout
27:53qu'on ne va pas avoir d'orgueil
27:53dans la vie
27:54sur les 84 000 à votre avis
27:55au-delà de ça
27:56ce que je veux leur dire
27:57pour tous ceux
27:58qui peuvent être déçus
27:59et qui aujourd'hui se disent
28:00comme le dit monsieur Pierre Lelouch
28:02peut-être que dimanche
28:03finalement on n'ira pas
28:04ce que je veux leur dire
28:05c'est que un
28:05je comprends leur déception
28:07je la comprends
28:08mais ce soir
28:09ils peuvent voir
28:10qu'on peut me faire confiance
28:12que quand je donne une parole
28:13quand je commence ma campagne
28:14en disant
28:15je ne ferai pas
28:15perdre la droite
28:16je ne permettrai pas
28:17à la gauche de gagner
28:18alors on peut me faire confiance
28:19envers et contre tout
28:20j'ai une parole
28:21et ce soir je le prouve
28:23et je leur dis
28:24à ces électeurs
28:25faites barrage
28:26à cette gauche
28:26faites barrage
28:27à ces communistes
28:28à ces antisémites
28:29on ne joue pas
28:30on ne va pas faire
28:31de vengeance personnelle
28:32pour se venger
28:33parce qu'on nous a refusé
28:35l'union
28:35on en parlera peut-être
28:36après la campagne
28:37en 2027 peut-être
28:38qu'on pourra faire payer
28:39cette droite
28:40et je dis
28:40à ceux qui nous écoutent
28:41aux électeurs qui nous écoutent
28:43la prochaine fois
28:44mettez-moi en tête du scrutin
28:45et vous n'aurez pas ce problème
28:47parce que je saurais tendre
28:48la main aux autres
28:49et je le ferai
28:50et je ne me vengerai jamais
28:51je ne suis pas dans ça
28:51je ne suis pas dans la revanche personnelle
28:52et je tendrai la main aux autres
28:54parce que j'aurai l'humilité
28:55de dire
28:55même si je suis première
28:56je ne pourrai pas gagner seule
28:58on a tous besoin
28:59les uns des autres
28:59on représente
29:00différentes parties
29:01de la droite
29:01et par conséquent
29:02il faut tirer la conclusion
29:03ce soir
29:04de ce refus
29:05et du fait
29:06que j'ai tenu ma parole
29:07la prochaine fois
29:08il faut nous mettre en tête
29:09ça doit être la conclusion
29:10dans la tête
29:10de l'électeur
29:11comment vous expliquez
29:13qu'aujourd'hui encore
29:14vous soyez
29:16perçu
29:17dans l'espace médiatique
29:19mais également
29:19manifestement
29:20par monsieur Edouard Philippe
29:21comme une forme
29:22de diable
29:23le camp que vous représentez
29:25alors que
29:26les programmes
29:27sont
29:28sur la sécurité
29:29sur l'immigration
29:30sur l'économie
29:32il peut y avoir
29:33des passerelles
29:34alors qu'il n'y en a pas
29:35entre
29:35madame Chitirou
29:37monsieur Grégoire
29:38et Edouard Philippe
29:39vous voulez que je m'en dise
29:39mon vrai sentiment
29:41parce que je les menace
29:42parce qu'ils ont compris
29:43qu'ils appartenaient
29:44à l'ancien monde
29:45ils ont compris
29:46que tout ce qu'on représentait
29:47était aujourd'hui
29:48totalement en phase
29:49avec le peuple français
29:50et vous aussi
29:51sur cette chaîne
29:52vous l'avez compris
29:52ils ont compris
29:54que c'était l'ancien monde
29:55qu'ils allaient être balayés
29:55c'est la raison pour laquelle
29:57mesure après mesure
29:58ils essayent de venir
29:59prendre dans le corpus
30:00qu'on a imposé
30:01qu'on a travaillé
30:02qu'on a conçu
30:03ils essayent petit à petit
30:04mais avec une décision
30:05comme celle
30:06de ces 24 dernières heures
30:07monsieur Edouard Philippe
30:08il s'est discrédité
30:10il aura beau nous dire
30:11qu'il veut abroger
30:12les accords avec l'Algérie
30:13il aura beau nous faire croire
30:15que c'est un homme de droite
30:16pour moi c'est terminé
30:17et pour les gens
30:18qui nous écoutent ce soir
30:19je suis sûre aussi
30:19qu'il est rayé
30:20et ils le savent
30:21on les menace
30:23la nouvelle classe politique
30:24qui arrive
30:24ils ont compris
30:25ils sont l'ancien monde
30:26Gergelouge
30:27Gergelouge
30:28qui est pourtant de l'ancien monde
30:28lui aussi
30:31avec quand même
30:32dans l'ancien monde
30:33des connaissances assez proches
30:34de monsieur Edouard Philippe
30:35et de monsieur Bournazel
30:37qui était mon voisin
30:38de circonscription
30:38ces gens là
30:39sont tous
30:40tout sauf centristes
30:41c'était des UMP
30:43ils sont à droite
30:44d'où ma question
30:45ils sont repeints
30:45à couleur
30:46de quoi ont-ils peur
30:48alors vous parliez
30:50bien sûr
30:51que nous avons un rôle
30:52qui n'a rien à voir
30:53avec le vôtre
30:53bien sûr
30:54la chaîne ici
30:55là où elle a réussi
30:56ces dernières années
