Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:21Bonsoir à tous, bonsoir à tous.
00:26Vous reconnaissez évidemment la musique de La Légion, Sarah Salman, Geoffroy Lejeune, Joseph Massescaron, Georges Schoenig.
00:32Pourquoi La Légion ? Parce que ce matin, c'était...
00:37Cameroun.
00:38Cameroun.
00:41Exactement.
00:42Et sur les Champs-Elysées, lorsque les Légionnaires passent, c'est toujours les Légionnaires qui sont les plus applaudis.
00:49Et c'est vrai qu'il y avait quelque chose d'hypnotique à voir ces images ce matin qu'on
00:52suivait en fil rouge.
00:53La Légion étrangère commémore la bataille de Cameroun.
00:57Je crois qu'il n'y a pas, et ça c'est bien français, je crois qu'il n'y
00:59a pas une fiction sur Cameroun.
01:02Donc s'il y a des producteurs de cinéma que ça intéresse, je pense que ça pourrait...
01:05Je crois qu'il y a très peu de films sur La Légion.
01:07Il y a La Légion saute sur Colvésie, qui était un film.
01:10Il y a Les Morphaloux avec Belmondo, mais bon, c'est assez parodique.
01:16Et je crois qu'il n'y a pas de... sur cette histoire française.
01:21Donc Cameroun, il y a 163 ans, une soixantaine de Légionnaires se sont battus pendant plusieurs heures
01:26contre 2000 hommes de l'armée mexicaine, créant la renommée du bataillon.
01:32Une cérémonie qui s'est déroulée ce matin à Aubagne.
01:34Et puis ça symbolise le courage de ne jamais céder, les vertus de la Légion étrangère.
01:40Et je regardais ça, ces images, il y a la cérémonie dite du képi blanc pour les jeunes gens
01:45à qui on remet un képi blanc.
01:47Et ça fait deux ans qu'ils travaillent, c'est un honneur.
01:49C'est l'engagement, c'est des valeurs effectivement qui sont assez intéressantes à développer.
01:53Alors je vous propose de voir le sujet de Valentin Polidori et vous me dites ce que vous en pensez.
02:00Une boîte portée solennellement à l'intérieur.
02:04La main du capitaine Danjou, officier qui commandait la bataille de Cameroun le 30 avril 1863.
02:14Il était 10 heures, jusqu'à 6 heures du soir.
02:19Ces 60 hommes qui n'avaient pas mangé ni bu depuis la veille,
02:24malgré l'extrême chaleur, la faim, la soif résistent à 2000 Mexicains.
02:30800 cavaliers, 1200 fantassins.
02:34Une défaite historique qui a marqué l'histoire de la Légion étrangère.
02:39C'est la cérémonie de la victoire, de la victoire de la compétence et de l'excellence au combat.
02:45C'est la victoire du courage et c'est aussi la victoire de l'humanité.
02:50Puisqu'à la fin du combat, les blessés ont été soignés par les Mexicains.
02:55Pour les nouveaux qu'épis blancs honorés lors de cette cérémonie,
03:00c'est une fierté de faire partie de la Légion étrangère.
03:04C'est un serment comme nos anciens l'ont fait et c'est ça qu'on perpétue à la Légion.
03:09Chaque légionnaire est discipliné, rustique et il incarne un code d'honneur.
03:13Et ça, quand on aime son pays et la Légion, on va jusqu'au bout.
03:18Lors de cette cérémonie, d'anciens militaires de la Légion étrangère
03:22se sont également fureux maîtres des décorations,
03:25saluant leur engagement pour la France.
03:28Il y a très peu de lieux où les rites d'initiation sont les mêmes à 50 ans de distance.
03:33C'est vrai dans l'église, c'est vrai parfois dans l'armée,
03:36ça peut être aussi dans le sport.
03:37C'est des rites d'initiation qui perdurent et qui peuvent être touchants et émouvants.
03:43La cérémonie du Képi Blanc, vous savez, moi c'est toute ma jeunesse.
03:46Mon père était dans la Légion étrangère,
03:47donc je pense que c'est une des trois ou quatre fois dans ma vie,
03:51là aujourd'hui, où je n'étais pas à Cameroun pour cette cérémonie.
03:55Le Képi Blanc, c'est quelque chose d'extraordinaire,
03:57parce que ce sont des gens qui...
03:58La Légion, vous savez, c'est le corps de la deuxième chance.
04:01Souvent, vous venez un peu pour faire oublier ce que vous avez fait avant.
04:03Donc vous avez pu faire des...
04:05Alors dans l'histoire, évidemment, il y a eu toutes les armées décimées
04:09qui venaient se recycler dans la Légion étrangère.
04:10Aujourd'hui, souvent, vous avez un cas judiciaire,
04:13on exclut uniquement les crimes de sang.
04:15Mais par contre, pour le reste,
04:17vous pouvez avoir fait deux, trois larcins
04:18et vous vous retrouvez à la Légion.
04:20C'était le cas de mon père.
04:21Pardon ?
04:22C'était le cas de mon père.
04:23Ben voilà.
04:25Et pardon Joseph, je termine juste sur ce miracle.
04:28C'est que, donc, il y a des gens qui ont besoin d'une deuxième chance.
04:31Certains, même une grande partie d'entre eux, sont étrangers,
04:33ne connaissent pas spécialement la France, etc.
04:35On leur apprend pendant leur formation quelque chose très rudimentaire, en fait.
04:39Parler français, respecter un code d'honneur,
04:42vivre ensemble, en réalité, pour de vrai,
04:43c'est-à-dire pas le vivre ensemble qu'on connaît.
04:45Et à la fin, pendant cette cérémonie,
04:47ils reçoivent ce qu'est pi blanc et ils sont fondus dans un collectif.
04:50Et moi, pardon, mais je pense que ça n'existe quasiment plus dans la société.
04:54Donc c'est une cérémonie qui est ultra émouvante,
04:57qui donne des gens qui sont capables de donner leur vie pour leur pays
04:59ou pour un pays qui n'est pas le leur.
05:01Avec ce qu'est la leçon de Cameron, c'est le sens de la mission.
05:04C'est quelques légionnaires qui vont mourir contre des Mexicains.
05:07Ils voulaient juste réussir leur mission et ce jour-là, ils l'ont réussi.
05:09Et c'est quelque chose de très, très, très émouvant.
05:15Écoutez, c'est pour ça qu'on a voulu commencer cette émission,
05:17par cet événement.
05:19Et regardez le très remarquable sujet, reportage de Jean-Luc Thomas
05:24sur ses engagés volontaires, sur ses personnalités si particulières.
05:29Ces engagés volontaires font depuis quelques jours leur premier pas comme légionnaire.
05:34Ils viennent du monde entier, de France aussi.
05:36Ce qui est sûr, c'est que la Légion étrangère ne inclut pas l'étranger,
05:38donc il faut se rendre en France.
05:40Il faut arriver sur notre pays pour venir frapper à la porte de la Légion étrangère
05:46et initier le processus de sélection, de recrutement,
05:49pour ensuite arriver ici, au régiment de formation de la Légion.
05:53Dès le premier jour, la formation est rude, intense sur le plan physique.
05:58Devenir légionnaire, ça s'apprend, ça se forge.
06:01Allez, allez, on explose, on explose, c'est bien, c'est bien.
06:06Le plus dur reste l'apprentissage du français.
06:09Aucune autre langue n'est autorisée.
06:11L'objectif, maîtriser rapidement 500 mots pour pouvoir rester.
06:15Les Français, c'est très important pour les Légionnaires.
06:19Pour moi, ça l'a été depuis que j'étais Légionnaire.
06:22Et maintenant, c'est leur tour.
06:24C'est pour ça qu'on les donne, les outils.
06:26Et on essaye de les faire évaluer petit à petit.
06:30Les engagés ont souvent connu une première vie ailleurs,
06:33peu importe leurs origines, leurs conditions.
06:36Ici, une autre vie débute.
06:38Honneur, fidélité, solidarité, entraînement et discipline deviennent leur quotidien.
06:43Entraînement difficile de dire facile, pourquoi ?
06:44Parce que cette sueur-là, elle est méritée, elle est voulue.
06:52C'est par notre volonté.
06:53Et chaque bout de sueur ici, c'est ce qui nous rapproche du képi blanc.
06:59Recevoir son premier képi blanc reste le Graal ultime.
07:03Tout au long de l'année, le quatrième régiment étranger forme 1500 nouveaux légionnaires.
07:10Et puis la devise de la Légion, honneur et fidélité, pas mal.
07:16Formidable.
07:17Lorsque vous dites, vous avez totalement raison, sur les films, il y a tellement de films,
07:21par exemple aux Etats-Unis, sur les marines, sur tout.
07:26Et là, et sur la Légion, alors que dans la Légion, il y a une transcendance absolue.
07:32Il y en a bien sûr, évidemment, dans les ordres religieux, mais là, c'est une transcendance absolue,
07:37qui fait que vous êtes obligés pratiquement de vous tenir debout,
07:40puisque la transcendance permet de vous tenir debout.
07:43Et ce qui est incroyable dans cette histoire, notamment dans celui de Cameroun.
07:48Cameroun, c'est une page extraordinaire de l'histoire, qu'on a oubliée.
07:53C'est l'époque où la France était en train de fonder un empire au Mexique.
07:59Donc c'est quelque chose de totalement fou.
08:02Et moi, quand je relis régulièrement Cameroun, les derniers moments, jusqu'au sous-chef,
08:10parce que tous les uns après les autres, les officiers, décèdent.
08:14Et à chaque fois, il y en a toujours un qui prend le relais pour être le chef.
08:19Tout est automatiquement, jusqu'au dernier moment où ils n'ont plus de munitions,
08:23où ils vont charger à la baïonnette.
08:25À la baïonnette, ils sont six.
08:27Il y a deux mille Mexicains, vous voyez à peu près.
08:30C'est-à-dire qu'on trouve extraordinaire, par exemple, bien sûr, les 300.
08:35Les 300 qui sont dans la mythologie, voilà, des spartiates qui permettent de...
08:40Mais là, ici, c'est quelque chose qui n'est pas assez...
08:44Vous êtes prêts pour le scénario ?
08:46Vous êtes prêts pour le scénario ?
08:47Je ne crois pas qu'il y ait un film, alors, je ne crois pas qu'il y ait un
08:49film.
08:50Il y a un film qui s'appelle Beaugeste, je crois, avec Gary Cooper et Ray Mailland,
08:55qui étaient légionnaires dans Beaugeste, un film de 1939.
08:58Je crois que...
