- il y a 11 heures
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:01Bonsoir à tous et bienvenue avec Véronique Jacqui et Geoffroy Lejeune, Gilles William Golnadel, Georges Fenech et Johan Ozaï.
00:07On s'est quittés hier avec cette commission d'enquête audiovisuelle et on avait vu une certaine tension.
00:16Et on se retrouve ce soir avec les excuses de Jérémy Patrier-Lettus, en tout cas les explications.
00:20Mais avant ça, l'avocat de la CGC, on en a parlé hier et on avait eu un différent là-dessus, Gilles William Golnadel,
00:27a affirmé que la commission d'enquête n'a pas convoqué le syndicat.
00:31Et on a obtenu un échange par mail entre Jérémy Patrier-Lettus et Charles Allong qui semble avoir bien envoyé cette convocation.
00:39Et vous vous rappeliez hier que vous étiez l'avocat de la CGC.
00:42Mail de convocation du secrétariat de la commission d'enquête daté du 15 janvier dernier qui a bien été envoyé.
00:47Ce mail de Jérémy Patrier-Lettus à Charles Allong daté du 29 janvier.
00:52L'administrateur n'a jamais eu de réponse.
00:54Et vous, qu'avez-vous à dire ?
00:56J'ai à dire qu'il y a encore deux heures, la CGC me confirmait, elle a d'ailleurs posé un tweet là-dessus,
01:04qu'elle confirme qu'elle n'a pas été convoquée ni par mail ni par aucun autre moyen.
01:10C'est pourquoi nous avons porté l'affaire devant la procureure de la République.
01:14Les documents que je vois, c'est pas parce qu'un mail arrive qu'il était réceptionné qu'il est arrivé.
01:19Je veux pas faire de procès d'intention non plus.
01:22Il est peut-être de bonne foi, monsieur, mais nous, nous disons que nous n'avons rien su.
01:27Comme nous sommes écoutés suivis, ce rappel était...
01:30C'était indispensable, monsieur.
01:32Il l'était.
01:33Écoutez, monsieur Jérémy Patrier-Lettus, qui revient, si vous étiez à l'antenne avec nous hier soir,
01:38qui revient sur ce qui s'est passé donc avant-hier.
01:40Hier, j'ai considéré que la dignité et le respect n'étaient plus garantis,
01:46puisque monsieur le rapporteur a porté des accusations graves à mon endroit,
01:49laissant entendre que j'aurais des liens avec les dirigeants de MediaOne.
01:53Cette mise en cause de ma probité et de mon indépendance
01:56m'a conduit à suspendre l'audition des anciens ministres de la Culture.
01:59J'ai échangé avec monsieur le rapporteur hier soir.
02:01Je respecte sa fonction.
02:03Il respecte la mienne.
02:04Il sait que je lui garantis la liberté de pouvoir poser toutes les questions qu'il souhaite
02:08sans aucune forme de censure de ma part,
02:11mais que cela exige de sa part le respect d'une règle essentielle et non négociable,
02:16fonder les questions sur des faits et non sur des suspicions des soupçons,
02:20ne pas porter ou relayer d'accusations individuelles sans qu'elles soient étayées par des faits.
02:25Il n'avait pas exactement porté des accusations graves contre monsieur Patrier-Lettus.
02:29Il avait évoqué une liaison ou des liens entre lui et MediaOne.
02:34Mais non, même pas, avec des actionnaires de MediaOne.
02:37Alors on rappelle quand même, et on n'y peut rien,
02:39que MediaOne est une société américaine.
02:43En tout cas, majoritairement américaine à 51% et que ce sont des fonds de pension.
02:48Donc la question de Charles Lalongle était légitime d'interroger le service public
02:53qui, entre guillemets, nourrissait des fonds de pension américains.
02:55On a le droit de poser cette question, c'est de l'argent public.
03:00Je vous propose de voir d'autres passages du jour
03:02et notamment une séquence entre Rachida Dati et Ercilia Soudé.
03:07Et Ercilia Soudé a compris à qui elle avait affaire, puisque madame Dati a répondu.
03:14Madame la ministre, je ne sais pas si vous vous souvenez de cette séquence lunaire sur LCI.
03:17C'était le 22 juillet 2025.
03:20Vous y étiez interrogée pendant une heure relativement à votre procès pour corruption et trafic d'influence
03:25et non contente de ce privilège de pouvoir vous défendre.
03:29Vous êtes restée dans un coin pour pouvoir surveiller les commentaires qui étaient faits sur votre défense
03:33et vous êtes même revenue devant les caméras pour pouvoir modifier ces commentaires.
03:36Avec cette attitude finalement assez autoritaire qui vous caractérise,
03:39que ce soit dans ou en dehors du champ médiatique.
03:42Je pense notamment à la façon dont vous avez hurlé sur un personnel de l'Assemblée nationale en pleine commission.
03:46Une personne qui agit comme cela dans un média, vous comprendrez que ça nous inquiète
03:50quand elle veut s'occuper des médias publics.
03:53Est-ce que votre objectif, via votre réforme, c'est de mettre la pression sur les journalistes du service public ?
03:57Vous pouvez prétendre que cette réforme a pour but de sauver cette institution.
04:00Nous ne sommes pas dupes. Pouvez-vous clarifier votre position ?
04:03Merci. Quand j'ai indiqué au début de cette commission d'enquête que le respect est important,
04:07il faut respecter madame la ministre.
04:08Et je rappelle juste, madame Soudé, votre question à la fin est une question à laquelle la ministre va répondre,
04:12mais que la défense, ce n'est pas un privilège, mais c'est un droit.
04:17Dans un autre pays, dans une démocratie.
04:21Je ne répondrai pas à des mises en cause du personnel qui n'ont pas lieu d'être, madame Soudé.
04:26Et en termes de hurlement, je pense que vous battez les records.
04:29Vous pouvez me donner des leçons. Je pense que j'ai encore des cours à prendre.
04:31Donc quand je vous vois hurler dans l'Assemblée, hurler sur les gens, hurler sur tout le monde,
04:36donc donnez-moi des cours.
04:37C'est une combattante, Rachida Dati.
04:40Il faut dire qu'on lui donne une date.
04:41C'est une combattante.
04:42Elle était juste, c'était un peu facile.
04:44Vous avez R.C. à Soudé en place de vous.
04:47Bon, c'est difficile, honnêtement.
04:49Comment vous dites ?
04:49C'est une balle de Matsoufi.
04:51Je suis venu enlever du mérite.
04:53C'est difficile de la louper, honnêtement.
04:55Non, mais c'est une combattante et elle le dit bien.
04:57Oui.
04:57Bien, bien sûr.
04:59Autre passage.
05:01Et Rachida Dati a été interrogée sur les propos de Delphine Ernotte,
05:06qu'elle avait dit au sujet de CNews,
05:09puisqu'elle avait traité, madame Ernotte, CNews de chaîne d'extrême droite.
05:14Donc, madame Dati a été interrogée là-dessus.
05:18Je n'en ai pas été informée.
05:20Et la réponse que j'ai faite devant la représentation nationale,
05:23je confirme les mêmes termes.
05:25Et j'ai même dit que ce n'était peut-être pas habile.
05:27Je lui ai dit d'ailleurs, y compris, nous avons eu un échange.
05:31Je connais madame Ernotte d'avant, avant même qu'elle soit,
05:34je vous le dis aussi très clairement.
05:36Je l'ai connue quand elle travaillait encore chez Orange.
05:38Donc, je connais.
05:39Et lors d'un échange informel, je lui ai dit que ce n'était peut-être pas habile
05:43d'avoir indiqué qu'un média qui n'est pas concurrent,
05:50parce que l'audiovisuel public n'est pas en concurrence,
05:52il n'a pas la même mission, il n'a pas le même positionnement
05:57d'indiquer qu'un autre média était d'extrême droite.
06:00Il faut le sous-texte de ça, quand même.
06:03Parce que là, Rashida Dati, ministre en exercice, parle devant une commission d'enquête.
06:07Donc, quand elle dit que ça n'est pas habile,
06:09il me semble que la réalité de ce que pense Rashida Dati elle-même,
06:13c'est un scandale absolu, ce qu'a dit Delphine Ernotte.
06:15Elle ne peut pas le dire en ces termes-là.
06:17Mais le simple fait de dire que ça n'est pas habile
06:19montre qu'elle a un désaccord profond
06:21avec les propos de la présidente de France Télévisions.
06:24Et puis, j'ai dit que KKR était un fonds de pension
06:27et c'est Colbert, Cravis, Roberts.
06:29Et on me précise que c'est un fonds d'investissement.
06:31Elle n'a rien à voir.
06:33Effectivement.
06:34Cette mise au point s'impose.
06:35Mais oui.
06:36Qui investit.
06:37Oui.
06:40Et puis, Madame Dati, on l'a interrogée également
06:42sur l'affaire Legrand-Cohen.
06:44Comment elle avait vécu cet épisode ?
06:47Et là aussi, il me semble qu'elle fait une réponse appropriée.
06:52D'entendre un journaliste dire qu'il allait s'occuper de mon cas
06:54pour m'empêcher d'accéder à la mairie de Paris.
07:01Voilà.
07:02Je soumets cela à chacun d'entre vous.
07:05Vous êtes tous des élus.
07:06Si on avait dit cela de vous, quel que soit le journaliste,
07:09quel que soit le service, je pense que vous n'auriez pas apprécié.
07:11Et le type de vocabulaire qui est employé,
07:15je trouve que ce n'est pas un vocabulaire approprié.
07:17Quand on dit qu'on va s'occuper de quelqu'un,
07:19je sais à quoi ça renvoie.
07:21Et je l'ai vécu aussi personnellement, notamment d'où je viens.
07:27Donc, ça peut être parfois fatal quand on emploie ce type de propos.
07:31Je le dis et je ferme la parenthèse,
07:32mais le procédé d'enregistrement à l'insu, ça n'est pas acceptable.
07:35En tout cas, moi, ça n'est pas mes pratiques et je ne l'ai jamais approuvé.
07:40Elle le fait mise un peu là aussi quand même.
07:43Ce n'est pas approprié.
07:44Elle a dû penser, quand elle a découvert ses propos dans la bouche de ses deux chroniqueurs,
07:48elle a dû penser vraiment pire que ça.
07:49Ah oui !
07:51Connaissant Rachida Dante, oui !
07:57Mais c'est bien, c'est une combattante !
08:01Elle se bat pour ses idées !