30:58c'est effectivement
30:58une forme de vérité
31:00parler de sujet
31:01dont on ne parlait pas
31:02forcément
31:03dans l'espace médiatique
31:04mais à votre différence
31:05vous êtes une militante
31:07engagée
31:08et une combattante politique
31:10mais ce que dit
31:11Pierre Lelouch
31:12m'intéresse
31:13parce qu'au fond
31:13je sais qu'il a raison
31:14c'est à dire
31:15que l'espace médiatique
31:17fait peur
31:19comment dire
31:19parler avec Sarah Knafow
31:21être allié
31:22avec Sarah Knafow
31:24c'est dans l'espace médiatique
31:26se priver
31:27de la voix
31:27de France Inter
31:28se priver
31:29de la voix
31:29de quotidien
31:30se priver
31:31de la voix
31:31de libération
31:32et de l'espace
31:34médiatique
31:34dominant
31:35là où vous avez raison
31:37c'est que c'est un grand théâtre
31:38vous pensez qu'il y en a un seul
31:39qui croit que je suis d'extrême droite
31:41entre nous
31:43personne ne pense
31:44une seule seconde
31:45que je suis d'extrême droite
31:46et c'est ce qu'ils vous disent
31:47peut-être parfois
31:47en conversation privée
31:49évidemment
31:49parce que moi je vois des artistes
31:50qui me disent ça
31:51qui viennent me dire
31:52je ne peux pas le dire
31:52mais heureusement que vous êtes là
31:53donc je me dis que
31:55voilà
31:56c'est un immense théâtre
31:57je ne cite pas
31:59terminez Sarah
31:59il n'y a pas un seul
32:00un seul de mes propos
32:02qu'on peut qualifier
32:03d'extrême droite
32:04même Libération n'a pas réussi
32:06pendant cette campagne
32:06c'est dire
32:07donc ils en sont à dire
32:08elle sourit
32:09et elle s'habille en jaune
32:10pour cacher qu'elle est d'extrême droite
32:11je remarque d'ailleurs
32:11que ce soir vous êtes en noir
32:12si vous me permettez
32:13si je peux me permettre
32:14l'heure est grave
32:15l'heure est grave ce soir
32:16là il s'agit vraiment
32:17de chasser
32:18vous dites l'heure est grave
32:19mais c'est quand même
32:20ce que vous faites
32:21c'est un marqueur
32:22dans une carrière politique
32:23vous êtes jeune
32:24et l'avenir
32:26il vous appartient
32:27d'une certaine manière
32:29c'est un marqueur
32:30qui restera
32:31et évidemment
32:32cet avenir
32:33c'est
32:34des municipales
32:35pourquoi pas à Paris
32:36dans six ans
32:36mais d'autres échéances
32:38et une présidentielle
32:39qui arrive
32:39et forcément
32:40vous aurez un rôle
32:42dans cette présidentielle
32:43en tout cas
32:44ce que je veux promettre
32:45aux électeurs
32:46qui m'ont soutenu
32:47aux 85 000
32:48à tous les français
32:48qui ont suivi cette campagne
32:50c'est que dans ma vie
32:50je ferai gagner la droite
32:51plusieurs fois
32:52ce soir
32:53j'appelle
32:54à battre la gauche
32:55mais je leur promets
32:56que s'ils me font confiance
32:57s'ils me mettent en tête
32:58lors des prochains scrutins
32:59je ferai gagner la droite
32:59plusieurs fois
33:00parce que je n'aurai
33:01aucun sectarisme
33:02contrairement à la droite
33:03dont on a beaucoup
33:03mais vous n'avez pas répondu
33:04à l'avenir de la présidentielle
33:06est-ce que demain
33:07la boule de cristal
33:08j'ai promis
33:09que je ferai gagner la droite
33:10en tout cas
33:11pour moi
33:11là où vous avez raison Pascal
33:13parce qu'il y a aussi
33:14le vote
33:14pardonnez-moi de vous interrompre
33:15il y a aussi le vote utile
33:17qui est un lami noir
33:18et qu'on retrouvera
33:19à la présidentielle
33:20c'est-à-dire qu'à la présidentielle
33:22reconquête
33:23reconquête
33:24aura un candidat
33:25le rassemblement national
33:26aura un candidat
33:28la droite
33:29dite républicaine
33:31traditionnelle
33:31vous l'appelez
33:31comme vous voulez
33:32aura un candidat
33:33et il n'y aura toujours
33:34pas d'union de droite
33:35et l'électeur de droite
33:37au premier tour
33:38il sait que son vote
33:39sera décisif
33:40pour le deuxième
33:41pour arriver au deuxième
33:42on viendra
33:43à d'autres échéances
33:44mais j'invite
33:45dès ce soir
33:45et je prends à témoin
33:46cette soirée
33:47j'invite les électeurs
33:48à choisir
33:48dès le premier tour
33:49la personne qui dit
33:50je favoriserai
33:51l'union des droites
33:51c'est ainsi qu'on pourra gagner
33:53et seulement ainsi
33:54et je continue
33:55ce que je disais tout à l'heure
33:55je suis au tout début
33:56de ma vie politique
33:57cette élection
33:58ces six dernières semaines
33:59c'était la première campagne
34:01que j'ai menée
34:02sur mon nom
34:02et je vais vous dire