08:59Toutes les origines, ça a bien été dit dans le reportage, qui est très excellent.
09:02Toutes les origines.
09:03Et il y a même eu des fils de prétendants au trône de France,
09:06qui sont devenus légionnaires.
09:08Parce qu'ils n'avaient pas la possibilité de se battre avec l'uniforme français.
09:12Bon, nous restons dans l'univers militaire avec le président de la République,
09:15qui s'est rendu dans les camps militaires de Mailly-le-Camp, dans l'Aube, et de Suippe, dans la
09:19Marne,
09:19pour assister à la clôture des exercices militaires Orion.
09:22Il s'est félicité du succès du vaste exercice militaire,
09:25qui constitue, selon lui, un signal clair envoyé tout à la fois à nos alliés et à nos adversaires.
09:30Vous voyez ces images.
09:31Je vous propose d'écouter Dunia Tengour, qui était avec le président de la République.
09:36Emmanuel Macron a participé à Orion 26, un entraînement militaire hors normes.
09:41Orion 26, c'est 12 500 soldats, des centaines de drones, des tirs d'artillerie,
09:45des combats inspirés très clairement de la guerre en Ukraine.
09:48L'objectif est simple, préparer l'armée française à un conflit de haute intensité.
09:53Pour le président, il s'agit là aussi d'incarner son rôle de chef des armées,
09:57dans un contexte où le retour des guerres change complètement la donne stratégique.
10:00Il a aussi rendu hommage aux soldats tombés pour la France.
10:04Le président veut aussi montrer que la France est en capacité
10:07de commander une coalition internationale aux standards de l'OTAN.
10:11Sur le terrain, visite de tranchées, des frappes coordonnées avec drones et raides d'hélicoptères.
10:16Un déplacement très symbolique pour le président de la République,
10:19qui tente de soigner son image de chef des armées dans un contexte international très instable.
10:24Je vous propose de l'écouter, Emmanuel Macron, sur le thème de la puissance française.
10:29Je suis là aujourd'hui pour vous dire de continuer à vous battre
10:32pour faire de la France une puissance reconnue par ses alliés
10:35et redoutée par ses ennemis.
10:39Elle illustre chaque jour à quel point notre environnement international se brutalise,
10:43cette actualité que nous vivons.
10:45Et nous avons raison de continuer de nous adapter à la menace.
10:51Un mot sur la guerre en Iran, puisque Donald Trump a critiqué le chancelier allemand Mertz sur l'Iran,
10:56tandis qu'Israël évoque une nouvelle action contre l'Iran.
10:58Le président iranien affirme que les tentatives de blocus des Etats-Unis échoueront.
11:01Et l'Iran promet de libérer le détroit d'Hormuz de la présence américaine.
11:07On a l'impression que les choses ne dévoluent pas beaucoup, disons-le.
11:12Sinon que Kamenai a défié Trump.
11:14Alors quand je dis Kamenai, c'est une voix de femme qui dit un message de Kamenai,
11:20parce qu'il n'a pas été vu, on ne sait pas s'il est vivant ou pas.
11:24Au minimum, grièvement blessé.
11:26Oui, ça on le sait.
11:28On le sait.
11:29On le devine.
11:30Que sait-on ?
11:31En revanche, je vous propose d'écouter ce message sur la télévision iranienne.
11:37Si Dieu le veut, l'avenir radieux de la région du Golfe Persique sera un avenir sans l'Amérique.
11:42Et les acteurs étrangers qui, à des milliers de kilomètres de là,
11:46s'ingèrent par cupidité et sabotent nos efforts, n'ont pas leur place ici,
11:50si ce n'est au fond de ces eaux.
11:52L'Iran islamique, en signe de gratitude pour la bénédiction divine
11:56que représente l'exercice de son autorité sur le détroit d'Hormuz,
12:00assurera la sécurité de la région du Golfe Persique
12:02et éliminera tout terrain propice à l'exploitation par des ennemis hostiles.
12:06Et puis je crois que vous avez vu ce tweet de Donald Trump
12:08avec une image, une photo de l'intelligence artificielle.
12:14La tempête arrive.
12:15Rien ne pourra arrêter ce qui arrive.
12:20José F. Mace Escaron qui est en train de faire son courrier.
12:22Non, pas du tout.
12:24Pas du tout parce que je regardais justement sur la...
12:26Je vais supprimer les portables.
12:27Je regardais, vous avez bien raison.
12:28Non, je regardais sur l'intervention du guide suprême.
12:35Et en fait, ce qu'on ne dit pas...
12:38Il y a deux choses, à mon sens, qu'on ne dit pas assez.
12:40Alors vous venez de dire qu'on enfonce des portes ou d'autres.
12:42Mais il y a deux choses quand même qu'on ne dit pas assez.
12:43La première, c'est qu'aujourd'hui,
12:47les personnes qui sont au pouvoir en Iran,
12:51ce n'est plus lui.
12:52Ce n'est plus la personne que l'on présente.
12:54Ce ne sont même plus ceux qui ont participé à la guerre contre l'Irak.
13:00C'est les gardiens de la révolution dans la partie la plus dure
13:03et la plus répressive qu'ils soient.
13:05Ça, c'est le premier point.
13:06Et le deuxième point...
13:07Oui, je sais, j'ai de faire bref.
13:09Le deuxième point, c'est quand même que la guerre en Iran,
13:11aujourd'hui, c'est devenu tout simplement un bras de fer
13:14sur le détroit d'Hormuz.
13:16Mais ce n'est pas la même chose.
13:18Au moins, Donald Trump ne met plus de délai
13:19parce qu'au début, il nous mettait des délais qui tenaient pas.
13:21Conséquence, conséquence, voilà.
13:23La tempête arrive, au moins, c'est vague.
13:24Détroit d'Hormuz qui était ouvert avant la guerre.
13:26Oui.
13:26Maintenant, le but de la guerre, ça va être de l'hormuz
13:28alors qu'il était ouvert avant la guerre.
13:31Bon, il y a quand même eu une réaction de poutre.
13:32George Fenech.
13:33C'est-il qui a, semble-t-il, prévenu Donald Trump
13:38que s'il passait effectivement à l'action,
13:40ça pourrait avoir une portée internationale ?
13:43On est quand même à la veille de quelque chose
13:45qui pourrait être assez important, semble-t-il.
13:49Faut-il croire Trump, la tempête ?
13:51Souvenez-vous, la civilisation qui va disparaître
13:54ou ça va être l'enfer.
13:55Donc, c'est du Trump.
13:57On est surtout à la veille du 1er mai.
14:01On en parlera tout à l'heure.
14:03Parce que le 1er mai nous a quand même bien mobilisés.
14:05C'est-à-dire que le gouvernement a découvert
14:06le 1er mai le 15 avril.
14:08Donc, évidemment, s'il l'avait découvert en début de saison,
14:10ça aurait été plus...
14:11C'est-à-dire qu'on avait déjà le même problème l'an dernier
14:12et l'année d'avant et encore l'année d'avance.
14:14Chaque année, le 15 avril, on se dit
14:16« Oh là là, il y a le 1er mai qui arrive, dites-donc ! »
14:21Alors, dans les petites infos du jour,
14:22je vous donne quand même le Conseil d'État
14:23qui a rejeté le recours et maintient la dissolution
14:25du mouvement antifasciste Jeune Garde,
14:27une décision largement liée aux violences
14:30et à la stratégie d'intimidation de ce groupuscule.
14:32Il se présente comme un mouvement antifasciste.
14:35C'est ce que je devrais dire.
14:36Peut-être aussi à la mort de Conte-Aderanque, quand même.
14:38Mais le Conseil d'État retient qu'il aurait incité ou participé
14:40à des actions violentes dans sa motivation.
14:42Donc, c'est dit vraiment explicitement.
14:44Et pour répondre à Quentin Deranque,
14:45le Conseil d'État dit qu'il aurait encouragé
14:47une exclusion physique de certains espaces publics.
14:49Donc, ce n'est pas dit directement,
14:50mais on le comprend en sous-texte.
14:51Il est fondé par un député en exercice.
14:53Bon, c'est fondé par un député en exercice.
14:56Vous avez parfaitement raison.
14:57Laurent Nunez a dit que le Conseil d'État
14:58rejette au fond le recours
15:00contre la dissolution de la Jeune Garde,
15:01une décision importante pour la défense
15:03de l'ordre public et de nos valeurs républicaines.
15:05La violence n'aura jamais le dernier mot.
15:06Ce ne sera jamais un mode d'expression.
15:09Bruno Retailleau est évidemment sur la même ligne.
15:11C'est une grande victoire.
15:12Les Français se souviendront de la complaisance coupable
15:15d'une partie de la gauche et en particulier de LFI.
15:18Jordan Bardella également a la dissolution de la Jeune Garde,
15:20groupuscule violent, affilié à la France insoumise
15:23et dont certains membres sont impliqués dans la mort de Quentin
15:26et confirmés par le Conseil d'État.
15:29C'est une décision importante.
15:32Et puisque nous sommes...
15:33C'est une décision importante et qui, de toute façon,
15:35malheureusement, ne sera pas suivie des faits.
15:37C'est-à-dire ?
15:38Il n'y a plus la Jeune Garde.
15:39Oui, il n'y a plus l'intitulé Jeune Garde,
15:41mais ils se sont tout de suite à peu près reconstitués.
15:43Oui, ils sont beaucoup moins structurés.
15:46Ce sera aussi structuré.
15:47Non, ce sera aussi structuré.
15:49Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire
15:50des dissolutions de la Ve République
15:52où les groupuscules ne se sont pas automatiquement reconstitués.
15:56Il n'y en a pas.
15:57C'est une forme différente et souvent un tout petit peu plus light.
15:59On était sur une décision administrative,
16:01on va passer sur une décision de justice
16:02avec ces gendarmes percutés.
16:04C'est une affaire extraordinaire.
16:06Je trouve que cette affaire, elle est incroyablement symbolique,
16:09très peu médiatisée, hélas.
16:11Un maire qui a été très courageux,
16:13d'ailleurs David Guéant, qu'on écoutera tout à l'heure.
16:15Vous connaissez sans doute cette affaire,
16:17peut-être parce que nous l'avons évoquée sur CNews.
16:20Je ne suis pas sûr que d'autres médias en aient parlé.
16:23Et pourtant, un chauffard ayant renversé deux gendarmes à moto,
16:28deux gendarmes à moto,
16:29après un refus d'obtempérer, c'était le 24 avril,
16:33donc c'était la semaine dernière,
16:34à Fort-Calquier, c'est dans les Alpes de Haute-Provence,
16:37a été condamné mardi, puisqu'il est passé en comparution immédiate,
16:40à quatre ans de prison, dont un ferme.