08:04Par ailleurs, sur l'extrait d'avant,
08:05Merci d'Assouder qui lui reproche d'être resté à côté du plateau pour écouter les commentaires.
08:09Mais les journalistes qui font des commentaires sur les affaires judiciaires ne sont pas en sucre.
08:12On peut leur opposer une contradiction.
08:14Ce n'est pas un droit imprescriptible des journalistes de dire ce qu'ils veulent exactement.
08:17et parfois n'importe quoi sur des affaires judiciaires sans qu'on leur oppose aucune contradiction.
08:21Véronique Jacquet.
08:21Elle parle juste et on la connaît pour ses punchlines.
08:24Souvenez-vous, quand elle était garde des sceaux de Nicolas Sarkozy,
08:27on attendait déjà ses phrases, on attendait ses déclarations,
08:29elle a l'habitude de faire le show.
08:31Sauf qu'elle a gagné encore.
08:32Non mais c'est vrai que l'expression...
08:33Elle n'est plus...
08:34Oui, mais ce qu'elle signalait juste, c'est-à-dire l'expression « on va s'en occuper »,
08:37c'est quand même un type de...
08:38C'est digne de la parole de mafieux, quoi.
08:40Il n'y a pas d'autre mot.
08:42Elle ne laisse jamais une attaque sans réponse.
08:44Voilà.
08:44Et bien, elle a bien raison.
08:45Et certains à droite la craignent d'ailleurs.
08:48Certains à droite la craignent quand elle est au gouvernement.
08:50Et vous le sentez arriver.
08:52Moi, je suis ami avec elle, donc je n'ai jamais fait comme ça.
08:54Oui, vous êtes ami parce que vous ne voulez pas être ennemi, c'est ce que vous vous dites.
08:57Je ne veux pas prendre un scut, vous comprenez.
08:58Il y a une victime à ça.
08:59Non, non, c'est une femme politique que j'apprécie énormément,
09:04dans son courage, sa capacité.
09:07Et puis son parcours est tout à fait...
09:08Son parcours exemplaire, bien sûr.
09:10Rachida Dati, toujours, cette fois-ci, sur la chronique de Bardella, contre Bardella,
09:15qu'on a écouté plusieurs fois ici.
09:18Et notamment cet humour, cet humoriste, cette jeune femme déguisée en Marie-Antoinette
09:22qui demandait la mort de Jordan Bardella.
09:25Écoutez la réaction.
09:25Et de Marion Maréchal, oui.
09:26Et de Marion Maréchal.
09:27Écoutez la réaction de Madame Dati.
09:29Est-ce que j'ai entendu ces propos ?
09:33Est-ce que je suis de l'humour ?
09:34À mon sens, à titre très personnel, ce n'en est pas.
09:37Quand vous appelez au meurtre, quand vous souhaitez la mort de quelqu'un,
09:41je ne trouve pas que ce soit de l'humour.
09:42Parce que ça, c'est une expérience très personnelle.
09:46Il y a une chose qu'on oublie parfois, c'est que quand on est responsable politique,
09:50on a un environnement et un entourage.
09:52Et donc, parfois, vous avez vos enfants qui peuvent être percutés, ou vos parents.
09:57Et moi, je trouve que la limite de cela, c'est aussi de penser parfois
10:01qu'il y a des dégâts collatéraux qui, parfois, peuvent être assez irréversibles.
10:08Ah, c'est l'avis de toutes les personnalités publiques.
10:12Effectivement, on peut dire ça de vous, des uns et des autres.
10:15Lorsqu'il y a des attaques, vous avez des enfants, vous avez des parents.
10:18Ils apprennent des choses, ils sont surpris.
10:20C'est l'avis.
10:22Vous l'avez voulu, Georges Dandrin ?
10:24Oui.
10:24Non, mais enfin, bon, c'est l'humour unilatéral.
10:26Mais ce n'est pas ça, là-dessus, oui.
10:28L'humour unilatéral, ce n'est pas de l'humour.
10:31Vous le savez très bien.
10:33Je suis d'accord.
10:33Ils sélectionnent leurs victimes.
10:35Moi, si j'étais, si je savais qu'ils allaient, ça ne me ferait pas rire,
10:39mais qu'ils allaient souhaiter la mort aussi d'Obama ou de, je ne sais pas qui, de Greta Thunberg,
10:44je me dirais, ils ne sont pas drôles, mais ce sont des humoristes.
10:47Bon, ben justement, Laurence Bloch, avec une mauvaise soin incroyable,
10:50elle dit qu'au fond, le Rassemblement national est visé,
10:53parce que le Rassemblement national est au centre de la politique.
10:58Et elle parle de François Hollande.
10:59Jamais il n'y a eu ces attaques-là sur François Hollande.
11:01Jamais on ne s'est jamais demandé à François Hollande qu'il meure.
11:03Donc, écoutez, Mme Laurence Bloch, parce qu'elle était également attendue.
11:07Mme Laurence Bloch, vous savez, c'est celle qui dit que les gens de France Inter,
11:10certains, en tout cas, qui votent pour le Rassemblement national,
11:12ne sont pas assez armés intellectuellement,
11:14qu'ils sont trop friables.
11:17Donc, il faut quand même que France Inter puisse aller à la pêche de ses auditeurs.
11:20Vous vous souvenez de ce passage ?
11:22Je ne vais pas faire le registre de toutes les formes d'humour.
11:27Il y a un humour qui s'appelle l'humour politique,
11:30qui a toujours eu sa place sur France Inter.
11:32J'en ai donné d'ailleurs les raisons.
11:34Qui a toujours eu sa place sur France Inter,
11:36et qui est celui, évidemment, qui pique, qui gratte, qui dérange.
11:40Quand je suis arrivée, moi, à France Inter en 2010,
11:44ce n'était pas le Rassemblement national qui était la matrice de l'humour.
11:48C'était Nicolas Sarkozy.
11:50Ensuite, ça a été François Hollande.
11:54Ensuite, ça a été Emmanuel Macron.
11:55Le Rassemblement national, c'est la matrice de la politique aujourd'hui.
11:59Donc, oui, vous êtes plus particulièrement visés par les humoristes politiques,
12:04mais c'est une situation qui est une situation objective.
12:07Et oui, je pense que les auditeurs ont envie, ont besoin,
12:13de ces moments d'excès, de caricatures, d'outrances.
12:17Cette jeune femme est arrivée avec sa chronique,
12:19qui était une chronique humoristique, qu'on peut ne pas trouver drôle,
12:23mais qui était repérée comme une chronique,
12:26voilà, en relation avec le sujet de l'émission, le Roi Soleil.
12:30Elle est arrivée en costume.
12:32Donc, personne ne peut prétendre que c'était une déclaration au premier degré.
12:38On peut ne pas aimer, on peut trouver que ça va trop loin,
12:41on peut saisir l'ARCOM,
12:43mais si on parle, vous voyez, de cette chronique,
12:45il faut donner le contexte.
12:46Le souci, on le dit toujours, c'est que c'est le service public.
12:49C'est tout.
12:49Ça peut passer sur n'importe quelle autre chaîne,
12:52c'est la liberté d'exploitation.
12:53Le problème, c'est que c'est vous qui payez,
12:55et que c'est toujours à sens unique.
12:57Et qu'en plus, ça n'a pas beaucoup de talent.
12:59Non, mais écoutez, c'est monstrueusement faux.
13:03Je suis désolé.
13:04Il y a un humoriste qui a invité Jésus-Christ à aller se faire enculer.
13:08Il n'a jamais demandé ça à Mahomet.
13:10Il y a M. Maurice qui a expliqué que M. Netanyahou,
13:16c'était un nazi sans prépuce.
13:19Il aurait pu dire ça du Hamas,
13:21qui sont des nazis sans prépuce aussi.
13:23Il s'est en circoncis.
13:24Il ne l'a pas dit.
13:26Non, c'est toujours à sens cynique.
13:28Je suis déçu de vous le dire.
13:29Donc, ce n'est pas de l'humour.
13:30Donc, les mots que vous avez cités,
13:31qui sont très choquants et très vulgaires,
13:33n'étaient pas de l'humour, bien sûr.
13:35Je pense que les téléspectateurs comprennent.
13:39Ils s'en remettront.
13:40Je pense que toute modération est assez inutile.
13:43Ils vont s'en remettre.
13:45Chacun aura compris que ce n'étaient pas vos mots que vous citiez.
13:47Oui, parce que j'ai dit que c'était un humoriste.
13:49Bon, alors, Adèle Vendrette,
13:52aujourd'hui, la directrice de France Inter,
13:55ce qui a un rapport de cause à effet,
13:58elle a été, comment dire, elle est partie.
14:01Alors, je ne sais pas si elle a démissionné,
14:02si elle est virée.
14:03C'est assez mystérieux.
14:05Vous avez des informations les uns les autres là-dessus,
14:07Adèle Vendrette.
14:08Et elle est remplacée par Céline Pigalle.
14:10qui était...
14:11Vous avez connu Céline Pigalle ici ?
14:13Oui, bien sûr.
14:13Vous aussi, vous l'avez connue ?
14:16Un peu, puis après à BFM aussi.
14:18Et elle était à BFM.
14:20Écoutez, on lui souhaite bonne chance à Céline Pigalle.
14:23Belle carrière.
14:24Absolument, bien sûr.
14:25Elle a de la qualité.
14:28Bien sûr.
14:29Elle a de la qualité.
14:30Elle retrouve toujours du travail.
14:31C'est formidable.
14:33Elle a de la qualité.
14:35Non, mais je n'ai pas dit non.
14:36En revanche, c'est une juridique qui a de la qualité.
14:38Elle est d'ailleurs passée par Europe 1.
14:40Mais elle a une sensibilité,
14:43on va dire qu'il n'est pas de droite.
14:44Non.
14:44Est-ce que je peux le dire comme ça ?
14:45Vous croyez ?
14:47Sinon, elle ne serait pas à ce poste-là.
14:48C'est une belle ligne.
14:49C'est la première qu'a virée Zemmour.
14:51Elle a commencé,
14:53enfin, c'est son premier fait d'armes ici à Itélé,
14:54quand c'était Itélé.
14:55Exactement.
14:56Vous vous rappelez ?
14:57Bien sûr, j'étais là ce jour-là.
15:00Effectivement, ça a été son.
15:01Et Adèle Vendrette est partie avant-terme,
15:03c'est certain.
15:04Mais pourquoi ?