34:03je suis extrêmement fière
34:04extrêmement fière
34:05je suis passée
34:06de 4%
34:07à 10,5%
34:08je pense qu'on a fait
34:09une campagne magnifique
34:10et encore une fois
34:11je le dis sans prétention
34:11parce que c'est aussi
34:12à mes équipes
34:13que je le dois
34:13qui ont été extraordinaires
34:14qui ont tout donné
34:15je suis extrêmement fière
34:16aujourd'hui
34:17de savoir que ces 85 000 voix
34:19sont peut-être les voix
34:20qui vont permettre
34:21de battre la gauche
34:22que sans elles
34:23on était certain
34:23que la droite perdait
34:25et c'est une grande fierté
34:26pour ma première élection
34:27à 32 ans
34:28et en six semaines
34:29de pouvoir peut-être
34:30participer demain
34:31à cette victoire
34:32Sarah vous motorise
34:33à vous dire
34:33que vous êtes peut-être
34:35effectivement
34:36au début
34:36de votre vie politique
34:37mais la France
34:38elle n'a pas tellement
34:38de temps devant elle
34:40je suis entièrement d'accord
34:41et pourquoi je me bats
34:41monsieur
34:43Paul Nadel
34:43pourquoi je me bats
34:44pourquoi je donne tout
34:45à ce point
34:45il y a un sens de l'urgence
34:47même les vieux
34:48même les vieux se battent
34:49une petite bâle
34:51une petite bâle
34:52supplémentaire éventuellement
34:53vous nous dites ce soir
34:55que c'est Edouard Philippe
34:56qui a fait obstacle
34:58à votre alliance
34:58avec Rachet Adati
34:59est-ce que vous avez senti
35:01vous avez eu Rachet Adati
35:02au téléphone
35:02vous lui avez parlé
35:03est-ce que vous l'avez senti
35:04elle un peu ouverte
35:05à cette alliance
35:05est-ce que sans ce veto
35:07d'Edouard Philippe
35:07vous avez le sentiment
35:08qu'il aurait pu y avoir
35:10un rapprochement avec elle
35:11Dieu se le sait
35:12je ne pourrais jamais le savoir
35:13vous n'avez rien senti ?
35:14non moi la seule chose
35:15que j'attends maintenant
35:16c'est que mes électeurs
35:17soient respectés
35:18il faudra un geste envers eux
35:19pour qu'ils se déplacent tous
35:20dimanche
35:21il faudra qu'on entende
35:22ce qu'ils ont dit
35:23dans les urnes dimanche dernier
35:24j'ai mené ma campagne
35:25avec une ligne politique
35:26très claire
35:28dépensez moins
35:28pour pouvoir taxer moins
35:29pour que les parisiens
35:30gagnent plus
35:31j'ai mené la campagne
35:32sur des sujets régaliens
35:33sur plus de sécurité
35:35sur la mise
35:36au service des citoyens
35:37de la technologie
35:38sur le retour de la beauté
35:40j'ai été bien seule
35:41à parler de ces sujets
35:41la beauté dans nos villes
35:43de dire à quel point
35:43est-ce que la beauté
35:45le patrimoine
35:46l'architecture
35:46avait un impact
35:47sur le bonheur
35:48sur nos propres vies
35:49et sur notre quotidien
35:50tous ces sujets
35:51j'entends qu'ils soient
35:52représentés demain
35:53et mes électeurs
35:54je pense qu'ils ont besoin
35:54de ça
35:55alors s'il y avait alliance
35:56évidemment le risque
35:57pour Rachida Dati
35:59c'était de perdre
36:00une partie de l'électorat
36:02le plus modéré
36:03qu'incarne peut-être
36:04ou qu'incarnait
36:04M. Philippe
36:05et c'est ce calcul
36:06qui était fait
36:07mais ce qu'on ne sait pas
36:09c'est est-ce que
36:10Rachida Dati
36:11gagnait mieux
36:12avec une alliance
36:13avec vous
36:14et avec Bournazel
36:15ou est-ce qu'elle
36:16gagne mieux
36:17dans cette alliance
36:18telle qu'elle est
36:18aujourd'hui sans vous ?
36:19je ne veux pas parler
36:20à l'imparfait
36:20parce qu'aujourd'hui
36:21j'espère sincèrement
36:22que la gauche
36:23sera battue
36:24dimanche
36:25donc je ne parle pas
36:25à l'imparfait
36:26en disant
36:26elle aurait mieux
36:27elle aurait mieux
36:27on verra dimanche
36:28et j'espère
36:29qu'elle l'emportera
36:30pour permettre
36:31de battre la gauche
36:31ensuite
36:32l'analyse que j'en fais
36:33sur est-ce que
36:34j'apportais plus
36:35etc.
36:36je suis sûre que oui
36:37on parle d'un électorat
36:38modéré
36:38cet électorat modéré
36:39a voté pour moi
36:40et c'est d'ailleurs
36:41une grande fierté
36:42de voir que parmi mon électorat
36:43il y a une diversité sociologique
36:45très importante
36:45que mon discours
36:46a parlé aux plus modestes
36:47des parisiens
36:48tout en parlant aussi
36:50au beau quartier de Paris
36:51si on peut dire
36:52et ça c'est une grande fierté
36:53c'est indéniable
36:55absolument
36:57et qui donc
36:58ne sont pas sensibles
36:59vous avez tenté
37:00d'appeler Édouard Philippe ?
37:01pas du tout
37:04pourquoi ?
37:05pourquoi ?