16:42Cinq ans.
16:45Moi, j'ai quatre ans de prison, dont un ferme.
16:47Quatre ans avec sursis, plus un ferme, si vous voulez.
16:51Moi, j'ai quatre ans de prison, dont un ferme.
16:54Sous bracelet électronique.
16:55Sous bracelet électronique.
16:57C'est-à-dire qu'on ne va pas en prison, quoi.
16:59Exactement.
17:00Une peine qui indigne David Guéant, le maire de Fort-Calquier,
17:03dénonce une gifle à toute la République.
17:05Alors, on va voir le sujet.
17:07C'est vrai que j'ai cité ça.
17:10Il y a deux personnes que je cite.
17:11Bon, évidemment, Nicolas Sarkozy a fait 30 jours de prison,
17:13ou quelques jours de prison, et ce monsieur ne le fait pas.
17:16Alors, on va me dire, ça n'a aucun rapport.
17:18Et puis, le PDG de Lafarge, qui est toujours en prison.
17:21Je le cite tous les jours, parce que je pense vraiment à lui.
17:24Cet homme-là qui a fait appel, il est en prison.
17:27Donc, c'est un homme qui a dirigé une grande société.
17:30Il y avait un casier judiciaire vierge,
17:34qui ne représente pas, me semble-t-il, un danger pour la société,
17:36et qui a fait appel.
17:38Et il est en prison ce soir.
17:39Il nous écoute peut-être, d'ailleurs.
17:41Et vous avez une personne qui me paraît extrêmement dangereuse pour la société,
17:45qui, avec une moto à foncer, non, avec un camion à foncer sur deux motards,
17:51et qui est dehors.
17:52Alors, voyez le sujet, et puis on en parle ensemble.
17:56Vendredi, sur cette départementale, deux gendarmes en moto tentent de contrôler un automobiliste,
18:00mais ils refusent de s'arrêter.
18:02Ils freinent, renversent l'un des militaires et prend la fuite.
18:06Un peu plus loin, il emprunte à vive allure un rompon en sens inverse,
18:09percute le second motard.
18:11Le maire de la commune, qui se trouvait à proximité, se rend sur place.
18:15Il échange brièvement avec lui, et l'individu lui dit...
18:18Monsieur le maire, il n'avait pas le droit de me poursuivre.
18:21En France, on ne poursuit pas les gens.
18:23Et si c'était à refaire, je le referais.
18:25Des propos effarants pour les deals.
18:27D'autant plus qu'en comparution immédiate, ce mardi, le conducteur qualifie ses actes de folie.
18:33Le tribunal correctionnel de Dignes-les-Bains a retenu l'altération du discernement
18:38et a condamné l'individu à cinq ans de prison,
18:41dont un enferme aménagé sous bracelet électronique.
18:44Comment se fait-il qu'un malfrat capable d'essayer de tuer des gendarmes
18:47qui auraient pu faire courir des risques à des administrés,
18:49à rouler à 100 km heure en pleine ville,
18:52aux alentours de midi, pour shooter un gendarme,
18:54puisse ressortir ?
18:55Ce n'est pas compréhensible.
18:56Et plus que ça, c'est scandaleux.
18:58Les deux gendarmes blessés totalisent 15 et 10 jours d'ITT.
19:01Une passante présente au moment des faits a été légèrement touchée par des débris.
19:06Depuis, traumatisée par la scène, elle ne dort plus.
19:09Ce matin, on était avec Pascal-Pierre Garbarini, qui est avocat comme vous.
19:12Il a dû vous parler de l'altération du discernement qui a été décidée.
19:15Si c'est une comparution immédiate, ça veut dire que l'altération du discernement
19:18a été décidée extrêmement rapidement.
19:20Enfin, je ne sais pas ce qu'il a dit.
19:21C'est exactement ça qu'il a dit.
19:22Mais comparution immédiate plus altération du discernement,
19:25en fait, ça s'est décidé quasiment au dernier moment.
19:27Mais ça n'a pas de sens.
19:27Il nous disait que ça n'a pas de sens.
19:29C'est-à-dire que dans ces cas-là, tu demandes une enquête.
19:31Il y a un médecin qui a dû voir cette personne 5 minutes.
19:33On demande un renvoi pour avoir l'audience à une autre date
19:35qu'une comparution immédiate.
19:36Bien sûr.
19:37Ce médecin a dû le voir 5 minutes, 10 minutes, un quart d'heure,
19:39disait Pascal-Pierre Garbarini.
19:41Très insuffisant.
19:42Très insuffisant.
19:43Ça l'emporte pièce, 10-15 minutes.
19:45Bien sûr.
19:46Donc, on voit les dysfonctionnements.
19:48Ça et l'altération du discernement réduit le quantum de la peine.
19:50C'est la conséquence directe.
19:52Alors, sans doute.
19:53Mais évidemment que ça demande une enquête.
19:55Alors, le parquet a fait appel.
19:57Oui.
19:57Bon, écoutez un peu plus longuement ce maire,
20:00David Géant, le bien nommé, le maire de Fort-Calquier.
20:05En fait, j'étais à quelques mètres, à peine, de la Seine,
20:09occupée à manœuvrer sur un chantier.
20:12Et le bruit m'a interpellé.
20:15Et j'ai cru qu'un bus s'était encastré dans la piscine,
20:18tellement l'impact et le choc a été puissant.
20:20Et donc, je me suis rendu sur les lieux immédiatement.
20:22Je suis arrivé 10 secondes, peut-être, après le choc.
20:25Et donc, j'ai assisté à l'interpellation de l'individu
20:29qui, manifestement, a essayé de tuer le gendarme.
20:35Parce que j'étais sur place, j'ai entendu,
20:36mais j'ai aussi pu échanger avec le coupable.
20:38Au moment de son arrestation, à qui j'ai demandé
20:40pourquoi est-ce qu'il avait fait ça.
20:41Il m'a répondu, mais la gendarmerie n'avait pas le droit
20:43de me poursuivre.
20:44Et si c'était à refaire, je le referais.
20:46Donc ça, ce n'est pas au gendarme qu'il a dit ça, c'est à moi.
20:50Et donc, je sais ce que j'ai entendu.
20:51Et donc, je sais la dangerosité qu'il peut avoir pour la société.
20:54Et je sais que ce n'était pas du tout
20:56ni un acte d'un dépressif.
20:58C'était un acte volontaire de quelqu'un
21:00qui voulait tuer des gendarmes.
21:02Et donc, ça n'est pas acceptable
21:03qu'il puisse ressortir
21:05cinq jours après son arrestation
21:08avec simplement un an de bracelet
21:10et trois ans de sursis.
21:12C'est incompréhensible pour le commun des mortels.
21:14J'ai retrouvé des faits analogues
21:16en novembre de l'année dernière.
21:17Un chauffard avait été condamné
21:19à dix ans d'emprisonnement
21:20pour des faits analogues.
21:21Dix ans !
21:22Il l'avait tué, peut-être ?
21:23Il ne l'avait pas tué, justement.
21:24C'est un article de CNews.
21:26Il y avait beaucoup de jours d'ITT,
21:27mais il ne l'avait pas tué.
21:28Dix ans, c'est le tribunal correctionnel de mots.
21:30Mais il n'y avait pas d'altération
21:31du discernement qui avait été retenu.
21:33C'est pour ça que j'insiste sur ce point.
21:35Pour moi, le fait de foncer délibérément
21:38avec un véhicule, je crois que c'est un camion,
21:39effectivement, sur des gendarmes,
21:44une tentative d'homicide volontaire.
21:46C'est une affaire criminelle
21:47qui méritait un mandat de dépôt immédiat,
21:51saisine du juin d'instruction,
21:52expertise psychiatrique.
21:53Et une enquête, pas une comparution immédiate
21:56aussi rapide.
21:57Et là, vous imaginez la réaction du corps
22:00de la gendarmerie.
22:02Quinze jours d'ITT, dix jours d'ITT.
22:04Alors le parquet a fait appel
22:06puisqu'ils avaient requis sept ans.
22:08Le parquet avait requis sept ans.
22:09Cinq ans, dont un an avec un bracelet électronique,
22:12le reste avec sursis.
22:13C'est une non-application, en fait, de la loi.
22:16Et là, on aimerait bien avoir des réactions
22:18de politique là-dessus.
22:19Mais le recul d'Octempéré,
22:19il y a une loi en 2022
22:20qui avait augmenté la peine.
22:21Mais on s'aperçoit que ça ne sert à rien.
22:23Si on augmente la peine
22:23et qu'on se contente d'avoir des décisions
22:25comme celle-ci.
22:26Est-ce que vous connaissiez,
22:28avant que cette société arrive
22:31au devant de l'actualité,
22:32l'entreprise Master Poulet ?
22:34Franchement, non.
22:35Franchement, non.
22:35Vous connaissiez ?
22:36Non.
22:37C'est les jeunes.
22:38Depuis trois jours.
22:38C'est que à travers la polémique.
22:39Non, mais avant, il y a huit jours,
22:41est-ce que vous aviez entendu parler
22:42de Master Poulet ?
22:42C'est un phénomène,
22:43mais par contre...
22:44C'est un nouveau fresh food, quoi.
22:45Master Poulet, donc,
22:46c'est une chaîne de restauration rapide
22:47spécialisée dans le poulet grillé
22:48à emporter
22:49et sous le fait des projecteurs
22:50depuis plusieurs jours.
22:51C'est halal.
22:53Je précise parce que
22:54lorsque le sujet arrive,
22:55parfois, tout le monde ne dit pas
22:57précisément que c'est halal.
22:58C'est étonnant, d'ailleurs,
22:59qu'on ne le dise pas
23:00parce que ça s'appelle
23:00un élément de réformation
23:01et il n'est pas neutre.
23:03Et il n'est pas neutre
23:04de le préciser.
23:05Pour cause,
23:06bras de fer judiciaire
23:07avec la mairie de Saint-Ouen,
23:09Sainte-Denis,
23:09qui reproche d'être le symbole
23:10de la malbouffe.
23:12Et vous avez Karim Boamran,
23:14le maire de Saint-Ouen,
23:15qui est furieux
23:16parce qu'un Master Poulet
23:19s'est implanté sur sa commune
23:22sans négociation aucune,
23:24mais bon,
23:24c'est la liberté du commerce,
23:25sans doute,
23:26ce qui pose des problèmes
23:27parce qu'il y a des files d'attente
23:28très importantes,
23:29des files d'attente
23:30qui sont devant d'autres magasins.
