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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et bienvenue à l'heure des pros, Véronique Jacquet, Gilles, William Goldnadel, Richard Millet, Jules Torres, Johan Ouzahi sont avec nous pour parler de Marine Le Pen.
00:08Le procès de Marine Le Pen du RN est de 11 prévenus, s'ouvre aujourd'hui devant la cour d'appel. L'ancienne présidente du RN sera jugée jusqu'au 12 février.
00:15Avant d'entrer dans la salle d'audience, Marine Le Pen avait pris la parole et avait exprimé sa conviction.
00:24Ce que je souhaite dire d'ores et déjà, c'est que si un délit a été commis, il n'y a aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit.
00:31Lorsqu'en 2004, 2009 puis 2014, nous avons embauché nos propres assistants et les avons mutualisés.
00:36Elle a également dit que le Parlement européen n'a pas joué son rôle d'alerte tel qu'il aurait dû le jouer.
00:42Nous n'avons jamais rien dissimulé, ni dans la publication de nos organigrammes, ni dans les contrats déposés, ni dans les multiples articles de presse.
00:49Je vous propose d'écouter Célia Barotte pour le premier rendez-vous, premier compte-rendu de cette première journée de procès.
00:58Le fond du dossier n'a pour le moment pas encore été abordé.
01:01Après l'appel des prévenus et la lecture du long rapport des faits, la parole a été donnée aux prévenus à la barre.
01:08La présidente de la cour d'appel leur a demandé les raisons de leur appel.
01:12Marine Le Pen a expliqué que le sien et celui du RN portent sur des considérations pénales et civiles.
01:20Je cite, si encore une fois un délit a été commis, nous n'avions aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit.
01:27Le Parlement européen n'a pas joué son rôle d'alerte, nous n'avons jamais rien dissimulé.
01:32Et sur cette déclaration, je vous propose d'écouter la réaction de maître Patrick Maisonneuve, l'avocat du Parlement européen.
01:38Il y a apparemment effectivement un glissement, un changement, à savoir que finalement, il ne contesterait plus l'existence d'un délit.
01:49J'ai eu cette impression-là, mais qu'il n'aurait pas eu l'intention, soit l'intention de le connaître, de le commettre, soit il ne serait pas rendu compte qu'il aurait commis un délit.
01:59Je constate cette évolution devant la cour d'appel de Paris.
02:02Si la matinée de ce mercredi sera consacrée à l'examen de questions procédurales, les prochains temps forts de ce procès sont prévus la semaine prochaine avec l'audition de Marine Le Pen.
02:13La fin des débats, quant à elle, est prévue le 12 février prochain. Et ensuite, la décision sera mise en délibéré.
02:19Chez William Golnadès, une question intéressante à l'avocat que vous êtes.
02:22Est-ce que c'est perçu comme une bonne chose pour un tribunal de changer de défense ?
02:27Et de dire des choses en appel qu'on n'a pas dit à la première fois. Comme si on reconnaissait qu'on n'a pas tout dit en première instance et qu'on dit des choses différentes en appel.
02:36Là, je vous pose vraiment une question de Béotien.
02:39Ce n'est pas forcément contre-productif. En réalité, c'est le regard qui est différent. Ils vont moins se battre sur les faits que la manière dont ils ont regardé les faits.
02:51Contrairement à ce que dit...
02:53Comment vous dites « ils » de qui vous parlez ?
02:54Le Rassemblement National. Marine Le Pen et ses amis.
02:58Ce que je veux dire...
02:58Donc, vous actez ce changement de défense ?
03:01Ah oui, il n'y a pas de doute. Il n'y a pas de doute. Et contrairement à ce que dit mon excellent confrère Maisonneuve, Parti Civil,
03:08ce n'est pas qu'ils reconnaissent le délit.
03:11C'est que pour qu'un délit soit constitué, il faut qu'il y ait une intention malveillante.
03:17Et donc, maintenant, Marine Le Pen et ses amis disent que les faits sont les faits, mais qu'ils n'avaient pas conscience de commettre quoi que ce soit de délit.
03:29Donc, il n'y aurait pas de délit. Sur le fond, moi, je ne connais pas ce dossier. Donc, je ne suis pas à même d'apprécier.
03:36Mais ça n'est pas contre-productif. C'est un autre axe, ayant constaté que le premier axe avait eu un succès très moyen.
03:43Vu la décision de première instance, évidemment que Marine Le Pen allait changer.
03:48Donc, évidemment, la première instance s'est concentrée sur une chose notamment, c'est l'organisation d'un système.
03:53Et vous posiez la question hier de savoir qu'est-ce qui différencie cette affaire de celle du Modem ou de la France Insoumise.
03:58Déjà, elle concerne beaucoup plus de personnes. Et Marine Le Pen et ses amis sont accusés d'avoir fait un système
04:03pour contourner l'usage des assistants parlementaires européens.
04:06S'il n'y a pas de système, c'est quand même très différent, sachant que l'exécution provisoire de Marine Le Pen a été conditionnée et justifiée par les magistrats
04:16parce qu'elle aurait non seulement fait ce système-là, mais parce qu'elle aurait nié l'avoir fait.
04:21Si on se dit aujourd'hui, si les magistrats de la Cour d'appel disent qu'il n'y a pas eu de système,
04:26ils ont fait quelque chose d'illégal, mais ils ne le savaient pas et ils n'ont pas créé de système, ça change beaucoup de choses.
04:32Est-ce que sur la condamnation finale, ça changera beaucoup de choses ?
04:35On rappelle les condamnations en première instance, qui sont d'une lourdeur extrême.
04:40Quatre ans de prison, dont deux fermes aménageables.
04:44100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.
04:48Quatre ans de prison, ce n'est pas rien.
04:52Donc, c'est jusqu'au...
04:55Alors, le calendrier, on l'a dit, c'est jusqu'au 12 février, je crois.
04:58Le jugement sera rendu...
05:00Entre le printemps et l'été.
05:01Je me demande...
05:02D'ailleurs, pardonnez-moi, j'ai toujours du mal à comprendre là, j'ai dit, pourquoi il faut trois mois ?
05:06Ah, parce que non seulement...
05:08Pourquoi il faut trois mois pour...
05:09Parce qu'il faut le motiver.
05:10Et pourquoi il faut trois mois alors qu'en pénale, il faut six heures ?
05:14Excusez-moi, c'est un procès important qui concerne beaucoup de...
05:18Donc, ça ne vous étonne pas, trois mois, six, quatre mois, tout ça est normal.
05:21Ça ne peut pas être fait en...
05:22Dans l'anormalité judiciaire d'aujourd'hui, plus rien ne m'étonne.
05:26Et très sincèrement, il y a d'autres choses qui me révoltent davantage que de mettre autant de temps
05:30pour motiver convenablement un jugement qu'on va examiner à la loupe, y compris peut-être par la cour de cassation.
05:36Non, ça ne me choque pas.
05:38Bon, Maud Bréjean a pris la parole, porte-parole du gouvernement.
05:40Marine Le Pen n'est ni au-dessus, ni en-dessous des lois.
05:46Je n'ai pas plus de commentaires à faire sur une affaire judiciaire qui ne relève pas du politique.
05:53M. Bardella ferait probablement mieux de défendre les fondamentaux qui composent la République française
06:00et notamment l'indépendance des pouvoirs et l'indépendance de la justice.
06:05Bon, et puis Marine Le Pen, quand même, elle, elle a parlé d'espérance.
06:08J'espère pouvoir être entendue par la cour d'appel.
06:13En attendant, vous maintenez votre programme habitué ?
06:15Je suis dans un état d'esprit, d'espérance, en tant qu'on sortit.
06:20L'espérance.
06:21Alors, l'inéligibilité qui est au cœur également de la discussion.
06:24Vous voyez le sujet de Michael Dosantos, c'est ce qu'il faut enlever, cette inéligibilité.
06:28En tout cas, la possibilité, est-ce qu'il faut enlever la possibilité pour les juges de la prononcer ?
06:32Ça, c'est la loi qui le décide.
06:33Regardez le sujet de Michael Dosantos.
06:35La condamnation de Marine Le Pen a relancé le débat sur la peine d'inéligibilité avec exécution provisoire.
06:44À droite, une grande majorité d'élus s'y opposent fermement.
06:47Christian Estrosi est l'un d'entre eux.
06:49Le maire de Nice plaide pour sa suppression.
06:52C'est une disposition profondément inadaptée et injuste.
06:55Je suis extrêmement favorable à ce que le Parlement décide de réformer cet aspect de notre code pénal.
07:00Même constat du côté du RN, mais aussi de l'UDR.
07:04En juin dernier, le président du parti, Éric Ciotti, avait proposé une loi pour protéger l'effectivité du droit fondamental d'éligibilité.
07:12Comment comprendre qu'un droit si fondamental, si précieux dans une démocratie, puisse être retiré à un citoyen sans même attendre une décision de justice définitive ?
07:20Après plusieurs amendements, le texte est vidé de sa substance en commission des lois, en grande partie par des élus de gauche.
07:27Il dénonce alors une loi en réponse à la condamnation de Marine Le Pen.
07:31Le texte sera finalement retiré.
07:33Historiquement, la gauche s'est toujours montrée favorable à la peine d'inéligibilité avec exécution provisoire.
07:40En 2016, la loi Saint-Pardeux avait été adoptée à l'Assemblée.