37:06c'est parce que
37:06c'était très clair
37:07vous avez entendu
37:08les déclarations
37:08de monsieur Bournazel
37:09vous les avez entendus
37:10c'était un veto
37:11extrêmement clair
37:12non mais vous auriez pu
37:13voulu
37:15le convaincre
37:17moi je ne suis pas
37:18en train de quémander
37:19moi je dis
37:20je veux qu'on batte la gauche
37:21je ne vais pas aller quémander
37:22quoi que ce soit
37:22c'est certes
37:24une très grande force
37:24de conviction
37:25mais je pense que
37:26le siège de monsieur Philippe
37:27était fait
37:29et puis tout le monde
37:30n'est pas obligé
37:31de passer la sébille
37:32comme on parlait tout à l'heure
37:33à la gauche
37:34de prendre une gifle
37:35et passer la sébille
37:36c'est pas obligé
37:38l'idée
37:39pour quelqu'un de droite
37:40souvent
37:41c'est de vouloir
37:42réunir et convaincre
37:43les gens de droite
37:44qu'une union de droite
37:46sera plus efficace
37:47c'est l'évident
37:48mais entre nous Pascal
37:50c'était évident
37:50que l'union était plus efficace
37:52de quoi ils ont eu peur
37:53pas de perdre des électeurs
37:54ils ont eu peur de libération
37:56ils ont eu peur de la presse
37:57vous le savez comme moi
37:58c'est ça qui leur a fait peur
37:59c'est pas de perdre des électeurs
38:01c'est que face
38:02au théâtre médiatique
38:05antifasciste
38:05comme d'habitude
38:06comme on nous le joue
38:07depuis que je suis né
38:08avant ma naissance
38:08ils ont eu peur de ça
38:10je pense que c'est un mauvais calcul
38:11je pense que la presse
38:12je pense que la presse
38:14n'apprime plus
38:14bien sûr
38:15la preuve comme le dit
38:16les électeurs décident
38:17à la place des
38:18les électeurs modérés
38:20c'est plus complexe que ça
38:21dans certains milieux
38:22c'est à dire qu'un artiste
38:24qui dit je vote pour
38:25Sarah Knafow
38:27ça va être compliqué pour lui
38:29de trouver du travail
38:31dans le cinéma français
38:33alors ça
38:33le fait que certains milieux
38:34soient gauchisés
38:35c'est une évidence
38:36mais est-ce que les électeurs
38:37ils sont sensibles
38:38de moins en moins
38:38et ça n'est pas pour rien
38:40que les journalistes
38:42font partie de la classe
38:43la plus détestée en France
38:44il y avait des intentions de vote
38:46pour le second tour
38:47alors c'est une triangulaire
38:48qui avait été faite
38:49avant le premier tour
38:49donc je ne sais pas
38:50ce qu'elle vaut ce sondage
38:51on l'avait proposé à l'époque
38:53je le répète
38:54c'est une intention de vote
38:55pour le second tour
38:55qui avait calculé une triangulaire
38:57mais avant les résultats
38:58de dimanche
38:58et Rachida Dattil
38:59l'emportait avec 45%
39:01Emmanuel Grégoire
39:02était à 40%
39:03et Sophia Shikiru
39:05était à 15%
39:07je vous livre ça
39:08c'est le seul sondage
39:09que nous ayons fait
39:11sur une triangulaire possible
39:13Yoradou Zahir
39:15on est d'accord
39:15qu'il faut prendre ça
39:16avec des pincettes
39:16oui avec énormément de pincettes
39:18parce que ce sondage
39:19a été fait à partir
39:21de sondages précisément
39:22qui ne correspondent pas
39:23aux résultats du premier tour
39:24la preuve c'est que
39:24Sophia Shikiru
39:25est donnée à 15%
39:26au second tour
39:27elle a fait 11% au premier
39:28donc énormément de pincettes
39:30ils sont peu quand même
39:31ceux qui arrivent
39:34dans l'espace politique
39:36comme ça
39:36et à imposer
39:37en si peu de temps
39:40leur personnalité
39:42leur parcours
39:43leurs idées
39:43et vous en faites partie
39:45à droite comme à gauche
39:47ils sont très rares
39:48et j'ai le sentiment
39:49qu'auprès
39:51beaucoup de gens
39:52vous avez marqué des points
39:53et même des observateurs
39:55parfois
39:55qui vous reconnaissent
39:57beaucoup d'intelligence
39:58qui ne partagent pas forcément
40:00vos idées
40:00mais qui disent
40:01il y a quelque chose
40:02chez madame Knafot
40:04vous avez reposé ce soir
40:05le principe du désistement
40:07républicain
40:07à droite
40:09c'est ça
40:10ce que vous venez de faire
40:11qui jusqu'à présent
40:12n'existait pas
40:13il existait à gauche
40:14mais il n'existait pas à droite
40:15et vous venez de le faire
40:18donc forcément
40:18vous avez reçu sans doute
40:20beaucoup de témoignages
40:21et on les a lus
40:22et c'est assez rare
40:24effectivement
40:24une percée de ce type
40:2610%
40:27dans la première ville
40:28de France
40:31lorsque reconquête
40:32je crois
40:32fait 1, 2 ou 3%
40:35manifestement
40:36il y a une équation personnelle
40:37qui a été décisive
