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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, Véronique Jacquier, Geoffroy Lejeune, Gilles-William-Gonnadel et Jules Torres sont avec nous.
00:07Quand ce n'est pas CNews, c'est Grasset. Et quand ce n'est pas Grasset, c'est Canal+.
00:14JDD des fois, vous oubliez le JDD.
00:17Et donc évidemment derrière les critiques sur le cinéma.
00:20Et derrière cela, vous l'aurez compris, c'est notre groupe qui est visé, son actionnaire principal, Vincent Bollori.
00:27Alors aujourd'hui, c'était donc le cinéma, c'est Libération qui avait produit, publié une tribune accusant Vincent Bollori
00:35de mener un projet civilisationnel.
00:37Grâce aux médias et notamment Canal+.
00:39Maxime Saada, le directeur du groupe, a annoncé que les artistes ayant signé la tribune,
00:44effectivement, ce serait difficile peut-être de travailler avec eux,
00:47puisque eux-mêmes montrent qu'ils n'ont pas forcément envie de travailler non plus avec le groupe Canal+.
00:54Et vous avez Maxime Saada qui a répondu comme il faut répondre dans ces cas-là.
01:00Et la défense du CNC, a-t-il dit, est devenue un sujet politique.
01:04Je le répète ici, il n'y a pas de cinéma français tel qu'il est aujourd'hui sans le
01:08CNC.
01:08Je défendrai donc publiquement, résolument le CNC,
01:11parce que je pense qu'il est fondamental pour l'exception culturelle, a-t-il dit.
01:19Effectivement, pendant le Festival du Cannes, beaucoup d'acteurs du cinéma ont pris la parole ces dernières heures
01:25pour défendre effectivement le rôle de Canal+, dans le cinéma, qui est essentiel.
01:30Et je vous propose d'écouter Jeanne Herry, qui produit un cinéma de très grande qualité d'ailleurs,
01:35puisqu'elle avait fait, je verrai, Toujours vos visages en 2023, qui est un très beau film.
01:42Elle avait également écrit Pupilles en 2018, qui est un très beau film.
01:46Et cet après-midi, elle a parlé lors de la conférence de presse Garance 2026,
01:53qui est un film qui va sortir dans quelques minutes.
01:56Eh bien, elle a parlé du rôle de Canal+, et du lien qu'elle a avec Maxime Saada,
02:01et puis tous les acteurs de notre groupe et de Canal.
02:06Moi, je peux parler comme réalisatrice.
02:09Il se trouve que le groupe Canal est très, très, très important dans ma vie professionnelle.
02:14Depuis le début, j'ai été toujours soutenue par Canal+, et distribuée par Studio Canal.
02:18C'est des gens qui m'ont suivi dans tous mes projets, qui ont suivi tous les virages,
02:22tous les sujets que je voulais aborder,
02:27et qui m'ont permis toujours de faire les films que j'avais envie de faire,
02:29à moi, à mes producteurs.
02:32Donc, c'est ça la réalité aujourd'hui de ce qui se passe pour ceux qui travaillent avec Canal+,
02:37et Studio Canal, en tout cas, moi, je peux témoigner de ça.
02:41Canal+, c'est au centre, au cœur du cinéma français.
02:44Je crois que le cinéma français est au centre du modèle économique
02:48et, je dirais, presque modèle sentimental de Canal+, aussi.
02:54J'ai l'impression que c'est un mariage de raison et d'amour.
02:59Bon, écoutez, on ne peut pas mieux dire, mais je pense que Jean-Héry représente
03:05beaucoup d'acteurs, de comédiens, de réalisateurs, de scénaristes
03:09qui travaillent avec Canal+, dans les meilleures conditions.
03:12Et c'est vrai qu'il y a des films, c'est tous les cinémas,
03:15tous les cinémas qui sont représentés par Canal+,
03:17et il y a je ne sais combien de films qui sont produits chaque année.
03:20La palette est très, très large.
03:22Non, mais enfin, c'est...
03:23Pardon de vous le dire, tout en restant dans la sobriété,
03:26M. Praud, c'est une tribune qui passe dans Libération,
03:30qui ne se caractérise pas par la modération.
03:34Ce sont, en vérité, des censeurs,
03:37des résistants carton-pattes.
03:40C'est difficile pour M. Bolloré,
03:43il a beau être de droite et catholique,
03:45d'accepter d'être traité de fasciste.
03:47Il n'est pas masochiste, M. Bolloré.
03:50Je veux dire, ils vont jusque-là.
03:52Et puis, quand même, permettez-moi de vous dire encore
03:54qu'en matière d'intelligence politique,
03:58cette tribune est notamment signée, dominée par Juliette Binoche.
04:02C'est quelqu'un qui ne croyait pas au 11 septembre,
04:05madame Binoche.
04:06Elle ne se caractérise pas par l'acuité.
04:09Pardon de vous le dire.
04:10Non, non, mais...
04:11N'attaquons pas personnellement Juliette Binoche,
04:14qui est par ailleurs une actrice...
04:16Une actrice par ailleurs de qualité.
04:18Oui, mais elle est meilleure artiste que pétitionnaire.
04:21J'ai vécu cette pétition comme une injustice
04:23vis-à-vis des équipes Canal,
04:24qui s'attachent à défendre l'indépendance de Canal+.
04:26Ça a également dit Maxime Saada.
04:28Et dans toute la diversité de ses choix,
04:30en conséquence, je ne travaillerai plus,
04:32je ne souhaite plus que Canal travaille avec les gens
04:33qui ont signé cette pétition,
04:34qui n'ont pas non plus envie, sans doute,
04:37de travailler avec Canal+,
04:39puisqu'ils l'ont écrite en tout cas.
04:40Justement, il y a quand même des cas qui sont...
04:42Moi, quand j'ai lu la liste des noms,
04:43j'ai été très surpris par les noms
04:44d'Anna Mouglalis et Nina Meurice,
04:46qui sont des comédiennes dont le dernier fait d'arme
04:50a été d'être dans des séries Canal, justement.
04:52Vous vous dites, c'est des gens qui ont travaillé
04:54pour Canal+, il y a très peu de temps,
04:55et qui se réveillent aujourd'hui en disant
04:57c'est horrible, c'est horrible.
04:57C'est vraiment le...
04:59Comment dire ?
05:00C'est craché sur la main qui vous nourrit,
05:02ou mord de la main qui vous nourrit.
05:03Voilà ce qu'on pouvait dire, en tout cas, sur ce sujet.
05:06Je viens de dire les réactions courroucées
05:07à l'égard de la position affichée par Canal+,
05:09à la suite de la tribune de 600 professionnels du cinéma.
05:11C'est David Lissnard qui avait tweeté ça.
05:13Il s'agit d'une véritable inversion accusatoire.
05:16Regardons les faits.
05:16La tribune tape sur Canal,
05:18premier financier du cinéma français,
05:20et appelle à zapper Bolloré.
05:22C'est David Lissnard qui...
05:23Il leur a conseillé de regarder le film sur Jean Moulin.
05:25Voilà ce que nous pouvions dire sur ce sujet.
05:29L'Algérie, à présent.
05:31Gérald Darmanin est arrivé hier soir à Alger,
05:32où il a été accueilli par son homologue ministre de la Justice,
05:37Lofty Boudjema,
05:39à la demande du président de la République.
05:40Le garde des Sceaux va effectuer une visite en Algérie,
05:43ce lundi, sur invitation des autorités algériennes.
05:46Dans l'entourage de M. Darmanin,
05:48les ministres ont acté,
05:49après deux années d'interruption totale
05:51de la reprise concrète de notre coopération judiciaire opérationnelle
05:54entre nos deux pays.
05:55A ce titre, les ministres ont acté le déplacement
05:58d'une délégation de hauts magistrats à Paris début juin.
06:02Je vous propose peut-être d'écouter Gérald Darmanin
06:05qui a remercié, il est sur place en Algérie,
06:07les autorités algériennes.
06:09J'ai eu l'honneur à l'invitation de M. le président de la République algérienne
06:15et de son gouvernement et de mon homologue ministre de la Justice,
06:17que je remercie pour son accueil depuis hier soir,
06:21d'être l'invité au nom du gouvernement français
06:24pour améliorer la coopération judiciaire, pénitentiaire entre nos deux pays
06:30à la demande du président de la République Emmanuel Macron
06:32qui a échangé, vous le savez, longuement ces derniers temps
06:36avec le président de la République algérienne.
06:39Et sur le narcotrafic, puisque c'est une lutte qui peut intéresser nos deux pays,
06:43écoutez ce que disait Gérald Darmanin.
06:45– Nous partageons avec l'Algérie la difficulté de lutter contre les mafias,
06:52il n'y a pas d'autres mots qui font venir de la drogue
06:54et qui touchent particulièrement notre jeunesse,
06:56qu'il s'agisse de la cocaïne, du cannabis ou des psychotropes.
07:00Nous partageons un travail de renseignement judiciaire,
07:03d'ailleurs le travail que font les deux ministres de l'Intérieur, je le sais,
07:06mais aussi de coopération judiciaire.
07:09Et en ce qui concerne la France, un travail de lutte
07:12contre un certain nombre de responsables qui importent de la cocaïne en France
07:17ou qui commettent, ou qui devraient être empêchés
07:20de commettre des homicides sur la territoire nationale.
07:23On pense évidemment à une partie de responsables de la DZMafia,
07:27mais il y a d'autres organisations criminelles
07:29et nous avons, sans entrer dans les détails,
07:32échangé de très précieuses informations
07:34et demandé un certain nombre d'extraditions,
07:37comme l'Algérie d'ailleurs a demandé des extraditions à la France.
07:40– Bon, manifestement, il y a un changement de méthode.
07:43On écoutera Alistair Ruffeau tout à l'heure
07:44qu'il acte ce changement de méthode,
07:47si tant est qu'on ait essayé une autre méthode.
07:49Parce que Bruno Retailleau a le sentiment sans doute
07:51que la méthode dure n'a pas été vraiment…
07:54– Après, il reste dans son couloir de nage,
07:57si je puis dire, le ministre de la Justice.