23:31Il y a aussi visiblement
23:35beaucoup de monde,
23:36bien sûr,
23:37mais peut-être aussi
23:37des désagréments
23:38d'ordre olfactif.
23:39Des nuisances.
23:40Et c'est une chaîne
23:41et il y en a partout en France ?
23:42Alors,
23:42il y en a également
23:42dans la Boulogne.
23:44Et l'Ouen
23:45qui va s'installer
23:45à Paris même.
23:46Oui,
23:46je crois qu'il y en a partout.
23:47C'est comme McDonald's,
23:49disons.
23:51Et le maire
23:53reproche de s'être installé
23:54dans la ville
23:54sans autorisation préalable.
23:56Ça a pris une tournure politique
23:58puisque le maire de Saint-Denis,
24:01lui,
24:01s'est affiché en train d'acheter
24:02un repas chez Mester Poulet.
24:03On le verra tout à l'heure.
24:05Bali Bagayoko.
24:05De quoi je me mêle ?
24:07C'est un peu...
24:08Non mais c'est pas sa commune.
24:09Mais vous avez bien compris
24:10que c'est pour ça
24:11que c'est un conflit politique.
24:12Ça devient un conflit politique.
24:13De quoi je me mêle ?
24:14C'est pourquoi on en parle ?
24:15Non mais je me dis,
24:15de quoi il se mêle, quoi ?
24:16Oui,
24:17mais il faut le décrypter.
24:18C'est sur fond communautariste.
24:19Voilà.
24:20On veut dire les choses.
24:21Dites-le.
24:22Je le dis.
24:23Vous l'avez dit.
24:23C'est un conflit
24:24C'est un conflit à l'FIPS.
24:26Donc c'est une façon
24:27d'apporter son soutien
24:28évidemment en plein bras de fer
24:31avec la ville de Saint-Ouen.
24:33Mais écoutons d'abord
24:34Karim Bouamran.
24:37Mester Poulet s'est installé à Saint-Ouen
24:39contre la volonté de la municipalité.
24:43Il aurait été appréciable
24:44que les propriétaires de Mester Poulet
24:47acceptent la rencontre
24:48avec la municipalité
24:49pour au moins exposer leur projet.
24:54Ils se sont installés
24:55sans respecter les règles du droit commun.
24:58C'est la raison pour laquelle
24:59parce que nous devons,
25:01je dois faire respecter
25:02la puissance publique.
25:04Nous sommes rentrés
25:05dans une bataille juridique.
25:08En attendant,
25:09un message pour Mester Poulet.
25:17Bien joué.
25:18Bien joué.
25:20Rendez-vous au prochain épisode.
25:22Bon, ils ont fait en plus
25:23toute une pub Mester Poulet.
25:24Alors, c'est une publicité formidable
25:26pour eux.
25:27Moi, je ne connaissais pas.
25:28Mais en revanche,
25:29tous les jeunes gens
25:30me disent que ce n'est pas cher.
25:32Ce n'est pas cher.
25:337, 8, 9 euros.
25:34C'est copieux.
25:35Parce que les poulets
25:36viennent de l'étranger.
25:37Ils sont pour attestés.
25:38Ils viennent de l'étranger.
25:39Oui, mais c'est parce qu'ils viennent
25:40par rapport à MacGlo.
25:42Oui, l'Ukraine.
25:43Ce n'est pas cher, me dit-il.
25:44C'est particulièrement copieux.
25:46Et c'est bon ?
25:47Ils trouvent ça bon.
25:48Les jeunes gens à qui j'ai interrogé.
25:50On pourrait aller sur Mester Poulet ?
25:51Ils ont trouvé ça bon, en tout cas.
25:52Puisque s'ils y retournent,
25:54c'est qu'ils trouvent ça bon.
25:55Alors, je vous propose
25:56de voir cette séquence
25:57avec Bali Bagayoko.
25:59Il est donc allé lui-même.
26:01Et alors, cette petite vidéo
26:02que je vais vous montrer,
26:03elle a été vue, je crois,
26:05par un million et demi de gens.
26:06Sur TikTok ?
26:07Sur les réseaux.
26:09C'est-à-dire que ça devient...
26:13C'est un fait de société.
26:14Oui, ça devient un fait de société.
26:15C'est assez drôle d'ailleurs.
26:16Parce qu'Éric Zemmour,
26:17je vais vous le lire tout de suite
26:18parce qu'il le dit mieux que moi,
26:20Éric Zemmour, il a fait un petit tweet
26:22qui m'a beaucoup amusé.
26:24Il a dit, il y a 100 ans,
26:25la gauche se batait pour savoir
26:26qui de Staline ou de Trotsky
26:28devait dériger l'international communiste.
26:30Aujourd'hui, il se bat
26:30pour des cuisses de poulet.
26:32Qu'est-ce qui a bien pu changer ?
26:34Écoutez, ça, ça pourrait être
26:35le prix de l'humour politique.
26:37Je trouve que ça pourrait être
26:38le prix de l'humour politique 2026
26:40parce que c'est assez drôle.
26:42Écoutons donc M. Bali,
26:44Bagayoko,
26:46devant l'enseigne Master Poulet.
26:49Bonsoir, c'est bien ?
26:50Ça va ?
26:52Ils font même de la loco, là.
26:54C'est bien, merci de l'accueil.
26:55C'est gentil, en tout cas.
26:56Il y en a qui veulent
26:57les restaurants étoilés.
26:58Ah ben non, on n'a pas besoin, ça.
27:01Master Poulet, un coup, chaos !
27:03Bon, son fondateur se défendait,
27:06bien sûr.
27:06Non, mais le M. Master Poulet,
27:08s'il nous écoute ce soir,
27:09il doit être content comme tout.
27:10Son fondateur se défendait en 2024
27:12de ne pas faire du bas de gamme,
27:13reconnaissant toutefois
27:13vendre du poulet élevé aux Pays-Bas,
27:15pas en plein air.
27:16Alors, Éric Coquerel,
27:17suite à ma rencontre
27:18avec les propriétaires du Master Poulet
27:20de Saint-Ouen ce samedi,
27:21qui sont bien décidés
27:22à ne pas céder aux agissements arbitraires
27:23du maire Karim Bouamran,
27:25j'ai décidé d'écrire au préfet
27:27pour demander une intervention de l'État.
27:28Les nuisances manifestement illégales
27:30déployées par le maire de Saint-Ouen
27:31vis-à-vis de cette rôtisserie
27:38d'abord des blocs de béton
27:40et il a mis un engrais.
27:42Le juge a ordonné la destruction
27:43de ces blocs de béton
27:44et ensuite il a mis des pots
27:46avec des engrais malodorants.
27:48Exactement, des engrais malodorants.
27:50Donc les gens viennent manger...
27:52Je veux dire, c'est drôle ou quoi ?
27:54C'est drôle.
27:56C'est drôle, mais ça révèle
27:58quand même quelque chose.
28:00C'est pour ça qu'on en parle.
28:02Je vais essayer de répondre
28:02à la question d'Éric Zemmour
28:03quand il dit qu'est-ce qui a bien pu changer.
28:04Ce qui a changé, c'est l'immigration.
28:06C'est pour ça que c'est un sujet aujourd'hui.
28:08C'est-à-dire que ce qui se passe
28:08dans le conflit entre LFI et LPS,
28:09en gros, pour schématiser un peu à gros traits
28:12parce qu'on n'a pas une heure non plus,
28:13mais ça vise une clientèle
28:15qui est la clientèle de LFI
28:16qui est en gros l'immigration récente
28:19et africaine, on va dire,
28:21qui consomme du poulet,
28:22du poulet halal
28:23et si possible pas très cher.
28:25Karim Bouan-Bran, lui,
28:27comme d'ailleurs Emmanuel Grigora à Paris,
28:28c'est plus la gauche kebab aujourd'hui,
28:31le kebab qui est un sandwich
28:32qui s'est notabilisé avec le temps.
28:33C'est devenu quelque chose
28:34que les bobos consomment plus facilement, etc.
28:36Il veut, à Saint-Ouen,
28:37ça va très bien avec sa ligne politique, etc.
28:40Il veut gentrifier sa ville.
28:41Donc, il ne veut pas du master poulet
28:42des électeurs de la France Insoumise
28:43qui sont dans la ville.
28:44Il veut boboiser sa ville.
28:45Il veut boboiser sa ville.
28:46Donc, le kebab, ça ne le dérange pas
28:47parce que le kebab est devenu
28:48un sandwich pour bobo.
28:50Mais le master poulet, par contre,
28:51ce n'est pas du tout ce qu'il a décidé
28:52de ce qu'il veut pour sa ville.
28:54Et donc, le conflit, il est là.
28:55C'est un conflit.
28:55En fait, ça dit énormément.
28:57Oui, mais il y a effectivement
28:58peut-être un business communautaire.
29:01Moi, je ne parle pas de business communautaire.
29:03Je dis, en gros,
29:04les clientèles se répartissent assez bien aujourd'hui.
29:06Oui, mais c'est les jeunes.
29:07On était cet après-midi à Europe 1.
29:09Je vais le citer, Olivier Guenet.
29:11Moi, j'ai envie de tester master poulet.
29:13Oui.
29:14Moi, j'allais dire,
29:16ça vous changera d'un restaurant
29:19où je vous ai croisé une fois.
29:20Mais bon, je ne vais pas le citer.
29:22Mais bon, ça, c'est sûr.
29:23Là, vous pouvez manger toute l'année
29:25à master poulet
29:25avec la note du restaurant
29:27que vous aviez ce soir-là.
29:28Mais bon, ce n'est pas grave.
29:29Vous y étiez aussi.
29:30Mais évidemment,
29:31si on s'est croisés.
29:32Mais en revanche,
29:34non, on était cet après-midi
29:35avec Olivier Guenet.
29:36Oui.
29:37Bon, c'est un jeune de la rédaction
29:39qui est avec nous.
29:39Il dit, je vais régulièrement...
29:41Il a trouvé ça très bon.
29:42Et il ne voit pas du tout le...
29:44Il ne voit pas du tout le côté à la loupa.
29:46Pas du tout.
29:46Lui, il s'en friche complètement.
29:48Mais je pense que vous avez raison.
29:49C'est plutôt ça.
29:50Les gens s'en moquent
29:50que ce soit à la loupa.
29:51Ils ont envie d'aller au fast-food.
29:53Moi, je ne vous dis pas
29:53que c'est mauvais.
29:54Ce n'est pas du tout criminaliser.