40:39vous faites au-delà
40:40d'ailleurs du score
40:41de la présidentielle
40:41puisqu'Éric Zemmour
40:42avait fait 7
40:43déjà 8
40:43je crois 7 ou 8
40:44donc vous faites au-dessus
40:46c'est vrai que vous êtes
40:47dans certains milieux détestés
40:48mais je n'ai pas vu
40:49que vous soyez moqué
40:51nulle part
40:52le choix détesté
40:53par l'humanité
40:53et libération
40:54c'est une légion d'honneur
40:55ça n'empêche pas de dormir
40:56ils peuvent continuer
40:57vous êtes à la fois
40:58détesté
40:58Jean-Luc Mélenchon
40:59dans son meeting
40:59qui m'a ciblé
41:00comme son adversaire
41:01numéro 1
41:01vous avez vu ça
41:02qui disait
41:02elle c'est la plus dangereuse
41:04en disant que
41:05je ressemblais à Trump
41:06alors bon
41:06c'est un merveilleux compliment
41:08de la part de Jean-Luc Mélenchon
41:09de la part de Jean-Luc Mélenchon
41:09une personnalité
41:10la plus détestée de France
41:10merci
41:11c'est un type intelligent
41:13donc il reconnaît
41:14l'intelligence de l'adversaire
41:16ça ne m'étonne pas
41:16qu'il ait dit ça
41:17moi je ne veux pas
41:18surestimer l'intelligence
41:19de M. Mélenchon
41:20non moi je la connais
41:23Sarah Knafo je veux vous remercier
41:24vous savez que
41:25nous avons toujours
41:26nous sommes liés
41:27au temps de parole
41:28et que nous sommes sans doute
41:30même allés au-delà
41:31de ce temps de parole
41:33il n'y a pas de prise de parole
41:35en public avec Mme Dati
41:36avant dimanche
41:37il n'y a pas
41:38de non plus
41:38de manifestation
41:39que vous allez faire
41:41avec vos militants
41:42d'une manière ou d'une autre
41:44je vais retrouver mes militants
41:45juste après cette émission
41:46tous ceux qui sont
41:47tous ceux qui sont à Paris
41:49et pour tous ceux qui sont
41:51en dehors des frontières
41:52du périphérique
41:52je veux encore
41:53les remercier infiniment
41:54mais il n'y a pas
41:55d'action particulière
41:57de votre mouvement
41:59d'organiser
42:00alors là pour la semaine
42:01qui nous reste
42:02je vais me battre
42:03contre la gauche
42:04ça je vais être là
42:05au second tour
42:05donc sur le terrain
42:06on va vous voir tracter
42:07comme vous voyez
42:08dans les rues de Paris
42:08on va me voir à la télévision
42:10et on va voir mes équipes
42:11quand je dis que l'objectif
42:13c'est de battre la gauche
42:14c'est un objectif sincère
42:15là ça va être mon objectif
42:17pour les jours qui nous restent
42:18on va vite s'approcher
42:19du second tour
42:20et l'objectif doit absolument être
42:22je le redis
42:23de chasser ces socialistes
42:25de l'hôtel de ville
42:26on a commencé notre émission
42:27par ce qu'avait dit
42:29Jean-Luc Mélenchon
42:31du parti socialiste
42:32et combien ils étaient
42:33finalement assez faciles
42:35à acheter
42:35et dans le même ordre d'idées
42:37il y a ce tweet
42:39de Paul Vanier
42:39que vous avez sans doute vu
42:41Paul Vanier
42:42qui est un député
42:43de la France Insoumise
42:44vous savez que
42:46Johanna Roland
42:46a signé un accord
42:48avec la France Insoumise
42:51qui lui permettra
42:52peut-être de gagner
42:52autrement
42:53elle était battue
42:53elle était battue à Nantes
42:55bon
42:55elle l'a compris
42:56donc elle a signé
42:57l'accord de la honte
42:59mais Paul Vanier
43:00s'est moqué d'elle
43:01c'est ça qui est absolument
43:02extraordinaire
43:03il l'a humilié
43:04comme Mélenchon
43:05humilie les socialistes
43:06il a dit
43:07numéro 2 du PS
43:08elle a depuis signé
43:10l'accord proposé
43:11par notre tête de liste
43:13insoumise à Nantes
43:14William Hercan
43:15ou Hercan
43:16ne croyez jamais
43:17un socialiste
43:18non mais c'est sidérant
43:20c'est à dire
43:21ce petit théâtre
43:23c'est à dire
43:23qu'elle est humiliée
43:25mais sans la France Insoumise
43:28elle perd sa mairie
43:29si elle perd sa mairie
43:30c'est tout perdre
43:32il faut bien comprendre
43:33que pour Mme Roland
43:34et les autres
43:34c'est tout perdre
43:35c'est perdre sa place
43:37c'est aller frapper
43:39sur le marché de l'emploi
43:40et ce ne plus rien à voir
43:42donc évidemment
43:43t'es prête à tout
43:44même à te faire humilier
43:46vous comprenez
43:47pourquoi tout le monde
43:48les déteste
43:49tout le monde non
43:50puisqu'il y a 36%
43:52je crois ou 37%
43:53des gens qui ont voté
43:54pour Mme
43:55pourquoi les français
43:56détestent les politiciens
43:57tout le monde pense
43:58à son petit intérêt
43:59et rarement
44:00oui mais ça marche
44:01regardez ça marche
44:03Mme Roland
44:03elle pourra être réélue