07:58Il reste sur la question du narcotrafic,
08:00il reste sur la question des extraditions.
08:02Après, on n'a pas une garantie sur les laissés-passés consulaires,
08:05on n'a pas une garantie sur les visas,
08:07on n'a pas une garantie sur Christophe Gleize.
08:10– Alors écoutez, peut-être, parce que c'est très intéressant
08:12d'écouter Alistair Ruffeau, je vous disais
08:14qu'elle acte un changement de méthode,
08:18ce qui est une pierre dans le jardin de M. Retailleau,
08:22mais lui pense sans doute que la méthode la plus rude
08:25n'a jamais été mise en place.
08:27– Il a raison.
08:27– Écoute-t-on Mme Ruffeau ?
08:29– On a lancé une nouvelle méthode, au fond,
08:32après quand même des années très difficiles…
08:35– Des années Retailleau, pour dire les choses clairement.
08:36– Des années très difficiles, entre la France et l'Algérie.
08:39Je crois que l'ancien ministre de l'Intérieur assume cette posture
08:43qui, pour nous, n'a pas donné les résultats attendus.
08:46Donc nous avons entrepris une nouvelle méthode,
08:49avec la visite du ministre de l'Intérieur,
08:51la mienne modestement, puis celle du garde des Sceaux,
08:53et nous espérons qu'elle donnera des résultats.
08:55– Bon, moi je veux bien.
08:57La seule méthode que j'ai vue à l'œuvre,
09:00depuis l'arrivée, et même juste avant d'ailleurs,
09:03l'arrivée de M. Macron au pouvoir,
09:05c'est la méthode de la repentance masochiste.
09:08Il n'y en a pas eu d'autres.
09:10Il y en a eu, M. le Président ministre de l'Intérieur
09:17n'a pas pu expertiser.
09:19Donc là, on reprend un ton doucereux,
09:22j'en accepte au lugure.
09:23Si ça peut faire sortir M. Gleize,
09:26si ça peut faire reprendre les assassins au QTF,
09:32je ne demande pas mieux.
09:34Apparemment, peut-être que M. le dictateur Théboune
09:38trouve agréable un son plus mélodieux.
09:41Alors, attendons de voir.
09:43– Oui, je crois qu'il y a deux dimensions
09:44dans la démarche de Gérald Darmanin.
09:47La première, effectivement,
09:48essayer d'obtenir des résultats,
09:50pour l'instant, c'est plutôt timide.
09:52Il ne va pas bien loin.
09:53Et on rappelle quand même que Laurent Nunez,
09:54le ministre de l'Intérieur,
09:55s'est gargarisé d'avoir obtenu,
09:58depuis qu'il a remis en place un contact,
10:01une centaine de laissés passés consulaires.
10:04Alors qu'on a quand même des dizaines de milliers
10:06d'OQTF à expulser.
10:07Donc, c'est dire quand même le rapport de force.
10:10Et la deuxième chose, c'est que Gérald Darmanin
10:12est le seul ministre du gouvernement
10:14qui ne s'est pas prononcé pour revenir
10:15sur les accords de 1968.
10:18Donc, le régime algérien a tout intérêt
10:21à soigner ce ministre
10:24qui sera peut-être candidat à la présidentielle.
10:26En tout cas, ça peut être leur candidat.
10:29Moi, je trouve ça ultra indécent
10:31de laisser s'installer l'idée,
10:33c'est ce que fait Mme Ruffo,
10:34que Bruno Retailleau a essayé pendant des mois
10:35et qu'il n'a pas réussi.
10:36Parce que sincèrement,
10:37quand il a annoncé la riposte graduée,
10:39derrière, il ne s'est rien passé.
10:40Il a été abandonné en race campagne
10:42par...
10:42À l'époque, il se faisait taper dessus
10:43au sein du gouvernement,
10:44par le président de la République
10:45et par le ministre des Affaires étrangères,
10:47M. Barraud.
10:48Il n'a jamais eu le début du commencement
10:50des moyens de faire ce qu'il voulait faire.
10:52Et aujourd'hui, on explique que
10:53« Ah, ça n'a pas marché, c'est terrible. »
10:54Mais il aurait fallu essayer.
10:56Non, mais vous avez raison.
10:57Mais même dans une équipe gouvernementale,
11:00Alice Ruffo, elle est ministre déléguée
11:01aux armées aujourd'hui.
11:02À ce niveau de l'État,
11:04ce n'est pas très convenable.
11:05Et Sébastien Lecornu
11:06pourrait aussi intervenir.
11:08Parce qu'au-delà de la parole
11:09d'Alice Ruffo,
11:10elle engage aussi la parole
11:11du gouvernement français.
11:12Ça ne dérange pas le gouvernement,
11:13manifestement.
11:14Bien sûr.
11:15Ils sont d'accord, en fait.
11:16Mais c'est une possibilité.
11:17Sébastien Lecornu est plus proche
11:19d'Alice Ruffo que de Catherine Vautrin.
11:20Non, mais c'est une possibilité.
11:22Mais ça n'est pas au niveau.
11:24Le seul qui était d'accord avec Retailleau,
11:25c'était Bayrou qui l'avait défendu.
11:27C'est le seul.
11:29Le procès du clan Yoda
11:31après son extradition du Maroc
11:33en janvier 2025.
11:35Félix Bengui dit le chat
11:37comparé à partir de ce lundi matin
11:39devant le tribunal correctionnel de Marseille
11:40pour trafic de stupéfiants,
11:41associations de malfaiteurs et blanchiment.
11:43Il est le chef présumé du clan Yoda
11:45et il est considéré comme étant
11:48l'un des plus grands narco-trafiquants français.
11:51Donc ce n'est pas rien le procès
11:53qui se joue à Marseille.
11:54Je vous propose d'écouter Célia Barotte.
11:56Cette première journée d'audience
11:58a été consacrée à la lecture
11:59du rapport des faits.
12:01Dans la salle,
12:02trois démises en cause manquaient à l'appel.
12:04Félix Bengui, lui, était présent dans le box
12:07à côté de deux autres prévenus.
12:09L'homme au crâne rasé surnommé Le Chat
12:11a répondu à l'ensemble des questions
12:13posées par les différentes parties
12:15sur sa personnalité,
12:17sur son parcours de vie.
12:18Au sujet des nombreuses mentions
12:19que comporte son casier judiciaire,
12:2113 au total,
12:22Félix Bengui n'avait, je cite,
12:24« pas grand-chose à dire »,
12:25mais il a reconnu avoir eu
12:26de mauvaises fréquentations.
12:28La présidente de la 7e chambre
12:29du tribunal correctionnel de Marseille
12:31a demandé des précisions
12:32sur ses différents déplacements
12:34entre la France, le Maroc, l'Espagne
12:36ou encore les Émirats Arabes Unis.
12:38De plus, Félix Bengui est revenu
12:40sur ses conditions de détention,
12:42selon lui, plus difficile au Maroc
12:44mais aussi au centre pénitentiaire
12:45de Toulon-la-Farled
12:46qu'à la prison de haute sécurité
12:48de Vendin-le-Vieille.
12:49Enfin, son avocat,
12:50Maître Ohaillon a demandé
12:51à ce que les trois policiers
12:53qui ont réalisé les écoutes téléphoniques
12:55sur lesquelles se base
12:56cette procédure soit entendue.
12:58Pour lui, ces écoutes
12:59sont extrêmement fragiles,
13:00inexploitables, inaudibles,
13:02voire totalement illégales.
13:03Au programme de ce mardi,
13:05la poursuite de l'examen
13:06de personnalité des autres prévenus.
13:08Monsieur Bengui a reconnu
13:09avoir eu une mauvaise fréquentation.
13:11Déjà ça, en revanche,
13:12je vous propose d'écouter son avocat,
13:13peut-être l'avocat de Félix Bengui,
13:15sur les écoutes téléphoniques
13:16qui sont au cœur de ce dossier.
13:19Les écoutes téléphoniques
13:20sont la base de ce dossier.
13:21Nous les considérons
13:22comme extrêmement fragiles,
13:25inexploitables, inaudibles.
13:27Il est possible maintenant
13:28de considérer
13:29qu'elles sont totalement illégales
13:30et que ce climat de blackout,
13:32de censure,
13:34pèsera sur ce procès,
13:36pèsera sur les éventuelles condamnations,
13:39pèsera même sur les éventuels relax
13:41et risque de porter atteinte
13:43à la crédibilité de ce procès,
13:45ce qui est fort regrettable.
13:47Ce procès est considéré
13:48comme sensible
13:49par l'administration présidentielle.
13:50Plusieurs dizaines de policiers
13:52seront déployés
13:52à l'intérieur
13:53et à l'extérieur du tribunal.
13:55Les peines encourues
13:55peuvent aller jusqu'à
13:5610 ans d'emprisonnement
13:57ou 20 ans en cas de récidive.
13:58Tous restent évidemment
13:59présumés innocents.
14:02Moi, je n'ai rien à ajouter.
14:04Maitre Oaillon fait son boulot.
14:07J'imagine que les écoutes
14:09doivent être embêtantes.
14:11Il essaye de les faire annuler
14:13ou de les rendre moins crédibles.
14:15Il fait son travail.
14:17Ce qui est intéressant,
14:18c'est qu'on voit
14:19qu'on est au cœur d'un sujet
14:20qui est un sujet migratoire
14:21sur le narcotrafic
14:22qui n'est pas souvent développé.
14:24C'est-à-dire que Gérald Darmanin,
14:25quand on l'a entendu là,
14:26il vous parle de la DZ Mafia.
14:27Donc, c'est la mafia
14:27qui est liée à l'Algérie.
14:29Le clan Yoda,
14:30c'est plutôt lié au Maroc.
14:30Et d'ailleurs,
14:31c'est très intéressant de voir
14:32que tous les déplacements
14:33que Gérald Darmanin fait
14:34depuis qu'il est au ministère
14:35de la Justice
14:37s'expliquent,
14:37notamment parce qu'il veut
14:38des extraditions.
14:39C'est pour ça qu'il est allé
14:40aux Émirats Arabes Unis.