29:55Tout le monde ne s'en moque pas.
29:56C'est aussi un business.
29:57C'est-à-dire de proposer
29:58une nourriture à l'âle,
30:00c'est parce qu'il y a une clientèle
30:02qui est demandeuse.
30:02C'est le principe
30:03de l'offre et de la demande.
30:04Quelqu'un qui ne mange pas à l'âle,
30:05il peut quand même manger à l'âle
30:06et ça lui change.
30:07C'est le principe du à l'âle,
30:08chers camarades.
30:09Vous venez de tout résumer.
30:10C'est-à-dire,
30:11ceux qui veulent à l'âle
30:12disent, ça ne vous dérange pas
30:13si ce soit à l'âle.
30:22Il n'y a pas une seule enseigne halal
30:25qui ne paye pas des redevances
30:28aux autorités musulmanes.
30:30Par ailleurs,
30:30pourquoi c'est si important ?
30:32C'est vrai.
30:34Ça engage ce que vous dites.
30:36C'est un point qui est important
30:37pour que ce soit à l'âle.
30:38Je suis de Paris.
30:41Dernier mot.
30:43Il est consacré à une part importante
30:44de son livre,
30:45l'évolution des commerces
30:46et notamment des commerces
30:48de nourriture,
30:49de restauration rapide.
30:51Et on est passé en très peu de temps.
30:54Il y a 30 ans,
30:54on peut dire que les fast-foods américains
30:56dominaient.
30:57Ensuite, il y a eu le kebab.
30:58Ensuite, il y a eu l'apparition du tacos.
30:59Maintenant, on est dans
30:59les choses de poulet.
31:02Ça dit énormément
31:02de l'évolution de la société
31:04et de la population.
31:05Lancé en 2019,
31:06lancé une revendique aujourd'hui
31:07une cinquantaine de points de vente
31:08en France,
31:09dont une trentaine rien
31:10qu'en région parisienne
31:11et assuré avoir vendu
31:11plus de 10 000 tonnes de poulet
31:13sur l'année 2025.
31:14D'autres ouvertures pourraient suivre.
31:16Une nouvelle adresse
31:16a été déjà annoncée
31:17au cœur de Paris.
31:18Châtelet, comment expliquer ce succès ?
31:20Master Poulet sur la folie du poulet
31:23qui est là depuis déjà 4 ou 5 ans.
31:25C'était un expert en restauration
31:27qui disait cela.
31:28En 2025,
31:29il y a eu une augmentation
31:30de 3% pour s'établir.
31:33Oui, il y a eu une augmentation
31:35de 3% de la consommation.
31:36Manifestement, en Ile-de-France,
31:37le nombre d'enseignes dédiées
31:38au poulet a explosé.
31:40Horizon du prix.
31:41Bien sûr, bien sûr.
31:42Merci l'Union Européenne.
31:43Le marché colossal.
31:45Merci l'Union Européenne
31:45parce que là, ça vient certainement
31:48des climats,
31:49mais la plupart du temps,
31:49ça vient d'Ukraine.
31:511er mai.
31:521er mai.
31:53Quel psychodrame.
31:54Cette affaire du 1er mai,
31:55je vous assure.
31:55Alors Charles Rodouel,
31:56qui était ce matin
31:57avec Laurence Ferrari,
31:58il a tout résumé.
31:59Il dit tout.
32:00Il est député Renaissance.
32:03Mais il dit tout
32:04de cette polémique
32:05et psychodrame
32:06à la française.
32:08Charles Rodouel, écoutez.
32:10Laissons aux gens
32:11la liberté.
32:12Si quelqu'un veut rester
32:14à la maison,
32:15profiter de ses enfants,
32:17profiter de sa famille,
32:18profiter de ses amis,
32:19profiter pour se reposer
32:20après une semaine
32:21de travail difficile,
32:23qu'il le fasse.
32:23Et l'autre,
32:24celui qui veut travailler,
32:25qui veut gagner un peu plus d'argent.
32:26Mais qui veut en plus
32:27gagner plus d'argent
32:28parce que c'est un jour
32:28où il serait mieux payé
32:30que d'habitude.
32:31Et bien qu'il le fasse aussi.
32:32Mais au-delà
32:33de la question du 1er mai,
32:34c'est quand même du délire
32:35que ça fasse maintenant
32:37près d'un mois
32:38qu'on ait un débat politique
32:40sur un jour dans l'année.
32:43Je crois que cet exemple
32:44résume tout ce qui est devenu
32:46notre pays
32:46de cette logique socialisante
32:48qui anime la classe politique
32:50de ce pays
32:50alors qu'il y a des millions
32:52de gens qui nous écoutent
32:53ou en tout cas
32:53des centaines de milliers
32:54ou des dizaines de milliers
32:55de personnes qui nous écoutent
32:56qui se disent peut-être
32:57que ce n'est pas tout à fait idiot
32:59de se dire que
32:59de laisser le choix aux gens.
33:01Les Français sont suffisamment grands.
33:03Bon, il a tout dit.
33:04Il a tout dit.
33:06Vous l'écoutez, Maud ?
33:07Il a d'autant plus raison
33:08une seconde
33:08qu'avec le prix des carburants
33:11le fait qu'aujourd'hui
33:12il y a un certain nombre
33:13de nos compatriotes
33:14qui ont à choisir
33:15entre faire le plein
33:16et ce qu'ils vont mettre
33:18dans le caddie
33:19pouvoir travailler
33:20un jour de plus
33:21ce n'est pas négligeable.
33:22Ils devraient aussi réfléchir à ça.
33:24Pardon.
33:24Non mais vous avez parfaite raison.
33:25Il faudra mieux payer les gens
33:26pour qu'il n'ait pas raison.
33:27Vous avez parfaite raison.
33:28Non mais écoutez
33:30Olivier Faure.
33:31Olivier Faure,
33:32il a 178 ans.
33:33Il est né en 1848.
33:35Il est né le jour
33:36du manifeste
33:38du Parti communiste.
33:39Il regarde le monde
33:40avec Karl Marx.
33:41Le programme du PS
33:43qui est sorti
33:43la semaine dernière
33:44c'est le programme
33:45du PC des années 70
33:46il est libéral à côté.
33:48C'est ça qui est drôle.
33:49C'est vraiment...
33:50Il y a eu un glissement
33:51à gauche
33:52de tout le monde d'ailleurs
33:54des partis politiques
33:54alors que la France est à droite
33:56et il y a un glissement
33:56à gauche des partis.
33:57Les LR ont glissé à gauche.
33:59Le PS a glissé à gauche.
34:01Le PC a glissé à gauche
34:02avec LFI.
34:03Donc les partis politiques
34:05glissent à gauche
34:05et tu as une France à droite.
34:06Mais écoutez
34:07M. Olivier Faure
34:08qui a donc 178 ans.
34:10Est-ce que vous pourriez
34:11aller acheter de la viande
34:11chez ce boucher
34:12qu'on entendait
34:13dans le journal de 7h
34:13sur RTL
34:14qui va ouvrir demain
34:15en ne respectant pas la loi ?
34:16Est-ce qu'il faudrait
34:17lui mettre une amende
34:18à ce monsieur ?
34:18Oui.
34:19Moi je crois
34:20au respect de la règle
34:22et la règle c'est
34:23que le 1er mai
34:24qui est le seul jour
34:25qui est entièrement
34:26chômé par quasiment
34:27tous les Français
34:28en dehors de ceux
34:29qui ont des activités
34:31notamment dans les services
34:32publics
34:32qui sont indispensables.
34:34Mais la vérité
34:34c'est que ce jour-là
34:36est un jour
34:36j'allais dire sacré
34:37n'exagérons pas
34:38mais enfin en tout cas
34:39c'est un jour
34:39qui a été balisé
34:40parce qu'il est le jour
34:41où nous rendons hommage
34:42à la fois au combat
34:44de celles et ceux
34:45qui n'ont pas mis
34:47un droit du travail
34:47qui sont un droit du travail
34:49qui permettent
34:49de protéger les salariés
34:50et puis en même temps
34:51c'est aussi le jour
34:52où en fait
34:53les travailleurs.
34:54Et vous me disiez
34:56Geoffroy
34:56et vous avez bien raison
34:57que le Rassemblement National
34:58a glissé à gauche aussi.
35:00Il est beaucoup plus
35:00à gauche aujourd'hui
35:01qu'il ne l'était
35:02sous Jean-Marie Le Pen.
35:03En fait le seul parti
35:04qui est très à droite
35:05aujourd'hui
35:06c'est Reconquête.
35:07Oui c'est ça.
35:07C'est juste.
35:08C'est-à-dire
35:09à la fois libéral
35:10et David Lysnard
35:11l'est aussi.
35:12Après il peut y avoir
35:13des gens qui le sont.
35:14Retailleau
35:15est très à droite.
35:17Lysnard était...
35:18Comment ?
35:18À droite ?
35:19Pardon ?
35:20Il est à droite.
35:21Il est à droite oui mais...
35:22Qu'est-ce que ça veut dire
35:23très à droite ?
35:24C'était pas une critique
35:24dans la base ?
35:25C'était pas...
35:26Il est à la bonne droite.
35:29La bonne droite
35:30il n'y a pas de bonne droite.
35:30C'est pas comme le poulet.
35:33Il n'y a pas...
35:33Il n'y a pas...
35:34Il n'y a pas de bonne droite
35:36du part.
35:36La droite de gouvernement
35:37vous voyez ce que je veux dire.
35:38Ah non la droite de gouvernement
35:39elle est infiniment plus à gauche.
35:42Ah.
35:42Si vous me permettez.
35:43La droite de gouvernement
35:44vous voulez que je cite des noms ?
35:45Bruno Retailleau
35:45a été au gouvernement.
35:46Oui mais pas un gouvernement
35:47de droite.
35:48Oui.
35:48On s'y perd.
35:49Oui là c'est un peu...
35:50On s'y perd.
35:52C'est compliqué là.
35:52C'est-à-dire que Georges Fenech
35:53il est...
35:54On ne sait pas
35:54quel est le Georges Fenech
35:55c'est jamais le...
35:57C'est le 1 ou le 2 ?
35:57On ne sait pas
35:58le Georges Fenech
35:59qui est présent ce soir.
36:00C'est ça qui est...
36:01Non mais vous avez bien compris
36:02ce que j'ai voulu dire.
36:03Ben j'ai du...
36:04J'ai du mal parfois
36:06à comprendre
36:06ce que vous voulez dire
36:07mais il est possible
36:08que vous-même ayez
36:10parfois vous...