44:04il y a des électeurs
44:05quand même
44:06il y a des électeurs
44:08je vous remercie
44:09beaucoup
44:09Sarah Knafos
44:10qui nous permet
44:11de voir la situation
44:12de Nantes
44:13et on va écouter
44:14dans une seconde
44:15d'ailleurs
44:15Mme Roland
44:16qui a parlé
44:17puis on écoutera
44:19Foulk Chambard-Deleau
44:20qui est son adversaire direct
44:24on peut revoir
44:25d'ailleurs
44:25la situation de Nantes
44:26avant d'écouter
44:28et Mme Roland
44:29et Foulk Chambard-Deleau
44:31donc vous voyez
44:32c'était vraiment
44:34très
44:35comment dire
44:36au coude à coude
44:38et puis
44:38le divers centre
44:39on pouvait imaginer
44:41qu'il y avait
44:41un réservoir de voix
44:42pour M. Chambard-Deleau
44:44il y avait également
44:45un candidat
44:46du Front National
44:48donc
44:49c'était
44:49au coude à coude
44:50pour le moins
44:51bon
44:51après est-ce que
44:52les électeurs
44:53de Nantes
44:55modérés
44:55qui ont voté
44:56pour Mme Roland
44:57le problème
44:57c'est que Mme Roland
44:58est déjà très à gauche
44:59elle avait déjà
45:00dans sa liste
45:01des France Insoumise
45:02etc
45:02c'est une ville
45:03très à gauche
45:03donc ça ne va pas
45:05être facile
45:05pour M. Foulk Chambard-Deleau
45:07écoutez
45:08Johanna Roland
45:09comment elle a justifié
45:11cette alliance
45:12de la honte
45:13dont même
45:14M. Vannier
45:15un des dirigeants
45:16importants
45:16de la France Insoumise
45:18se moque
45:19nous avons donc
45:20en responsabilité
45:21proposé
45:22cette fusion démocratique
45:23ce qu'on appelle
45:24cet accord technique
45:25pour être très clair
45:26ça veut dire
45:26que les élus
45:27de la France Insoumise
45:28siègeront demain
45:29dans l'opposition
45:30j'ai dit les choses
45:32de manière extrêmement claire
45:33depuis le début
45:34de la campagne
45:34sur la liste
45:36de premier tour
45:36il n'y avait pas
45:38la France Insoumise
45:38nous ne le souhaitions pas
45:39et ils ne le souhaitaient pas
45:41pour le reste
45:42j'ai dit
45:43depuis le début
45:44rendez-vous
45:45au soir du premier tour
45:46pourquoi
45:46il y a une expression
45:47démocratique
45:48les Nantaises
45:49et les Nantaises
45:50se sont exprimés
45:51mon choix
45:51en raison
45:52et en responsabilité
45:54je le redis
45:55c'est d'appeler
45:56aujourd'hui
45:57à la mobilisation générale
45:59parce que oui
46:00moi je veux qu'on continue
46:01à être dans une ville
46:03apaisée
46:03et je veux le dire
46:04à celles et ceux
46:05qui peuvent du coup
46:07avoir un doute
46:08pour dimanche
46:09j'en ai une parfaite conscience
46:11mais je le dis
46:12la priorité
46:13la priorité des priorités
46:15c'est que à Nantes
46:16la droite
46:17et l'extrême droite
46:18ne peuvent pas
46:20se retrouver
46:21à diriger
46:22une ville
46:24sans que
46:24les conséquences
46:25pour les Nantaises
46:26et les Nantais
46:27ne soient très lourdes
46:28je précise que
46:29Chambard de l'eau
46:30est détenu par
46:31Gabriel Attal
46:32il n'y a pas
46:32d'extrême droite
46:33ou en tout cas
46:34perçu comme tel
46:36même les observateurs
46:38ne disent pas
46:38que Chambard de l'eau
46:39est un homme
46:39d'extrême droite
46:40mais c'est le seul argument
46:40qu'il leur reste
46:41pour mobiliser leur électorat
46:42Rachdadati
46:43elle est fasciste
46:44Ciotti est fasciste
46:46voire nazi
46:47l'adversaire
46:48de Mme Roland
46:49à Nantes
46:49un centriste
46:50c'est un nazi
46:50c'est le seul argument
46:51qu'il leur reste
46:52pour mobiliser leur électorat
46:54et ne pas perdre
46:55leur poste
46:55mais en fait
46:56Mme Roland
46:56c'est l'inverse
46:57de Sarah Knafo
46:57c'est-à-dire que
46:58Sarah Knafo
46:58elle pense à Paris
47:00avant de penser à elle
47:01Johanna Roland
47:02et les socialistes
47:03ils pensent d'abord à eux
47:04avant de penser à la France
47:05ou à leur ville
47:06voilà
47:06écoutez
47:07on ne va pas être désagréable
47:09vous avez entendu
47:09Sarah Knafo parler
47:10pendant 20 minutes
47:11vous venez d'entendre
47:12pendant 2 minutes
47:14Johanna Roland
47:14mais pas la même
47:15j'aimerais aussi
47:16avoir
47:16on ne va pas dire
47:17c'est flagrante
47:17on ne va pas rien dire
47:19davantage
47:19on ne va pas être
47:20dans cette ville
47:24dans la ville de Nantes
47:25comme dans d'autres
47:25vous n'avez pas reconnu
47:26la place royale derrière
47:27parce que c'est la place royale
47:29d'où parlait
47:29Mme Roland
47:31et évidemment
47:32il fallait avoir
47:32un oeil nantais
47:33pour le voir
47:34bravo
47:35non moi ce qui m'intéresse