15:05Moi, ce que je sais,
15:06c'est qu'elle avait été très critiquée
15:07par les syndicats
15:08lorsqu'elle faisait montre
15:10d'un peu trop d'ouverture d'esprit.
15:11Et c'est probablement une des dirigeantes
15:13les moins sectaires du service public
15:14ces 20 dernières années.
15:15Absolument.
15:16Allez, la pause.
15:17La pause maintenant.
15:18Et on va parler ensuite de Sanary
15:20avec le procureur qui s'est exprimé aujourd'hui,
15:23d'abord sur l'état de santé de cette professeure
15:25et puis sur le profil psychologique
15:28et la garde à vue de son agresseur.
15:3114 ans, je le rappelle.
15:32A tout de suite.
15:32A Sanary-sur-Mer,
15:38la famille de la professeure Poignardé
15:39a publié un communiqué hier soir.
15:41Elle dit être plongée dans l'angoisse
15:42et dans l'attente.
15:43La victime, une femme de 60 ans,
15:45se bat toujours pour survivre.
15:46L'auteur collégien de 14 ans
15:48a assuré qu'il avait trop de haine.
15:50Et nous allons écouter le procureur
15:51qui a pris la parole aujourd'hui,
15:53Raphaël Balland.
15:54Il a pris la parole
15:54à l'occasion d'une conférence de presse.
15:57Il a évoqué d'abord
15:57l'état de santé de cette professeure.
15:59A ce jour,
16:02il m'a été indiqué
16:03que son état de santé
16:04restait préoccupant
16:05et que les médecins
16:06étaient encore réservés
16:08sur son pronostic vital
16:09compte tenu de la gravité
16:11des blessures
16:12et il y a nécessité
16:13de lourdes interventions
16:14chirurgicales
16:15encore toute la journée
16:16aujourd'hui.
16:18Le profil de l'élève,
16:21vous vous rendez compte
16:21qu'il est né en mars 2011.
16:24Mars 2011.
16:25Le procureur a déclaré
16:26qu'il n'y avait pas
16:27de connotation religieuse
16:28ou politique à ce stade.
16:29D'ailleurs,
16:29c'est toujours assez intéressant,
16:30on se précipite immédiatement
16:32pour dire,
16:32attention,
16:33il n'y a pas de connotation
16:34religieuse ou politique,
16:35ce qui montre là aussi
16:36quelque chose de la société.
16:38Quand il y a une connotation religieuse,
16:39on ne le dit pas tout très vite non plus.
16:41C'est vrai aussi.
16:42Écoutons en tout cas
16:43ce procureur.
16:46Au cours de sa garde à vue,
16:48le collégien,
16:49mis en cause,
16:50s'est exprimé
16:51sans difficulté
16:52ni réticence.
16:54Il a immédiatement reconnu
16:56être l'auteur
16:56des quatre blessures
16:57infligées à la victime
16:59avec le couteau.
17:00Il explique
17:00avoir commis ces faits
17:02dans la salle de classe
17:03en présence de ses camarades
17:05au moment de la pause
17:06de 14h25
17:07après s'être emparé
17:08du couteau
17:09dissimulé dans son sac.
17:11Il affirme
17:11avoir pris cette arme
17:13le matin même
17:13dans la cuisine familiale
17:15avec l'intention de,
17:16je le cite,
17:17planter sa professeure.
17:19Il a révélé aux policiers
17:21qu'il avait déjà projeté
17:22d'agresser sa professeure
17:23la semaine précédente
17:24ayant apporté également
17:26un couteau au collège
17:27à cette fin
17:27mais qu'il y avait renoncé
17:29ayant eu peur
17:30de passer à l'acte.
17:32A l'issue de sa première audition,
17:33l'adolescent affirmait
17:34qu'il regrettait beaucoup
17:35son geste,
17:36qu'immédiatement après les faits,
17:37il avait ressenti
17:38une grosse haine
17:39envers lui,
17:40davantage encore
17:41qu'à l'encontre
17:42de sa professeure
17:43et qu'il avait pleuré
17:44toutes les larmes
17:44de son corps,
17:45je le cite,
17:46en se portant des coups
17:47à lui-même.
17:49Dans sa seconde audition,
17:51d'hier après-midi,
17:51il a finalement affirmé
17:53qu'au moment des faits,
17:54il n'avait pas eu l'intention
17:55de tuer sa professeure
17:57mais uniquement,
17:58je le cite encore,
18:00de la planter
18:00pour qu'elle ait mal.
18:01Cet après-midi,
18:03il a été déféré
18:04donc au parquet
18:04puis devant
18:05le magistrat instructeur
18:07et à cette occasion,
18:08l'adolescent,
18:09devant le juge,
18:09a confirmé
18:10les déclarations
18:11faites aux policiers,
18:12notamment sur la préméditation,
18:14précisant qu'il voulait
18:15se venger
18:15car il craignait
18:17d'être exclu
18:17en raison des incidents
18:19relevés par sa professeure.
18:20Il a répété
18:21qu'il regrettait son geste
18:23dont il se rendait compte
18:24de la gravité
18:25en précisant
18:26que la professeure
18:27ne le méritait pas,
18:28qu'il n'était plus trop lui-même
18:30évoquant un coup de folie.
18:32Il a évoqué
18:33la possibilité
18:34de mettre fin
18:34à ses jours.
18:36Georges Fenech,
18:36il dort ce soir en prison.
18:37Quoi ?
18:37Il n'est pas en prison,
18:38en centre de rétention ?
18:40Non,
18:40en prison,
18:43c'est un établissement
18:44pour mineurs.
18:45C'est une prison,
18:46ce n'est pas un centre de rétention.
18:47C'est une prison
18:48pour les mineurs
18:49qui est étanche
18:50et séparée des adultes.
18:52Et cette affaire,
18:53pour moi,
18:53c'est une illustration
18:55supplémentaire
18:56de ce que la délinquance
18:58des mineurs
18:59aujourd'hui
18:59représente
19:00dans notre société.
19:02Il n'y a plus de limites,
19:03ce sont des défis
19:04extrêmement graves
19:05qui s'expliquent
19:05par le fait
19:06qu'on a oublié
19:07la sanction.
19:08Il y avait l'ordonnance
19:09de 45,
19:09vous le savez,
19:10et il y a eu une réforme
19:11en 2021
19:12où on a voulu
19:13réformer ça.
19:14Si vous me permettez,
19:15j'ai l'impression
19:15d'entendre ça
19:16pour la 250e fois.
19:18Alors je m'arrête.
19:19Mais non,
19:19mais je m'arrête.
19:21Pardonnez-moi,
19:22j'ai l'impression
19:22d'entendre...
19:22Non, parce qu'actuellement,
19:24ce qui se passe,
19:25c'est qu'il y a une reprise
19:26en main,
19:26il y a un projet de loi
19:27de M. Darmanin
19:28qui s'appelle
19:28la loi Sûre,
19:29qui veut rétablir
19:30les courtes peines,
19:31qui veut arrêter
19:32la césure du procès pénal,
19:34c'est-à-dire défaire
19:34toutes les erreurs
19:35qui ont été commises
19:36en 2021
19:37avec Mme Belloubet
19:38et M. Dupond-Moretti.
19:40D'ailleurs,
19:40ce jeune,
19:40il consultait même
19:42pour savoir
19:42quelle peine
19:43il en courait.
19:43Ils n'ont plus peur
19:44de la justice.
19:45Et donc,
19:46cette violence,
19:47c'est peut-être
19:47la 200e fois
19:48que je le dis,
19:49mais il faut quand même
19:49le rappeler,
19:50elle est aussi
19:51quelque part
19:52la conséquence
19:52d'une démission
19:53du politique.
19:54Non, mais je pense
19:56qu'il faut s'attraper
19:56à la cause.
19:57C'est-à-dire qu'il y a
19:58peut-être la démission
19:58du politique,
19:59on en parle
19:59à longueur de journée,
20:00mais il y a quand même
20:01aussi la démission
20:02de l'éducation
20:04au sens noble
20:04du terme,
20:05la démission collective
20:06de l'éducation.
20:07Les parents ne sont plus
20:10des éducateurs.
20:12Je n'avais jamais entendu.
20:14J'exagère.
20:15Je vous taquine,
20:16mais c'est vrai
20:17que la difficulté
20:18sur ces sujets-là,
20:19c'est peut-être
20:20de proposer des solutions
20:21et de dire
20:21qu'est-ce qu'il faut faire
20:22puisque le constat...
20:23Mais les solutions,
20:24on se rend compte là
20:24qu'on a un gamin
20:25de 14 ans,
20:26c'est l'âge de mon fils.
20:27Visiblement,
20:27il ne supporte pas
20:28la frustration.
20:29La prof n'arrêtait pas
20:30de lui mettre
20:30des avertissements.
20:31Ça mijote,
20:32ça mijote,
20:32ça mijote,
20:33il n'en parle pas
20:33avec ses parents.
20:35Je n'incrimine pas
20:36les parents,
20:37j'essaye de penser
20:37en termes de collectif.
20:39Mais déjà,
20:39la solution dans les médias,
20:41c'est de protéger
20:41la société
20:41et donc de les mettre
20:42en prison,
20:43ce qui n'est pas
20:43toujours le cas.
20:44Et on parlait
20:45tout à l'heure
20:45de Théo.
20:46Vous n'allez pas mettre
20:48tous les gamins de France
20:49qui sont frustrés
20:50parce qu'ils se prennent
20:51derrière des parents.
20:53Ceux qui poignardent
20:54quelqu'un,
20:54on les met en prison
20:57à 14, 15 ans.
20:58Mais vous donnez
20:59des modèles
21:00dans la société
21:00pour que les parents
21:01comprennent aussi
21:02qu'être parent,
21:03c'est être véritablement parent,
21:04c'est-à-dire un éducateur
21:05qui transmet des valeurs,
21:07qui dit ce qui est bien
21:08et ce qui est mal
21:08plutôt que de coller
21:09son gamin
21:11devant des jeux vidéo.
21:12Voilà.
21:13Alors, manifestement,
21:14Emmanuel Macron
21:15a tweeté
21:16il y a quelques minutes,
21:17j'ai une pensée
21:17pour notre enseignante
21:18Hassan Harris,
21:19une interview à Brut
21:20qu'il a donnée,
21:21soutien entier à elle,
21:22à sa famille,
21:23à tous les collègues et élèves.
21:24Tout ça nous oblige,
21:25on ne peut pas accepter
21:26que ça se passe à l'école.
21:27Oui, on ne peut pas accepter,
21:28effectivement.