36:11On s'y perd un peu.
36:12Par ailleurs
36:12Lysnard Retailleau-Zemmour
36:13pense exactement
36:13la même chose.
36:14Oui.
36:14Il n'y a pas de différence.
36:17Moi j'ai une pensée
36:18vous savez pour qui ?
36:19J'ai une pensée
36:19pour les boulangers
36:20et les fleuristes demain.
36:22Ils vont être verbalisés
36:23ou pas ?
36:24Eh ben écoutez...
36:25Si on entend M. Fort
36:26il faut aller les verbaliser.
36:27Eh ben écoutez
36:27Fred Roy
36:28qui est un excellent boulanger
36:30et qui va ouvrir demain
36:31et il a bien raison.
36:34C'est très simple.
36:35Moi comme depuis 30 ans
36:36demain je serai ouvert
36:37puisque j'ai toujours ouvert
36:38et puis comme la plupart
36:39des boulangers
36:39ont été ouverts
36:40depuis 1947
36:41il n'y a que depuis
36:423-4 ans
36:43qu'on commence
36:43à nous casser les bonbons
36:44parce que la dérogation existante
36:46ils ont considéré
36:47qu'elle était devenue obsolète.
36:48De là
36:49des inspecteurs du travail
36:50se sont infiltrés dans la faille
36:51et ont commencé
36:53à mettre des amendes.
36:54Donc aujourd'hui
36:54qu'est-ce qu'il faut comprendre ?
36:55On était content
36:56il y a 10 jours
36:57d'entendre notre Premier ministre
36:58sur le perron de Matignon
36:59accompagné de M. Farandou
37:01nous expliquer
37:01qu'on pouvait ouvrir
37:02faire travailler nos salariés
37:04sur la base du volontariat
37:05évidemment
37:05et payer double.
37:07Le souci c'est que là
37:08on a vu plus récemment
37:09dans le journal Le Figaro
37:10que M. Farandou
37:12allait passer
37:13une circulaire
37:15dans les services
37:16de l'État concernés
37:17qu'il faut rappeler
37:18totalement indépendante
37:19notamment
37:20l'inspection du travail
37:21et à l'inverse
37:22M. Farandou
37:23a dit
37:23moi j'ai rien envoyé
37:25et donc comprendra
37:26qui veut bien comprendre
37:27moi j'ai rien compris
37:28si ce n'est que je vais ouvrir
37:29et puis que si j'ai un conseil
37:30à donner au Premier ministre
37:32comme M. Farandou
37:33j'espère que demain
37:33il n'y aura pas d'amende
37:34parce qu'ils peuvent faire
37:35les cartons
37:35parce que là
37:36ils déménagent indirect
37:37c'est-à-dire qu'on croyait
37:38que tout était réglé
37:40avec M. Le Cornu
37:41et puis M. Farandou
37:43a parlé
37:44et puis quand M. Farandou
37:45parle
37:46c'est pas très clair
37:47et puis Maud Bréjon
37:48aussi a parlé
37:49et là vous allez l'écouter
37:50Maud Bréjon
37:50parce que moi
37:51ce que j'aimerais
37:52qu'elle nous dise
37:53c'est ce que lui ont dit
37:54précisément
37:55les inspecteurs du travail
37:56j'aimerais que le gouvernement
37:58dise voilà
37:58on a échangé
37:59avec les inspecteurs du travail
38:00ils sont indépendants
38:01mais voilà en gros
38:02ce qu'ils vont faire
38:03donc on est incapable
38:04ce soir
38:05d'avoir cette réponse
38:07du gouvernement
38:07écoutez Mme Bréjon
38:09le gouvernement
38:11quel qu'il soit
38:12ne donne pas
38:13de directive
38:14à l'inspection du travail
38:15l'inspection du travail
38:16est indépendante
38:18elle est construite
38:18pour ça
38:19pour autant
38:20nous on fait confiance
38:21au bon sens
38:21dans un premier temps
38:22on a proposé hier
38:24en conseil des ministres
38:25on a présenté
38:26un projet de loi
38:26qui permettra
38:27de clarifier la situation
38:28pour les fleuristes
38:30artisanaux
38:30et les artisans
38:32pâtissiers
38:32boulangers
38:33là encore
38:33pas d'instruction
38:34mais vous espérez
38:34qu'ils entendent le message
38:35pour sécuriser les choses
38:38définitivement
38:38et nous faisons confiance
38:39au bon sens
38:40des uns et des autres
38:41bon ça c'est pas
38:42c'est l'impuissance
38:43du gouvernement
38:44l'impuissance d'aveu
38:45c'est pas possible de dire
38:46je fais confiance au bon sens
38:47t'es boulanger
38:48tu vas payer 750 euros
38:49de bain
38:49le bon sens
38:50c'est pas une notion
38:51qui veut dire quelque chose
38:52la porte-parole du gouvernement
38:54dire
38:54madame messieurs les boulangers
38:55il y a 35 000 boulangers
38:56qui nous écoutent ce soir
38:57et les gars
38:58on fait confiance au bon sens
38:59au bon dieu aussi
39:00à l'intelligence collective
39:02ça c'est pas possible
39:03tu donnes une réponse
39:04tu dis n'ouvrez pas
39:05fermez
39:06mais tu donnes une réponse
39:07moi je maintiens
39:08qu'il aurait pu adresser
39:09une circulaire
39:11pour l'inspection du travail
39:13en demandant
39:15une bienveillance
39:16en opportunité
39:17une bienveillance
39:17ça veut rien dire
39:18sinon c'est binaire
39:19c'est des circulaires
39:20qu'on a en ministère
39:21de la justice
39:21aussi bien qu'on soit indépendant
39:23il y a des circulaires
39:25qui invitent à avoir
39:26une fermeté
39:27ou bienveillance
39:29ça serait bien
39:29qu'on anticipe
39:30pour l'année prochaine
39:31oui visiblement
39:32il y aura une loi
39:32mais l'année prochaine
39:33vous savez ce week-end
39:35on est le 3 mai
39:35ce week-end
39:37on est le 3 mai
39:38l'année prochaine
39:39même
39:41on est aujourd'hui
39:42demain on est le 1er mai
39:43l'année prochaine
39:45à ce moment-là
39:46à cette heure-là
39:47nous serons la veille
39:48du nouveau président
39:49de la république
39:50ils ne seront pas
39:50en train de faire cette loi
39:52pas la veille
39:53non mais
39:54chacun sera sur la compagne
39:56le deuxième tour
39:58de l'élection présidentielle
39:59aura lieu où
40:00le dimanche 27 avril
40:02ou le dimanche 3 mai
40:05du coup
40:05ça ne peut pas être le 3 mai
40:06pardon
40:07le 2
40:07le dimanche 2 mai
40:10le dimanche 2 mai
40:11le dimanche 2 mai
40:12le dimanche 2 mai
40:12donc ça sera l'un ou l'autre
40:14donc soit la semaine prochaine
40:15la semaine prochaine
40:16l'année prochaine
40:17à cette heure-là
40:17on aura un nouveau
40:18président de la république
40:19chic
40:20ou pas
40:21ou pas
40:22et de toute façon
40:23on en aura un nouveau
40:23forcément nouveau
40:24on en aura un nouveau
40:25ou alors c'est un coup d'état
40:26et là
40:27ça se trouve on regrettera
40:27Emmanuel Macron
40:28on ne sait pas
40:30on regrettera
40:31et puis peut-être
40:32qu'on ne regrettera pas
40:34on ne sait pas non plus
40:35c'est ça qui va être
40:36vous vous regretterez ?
40:38ça dépend qui suit
40:40et tous ces éléments
40:41sur le 1er mai
40:43qui a été créé
40:44jour chômé
40:45par le maréchal Pétain
40:46quand même
40:47c'est le maréchal Chopin ?
40:48non maréchal Chopin
40:49c'est le maréchal Pétain
40:53qui a créé le 1er mai
40:54jour chômé
40:54non c'est en 47
40:55non non
40:57c'est le maréchal Pétain
40:58c'est pour ça qu'Olivier Fort
40:59dit
41:00vous êtes sûr de ça ?
41:01ben oui
41:02ben oui
41:04si c'est le maréchal Pétain
41:05je travaille demain
41:06là franchement
41:08je ne vais pas
41:08subir les injonctions
41:10du maréchal Pétain
41:10même si ce n'est pas lui
41:11vous serez là Pascal
41:11comment ?
41:12même si ce n'est pas le maréchal Pétain
41:13vous serez là
41:13oui c'est ça
41:14bon
41:16un mot
41:17un mot sur
41:18le carburant
41:19peut-être
41:20parce que là aussi
41:20alors
41:21c'est vraiment des polémiques
41:23à la française
41:23ça
41:24tu as juste à mettre
41:25une pièce dans la machine
41:26et tu es sûr
41:27ils ne sont jamais décevant
41:29donc polémique du 1er mai
41:31découverte le 15 avril
41:32et puis polémique traditionnelle
41:34c'est le marronnier aussi
41:35les profits
41:36de Total
41:38alors ça c'est le marronnier
41:39une fois par an
41:40les profits de Total
41:41alors M. Pouyanné
41:42je pense qu'il doit prendre
41:43ses vacances à ce moment-là
41:44il doit dire
41:44tiens je vais ailleurs
41:45parce que j'entends
41:47les mêmes mots
41:47et même la droite
41:50voilà
41:51la droite française
41:52alors écoutez
41:54écoutez qui ?
41:55écoutez M. Fort
41:56qui parle d'indécence
41:59la réalité
41:59c'est que
42:01l'indécence
42:02de cette situation
42:03je ne dis pas
42:04que les entreprises
42:04ne doivent pas être profitables
42:06elles doivent l'être
42:07mais comment imaginer
42:09qu'une entreprise
42:10tire des bénéfices
42:11simplement liés au fait
42:13qu'il y a une guerre illégale
42:14qui est menée aujourd'hui
42:15par Donald Trump
42:17au Proche-Orient
42:18pourquoi vous appellez le mot
42:18indécent
42:19c'est pas indécent
42:20pour une entreprise
42:20de gagner de l'argent ?