47:36c'est
47:37dans ces cas-là
47:39j'aimerais entendre aussi
47:40le candidat
47:41des candidats
47:42des rassemblements nationales
47:44parce que
47:45à Nantes
47:45il ne fait pas grand chose
47:46il a fait 4 points
47:46oui mais pardonnez-moi
47:47il n'y a pas que à Nantes
47:49il y a d'autres villes
47:50il y a Lyon
47:51j'aimerais savoir
47:52justement ce qu'ils vont faire
47:54parce que c'est intéressant
47:55il votera dati
47:56voilà
47:57Foulk Chambard de l'eau
47:58et c'est Vincent Herouet
47:59qui le rappelait ce matin
48:00c'est une famille
48:00de résistants historiques
48:01sa grand-tante
48:02est décédée
48:04à Ravenbrück
48:05donc franchement
48:05et son père
48:07ou son grand-père
48:07était à diriger
48:08la poche de Saint-Nazaire
48:09donc
48:10comme
48:11comme fasciste
48:12il a patronyme suspecte
48:15quand même
48:15attention
48:17écoutez
48:17Foulk Chambard de l'eau
48:19qui a pris la parole
48:20ce matin
48:21face
48:22au choc
48:23à la déflagration
48:25qu'est l'annonce
48:26de l'alliance
48:27de la honte
48:28de madame
48:29Roland
48:31avec
48:31la France Insoumise
48:32nous
48:33responsables
48:34politiques
48:35nantais
48:36et candidats
48:37de l'union républicaine
48:38de la droite
48:38et du centre
48:39prenons acte
48:41de la gravité
48:42de cette décision
48:43aujourd'hui
48:44la France Insoumise
48:45c'est un parti politique
48:47qui est ouvertement
48:49antisémite
48:50après
48:51les jeux de mots
48:52que madame
48:53Roland
48:54consigne
48:54les jeux de mots
48:55de Jean-Luc Mélenchon
48:57sur des noms
48:57à consonance juive
48:59qui ont été
49:00publiquement moqués
49:01et ça
49:02elle ne l'a jamais condamné
49:03c'est une faute grave
49:04et maintenant
49:05elle s'est alliée avec eux
49:06madame Roland
49:08avait la possibilité
49:09de s'allier
49:10avec le centre-gauche
49:11elle a décidé
49:12de ne pas le faire
49:13à l'inverse
49:14des maires
49:14et des candidats
49:15de Paris
49:15de Marseille
49:16de Rennes
49:17de Montpellier
49:18de Strasbourg
49:19de Metz
49:20de Lille
49:20de Bordeaux
49:21que je tiens à saluer
49:21des candidats PS
49:23qui ont décidé
49:24de ne pas franchir
49:25cette ligne rouge
49:26elle, elle a franchi
49:26la ligne rouge
49:27la ligne de la honte
49:28la ligne du déshonneur
49:30bon il est 21h
49:31mais elle l'a franchi
49:32parce qu'autrement
49:33elle perdait
49:33elle perdait
49:35et elle va quand même
49:36peut-être perdre
49:37on verra
49:38évidemment dimanche
49:39mais ça dépendra
49:40des électeurs
49:41qui
49:42je pense que c'est une erreur
49:43politique
49:44ça va être compliqué
49:45quand même
49:45c'est une erreur politique
49:46de la part de monsieur
49:47de uniquement
49:48de capitaliser
49:50sur les jeunes mots
49:51antisémites
49:52de monsieur Mélenchon
49:53depuis deux ans
49:53l'ensemble
49:54de la France insoumise
49:57est antisémite
49:58les portes
49:59je suis d'accord
50:00mais il a fait une campagne
50:02très
50:03comment dire
50:03très
50:04bien plus qu'honorable
50:05puisqu'il a réussi
50:07pour la première fois
50:07la vérité c'est que c'est
50:08un échec terrible
50:09pour madame Roland
50:10elle devrait être à 55%
50:11ou 60%
50:12les maires
50:13y repassent
50:14très facilement
50:15lorsque t'as fait
50:17du bon boulot
50:17c'est le cas par exemple
50:18de David Lissnard
50:19qui passe avec 84%
50:20Jean-Marc Ayrault
50:21passait au premier tour
50:23au premier tour
50:24bon elle
50:25elle est
50:26en très grande difficulté
50:28dans son camp
50:29dans la ville
50:29avec tout le monde
50:30sur le plan personnel
50:32comme sur le plan professionnel
50:33c'est à dire
50:34et de ce qu'elle a fait
50:35et de ce qu'elle est
50:35bon
50:36il n'empêche
50:37qu'elle se bat
50:38jusqu'au bout
50:39pour pouvoir
50:40arracher cette mairie
50:41et on verra
50:42ce que les Nantais
50:42décideront
50:44dimanche
50:44on est en retard
50:45il est 21h02
50:46Audrey Berthaud
50:50vous l'évoquez
50:51depuis tout à l'heure
50:51c'est l'heure
50:52des ultimes négociations
50:53et désistements
50:54avant le second tour
50:55des élections municipales
50:57l'insoumis
50:57Sébastien Delogus
50:59s'est retiré
51:00laissant Benoît Payan
51:01candidat à la mairie
51:02de Marseille
51:03seul à gauche
51:04face au Rassemblement National
51:05écoutez sa réaction
51:09je prends acte
51:10de ce retrait
51:12c'était la seule solution
51:15c'est ce que j'aurais fait
51:18on est dans le plus grand combat
51:19contre le Rassemblement National
51:20de l'histoire
51:21de cette ville