21:29Non, on a l'impression
21:31d'entendre là aussi.
21:33Est-ce qu'il a dit
21:34ma main ne tremblera pas ?
21:35Il n'a pas dit ça ?
21:35Non, mais c'est terrible
21:37parce que je vous ai coupé,
21:39je sais, pardonnez-moi,
21:39ce n'est pas très poli
21:40ce que j'ai fait
21:41de vous interrompre
21:42pour souligner
21:43que tout ça a été dit
21:4450 000 fois.
21:45Mais le président de la République
21:46parle de la même manière.
21:47Tout ça nous oblige,
21:48on ne peut pas accepter
21:49que ça se passe à l'école.
21:50Ça se passe à l'école, en fait.
21:51Ça se réglera dans l'urne.
21:53Oui, je ne sais pas
21:53où ça se réglera.
21:54Mais écoutez le procureur
21:56sur la personnalité,
21:57cette fois,
21:57de ce jeune de 14 ans.
22:01Concernant sa personnalité,
22:04il dit ne pratiquer
22:05aucune religion,
22:06ce que confirme son entourage.
22:08De fait, en perquisition,
22:10aucun élément
22:11de radicalisation religieuse
22:12ou politique
22:13n'a été retrouvé.
22:16En revanche,
22:17il possédait plusieurs armes blanches
22:18dans sa chambre
22:19parce qu'il trouvait ça,
22:20je le cite,
22:21stylé.
22:23Il affirme ne consommer
22:24aucun stupéfiant
22:25et de fait,
22:27au moment de son interpellation,
22:28les dépistages d'alcool
22:29et de stupéfiants
22:30étaient totalement négatifs.
22:32Son entourage
22:33et en premier lieu
22:34ses parents
22:34ne comprennent donc
22:36absolument pas son geste,
22:38le décrivant
22:38comme étant habituellement
22:39calme et gentil.
22:42Ils sont effondrés
22:43par la situation.
22:44Alors, moi,
22:44je veux bien que ses parents,
22:46et vraiment,
22:46je ne veux surtout pas
22:48mettre la responsabilité
22:48sur les parents,
22:49mais quand j'entends
22:50qu'il y a des armes blanches
22:51dans la chambre
22:52et que les parents
22:53sont effondrés,
22:53évidemment,
22:55tu as envie de dire
22:56surveillez votre gosse
22:57pour savoir
22:58si dans sa chambre,
23:00il a des...
23:01Je connais beaucoup
23:02de familles
23:02et beaucoup de mères
23:03ou beaucoup de pères,
23:04il n'y a pas d'armes blanches
23:04dans la chambre.
23:06Ça ne me traverse même pas.
23:07Je ne suis pas d'accord avec ça.
23:08Je pense qu'il y a 50 ans,
23:09tous les mômes de 14 ans
23:10avaient des armes blanches
23:10dans leur chambre
23:11et qu'ils ne tuent pas leur professeur.
23:12Pardon ?
23:13Je n'ai jamais eu une arme blanche
23:14dans ma chambre.
23:15Vous présentez,
23:15il n'y a peut-être
23:17les ruraux
23:18avec les petits couteaux,
23:19c'est ce qu'on disait.
23:20Il y a 50 ans,
23:21c'était la majorité de la France
23:22et ils avaient tous des couteaux.
23:22Non, il n'y a 50 ans,
23:23ce n'était pas la majorité.
23:24Allez, 60 ans.
23:25Ah, 100 ans.
23:26Oui, bon, bref.
23:27Dans ce cas-là,
23:27pendant l'époque
23:28de la guerre des boutons,
23:29par exemple,
23:29ils avaient tous des couteaux
23:30et ils ne se poignardaient pas.
23:31Oui, vous avez raison,
23:32la culture du couteau,
23:33elle est aussi importée.
23:36Vous avez raison,
23:36mais ça aussi,
23:37c'est un sujet tabou.
23:38La culture du couteau,
23:39elle est importée
23:40sur le sol de France.
23:41Oui, la machette.
23:41Ce n'est pas ça que je veux dire.
23:43L'arme blanche,
23:44je ne l'ai pas toujours.
23:45Non.
23:47Ce n'est pas exactement
23:48ce que je voulais dire.
23:49Je suis d'accord avec vous
23:49sur le fait que la culture du couteau
23:50revient et elle revient
23:51par l'immigration.
23:52D'accord.
23:53Mais ce que je voulais dire
23:54en l'espèce avec la comparaison
23:55avec l'époque de la guerre des boutons,
23:56c'est que la violence des mineurs...
23:58Je vais être obligé
23:59de modérer ce que vous avez dit.
24:00Le problème, c'est que...
24:01La culture du couteau
24:01revient par l'immigration,
24:02je suis obligé de le modérer.
24:04Je suis obligé de le modérer.
24:05Moi, je dis qu'elle est importée,
24:06vous voyez ?
24:07C'était plus...
24:08La Pantédo.
24:08Voilà.
24:09Ben oui, mais je...
24:10Non, parce que si vous mettez
24:12un rapport direct
24:13entre la culture du couteau
24:14et l'immigration,
24:15c'est une généralisation.
24:17Pardonnez-moi,
24:18je suis obligé de...
24:19J'interromps beaucoup aujourd'hui,
24:20mais je pense à l'ARCOM, en fait.
24:21En fait, maintenant,
24:22je pense davantage plus
24:24à l'ARCOM maintenant
24:25qu'au plateau.
24:26Vous êtes d'accord ?
24:27C'est pas à vous que j'en veux.
24:28En l'occurrence,
24:29ce n'est pas ça que je voulais dire.
24:30Ce n'est pas ça que je voulais dire.
24:31Je voulais vous expliquer
24:31que dans une société
24:32où il y avait des couteaux partout
24:33et que c'était la norme
24:34d'en avoir un,
24:35y compris à partir de 10 ans
24:36ou je ne sais pas
24:37à quel âge des gens
24:37avaient un couteau,
24:37mais très jeunes,
24:39on poignardait moins.
24:40Et donc aujourd'hui,
24:40je pense que ce qu'on est
24:41en train de vivre,
24:41Georges et Véronique
24:44l'ont peut-être dit 250 fois,
24:45mais je pense qu'ils ont raison,
24:46c'est que quand vous avez
24:47une société qui bannit
24:48la sanction de son univers mental
24:51et que les enfants
24:52ne sont pas corrigés
24:53à 2 ans, à 3 ans,
24:54qu'ils n'apprennent pas
24:54la frustration,
24:55qu'ils ne sont pas punis,
24:56etc., etc.,
24:57vous avez à un moment donné
24:58une petite partie d'entre eux
24:59qui passeraient à l'accord
24:59et ça donne ça
25:00et on n'a pas d'explication
25:01mais malheureusement,
25:02c'était très légèrement.
25:02Je suis d'accord avec vous
25:03mais il n'empêche
25:04qu'un enfant
25:05qui a plusieurs armes blanches,
25:07c'est-à-dire que les parents
25:07manifestement ne vont pas
25:08s'ouvrir dans la chambre
25:09parce que ça se voit
25:10quand même une arme blanche,
25:11ils ne sont pas forcément cachés.
25:13La réalité aussi,
25:14c'est que les enfants...
25:14Vous aviez des armes blanches.
25:15Moi, j'étais scout,
25:16j'avais un couteau à 14 ans
25:17et je n'ai jamais...
25:18Bah oui,
25:18mais je n'ai jamais réussi
25:19à faire ça avec moi.
25:20Sauf que...
25:20Tous les adolescents
25:21n'ont pas de couteau
25:22dans leur chambre
25:22et heureusement...
25:23Les enfants de la guerre des boutons,
25:26c'est fini.
25:27Les enfants ne sont plus
25:28des enfants,
25:29un enfant de 14 ans...
25:29C'est le livre Robert
25:30avec Petit Gibus.
25:31Voilà.
25:32Un enfant de 14 ans maintenant
25:33n'a rien à voir.
25:34Il est plus grand
25:35et même le verbe
25:37est plus violent.
25:38Je vais te planter,
25:39je vais la sauter, etc.
25:41La violence déjà par le verbe,
25:44c'est le commencement
25:45de la violence.
25:46D'accord.
25:46Bon,
25:46deux passages
25:48de Stéphane Voirin.
25:51C'est le mari d'Agnès Lassalle
25:52qui avait été morte
25:54dans une salle de classe.
25:57Souvenez-vous.
25:57Et il avait marqué l'opinion
26:00parce qu'il avait effectué
26:01une danse devant le cercueil.
26:03C'était d'ailleurs bouleversant.
26:04Cet homme qui dansait tout seul
26:06avec sa femme
26:07qui n'était plus là
26:08et il dansait un rock
26:10autour du cercueil.
26:11Et je crois que Génie Aclard
26:12a fait une très belle chanson
26:13d'ailleurs là-dessus.
26:14Donc voyez ce qu'a écouté
26:16et plus exactement
26:16ce qu'a dit
26:17M. Voirin
26:18aujourd'hui.
26:21Malheureusement,
26:21vous savez,
26:22c'est un choc
26:22à chaque fois
26:24mais pas seulement
26:25sur cette agression-là,
26:27sur toutes les autres
26:28ainsi que celles
26:29dont on parle peu,
26:30c'est-à-dire
26:30les personnes
26:31qui arrivent
26:32à s'enfuir,
26:34que ce soit des élèves
26:35ou des membres
26:35de l'éducation nationale.
26:37Souvent,
26:38celles-ci,
26:38elles ne font que l'objet
26:39d'un entrefilet
26:40et on n'en parle pas trop.
26:42Oui,
26:42ça réactive forcément
26:43beaucoup de choses
26:44et surtout que je pensais
26:46ou j'aurais plutôt aimé
26:48que ce soit un cas isolé
26:51et qu'il n'y aurait
26:51plus jamais ça.
26:52C'est surtout la colère
26:53que ça continue
26:55et encore et encore
26:56et que ça,
26:58a priori,
26:58ça ne s'arrête pas.
27:00Ça va même en s'amplifiant.
27:02Et M. Voirin
27:02également mis en cause
27:04les hommes politiques.
27:05C'est une très grande déception
27:08le milieu politique.
27:10Vous savez,
27:10les ministres,
27:11à vrai dire,
27:11je ne les ai eus
27:12qu'au moment
27:14où sont survenues les fêtes
27:16où là,
27:16effectivement,
27:17ils étaient là
27:17pour compatir,
27:19pour rassurer tout le monde,
27:21pour avoir
27:21des beaux mots.
27:23Finalement,
27:24c'est ce qui nous reste.
27:25Mais qui vérifie derrière
27:26qu'il y a réellement
27:27une action ?
27:28Qu'est-ce qui a vraiment
27:28été fait depuis ?
27:30Non, non, non.
27:31Si j'ai une chose
27:32à leur dire,
27:33c'est arrêter.
27:34arrêter de vous
27:37de compatir
27:38à chaque fois
27:38devant les victimes.
27:40Agissez.
27:40Agissez.
27:41Sept ministres
27:42de l'enseignement national
27:43depuis moins de trois ans,
27:45depuis le meurtre d'Agnès.
27:47Quelles mesures
27:47ont été prises ?
27:49La fouille des sacs ?
27:51Vous avez vu
27:51le résultat avec Mélanie ?
27:52Ça n'a rien empêché.
27:53Les portiques ?
27:55Les portiques,
27:57on peut y passer à travers.
27:59Mais si les politiques
28:00ne proposent rien,
28:01c'est parce qu'ils n'ont
28:01rien à proposer.
28:02D'ailleurs,
28:03la plupart d'entre eux
28:04et le premier d'entre eux,
28:05Emmanuel Macron,
28:06il a abdiqué sur ces sujets-là.
28:07Il n'en parle absolument jamais.
28:09Et quand les autres
28:10en parlent,
28:10c'est-à-dire quand nous
28:11en parlons,
28:12il dit qu'on fait
28:12du lavage de cerveau.
28:14Quand je vous dis
28:14qu'on a un président
28:15qui a abdiqué sur ces questions-là,
28:17c'est une réalité.
28:18Il y a eu M. Attal quand même
28:20qui avait voulu modifier
28:21l'excuse de minorité,
28:23souvenez-vous,
28:24projet de loi,
28:25retoqué par le Conseil constitutionnel.
28:27Non, mais on sait
28:27qu'il faut revivre
28:28sur l'excuse de minorité.
28:30Mais on sait aussi,
28:31par exemple,
28:31qu'il y a un sujet
28:32qui est tabou
28:33parce que personne
28:34ne veut le prendre
28:34à bout de bras.
28:35C'est le sujet
28:36de la santé mentale
28:37des jeunes.
28:38On a quand même
28:38énormément de jeunes
28:39qui sont en souffrance.
28:40Les cas psychiatriques
28:41des jeunes
28:41depuis le Covid
28:42explosent.
28:43Quand vous regardez
28:44les enquêtes,
28:44il y a 40%
28:45des 18-24 ans
28:46qui vous disent
28:47qu'ils se sentent
28:49victimes de solitude.
28:51On est dans un monde
28:51où il n'y a plus
28:52de lien communautaire.
28:54Les jeunes pensent
28:55que les réseaux sociaux
28:56s'entretiennent des liens.
28:57Non, ils sont terriblement
28:58seuls avec eux-mêmes.
28:59Et j'en reviens
29:00toujours au même sujet.
29:01Les parents ne font pas
29:02leur boulot,
29:02ne les accompagnent pas.
29:04Et il ne faut pas
29:04sous-estimer non plus
29:05l'emprise des réseaux sociaux
29:06parce que quand Gilles William
29:08dit la violence du verbe,
29:09la violence des mots,
29:10la violence des actes,
29:12tout ce qu'il voit
29:12sur les écrans
29:13justement avec des couteaux
29:14et je te plante,
29:15c'est du virtuel,
29:16et puis un beau jour,
29:17c'est du réel
29:18quand on plante la prof.
29:19On écoutera tout à l'heure
29:20Marie-Estelle Dupont
29:21qui était avec nous ce matin
29:22et qu'on peut entendre
29:23tous les jours sur Europe 1
29:24qui a été lumineuse
29:25comme toujours d'ailleurs
29:26avec une analyse très précise.
29:28Et elle l'avait annoncé
29:29d'ailleurs au moment du Covid
29:30que lorsqu'on a empêché
29:32les gosses de faire du sport
29:34pendant le Covid,
29:35lorsqu'ils ne pouvaient pas sortir,
29:36on a tous les résultats
29:37aujourd'hui.
29:38On a mis tous ces gosses
29:39devant des écrans
29:41pendant des semaines
29:43pour faire les cours.
29:45Effectivement, aujourd'hui,
29:45il y a quelques conséquences.
29:47Justement,
29:48ça nous permet d'ouvrir
29:48le dossier Théo.
29:50Théo, samedi dernier,
29:51Théo, 19 ans,
29:52rentre chez lui
29:53de son job d'étudiant.
29:54Dans son immeuble,
29:55il est agressé
29:55par une bande de jeunes gens
29:56de 14 à 16 ans
29:57et les agresseurs
29:58lui volent son téléphone
30:00et le tabassent.
30:01Ces jeunes gens,
30:02il y en a un
30:02qui a 25 chefs d'accusation.
30:04Il a 15 ans,
30:0525 chefs d'accusation.
30:06Jamais un jour de prison ?
30:08Non seulement
30:09pas un jour de prison,
30:10mais parce qu'on était
30:11à l'Europe tout à l'heure
30:13avec Théo,
30:14ils se sont croisés
30:15au commissariat.
30:16Et ce jeune,
30:16il est sorti
30:17et il l'a toisé
30:18et puis,
30:19en fait,
30:20il souriait
30:21et avec une arrogance folle,
30:23il l'a laissé quand même
30:23par terre
30:24avec traumatisme crânien,
30:25etc.
30:2515 ans,
30:26il est dehors.
30:2815 ans,
30:29il est dehors
30:29et il sort
30:30et les policiers disent
30:32on ne peut rien faire.
30:33Je ne sais pas pourquoi
30:34il n'est pas en prison.
30:35En fait,
30:35il faut manifestement...
30:36Il a encore 10 ans de prison
30:37et il a eu 10 mois
30:38d'emprisonnement avec sursis.
30:40Non mais lui,
30:40il n'a rien eu du tout.
30:41L'agresseur,
30:43un des agresseurs.
30:44Ça vient de se passer.
30:46Ça vient de se passer.
30:47Ils sont parés sidibistes.
30:49Ça s'est passé samedi,
30:51Georges.
30:51On parle de délits antérieurs.
30:53Oui,
30:53de délits antérieurs.
30:54En tout cas,
30:56on va voir
30:57pour ce délits
30:58ce qui va se passer.
31:00Mais je voudrais
31:00d'abord qu'on voit
31:01le sujet de Juliette Sada.
31:04Ces images
31:05de vidéosurveillance
31:06sont pratiquement
31:07insoutenables
31:08pour la maman de Théo
31:09bientôt 20 ans.
31:10Alors qu'il rentre
31:11de son job étudiant
31:12samedi soir dernier,
31:13une bande d'adolescents
31:14se jette sur lui
31:15pour lui voler
31:16son téléphone portable.
31:18On lui disait
31:18vas-y donne ton téléphone,
31:19donne ton téléphone,
31:19on va tuer,
31:20on va tuer,
31:20vas-y, vas-y, vas-y, vas-y.
31:22Il a eu un moment
31:23où il a dit
31:23je me suis senti partie,
31:24mais je me suis dit
31:25il faut que je réagisse
31:25et je ne pouvais pas
31:26leur donner le téléphone.
31:27Je n'y arrivais pas.
31:28J'avais la main qui tremblait,
31:29je n'y arrivais pas.
31:30Maman, je te jure,
31:30tu m'avais dit de tout donner.
31:31J'allais tout donner
31:32mais ils ne me laissaient pas,
31:33ils n'arrêtaient pas,
31:34ils n'arrêtaient pas.
31:35Il arrive à sortir son téléphone.
31:36Une fois qu'il a sorti son téléphone,
31:37en fait, le mec
31:38lui assienne des coups
31:39en lui disant
31:39donne ton code,
31:40donne ton code.
31:40Il lui dit
31:41s'il te plaît, s'il te plaît,
31:42s'il te plaît.
31:42Donc le mec s'arrête,
31:43il lui donne son code
31:44et là il part.
31:44Et là il me dit
31:45je vais essayer
31:45à me lever en me disant
31:46maman je ne suis pas mort.
31:48Ce n'est pas la première fois
31:49que Théo a affaire
31:50à ces individus.
31:51C'est la troisième fois
31:52qu'ils croisent leur chemin.
31:53Il avait déjà été frappé
31:55et menacé en août
31:56et quelques mois plus tard.
31:57Théo et sa mère
31:58ont déposé plainte au commissariat.
32:00Cinq suspects
32:01ont été arrêtés.
32:02Tous sont connus
32:03pour des faits
32:04d'agression verbale
32:05ou physique
32:05envers des riverains
32:06de ce quartier de Lyon.
32:08De quoi révolter
32:08cette mère de famille.
32:09L'agresseur de mon fils
32:11qui lui a sauté
32:12sur la tête pendant deux minutes
32:13à 25 chefs d'accusation.
32:16Comment on a pu en arriver là ?
32:18Après enquête
32:18trois des cinq mineurs
32:20sont aujourd'hui poursuivis
32:21pour vol aggravé
32:22et violence en réunion.
32:24Le parquet a requis
32:25leur placement
32:25sous contrôle judiciaire.
32:27Seule mesure possible
32:28au vu de leur jeune âge.
32:29Et Georges vous avez apporté
32:30une information
32:31que moi je ne connaissais pas
32:32tout à l'heure
32:32c'est que ce jeune homme
32:33dont on parle
32:34a déjà été condamné.
32:35Disiez-vous
32:35ça c'est une information
32:36que vous avez vérifiée ?
32:37Non, non
32:38je ne suis pas certain.
32:40Là encore je pense à l'ARCOM
32:42je...
32:43Non, cette affaire
32:44dont je vous parle
32:45elle existe
32:46maintenant j'ai peur
32:47de faire une confusion
32:48avec celui-ci.
32:49J'ai entendu aujourd'hui
32:51un jeune
32:52qui aurait dix ans
32:53d'emprisonnement
32:54a été condamné
32:55à dix mois
32:56avec sursis
32:56alors que sa victime
32:57un autre jeune aussi
32:58a desquelles
33:00à vie.
33:01Ce n'est pas lié
33:01à cette affaire.
33:02Apparemment
33:02ce n'est pas celle-ci.
33:03Bon, donc c'est important
33:04aussi de le préciser.
33:04Alors on était
33:05tout à l'heure
33:06sur l'antenne d'Europe 1
33:07avec Théo
33:08parce que
33:08et je remercie d'ailleurs
33:10Jean-Luc Bougeon
33:11qui est le correspondant
33:12permanent d'Europe 1
33:13à Lyon
33:13parce qu'il a rencontré
33:15cette mère
33:15il a rencontré Théo
33:16et ils ont la volonté
33:17de médiatiser
33:18cette affaire.
33:20Parce qu'autrement
33:20j'ai eu la maman
33:21et vous l'avez eu
33:22la mère aujourd'hui
33:23elle n'a pas d'avocat
33:24d'ailleurs.
33:24Elle était à la fois
33:25effondrée
33:26et très en colère
33:28en même temps.
33:28Et elle est démunie
33:29elle est démunie
33:30parce qu'elle n'a pas
33:31les relais qu'il faut
33:32dans la presse
33:33les relais qu'il faut
33:34dans l'autorité judiciaire
33:35et elle n'avait pas d'avocat
33:36lorsqu'on l'a vu tout à l'heure.
33:41C'est normal que les responsables
33:42politiques ne parlent pas
33:43de cette affaire.
33:44Il y en a un qui en parle
33:45c'est Alexandre Dupalais
33:46le candidat UDR RN à Lyon
33:48c'est le seul
33:49à s'être emparé de cette affaire
33:50tous les autres n'en parlent pas
33:51et font comme si ça n'existait pas.
33:52Ça n'est quand même pas normal.
33:54Alors écoutons Théo
33:55tout d'abord
33:55comment va-t-il ?
33:56C'était la question
33:57que je lui posais.
34:00Actuellement c'est plus dur
34:01physiquement que mentalement
34:02parce que dès que je bouge
34:04un peu trop vite
34:05j'ai des flashs
34:06je ne suis pas bien
34:07j'ai la tête qui tourne
34:09je perds l'équilibre.
34:11Mais mentalement
34:12je sens que j'ai quand même
34:14eu de la chance sur le moment
34:15parce que c'était
34:15que des coups de pied
34:16entre guillemets.
34:18C'est un peu bizarre de dire ça
34:19mais ça aurait pu être
34:20des coups de couteau
34:21des coups de batte
34:21des coups de trucs en métal
34:23et donc je me sens assez chanceux
34:25quand même
34:26de ne pas avoir non plus
34:27quelque chose d'hyper grave.
34:29Il faut toujours être comme ça
34:30et comme j'ai pu voir
34:31des témoignages
34:32et des commentaires
34:33sur les réseaux sociaux
34:34tout de suite
34:34qui attisaient la haine
34:35je ne pense pas
34:35que ce soit le bon moyen
34:37pour régler tout ce qui se passe
34:38en France et dans le monde
34:39de tout de suite faire des amalgames
34:42avec des origines
34:43des couleurs de peau
34:45ou autre
34:45et plutôt voir ça mieux
34:47et qu'on pourrait aider
34:49ces personnes
34:50et ne pas propager de haine.
34:52Actuellement je ne me vois pas retourner
34:54en tout cas de nuit
34:55et seul
34:55même de journée
34:56dans cette rue
34:58parce que je sais
34:59qu'ils savent où j'habite
35:00et j'ai peur des représailles.
35:02Donc c'est un jeune étudiant courageux
35:04il fait des études
35:05de communication
35:06il a envie d'être attaché
35:07de presse
35:07pourquoi pas dans le sport
35:08il n'habite pas
35:11chez ses parents
35:12qui habitent
35:12à 45 km de Lyon
35:13il habite donc
35:14tout près du quartier
35:15de Gerland
35:16et puis il a un petit appartement
35:17et il a un job d'étudiant
35:19et c'est pour ça
35:19qu'il rentrait tard à minuit
35:20parce qu'il faut qu'il paye ses études
35:22et il s'est fait donc
35:23alpagué par ces six jeunes gens
35:25et on avait interrogé également
35:26sa mère
35:27qui était avec nous
35:28et je lui posais
35:29parièmement la question
35:30comment ça se passe.
35:34Actuellement il est à côté de moi
35:35comment il va ?
35:35Il est en colère
35:36Très en colère
35:38parce qu'il n'a pas été entendu
35:39et qu'apparemment
35:40quand j'écoute monsieur
35:42les ministres
35:43on en voit aujourd'hui
35:44il y a une jeune
35:44qui a été tabassée à l'école
35:46et une institutrice
35:48qui a été poignardée
35:49et donc là
35:49il y a une détention provisoire
35:51donc il faut tuer
35:53ou attaquer au couteau
35:54pour que ces jeunes
35:55soient punis.
35:56Mais aujourd'hui
35:56c'est pas un avocat pour nous
35:58c'est pas que pour mon fils
35:59c'est pour tous les T.O.
36:01les 14 T.O.
36:02et toutes les autres victimes
36:03j'ai reçu plus de 1000 messages
36:05sur Messenger
36:051000 messages de personnes
36:07qui ont peur à Lyon
36:081000 personnes
36:09il n'y a pas d'insécurité ?
36:10Mais on sait bien
36:12J'attends mardi
36:13tous ces gens
36:14tous ces gens qui ont peur
36:15mardi 15h
36:16au métro de Bourg à Lyon
36:18tous ensemble
36:19j'attends les politiques
36:20j'attends les journalistes
36:22et on est tous là-bas
36:23ensemble
36:23et on va marcher
36:24et on n'a pas peur
36:25je suis pas pour la haine
36:26au profit de la situation
36:28de mon fils
36:29je n'ai pas parlé de couleur
36:30je n'ai pas parlé de race
36:31je n'ai pas parlé de religion
36:32aujourd'hui
36:33il y a des gens
36:33qui profitent de ça
36:34et ça c'est que je suis contre
36:35je ne suis pas là
36:36pour tuer les parents
36:37des agresseurs
36:39ce sont des victimes
36:40j'ai parlé avec une famille
36:42dont l'enfant est un agresseur
36:45mon fils leur a parlé
36:47et on les soutient
36:48on est ensemble
36:49ils n'y sont pour rien
36:50ils ont tout essayé
36:51ils ont contacté
36:52ils ont demandé de l'aide
36:53on ne les a pas aidés
36:54ils sont comme nous aujourd'hui
36:55ils ont été abandonnés
36:56donc maintenant
36:57on est tous ensemble
36:58nous sommes tous des victimes
36:59Entre 16h et 18h
37:01on était dans le studio au Coluche
37:02et vous avez peut-être reconnu
37:03Caroline Iturbide
37:04Elisabeth Assayag
37:05Gauthier Lebrecht
37:06Eliott Deval
37:07il y avait également
37:07Olivier Guenek
37:08et puis il y avait le réalisateur
37:09que vous voyez
37:09vous voyez toutes les coulisses
37:11avec ces images-là
37:13Fabrice Laffitte
37:14qui réalise d'autres émissions
37:16dernier passage
37:16de la mère de Théo
37:18et là c'est quand même intéressant
37:19parce qu'elle vise directement
37:20Emmanuel Macron
37:21donc on est face au gouvernement
37:25M. Macron va écouter un petit peu la radio
37:28il va prendre son petit téléphone
37:30et il va peut-être enfin téléphoner à Théo
37:32et s'excuser de ne pas faire son travail
37:34depuis le temps qu'il est là
37:35il est fier de ce qu'il avait fait
37:37il peut se regarder dans une glace
37:39aujourd'hui il peut se regarder dans un miroir
37:40et dire qu'il n'a pas abandonné tous nos enfants
37:42ces enfants, ces agresseurs-là
37:44depuis combien de temps
37:44ces mamans, ces parents
37:46qui ont été convoqués dans les écoles
37:48qui ont eu des PMI
37:49qui sont venus des visites
37:50des éducateurs à domicile
37:51et que maintenant ces enfants
37:52ils sont en garde à vue
37:53lui ils l'ont regardé dans une glace
37:56mais moi je serais à sa place
37:56je pleurerais
37:57c'est pas une série de mètres
37:59qu'il faut qu'ils mettent
38:01mais c'est le décalage
38:02entre la parole politique et la réalité
38:03il devrait envoyer des mouchoirs
38:04envoyer des mouchoirs
38:05il peut pleurer sur son sang
38:06pendant des années
38:07il y a une colère
38:09les gens disent
38:10on a abandonné les enfants
38:11et là ça ne remonte pas
38:13jusqu'à l'Elysée
38:15on a abandonné des enfants
38:16voilà la colère du pays
38:18elle s'exprime avec cette dame
38:19vous croyez qu'on instrumentalise
38:21un fait du verre
38:22tout de suite là ?
38:23c'est des faits de société massifs
38:25les agressions pour portables
38:27c'est massif
38:28il faut le comprendre ça
38:30je pense à la...
38:31terminez
38:31j'ai dit ce que je voulais dire
38:34parce qu'il y a des...
38:36mais quelle est la responsabilité du politique ?
38:38à quel niveau
38:39le politique est-il responsable ?
38:41mais Georges
38:42c'est quand même une question
38:44Georges vous l'a dit
38:45ils ne veulent pas la sanction
38:48on ne veut pas l'appliquer
38:49les mineurs
38:50c'est une question
38:51Pascal pardon
38:52je vous le répète
38:53mais c'est une question
38:54idéologique
38:55c'est comme ça
38:56ça s'appelle
38:58la culture de l'excuse
38:59depuis monsieur Badinter
39:00depuis 40 ans
39:01que ça dure
39:02on ne réprime pas
39:03voilà
39:04on ne fait que de l'assistance éducative
39:05mais Georges
39:06il y a aussi un déni de réalité
39:07la semaine dernière
39:08le ministre de l'Intérieur
39:09Laurent Nunez
39:09dit
39:10la France n'est pas orange mécanique
39:12si
39:12c'est un nouvel exemple
39:13d'une France orange mécanique
39:15voilà
39:15il n'y a pas grand chose
39:17d'autre à dire
39:17à partir du moment
39:19où on ne regarde pas le réel
39:20et où on n'en tire pas les conséquences
39:21et où on ne fait pas
39:22une politique du réel
39:24ça ne risque pas
39:25de s'arranger
39:25je note aussi une chose
39:26c'est que ce sont toujours
39:27les mamans qui montent au front
39:28la maman d'Elias
39:29c'est très vrai
39:30la maman là de Théo
39:32c'est toujours les mamans
39:33qui montent au front
39:34et je pense que ce n'est qu'un début
39:36et elle parle
39:36alors non mais Véronique
39:37vous avez
39:38alors c'est un excellent sujet
39:39les mères
39:41c'est les mères courage
39:42tout à fait
39:43vous avez parfaitement raison
39:45mère courage
39:45la mère d'Elias
39:47la mère
39:48la maman de Philippine
39:49qui avait témoigné
39:50exactement
39:50c'est un
39:51vraiment
39:52ou les épouses
39:53madame Comine aussi
39:54et c'est un très bon sujet
39:55effectivement
39:57c'est un très bon
39:57c'est une très bonne
39:58observation
39:59je crois que vous êtes
39:59la première à le dire
40:01Véronique
40:01et vous avez parfaitement
40:02beaucoup de sujets là-dessus
40:03Pascal
40:04sur la révolte des femmes
40:05sur le fait que ce sont les femmes
40:06qui portent cette parole
40:06en premier
40:07un mot simplement
40:11sur Emmanuel Macron
40:11parce que moi
40:12j'en parle souvent
40:13de son bilan
40:13et on m'accuse
40:14d'être un anti-macroniste
40:15primaire
40:15ah bon ?
40:16oui oui
40:16j'entends ça
40:17qui dit ça ?
40:19c'est là une accusation grave
40:21oui bien sûr
40:22parce que ce que je dis
40:23est toujours fondé
40:23mais là enfin pardon
40:24nous avons sous les yeux
40:26le bilan d'Emmanuel Macron
40:27ce dont nous sommes
40:28en train de parler
40:28c'est le bilan
40:29du président de la République
40:30c'est la conséquence
40:31de certains de ses choix
40:32enfin pardon
40:33c'est quand même lui
40:34qui quand il est arrivé
40:35à nommer Nicole Belloubet
40:36garde des Sceaux
40:37il avait d'autres choix
40:38c'est lui qui a nommé
40:39Éric Dupond-Moretti
40:40qui a conduit
40:40à une politique
40:42laxiste
40:42concernant la justice
40:43des mineurs
40:44donc on parle bien
40:45des conséquences
40:45des choix
40:46d'Emmanuel Macron
40:47qui nous ont mis
40:47dans cette situation
40:48si ce soir
40:49on nous écoute
40:50à l'Elysée
40:51et c'est possible
40:51effectivement
40:53ces gens ne se sentent pas
40:54responsables
40:55il est content
40:55il est content
40:55de son bilan
40:56il l'a dit
40:56à la cantine
40:57il y a deux jours
40:57qu'est-ce que vous voulez
40:58que je vous dise
40:58à la cantine
40:59il est passé
41:00à la cantine d'Europe
41:02je croyais qu'il était
41:03à la cantine d'Europe
41:04il était passé
41:05que je l'aurais vu
41:06il était en 2032
41:07à l'envoyer
41:08il veut se représenter
41:09en 2032
41:09manifestement
41:10ça se comprend
41:10Gauthier Le Brette
41:12est en train d'arriver
41:12et Gauthier Le Brette
41:14va pouvoir
41:15nous donner
41:16tout à l'heure
41:16son programme
41:19la Russie tacle
41:20Emmanuel Macron
41:20le ministre russe
41:21des affaires étrangères
41:22Seygeï Lavrov
41:23a confirmé
41:24cet après-midi
41:24que Vladimir Poutine
41:25était prêt
41:25à un appel
41:27de son homologue
41:27français Emmanuel Macron
41:28pour des discussions
41:29sérieuses
41:30si tu veux parler
41:32parler sérieusement
41:33de quelque chose
41:34et bien alors appel
41:34Poutine décrochera toujours
41:36le téléphone
41:36il écoute toutes les propositions
41:37affirmées
41:37Monsieur Lavrov
41:38dans une interview
41:40au médias russe
41:40RT
41:41Macron il y a environ
41:42deux semaines
41:42a encore déclaré
41:43je vais appeler
41:44Poutine un jour
41:44ce n'est pas sérieux
41:45vous savez c'est une espèce
41:46de diplomatie pathétique
41:48a-t-il ajouté
41:50ambiance
41:51bon ce qui est important
41:52c'est de faire oeuvre
41:54de paix
41:55ce qui est important
41:56c'est de souhaiter
41:58que ce conflit
41:59s'arrête
42:00c'est important
42:01c'est effectivement
42:02d'entendre les concessions
42:04pourquoi pas
42:04de Vladimir Poutine
42:06et les discussions
42:07avec Zelensky
42:09je remarque
42:09c'est qu'il s'agisse
42:11de Monsieur Trump
42:12qu'il s'agisse
42:12de Monsieur Lavrov
42:13qu'il s'agit maintenant
42:14de beaucoup de gens
42:15en France
42:15on rigole plutôt
42:19de ce que dit
42:19Monsieur Macron
42:20ça reste le Président
42:21de la République
42:22donc l'important
42:23c'est la paix
42:27voilà
42:28c'est au-dessus
42:29c'est quelque chose
42:29qui va bien au-dessus
42:30de Monsieur Macron
42:32de Monsieur Poutine
42:33de Monsieur
42:33bon
42:33l'important c'est nous
42:35il faut que nous soyons
42:36nous artisans
42:36de paix
42:37d'une certaine manière
42:38bien sûr
42:40il faut que
42:40plutôt défendre
42:41cette idée
42:42elle est
42:43je pense que
42:44ceux qui nous écoutent
42:45la partagent
42:46donc écoutons
42:48Monsieur Zelensky
42:48sur Vladimir Poutine
42:50Poutine n'a peur
42:56que de Trump
42:57c'est une réalité
42:59ce que Trump
43:00doit dire à Poutine
43:01ça n'est pas à moi
43:03de le dire
43:03si le Président Trump
43:05sait que Poutine
43:06a peur de lui
43:07alors il ne peut pas
43:09accepter
43:09toutes les conditions
43:10que pose le Président russe
43:12bon
43:13j'ai vu également
43:15passer
43:16que Donald Trump
43:17s'est exprimé
43:17lors d'un rassemblement
43:18de prière à Washington
43:19il estime notamment
43:20qu'il avait besoin
43:20de gagner des élections
43:21pour son ego
43:22il a dit ça
43:23c'est le mérite
43:24de la franchise
43:24vous voulez qu'on l'écoute
43:26il faut l'entrer
43:27écoutons-le
43:28écoutons-le
43:29ils ont truqué
43:31la deuxième élection
43:32je devais la gagner
43:33je devais la gagner
43:34j'en avais besoin
43:35pour mon ego
43:36sinon j'aurais eu
43:37un mauvais ego
43:38pour le reste de ma vie
43:38maintenant
43:39j'ai vraiment un gros ego
43:40même si battre
43:41c'est fou
43:42battre c'est lunatique
43:43c'était incroyable
43:44n'est-ce pas
43:44quelle sensation formidable
43:46il y a un peu
43:47de seconde vie quand même
43:48je pense qu'il y a
43:49un petit peu
43:49de second degré
43:50léger
43:51et blague à part
43:53je pense que
43:54tous les dirigeants du monde
43:55font aussi ça
43:56pour leur ego
43:57pas uniquement
43:57mais la politique
43:58c'est quand même
43:59peut-être parfois
44:01qu'il y a quelque chose
44:01qui te dépasse
44:02ça va être dans des moments
44:04historiques très précis
44:04mais globalement
44:05que voilà
44:05tu es
44:06à paix
44:08parfois tu vas au-delà
44:10de justement
44:10ton ego
44:11et ça peut être
44:12justement ça
44:13qui est une sorte de grâce
44:14vous croyez que de Gaulle
44:15faisait ça
44:15pour son ego
44:16j'allais dire
44:17oui il y a de Gaulle
44:17il y a Churchill
44:18il y en a quelques-uns
44:19peut-être que
44:19c'est autre chose
44:22alors Jordan Bardella
44:24le Jordan Bardella
44:25est plus populaire
44:27que Marine Le Pen
44:2769% des sympathisants
44:29auprès des
44:30sympathisants du Rassemblement
44:31National
44:3279% des sympathisants
44:34du Rassemblement National
44:35estiment que Jordan Bardella
44:37sera un meilleur candidat
44:38que Marine Le Pen
44:38pour l'élection présidentielle
44:39de 2027
44:40d'après un sondage
44:41Odoxa
44:42Backbone
44:43Consulting
44:44pour le Figaro
44:45ça vous laisse sans voix
44:48il faut faire attention
44:49à ce genre de sondage
44:50vous avez raison
44:52Marine Le Pen
44:53elle a quelque chose
44:54de non négligeable
44:55c'est que c'est sa
44:56quatrième élection présidentielle
44:57ils ne sont pas nombreux
44:58dans ce cas là
44:58potentiel
44:59il est 20h58
45:02donc je regarde
45:03le temps qui défile
45:05et Jérôme Gage
45:06est candidat
45:07alors Jérôme Gage
45:08est candidat
45:09ça vous fait sourire
45:10non non ça ne me fait pas sourire
45:12parce que d'abord
45:13j'ai beaucoup de respect
45:13pour Jérôme Gage
45:14oui parce qu'il a pris
45:15des positions
45:15exactement
45:16il a pris des positions
45:17courageuses
45:18je considère que cette gauche
45:19républicaine
45:20elle manque au débat démocratique
45:21et j'ai du respect pour lui aussi
45:23parce qu'il a fait face
45:24à des attaques antisémites
45:25absolument abjectes
45:26de la France insoumise
45:27et il a été réélu député
45:28sans le soutien
45:29de la France insoumise
45:30qui a même mis un candidat
45:31en face de lui
45:32maintenant quand on a dit ça
45:34il n'y a pas une personne
45:35en France qui pense
45:35que Jérôme Gage
45:36peut être élu président
45:37de la République
45:37donc s'il est candidat
45:39c'est pour effectivement
45:40qu'on parle de lui
45:41pour essayer peut-être
45:41de se vendre ensuite
45:43un peu cher
45:44à un candidat
45:45pour éventuellement
45:46couper un poste important
45:48en cas d'élection
45:48François Hollande
45:49était à 3%
45:51oui j'entends
45:52ce que vous dites
45:52mais il avait derrière lui
45:54quand même des moyens
45:55ou en tout cas
45:56il passait par une primaire
45:57et j'entends que Jérôme Gage
45:58ne veut pas passer
45:59par une primaire
46:00vous voulez écouter Jérôme Gage ?
46:01oui
46:01il était ce matin
46:02sur France Inter
46:03je suis aujourd'hui
46:06candidat à l'élection
46:07présidentielle
46:08pour porter
46:09la voix
46:10d'une gauche
46:10républicaine
46:11la voix
46:12d'une gauche
46:13européenne
46:14la voix
46:15d'une gauche
46:16universaliste
46:17laïque
46:17d'une gauche sociale
46:18écologiste
46:19pourquoi est-ce que
46:19je le fais
46:20aujourd'hui
46:21à cet instant
46:21parce que
46:23c'est la majorité
46:24du peuple de gauche
46:25qui partage
46:26cette orientation
46:27et c'est aussi
46:28et c'est extrêmement important
46:30ce qui nous permettra
46:32pas uniquement
46:33de témoigner
46:34en 2027
46:35parce que c'est une voix
46:36qui est respectée
46:37au-delà de la gauche
46:38et moi je ne me résous pas
46:40à la victoire annoncée
46:41du Rassemblement National
46:42je souhaite qu'un candidat
46:43de gauche
46:44porteur de ses valeurs
46:45et de cette orientation
46:46soit présent au deuxième tour
46:48et puis séduire
46:48au-delà
46:49des rangs de la gauche
46:50parce que c'est une orientation
46:51respectée
46:52et attendue
46:53alors ce courant-là
46:54il y a François Hollande
46:55il y a Raphaël Glucksmann
46:58et c'est les deux
46:59qui sont plutôt
47:00en pointe
47:02sur ce courant-là
47:03il est 20h58
47:04François Hollande
47:05et Raphaël Glucksmann
47:06ont été moins opposés
47:08à la France insoumise
47:09que M. Gage
47:10oui c'est vrai
47:11donnez-nous le programme
47:12avant d'être avec
47:13Michael Dorian
47:14qui va nous rappeler les titres
47:15écoutez on va continuer
47:16sur le Président de la République
47:17puisque effectivement
47:18il y a cette maman
47:18du jeune Théo
47:19qui l'a mis en cause
47:20sur Europe 1 avec vous
47:21Pascal
47:22et au même moment
47:23enfin deux jours plus tôt
47:24Emmanuel Macron
47:25qui était face à des lycéens
47:26et qui a dit qu'il était
47:26très fier de son programme
47:27de son programme
47:29de son bilan
47:30ah oui parce que je croyais
47:31que vous m'annoncez
47:32le programme de 2032
47:33donc j'ai eu peur
47:34ça finira par arriver
47:35donc vous avez ce décalage
47:37entre la réalité
47:37de ce que vivent les français
47:38le témoignage d'une maman
47:40dont le fils
47:40c'est le pire ça
47:41trois fois
47:42qui est tabassé
47:43et nos agresseurs
47:44sont remis en liberté
47:45et un président
47:45complètement déconnecté
47:46qui au milieu de jeunes
47:47a une cantine
47:48je suis très très fier
47:49de mon bilan
47:50c'est le pire ça
47:51c'est vraiment le pire
47:52et vous savez
47:52quand est-ce qu'il reconnaîtra
47:54son bilan ?
47:55pour revenir
47:56exactement
47:56là il aura des mots
47:58très durs
47:59en 2031
48:002032
48:01vous verrez
48:01il dira
48:02oui vraiment
48:02j'ai changé
48:04j'ai compris
48:05ce qu'on a fait
48:06c'était minable
48:06j'ai appris
48:07mais pour le moment
48:09effectivement
48:10c'est trop tôt
48:10Mickaël Dorian
48:12et après je vais vous présenter
48:13service littéraire
48:14comme chaque début de mois
48:17Mickaël Dorian
48:18bonsoir Pascal
48:22et bonsoir à tous
48:23l'élève de 14 ans
48:24qui a poignardé
48:25son enseignante
48:26mardi à Saint-Marie-sur-Mer
48:27a été mise en examen
48:29et écrouée
48:29annonce du procureur de Toulon
48:31lors d'une conférence de presse
48:32ce soir
48:32il précise
48:33que durant sa garde à vue
48:34l'adolescent a expliqué
48:35qu'il voulait se venger
48:36de son enseignante
48:37car il craignait d'être exclu
48:38en raison de plusieurs incidents
48:40relevés à son non-contre
48:41toujours hospitalisée
48:43la professeure de 60 ans
48:44et toujours dans un état préoccupant
48:46les médecins restent réservés
48:47sur son pronostic vital
48:49une enquête a été ouverte
48:51pour violences aggravées
48:52après l'agression
48:53d'une collégienne
48:54à Saint-Jeuny-Laval
48:55près de Lyon
48:55elle a été filmée
48:56rouée de coups
48:57devant son collège
48:58par deux autres adolescentes
48:59la vidéo a été diffusée
49:01sur les réseaux sociaux
49:01puis supprimée
49:02la préfecture précise
49:04que les mises en cause
49:05ont été interpellées
49:05qu'elles n'étaient pas scolarisées
49:07dans le même établissement
49:08que la victime
49:09la victime de son côté
49:10a été hospitalisée
49:11vous l'évoquiez à l'instant
49:13Pascal Jérôme Gage
49:14officiellement candidat
49:15à l'élection présidentielle
49:17de 2027
49:18le député socialiste
49:19s'assure vouloir porter
49:20la voix
49:20d'une gauche républicaine
49:22universaliste et laïque
49:23et en profite
49:24pour égratigner
49:25la primaire
49:25très baroque
49:26dit-il
49:27du parti socialiste
49:28et des écologistes
49:29à plus d'un an
49:30de l'échéance
49:30le nom de Jérôme Gage
49:31vient donc s'ajouter
49:32à la liste déjà longue
49:33de candidats
49:34confirmés à gauche
49:35Marine Tondelier
49:35Clémentine Autain
49:37François Ruffin
49:37ou encore Delphine Batou
49:39la poursuite du combat
49:41contre l'état islamique
49:42est une priorité absolue
49:43déclaration de Jean-Noël Barraud
49:45le ministre des affaires étrangères
49:46depuis Damas
49:47je suis venu réaffirmer
49:48cette priorité de la France
49:50ici en Syrie
49:51a-t-il ajouté
49:51il a également appelé
49:52les autorités syriennes
49:53à appliquer pleinement
49:54l'accord récemment
49:55conclu avec les Kurdes
49:57et souligne
49:57l'implication personnelle
49:59d'Emmanuel Macron
50:00pour éviter
50:00un pain de sang
50:01et pour faciliter
50:02un cessez-le-feu
50:03dans le reste de l'actualité
50:06deux pétroliers ont été saisis
50:07dans le Golfe
50:07par l'Iran
50:08pour contrebande de carburant
50:10plus d'un million de litres
50:11de carburant
50:12de contrebande
50:12ont été trouvés
50:13à bord des deux navires
50:14précise l'agence de presse iranienne
50:17sans indiquer leur pavillon
50:19ni la nationalité
50:20de l'équipage
50:20cette saisie intervient
50:22dans un contexte
50:22de tensions accrues
50:23après le déploiement
50:24par les Etats-Unis
50:25dans la région
50:26de navires de guerre
50:27et puis enfin
50:28une bonne nouvelle
50:28pour les ménages
50:29MaPrimeRénov'
50:30le dispositif d'aide
50:31à la rénovation énergétique
50:32va être relancé
50:34dans quelques jours
50:35et tendu à tous
50:36annonce du ministre du Logement
50:37Vincent Jambrun
50:38ce matin sur CNews et Europe 1
50:40d'abord restreint
50:41au plus modeste
50:41puis suspendu en janvier
50:43faute de budget
50:44il sera à nouveau ouvert
50:45pour tous les ménages
50:47après l'adoption définitive
50:48de la loi de finances 2026
50:50Merci Mickaël
50:51je vous parle souvent
50:52et c'est le seul journal
50:53quasiment que je présente
50:54le service littéraire
50:55c'est François Séréza
50:56qui produit cela
50:58et pourquoi je vous en parle
51:00parce qu'il est politiquement
51:01non correct très souvent
51:02et il défend des livres
51:03parfois qu'on ne trouve pas
51:05forcément sur d'autres
51:06les plus grands plateaux
51:07de télévision
51:08et puis il y a un style
51:09c'est un d'Artagnan
51:11c'est un mousquetaire
51:12c'est un mousquetaire
51:13je vais vous lire par exemple
51:14les premières lignes
51:15de son édito
51:16qui s'appelle
51:16Le Désespéré
51:17il va partir au Qatar
51:19ce n'est pas un joueur de foot
51:20c'est le désespéré
51:21il pourra dire
51:22comme Nerval
51:23je suis le ténébreux
51:24le veuf l'inconsolé
51:25le tableau de Gustave Courbet
51:26a été vendu
51:2750 millions d'euros
51:28on aurait pu croire
51:30que l'Etat interviendra
51:31non
51:31l'Etat préfère
51:32ponctionner les contribuables
51:33l'Etat n'explique pas
51:34il noie
51:35l'Etat ne dirige pas
51:35il brouille
51:36quand l'Etat est morveux
51:37c'est toute la France
51:38qui se mouche
51:38etc.
51:40donc
51:40service littéraire
51:41c'est un pamphlétaire
51:43voilà
51:44Séréza
51:45et vraiment
51:46c'est à lire
51:48et vous pouvez vous abonner
51:49ou l'acheter
51:50merci à Jean-Marc Lelouch
51:52qui était à la réalisation
51:53à Jules Bertin
51:54et David Tonneli
51:54qui était à la vision
51:55merci à Guillaume Marceau
51:56ont participé à l'émission
51:58Benjamin Nau
51:58Lucas Consalvez
51:59Gauthier Ramon
52:00et Cyprien Gauillon
52:01demain soir
52:02ce sera donc
52:03Elliot Deval
52:03qui sera à cette place-là
52:04comme vendredi
52:06et samedi
52:07et dimanche
52:08pour l'heure des pros
52:09merci à tous
52:10vous n'êtes pas là
52:11la semaine prochaine
52:12je crois
52:12je serai encore là dimanche
52:13et bien
52:14oui
52:14donc la semaine prochaine
52:15vous ne serez pas là
52:16vous aimez me contredire
52:18et c'est vous maintenant
52:19en plus Emmanuel Macron
52:20vient de refaire une déclaration
52:21à l'instant au Média Brut
52:22où il est très fier de son bilan
52:23à l'instant
52:24c'est agaçant
52:26ben on va en parler
52:27c'est agaçant
52:28bon
52:28à tout de suite
52:31avec Gauthier
52:31à l'instant au Média Brut
52:34à l'instant au Média Brut
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