07:43Près de 90% des députés, qui avaient voté pour, appartenaient déjà aux groupes socialistes et écologistes.
07:53Question philosophique, j'ai envie de dire, question de politique.
07:56Oui, bien sûr, mais c'était à l'époque une volonté de moraliser la vie publique, après les affaires Cahuzac, après l'affaire Fillon.
08:03On se rend compte que pour autant, est-ce que ça ressoude les liens entre les Français et la politique ?
08:09Pas du tout, ça n'a rien changé du malaise contre lequel on voulait lutter à l'époque.
08:13Et puis, si on peut dire que, comme le dit le Rassemblement National, ou comme le subodore maintenant Marine Le Pen dans sa défense,
08:22on reconnaît l'existence d'un système sans avoir pour autant reconnu qu'il y avait des lits,
08:27elle peut aussi jouer sur le fait que François Bayrou a été relaxé, même si ce n'était pas les mêmes personnes, même si ce n'était pas les mêmes montants.
08:32Est-ce qu'on peut jouer là-dessus d'ailleurs ?
08:34Tous les autres ont été condamnés.
08:35Est-ce que c'est quelque chose dans un procès ?
08:37On peut dire aussi quand même que le parti de gauche LFI, ils ne sont même pas mis en examen.
08:42Non mais tout ça, on parlera des LFI tout à l'heure, mais tout ça c'est du commentaire politique, ce n'est pas du commentaire juridique.
08:47On peut dire qu'en 2017, les politiques ont voulu laver plus blanc que blanc, et que pour autant, maintenant, c'est la rose horaire.
08:52Je ne suis évidemment pas compétent sur le fond du dossier, que je ne connais pas ou que je connais très peu,
08:59mais il y a quand même une chose qui me dérange, c'est que l'avenir de Marine Le Pen est donc l'avenir de la France,
09:04parce que Marine Le Pen est la candidate favorite à l'élection présidentielle.
09:09Donc il y a en ce moment trois magistrats qui ont peut-être entre leurs mains l'avenir du pays.
09:14Ce n'est pas qu'une question philosophique, c'est une question extrêmement importante qui doit être posée dans une démocratie.
09:21Est-ce normal ou pas ? Au-delà du fond du dossier.
09:24Mais on en a parlé hier, Johan, c'est les élus qui ont voté cela.
09:28C'est ce que j'allais vous dire, les mêmes qui demandent aujourd'hui la suppression ou le fait de réécrire la loi,
09:32sont ceux qui l'ont voté hier.
09:34On peut revenir peut-être sur cette loi, par exemple en Suède,
09:37il n'y a pas ce type de...
09:40J'entends ce que vous dites, je pense que les démocraties, effectivement, c'est au peuple de trancher.
09:46Et ce n'est pas au juge, bien sûr.
09:48Mais là, vous avez un cas d'école qui se produit.
09:53Et chacun, effectivement, comme en plus la tonalité de l'espace médiatique et l'espace judiciaire,
10:00je ne pense pas qu'il soit très favorable au Rassemblement National.
10:02C'est bien pour cela que la gauche, curieusement, est favorable à ce...
10:06Elle se sent plus à l'aise, semble-t-il, avec le système judiciaire, bien sûr.
10:10Que la droite, je le constate.
10:12Et c'est vrai, moi j'étais assez convaincu par l'excellent article hier dans le Figaro d'un magistrat
10:19qui s'appelle Stobolsky, de M. Chetel, qui est un ancien du Conseil d'État,
10:23qui dit que les juges ne devraient pas...
10:25C'est vrai qu'il y a un mélange entre la séparation, entre le juridique et le politique.
10:30Et là, c'est le juridique qui s'occupe du politique.
10:33Mais c'est le politique qui a donné le pouvoir au juridique de faire tout cela.
10:36Bien sûr, mais on l'a dit hier.
10:37Non, mais c'est partagé par toute la classe politique d'avoir voulu moraliser la vie publique,
10:41d'avoir voulu toute la...
10:41On l'a dit hier.
10:42...du Rassemblement National et les agriculteurs par le centre.
10:45Les agriculteurs, plus de 350 tracteurs de la FNSA et des jeunes agriculteurs
10:48sont arrivés devant l'Assemblée Nationale ce mardi matin.
10:51Ils protestaient contre la signature prévue samedi de l'accord du libre-échange.
10:55Je vous propose de voir le sujet de Chloé Tarka.
10:56Ils étaient environ 350 tracteurs ce matin à rallier la capitale sous les bannières de la FNSA et des jeunes agriculteurs.
11:09Venus des départements de la Grande Couronne parisienne et des Hauts-de-France,
11:13les agriculteurs se sont installés devant l'Assemblée Nationale.
11:16Leur objectif, au-delà des effets d'annonce, obtenir des résultats.
11:20Il nous faut des réponses rapides, c'est-à-dire aujourd'hui, demain ou après-demain.
11:25Mais tant qu'on n'aura pas toutes ces réponses-là, on ne bougera pas d'ici.
11:29Sur place, Yael Broun-Pivet et Bruno Retailleau sont venus échanger avec les agriculteurs.
11:33L'occasion pour la présidente de l'Assemblée de promettre une séance dédiée à l'application des lois agricoles le 11 février.
11:40J'ai décidé de mettre un peu plus de pression et donc de faire une séance publique dédiée.
11:45Et tous les présidents de commission jouent le jeu parce que c'est important.
11:49Il en va du respect du Parlement, donc il en va de notre démocratie.
11:53A l'autre bout de la France, les agriculteurs qui bloquaient depuis un mois, nuit et jour, la 64, ont annoncé lever le barrage.
12:01Un combat qui, selon leur porte-parole, n'est pas terminé.
12:05On lèvera l'autoroute et je vous dis préparez-vous, préparez-vous, parce que mon petit doigt me dit que la semaine prochaine, ça va péter.
12:13En effet, samedi, le Mercosur doit être signé au Paraguay.
12:17En attendant, la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevar, a promis d'accélérer l'élaboration d'une promesse concrète.
12:23Sébastien Lecornu promet de son côté un projet de loi d'urgence qui sera présenté au mois de mars.
12:28En réaction à la colère agricole, le Premier ministre a fait des annonces sur X, qu'il séquence en quatre décisions ce mardi.
12:35Il a promis aux agriculteurs qu'il présenterait en mars un projet de loi d'urgence sur la politique de l'eau, la prédation du loup, les moyens de production qui sera examiné par le Parlement avant l'été.
12:44Il y a beaucoup de choses qui l'a promisent.
12:45Mais je crois que les syndicats ont dit non.
12:50C'est-à-dire qu'ils ont envoyé pètre M. Lecornu et qu'il reste à Paris.
12:55Parce que les mesures évoquées aujourd'hui par le Premier ministre ne correspondent évidemment pas aux revendications qui sont portées depuis maintenant un certain nombre de temps.
13:03Alors il est classique de la part de Matignon d'essayer d'acheter la paix parmi les agriculteurs à l'approche du salon de l'agriculture en leur promettant une loi qui interviendrait après le salon de l'agriculture.
13:14Là on voit que le gouvernement essaie de mettre la pression sur les députés pour voter le budget parce qu'il y a une enveloppe de 300 millions d'euros qui doit être débloquée pour l'agriculture dans le budget.
13:23On verra ce que ça va donner.
13:24Mais néanmoins vous avez raison de dire que ce qui a été annoncé aujourd'hui par Sébastien Lecornu ne répond pas du tout aux attentes qui sont beaucoup plus importantes et légitimes des agriculteurs.
13:35Alors qu'est-ce qui va se passer ?
13:36Pour l'instant ils vont rester là.
13:37Parce que le budget non plus n'est pas voté.
13:39Pour le moment on existe entre 49.3 et Ordenance.
13:41L'enveloppe promise aux agriculteurs va certainement être débloquée parce qu'il y a fort à parier que le budget sera adopté.
13:48Et il le sera assez rapidement manifestement.
13:50Mais comment ?
13:51Je crois comprendre que le Premier Ministre a l'intention d'utiliser le 49.3.
13:55Ah bon ?
13:55Oui.
13:56Mais c'est très important.
13:58Ce n'était pas du tout à l'ordre du jour.
14:00Ça l'est maintenant.
14:01Mais ça l'est d'autant plus que c'est réclamé par l'opposition.
14:03C'est la première fois.
14:04C'est la machine à l'envers.
14:05Si vous voulez le monde à l'envers.
14:07L'opposition réclame le 49.3 pour pouvoir adopter un budget.
14:10Donc je ne vois pas pourquoi le gouvernement...
14:11Et ça serait quand ?
14:12Il n'y a pas de censure possible.
14:14Le Président de la République manifestement est un peu plus hostile à l'utilisation du 49.3.
14:18Mais le Premier Ministre veut l'utiliser parce qu'il s'agit selon lui de la seule manière de faire adopter ce budget.
14:24Et ça serait quand cette semaine ?
14:25Là, potentiellement.
14:26Quel jour sommes-nous ?
14:27Mardi.
14:27Ça peut être jeudi.
14:29Et il n'y a pas de risque de censure ?
14:30Et il n'y a pas de risque de censure ?
14:31Non, il n'y aura pas de censure parce que personne n'a intérêt à une censure.
14:35Le calendrier ne s'y prête pas.
14:36Ça viendrait perturber les élections municipales.
14:39Personne n'a le souhait de retourner devant les électeurs et de remettre son siège en jeu.
14:42Donc il n'y aura pas de censure, non.
14:43Écoutez, tout ça pour ça.
14:45Si on arrive au 49.3, Richard Millet, vous êtes bien silencieux ce soir.
14:49Je suis silencieux parce que je me pose la question sur l'état de la France.
14:52Quand je vois l'agriculture qui ne va pas, l'industrie qui ne va pas, la culture qui ne va pas, rien ne va, je me demande où en est ce pays.
15:00J'ai lu par exemple que l'Italie nous avait dépassé depuis longtemps sur le plan des exportations,
15:06alors que je pensais qu'on était bien au-dessus de l'Italie.
15:08C'est une sorte de question qui m'angoisse beaucoup.
15:12Jules Therès ?
15:13Non, mais oui, mais c'est encore une fois le théâtre politique qu'on vit depuis cette dissolution malheureuse du président de la République en 2024.
15:19Les mêmes causes produisant les mêmes effets.
15:21On n'a pas de budget.
15:23Sébastien Lecornu avait dit à certains journalistes dont je faisais partie qu'il pourrait recourir au 49.3
15:28une fois qu'Olivier Faure aura fait 10 matinales où il aurait demandé le 49.3.
15:32Je ne sais pas combien on est, on doit être à 7 ou 8, donc il reste à Olivier Faure et ses amis de lui demander.
15:37On a vu que là aussi ce sont les LR, les LR qui, souvenez-vous, avaient voté le budget de la Sécurité sociale.
15:42Ils étaient 18 qui avaient refusé de voter l'émotion de censure parce que Johan l'a dit,
15:46tout ce petit monde a peur de retourner aux urnes, ils ont la trouille d'aller devant les électeurs.
15:50Et donc tout ça, c'est les 15 prochains mois d'agonie et de crépuscule qu'on va vivre.
15:54Moi je ne comprends pas la position d'Emmanuel Macron.
15:59On sait que l'agriculture c'est quand même un sujet vital pour la France, on l'a dit sur ce plateau la semaine dernière
16:04à quel point les Français étaient attachés à cet enracinement, à cette France qui ne voulait pas disparaître.
16:08Emmanuel Macron a été capable de fixer un objectif qu'il a tenu, celui de refaire Notre-Dame de Paris en 5 ans,
16:16à coup de millions d'euros, en faisant travailler des actions.
16:19Non mais ça c'était bien à coup de millions d'euros, ça c'était une bonne chose.
16:21On peut dire que c'est incontournable pour sauver le pays, pour sauver les agriculteurs et pour sauver la France ?
16:28On va marquer une pause, restez avec nous parce que j'ai été aujourd'hui cyber harcelé toute la journée
16:35et on en parlera et on apportera les éléments de réponse.
16:38Je crois que ça va continuer ce soir parce qu'on a été attaqué sur une chaîne concurrente.
16:42Oui.
16:42Bon, on ne me dira pas laquelle.
16:43Et puis sur les réseaux sociaux, j'ai été fortement attaqué, donc je répondrai tout à l'heure.
16:52Castigat Ridendo Moret, vous le savez, il faut garder.
16:56En même temps on est attaqué parce que c'est CNews, je le sais bien, on est une cible.
16:59C'est la reçue du succès.
17:00Oui, écoutez, parfois on s'en passerait bien quand même.
17:04Et puis, je le dis que ce soir, parce qu'autrement ça va être une pluie, ça va être tous les soirs.
17:09Bon, on a lancé hier soir la mode de l'anniversaire avec vous.
17:14Bon, du coup, il y a plein...
17:15Bon, de ce fait, j'allais dire du coup.
17:17Vous savez, les jeunes, ils disent du coup, genre, etc.
17:20De ce fait, c'est mieux que du coup.
17:21De ce fait, beaucoup de gens m'écrivent pour me dire que c'est leur anniversaire.
17:25Alors, je n'en cite rien, mais je n'en citerai plus jamais.
17:27C'est monsieur Laurent Strozig.
17:29Il a 55 ans.
17:30On peut lui souhaiter bon anniversaire.
17:32Il est même avec moi.
17:34Ça tombe bien.
17:35C'est un frère.
17:36Bon, vous ne serez pas surpris si je vous dis qu'il habite Nantes, Laurent Strozig.
17:40Bon, donc on lui souhaite son anniversaire.
17:43Cerise sur le gâteau, dit-il.
17:44Je vous écoute tous les soirs.
17:4555 bougies, etc.
17:47Bon, voilà.
17:48Mais je vous en prie, si tous ceux qui ont un anniversaire, on doit les...
17:54Il y a un million de gens.
17:55Oui, hier soir, il y avait un million de gens qui nous regardaient.
17:57Un million, cent mille gens.
17:58Cent mille personnes qui nous regardaient.
17:59Ah oui, c'est...
18:00Évidemment.
18:01Alors, forcément, ça ennuie quelques-uns.
18:04Nous ne vivons pas dans un monde équitable.
18:05Donc, restez avec nous, parce que nous allons pouvoir effectivement répondre à ces attaques
18:11qui existent.
18:12Mais vous le savez, CNews et votre serviteur sont souvent attaqués.
18:15A tout de suite.
18:19Un débat a été organisé à l'initiative de la France Insoumise à l'Assemblée.
18:23C'était jeudi dernier.
18:24C'est vrai que c'est passé sous les radars.
18:25Et nous vous en avons parlé ce matin.
18:27Et nous vous en parlons ce soir.
18:28Face aux violences de la police et de la gendarmerie, comment faire respecter la déontologie ?
18:33C'était le débat à l'initiative de la France Insoumise, je le rappelle.
18:36Parmi les personnes invitées, Assa Traoré, la sœur d'Adama Traoré, mort en juillet 2016.
18:42Et je rappelle que les trois gendarmes impliqués dans cette affaire avaient obtenu un non-lieu
18:46confirmé en appel.
18:48Donc, la justice est passée.
18:50Donc, je vous propose d'écouter Madame Traoré qui parle de racisme systémique.
18:56C'est même une certitude que c'est du racisme systémique.
18:59Et ce qui est important de dire dans un premier temps, c'est qu'en France, ce qui est difficile
19:03de reconnaître ce qui est du racisme au sein des institutions policières.
19:08Et comme je le dis, reconnaître qu'il y ait du racisme, ce n'est pas une faiblesse,
19:12mais c'est sauver des vies.
19:13Et imposer la question des violences policières a été quelque chose d'assez difficile,
19:18très compliqué, où on a une broyeuse qui va se mettre en place parce qu'il faut coûte
19:23que coûte protéger cette police, il faut coûte que coûte protéger ces gendarmes
19:28quand il y a une violence policière, comme si les vies des personnes qui mouraient,
19:31particulièrement ces hommes des quartiers populaires, n'en valaient pas la peine.
19:35Et quand je parle de manuel, c'est un manuel qui est construit depuis des années,
19:41qui est construit depuis l'esclavage, depuis la colonisation, où dès qu'une personne
19:46des quartiers populaires va mourir, c'est systématiquement un coupable.
19:49On l'a vu pour Adama Traoré, on l'a vu pour Naël, où des plaintes, des enquêtes
19:53vont être mises sur eux, où notre statut de victime n'est pas reconnu.
19:57Il est important de reconnaître dans un premier temps qu'il y a du racisme au sein de la police
20:02et de la gendarmerie française, et ce n'est pas pour la salir, mais c'est pour la rendre plus propre.
20:08Et je rappelle que les gendarmes, auteurs de l'interpellation à la suite de laquelle
20:11Adama Traoré est mort à l'été 2016, ont bénéficié d'un non-lieu.
20:15C'est important de le dire.
20:16Oui, mais de toute façon, elle ment du début jusqu'à la fin, c'est-à-dire que les policiers
20:21n'ont pas décidé d'aller tuer Adama Traoré.
20:23Il a fui un contrôle de police qui était initialement un contrôle de police envers son frère.
20:28Il a ensuite coru, il avait malheureusement une malformation cardiaque,
20:32et ça, les policiers ne pouvaient pas le savoir.
20:34Policiers d'ailleurs, il faut le dire quand même, dont deux sur trois des policiers étaient antillais,
20:39donc de couleur noire, donc en termes de racisme systémique, on a fait pire.
20:43Donc voilà, Assa Traoré ment depuis le début de cette affaire,
20:47et les policiers ont obtenu un non-lieu, il faut le rappeler.
20:49Alors, autre passage cette fois-ci de Assa Traoré, où elle accuse effectivement la situation,
20:56si son frère n'avait pas croisé les forces de l'ordre, il serait toujours vivant.
21:00Cette criminalisation et cette déshumanisation aujourd'hui fait aussi partie de notre combat,
21:05et de dire que n'importe quel citoyen français ou n'importe quelle personne en France
21:10ne mérite pas de mourir parce qu'elle a juste croisé des forces de l'ordre.
21:14Et tout à l'heure, vous disiez, est-ce que la police tue ?
21:18Moi, j'ai envie de dire que mon frère est mort le 19 juillet, le jour de son anniversaire,
21:22le jour de ses 24 ans.
21:23Et les expertises vont dire que s'il n'avait pas croisé les gendarmes,
21:26Madame Traoré ne serait pas mort.
21:28Et je pense que toutes les personnes qui vont mourir sont des personnes de couleur, noire et arabe.
21:33Et il est important de sortir de là, que le racisme de ces institutions soit reconnu
21:39et comment on fait en sorte qu'on ait une police propre,
21:43qu'on ait une police qui puisse nous protéger et qu'on puisse arrêter tous ces morts.
21:49Alors ces paroles, indirectement, ont déclenché une polémique
21:51parce que nous avons écouté ce matin cette séquence d'Assad Traoré
21:54qui parle de racisme systémique dans la police.
21:57Et quelques minutes plus tard, nous sommes allés en direct à Carbone, en Haute-Garonne,
22:01où une manifestation avait lieu.
22:03Et on voyait ces policiers repousser rudement les manifestants.
22:08Et comme on venait d'entendre les propos de Madame Traoré,
22:11j'ai dit que la preuve était apportée que les policiers effectuaient leur travail
22:15quelle que soit la couleur de peau.
22:18Des esprits mal intentionnés ont coupé 47 secondes de l'heure des pros de ce mardi.
22:24Et ces esprits mal intentionnés ont voulu instrumentaliser une séquence
22:28sortie de son contexte pour me faire dire l'exact contraire
22:33de ce que j'ai exprimé ce matin et que je redis, ce soir,
22:37la police effectue son travail dans des conditions difficiles
22:41et jamais en fonction des origines ou de la couleur des uns et des autres.
22:45Depuis ce matin, je subis un cyber-arcellement organisé par la France Insoumise
22:52qui annonce porter plainte et saisir l'Arcom, Manuel Bompard, Mathilde Panot,
22:57Thomas Porte et tant d'autres auxquels j'ajoute le nom d'Olivier Fort
23:01inventent une tonalité raciste qui n'existe pas dans les propos que je tenais ce matin.
23:08Ils n'ont pas vu ou n'ont pas voulu voir ce qui précédait.
23:12Et combien les paroles que je tenais répondaient à celles d'Assa Traoré.
23:20Manuel Bompard et ses amis me livrent ainsi à la vindicte populaire.
23:24Alors ces gens attaquent en meute et ils plantent dans mon dos une cible.
23:29Ces méthodes ne me surprennent pas, CNews est l'objet de tous les regards.
23:34J'avoue que subir ce cyber-harcèlement n'est pas agréable,
23:39ni pour moi, ni pour ceux qui m'aiment ou ceux qui me connaissent.
23:42Certains disent que c'est la rançon du succès ou la rançon de la gloire.
23:48Merci en tout cas pour votre soutien.
23:51Et comme nous le disons très souvent ici, castigate, ridendo, maurice.
23:56C'est ainsi.
23:59Écoutez, je vous ferais peut-être le reproche, cher Pascal,
24:04d'attacher trop d'importance à ce que dit ce parti que je considère comme un parti raciste.
24:10Sur le plan juridique, bien entendu, il n'y a pas, même devant un tribunal sévère,
24:14il n'y a pas le seul risque que vous soyez condamné.
24:20Et vous êtes au contraire dans l'antiracisme.
24:22Vous êtes dans le plus pur antiracisme de dire effectivement que la police française n'est pas raciste.
24:29Elle fait son métier à l'égard de tous.
24:32Mais en plus, comme si ça ne suffisait pas à notre agacement commun,
24:36s'il y a vraiment un parti en France qui est le plus mal placé pour donner des ressources d'antiracisme,
24:46c'est vraiment la France.
24:47Mais je ne vous parle même pas de l'antisémitisme.
24:49Je vous parle de ce qui s'est passé depuis 15 jours.
24:52Vous avez un monsieur bilongo qui a expliqué que les Africains étaient plus intelligents que les autres
24:57et que les Français du Nord étaient bas sur le plan intellectuel.
25:02Un débile raciste.
25:03Non, mais vous avez monsieur Delogu qui souhaite qu'un racisé soit élu à Saint-Denis.
25:12Vous avez madame Obono, la pro-Ramas, qui, elle, considère qu'il y a trop de blancs à la fête de l'humanité.
25:22Et c'est ces gens-là qui osent nous donner des leçons d'antiracisme.
25:26C'est le pays, c'est le parti le plus raciste qui soit.
25:31En tout cas, j'invite les uns et les autres qui ne connaissent pas les réseaux sociaux.
25:34C'est vraiment en meute.
25:36C'est la meute.
25:38C'est la meute.
25:39Mais il y aura évidemment, comme vous le dites, il n'y aura pas d'effet juridique
25:42parce qu'il n'y aura pas l'ombre de racisme dans les propos que je tenais.
25:47Bien évidemment, il faut rappeler que le racisme, c'est un délit, le racisme.
25:53Donc ça tombe sous le coup de la loi.
25:54Richard Millet.
25:56Oui, instrumentalisation est un procédé stalinien.
26:00Des procédés de Moscou, nous le savons très bien.
26:02On peut rappeler aussi que M. Porte est allé s'incliner au Liban sur la tombe des terroristes palestiniens.
26:09Et on pourrait dire de Mme, comment elle s'appelle déjà, Traoré,
26:13que c'est une mauvaise copie d'Angela Davis.
26:16Vous voyez, acheter low cost.
26:17Enfin, je veux dire, tout ça est pathétique.
26:19Non mais ce qui est intéressant, c'est, effectivement, le PS s'y est mis aussi.
26:23Ce qui est intéressant, c'est, en fait, CNews est une cible particulière.
26:27Donc je dis, c'est la rançon de la gloire de CNews.
26:29Qu'est-ce que vous voulez ?
26:29Si CNews n'avait pas le succès qu'à CNews, effectivement, CNews ne serait pas attaqué comme cela.
26:34Bon, ça va être comme cela pendant un an, jusqu'en 2027 et peut-être davantage.
26:39Mais en tout cas, la campagne électorale va être très rude de ce point de vue-là.
26:43On l'a dit, il y a une bataille culturelle très forte.
26:45Et ces gens mettent des cibles, des cibles et des gens même comme Olivier Faure.
26:50C'est-à-dire qu'ils n'ont pas écouté ce qu'il y a avant, peut-être.
26:52Ils n'ont pas écouté ce qui précédait.
26:55Mais peut-être l'ont-ils écouté.
26:57Mais ils ont tout fait pour faire fermer CNews.
27:00Ils n'y sont pas parvenus.
27:01Depuis, ils font tout pour nous salir.
27:03Ils déforment vos propos, ils déforment nos propos.
27:06Et ils vont continuer.
27:07Ils vont continuer à mentir, à diffamer.
27:09Ils fouilleront tous les caniveaux s'il le faut.
27:11Même pour rien trouver.
27:13Mais ils vont continuer.
27:14Ne nous laissons pas perturber par l'extrême-gauche haineuse et raciste.
27:19Traçons sereinement notre chemin.
27:21En tout cas, merci pour le soutien.
27:22Parce qu'il y a beaucoup de soutien quand même des uns et des autres.
27:26Donc merci pour le soutien.
27:27Et puis, j'ai vu que la presse également avait embrayé, notamment la presse régionale.
27:32La famille.
27:33La presse régionale.
27:34Mais bon, tout ça, que les gens écoutent l'émission ce matin.
27:38Et puis, les paroles, il n'y a qu'une frontière.
27:42C'est toujours la loi.
27:43Quand on dit quelque chose, est-ce que ça tombe sous le coup de la loi ou pas ?
27:46Le reste, c'est évidemment...
27:48Vous n'êtes pas le premier à subir ça.
27:49La France Insoumise passe son temps à lancer des fatwas numériques.
27:53Et la dernière cible de leur fatwa numérique, c'est Pascal Praud.
27:55Ça a été...
27:57Moi, j'ai déjà subi des fatwas numériques de la France Insoumise.
27:59Je vous rassure, on s'en remet.
28:01Oui, mais il n'y a pas de soucis.
28:03Ils font leur beurre électoral là-dessus aussi.
28:05Parce que les propos qu'on a entendus de Mme Traoré, c'est des propos qui sont soutenus par la France Insoumise.
28:11C'est l'essentialisation en permanence.
28:12C'est une obsession.
28:13Ils sont obsédés par la couleur de peau eux-mêmes.
28:15Donc, vous faire ce reproche-là à vous, c'est quand même curieux.
28:18Et ce que vous voulez dire, en tout cas moi, quand je l'ai entendu ce matin, je vous écoutais,
28:21c'est que les forces de l'ordre, quand ils ont un ordre,
28:24s'emprèment même à ceux qui représentent la même France.
28:27Parce que les agriculteurs et les forces de l'ordre, c'est la France qui se lève tôt,
28:31c'est la France qui travaille, c'est la France qui ne se plaint jamais,
28:33c'est la France qui ne manifeste pas.
28:35Et moi, je l'ai compris comme tel.
28:36Ce n'est pas la France des délinquants.
28:37Et en l'occurrence, Adama Traoré, même s'il n'aurait pas dû mourir,
28:42était un délinquant, un délinquant avéré.
28:44La seule chose qu'on sache de certains sur Adama Traoré,
28:48c'est qu'il a obligé, à l'aide d'une fourchette,
28:52un co-détenu à lui faire une fellation.
28:54Voilà, ça c'est une certitude.
28:57Avançons, si vous le voulez.
28:59Avançons, si vous le voulez.
29:01Mais bon, c'est l'avis, je vous dis,
29:03prenons de la distance, ce n'est pas agréable,
29:06mais ça continuera et il ne faut pas que ça inquiète les uns et les autres.
29:10Pascal, cela dit, malheureusement, ça en dit long sur notre État démocratique.
29:15C'est-à-dire que vous avez effectivement des responsables politiques,
29:18comme Olivier Faure, qui participent à un lynchage,
29:21mais bon, pour un lynchage.
29:22Mais Olivier Faure, qu'il vienne, bien sûr.
29:23Et ces gens-là prétendent à entrer un jour à l'Elysée.
29:26Bien sûr.
29:26Moi, je suis absolument sidère et absolument choquée.
29:29Qu'Olivier Faure vienne me dire en face, sur ce plateau, demain matin,
29:33que mes propos tombaient sous le goût du racisme.
29:36Qu'ils viennent, qu'ils viennent, et on les écoutera ensemble.
29:39Qu'ils viennent, mais ils ne viendront pas.
29:43Allez, avançons.
29:45Avançons et écoutons cet échange entre Mme Portelli et M. Apathy.
29:49J'aime beaucoup.
29:50Ah, ça aussi, ça fait mal.
29:52Il y a une passerelle.
29:53M. Apathy qui aurait parlé de nous, ce soir, sur une antenne concurrente.
29:58Non, mais ça, c'est exceptionnel.
29:59Alors, écoutez cet échange avec Mme Portelli, qui est des Républicains,
30:04et vous me dites ce que vous en pensez.
30:05Ah oui.
30:06Merci.
30:07Il y a un racisme anti-blanc, d'après vous ?
30:09Évidemment.
30:10Évidemment que ça peut exister.
30:11Il y a même l'antisémitisme qui existe.
30:13Il y a de l'agressivité, de l'hostilité aux blancs, parfois, par d'autres populations.
30:17Mais on ne peut pas appeler ça du racisme.
30:19Quand on vous dit salle blanche, c'est quoi ?
30:22Quoi ?
30:22Salle blanche.
30:23C'est raciste.
30:24Non, c'est une insulte.
30:25Ah bon ? D'accord.
30:26Donc, salle noire, c'est racisme, mais pas salle blanche.
30:27Moi, je crois que c'est bien que les deux sont racistes.
30:29Non, mais là, vous jouez...
30:30Non, je ne joue pas.
30:31Si vous jouez, là, vous faites de la démagogie.
30:32Si, si, bien sûr.
30:33Le racisme, c'est une invention de l'Occident.
30:35C'est une invention pratique.
30:36On parlait du colonialisme tout à l'heure.
30:38Mais parce qu'il n'y a pas eu des colonialismes...
30:39On parlait du colonialisme tout à l'heure.
30:41Est-ce que par des Blancs, entre guillemets ?
30:43Non, non.
30:44Non, mais c'est...
30:45Non, mais vous savez que c'est confondant.
30:47On est...
30:48Ce qui est drôle, c'est qu'il n'était pas comme ça.
30:50Parce que moi, j'ai connu RTL.
30:51Il y a une forme de radicalisation.
30:52Oui, c'est radical.
30:53Je dirais qu'il est assez étonnant.
30:55Oui, c'est...
30:56Mais je pense que l'analyse doit être faite sur le plan psychologique.
30:59Et pourquoi pas ?
31:01Non, mais oui, parce que, justement, on est au cœur du masochisme blanc.
31:06C'est-à-dire que, pour quelqu'un quand même qui a une certaine portée,
31:09je veux dire, écoutez, M. Apathy, dire de quelqu'un que c'est un sale blanc,
31:17ça n'est pas raciste.
31:18Non, mais écoutez, est-ce que vous vous rendez compte à quel point c'est raciste
31:21de le dire ça ?
31:23Et pourquoi ?
31:24Et pourquoi ?
31:25Parce que c'est l'Occident qui a inventé le racisme.
31:29Il n'y a pas eu...
31:29Il n'y a pas d'antisémitisme islamiste.
31:32Ça n'existe pas.
31:33Les pirates barbaresques, ils n'ont pas mis en esclavage
31:36des Blancs, des Slaves et des Noirs.
31:39Ça n'existe pas.
31:41C'est l'Occident.
31:42Mais, pardon de le dire, parce que, qu'à ce niveau-là, médiatique,
31:47on soit encore à propager une telle idéologie,
31:52ça montre de quoi nous sommes en train de mourir.
31:55Très clairement.
31:56Vous savez, je pense que M. Apathy a envie de devenir M. Traoré.
32:00Il a envie d'être le mari de Mme Traoré parce qu'il dit exactement la même chose.
32:05Oui, mais parce que, écoutez, c'est l'espace médiatique et vous le savez bien,
32:10cet espace médiatique, il fonctionne comme ça.
32:13Et il faut beaucoup de courage pour sortir de cet espace médiatique.
32:17La preuve, c'est que vous subissez des campagnes de cyberharcèlement.
32:20Et si vous êtes du bon côté, si vous êtes avec vos amis de quotidien,
32:27la vie médiatique est plus facile.
32:29Vous aurez des jolis papiers un petit peu partout.
32:32Vous aurez des...
32:32Voilà, quand vous arriverez dans le milieu culturel,
32:35dans lequel parfois ces gens évoluent, tout ira bien.
32:37Nous ne sommes pas des victimes.
32:39Non.
32:39Nous ne sommes pas des victimes.
32:40Les Français nous écoutent et nous entendent dans tous les sens du terme.
32:45J'entends bien.
32:45Chaque fois de manière plus nombreuse, l'heure n'est pas à la planche.
32:49Enfin, moi, j'aimerais quand même que M. Apathy aille peut-être dans certains quartiers
32:53pour voir comment vivent les Blancs, par exemple.
32:56Pour voir s'ils ne sont pas victimes de racisme dans certains quartiers
32:58qui, eux, sont bien en France.
33:00Voilà.
33:01Je lui propose de prendre le RER avec moi tout à l'heure.
33:03La commission d'enquête audiovisuelle, j'ai l'impression qu'elle a disparu,
33:12mais on n'en parle plus.
33:12Elle revient le 19.
33:13Ah !
33:14On ne nous dit rien.
33:15On ne nous dit rien.
33:16Et là, il y a quand même des noms qui vont être entendus.
33:19Nouvelles auditions.
33:21Madame Léa Salamé.
33:22C'est curieux d'ailleurs, pourquoi Léa Salamé ?
33:24Pourquoi pas ?
33:26Oui, pourquoi pas ?
33:27Parce qu'il y a peut-être un enjeu sur la prochaine élection.
33:30Rachida Dati, je comprends.
33:31Il y a un enjeu sur la prochaine élection présidentielle quand même avec Madame Salamé.
33:35Oui, mais là, pardonnez-moi, moi je la connais Léa.
33:39Il se trouve que je la connais.
33:40Elle était journaliste vedette avant de rencontrer, j'allais dire André Glucksmann.
33:47André, c'est Raphaël Glucksmann.
33:49Elle est off.
33:49Elle a le droit quand même de faire son job.
33:52Je veux dire, ce n'est pas parce qu'elle est mariée avec M. Glucksmann qu'elle pense comme M. Glucksmann.
33:57Non, mais il ne vous a pas échappé qu'il pouvait arriver, par exemple, que le présentateur du journal de France 2 puisse, par exemple, participer à un débat de l'entre-deux-tours.
34:08Oui.
34:08Bon, ben là, elle ne le fera pas parce que...
34:10Si vous imaginez que M. Glucksmann va être...
34:12Non, mais...
34:13Non, mais même quoi qu'il arrive...
34:15Elle est tranquille.
34:16Non, mais quoi qu'il arrive ?
34:18Parce qu'il arrive, il y a une question qui est posée.
34:19Bon, il n'ira pas.
34:20Alors, Rachida Dati, c'est plutôt logique parce qu'elle est ministre de la Culture.
34:23Et puis, il y a également Élise Lusset sur ses méthodes.
34:26Ah oui, elle a des choses à dire.
34:27Parce que sur ses méthodes, par exemple, moi...
34:29Sur son salaire.
34:30Oui, sur son salaire.
34:32Alors, c'est le service public, effectivement, mais bon.
34:35Non, mais c'est quelqu'un qui fait quand même...
34:36Et Patrick Sébastien ?
34:38Patrick Sébastien, il veut être entendu.
34:40Pour l'instant, le président Bloch.
34:41Oui, c'est drôle qu'il bloque.
34:43Moi, je trouve ça.
34:44Le président Horizon bloque.
34:44Mais oui, je démons formellement avoir dit que je ne souhaitais pas auditionner
34:47parce qu'il représentait le showbiz.
34:49J'appréciais ses émissions.
34:50Patrick Sébastien a apporté beaucoup à France Télévisions.
34:52La règle doit être très claire pour tous les anciens présentateurs et animateurs.
34:55La commission d'enquête n'est pas une formidable tribune offerte
34:57à celles et ceux qui voudraient faire tomber des têtes au sein de l'audiovisuel public.
35:01C'est spécial, hein ?
35:02Jérémy Patrier-Lettus, mais...
35:04Mais il fait un procès d'intention à M. Sébastien.
35:06Mais bien sûr !
35:07Mais surtout, pourquoi M. Sébastien s'est fait virer ?
35:11Parce que Mme Ernotte, un jour, a dit
35:13« Moi, les hommes blancs de plus de 50 ans, j'en ai ma claque. »
35:17Moi, je milite pour que Patrick Sébastien soit entendu.
35:20Il a les choses à dire, en plus.
35:21Je milite.
35:22Patrick Sébastien soit entendu.
35:23Jules, les hommes blancs de plus de 50 ans, ce n'est pas raciste.
35:27Bon, Jean-Michel Apathy, non, ce n'est pas raciste.
35:29Bon, le Haut-Commissariat, alors tout le monde, ça va vraiment se faire, vous pensez, cette affaire de Haut-Commissariat à la diversité, au diaspora,
35:37qui montre, d'ailleurs, ça rejoint un peu le sujet dont on parlait tout à l'heure.
35:42C'est la même chose.
35:42Voilà, tout ça devient une folie.
35:45C'est une forme de masophie.
35:46C'est une forme de folie.
35:48Bon, est-ce que Rachida Dati est contre ?
35:50Elle était ce matin avec Sonia Mabrouk.
35:54Ah oui, c'est normal.
35:54Moi, je vais vous dire, je ne suis pas favorable.
35:58Regardez, Sonia, vous-même ou moi-même, est-ce que quelqu'un a une lecture ethnique de notre parcours ?
36:04On a une autre lecture de nos parcours personnels.
36:07Qu'il y ait des discriminations en France, oui.
36:09Qu'il y ait des inégalités en France, oui.
36:11C'est contre cela qu'il faut lutter.
36:12Moi, j'ai trop souffert, rappelez-vous, de l'arrivée de SOS Racisme dans certains quartiers.
36:17Le droit à la différence.
36:17Le droit à la différence a créé beaucoup de dégâts.
36:20Le droit à la différence a été une manière d'exclure certains.
36:23De dire que finalement, vous n'êtes pas un citoyen français comme d'autres.
36:28Peut-être pouvez-vous le dire au président de la République ?
36:30Bien sûr, mais je ne crois pas que ce soit dans son projet.
36:33En tout cas, moi, je n'ai pas été consulté.
36:35Bon, Emmanuel Macron a été créé par l'impopularité et l'idéologie de François Hollande.
36:41Il termine avec l'impopularité de François Hollande et son idéologie, qui est l'idéologie socialiste,
36:46qui aujourd'hui est une idéologie égalitaire, diversitaire, qui veut prôner la dictature des minorités.
36:53Emmanuel Macron, il terminera comme ça.
36:54Je n'ai jamais pris en flagrant délit M. Hollande d'être dans ce racialisme dans lequel j'ai trouvé M. Macron dès le départ,
37:05avec sa sortie de M. Borloo, comme quoi un mal blanc ne pouvait pas valablement demander à un autre mal blanc un rapport sur les banlieues.
37:13Je n'ai jamais entendu M. Hollande sur ce registre-là, pardon de le dire.
37:19Je pense qu'Emmanuel Macron n'aime pas la France, comme la plupart des Français l'aiment.
37:24Et il n'aime pas la France telle qu'elle est.
37:26Il la fantasme.
37:26Il ne la connaît pas.
37:27Il ne la connaît pas, il la fantasme.
37:28Il ne la connaît pas, de la même manière, en tout cas.
37:31C'est tout.
37:31Vous savez, on a beaucoup parlé de François Mitterrand ces dernières heures.
37:34Il avait eu beaucoup de défauts, François Mitterrand.
37:36Mais il y a eu beaucoup de sujets.
37:37Il connaissait la France.
37:39Il connaissait la France.
37:40Il connaissait les arbres.
37:40Il connaissait le nom des oiseaux.
37:42Il parle souvent de l'influence tellurique de la France.
37:46Il parle, quand il est à Jarnac, il y a beaucoup de sujets là-dessus.
37:49Il se sent...
37:50SOS Racisme n'est pas né avec Nicolas Sarkozy ou Jacques Chirac.
37:54Oui, c'était...
37:54Alors SOS Racisme, vous avez raison.
37:56Ce n'était pas vraiment une conviction.
37:58C'était une espionnée.
37:58C'était une manière d'instrumentaliser, là encore.
38:03Il y avait le pèlerinage à la roche de Solutré.
38:05Il y avait quelque chose de très terrien.
38:07De très enrationnée.
38:07Voilà.
38:08Et puis il connaissait l'histoire de France en profondeur.
38:10Il a détruit le pays.
38:12Oui, mais je peux bien qu'il ait des lettres, qu'il ait lu des livres.
38:16Mais à un moment donné, il a pris toutes les pires décisions
38:18qui ont amené à toutes nos discussions.
38:20Je suis...
38:21Alors, franchement, je suis à 100% d'accord avec vous.
38:23Je le sais.
38:24Toutes les portes qui ont été ouvertes en 1981,
38:26sur l'école, sur la justice, sur l'immigration, sur tous les sujets,
38:30on est allé dans le mur.
38:32Il n'empêche que sa personnalité était, de ce point de vue-là,
38:36comment dire, était cul...
38:38Il connaissait la France, il connaissait la littérature,
38:41il connaissait les hommes également.
38:44Il était passé, vous savez, il était passé par la guerre.
38:47Donc, il avait une perception un peu différente de la vie.
38:49Un mot, quand même, pardon, sur le Haut-Commissariat,
38:52parce que, sincèrement, ça ne manque pas de celles.
38:55Est-ce que vous savez que le Haut-Commissariat aura pour vocation
38:58de travailler au vivre-ensemble ?
39:00Depuis 9 ans, Emmanuel Macron a tout fait pour ficher en l'air le vivre-ensemble.
39:05Il a accueilli des millions d'immigrés qu'on n'arrive plus à intégrer
39:08depuis très longtemps.
39:09Résultat, nous ne vivons plus ensemble.
39:11Et maintenant qu'il s'apprête à partir et à laisser les clés de l'Elysée,
39:14il nous dit qu'il veut travailler sur le vivre-ensemble.
39:16La belle affaire.
39:17Moi, je le dis souvent, écoutez, mais sincèrement,
39:19Emmanuel Macron, je vous assure, il est une calamité pour la France.
39:23Quand on voit ce qu'il a fait et ce qu'il dit aujourd'hui, c'est à pleurer.
39:28Un Haut-Commissariat pour le vivre-ensemble.
39:30Le voilà, le voilà, le voilà habillé, si j'ose dire.
39:34Si je comprends bien ce que vous avez dit,
39:35parce que, aussi, Johan, on a un président de la République
39:39qui n'aime pas la France et qui veut honorer ceux qui n'aiment pas la France.
39:42Non, je ne dirais pas qu'il n'aime pas la France.
39:43Là, pardonnez-moi.
39:44Non, je dirais qu'il ne la connaît peut-être pas.
39:46Qu'il a une connaissance particulière.
39:49Quand je dis qu'il ne la connaît pas,
39:51il ne la connaît pas comme la connaissaient les autres.
39:53Il la connaît de normal sup.
39:56Il n'a pas réussi.
39:57Je pense qu'il préfère l'Europe à la France.
40:00Je n'ai aucun doute qu'il préfère l'Europe à la France.
40:02Ce n'est pas quelqu'un qui est ancré dans les régions,
40:07il n'a pas été un élu de terrain, etc.
40:09C'est ça que je veux dire.
40:10Je ne dirais pas qu'il n'aime pas la France.
40:12Ne dites pas ça non plus.
40:13Ne soyons pas...
40:15Au-delà de ça, c'est quelqu'un qui nous dit,
40:18après neuf ans en effet,
40:20qu'il veut vivre ensemble et qui fait tout pour légaliser un texte,
40:24il va promulguer l'euthanasie.
40:26Oui.
40:27Mais pourquoi ça aussi ?
40:28Il se fiche sans doute du fond.
40:29Il se fiche sans doute du fond.
40:31Il imagine, il imagine un texte et un référendum
40:35qu'il pourrait organiser sur l'euthanasie
40:37pour avoir un référendum positif.
40:40Donc...
40:41Il expliquait que les Français avaient commis...
40:43Il n'était pas président.
40:44Il expliquait que les Français avaient commis des crimes contre...
40:47Bon, alors il n'aime pas la France.
40:48Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
40:48Voilà, ça va.
40:53Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
40:54Vous êtes mauvais.
40:56Vous avez un président de la République qui n'aime pas la France.
40:58D'accord.
40:58Qu'est-ce que vous voulez ?
40:59Bon.
41:00Non, vous êtes de si...
41:01Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour.
41:03Oui, oui, oui, oui.
41:05Je pense que c'est un président étrange.
41:08Voilà.
41:08Et dont on a aujourd'hui, je pense qu'il est déstabilisé.
41:12Il est déstabilisé par son échec.
41:15Voilà.
41:16Cet échec dans tous les domaines.
41:18C'est qu'il ne sait plus, j'allais dire, où il habite.
41:20Oui, c'est vrai.
41:20Il habite encore au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré.
41:23Mais ça le déstabilise.
41:25Et il est dans un déni total.
41:28Entouré par des courtisans qui lui disent
41:30« Monseigneur, vous êtes formidable. »
41:31Le déni de la présidence est terrible.
41:34Donc, soit tu te décis et c'est terrible,
41:36parce que tu dis « J'ai tout raté ».
41:37C'est ça la vérité.
41:39J'ai quasiment tout raté.
41:40Sauf Notre-Dame et les Jeux Olympiques.
41:42Tous les présidents sont toujours isolés,
41:44surtout à la fin de leur mandat.
41:45Mais il est sans doute le président le plus seul.
41:48Il est le président le plus seul.
41:49Ses prédécesseurs étaient plus entourés,
41:51y compris à la fin, qu'il ne l'est en ce moment.
41:55Dans l'actualité française, pour terminer,
41:58l'ancien dirigeant nationaliste Alain Orseni
42:00reconverti dans les affaires,
42:02vous le savez, a été abattu hier
42:04dans le village de Véro.
42:06Je l'ai dit ce matin, je le redis ce soir.
42:08Je voulais inviter Pascal-Pierre Garbarini,
42:10qui est avocat, ajaxien, corse,
42:12qui connaît très bien, évidemment, ce monde.
42:16Il se trouve qu'il a défendu
42:17ceux qui ont attaqué M. Orseni.
42:19Donc, il ne pouvait pas parler de ce sujet.
42:21Il ne pourra pas en parler.
42:23C'est un bon connaisseur de la Corse.
42:26Exactement.
42:27Simplement, tuer quelqu'un dans son village,
42:31c'est quelque chose qui ne se fait déjà jamais.
42:32Ça veut dire, vous ne serez jamais à l'abri nulle part.
42:36Et tuer quelqu'un le jour de ses obsèques,
42:40ça ne se passe pas.
42:42Oui, le jour des obsèques de sa mère, bien sûr,
42:44ça ne s'est jamais fait.
42:46Et il était tellement en sécurité,
42:49Alain Orseni, qu'il n'avait pas de gilet pare-balles,
42:51alors qu'il a toujours un gilet pare-balles.
42:52Et il y a presque un crime psychologique là-dedans,
42:55ou un assassinat psychologique.
42:57C'est-à-dire que celui qui a tué
42:58savait que dans le cimetière,
43:01il ne porterait pas son gilet pare-balles,
43:05au point qu'il a visé d'ailleurs le cœur.
43:06Il n'a pas visé la tête.
43:08Donc, il y a presque là-dessus.
43:11C'est quelque chose qui ne se fait tellement pas
43:13qu'il savait qu'Alain Orseni
43:15imaginait qu'on ne l'attaquerait pas de cette manière-là.
43:18Alors, vous allez entendre madame la mère de Véro,
43:23qui s'appelle également Orseni,
43:26mais qui est un homonyme en ce sens
43:28qu'elle n'est absolument pas de la famille d'Alain Orseni.
43:31Je vous propose de l'écouter.
43:33Tout d'abord, respect pour les familles.
43:35Parce qu'il faut respecter ce deuil,
43:37ces deuils.
43:39Et puis, la sidération.
43:42Parce qu'un crime, un meurtre,
43:44on dit encore sous camp poussante.
43:49C'est un lieu sain.
43:50Donc ça, c'est de l'inédit.
43:51On n'a jamais vu ça en course.
43:53Nos valeurs s'envolent.
43:56C'est de la tristesse.
43:57De la tristesse.
43:58Et peut-être un peu de colère aussi.
44:00Pourquoi ?
44:01Parce que, je vous l'ai déjà dit,
44:05c'est inédit.
44:05Et on ne veut plus voir ça.
44:10Pas grand-chose à commenter
44:12sur un sujet comme celui-là.
44:14Sinon qu'il frappe les esprits, bien sûr.
44:17En revanche, vous pourrez peut-être commenter
44:19la colère des Iraniens qui ne faiblit pas.
44:20Donald Trump a appelé les patriotes iraniens
44:22à poursuivre les protestations
44:23et a indiqué que de l'aide était en route.
44:26Oui.
44:27Ça veut dire l'aide de quoi ?
44:29C'est étrange.
44:32Non, ça peut être aussi...
44:33Ça peut être aussi militaire
44:35parce qu'on sait que Donald Trump
44:36se pose la question en ce moment
44:38parce qu'il est évidemment
44:40entre des arguments intérieurs
44:42et des arguments extérieurs.
44:43Il y a sa base, pour le coup,
44:45pas sa base Maga,
44:46mais la base autour du secrétaire Marco Rubio
44:48qui veut intervenir
44:50pour faire tomber ce régime des Mola
44:52qui sévit et qui opprime le peuple iranien
44:54depuis maintenant 47 ans.
44:57Donc la question se pose,
44:58elle va se poser dans les prochains jours
45:01parce que le peuple iranien,
45:02je ne sais pas si dans sa grande majorité,
45:04d'ailleurs c'est impossible à savoir,
45:05veut une intervention iranienne.
45:06Ce qu'on sait,
45:07c'est qu'il n'y a jamais aucun peuple
45:08qui s'est libéré du joug
45:10d'un régime qui l'opprime
45:13sans une intervention extérieure.
45:14Et à l'inverse,
45:15il n'y a aucun peuple aussi
45:16qui a réussi à changer de régime
45:19grâce à une intervention extérieure
45:21et où ça s'est bien passé.
45:22Donc la question,
45:23elle est extrêmement complexe.
45:24C'est intéressant ce que vous dites
45:25tel que vous le dites.
45:25Vous êtes sûr de ça,
45:26qu'aucun peuple ne s'est libéré ?
45:29La Révolution française,
45:30elle s'est faite avec l'aide des poussiens ?
45:32La Révolution française ?
45:34On ne va peut-être pas
45:35aller jusqu'à la Révolution française.
45:36Le peuple s'est quand même révolté, non ?
45:38Oui.
45:39Je ne suis pas un fanatique de la terreur,
45:43mais j'observe quand même
45:43qu'il y a une révolution.
45:45On dit toujours que les révolutions
45:46sont par les minorités.
45:47Mais alors,
45:48je voudrais observer par ailleurs,
45:50je suis quand même surpris
45:53parce que le peuple iranien est massacré
45:55et je ne vois pas beaucoup d'étudiants
45:57avec des drapeaux iraniens
46:00à côté de Sciences Po
46:01ou dans les universités
46:02pour protester contre les mollas.
46:05C'est quand même étrange.
46:05Les médias américains
46:06parlent de plus de 10 000 morts.
46:10Les médias américains disent
46:11qu'il y a potentiellement 10 000 morts
46:12tuées par le régime.
46:15Non, mais vous êtes aujourd'hui
46:16dans une situation en France
46:18où l'espace culturel, intellectuel, médiatique,
46:21vous appelez ça comme vous voulez,
46:23pensent tous du même côté
46:26ou penchent du même côté
46:27et choisissent ses victimes
46:29et choisissent ses sujets.
46:33Voilà.
46:33Et que pour tous ces gens,
46:35ces news, c'est plus important que l'Iran.
46:36C'est ça la réalité.
46:38Pour la France insoumise,
46:39ces news, c'est plus important que l'Iran.
46:41En tout cas, oui,
46:42nous sommes sans doute plus haïssables
46:45que les mollas.
46:45Ah, je pense.
46:46Je pense qu'il n'y a pas de cyberharcèlement
46:50sur les mollas, comme vous dites.
46:51Non, mais la France insoumise
46:52est viscéralement opposée
46:54à une intervention en Iran.
46:56Ça n'est qu'une petite révolte
46:57contre la vie chère, Pascal,
46:58ce qui se passe en Iran
46:59pour Jean-Luc Mélenchon.
47:00N'oubliez pas ça.
47:00Mais tout ça fait le buzz
47:02avec la presse qui est complice,
47:04avec une médiocrité
47:05de l'espace médiatique,
47:07avec...
47:07Qu'est-ce que vous voulez ?
47:09La période n'est pas très...
47:11Avec une idéologie mortifère.
47:13L'égalité de l'État,
47:14Emmanuel Macron,
47:15Sébastien Lecornu,
47:16moi, je ne les ai pas entendus
47:17non plus prendre une position
47:18claire, ferme,
47:21quant aux événements
47:22qui se passent là-bas
47:22pour encourager autre chose
47:24qu'un public islamique.
47:26Cher Véronique,
47:27il y a une bonne France
47:28et il y a une mauvaise France.
47:29Et ça dépend souvent
47:30de qui la dirige
47:31à ce moment-là.
47:33Quand vous voyez
47:34l'histoire de France,
47:35elle est parfois redoutable.
47:37Il s'est passé des choses.
47:40Je crois qu'il y a une expression
47:41que certains utilisent
47:42en disant la France,
47:44c'est la terreur et c'est Valmy.
47:45Voilà.
47:45C'est les deux côtés de la France.
47:48Et ça dépend de celui
47:49qui est à sa tête.
47:50Quant à De Gaulle,
47:52bon, voilà.
47:53On a une séquence
47:56qui est convenable.
47:57Mais quant à des gens
47:58qui ne sont pas à ce niveau-là,
47:59ça peut être plus compliqué.
48:00Alors est-ce que maintenant
48:01il peut y avoir encore
48:02des De Gaulle ?
48:03Je ne sais pas.
48:03Mais il y a toujours
48:04des Lebrets.
48:05Je ne sais pas.
48:06Il y a toujours des Lebrets
48:07qui seront là.
48:09Quelle rentrée !
48:11Je n'ose pas.
48:11Bon, vous savez que maintenant
48:12il faut qu'on soit à l'heure
48:13très précise.
48:14Oui.
48:14Parce qu'à 21h,
48:15il y a un journal.
48:16Je le sais bien.
48:16Bon.
48:16Et donc on va essayer
48:18de ne plus jamais être en retard.
48:20D'abord, je voulais vous donner
48:20une dernière information
48:21qui est passionnante,
48:22qui ne vous concerne pas vraiment
48:26la première fois cette année.
48:27Il y a eu moins de naissances
48:28et plus de décès.
48:29J'ai essayé de faire ma part, moi.
48:30Voilà.
48:31Et vous avez eu cette année...
48:32C'est pour ma femme, d'ailleurs.
48:33Oui.
48:35Bon, cette année,
48:36vous avez eu un petit garçon
48:36qui s'appelle le petit Marcel.
48:38Absolument.
48:38Et je trouve qu'on aurait pu
48:40commencer par ce sujet
48:41parce que c'est peut-être
48:42le sujet le plus important
48:43du jour.
48:44Selon le rapport démographique
48:45publié par l'INSEE Smartini,
48:47il y a plus de morts
48:48que de naissances.
48:49Et effectivement,
48:50pour plein de raisons,
48:51on était avec un sociologue
48:52tout à l'heure sur Orpain,
48:52il y a plein de raisons.
48:56Elles ne vous ont pas touché.
48:57Vous, vous avez fait un enfant
48:58malgré le monde,
48:59malgré l'environnement,
49:01malgré la difficulté
49:02parfois de vivre ensemble,
49:03malgré l'engagement,
49:04malgré...
49:04Je suis assez sévère
49:04avec ma génération
49:05qui ne fait pas d'enfants
49:07parce que vous avez raison,
49:08c'est le sujet principal.
49:09Un pays sans enfants
49:10est un pays sans avenir
49:11par définition.
49:12Ce n'est pas grave
49:12puisqu'on va accueillir
49:13des millions d'immigrés
49:14pour compenser tout cela.
49:15Il n'y a pas de problème, en fait.
49:17Vous êtes taquin.
49:18Un peu.
49:18Vous êtes taquin.
49:19Mais c'est vrai que...
49:20Mais il y a notamment
49:21le refus de la moindre contrainte.
49:23Le couple est vu
49:25comme une contrainte.
49:26L'entreprise est vue
49:27comme une contrainte.
49:28Le patron est vu
49:29comme une contrainte.
49:30Et l'enfant est vu
49:30comme une contrainte.
49:31Donc, tout est vu
49:32comme une contrainte.
49:32On ne vit pas
49:32avec son entreprise quand même.
49:34Alors qu'on vit à deux.
49:35Le couple ne peut être plus.
49:37Le couple, c'est le début
49:38pour faire un enfant.
49:39Oui.
49:40Mais l'autre peut être vu
49:41comme une contrainte
49:41en permanence.
49:42Donc, pour pouvoir aller boire
49:43sa pinte à 18 heures,
49:45on ne fait pas d'enfant.
49:46Ça pinte.
49:46Ça pinte de bière.
49:47Non, mais retournez.
49:49Pour pouvoir toujours être libre.
49:50En fait, c'est les adolescents
49:52pour le refaire précédent.
49:54Vous avez 10 secondes
49:55pour me dire
49:55qu'est-ce qu'il y a ce soir.
49:57Tout de suite,
49:57le général Pierre Devilliers
49:58pendant une heure
49:59avec une actualité internationale
50:00très chargée,
50:01comme vous le savez.
50:02Donc, ça va être passionnant
50:03d'entendre l'ancien chef
50:05d'état-major des armées,
50:06Pierre Devilliers,
50:06qui publie chez Fayard
50:07pour le succès
50:08des armes de la France.
50:09Donc, on va l'interroger
50:09sur tous les sujets
50:10de l'actualité internationale
50:11dans un instant.
50:12Bon, et Adrien...
50:14Et on fera de la natalité
50:15ensuite à 21h.
50:15Alors, tous les soirs,
50:16on aura effectivement
50:17ce rendez-vous
50:18à 21h pile.
50:19Et c'est pourquoi
50:20je garde encore
50:21quelques secondes l'antenne
50:22parce qu'il n'est que 20h59.
50:25Mais Adrien Fontenot,
50:26Adrien Fontenot,
50:28s'est placé près de nous
50:30et il va nous donner
50:31les infos du soir.
50:32Adrien, c'est à vous.
50:36Bonsoir Pascal,
50:37bonsoir à tous.
50:38La colère agricole
50:38une nouvelle fois
50:39devant l'Assemblée nationale.
50:41La FNSEA annonce
50:42restée pour la nuit.
50:43Plus tôt dans la journée,
50:44plus de 350 tracteurs
50:45se sont rassemblés sur place.
50:46Des pommes de terre
50:47déversés sur le pont
50:48de la Concorde.
50:49Ce soir, Sébastien Lecornu
50:50annonce un projet
50:51de loi d'urgence
50:51sur la politique de l'eau,
50:52la prédation du loup
50:53et les moyens de production.
50:55Le texte doit être présenté
50:56en mars et examiné
50:57par le Parlement
50:58avant l'été,
50:59selon le Premier ministre.
51:00Pour la première fois
51:01justement dans l'histoire
51:02du Salon de l'Agriculture,
51:03il n'y aura aucun bovin
51:04cette année porte de Versailles.
51:05Conséquence de la dermatose nodulaire,
51:07les éleveurs refusent
51:08d'amener leurs animaux
51:09par crainte et par solidarité.
51:11Un coup dur pour le Salon
51:12selon son président.
51:13Même Biguin,
51:14l'égérie 2026
51:17de 2ème édition.
51:19Ce drame évité
51:19au sein de la prison
51:20de Lonce-le-Saunier
51:21dont le jurat
51:22un colis à destination
51:22d'un détenu
51:23a été intercepté
51:24par les personnels pénitentiaires.
51:26A l'intérieur,
51:26une arme de poing,
51:27un chargeur approvisionné
51:28en munitions
51:29mais aussi une scie à métaux.
51:31Le parquet a immédiatement
51:32été saisi.
51:32Une enquête judiciaire
51:33ouverte.
51:34L'ancienne figure française
51:36de l'État islamique
51:37Émilie Koenig
51:37sera jugée du 26 au 30 novembre
51:39prochain à Paris.
51:41Cette djihadiste
51:41de 40 ans
51:42originaire de Lorient
51:43avait été capturée en Syrie
51:44en 2017
51:47avant sa mise en examen
51:48pour association
51:49de malfaiteurs
51:50terroristes criminels.
51:51Le PNAT lui reproche
51:52d'avoir agi en Syrie
51:53comme recruteuse,
51:54entremetteuse
51:54et propagandiste.
51:56Au moins 734 morts
51:57confirmés,
51:5810 000 arrestations,
51:59la répression violente
52:00des manifestations en Iran
52:01se poursuit.
52:02Un bilan qui pourrait être
52:03bien plus lourd
52:04selon plusieurs ONG
52:05qui redoutent probablement
52:06des milliers de morts.
52:07De son côté,
52:08l'ancienne impératrice d'Iran,
52:09Farah Palavi,
52:10veuve du char
52:11renversée par la révolution
52:12islamique de 79,
52:13a adressé son soutien au peuple.
52:15Soyez forts
52:15et croyez que bientôt
52:16vous célébrerez ensemble
52:18la liberté en Iran
52:18et que la lumière
52:19triomphera des ténèbres.
52:21Donald Trump lui aussi
52:22apporte son soutien
52:22aux manifestants en Iran.
52:23Vous venez d'en parler
52:24et les appelle
52:24à poursuivre leur mouvement.
52:26Reprenez le contrôle
52:27de vos institutions.
52:28A même écrit
52:28le président américain,
52:30Donald Trump,
52:30qui précise avoir annulé
52:31toutes ses rencontres
52:32avec les responsables iranins
52:34jusqu'à ce que les massacres
52:35insensés de manifestants
52:36cessent.
52:37Une aide américaine
52:37est également en route
52:38sans ajouter
52:39plus de précision.
52:41Ainsi, nous devons choisir
52:42entre les Etats-Unis
52:42et le Danemark.
52:43Là maintenant,
52:43nous choisissons le Danemark.
52:45La phrase est signée
52:45du premier ministre
52:46du Groenland.
52:47Les ministres danois
52:48et groenlandais
52:49des affaires étrangères
52:49seront d'ailleurs reçus
52:50demain à la Maison-Blanche.
52:52Les représentants inquiets
52:53après les annonces
52:54de Donald Trump
52:54déterminés à s'emparer
52:56d'une manière ou d'une autre
52:56selon ces mots
52:57du territoire autonome danois.
53:00Eh bien, merci
53:01cher Adrien.
53:03J'ai l'impression
53:03de vivre un nouveau
53:0431 décembre
53:05parce qu'il y a une pluie
53:06de textos
53:07que je reçois
53:08qui nous apportent
53:09le soutien
53:10par rapport à l'information
53:11qu'on a développée
53:12dans cette émission.
53:13Mais je remercie
53:13Christophe qui était
53:14à la réalisation,
53:15Philippe qui était
53:16à la vision,
53:17Raphaël Lissac
53:18qui était au son,
53:19merci à Benjamin Neau,
53:20à Lucas Consalves,
53:21à Tess Lafaiter.
53:23Dans une seconde,
53:24Gautier-Lebret,
53:25passez une excellente soirée
53:26et à demain !
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