42:22non mais en revanche
42:23gagner de l'argent
42:24parce que la guerre existe
42:26et parce qu'il y a des gens
42:27qui aujourd'hui en souffrent
42:29oui il y a une forme d'indécence
42:30quelle démagogie
42:32vraiment
42:32alors il y a un tweet
42:33de Total Energy
42:35Total Energy maintiendra
42:36sa politique
42:36du plafonnement des carburants
42:38en France
42:39tant que la crise
42:40au Moyen-Orient durera
42:41et déclenche une opération spéciale
42:42préunique partout en France
42:43pour les ponts du 1er mai
42:458 mai et ascension
42:46pour tous les français
42:47le niveau des plafonnements
42:48en vigueur
42:48depuis le 8 avril
42:49est à 1,99 euros
42:51pour l'essence
42:53et 2,25 euros
42:54pour le diesel
42:54c'est maintenu
42:55pour le mois de mai
42:56prix unique
42:57pour les ponts du 1er
42:58du 8 mai
42:58et de l'ascension
43:00même prix
43:01et pour ses clients
43:02gaz et électricité
43:03maintien du plafond
43:05Michel-Edouard
43:06dit
43:06il y a la guerre
43:07qui profite
43:07et des entreprises
43:08qui profitent
43:09de cette guerre
43:09je suis pour que Total
43:10fasse des efforts
43:11il est très donneur
43:13de leçon toujours
43:13Michel-Edouard Leclerc
43:15bon
43:16ça veut dire quoi
43:17faire des efforts
43:18ça veut dire
43:19réduire les profits
43:20ça veut rien dire
43:21réduire les profits
43:23vous n'allez pas réduire
43:25vos profits
43:26ils sont inhérents
43:27à votre activité
43:28vous avez compris
43:29ce que perçoivent
43:30les actionnaires
43:31voilà ce que ça veut dire
43:33mais vous donnez
43:34à qui
43:35ça veut dire quoi
43:35c'est juste de vous expliquer
43:36ce qu'il veut dire
43:38je ne sais pas
43:39s'il veut dire ça
43:40je crois que
43:40faire des efforts
43:41je pense qu'il
43:42il imagine davantage
43:43d'impôts
43:44ou de super taxes
43:45ou sur les super profits
43:46en plus
43:46là où il a tort
43:47de dire ça
43:47c'est que lui
43:48c'est le prochain sur la liste
43:49parce que le jour
43:49où Total aura rendu l'argent
43:50comme ils disent
43:52leclerc de rendre l'argent
43:53c'est la même chose
43:53totalement
43:54alors qu'il n'en gagne pas
43:55sur le carburant
43:56oui
43:57bon
43:57mais il est un peu
43:59de temps en temps
43:59il ne s'aide jamais
44:02parfois
44:02parfois
44:03à la démagogie
44:04un petit peu
44:05vous voulez dire
44:05qu'il n'est pas étouffé
44:06parfois par le
44:08il a envie de plaire
44:09je ne vais pas lui reprocher
44:11il a envie d'être
44:13comment dire
44:14d'être dans le sens
44:15il n'est pas seul
44:15malheureusement
44:16mais oui
44:16il faut du courage
44:18c'est toujours pareil
44:19il faut du courage
44:20alors Maud Bréjon
44:21a dit pas de risque
44:22de pénurie
44:24donc demain
44:25ils sont tous
44:25à la pompe
44:26donc là c'est ça
44:26qui est le problème
44:27on l'a dit
44:28il y a un mois et demi
44:28dès que l'exécutif
44:31de toute façon
44:32emploie le mot
44:33pénurie
44:34ça veut dire
44:34qu'il y a pénurie
44:35c'est la rouée
44:35c'est la rouée
44:36des personnes
44:37on leur a dit déjà
44:38c'est le mot
44:39qu'il ne faut pas dire
44:41on lui a dit
44:41on lui a dit
44:42avec comment il s'appelait
44:43monsieur
44:43monsieur Lescure
44:44avait dit ça déjà
44:45le lendemain
44:46il avait rectifié
44:47vous ne trouvez pas ça bizarre
44:48sur le cas du 1er mai
44:49ou des carburants
44:50d'entendre parler
44:51autant de gens
44:52qui pour la plupart
44:53en tout cas pour une grande partie
44:54d'entre eux
44:54n'ont jamais réellement travaillé
44:56et pour une grande partie
44:57d'entre eux
44:57ne payent pas réellement
44:58leur plein d'essence
44:59mine de rien
44:59les politiques
45:00c'est une catégorie de gens
45:01ils ont souvent fait
45:02la politique toute leur vie
45:03et souvent
45:04ce n'est pas eux
45:04qui payent leur plein
45:05c'est leur ministère
45:06c'est leur parti politique
45:07vous êtes dur Geoffroy
45:07vous êtes dur avec la politique
45:10alors toi tu es un élu
45:12local
45:13un député
45:14élu dans une circonscription
45:15qui n'est pas
45:15une grande ville
45:17j'ai toujours payé mon naissance
45:18oui mais attend
45:19mais aujourd'hui
45:20pardon mais au gouvernement
45:21il n'y en a aucun
45:22qui paye son naissance
45:24de manière absolument certaine
45:25ils ont des véhicules
45:26de fonction
45:26c'est normal
45:26il ne faut pas tomber
45:27dans la démagogie
45:28c'est vrai
45:29ça fait 3 ans
45:30depuis qu'ils sont au gouvernement
45:32ils ne payent plus leur naissance
45:33donc c'est un sujet
45:34qu'ils connaissent
45:34un peu moins bien
45:35écoutez madame Bréjon
45:36qui a dit
45:38pas de pénurie
45:42chacun doit être
45:43extrêmement vigilant
45:44mais ce que je peux dire
45:44ce matin aux gens
45:45qui nous écoutent
45:46c'est qu'à l'heure
45:46où nous vous parlons
45:47nous n'avons pas
45:48de risque de pénurie
45:49il y a des difficultés
45:51d'approvisionnement
45:52sur environ 4%
45:53des stations-service
45:53en France
45:54c'est l'ordre
45:55de grandeur normale
45:56en temps de paix
45:57si vous me permettez
45:58cette expression
45:58et puis nous avons
45:59toujours des stocks
46:00nous avons 100 millions
46:01de barils de stocks
46:02ça équivaut à plus de 3 mois
46:03de consommation française
46:05nous en avons libéré
46:06moins de 2%
46:07donc un volume
46:09minime
46:09par rapport
46:10à ce que nous avons
46:11là encore en stock
46:11et ces stocks-là
46:14serviraient
46:14le cas échéant
46:15à pallier
46:16à des difficultés
46:16de volume
46:17en tout cas
46:18ce qui est certain
46:18c'est que Paris est vide
46:19donc il y a beaucoup
46:19de gens qui manifestement
46:20sont allés sur les routes
46:22vont prendre les 3 jours
46:23et ça va être le paradoxe
46:24comme toujours
46:25de la France
46:26c'est-à-dire que
46:27quand on interroge
46:28les uns et les autres
46:28ils pensent que la France
46:29va balle
46:30mais quand on les interroge
46:31eux
46:32la vie au fond
46:33elle a quand même
46:34quelques plaisirs
46:35et on va les retrouver
46:37ce week-end
46:38du 1er mai
46:40il ne fait pas très beau
46:41malheureusement
46:42donc les uns et les autres
46:43ne seront pas forcément
46:44à la plage
46:44mais il y a une petite différence
46:46je sais parce qu'on assiste là
46:47depuis apparemment
46:48depuis quelques jours
46:49à une baisse
46:49assez significative
46:51des gens qui se rendent
46:53ah bon ?
46:53oui absolument
46:54la pompe
46:55c'est
46:56on verra en tout cas
46:57ce week-end
46:58parce que c'est le premier
46:59c'est le deuxième
47:00week-end de printemps
47:01après le week-end de Pâques
47:02le 1er mai
47:03et là on entre
47:04dans cette perspective
47:05qui est toujours bien
47:06le mois de mai
47:07les ponts
47:08c'est exceptionnel bien sûr
47:09les ponts
47:11les Val-de-Cade
47:12Roland-Garros
47:12bientôt l'été
47:13la coupe du monde
47:15la coupe du monde
47:16oui mais c'est
47:17ah si Pascal
47:18ça va être extraordinaire
47:19mais oui mais c'est
47:20le football
47:21le football de club
47:22aujourd'hui est supérieur
47:23ça ne sera pas mieux
47:24que ce qu'on a vu
47:24avec le PSG
47:25on reparle mi-juillet
47:26quand il y aura
47:26les matchs de l'équipe de France
47:27je sais ce que vous allez faire
47:30le football de club
47:31aujourd'hui
47:31je ne suis pas sûr
47:32qu'on voit mieux
47:32ce qu'on a vu le PSG
47:33le niveau est moins bon
47:35mais on est moins sûr
47:35est-ce que vous avez appelé
47:36Jean-Claude Darmon d'ailleurs
47:37pour faire une interview
47:38de Jean-Claude Darmon
47:39je ne le connais pas personnellement
47:40il faut faire une interview
47:41Jean-Claude Darmon
47:42dans le journal du dimanche
47:43il a vu tous les matchs du PSG
47:44depuis 50 ans
47:45il a laissé la police
47:45faire son travail
47:46et il a dit
47:47qu'il n'avait jamais vu
47:48un match aussi beau
47:49au Parc des Princes
47:50et vous avez entendu ça où ?