51:23ils n'étaient plus en capacité
51:24de gagner
51:26les conditions n'étaient pas réunies
51:28pour qu'ils puissent gagner
51:30et chaque voix
51:31perdue pour le printemps
51:32Marseillais
51:33aurait été une voix
51:36en faveur
51:37du Rassemblement National
51:37je vous rappelle
51:39que le combat
51:39qu'on est en train
51:40de mener
51:41est un combat
51:41pour savoir si Marseille
51:42va rester Marseille
51:43et si Marseille
51:44doit rester Marseille
51:46et le geste
51:47qu'il a eu
51:47est le geste
51:50républicain
51:50de celles et ceux
51:51qui savent
51:52où ils sont
51:56dans le reste
51:57de l'actualité
51:58en Irak
51:59le Hezbollah
51:59réclame le retrait
52:00des troupes étrangères
52:01un peu plus tôt
52:02dans la journée
52:03plusieurs explosions
52:04ont retenti
52:04dans la capitale irakienne
52:05Bagdad
52:06l'ambassade américaine
52:08a été la cible
52:09d'une attaque
52:09de drones
52:10et de roquettes
52:10et enfin
52:11Emmanuel Macron
52:12a rendu hommage
52:13en début d'après-midi
52:14aux militaires français
52:16tués en Irak
52:17le major Friyon
52:18est mort pour la France
52:19alors qu'il oeuvrait
52:20à la lutte
52:20contre le terrorisme
52:21a déclaré
52:22le chef de l'Etat
52:23la nation se tient
52:24aux côtés de sa famille
52:25de ses proches
52:26et de ses frères d'armes
52:27le président de la république
52:28n'était pas présent
52:29et c'est vrai
52:30que ça choquait
52:31beaucoup de gens
52:32que ni lui
52:32ni monsieur Lecornu
52:34ne soient présents
52:35on est en retard
52:36il est 21h04
52:37Gauthier
52:37ça va être vous
52:38dans une seconde
52:39ils avaient une réunion
52:39sur le narcotrafic
52:40c'est-à-dire qu'ils n'ont rien fait
52:41pendant 9 ans
52:41mais le jour où on honore
52:43un soldat français mort
52:44pour la France
52:44ils ne sont pas là
52:45et ils se réunissent
52:45sur le narcotrafic
52:46on va débriefer
52:47votre interview évidemment
52:48de Sarah Knafow
52:50Pascal
52:50et on va la mettre en miroir
52:51avec le comportement
52:51de Martine Vassal
52:52à Marseille
52:53c'est-à-dire que d'un côté
52:54vous avez Sarah Knafow
52:54qui se désiste
52:55sans rien attendre
52:56en retour
52:57pour tenter de faire gagner
52:58la droite
52:59et Rachida Dati
53:00et de l'autre
53:01vous avez Martine Vassal
53:02qui se maintient
53:02avec l'accord des républicains
53:04pour tenter de faire gagner
53:05Benoît Payan
53:06face à Franck et Lizio
53:08et pour un plein de lentilles
53:10à la métropole
53:10mais travail famille patrie
53:13c'était son slogan
53:13elle aura fait une campagne
53:15vraiment du début
53:16jusqu'à la fin
53:17elle aura été nocive
53:19pour la droite
53:19du début jusqu'à la fin
53:21elle a commencé à 25%
53:22elle a fini à 10%
53:23donc c'est formidable
53:24mais c'est
53:24la vie de Godin
53:25la vie de Jean-Claude Godin
53:26et M. Retailleau
53:27trouve ça très bien ?
53:28on n'a pas de nouvelles
53:29écoutez il faut appeler
53:30M. Retailleau et les LR
53:32la défaite volontaire
53:34la droite la plus bête du monde
53:36la soumission volontaire
53:37voilà
53:37vous appelez ça
53:38comme vous voulez
53:38sur Roubaix
53:40vous savez que David Guiraud
53:40a fait 47%
53:41le Rassemblement National
53:43a proposé une alliance
53:43aux Républicains
53:44pour battre David Guiraud
53:45les Républicains ont refusé
53:46mais bien sûr
53:47mais les Républicains
53:48les Républicains
53:49c'est la défaite volontaire
53:51donc je ne vais pas le répéter
53:53en permanence
53:53et c'est M. Larcher
53:54qui n'a pas vu un électeur
53:55depuis Georges Pompidou
53:56donc il ne sait pas
53:59ce que c'est qu'un électeur
54:00donc bien sûr
54:01il est dans son palais
54:02du Luxembourg
54:03tranquillement
54:03il a besoin des municipales
54:04lui aussi pour rester
54:05dans mon palais du Luxembourg
54:06donc voilà
54:06donc c'est la droite
54:11Tanguy Quinquenel
54:13était à la réalisation
54:16David Tonnelier
54:17était à la vision
54:18Noah était au son
54:19on participait à cette émission
54:20Benjamin Noah
54:21Benjamin Noe
54:22qui va courir
54:23voir Chelsea
54:24là tu penses
54:25il préfère ça
54:26Lucas Buzutil
54:27bien sûr
54:28et Cyprien Gauillon
54:29une part de second degré
54:31dans ce que nous disons
54:32parfois
54:33bien sûr
54:33il a dû en voir
54:34depuis Georges Pompidou
54:35passe une excellente soirée
54:37avec Gauthier
54:37et à demain matin
54:39euh
54:39ça
54:40c'est ça
54:41c'est vraiment
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