14:41Et c'est son premier déplacement
14:42aux Émirats Arabes Unis
14:43qui provoque l'arrestation
14:45de Félix Bengui.
14:46Et je vous rappelle aussi
14:46que comment on sait
14:48que Félix Bengui
14:49est le chef du clan Yoda,
14:50c'est parce qu'il s'est battu
14:51dans une boîte de nuit,
14:52pas en France,
14:53pas en Algérie,
14:54pas au Maroc,
14:54en Thaïlande,
14:55avec le patron de la DZ Mafia.
14:57Donc, on voit très bien
14:57que ce narcotrafic
14:58est en tout cas le haut du spectre
15:00et le moyen du spectre.
15:01Donc, ceux qui dirigent vraiment,
15:02ils ne sont pas en France
15:03ou alors quand ils sont arrêtés.
15:11Gérald Darmanin
15:12sera demain matin
15:12l'invité de Laurence Ferrari.
15:14Je vous propose,
15:14avant de marquer une pause,
15:15d'écouter Béatrice Brugère,
15:17secrétaire générale
15:18du syndicat Unité Magistra.
15:21Les moyens sont extrêmement importants.
15:23Je rappelle encore,
15:24et je crois que vous allez bientôt
15:25avoir le garde des Sceaux,
15:26que le budget,
15:27c'est aussi ce qui va nous donner
15:30les moyens de pouvoir lutter
15:31contre ces organisations criminelles.
15:33Le budget n'est sans doute pas encore
15:35à la hauteur des enjeux.
15:37Les magistrats font ce qu'ils peuvent,
15:38s'organisent.
15:39Mais il y a quand même
15:40une question de moyens humains
15:42et de moyens financiers,
15:43de moyens techniques
15:44sur lesquels un vrai plan Marshall
15:46serait à mon avis nécessaire.
15:48Dans un pays qui est malheureusement
15:49endetté très très fortement.
15:51Oui, mais après c'est une question
15:52des priorités parce qu'en fait
15:53on n'a jamais vraiment évalué
15:55le coût du crime.
15:56Il faut bien comprendre
15:56que le crime nous coûte peut-être
15:58plus cher que l'investissement
15:59que l'on ferait.
16:00On va marquer une pause.
16:02C'est intéressant la réponse
16:02de Brigitte.
16:04Il faut comprendre
16:06que nous sommes au seuil
16:08d'être un État,
16:10un narco-État.
16:11Mais je suis désolé de vous dire
16:13quand vous...
16:13Quand même, j'espère pas.
16:15Non mais pardon de vous le dire.
16:16Il y a des critères.
16:18Il y a eu six morts
16:18la semaine dernière.
16:19Il y a les morts.
16:20Il y a les morts.
16:21Il y a la pression maintenant
16:23sur les matons,
16:25sur les magistrats.
16:26Il y a des problèmes
16:26de corruption
16:27de plus en plus forts.
16:28Même les avocats,
16:30je ne peux pas vous donner des dons,
16:31même les avocats m'expliquent
16:34qu'avant,
16:35quand ils n'étaient pas contents,
16:37ils n'étaient pas payés.
16:38Maintenant,
16:38quand il y a un mauvais résultat,
16:40ils sont mis à l'amende.
16:41Moi, j'ai...
16:42Pardon ?
16:43C'est un phénomène nouveau.
16:44Je vous dis que nous avons...
16:46Une possibilité de ne pas défendre ?
16:47Pardon ?
16:47Ils ont une possibilité de ne pas...
16:49Mais il y en a...
16:50Mais celui qui m'a dit ça,
16:52il a renoncé maintenant.
16:54Il a arrêté.
16:55Je vous dis que
16:56il y a un seuil
16:58qui a été franchi
16:59dans le cadre du narcotrafic.
17:01La directrice de la prison des Beaumettes,
17:03qui n'est pas n'importe quelle prison à Marseille,
17:04a dû être changée d'établissement
17:06parce qu'elle avait un contrat sur sa tête
17:08par ses dignitaires du narcotrafic.
17:11Ça me rappelle la Colombie ou le Mexique.
17:12Et entre la carotte et le bâton,
17:15on préfère peut-être la carotte.
17:17Marquons une pause.
17:18On parlera de la fusillade de Denise
17:19de la semaine dernière
17:20avec des explications très intéressantes,
17:22d'ailleurs,
17:22du procureur de Denise,
17:23M. Martinelli,
17:24qui explique que
17:26les mineurs
17:27sont au cœur de ce dossier,
17:29notamment les mineurs isolés.
17:30On reviendra sur ce qui s'est passé
17:32dans le football,
17:32notamment à Nantes,
17:33avec des images insupportables.
17:35Rien ne justifie
17:36ce qu'on a vu hier à Nantes
17:37et surtout pas des mauvais résultats de football.
17:40On pourra parler de Brigitte Macron
17:42et de l'abandon,
17:44puisque ce film a été vu
17:46par de nombreux Français
17:47et que ce soir,
17:48nous aurons une soirée spéciale
17:50autour des professeurs
17:51des nouveaux martyrs.
17:53C'est le titre du documentaire
17:55Prof,
17:56les nouveaux martyrs de la République.
17:57Un grand reportage suivi
17:58d'un débat en plateau.
18:00A tout de suite.
18:03Trois personnes,
18:04deux hommes de 19 et 30 ans
18:06ainsi qu'une femme âgée de 26 ans
18:07sont mises en examen
18:08dans le cadre de l'enquête
18:09ouverte à la suite
18:09de la fusillade
18:10survenue à Nice
18:11à annoncer le procureur
18:13de la République de Marseille
18:14lors d'une conférence de presse
18:15ce lundi.
18:16Et parmi ces personnes
18:17placées en détention provisoire
18:18se trouve l'homme suspecté
18:20d'avoir tiré
18:21et toutes ces personnes
18:23ni les faits
18:24qui leur sont reprochés.
18:25Mais ce qui m'intéresse,
18:27moi,
18:27c'est la prise de parole
18:28de Damien Martinelli,
18:30le procureur de Nice,
18:32sur l'importance
18:34des mineurs
18:35dans ce type de fait
18:37et notamment
18:37des mineurs isolés.
18:39Donc écoutez ce qu'il dit
18:41parce que c'est
18:41extrêmement intéressant.
18:43La lutte contre
18:44les points de deal
18:45doit aussi permettre
18:46de diminuer
18:47la part des mineurs
18:48impliqués comme auteurs
18:49mais aussi
18:50parfois
18:51comme victimes.
18:53Sur Nice
18:53entre 2020
18:54et 2024
18:55les condamnations
18:57pour trafic de stupéfiants
18:58de mineurs
18:58ont augmenté
18:59de 315%
19:01et concernent
19:03tout particulièrement
19:04des mineurs
19:05étrangers isolés.
19:07La part des mineurs
19:08dans les condamnations
19:09pour trafic de stupéfiants
19:10à Nice
19:11en 10 ans
19:12est passée
19:13de 9%
19:15à 29%
19:16on mesure
19:18au travers
19:18de ces chiffres
19:19la problématique
19:21et le défi
19:21tout spécifique
19:22de la part
19:24aujourd'hui
19:24prise par les mineurs
19:25dans le trafic
19:27de stupéfiants.
19:28Donc ça c'est quand même
19:29passionnant.
19:30C'est quoi passionnant ?
19:30Vous comprenez
19:31ce que je veux dire ?
19:31C'est instructif
19:32pas passionnant
19:33d'ailleurs instructif.
19:35C'était l'un des éléments
19:37nouveaux et importants
19:38du dernier rapport
19:39de l'OFAS
19:39qui a été publié
19:40il y a 6 mois
19:41qui vous disait d'abord
19:42qu'il y avait
19:42une responsabilité
19:43de l'immigration
19:44et du sujet migratoire
19:45dans le narcotrafic
19:46mais que les narcotrafiquants
19:47se servaient
19:48notamment de mineurs
19:49et de mineurs isolés
19:50parce que
19:50c'est une chair à canon
19:52incroyable pour eux
19:53c'est-à-dire que
19:54d'abord c'est très compliqué
19:55en France aujourd'hui
19:56de vérifier
19:57si on est à la fois mineurs
19:58et si on est à la fois isolés
20:00c'est très facile
20:01parce que ça permet
20:02d'empêcher des condamnations judiciaires
20:03donc c'est-à-dire
20:04quand vous avez 12, 13, 14 ans
20:05que vous êtes arrêté
20:06la première fois par la police
20:07une deuxième fois
20:08une troisième fois
20:08une dixième fois
20:09bien souvent vous êtes relâché
20:11à Nice
20:12très souvent dans le quartier des Moulins
20:13et je ne vous parle même pas
20:14de la situation à Marseille
20:15Nicolas Besson
20:16le procureur de la République de Marseille
20:17l'a assez dit
20:18mais c'est un vrai sujet
20:19et pour le coup
20:20à part des associations
20:21et les clubs de foot
20:24dans ce genre d'endroit
20:25il n'y a personne
20:26qui s'occupe des mineurs
20:27et c'est encore plus grave que ça
20:28parce que tu parles
20:29de chair à canon
20:30maintenant ils servent de canon
20:33pour leur règlement de compte
20:35ils utilisent un mineur
20:37ils leur donnent 1000 euros
20:38pour supprimer quelqu'un
20:40on en est là
20:421000 euros pour tuer
20:43quelle est la réponse politique
20:45parce que le problème
20:46des mineurs isolés
20:47dans notre pays
20:47ça fait plus de 10 ans
20:48maintenant qu'on en parle
20:49avec parfois
20:50des suspicions
20:51qu'ils ne seraient pas mineurs
20:52mais qu'ils arriveraient majeurs
20:53bon
20:54et pour autant
20:55on traite le sujet
20:56avec pas mal de naïveté
20:57c'est-à-dire
20:58il faut les héberger
20:59il faut les nourrir
21:00il faut pourquoi pas
21:00leur trouver un métier
21:02c'est un coût faramineux
21:04non mais c'est un coût faramineux
21:05pour les départements
21:06c'est 56 000 euros par an
21:07voilà
21:08et quelle est la réponse ?
21:10bon le point commun
21:11c'est évidemment
21:11l'immigration
21:13qui est au coeur
21:15évidemment de ce sujet
21:16bien sûr
21:16mais quand vous dites ça
21:17on vous répond
21:17mais vous n'allez quand même
21:18pas laisser mourir des enfants
21:19vous n'allez pas empêcher des enfants
21:20alors que ce n'est pas du tout ça le sujet
21:21c'est évidemment des gens qui sont
21:23les mineurs isolés
21:23c'est le budget des départements aussi
21:26Damien Martinelli
21:27qui est procureur de Nice
21:28a pris la parole également
21:29pour parler des consommateurs
21:32la lutte contre la consommation
21:34restera également un axe central
21:36avec une politique ferme
21:39je le dis très clairement
21:40il n'est pas possible
21:41de venir acheter des produits stupéfiants
21:43dans le quartier des Moulins
21:45meurtri par le décès
21:46de 11 de ses habitants
21:48ne présentant pas de lien
21:49avec le trafic de stupéfiants
21:50en s'affranchissant
21:52de sa part de responsabilité
21:55les consommateurs
21:56qui viennent acheter au Moulin
21:57comme dans les autres quartiers
21:59ont une part de responsabilité
22:00dans la violence débridée
22:03qui s'y déroule
22:04alors ça
22:05si on va faire les bilans
22:07par exemple de la saison
22:09et les consommateurs
22:10j'ai l'impression
22:11que c'est la première fois
22:12sur la saison
22:142025-2026
22:15qu'ils ont été pointés
22:17du doigt
22:18comme jamais
22:19ils ne l'avaient été avant
22:20il y a une prise de conscience
22:22sur la responsabilité
22:23me semble-t-il
22:24des consommateurs
22:25et des voix
22:26alors ça a été
22:27Eric Dupond-Moretti
22:28je crois que le premier d'ailleurs
22:29ça a été Eric Dupond-Moretti
22:30qui est monté au créneau
22:31Bruno Rotaillot aussi
22:32Bruno Rotaillot
22:33avec des slogans
22:34des affiches
22:35des vidéos
22:35donc là c'est quelque chose
22:37de nouveau quand même
22:38avec l'amende
22:39est-ce que ça suffit ?
22:43vous me regardez
22:44les circonspects
22:45non mais non
22:45je ne suis pas circonspect
22:46je suis d'accord
22:47c'est bien
22:48ils ont du sang sur les mains
22:49il avait raison Rotaillot de dire ça
22:50maintenant
22:52on se demande
22:53pourquoi ça a mis autant de temps
22:54pourquoi pendant si longtemps
22:55ça a été
22:56parce qu'il y avait une tolérance
22:57parce que c'était moins grave
22:58parce qu'il n'y avait pas
22:59tout le narcotrafic
23:01parce que c'était sans conséquence
23:02ou alors parce qu'il y a des gens
23:03qui touchaient
23:04et qui n'avaient pas envie
23:05et qui auraient pu prendre la parole
23:06mais qui étaient concernés
23:07la semaine dernière
23:08vous avez suivi cette histoire
23:09à Bobigny
23:09quelqu'un qui était chargé
23:10de la lutte contre les stupéfiants
23:11en Bobigny
23:12qui participait à des soirées
23:13qui était accro aux drogues de synthèse
23:14j'imagine
23:15j'espère quand même que ça reste
23:16je prends ce cas
23:18parce qu'il est assez extrême
23:19mais il est symptomatique
23:20je ne suis pas sûr
23:21que tout le monde soit au courant
23:21il était accro
23:23il était quoi ?
23:23procureur je crois
23:24à Bobigny absolument
23:26chargé spécifiquement
23:27de la lutte contre les stupéfiants
23:29il prenait pour les chemsex
23:30il prenait
23:30il faisait des soirées
23:31ou des week-ends chemsex
23:32donc il était accro
23:33aux drogues de synthèse
23:34mais ce qui est le plus intéressant
23:35c'est qu'il n'a pas été viré
23:36non
23:37il a été
23:38non
23:38pas du tout
23:38il a été
23:40comment dire
23:41on l'a déplacé
23:42déplacé
23:43c'est incroyable
23:44déplacé
23:45alors que ce mec a sans doute
23:45envoyé
23:46enfin ce monsieur pardon
23:47a sans doute envoyé
23:47des personnes en prison
23:48pour usage ou trafic de stupéfiants
23:50c'est là où c'est dingue
23:51vous êtes sûr de ça
23:52qu'il n'est pas
23:53il y a une instruction
23:54qui va être peut-être
23:56il y a une sanction disciplinaire
23:58qui va peut-être arriver
23:59ça s'appelle une mutation
24:00oui
24:02le juge Burgault
24:02est toujours dans l'administration
24:04pénitentiaire
24:05enfin dans l'administration judiciaire
24:06vous ne vous rendez pas compte
24:07de l'absence de responsabilité
24:10des juges
24:11les juges
24:12qui vont condamner
24:14un patron
24:14qui n'a pas respecté
24:15des préconisations
24:17en matière de règles
24:18de la sécurité
24:19lorsque eux
24:20il y a un très grave manquement
24:22ils seront infiniment
24:24moins sanctionnés
24:24mais par ailleurs
24:25à travers cet exemple
24:27on s'aperçoit aussi
24:29c'est pour ça
24:30la prise de conscience
24:30du caractère
24:32complètement massif
24:33aujourd'hui
24:34toute génération
24:35toute classe confondue
24:38de la prise de drogue
24:391 million
24:40alors ça je suis d'accord
24:41avec vous
24:41ça nous revient
24:42de partout
24:43mais des témoignages
24:44par exemple
24:44de gens qui sortent
24:46alors je vais parler de Paris
24:47puisque c'est des témoignages
24:48qu'on a dans Paris
24:49qui disent en fin de soirée
24:51d'ailleurs en milieu de soirée
24:52alors est-ce partout
24:53est-ce souvent
24:55est-ce dans beaucoup d'endroits
24:57je vous donne
24:57le témoignage brut
24:59qu'on avait reçu
25:00à Europe 1
25:00il y a quelques jours
25:02minuit et une heure
25:03tu ne peux plus entrer
25:03dans les toilettes
25:04des boîtes de nuit
25:05des restaurants
25:06pourquoi ?
25:07parce qu'il y a des jeunes gens
25:08qui sont enfermés
25:08qui sont en train de prendre
25:09ce qu'il ne faut pas prendre
25:11bon ce n'est qu'un
25:12quelques témoignages
25:13que nous avons eu
25:14je ne veux pas généraliser
25:16bien sûr
25:16vous pouvez généraliser
25:17parce que c'est général quand même
25:18il y a une banalisation
25:20de la consommation de drogue
25:211 million de personnes en France
25:23prennent de la cocaïne
25:255 millions
25:26prennent du cannabis
25:27donc c'est énorme
25:28le chiffre pour la cocaïne
25:30a été multiplié par 3
25:32en moins de 10 ans
25:33mais je pense que c'est plus
25:33d'un million
25:34plus les produits de synthèse
25:36et quand vous parlez
25:37de pourquoi
25:38on en parle seulement maintenant
25:39et pourquoi on se réveille
25:40simplement maintenant
25:41bon un
25:42il y a évidemment
25:42le phénomène massif
25:43mais il y a aussi
25:44sans doute
25:44jusqu'à présent
25:45une complaisance
25:45de certaines élites
25:47parce que dans certains milieux
25:48bah oui évidemment
25:49on prend de la coque
25:50et on prend du cannabis
25:51ça c'était vrai
25:51il y a 20 ans peut-être
25:53mais maintenant
25:53c'est dans tous les milieux
25:54je pense que c'est toujours vrai
25:55je pense que c'est toujours vrai
25:56regardez le nombre de films
25:58sur l'entourage
26:01du président de la république
26:02c'est peut-être
26:02non mais d'accord
26:03mais bon
26:04c'était vrai il y a 20 ans
26:05aujourd'hui
26:06maintenant tout le monde
26:06en prend paraît-il
26:07et le nombre de chefs d'entreprise
26:08qui vous disent que pour tenir
26:09ils prennent de la coque
26:10ah bon
26:11maintenant il y a des points de l'île
26:12partout
26:12évidemment
26:12et comment on tient
26:14puisqu'on est plutôt en forme
26:15à priori
26:16on a pas besoin de cocaïne
26:19pour tenir
26:21c'est des fêtes du sport
26:23buvez de l'eau minérale
26:26partir au week-end
26:26pourquoi pas à la campagne
26:27des choses positives
26:32oui on peut prendre
26:33un verre de vin
26:33de temps en temps
26:34mais c'est de temps en temps
26:36c'est important
26:37vous êtes plus sur le vin
26:38que le sport
26:39ah non moi je fais du sport
26:40non non
26:42moi j'ai envie de voir ça
26:43moi aussi
26:45vous avez tort
26:45vous faites quoi comme sport
26:46on fait
26:47il faut ce qu'il faut faire
26:49enfin on n'est pas là
26:49pour parler de ça
26:50mais je vous en parlerai
26:51après l'émission
26:52justement
26:52parlons sport avec le foot
26:54parlons sport non
26:55ne se restez pas du foot
26:59soirée cauchemardesque
27:00hier soir à Nantes
27:01la rencontre de la 34ème
27:02et dernière journée de Ligue 1
27:03face à Toulouse
27:04a été interrompue
27:05à 0-0 à la 22ème minute
27:07alors les jeunes gens
27:08qui rentrent sur le stade
27:09sont des délinquants
27:10voilà
27:11c'est des ultras
27:12vous allez les appeler
27:13c'est des hooligans
27:14ils sont entrés sur la pelouse
27:17vous avez Veidali Lodzik
27:18qui est une légende du SNN
27:19qui a voulu aller leur parler
27:20regardez ces jeunes gens
27:21ils sont cagoulés
27:23ils sont cagoulés
27:24et ils sont en toute impunité
27:26entrés sur le terrain
27:27ils se disent supporters
27:29mais évidemment
27:30ils ne servent pas
27:31la cause du SNN
27:32qui sera sanctionné
27:33qui perdra peut-être
27:344 ou 5 points
27:37il est rétrogradé
27:38Nantes
27:39oui mais qui partira
27:40peut-être 4 ou 5 points
27:41l'année prochaine
27:42en Ligue 2
27:44je crois que Saint-Etienne
27:45il y a quelques années
27:46était parti avec
27:47moins 5 points
27:48bon
27:50ils sont
27:51d'abord
27:51ils sont dans une violence
27:53et dans une haine
27:54disproportionnée
27:55contre le président du SNN
27:56qui est Valdez Marquita
27:58qui a sûrement
28:01comment dire
28:02qui n'a pas été performant
28:04sur le plan sportif
28:04sans doute
28:05puisque le SNN descend
28:06mais rien ne justifie ça
28:07c'est-à-dire que ce club
28:08il le tient à bout de bras
28:10depuis des années
28:11les salaires que je sache
28:12des joueurs sont payés
28:13le déficit
28:14quand il existe
28:15il est bouché
28:16comblé
28:17par le président du SNN
28:18donc on peut avoir
28:19un minimum de respect
28:21pour son engagement
28:22alors à chaque fois
28:23que je parle du SNN
28:24j'ai dit ma parole
28:24n'est pas tout à fait libre
28:25j'ai travaillé avec
28:26Valdez Marquita
28:26je sais
28:27donc c'est quelqu'un
28:27que j'apprécie
28:29beaucoup
28:29je connais son engagement
28:31il a mis plus de 120
28:32ou 130 millions d'euros
28:34il se fait insulter
28:35et heureusement hier
28:37il avait pris la bonne décision
28:38de ne pas être au stade
28:40parce que s'il avait été présent
28:41lui au stade
28:42avec son fils
28:42c'était en danger
28:43il était en danger de mort
28:45c'est ça la réalité
28:46puisque ces jeunes gens
28:47qui sont pleins de haine
28:49parfois disons-lui aussi
28:50alimentés par une presse locale
28:52ils sont issus de la brigade Loire
28:55qui est officiellement
28:57de gauche
28:58voire d'extrême gauche
28:58qui est le groupe de supporters
29:01le plus connu
29:01relayé par une presse locale
29:04qui a une haine démesurée
29:06contre les dirigeants du SNN
29:08et qui chauffe à blanc
29:09tous ces jeunes gens
29:11on en arrive à ce qui s'est passé
29:13hier soir
29:13ce n'est que du foot
29:15c'est que du foot
29:16c'est une saison
29:19qui n'est pas réussie
29:20ça n'est pas non plus très grave
29:22dans l'échelle
29:23il y a des choses plus importantes
29:25vous en conviendrez
29:27donc le préfet
29:28je pense a pris la bonne décision
29:29hier
29:29d'interrompre le match
29:31à la 22ème minute
29:32parce que ça aurait pu être
29:33plus violent
29:34je vous le répète
29:34je pense que
29:35Valdez Marquita
29:36il a eu raison
29:37de ne pas être là
29:37parce qu'autrement
29:38ça encourageait encore
29:41ces violences-là
29:42il pouvait être une cible
29:44et puis
29:44alors ce qui est toujours intéressant
29:46c'est de voir les réactions politiques
29:48par exemple
29:48Johanna Roland
29:49on attend toujours
29:50qu'elle réagisse
29:51ou qu'elle condamne
29:52elle l'a peut-être fait en privé
29:53en tout cas
29:54son dernier tweet
29:55c'était
29:56Journée internationale
29:56de lutte contre l'homophobie
29:58la transphobie
29:59et la bi-phobie
30:00face à la haine
30:02aux violences
30:02et aux discriminations
30:03le combat pour l'émancipation
30:04l'égalité des droits
30:06doit se poursuivre
30:08plus que jamais
30:08c'est ce que nous faisons à Nantes
30:09pas un mot pour condamner
30:10les violences
30:11pas un mot
30:12je ne crois pas
30:12qu'elle ait appelé
30:13le président du SCN
30:14donc vous avez
30:15un président du SCN
30:16qui paye
30:17qui paye
30:19sans lui
30:20le club n'existerait plus
30:22n'existerait plus
30:23et vous avez
30:24ces violences là
30:25qui existent dans le football
30:26qu'est-ce que vous voulez
30:26que je vous dise
30:28c'est terrible
30:29d'ailleurs
30:29alors bien sûr
30:30les supporters
30:31ne sont pas contents
30:31parce que l'équipe
30:32n'a pas gagné
30:33il ne faut pas s'étonner
30:34à Nice
30:35il ne descend pas en Ligue 2
30:36et pourtant
30:37il y a aussi des heures
30:37oui
30:38c'est peut-être le football
30:40alors voilà
30:40les images
30:41les images de Nice
30:42mais
30:43et un jour
30:44ça sera peut-être
30:45encore plus grave
30:47parce que là aussi
30:48tous ces jeunes gens
30:49ils devraient être sanctionnés
30:50fortement
30:51je crois que c'est la première année
30:52où le rugby
30:53a dépassé le football
30:55pour les matchs
30:56de l'équipe de France
30:56en nombre de téléspectateurs
30:58sur l'audience
30:59à la télévision
31:00et je crois qu'il ne faut pas
31:00beaucoup s'étonner
31:01il ne faut pas chercher
31:02beaucoup plus loin
31:02que la différence
31:03d'état d'esprit
31:05je ne veux pas faire
31:06le procès du foot
31:07parce que ce n'est pas
31:08le foot
31:09honnêtement
31:10ce n'est pas le foot
31:10c'est pas
31:11quand vous nous racontez
31:12ce qu'il se passe
31:13en amateur
31:14ce n'est pas terrible
31:15les audiences du PSG
31:16en Ligue des Champions
31:17sont exceptionnelles
31:18oui
31:18parce que c'est le plus grand
31:19spectacle sportif
31:20qu'on puisse voir aujourd'hui
31:21mais il faut faire
31:23le procès du foot
31:24c'est un sport
31:25qui est en train de dériver
31:26ce ne sont plus les mêmes
31:26valeurs qu'avant
31:27les gens qui vont au stade
31:29n'y vont plus
31:29pour les bonnes raisons
31:30mais c'est 100 personnes
31:32c'est plus large que ça
31:34je vous répète
31:35ceux qui sont intervenus
31:37qui interviennent sur l'intérieur
31:38hier il y avait
31:3840 000 personnes
31:39c'est 100 personnes
31:40c'est parce que c'est 100 personnes
31:41ce qu'on appelle
31:42ces ultras
31:43qu'il faut sans doute
31:43ces mouvements
31:44il faut dissoudre parfois
31:45après la victoire du PSG
31:46contre le Bayern
31:47c'est aussi 500 personnes
31:49donc c'est toujours
31:50une minorité
31:51et par ailleurs
31:51attendez Pascal
31:52je me refuse
31:52à faire le procès du foot
31:53vous devriez
31:54il y a 100 personnes
31:55sur la pelouse
31:56dans le stade
31:56ce n'est pas la même ambiance
31:57que dans le stade de rugby
31:58moi je vais avec mes filles
32:00qui sont petites
32:00au stade
32:02voire des équipes
32:03de rugby
32:03sans aucun problème
32:04les supporters sont mélangés
32:06les supporters
32:07des deux équipes
32:08sont mélangés
32:08et ça se passe très bien
32:09vous ne pouvez pas mélanger
32:10les supporters
32:10des deux équipes
32:11au football
32:11ça c'est vrai
32:12parce que le phénomène
32:13ultral l'empêche
32:14mais vous avez un président
32:15de la Fédération française
32:15qui s'appelle Philippe Diallo
32:16qui est très engagé
32:18sur ces sujets-là
32:19qui va proposer d'ailleurs
32:20dans le football amateur
32:22que l'arbitre ait une caméra
32:23on sait très bien
32:24qu'il y a beaucoup de soucis
32:25dans le football amateur
32:26avec les parents parfois
32:27qui pensent qu'ils ont
32:28leur petit Mbappé
32:29sur le terrain
32:30bon bien sûr
32:31par ailleurs il y est pour rien
32:31le pauvre
32:32c'est pas lui
32:32que je mets en cause
32:33je pense que c'est vraiment
32:34c'est un sport
32:35mais ça fait longtemps
32:36que ça a commencé
32:36qui ne génère plus
32:37les mêmes
32:38qui ne défend plus
32:39les mêmes valeurs
32:39que le rugby
32:41bon
32:42écoutez
32:42c'est en tout cas
32:44votre avis
32:45et c'est pour ça
32:46qu'on est là
32:47pour échanger
32:47bien évidemment
32:49si je voulais être
32:52encore plus
32:52dans la transgression
32:54il y a aussi
32:55le problème du racisme
32:56anti-blanc
32:56dans le club amateur
32:57le foot
32:59je suis bien transgressif
33:01là ?
33:02comme c'est absolument
33:04c'est très difficile
33:06je veux dire
33:07aller sur ces terrains-là
33:08avec des éléments tangibles
33:10je vous propose
33:11que nous n'en trions pas
33:12forcément dans ce débat-là
33:14mais pourtant
33:15suis-je vraiment transgressif
33:17est-ce vraiment
33:18une transgression ?
33:18là ça n'a pas de rapport
33:19avec ce qui s'est passé hier soir
33:20ah bah quand même
33:22on parle bien du football
33:24quand même
33:24oui mais là
33:25je ne sais pas
33:26moi j'ai l'impression
33:26que je ne suis pas
33:27totalement hors sujet
33:28la violence dans les stades
33:32d'hier soir
33:32c'est ça qui m'intéresse
33:35je crois que c'est un tout
33:36c'est global
33:37c'est en l'occurrence
33:38des ultras
33:39qui ne sont pas contents
33:40d'une saison de football
33:42et qui transforment
33:43leur déception
33:44normale
33:44en violence extrême
33:46mais est-ce qu'il n'y a pas
33:47une forme de porosité
33:49avec les images
33:51que nous avons vues
33:52après la demi-finale
33:54PSG Arsenal
33:55cette forme de délinquance ludique
33:59c'est-à-dire
34:00on fout le bazar
34:01pour foutre le bazar
34:02que ce soit le résultat
34:04mais parce qu'il n'y a pas
34:05de sanctions
34:07comment dire
34:07la porosité
34:09ou le
34:09le point commun
34:11c'est qu'il n'y a pas
34:11de sanctions
34:12oui c'est vrai
34:13il n'y a pas de limite
34:14donc les gens
34:15ils savent qu'ils ne seront pas
34:15sanctionnés
34:16donc ils sortent
34:17ils font n'importe quoi
34:18si ces jeunes gens
34:19ils avaient été interpellés hier
34:21quand ils entrent sur le terrain
34:22mais les policiers
34:23ils ont ordre
34:24de ne pas aller au contact
34:25il y avait des policiers
34:26qui étaient devant
34:27ils ne vont pas au contact
34:28donc il n'y a pas d'interpellation
34:30il n'y a pas de garde à vue
34:30rien du tout
34:31tu les laisses
34:35donc effectivement
34:36ça pose un petit
34:37ça peut poser un petit souci
34:38alors arrive cette fameuse
34:39ligue des champions
34:41la finale
34:41avec Laurent Nunez
34:42qui a dit
34:43j'en ai assez
34:44de ces gens
34:44qui disent que c'est le chaos
34:46bon
34:47je ne sais pas
34:47de qui ils visent
34:49mais il dit
34:49j'en ai assez
34:50de ces gens
34:50qui disent que c'est le chaos
34:51alors que les forces de sécurité
34:53font leur travail
34:53et empêchent les débordements
34:55ça ne s'est pas vu
34:55après la demi-finale
34:57ces commentateurs
34:58sont des incompétents
34:59qui n'y connaissent rien
35:00bon
35:00je ne sais pas qui ils visent
35:02on lui enverra les images
35:02je ne vous inquiétez pas
35:03je ne sais pas qui ils visent
35:04là aussi
35:04mais il s'est passé
35:05et dans Paris
35:06et je voudrais d'abord rappeler
35:08que quelques vérités
35:09sur la soirée
35:10qui a suivi la demi-finale
35:11du 5 mai
35:11j'en ai assez
35:12de ces gens
35:12qui disent que c'est le chaos
35:13alors que les forces de sécurité
35:14font leur travail
35:15et empêchent les débordements
35:16le 30 mai sera forcément différent
35:18si le PSG gagne
35:19il y aura beaucoup plus de monde
35:20dans la rue
35:21pour participer aux scènes de liesse
35:23et ce
35:23en beaucoup d'endroits différents
35:26moi je ne vois pas
35:27pourquoi
35:27on ne
35:28comment dire
35:29on n'empêche pas
35:30tous les rassemblements
35:31le 30 mai
35:32pardonnez-moi de le dire comme ça
35:33parce qu'on va au devant
35:34de soucis importants
35:37si on empêche les rassemblements
35:39puisqu'on sait
35:39qu'on ne peut pas les organiser
35:40ou mal les organiser
35:41et qu'il y aura des violences
35:43par ailleurs
35:43si vous empêchez les rassemblements
35:44vous allez empêcher
35:45les rassemblements de braves gens
35:46qui se seraient rassemblés
35:47éventuellement dans les fanzones
35:48et tout pour voir le match
35:49il n'y aura pas de fanzones
35:50je sais
35:51mais vous n'empêcherez pas
35:52par exemple un match au Parc des Princes
35:52vous n'empêcherez pas
35:55vous les mettez au Parc des Princes
35:56mais non mais Pascal
35:57on l'a vécu
35:58on l'a vécu il y a un an
35:59c'est pas si vieux
36:00on a un retour d'expérience
36:00quand même assez récent
36:02en fait
36:03ça rejoint le problème
36:03le sujet d'avant sur Nantes
36:05en fait
36:06c'est un sport qui attire les racailles
36:07c'est comme ça
36:08aujourd'hui
36:09tous les supporters de foot
36:10ne sont pas des racailles
36:11la preuve vous n'êtes pas une racaille
36:12par contre toutes les racailles
36:12aiment le foot
36:13donc du coup vous attirez
36:15si pardon
36:17donc vous avez
36:17vous aurez quoi qu'il arrive
36:19si le PSG gagne la semaine prochaine
36:20enfin dans deux semaines
36:21ou s'il perd
36:22vous aurez les mêmes débordements
36:24dans Paris
36:24c'est une certitude
36:25mais oui mais si on ferme Paris
36:26si on empêche les rassembleurs
36:27après vous avez une méthode
36:28qui fonctionne pour éviter ça
36:30c'est la méthode des Jeux Olympiques
36:31et là ils avaient filtré
36:32les entrées dans Paris
36:33donc les gens qui ne travaillaient pas
36:35ou qui n'habitaient pas à Paris
36:36ne rentraient pas
36:37c'est ce qui s'est passé
36:38pendant les Jeux Olympiques
36:38non il y avait autre chose
36:39c'est que c'est pas la même sociologie
36:41la clientèle des Jeux
36:42c'était pas la même
36:43il aurait pu
36:44c'est juste
36:44Paris était devenu hermétique
36:46c'était une zone fermée
36:47c'est ce qu'il faut faire
36:48faire jurisprudence des Jeux
36:50non mais c'est pas le cas
36:51c'est la seule solution
36:51mais ceux qui cassent
36:52c'est pas ceux qui sont dans le stade
36:54c'est ceux qui viennent
36:54pour casser
36:55pour piller
36:56vous allez voir
36:57le match sera retransmis
36:58depuis le Parc des Princes
36:59il y aura des supporters
37:00vous verrez que vont venir
37:01s'aliéner
37:02tout un tas de personnes
37:03et notamment
37:03les mêmes qu'on retrouve
37:05à chaque fois
37:05et qui vont piller
37:07peut-être perturber
37:08le périphérique
37:08parce que c'est ça
37:09qui est lunaire
37:09dans l'interview de Laurent Nunez
37:10c'est-à-dire qu'il dit
37:11ne vous inquiétez pas
37:12nous allons gérer
37:13il y aura un dispositif policier
37:14mais par ailleurs
37:15il acte déjà
37:16la prochaine défaite de l'Etat
37:17qui sera donc le 30 mai prochain
37:19l'hypothèse c'est
37:20si le PSG gagne
37:21mais pardon
37:23si le PSG perd
37:24ils sont encore plus méchants
37:25non ?
37:26non ça ne change rien
37:27parce qu'on est de l'ordre
37:28de la délinquance
37:29on a perdu
37:30il n'est pas qui gagne
37:31il y a ma raison
37:32on a perdu en 2020
37:33la finale contre le Bayern
37:34à l'époque du confinement
37:34et elle est les mêmes choses
37:36c'est pareil
37:37il y a quelqu'un qui me dit
37:38allez voir le volet
37:39c'est plus cool
37:4024 au 26 juin
37:41c'est la ligne mondiale
37:43donc 24 au 26 juin
37:44ça sera à Orléans
37:46bon mais
37:48on pourrait peut-être
37:49imaginer une assignation
37:50à domicile
37:51pour les gens
37:51qui sont condamnés
37:52sauf que le problème
37:53c'est qu'ils ne sont pas condamnés
37:54c'est-à-dire ceux qui sont interpellés
37:55ne sont pas condamnés
37:56donc on ne risque pas
37:57de leur dire de rester à la maison
37:58non mais c'est un vrai sujet
37:59c'est plus qu'un vrai sujet
38:01tout le monde
38:02écoutez il y a cette image
38:03de la voiture
38:04qui reculait devant les policiers
38:06elle recule pourquoi ?
38:08parce qu'évidemment
38:08elle ne va pas foncer
38:09sur ses manifestants
38:10les manifestants le savent
38:12donc ils savent
38:13qu'ils sont en position de force
38:14parce qu'ils savent
38:14que les policiers
38:15ne feront rien
38:15les policiers
38:16ne peuvent pas se défendre
38:17parce que tu ne vas pas
38:18au contact
38:19c'est comme un entier soir
38:20tu ne vas pas au contact
38:21tu ne vas pas aller
38:23je veux dire
38:25tu ne vas pas foncer
38:26avec ta voiture
38:26sur les gens
38:27donc tout le monde le sait
38:28donc c'est l'impunité
38:29peur du gendarme
38:30ce sont les gendarmes
38:31qui ont peur
38:31exactement
38:32et comme en plus
38:33tu sais qu'au tribunal
38:34ils n'auront rien
38:35ce qui s'est passé
38:36puisque la loi anticassérant
38:38n'existe plus
38:38enfin on répète
38:39ce qu'on a répété
38:40et que le policier
38:40s'il fonce lui
38:41il est en détention provisoire
38:42exactement
38:44c'est bien de le dire
38:45bon un mot de football
38:47parce que Dembélé
38:48est-ce que vous connaissez
38:48Dembélé ?
38:49pas du tout
38:49c'est compliqué là
38:50je ne connais pas
38:51j'en tire aucune vanité particulière
38:54mais je ne le connais pas
38:54Dembélé a une gêne musculaire
38:56au mollet droit
38:58et Ousmane Dembélé
38:59je te signale
39:00que c'est le ballon d'or
39:00vous ne connaissez même pas
39:02le ballon d'or
39:02mais on ne me dit rien
39:04Ousmane Dembélé
39:05restera au soin
39:06au cours des prochains jours
39:08on est aujourd'hui
39:08le 18 mai
39:10la finale est le 30 mai
39:11il y a
39:11une petite interrogation
39:14sur sa présence
39:15même si les nouvelles
39:16ont été plutôt rassurantes
39:17et vous êtes plus inquiet
39:18pour sa présence
39:19à la finale
39:19ou pour la coupe du monde ?
39:21écoutez
39:22pour le moment
39:23pour la finale
39:24la coupe du monde
39:24c'est dans un mois et demi
39:26pas dans un mois et demi
39:27mais dans un mois
39:28ce qui fait peur
39:28c'est que Dembélé
39:29il a été gêné
39:29par des blessures
39:30toute sa vie
39:33il a été blessé
39:34par des blessures
39:35toute sa vie
39:36il est ballon d'or
39:38il a été formidablement bon
39:39jusqu'à la saison dernière
39:40il avait des blessures régulièrement
39:42et c'est ce qui l'a empêché
39:42de progresser
39:43maintenant ça va
39:43bon il nous reste
39:45une douzaine de minutes
39:46et on peut faire entrer
39:47sur ce plateau
39:48notre excellent ami
39:51excellent confrère
39:52Gauthier Lebrecht
39:54dans l'information
39:55alors c'est
39:57on a une tendresse
39:58évidemment pour Michel Drucker
40:00qui est
40:02une des référents
40:03de notre métier
40:03bon
40:04et il était invité
40:05dans un podcast
40:06et il a expliqué
40:07les raisons pour lesquelles
40:07il a toujours refusé
40:08d'accueillir dans ses émissions
40:09la famille Le Pen
40:10il a dit
40:11pour lui
40:11ce n'est pas possible
40:12d'inviter du podcast
40:12en rafale
40:13bon je ne connaissais pas
40:14ce podcast
40:15il y a plein de podcasts
40:16maintenant
40:17l'animateur
40:18Michel Drucker
40:19a retracé en longueur
40:19sa carrière
40:21et il a dit
40:22je suis très attaché
40:24il a dit
40:25je ne voyais pas
40:27recevoir la famille Le Pen
40:28qui était en morceaux
40:29je n'ai jamais reçu
40:30les Le Pen
40:31dans mes émissions
40:31j'ai reçu tous les politiques
40:32mais Le Pen
40:33c'est très compliqué pour moi
40:35à l'époque
40:35qu'il m'en voulait beaucoup
40:36de ne pas les recevoir
40:38parce que j'avais reçu
40:38Arlette Laguillet
40:39Jean-Luc Mélenchon
40:40quand il était ministre de Jospin
40:41le petit facteur
40:42Olivier Besancenot
40:44a répondu à Michel Drucker
40:46indépendamment
40:47de mes problèmes personnels
40:48venant d'où je viens
40:49compte tenu du passé
40:50de mes parents
40:51c'est vrai que
40:51prendre des gens
40:52d'extrême droite
40:52sur mon plateau
40:53ça ma mère
40:54ne me l'aurait pas
40:56pardonné
40:56donc il parle
40:57de Jean-Marie Le Pen
40:58alors il parle du passé
41:00moi je l'aime beaucoup
41:01Drucker
41:01donc ça m'embête
41:03de le dire
41:03mais j'espère
41:04qu'il s'est aperçu
41:05que les tons ont changé
41:07et qu'aujourd'hui
41:08j'imagine
41:10que ça ferait
41:10la peine à ses enfants
41:11s'il invitait
41:12M. Mélenchon
41:42mais c'est intéressant
41:44je ne suis pas sûr
41:45que Michel Drucker
41:47partage
41:47les idées
41:49de Jordan Bardeller
41:50sur la fin de la France
41:52sur la question
41:52c'est lui
41:53il a évolué
41:53il a évolué
41:55il a évolué
41:56avec la triste évolution
41:58quelque part
41:59entre Attal et Le Pen
41:59je sais ce qu'il regarde
42:00le soir quoi
42:01il regarde quoi le soir
42:02vous lui demanderez
42:03si je vais trop loin
42:04ah non mais faites très attention
42:06je sais ce qu'il veut dire
42:08parce que s'il vous dit
42:09qu'il vous regarde
42:09il dit aux concurrents aussi
42:11à moi il me regarde
42:12il dit aussi aux concurrents
42:13qu'il vous regarde
42:14parce que ça
42:14c'est le principe de Michel
42:15il vous dit
42:16je t'ai regardé hier soir
42:17et puis tu croises ton concurrent
42:19il lui a dit la même chose
42:20il zappe
42:21donc il zappe
42:23mais bon
42:24ça reste quand même
42:26oui
42:27non mais ça reste
42:28un formidable exemple
42:29et de modernité
42:30je vous assure
42:30quand on revoit
42:31ces émissions
42:32dans les années 70
42:33notamment les rendez-vous
42:34du dimanche
42:35qui est une émission
42:36à la fois d'actu
42:37et de divertissement
42:39et il invente
42:40à ce moment là
42:40ce que fera Philippe Gildas
42:42après
42:42et ce que feront d'autres
42:43après la culture canale
42:45et il avait fait ça
42:46même avant
42:46alors qu'on était
42:48sur du divertissement pur
42:49avant c'était Guilux
42:50qui animait
42:51et qui donnait pas
42:53cet aspect de journalisme
42:56à l'actualité
42:57au cinéma
42:59je veux dire
42:59à la chanson
43:00quand il traite le cinéma
43:01il le traite comme un journaliste
43:03et donc c'est une carrière
43:04exceptionnelle
43:05disons-le
43:05de durée
43:06c'est incroyable
43:07ah bah oui
43:08puisqu'il est arrivé
43:09je crois qu'il est
43:10en 63
43:12ou 64
43:13il a fait
43:13on est à 62 ans
43:14de carrière
43:15c'est incroyable
43:17donc vous
43:17ça vous amène
43:18à 2082
43:20peut-être
43:22mais nous serons là
43:23pour vous
43:24je n'ai pas répondu
43:26nous serons là encore
43:27bon
43:28ce matin
43:29on est avec Florian Tardif
43:30un couple presque parfait
43:32c'est en librairie
43:33depuis mercredi
43:34et Emmanuel Macron
43:35aurait donc
43:36vous connaissez
43:37évidemment
43:38l'anecdote désormais
43:39de la gifle
43:40et Florian Tardif
43:41nous a parlé
43:42de l'aide de camp
43:43qui ouvre
43:45la porte
43:47et qui se fait surprendre
43:49parce que
43:49Emmanuel Macron
43:50et Brigitte Macron
43:52se font en discussion
43:52on va le dire comme ça
43:54moi j'aime beaucoup
43:54la réaction d'Emmanuel Macron
43:55quand hop
43:56vous voyez
43:57elle est
43:58voilà
43:58il comprend qu'il est
44:00hop
44:00il dit bonjour
44:01bon après
44:02ce geste
44:02chacun l'interprète
44:03comme il le souhaite
44:05manifestement
44:05il y a
44:06hypothèse
44:07d'un malentendu
44:09qui existe
44:10bon
44:11écoutez ce que dit
44:12Florian Tardif
44:14c'est l'aide de camp
44:16qui fait ouvrir
44:17la porte de l'avion
44:17pensant
44:18l'incident
44:19à l'intérieur de l'avion
44:20clos
44:20dans l'avion présidentiel
44:21il y a deux parties
44:22il y a la partie
44:23entre guillemets
44:24publique
44:24et il y a la partie privée
44:25tout simplement
44:26parce que dans l'avion présidentiel
44:27ça a été réaménagé
44:28il y a une salle de réunion
44:30il y a un bureau
44:31il y a une chambre
44:31il y a même
44:33toilette et salle de bain
44:33et cette partie privée là
44:35à un moment donné
44:36tout simplement
44:37parce qu'il peut se passer
44:38les choses dans l'avion
44:39entre le coup
44:40il y avait un conseiller
44:41conseiller en communication
44:42qui restait à la porte
44:43de l'avion
44:43pour savoir
44:44si tout le monde allait bien
44:46si avant la descente
44:47de l'avion
44:47voilà
44:48il y avait des jolis sourires
44:49sur les visages
44:50et si ce n'était pas le cas
44:51on prenait un petit temps
44:53on poudrait
44:54je crois que c'est
44:54ce qui est relaté
44:56par l'un des conseillers
44:57avec lequel j'ai pu
44:58m'entretenir
44:59si voilà
44:59s'il fallait mettre
45:00de la poudre
45:00sur le visage de tout le monde
45:01on mettait de la poudre
45:02sur le visage de tout le monde
45:03et puis on faisait
45:03l'aide de camp
45:04il est toujours en place
45:05ou il a été viré depuis ?
45:06l'aide de camp
45:07est toujours en place
45:07et puis
45:08Florian Tardif
45:09est revenu
45:10sur le couple
45:11Emmanuel Macron
45:12et Brigitte
45:13Emmanuel Macron
45:14et Brigitte
45:15oui
45:16oui c'est un couple
45:17extrêmement fort
45:17c'est ce que je dis
45:18dans le livre
45:19contrairement à ce qui peut
45:19être relayé
45:20depuis plusieurs jours
45:22pourquoi je me suis intéressé
45:23à Emmanuel Macron
45:24à Brigitte Macron
45:25au couple qu'il forme
45:26tout simplement
45:27parce qu'il y a
45:28et d'ailleurs je le relate
45:29dans le livre
45:30au tout début
45:30du premier quinquennat
45:33le directeur
45:34le nouveau directeur
45:35de cabinet de Brigitte Macron
45:36Pierre-Olivier Costa
45:36qui est face à Emmanuel Macron
45:38et Emmanuel Macron
45:39demande à ce directeur
45:40de cabinet
45:40occupe-toi de ma femme
45:42si elle est malheureuse
45:44si le soir
45:45quand je rentre
45:45elle se sent inutile
45:47à ce moment-là
45:48je ne tiendrai pas
45:49et je raterai
45:51ce quinquennat
45:52c'est-à-dire qu'on peut
45:53voir la réalité
45:53ou ne pas la voir
45:54mais si le président
45:56de la République
45:57les choses vont mal
45:58dans son couple
45:59et c'est ce que je dis
46:01pas forcément d'ailleurs
46:02que dans son couple
46:03dans sa vie en général
46:04il peut y avoir
46:04des conséquences politiques
46:06derrière
46:07et ça on peut l'entendre
46:08c'est-à-dire qu'à un moment donné
46:09on s'attarde toujours
46:11vous savez
46:11il y a cette thèse
46:12sur les deux corps du roi
46:14sur le roi
46:15en tant que
46:16enfin
46:16ou sur le président
46:17de la République
46:18en tant que représentant
46:19de l'État
46:20mais il y a également
46:21l'autre corps
46:22le corps humain
46:23c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
46:24à un moment donné
46:25reste un homme
46:26comme les autres
46:28elle doit être
46:29très très très malheureuse
46:30le corps du roi
46:30ça sent quand même
46:31la fin de règne
46:33ça sent la fin de règne
46:34pour qu'on en parle
46:35comme ça
46:35pour que nous en parlions
46:36nous-mêmes ici
46:38on a un président
46:39qui n'est plus président
46:40vraiment
46:41il passe son temps
46:41à l'étranger
46:42alors que la France
46:43est en faillite
46:43c'est particulier
46:44quand même
46:45et je trouve ça
46:47psychologiquement
46:49assez navrant
46:54l'abandon
46:56l'abandon
46:56et les malheureuses
46:57le quinquennat
46:58sera très mauvais
46:59elle doit être
47:00très très malheureuse
47:01parce qu'il y en a eu deux
47:02en plus
47:05il reste un an
47:06effectivement
47:07il y a des papiers partout
47:08en ce moment
47:08le papier de Nicolas Bavérez
47:10ce matin dans le Figaro
47:11sur l'état
47:12de la faillite française
47:13et d'une dureté
47:17et on se demande
47:18même comment
47:18ceux qui vont arriver
47:20vont pouvoir remettre
47:21à flot le pays
47:21mais il y a des solutions
47:23il y a toujours
47:24des solutions
47:24mais elles peuvent être
47:26importantes
47:28radicales
47:28il y aura besoin
47:29de radicalité
47:29après
47:29oui mais il faut que
47:30les français
47:32comment dire
47:32il faut aussi
47:33que les français
47:34les acceptent
47:34oui
47:36mais ils auront
47:36peut-être le choix
47:37peut-être
47:38ils ont été
47:38plus
47:39peut-être
47:40peut-être
47:40que nous soyons
47:41plus à
47:41ils ont été
47:41desserrés
47:43pendant 30 ans
47:45par le socialisme
47:47pratiquement le communisme
47:48pour parler comme Gisbert
47:49donc c'est difficile
47:51de
47:51de
47:52de
47:52de
47:52de
47:52de
47:52de
47:53de
47:53de
47:53de
47:53bon
47:53en tout cas
47:54il faut garder
47:55d'espoir
47:56autrement
47:56il y a toujours
47:57possibilité de changer
47:58les choses
47:59si on prend
47:59les bonnes mesures
48:00ce soir
48:01vous allez parler
48:02avec
48:03des professeurs
48:04des professeurs
48:05les professeurs
48:05martyrs de la république
48:06alors il y a ce film
48:07l'abandon
48:07qui est un film
48:08vraiment
48:09assez remarquable
48:10qu'il faut voir
48:11ce serait bien
48:11pourquoi pas
48:12qu'il soit projeté
48:12dans toutes les écoles
48:14c'est la demande
48:15de Gabriel Attal
48:16Gabriel Attal
48:17l'a demandé aussi
48:17par le biais d'une lettre
48:19que Prisca Tevenot
48:20qui est son bras droit
48:21a envoyé au ministre
48:22de l'éducation nationale
48:23et bien il a raison
48:24parce que
48:24c'est une prise de conscience
48:26et ça va être intéressant
48:27de voir si le politique
48:28a le
48:28j'allais dire
48:29même le courage
48:30alors que ça ne devrait pas
48:31avoir du courage
48:31quand on était gosses
48:32nous on nous montrait
48:33nuit et brouillard
48:34on était ados
48:35on l'a tous vu
48:36dans les classes
48:36et c'était intéressant
48:40que nous puissions
48:41on va pouvoir le faire
48:41dans tous les départements
48:42à mon avis
48:42j'ai pas vu
48:43beaucoup de courage politique
48:45pour critiquer
48:46le second abandon
48:48de Samuel Paty
48:49on assistait
48:50en partie
48:51à un second abandon
48:52lorsque vous regardez
48:53l'article
48:55du
48:55Huffington Post
48:56qui explique
48:57qu'il n'a rien à dire
48:58sur le film
48:58mais quand même
48:59malgré tout
49:00ça dit du mal
49:01des musulmans
49:02quand vous regardez
49:02les articles
49:03dans Libération
49:04et quand vous regardez
49:04la séance clownesque
49:07à Cannes
49:08où on interroge
49:09des gens
49:10et où ils trouvent
49:10le moyen
49:11pourquoi sont-ils accrédités
49:12encore une fois
49:13pourquoi ce monsieur
49:14qui est youtubeur
49:15ou streamer
49:16pourquoi ils sont accrédités
49:17ils sont tous invités
49:18cette année
49:20smoking noir
49:21sur tapis rouge
49:21il y a plus d'influenceurs
49:23de streamers
49:23que de personnalités
49:24du cinéma
49:26écoutez
49:27quelques personnes
49:28qui ont vu
49:28le film
49:28l'abandon
49:29non
49:30mais c'est un film
49:31vraiment
49:31qui représente
49:32vraiment
49:32ce qui s'est passé
49:33et c'est vraiment
49:34très émouvant
49:35et très réaliste
49:36il n'y a aucune
49:37récupération politique
49:38ni rien du tout
49:39ça s'adresse
49:40c'est très grand public
49:41ça s'adresse à tout le monde
49:42c'est très bien
49:42que les gens le voient
49:43c'est instructif
49:44c'est un film dossier
49:45la fin est vraiment très bien
49:47assez prenante
49:47assez émouvante
49:48c'est bien que des films
49:49comme ça existent
49:50je ne vois pas du tout
49:51quelle récupération politique
49:52il peut y avoir là-dessus
49:53c'est des faits
49:54c'est au contraire
49:55il faut que tout le monde
49:56en ait conscience
49:57c'est pas du tout
49:58c'est pas manichéen
49:59je trouve que c'est un très bon film
50:01très émouvant
50:02c'est vrai que ce sujet
50:03déjà
50:04avant de le voir
50:05c'était un risque
50:06en quelque sorte
50:07le prendre
50:07mais
50:09la façon
50:10dont le sujet
50:11a été traité
50:14ça m'a convaincu
50:15vraiment
50:15c'est un film
50:16très droit
50:18Didier Le Maire
50:19était avec nous
50:19tout à l'heure
50:20et c'est le professeur
50:21Attrape
50:22que vous connaissez
50:22il rappelle
50:24ce qu'est la mission
50:25de Samuel Paty
50:27il faut le rappeler
50:29Samuel Paty
50:30exerçait réellement
50:31sa mission
50:32d'enseignant
50:33ce qui consiste
50:34à instruire
50:35et à développer
50:36l'autonomie
50:37de jugement
50:38de ses élèves
50:38et il faut le rappeler
50:40c'est pour cela
50:41qu'il a été assassiné
50:42c'est fondamentalement
50:44pour cela
50:44il est le symbole même
50:46de ce que
50:48l'école doit être
50:49et à mon sens
50:50de ce qu'elle n'est plus
50:52aujourd'hui
50:52J'ai vu le film
50:54un samedi soir
50:54dans une salle à Paris
50:55la salle était pleine
50:56c'est un mélange
50:57de fiction
50:58mais aussi
50:59de documentaire
51:00puisque tout ce qui est
51:01dans le film
51:01c'est exactement
51:02ce qui s'est passé
51:03évidemment le dialogue
51:05est inventé
51:06forcément
51:07mais
51:08c'est passionnant
51:09de voir l'enchaînement
51:11l'engrenage
51:12les lâchetés
51:13pas de tous
51:14d'ailleurs
51:14il y a des parents
51:15de religions musulmanes
51:17et des enfants
51:19même des femmes voilées
51:20qui le défendent
51:21qui ont défendu
51:22Samuel Paty
51:23parfois plus
51:24que l'institution
51:25c'est pour cela
51:26que le film
51:27il traduit
51:28la réalité
51:29alors que l'institution
51:30l'approviseur
51:32a épaulé
51:32Samuel Paty
51:33mais certains
51:34de ses collègues
51:34l'ont lâché
51:36le ministre
51:37de l'époque
51:38n'est pas forcément
51:39intervenu
51:39le rectorat
51:41en l'occurrence
51:42c'était la rectrice
51:44n'est pas intervenu
51:46et effectivement
51:47c'est à dire que ça
51:48elle a rejeté la faute
51:48sur Samuel Paty
51:49exactement
51:49donc là
51:51c'est les lâchetés
51:52les soumissions
51:53et c'est de ça
51:54dont vous allez parler
51:54exactement
51:55puisque la sortie
51:56de ce film
51:56nous a donné envie
51:58avec les équipes
51:58de Guillaume Janton
51:59de nous pencher
52:00sur le rôle
52:01des professeurs
52:02dans les écoles
52:02et la difficulté
52:03qu'est d'être professeur
52:05devant les enfants
52:07parce qu'on parle
52:08de Samuel Paty
52:09et de Dominique Bernard
52:09qui ont été tués
52:10par des islamistes
52:10mais il y a des professeurs
52:11aussi qui ont pris
52:12des coups de couteau
52:12dans des histoires
52:13bien différentes
52:14je pense à Agnès Lassalle
52:15notamment
52:15et aussi des surveillants
52:18d'établissements scolaires
52:18comme Mélanie
52:19il y a quelques mois
52:20donc la difficulté
52:21d'être enseignant
52:22avec des histoires
52:23très précises
52:24et des professeurs
52:25qui témoignent
52:25à visage masqué
52:26bien souvent
52:27ça sera ce soir
52:28dans le long format
52:28que vous allez voir
52:29dans un instant
52:29et ensuite on va en débattre
52:30et la puissance
52:31de l'islamo-gauchisme
52:33oui bien sûr
52:35vous étiez de retour
52:36parce que ça fait quelques jours
52:37que vous n'étiez pas avec nous
52:38ça nous fait plaisir
52:39de vous voir
52:40plaisir partagé monsieur
52:41merci beaucoup
52:43et on vous reviendrait demain
52:44oui
52:45et bien ça nous fera plaisir
52:46de vous revoir
52:47Laurent Prat était à la réalisation
52:49Nicolas Laporte
52:50était à la vision
52:51merci à Rodrigue
52:52qui était au son
52:52on participait à cette émission
52:54Benjamin Nault
52:54Lucas Busutil
52:55et Tess
52:56La Fêteur
52:57bonne soirée à tous
53:00ous-titrage Société Radio-Canada
53:01C'est parti !
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