47:52je crois qu'il a dit
47:52dans le Parisien
47:53j'ai lu ça dans le Parisien
47:54ils l'ont interrogé
47:55Jean-Claude Darmon
47:56il a vu tous les matchs du PSG
47:57depuis 50 ans
47:57c'est le plus beau qu'il a vu
47:58mais c'est sans doute vrai
47:59mais par contre en émotion
48:00vous conviendrez
48:00quand c'est votre pays
48:01même si ça joue moins bien
48:02il faut y ressentir quelque chose
48:03je suis d'accord
48:05un mot de Jean-Luc Mélenchon
48:06puisque Jean-Luc Mélenchon
48:07a réagi aux déclarations
48:08de Marine Le Pen
48:08qui dit
48:09préférer affronter au second tour
48:10un candidat du bloc central
48:11il lui donne raison
48:12estime que ces candidats
48:13seraient plus facilement écrasés
48:14par la droite nationaliste
48:16Jean-Luc Mélenchon a estimé
48:17jeudi que Marine Le Pen
48:18avait raison
48:19de préférer affronter
48:20un candidat du bloc central
48:22plutôt que lui-même
48:23au second tour de la présidentielle
48:24car ce candidat
48:25serait selon lui
48:26plus facilement écrasé
48:27par la patronne du RN
48:28Madame Le Pen
48:29a dit préférer affronter
48:30au second tour
48:30une candidature du bloc central
48:32plutôt que celle du LFI
48:33elle a raison
48:34tout le panel
48:35des candidats à firmer
48:36le potentiel de ce bloc
48:38serait plus facilement écrasé
48:39c'est pas ce que disent
48:42les sondages
48:43et vous avez bien compris
48:45qu'ils s'en amusent
48:48notre camarade Gauthier Lebray
48:49était là
48:50et je le salue
48:51parce que tout à l'heure
48:51on a été ensemble
48:52sur Europe 1
48:53alors Gauthier Lebray
48:54c'est un spécialiste
48:56du master poulet
48:58ça j'ai découvert
48:59tout à l'heure
48:59en l'écoutant
49:00on en a parlé
49:01vous connaissez tout
49:03du master poulet
49:03c'est ce sujet pour vous
49:05et Mathieu Boccoté
49:06a fait un édito
49:07qui fait énormément réagir
49:08ce soir déjà
49:08sur les réseaux sociaux
49:10où il explique
49:11mais c'est purement factuel
49:13que les master poulet
49:14les restaurants de poulet
49:16sont en train
49:16de remplacer les kebabs
49:17et que c'est le grand
49:18remplacement du kebab
49:19par le master poulet
49:21et donc
49:22pourquoi ça m'intéresse
49:23parce que c'est passionnant
49:24parce qu'il y en a
49:24un pas très loin de chez moi
49:25donc je
49:26je vois
49:27non je n'ai pas mangé
49:28au master poulet
49:29mais je vois
49:30soyez pas méprisant
49:31pour les master poulet
49:32ceux qui mangent
49:33s'il vous plaît
49:34vous avez été un peu rude
49:35excusez-moi
49:36vous posez
49:37à n'importe qui
49:38la question
49:39n'importe quel professionnel
49:40de santé
49:40il vous dit
49:40n'allez pas au master poulet
49:41parce que c'est du poulet
49:43très peu cher
49:44ukrainien ou polonais
49:46gonflé
49:46alors pas pour ce qui
49:47concerne le poulet ukrainien
49:48pour ce qui concerne
49:49le poulet polonais
49:49mais pour ce qui concerne
49:50le poulet ukrainien
49:51avec des hormones
49:52puisque les directives
49:53de l'Union Européenne
49:54ne s'appliquent pas
49:55à l'Ukraine
49:55évidemment
49:56quand tu vas au Burger King
49:57j'imagine
49:58est-ce que j'ai menté
49:59les fast-food
50:00je dis que la malbouffe
50:01c'est un peu sûr
50:02mais c'est pire
50:04le poulet ukrainien
50:05c'est pire
50:06bon c'est la chanson
50:07de Jean Ferrat
50:08manger du poulet aux hormones
50:09et puis évidemment
50:10ça soulève
50:11plein de questions
50:12communautaires
50:12puisqu'il s'agit
50:14de poulet 100% halal
50:15etc
50:15il faut le dire aussi
50:16mais pas que
50:17et on avait
50:18notre ami Olivier Guénail
50:19tout à l'heure
50:20qui ignorait même
50:21que ce soit halal
50:22et il est sans doute
50:24il illustre
50:24mais ça ça dit quelque chose
50:25déjà qu'il ignorait
50:26que ce soit halal
50:26parce qu'effectivement
50:27le halal
50:28s'impose dans beaucoup d'endroits
50:29il y a plein de boulangeries halal
50:31maintenant
50:31y compris à Paris
50:32et vous ne le savez pas forcément
50:34je crois que c'est en train
50:35de devenir
50:35de manger du kebab maintenant
50:37oui
50:38non mais
50:40bon
50:41on parle souvent
50:43quand un grand artiste meurt
50:45les journaux ouvrent
50:46à juste titre d'ailleurs
50:48la mort d'un acteur
50:49d'une actrice
50:49comme Nathalie Baye
50:51la mort d'un réalisateur
50:52la mort d'un chanteur
50:53aujourd'hui vous avez
50:56Georges Basilitz
50:57qui est mort
50:57qui avait 88 ans
50:59qui est un immense peintre
51:00immense peintre
51:01c'est un artiste contemporain
51:03qui était né en Allemagne
51:04dans l'Allemagne nazie
51:05qui avait évidemment
51:06pris
51:08plus que ses distances
51:09son père était d'ailleurs
51:10je crois
51:11un officier
51:12de l'Allemagne nazie
51:14et puis il avait été
51:15en opposition totale
51:16bien sûr
51:16et
51:17c'est un peintre
51:19qui restera
51:19dans l'histoire
51:21de la peinture
51:22contemporaine
51:23et il avait une grande
51:24exposition
51:25une grande rétro
51:26au musée
51:27Georges Pompidou
51:28et avec Benjamin Nau
51:29tout à l'heure
51:30on a vu
51:31un document
51:31sur Youtube
51:33donc je vous propose
51:34il dure deux minutes
51:35le document
51:35mais on l'a raccourci
51:36pour voir
51:37ce que faisait ce peintre
51:39et c'est vrai
51:39que les peintres
51:41qui pourtant
51:42sont importants
51:43par définition
51:44n'ont pas
51:45c'est un art
51:46qui n'est pas
51:47médiatisé
51:48ça dépend de lesquels
51:49David Ocny
51:50il est très médiatisé
51:51c'est pas médiatisé
51:52comme un grand acteur
51:53un grand réalisateur
51:54un grand chanteur
51:56ou un
51:56comment ?
51:58on les voit pas en fait
51:58ça fait une grosse différence
52:00on les voit pas à l'oeuvre
52:01un chanteur vous le voyez à l'oeuvre
52:02un comédien aussi
52:03c'est possible
52:04en tout cas c'est un fait
52:05donc
52:07Georges Bazélite
52:07si ça se trouve
52:08c'est un peintre majeur
52:09et il y a peut-être
52:10beaucoup de gens
52:11à qui on apprend le nom
52:13et qui le découvrent
52:14qui disent
52:14tiens je ne connaissais pas
52:16ils auront appris
52:17deux choses ce soir
52:17qu'ils ne connaissaient pas
52:18le master poulet
52:19et Georges Bazélite
52:21donc je vous propose
52:23de voir quelques images
52:24avec le commentaire
52:27Georges Bazélite
52:28c'est à l'honneur
52:29de cette nouvelle exposition
52:30du centre Pompidou
52:31dans une rétrospective
52:32magistrale
52:33qui revient
52:34sur l'intégralité
52:35de la carrière
52:36d'un artiste
52:37habité
52:37par l'histoire
52:38et la mémoire
52:39né en Allemagne
52:40en 1938
52:41Bazélite
52:42sera confronté
52:43très jeune
52:44au chaos
52:45et à la destruction
52:46mais loin de vouloir
52:47effacer l'histoire
52:48il va chercher
52:49dans son art
52:50à exhumer
52:51les cicatrices du passé
52:52dans des oeuvres
52:53torturées
52:54criant
52:54la douleur
52:55de corps blessé
52:56d'âme déchirée
52:57d'un monde renversé
52:59à la fois peintre
53:00et sculpteur
53:00ni vraiment abstrait
53:02ni totalement figuratif
53:03Bazélite peint
53:04ce qui n'est pas encore
53:06dans une oeuvre puissante
53:07qui semble venir de loin
53:08souvenir
53:09imaginaire
53:10intuition
53:11une oeuvre à l'écart
53:12qui ne peut être comparée
53:14à aucune autre
53:16Bazélite ne transige pas
53:17il se bat
53:18contre l'ordre établi
53:20avec son art écorché
53:21et radical
53:22Bazélite nous livre
53:23une oeuvre poignante
53:25provocatrice
53:25aussi brutale
53:26que sublime
53:27au coeur de laquelle
53:28la souffrance
53:29est aussi
53:30et avant tout
53:31synonyme de vie
53:33alors le paradoxe
53:34c'est quand même
53:34les musées ont beaucoup
53:35de succès
53:36les expos ont beaucoup
53:37de succès
53:37les gens vont beaucoup
53:38les voir
53:38et effectivement
53:39c'était bien
53:40je ne suis pas du tout
53:41un grand spécialiste
53:42pas spécialiste du tout
53:43d'ailleurs
53:43de la peinture
53:44et de l'art contemporain
53:46mais c'était intéressant
53:47de voir
53:48et de terminer
53:49pourquoi pas
53:49avec cet hommage
53:51si vous allez dans la rue
53:52et que vous demandez
53:53aux gens
53:53quel est le peintre français
53:54qu'ils connaissent
53:56contemporain
53:58qui répondront-ils ?
54:00qui répondront-ils ?
54:01quel est le peintre
54:02le plus connu
54:04peintre contemporain
54:05soulage ?
54:06peut-être
54:06diront-ils
54:08naturellement
54:08je n'en sais rien
54:09le programme
54:10chers camarades
54:11on va s'arrêter
54:12on va prendre
54:12plusieurs exemples
54:13parce qu'il y a eu
54:13plein d'exemples
54:13dans l'actualité
54:14ce que subissent
54:15les policiers
54:15sur le terrain
54:16et la réponse
54:17qu'on donne
54:17ensuite
54:18à ces agressions
54:19notamment
54:20on va en parler
54:20un couple de policiers
54:21ils sortent dans la rue
54:23ils sont en civil
54:24ils interviennent
54:25pour demander à un homme
54:26de ralentir
54:27ils vont finir
54:27complètement agressés
54:28la femme mordue au bras
54:29etc
54:29et ça c'est le quotidien
54:30des policiers
54:31et personne
54:31n'y répond
54:32on a vu un dernier exemple
54:34avec un policier
54:34des gendarmes agressés
54:35et l'agresseur
54:37est ressorti libre
54:38vous en avez parlé
54:39tout à l'heure
54:40et on va continuer
54:40cette histoire
54:41est absolument incroyable
54:42d'ailleurs
54:43Jérôme Merigo
54:44était à la réalisation
54:46Jules Bertin
54:48était à la vision
54:49Max était au son
54:52Benjamin Nau
54:54était là
54:54Lucas Consalves
54:56Astrig Yali
54:57qui était avec nous
54:58toutes ces émissions
54:58seront retrouvées
54:59évidemment sur
55:00CNews.fr
55:01demain ce sera
55:02Elliot Deval
55:03pour tout le week-end
55:04premier de 3 mai
55:06et puis nous on sera là
55:06demain matin
55:07le 1er mai
55:08pour le plaisir
55:09de continuer
55:11à vous raconter
55:12cette information
55:13On ne sera pas verbalisé
55:14Non on ne sera pas verbalisé
55:16Non on a le droit
55:17de travailler
55:18On a le droit de travailler
55:19Passez une excellente soirée
55:21Gauthier dans une seconde
55:22à demain
55:22Sous-titrage Société Radio-Canada
55:25Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations