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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et bienvenue à Elisabeth Lévy, à Gilles William, Gonnadelle, à Louis de Ragnel, à Joseph Masses-Caron, à Johan Ouzahi.
00:07Le haut commissariat à la diversité n'existera plus.
00:10Alors ça c'est vraiment, et je me tourne vers Johan Ouzahi qui est l'homme politique, avec d'ailleurs notre camarade Ragnel.
00:18Ça fait cinq jours, c'est une information de l'opinion qui a été relayée par le point.
00:24Tout le monde en a parlé pendant cinq jours.
00:26Et qu'est-ce qu'on apprend cet après-midi ? Que ça n'a jamais existé, que personne n'y a jamais pensé.
00:32Alors, ou on nous prend pour des imbéciles, ou c'était un ballon d'essai, ou le lever de bouclier a fait qu'on a reculé.
00:39Écoutez la réponse de Jean-Noël Barraud qui répondait à une question de Francis Spiner.
00:44C'était au Sénat cet après-midi.
00:46Vous auriez dû me passer un petit coup de fil avant cette séance.
00:49Nous avons pu économiser cette question et passer un moment agréable ensemble à la buvette.
00:56Car le projet auquel vous faites référence, auquel votre question fait référence, n'existe pas.
01:02Ni dans l'esprit du président de la République, ni dans l'esprit du Premier ministre, ni dans le mien.
01:07Pourquoi ?
01:08Eh bien parce qu'il est contraire à la conception que nous faisons de l'action publique,
01:12qui est républicaine et universaliste et qui se tient à l'écart de tout ce qui sépare.
01:17Monsieur le ministre, vous m'épargnez un rendez-vous à la buvette.
01:22Mais vous savez, il vous appartient de démentir ce genre d'informations et de ne pas attendre d'être interpellé.
01:31Et de ne pas attendre d'être interpellé au Sénat.
01:35Cette information a couru.
01:37Elle était extraordinaire parce que si la diversité est un fait, elle ne peut pas devenir un projet politique.
01:42Or, parfois, certaines de vos attitudes gouvernementales laissent penser que vous avez vis-à-vis du communautarisme certaines faiblesses.
01:53Et donc, ça paraissait crédible.
01:55Et ce qui est extraordinaire, Johan, c'est qu'hier, Rachida Dati était sur ce plateau, interrogée par Sonia Mabrouk.
02:01A juste titre, Sonia Mabrouk l'a interrogée sur ce sujet.
02:05Et madame la ministre de la Culture a dit qu'elle était contre l'idée au commissariat.
02:11Mais manifestement, elle ne savait pas qu'il n'existait pas alors qu'elle est ministre.
02:16Donc, ou M. Barraud raconte des cracks.
02:21Ça ne serait pas la première fois.
02:22Ce qui est un peu trivial et je vous demande de me pardonner pour cette exception.
02:27Mais où, je vous le répète, ça a été un ballon d'essai pour faire diversion.
02:32Et ça, c'est généralement la stratégie du président de la République.
02:35Faire diversion toujours et tout le temps.
02:37Mais tout ça est très étonnant.
02:39Quelle est votre analyse ?
02:40Moi, je crois que ce haut commissariat a effectivement existé ou dans l'esprit du président de la République ou dans l'esprit de ses conseillers.
02:45Je n'en sais rien.
02:46Mais ça a existé.
02:48C'est pour cela, d'ailleurs, qu'ils n'ont pas démenti tout de suite.
02:51Ils ont attendu plusieurs jours.
02:52Et je crois qu'à l'Elysée, ils ne s'attendaient pas à des réactions aussi négatives que celle-là.
02:56C'est tout.
02:56La réalité est celle-ci.
02:57Il y a eu une levée de bouclier, des réactions très négatives.
02:59Donc, ils abandonnent l'idée en faisant croire que ça n'a jamais existé.
03:02Mais on en parle depuis une semaine.
03:03Et l'opinion a dit qu'on a lu des projets.
03:05Mais c'est une certitude.
03:07J'en suis absolument convaincu.
03:09C'est certain.
03:09Bien sûr.
03:10Je suis désolé.
03:10Je vais refaire la chronologie.
03:14Lundi et mardi dernier, je le redis, il y a la conférence des ambassadeurs.
03:18Sur cette conférence des ambassadeurs, il n'était pas prévu, la veille,
03:22qu'Emmanuel Macron prenne la parole.
03:25Alors que tous les ans, le chef de l'État, le président de la République,
03:28prend la parole devant la conférence des ambassadeurs.
03:30Pourquoi ?
03:30On avait trouvé que les ambassadeurs, c'était mieux s'ils se réunissaient en atelier.
03:34Je suis désolé, c'est comme ça.
03:36Pardon.
03:37On va partir sur les boulots.
03:39La pression a été tellement forte, vu la situation internationale,
03:46qu'Emmanuel Macron a pris la décision de s'exprimer.
03:49Il fallait qu'il dise quelque chose.
03:51Et en effet, ce qui était dans le carton, dans les cartons, immédiatement, c'était ça.
03:55Il l'a pas dit aux ambassadeurs.
03:58Si, c'était dans le cadre.
04:00C'était dans ce cadre-là.
04:00Mais là, non, il n'y a pas eu d'annonce là-dessus.
04:03Il n'y a pas eu d'annonce pendant la...
04:04Non, s'il y avait une annonce au m'en bas.
04:06C'est à ce moment-là que c'est tombé.
04:08Joseph, moi j'ai lu tout le discours et on avait un journaliste d'Europe 1 qui était présent.
04:12Mais Joseph, c'est l'opinion qui a sorti l'information.
04:16Vous avez oublié ?
04:17C'est une info de l'opinion qui n'a jamais été verbalisée par le prétendant.
04:22Peut-être que nos confrères de l'opinion sont fous et peut-être que c'est comme la coalition.
04:26Il n'y a pas de rapport avec la conférence des ambassadeurs.
04:29Peut-être que ça n'a pas été dit, ça n'a pas été verbalisé.
04:32C'est trop compliqué.
04:33Peut-être que c'est comme la coalition anti-Ramas.
04:36Vous vous rappelez combien de temps l'a durée la coalition anti-Ramas ?
04:39C'est la même chose.
04:41Il sort une idée.
04:42Ne faisons pas de digression s'il vous plaît.
04:44Ce qui m'intéresse...
04:45C'est une comparaison.
04:46Il y a deux possibilités.
04:49Monsieur Dragnel, là vous m'embrouillez.
04:52Monsieur...
04:53Je ne suis pas d'accord avec Joseph.
04:55Je suis souvent d'accord avec vous mais pas là.
04:57Ce qui est intéressant c'est que l'Elysée a attendu 5 jours avant d'amitié.
05:01D'habitude, moi je peux vous dire, parce qu'on est en contact avec eux tous les jours,
05:04s'il y a une bêtise qui sort, ils nous appellent immédiatement et il y a un démenti cinglant d'une manière ou d'une autre.
05:08Donc il y a deux possibilités.
05:09La première, ça a été réellement un projet.
05:11Ils ne se sont pas rendus compte de l'effet que ça produirait.
05:14Et patatras, ils sont obligés de faire machine arrière.
05:16Deuxième possibilité qui existe aussi, ultra cynique.
05:19On va balancer ça, ballon d'essai, pour faire monter au cocotier CNews et d'autres qui vont s'insurger.
05:25Et comme ça, ça va agiter, ça va animer le débat public.
05:28Et on parlera de...
05:28Pour moi, il n'y a que ces deux possibilités.
05:30C'est la viande qui nous jette au piranha que nous sommes.
05:33Et avec une forme de mépris.
05:34Et avec une forme de mépris parce que ça nous renvoie une image de gens qui défendent leur pays, l'universalisme.
05:40Et ils trouvent ça ridicule et ça les fait rire.
05:41Pour un peu, vous me paraissez presque déçu que ça n'existe pas.
05:46Pour qu'on s'engosse, on ne va pas faire de procès d'intention.
05:50Et il n'existe pas, il n'existe pas.
05:51Mais de là, ce que M. Jean-Noël Barraud monte sur ses grands chevaux en disant, on est universaliste.
05:59Ce n'est pas moi qui ai proposé, quand je suis arrivé au pouvoir,
06:05qu'un mâle blanc ne pouvait pas commander à un autre mâle blanc un rapport sur les banlieues.
06:10Il s'appelle M. Macron Emmanuel.
06:12Avec Jean-Louis Barraud.
06:14À M. Barraud.
06:15Donc le premier diversitaire, c'est lui.
06:18En tout cas, c'est une bonne nouvelle.
06:19C'est une bonne nouvelle.
06:21C'est déjà ça.
06:21Pour autant que...
06:22C'est une bonne nouvelle.
06:23L'autre interprétation, c'est de dire que c'est levé.
06:25On a évité des frais.
06:27Ça les avait reculés.
06:28Moi, je vais proposer une autre interprétation.
06:31Nous avons été utiles.
06:33Alors, ça n'est pas totalement hirsute, ça, figurez-vous.
06:37On ne pourra jamais prouver, mais ce n'est pas hirsute.
06:39Peu importe.
06:40On va le garder pour nous.
06:41Nous avons été utiles.
06:42C'est parce que nous avons émis l'idée que la République est indivisible
06:47et que ça n'avait pas de sens, que c'était un nouvel espace de diversion.
06:53Pas de diversion, de séparation, pardonnez-moi.
06:56Plus un bidule qui coûtait cher, que nous l'avons dit, que pourquoi pas.
06:59On ne peut pas le prouver, mais je suis sûre que c'est ça.
07:04Le reste de la politique diversitaire continue sans avoir de commissariat.
07:08Et ça reste l'idée la plus has-been des dix dernières années.
07:12Non, mais ça, c'était un truc qui était déjà périmé en 1990.
07:16Politiquement, c'est quand même l'objet le plus poussiéreux, le plus dépassé.
07:21Ce que vous venez de dire, c'est très intéressant.
07:23C'est-à-dire que le président de la République, Emmanuel Macron, il a un vieux cerveau.
07:28Il est jeune, mais il a un vieux cerveau.
07:30Ses idées, c'est la globalisation heureuse qui a 30 ans.
07:33Et dans plein de sujets, il est comme ça.
07:34Et l'antifascisme.
07:35Non, mais surtout, on a connu ça avec SOS Racisme.
07:38Alors, moi, je n'étais pas vieux.
07:39Mais on a vu les effets, l'impact.
07:41C'est catastrophique.
07:42Et là, ils se disent, attendez, on a une idée lumineuse.
07:44On va ressusciter.
07:45C'est l'épisode 2 de SOS Racisme.
07:47C'est ça, en fait, ce qu'ils ont voulu faire.
07:49Bon, Thomas Bonnet m'envoie le discours d'Emmanuel Macron devant les ambassadeurs.
07:58Il me l'envoie in extenso.
08:00Mais évidemment...
08:02Non, mais moi, je t'ai suivi, Pascal.
08:03Il y a beaucoup de choses à dire.
08:03Thomas n'est pas, mais j'ai 20 pages à lire.
08:05Pascal, il y a beaucoup de choses à dire, notamment sur la politique africaine.
08:09Mais il n'y a pas ces éléments-là dans le discours d'Emmanuel Macron.
08:11Bon, là, nous n'avons pas les éléments.
08:12S'il vous plaît, s'il vous plaît.
08:13Vous nous avez embrouillés ?
08:15Non, mais je ne pense pas que nos confrères de l'opinion valaient vite.
08:19Je ne pense pas que...
08:20Non, on ne va pas remettre une...
08:21Voilà, on passe à autre chose.
08:23Motion de censure.
08:24Sébastien Lecornu.
08:26Motion de censure, ce n'est pas vous que je censure.
08:29Mais retirer embrouillé, quand même.
08:31Bon, vous nous avez embrouillé, ce n'est pas...
08:33Mais non, je blague.
08:35Sébastien Lecornu échappe aux deux motions de censure déposées par L.F. et le R.N.
08:38Ce n'est pas une surprise.
08:39Il dénonçait la signature du Mercosur prévue ce samedi.
08:42Le PS...
08:44Alors, il y a quand même, la motion L.F.I. a obtenu 256 voix.
08:48Bon, loin des 288, on est quand même à 32 voix près.
08:52C'est-à-dire qu'il y a 69 socialistes, je crois.
08:55Donc, si simplement la moitié des socialistes votent, au revoir, M. Lecornu.
09:00Vous verrez pour le budget, en quelques jours.
09:03Oui.
09:03Écoutez, Jean-Luc, 256 voix pour la motion de censure défendue par Mathilde Panot.
09:07Le PS a une fois de plus sauvé le gouvernement.
09:08Lecornu est Macron.
09:09Car il n'a manqué que 32 voix.
09:11Alors, je voulais vous faire écouter, M. Lecornu, c'est avant le vote.
09:16C'est avant le vote.
09:17Mais sa déclaration est assez forte, assez virulente, ce qui n'est pas tout à fait son style.
09:23Il est généralement plus doux, doucereux.
09:26Donc, écoutez M. Lecornu qui s'adresse notamment à L.F. et au R.N.
09:31Au fond, on n'a pas besoin de compétiteurs.
09:35On vous a déjà.
09:36On a ces tentatives de sabotage interne en permanence.
09:41Et vous agissez, mesdames et messieurs les députés,
09:44tels des tireurs couchés en tirant dans le dos de l'exécutif
09:47au moment même où nous devons affronter, justement, des dérèglements internationaux.
09:52Donc, c'est votre droit le plus légitime de déposer cette motion de censure.
09:58C'est une démocratie et nous le respectons.
10:00Néanmoins, vous devez vous aussi prendre vos responsabilités
10:04et voir qu'en ce moment même, déposer des motions de censure,
10:08interroger la stabilité du pays,
10:11ralentir encore davantage les procédures budgétaires,
10:14tout cela a un impact et malheureusement, il sera payé par le peuple français.
10:18Bon, alors Thomas Bonnet, quand même,
10:21il est possible que je présente mes excuses à M. Massiscaron.
10:26Trop tard.
10:27Il est possible.
10:28Je m'en ai fait.
10:29Il a quand même dit, effectivement, dans ce discours,
10:32on veut mobiliser nos diasporas encore davantage.
10:35Voilà, c'est cette phrase-là.
10:37Bon, on veut mobiliser nos diasporas encore davantage.
10:40Le partenariat africain est clé.
10:41Il faut en 2026 qu'on a eu au bout de ce travail
10:43avec une politique beaucoup plus ambitieuse sur nos diasporas.
10:46Ça fait partie des objectifs que j'ai donnés avec le sommet de Nairobi
10:50qui se tiendra au mois de mai prochain et qui est un rendez-vous très important.
10:54Bon.
10:54C'est ça que je crois, c'est que...
10:56Bon, il n'a pas l'annonce d'un commissariat avec...
11:01Non, mais je vous...
11:01Bon.
11:02Non, mais le discours et des parières sur l'Afrique est vraiment très intéressant parce que...
11:06Ce qui l'a été dit aussi au Nord, aux ambassadeurs, comment ?
11:08Nos confrères de l'opinion...
11:10Mais c'est pas ça.
11:11On dit qu'Emmanuel Macron ne l'a pas dit.
11:17Vous voulez dire de Macron à Lecornu ?
11:19Parlons pas tous ensemble.
11:20Je suis un peu perdu.
11:21Oui, c'est normal, c'est de ma faute.
11:22C'est moi qui m'en brouille.
11:23Voilà, c'est un peu de ma faute.
11:25Donc, puisque je suis revenu sur quelque chose alors que nous écoutions M. Lecornu.
11:30Bon.
11:30On ferme vraiment la parenthèse ce coup-ci.
11:33Intervention assez musclée de Sébastien Lecornu.
11:35Moi, j'ai écouté naturellement toute l'intervention de Sébastien Lecornu.
11:38Je l'ai trouvé plus léger que d'habitude.
11:40Comme s'il avait un poids en moins sur les épaules.
11:42J'ai le sentiment qu'il a acté qu'il va rester plus longtemps que prévu à Matignon.
11:46Il se sent, me semble-t-il désormais, à l'abri de toute censure.
11:50Il a acté qu'il serait là, peut-être même jusqu'à la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron.
11:54Ce n'est plus impossible au moment où on se parle.
11:56Je crois qu'il est maintenant ancré à Matignon pour une durée, ma foi, oui, je vous le dis, plus longue que prévu.
12:02Mais paraît-il que c'est le challenger ?
12:05Oui.
12:05C'est-à-dire que c'est celui dans la coulisse dont on parle aujourd'hui comme un des candidats, voire le candidat...
12:13En tout cas, c'est celui qui va pousser Emmanuel Macron.
12:15Je ne sais pas si c'est un avantage ou un inconvénient, mais c'est celui qui poussera le président de la République.
12:19Le candidat qui pourrait rassembler, pourquoi pas, une partie de la droite, le bloc central.
12:23C'est ce qu'il se dit, effectivement.
12:27Mais c'est le principe d'être Premier ministre.
12:28Quand t'es Premier ministre, c'est toujours pareil.
12:30Il a une cote de popularité qui est quand même...
12:32C'est compliqué de passer de Premier ministre à candidat, souvent.
12:35Oui, mais c'est encore plus compliqué de n'être rien du tout et de passer au sommet.
12:39Oui, puisqu'on disait d'ailleurs...
12:40C'est sûr, par définition.
12:42On disait d'ailleurs qu'il ne le voulait pas.
12:44Quand t'es ministre ou Premier ministre...
12:45Oui, vous avez raison.
12:46C'est quand même plus facile d'être candidat.
12:48Mais on disait d'ailleurs qu'il ne le voulait pas.
12:50Mais moi, ce qui me frappe, j'ai entendu un autre excellent journaliste politique,
12:53Vincent Trémolet de Villers, chez Laurence, donner une analyse totalement contraire.
12:57Ah oui ?
12:57Oui, de dire qu'en réalité, ce qui se préparait, c'était le vote du budget par ordonnance
13:02qui provoquerait une censure, mais les ordonnances seraient adoptées.
13:06Et que donc, le cornu partirait, que c'est ça qui se joue entre Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu.
13:11C'est vrai que...
13:11Je vous le livre.
13:12Les ordonnances, si c'est les ordonnances, il se trouve qu'il y a plus d'un mois,
13:17votre serviteur avait dit...
13:18Oui, très bien.
13:19Ça sera en ordonnance que...
13:21Donc le budget de départ.
13:22Donc le budget de départ.
13:23Sébastien Lecornu.
13:25Vous l'avez dit, j'avais dit que ça sera par ordonnance.
13:26Oui, je me souviens.
13:27Vous vous souvenez ?
13:28Très bien.
13:29Mais notre constitution...
13:29C'est aucun mérite.
13:31Notre constitution est géniale.
13:33Si le budget passe par...
13:34Il faut une loi d'habilitation avant.
13:35Si le budget passe...
13:36Si la loi d'habilitation passe, c'est qu'après il est censuré,
13:39les ordonnances sont quand même...
13:41Oui.
13:41C'est incroyable.
13:42En fait, vous avez décidé d'embrouiller tout le monde ce soir.
13:45Si ce n'est pas Joseph, c'est...
13:46Parce que je vous assure, pour comprendre...
13:47Pardon, désolé.
13:48Pour déconner ce qu'on dit là, d'ordonnances, etc.,
13:51les uns et les autres peuvent être perdus.
13:53Il va s'excuser dans cinq minutes.
13:56Je vous assure, on est quand même dans de la technicité,
14:00je parle sous le contrôle, un peu parlementaire.
14:02J'ai cité notre excellent confrère.
14:04Je suis d'accord avec vous, mais bon,
14:06pensons aux téléspectateurs qui n'ont pas la connaissance aussi précise peut-être
14:10que la vôtre en l'espèce.
14:12Le procès du RN, ça, c'est intéressant.
14:16Parce qu'aujourd'hui, il s'est passé quelque chose avec Célia Barotte.
14:19C'était le deuxième jour pour Marine Le Pen et les autres prénus.
14:21L'accusation a reconnu ce mercredi qu'une partie de ses contrats
14:24devaient être écartés envers Marine Le Pen.
14:27Bon, moi, je vous dis souvent, j'ai une défiance XXL avec la justice.
14:32C'est le même dossier que je sache.
14:35Donc, il y a un an, les dossiers étaient, comment dire,
14:41les dossiers étaient retenus ou certains dossiers, certains contrats étaient retenus.
14:48Un an après, ils sont écartés.
14:49C'est les mêmes dossiers, c'est le même, c'est pas le même juge, mais c'est les mêmes faits.
14:55Donc, c'est ça qui me met toujours, alors vous, c'est votre habitude,
14:59sans doute, mais ça nous met toujours dans une situation d'instabilité par rapport à la justice.
15:03Écoutez Célia Barotte.
15:06Cette deuxième journée d'audience a connu un moment important pour la défense de Marine Le Pen
15:11puisque l'avocat général a reconnu que le traitement fait au début du procès de première instance
15:18visant à réintégrer des contrats qui n'avaient jamais été visés dans l'ordonnance de renvoi
15:23était un mauvais traitement et le parquet général, comme les avocats de Marine Le Pen,
15:28ont demandé à redéfinir le périmètre des poursuites.
15:31Je vous propose d'écouter Maître Bosselut en sortie d'audience.
15:35En prenant la parole, j'ai manifesté une émotion certaine.
15:40C'est un soulagement et c'est ce soulagement que je note aujourd'hui.
15:45Les choses sont très préhendées avec beaucoup plus de sérénité et moins d'hostilité.
15:51Le cas d'un autre prévenu a également été évoqué par les magistrats et par les différentes parties,
15:57celui de Louis Alliot.
15:58Sa défense demande à ce qu'elle soit jugée dans un autre procès organisé après les élections municipales.
16:05Une demande fondée par son avocate, notamment sur le principe, je cite,
16:08de l'atteinte à la sincérité du scrutin.
16:11Mais pour le parquet général, il s'agit, je cite,
16:13d'une demande dépourvue de sérieux, juridiquement non fondée
16:17et contraire aux exigences les plus élémentaires de la bonne administration de la justice.
16:21Le délibéré sur l'ensemble de ses questions procédurales est attendu ce jeudi lors de la reprise des débats.
16:30Louis de Ragnel, qu'est-ce que ça change ?
16:32Pour l'instant, ça change quand même pas mal de choses pour Marine Le Pen.
16:36Pour simplifier, en première instance, la justice avait ratissé extrêmement large
16:39et avait mis tout ce qu'ils avaient trouvé pour dire Marine Le Pen est responsable de tout ça.
16:44C'est la raison pour laquelle elle est condamnée à une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire.
16:50Là, ce que décide de faire la justice, c'est de dire, en fait, on a regardé,
16:54il y a un certain nombre de contrats, il y a un certain nombre de sujets qui ont été jugés en première instance
16:57qui ne sont pas forcément directement liés à Marine Le Pen.
17:00Donc, on va aller sortir de la procédure pour essayer de se concentrer uniquement
17:04sur ce que la justice semble reprocher à Marine Le Pen.
17:08Donc, Marine Le Pen, je pense, au fond d'elle, se dit, bon, ça va plutôt dans le bon sens
17:14pour le début de ce procès.
17:16Après, je pense qu'il faut être extrêmement prudent.
17:18Ça ne veut pas pour autant dire qu'à la fin, Marine Le Pen ne sera pas condamnée,
17:22qu'elle ne sera pas condamnée lourdement.
17:23Ça, pour le coup, on en sait rien.
17:24L'enjeu, elle a cinq ans d'inéligibilité, nous sommes d'accord.
17:29C'était en mars dernier.
17:31Donc, il y a déjà un an quasiment de passé.
17:33Et l'élection, l'année prochaine, c'est dans un an.
17:39Donc, si elle est condamnée à deux ans d'inéligibilité, au lieu de cinq, elle peut se présenter.
17:44Oui.
17:45C'est ça, l'enjeu.
17:46Bien sûr.
17:47Après, je pense que son souhait et celui de sa défense, c'est de carrément faire tomber
17:51toute question d'inéligibilité.
17:54Vous êtes maximaliste quand vous êtes dans cette situation.
17:56Oui, c'est entendu.
17:57Mais son objectif, c'est de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle.
18:00Non, mais d'abord, c'est une décision, je trouve, qui grandit le parquet général.
18:07En principe, on dit que le parquet est indivisible.
18:09Le parquet général a fait montre, ce me semble, d'une grande honnêteté intellectuelle et juridique.
18:16D'ailleurs, qu'a salué l'avocat de Marine Le Pen.
18:20Et ça a déjà un effet sur le montant des sommes en question.
18:24Ça diminue grandement.
18:26On était à 4 millions.
18:27Voilà.
18:28On est à 1,3 million.
18:28Voilà, ça diminue quand même.
18:30C'est pas rien déjà, sans vouloir être trop prosaïque.
18:34Bon, donc, c'est une...
18:35Bon, et ça montre, ça montre, semble-t-il, un état d'esprit.
18:42Quant à l'inéligibilité, elle n'est pas obligatoire.
18:46Je pense qu'ils abordent, je pense réellement qu'ils abordent cette affaire
18:52avec davantage, si j'ose dire, d'intelligence qu'en première instance.
18:56Mais c'est un camouflet pour le tribunal ?
18:59Non, non, non.
19:01Ils disent, vous n'auriez pas dû juger tout ça ?
19:03Non, mais le cas...
19:03Non, excusez-moi, le raison.
19:05Non, mais c'est pour ça qu'il y a plusieurs instances.
19:08C'est pour ça qu'il y a un appel.
19:09J'ai commencé par ça.
19:11Oui, mais...
19:11Mais Pascal, c'est pour ça qu'un appel est possible.
19:14Ça n'est pas vrai, c'est une question de saisine par le parquet.
19:16Le tribunal, il statue sur ce quoi le parquet leur demande de statuer.
19:23Pardon, j'ai été suffisamment sévère par rapport au tribunal.
19:26C'est un camouflet pour le parquet, qui est dans la première instance.
19:28Il arrive qu'on puisse effectivement...
19:30Oui, d'une certaine manière, ça n'est pas...
19:34D'une certaine manière, surtout quand le parquet est indivisible,
19:37ce n'est pas très gentil pour le procureur de première instance.
19:40On va dire ça.
19:41Voilà, c'est vrai.
19:42C'est vrai que c'était intéressant de vous écouter, Gilles-Louis-Lamie-Golnadel,
19:52sur le RN, et Arnaud Clarsfeld, qui nous écoute également
19:56et qui est avocat comme vous, souligne ce que vous disiez,
19:59que les juges aient bien une autre approche, ça peut se comprendre,
20:03mais le parquet, c'est le même.
20:05Absolument.
20:05Et c'est ça, je le maintiens, ce qu'on a dit en début de conversation,
20:09qui peut étonner, parce que ce sont les mêmes faits,
20:12mais le regard posé sur ces faits est différent.
20:16Et je crois que les partis civils, le Parlement européen,
20:20n'étaient pas très contents, justement, de cette position du parquet général.
20:25L'Iran, si vous le voulez bien, est capable de riposter à d'éventuelles frappes américaines,
20:29avertit mercredi un conseiller du guide suprême iranien, Ali Khamenei.
20:33Le bilan s'élève à au moins 3428 manifestement tués depuis le début de la contestation.
20:40Jean-Luc Mélenchon a pris d'ailleurs la parole via Twitter,
20:44avec des paroles, des mots que vous allez pouvoir voir à l'instant.
20:48Les informations qui parviennent d'Iran montrent un massacre organisé des opposants.
20:52La preuve se renouvelle que tout pouvoir religieux ou ethnique
20:55sur un État finit inéluctablement dans la violence.
20:58Encore une fois, des élections libres avec liberté de candidataires seront la solution.
21:02Sinon, la tentative d'imposer de force la dynastie du chat,
21:05chassée en 1979, provoquera de nouvelles violences.
21:09On rappelle que toute la gauche s'est trompée depuis 1979,
21:13de Foucault, on a cité, de Libération, une partie de la droite française aussi,
21:18je crois que c'était un avion de Valéry Giscard d'Estaing.
21:20Monsieur Giscard d'Estaing, très accueillant.
21:22C'est lui qui l'a accueilli.
21:24Mais c'est extraordinaire, il y a une phrase qui est géniale dans ce tweet,
21:27c'est que tout pouvoir religieux ou ethnique, il faut peut-être lui dire
21:32qu'à Gaza, c'est un pouvoir religieux et ethnique, il faut peut-être le prévenir.
21:36Et puis alors derrière, il y a la nouvelle ligne de défense de la gauche,
21:41c'est de dire que Palavie, c'est le retour du chat.
21:44Ce qui est évidemment, c'est la famille, c'est la dynastie si on veut,
21:50mais Palavie ne propose pas d'arriver, de rétablir l'ancienne monarchie.
21:54Et vous verrez dans tous les journaux de gauche,
21:58ils ont commencé, Palavie parti, comment ?
22:00Ce qui m'intéresse aussi, c'est d'écouter Pierre de Villiers.
22:04Pierre de Villiers était hier soir avec Gauthier Lebrecht.
22:06C'était d'ailleurs extrêmement intéressant d'écouter Pierre de Villiers.
22:10C'est vrai que les téléspectateurs étaient au rendez-vous hier soir pour l'écouter.
22:15Donc je vous propose son analyse sur la position de Trump
22:18et d'une manière générale, ce que font les puissances fortes.
22:20– Il y a une différence entre les États-puissances et les démocraties européennes
22:25qui est fondamentale, c'est que quand ils disent quelque chose, ils le font.
22:30– Ah oui, bien sûr.
22:31– Nous, nous sommes dans la parole, nous ne sommes pas dans les actes.
22:35Nous faisons des réunions, nous faisons des rencontres,
22:39nous faisons des conférences de presse.
22:41Ah, nous disons beaucoup de choses et nous annonçons beaucoup de choses,
22:44nous réformons la loi, etc.
22:46Au bilan, il n'y a pas d'action derrière immédiate.
22:50Et cette corrélation, à mon avis, entre la déclaration et l'action
22:55qui est mortifère si elle n'a pas lieu, il va faire ce qu'il vient de dire.
22:59Là, il est à la phase de planification.
23:01Il a demandé à ses militaires de lui proposer des modes d'action.
23:05Et ensuite, il analyse, il va rencontrer directement ou indirectement
23:11des responsables iraniens et il va faire son choix entre un mode plus diplomatique,
23:16un mode plus militaire ou de la guerre informationnelle.
23:21Il va faire son choix.
23:22Simplement, il va le faire.
23:27– Pas de réaction ?
23:29– Je crois que c'est d'une clarté, d'une intelligence assez rare.
23:33– Je vous écouterais franchement, je ne suis pas totalement persuadé
23:42que M. Trump fasse toujours ce qu'il annonce.
23:46Il peut être versatile, je ne prends pas tout ce que dit M. Trump au pied de la lettre.
23:53– Justement, sur le Groenland, est-ce que vous pensez qu'il va intervenir ou pas ?
23:58On va voir le sujet de Sarah Warnie.
24:01– Oui.
24:03– Le dialogue est tendu entre le Danemark et les Etats-Unis.
24:07Le gouvernement danois vient d'ailleurs d'annoncer qu'il renforçait sa présence militaire au Groenland
24:12quelques heures avant une rencontre qui s'annonce électrique.
24:16Ce territoire autonome rattaché au Danemark est de plus en plus convoité par Donald Trump.
24:21– Les Etats-Unis ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale.
24:25C'est essentiel pour le dôme d'or que nous construisons.
24:28L'OTAN devrait nous aider à l'obtenir.
24:30Si nous ne le faisons pas, la Russie ou la Chine le feront et cela ne doit pas arriver.
24:35– Une volonté de s'emparer de ce territoire danois qui ne passe pas du côté de l'Europe.
24:41Lors d'une conférence de presse à Bruxelles, la chef de l'exécutif européen alerte et apporte son soutien au Groenland.
24:47– Tout d'abord, le Groenland appartient à ses habitants.
24:50C'est donc au Danemark et au Groenland et à eux seuls de décider des questions qui concernent le Danemark et le Groenland.
24:58Face aux déclarations de Donald Trump, Emmanuel Macron le met en garde et a surprendre très au sérieux ses menaces d'annexion.
25:05Des propos rapportés par la porte-parole du gouvernement.
25:07– Si la souveraineté d'un pays européen et allié était touchée, les conséquences en cascade seraient inédites.
25:14Et la France suit la situation avec la plus grande attention et inscrira son action en pleine solidarité avec le Danemark et sa souveraineté.
25:23– Depuis son retour au pouvoir, le président américain évoque régulièrement la possibilité de prendre le contrôle du Groenland, un territoire hautement stratégique.
25:32– Et les dernières informations ce soir, il est clair que Donald Trump a le désir de conquérir le Groenland, c'est le ministre danois qui le dit.
25:38L'Allemagne va participer à une mission militaire européenne de reconnaissance au Groenland, c'est le ministère de la Défense.
25:44Et qu'il a annoncé, le Danemark demande une coopération respectueuse avec les Etats-Unis.
25:48Et là encore, écoutez ce que disait Pierre Devilliers hier soir, parce qu'il ne croit pas à une intervention.
25:54– Un pays qui attaque un autre pays de l'OTAN, on déclenche l'article 5 et tous les autres pays sont chargés de protéger celui qui est menacé.
26:04Donc ça voudrait dire qu'on déclencherait l'article 5 face aux Etats-Unis qui fournissent plus de 50% des crédits de l'OTAN et qui, l'OTAN, c'est les Etats-Unis.
26:13Donc c'est impossible.
26:15Deuxième remarque, je ne vois pas l'intérêt pour le président Trump de faire une action militaire là où il pourrait arriver sans difficulté majeure.
26:28Il a déjà une base, je ne vois pas qu'il y ait des troupes suffisamment costauds pour résister à une quelconque arrivée, donc il va chercher à dealer.
26:36Là, on est dans la phase de deal, c'est un dealer, c'est un dealer professionnel, rapport de force.
26:42Donc, et la troisième remarque, c'est que quitte à ce que ce pays soit contrôlé par quelqu'un, je préfère à titre personnel que ce soit les Etats-Unis plutôt que la Russie ou la Chine.
26:54Mais alors ça, c'est la théorie des zones d'influence et on peut être, moi je suis d'accord avec lui sur les zones d'influence.
27:00– Bien sûr, il faut arrêter avec le Danemark, enfin le Groenland.
27:05– Non mais attendez, excusez-moi, mais vous dealez avec qui ?
27:10– Vous dealez avec qui ?
27:11– Oui.
27:12– Avec qui vous dealez ?
27:13– Bah Trump.
27:15– Oui, mais Trump deal avec qui ?
27:16– Avec le Danemark ?
27:17– Soit avec le Danemark, soit avec les habitants du Groenland.
27:20De toute façon, les habitants du Groenland ont déjà engagé un processus d'autonomisation qui doit les conduire vers l'indépendance.
27:26– Et vous dealez comment ?
27:29– Financièrement par exemple, c'est possible.
27:31– Mais avec un interlocuteur, en l'occurrence le Premier ministre groenlandais.
27:34– Bah oui.
27:35– Mais enfin, c'est exactement ce que les Américains ont fait avec l'Algérie dans les années 60.
27:39Ils nous ont savonné la planche en Algérie, en allant dans un territoire qui était français,
27:46et en poussant les indépendantistes.
27:48Alors je suis quand même frappé de voir tous les souverainistes et tous les gaullistes de ce pays,
27:53quand il s'agit de Trump au Groenland, c'est le Groenland,
27:55ce n'est pas grave, enfin ce n'est quand même pas exactement pareil,
27:58de parler de Maduro, de parler de Cuba, de parler du Groenland.
28:04Je veux bien que le droit soit la force, c'est un rêve d'enfant,
28:07mais la force soit le droit, c'est quand même un rêve de tyran.
28:10– Mais depuis quand le Groenland était…
28:13– Gilles William.
28:13– Depuis quand les Danois sont au Groenland, Elisabeth Lévy ?
28:16– Enfin bon, tu n'as pas quand même échappé que ce n'était pas américain le Groenland ?
28:20– C'est quand même incroyable.
28:20– Ça ne t'a pas échappé non plus que ce n'est pas Danois, donc moi.
28:23– Mais vous n'êtes pas gaulliste, soudainement ?
28:25– Je ne suis pas un anti-trumpiste primaire, je ne suis pas un anti-américain primaire,
28:29je ne suis même pas pour un respect du droit international qui n'existe même plus,
28:33mais il y a quand même des limites à la civilisation.
28:36Je ne vois pas, et je suis d'accord avec le général de Villiers,
28:39de toute manière, je n'ose pas penser qu'il osera le faire.
28:43– Faire quoi ?
28:44– Qu'il osera le dire militairement.
28:46– Alors écoutez, il y a qu'une seule chose que veut Trump, c'est gagner la guerre avant la guerre,
28:51c'est obtenir des gains sans avoir à combattre.
28:54– C'est la meilleure manière de gagner.
28:55– C'est simplement une remarque.
28:56– C'est la grande stratégie de la guerre, gagner avant de combattre c'est génial.
29:00– Bien sûr, et une remarque, seulement une seule,
29:03les Allemands viennent de faire une nouvelle commande de F-35,
29:06les Danois ont fait récemment une nouvelle commande de F-35 américain.
29:09Est-ce que vous croyez un instant que le patrouilleur allemand
29:13qui est envoyé dans les eaux territoriales du Groenland va faire quoi que ce soit ?
29:16Non, ça c'est de la communication interne pour dire aux Européens,
29:19nous on a montré les muscles, on a déployé des moyens, il ne se passera rien.
29:21– Écoutez Sébastien Lecornu, écoutez Sébastien Lecornu.
29:25– Il est clair que les intentions de l'administration Trump sont sérieuses
29:32et qu'elles doivent désormais être prises très au sérieux
29:36et que nous ne devons absolument pas sous-estimer la parole du président américain.
29:43Pour être très clair, au-delà des mots, cela positionne aussi évidemment la diplomatie française
29:49dans une pleine solidarité avec le Danemark et les autorités légitimes du Groenland
29:55et que pour rien au monde, nous voulons voir la remise en cause de la souveraineté des autres territoires
30:02car nous n'accepterions absolument pas la remise en question de la souveraineté française sur nos propres territoires.
30:08– Vous êtes, c'est la position de Géluidem Gonadal.
30:13– Oui, évidemment.
30:14– Je ne suis pas gêné d'avoir cette position-là, simplement comme le Quai d'Orsay,
30:19le ministère des Affaires étrangères ne m'a non pas non plus habitué à une fermeté exceptionnelle
30:24en matière de relations internationales, je pense par exemple à l'Algérie,
30:27ça ne m'impressionne pas non plus beaucoup.
30:30– Bon, dans l'actualité du jour, le droit de correction parentale,
30:33ça c'est une décision extrêmement importante.
30:35« La Cour de cassation a écarté mercredi 14 janvier l'existence d'un droit de correction parentale
30:41pouvant justifier des violences éducatives sur des enfants.
30:44Un geste qui a été salué par des associations de l'enfance.
30:48En clair, et c'est la moindre des choses me semble-t-il,
30:52vous n'avez pas le droit de donner une claque, une gifle à votre fils, à votre fille.
30:57La plus haute instance judiciaire a cassé la relaxe prononcée le 18 avril 2024
31:02par la Cour d'appel de Metz au nom d'un droit de correction des parents
31:05d'un père de famille pour des violences sur ses deux fils mineurs.
31:09Une décision qui avait indigné les associations...
31:12Pardonnez-moi.
31:15Pardonnez-moi, je suis vraiment désolé.
31:17Une décision qui avait indigné les associations de protection de l'enfance.
31:21La Cour de cassation a renvoyé le dossier devant la Cour d'appel de Nancy
31:23pour qu'elle le juge à nouveau.
31:25Cet homme s'appelait Yves Milat, c'est un père de famille.
31:27Il avait été condamné en première instance en 2023
31:29par un tribunal à 18 mois de prison avec sursis probatoires
31:33et au retrait de l'autorité parlementale.
31:36Mais l'année suivante, il avait été relaxé des mêmes faits
31:39par la Cour d'appel de Metz.
31:42Et cette fois-ci, la Cour de cassation censure le raisonnement tenu par la Cour d'appel.
31:46Elle rappelle qu'il n'existe pas un droit de correction parentale.
31:50Moi, c'est fondamental.
31:51Et voyez-vous, souvent, j'ai le sentiment que les débats sont générationnels.
31:56Vous avez un certain âge autour de la table.
31:59J'étais dans la rédaction aujourd'hui, qui est plutôt jeune.
32:04Les gens sont scandalisés.
32:05Les jeunes femmes sont scandalisées à l'idée qu'on puisse donner une gifle
32:09ou une claque à un enfant.
32:12Elles ont 25 ans, 30 ans.
32:14Certaines ont des enfants, certaines vont en avoir.
32:15C'est extrêmement important pour elles.
32:20On ne touche pas, et je pense qu'elles ont raison,
32:22ou ils ne touchent pas, les hommes aussi, à un enfant.
32:25On ne lui donne pas une claque.
32:27Dans notre génération, ça nous est arrivé.
32:31Parfois, c'était un professeur.
32:32Parfois, ça pouvait être nos parents.
32:34Mais déjà, les parents que nous étions,
32:37je n'ai jamais donné de claque à mes enfants.
32:39Peut-être tirer l'oreille.
32:40Je n'ai jamais tiré l'oreille non plus de mes enfants.
32:42Donc déjà, ça avait changé.
32:45Mais vous voyez, la société entre les grands-parents
32:49qui étaient nés au début du siècle XXe,
32:51nos parents qui étaient parfois nés avant la guerre,
32:55nous qui sommes nés au milieu des années 60, certains,
32:58c'est un bouleversement très important.
33:01Et la Cour de cassation vient simplement rappeler
33:04ce que la plupart des jeunes gens pensent.
33:08Mais quand vous n'êtes pas parent, c'est possible ?
33:09Dans un wagon, par exemple, vous pouvez ?
33:11Non, moi même pas.
33:12Pardon.
33:13Non, mais Pascal Camille.
33:14C'est du second degré que vous avez.
33:17Bien sûr, totalement.
33:18Merci de modérer.
33:19C'est du second degré.
33:20Mais effectivement, bien sûr que c'est dur.
33:23Parfois, un enfant, bien sûr qu'il est insupportable,
33:25bien sûr, mais tout le monde sait que la solution,
33:26ce n'est pas de lui donner une claque
33:27ou de lui taper dessus,
33:29que ça crée des choses qui sont géniales.
33:33Je vais être un peu rétrograde.
33:35Faites attention à ce que vous dites.
33:36Je fais hyper attention parce que ce que je veux dire
33:38est à moitié illégal.
33:39Non, mais vous avez des enfants.
33:41Vous avez combien d'enfants ?
33:42Moi, j'ai quatre enfants.
33:43Bon, vous n'avez jamais...
33:45Alors, je ne vais pas vous parler de moi.
33:48La rétention n'a pas encore été notifiée.
33:52Non, mais ce n'est pas ça.
33:53Non, mais évidemment qu'il ne faut pas battre ses enfants,
33:56que les parents ne doivent pas se défouler sur leurs enfants
33:58pour soulager leur énervement.
34:01Évidemment que...
34:02Non, mais tout ça, évidemment, je suis à 2000% d'accord
34:05et là-dessus, il n'y a aucune ambiguïté.
34:08Ensuite, moi, je suis extrêmement gêné.
34:10Déjà, pardon, ensuite, je fais une différence énorme
34:13entre donner une gifle ou donner une tape sur la main
34:15ou donner une fessée sur les fesses d'un enfant.
34:18Et je suis désolé, mais parfois,
34:20mais parfois, Pascal, je vais peut-être vous choquer,
34:23vous indigner,
34:24eh bien, il n'y a pas d'autres sanctions
34:26qui permettent à un enfant de comprendre son erreur
34:29et qui permettent d'arrêter la bêtise qui a été commise.
34:34Edwige Gentier serait là.
34:35Je suis désolé, mais...
34:36Edwige Gentier serait là
34:37et c'est souvent un débat que nous avons eu avec elle.
34:40Elle serait scandalisée de votre...
34:42Eh bien, peut-être.
34:43Et tous ceux qui réfléchissent à l'éducation des enfants
34:46pensent que ce n'est pas la bonne solution.
34:48Alors moi, j'ai envie de poser la question.
34:49Marie-Estelle Dupont,
34:51qu'on peut écouter tous les jours sur Europe 1
34:53entre 15h et 16h,
34:54n'est pas sur...
34:55Pascal, je ne vous défends pas la baffe et la gifle.
34:58Je vous dis ça.
34:58Vous dites qu'en gros, de temps en temps,
35:00quand tu as fait une grosse connerie,
35:02c'est un peu justifié.
35:02Je me demande si François Dolto
35:05n'acceptait pas une petite claque sur les fesses de temps en temps.
35:09Dolto, pardonnez-moi,
35:10on ne va pas parler de François Dolto.
35:12Et Pascal, moi, je termine simplement d'un mot.
35:16Pascal, moi, ce que je constate,
35:17c'est qu'il y a beaucoup de gens
35:17qui n'ont pas d'enfants aujourd'hui
35:19qui en parlent,
35:19et je comprends très bien,
35:20qui se disent que c'est insupportable et tout.
35:23de la vie familiale quand vous avez des enfants.
35:26Et là-dessus, par rapport à ça,
35:28il y a la réalité de la vie aussi.
35:29Non mais, la seule chose...
35:30Pardon.
35:31Alors là, pour le coup,
35:32je suis plutôt d'accord instinctivement
35:34quand même avec l'idée
35:36que ce n'est pas comme ça qu'on fait...
35:37Attends, pardon, j'ai fini.
35:38Qu'on fait entrer quelque chose
35:40dans la tête d'un enfant.
35:42Simplement, la question que je me pose,
35:43Pascal a tout à fait décrit l'évolution.
35:45Donc, est-ce qu'on a besoin de lois,
35:47de juges, de sanctions
35:48pour une évolution qui se fait absolument naturellement ?
35:51Je ne parle pas des parents qui tabassent.
35:52Et jusqu'à quel point
35:54l'État doit-il intervenir
35:56dans l'éducation que donnent les parents ?
35:58Ce n'est pas l'éducation
35:59qui n'intervient pas dans l'éducation des enfants.
36:00J'ai commencé là-dessus par vous dire
36:01que là-dessus, j'étais plutôt d'accord.
36:04Mais il y a quand même une idée
36:05qu'il doit aussi y avoir une sphère autonome
36:08de la famille.
36:09Là, je parle après,
36:10on va dire que vous ne devez pas dire ça
36:11à vos enfants.
36:12Non, ce n'est pas la même chose.
36:14Mais de toute façon,
36:15là où vous avez raison,
36:16c'est que les humiliations psychologiques
36:20sont également interdites
36:22dans cet arrêt de la cour de cassation.
36:26Un jour, on vous dira
36:27qu'envoyer un enfant dans sa chambre
36:29parce qu'il a été insolent,
36:30c'est une violence,
36:31c'est une humiliation.
36:32L'humiliation,
36:34ça fait peut-être un peu partie
36:35de l'éducation.
36:36Le meilleur moyen d'éduquer des enfants,
36:37c'est le rapport au nom,
36:38c'est poser un cadre,
36:39c'est ça.
36:40Et je suis désolé,
36:41c'est beaucoup plus dur
36:42pour des parents de poser un cadre
36:43que de dire oui à tout
36:44à leurs enfants.
36:45Je vous assure.
36:46Et vous voulez que je vous dise quelque chose ?
36:47Je vais vous parler de mon expérience,
36:48c'est plus facile pour moi
36:49de leur dire oui à tout.
36:50Vous voulez que je vous dise quelque chose ?
36:51Je pense que c'est plus dur pour moi
36:52de dire non, de tenir.
36:53Vous voulez vraiment
36:54que je vous dise ce que je pense ?
36:55Je me fais un peu l'avocat du direct.
36:57Je suis tout d'accord avec vous.
36:58Je me sens moins seul.
36:59J'ai un rôle de modérateur.
37:01Non, alors,
37:01je pense qu'il ne faut pas toucher
37:02effectivement aucune violence.
37:05Mais effectivement,
37:06l'autorité est cadrée,
37:08doit être directe.
37:09Oui, les enfants,
37:09elle doit être très directe.
37:10Moi, si je n'avais pas été cadré,
37:13je pense que j'aurais fait
37:14une herbe folle
37:15qui aurait fini dans la délinquance.
37:16Déjà, vous êtes appris à vous.
37:17L'exemple d'Elisabeth est pertinent.
37:20Le renvoyer dans sa chambre,
37:23lui restreindre son espace de liberté
37:25pendant plusieurs heures.
37:26Quand est-ce que ça commence ?
37:27Comment ça finit ?
37:28On risque effectivement
37:29quelque chose maintenant
37:31sur le plan judiciaire.
37:32C'est compliqué.
37:32Oui, parce que surtout,
37:33en permanence,
37:34quand on te répond
37:35oui, mais c'est un enfant,
37:37alors que l'enfant
37:38peut être monstrueux
37:40et puis un ado, par exemple,
37:41il peut dire des horaires
37:42à ses parents.
37:43Il y a très longtemps
37:45que je n'ai pas cité
37:45Daniel Guichard
37:46et je le salue,
37:47je lui souhaite une bonne année
37:48et il me dit
37:49un enfant qui met ses doigts
37:50dans une prise électrique,
37:52on lui explique
37:52qu'un enfant qui traverse la rue
37:54d'un seul coup
37:55en s'échappant
37:56face à des voitures
37:57qui arrivent,
37:58on lui explique
37:58qu'il ne faut pas le faire ?
38:00Bon, je comprends.
38:01Ce sont de bons exemples.
38:03Oui, oui, oui,
38:04mais écoutez,
38:05les professionnels
38:06ne sont pas sur votre...
38:08Attendez, Pascal,
38:09les professionnels,
38:10il y a 20 ans,
38:10ils nous ont fait faire
38:11n'importe quoi
38:12sur l'éducation positive
38:13et tout ça.
38:14On a le droit aussi
38:15d'avoir son propre avis.
38:16L'autorité parentale,
38:17même dépassée,
38:18doit toujours s'exercer
38:19sans violence
38:19à abonder
38:20la haute commissaire
38:21à l'enfance.
38:22Elle a raison.
38:23l'autorité parentale.
38:25C'est un idéal.
38:26Mais non, mais ce que vous voulez.
38:27Bien sûr.
38:28Merci.
38:29Mais non, mais maintenant...
38:29De toute façon, c'est la loi.
38:31Sur ces sujets,
38:31c'est tôt,
38:32M. Pro est souvent
38:33d'un conformisme partagé.
38:34Non, il est partagé,
38:35il vient de le dire.
38:36Je suis pas d'un conformisme.
38:38Je suis pas d'un conformisme.
38:39Il est modérateur.
38:40Mais pas du tout.
38:41Non, non, non,
38:41il est sincère.
38:42Non, non, il fait pas que...
38:44Il modère avec plaisir.
38:45Je vous dis...
38:46Vous avez eu combien d'enfants ?
38:47Deux.
38:48Pendant le mien,
38:49à 13 ans,
38:49il était champion de la Marche 4,
38:51j'osais pas le toucher.
38:52C'est pire,
38:53vous aviez peur de lui.
38:54C'est pour ça.
38:54C'est pas pour les bonnes raisons.
38:56Garçon ou fils,
38:57c'est sans doute pas la même chose.
38:58Non, c'est pas la même chose.
39:00On peut être plus directif parfois.
39:02De quoi ?
39:02Est-ce qu'on peut être plus directif
39:03avec un garçon ou une fille ?
39:04Je n'en sais rien.
39:05Mais vous n'avez pas
39:06donné une claque à vos enfants
39:08ni battu vos enfants ?
39:09Non, j'ai pas battu mes enfants.
39:11Mais est-ce que...
39:12Il a tiré une oreille.
39:13Est-ce que je vois bien
39:15avoir donné une bonne claque
39:16dans les fesses
39:16s'il a fait une connerie ?
39:17Oui, ça j'ai dû faire.
39:19J'ai dû faire.
39:19Mais c'est prescrit,
39:20les enfants.
39:21Voilà.
39:22Bon.
39:22On me voit bien.
39:23En tout cas,
39:24ce qui m'intéresse,
39:25au-delà de ça,
39:26ce qui m'intéresse,
39:27c'est les fractures générationnelles.
39:30Et c'est vrai qu'à l'école,
39:32vous, vous êtes...
39:33Moi, je suis un peu plus âgé que vous.
39:35Il y avait châtiment corporel.
39:37Le terme est un peu fort.
39:39Mais il y avait...
39:40Moi, j'ai vu...
39:40Je n'ai jamais connu ça.
39:41Comment ?
39:41De grandes claques dans la gueule,
39:42j'ai pris à Gournay-Ambray ?
39:46Pardonnez-moi de le dire de ça.
39:47C'est une autre génération.
39:49Vous n'allez pas me souhaiter
39:50un bon anniversaire tous les jours ?
39:51Bon.
39:51Mais c'est vrai qu'il y avait...
39:53L'école était un endroit
39:55où les enfants étaient parfois maltraités.
39:59Et je ne parle pas des abus
40:00qui pouvaient exister.
40:02Bien sûr.
40:03Et c'était l'école républicaine ?
40:04Les deux, c'était pas...
40:05Non, non, non.
40:06Moi, j'étais à la laïque.
40:08Je peux vous dire,
40:08j'avais que des profs babacous,
40:10les 68 ans.
40:10Ça ne leur aurait même pas traversé l'idée.
40:13Bon, ils fumaient comme des pompiers,
40:14mais jamais ils nous auraient frappés.
40:15On pourrait les attaquer
40:17pour retapagisme, non ?
40:18J'étais dans un lycée laïque
40:19au lycée Pasteur à Nuit.
40:20Oui, et je suis désolé,
40:21ils avaient la main l'Est.
40:21Oui, exactement.
40:22Et là, on est de la même génération.
40:24Nous, on est de la même année, exactement.
40:25Oui, mais moi, j'ai fait les deux écoles
40:27comme les autres.
40:28Et il y avait effectivement...
40:31Ça partait vite.
40:32Eh bien, pas à Épinay, sûrement.
40:33Moi, je l'ai vu.
40:34J'ai vu des profs donner des claques
40:36à des élandes.
40:37Bien sûr.
40:38Bien sûr.
40:39Et on était entre 75 et 80.
40:41Je n'ai jamais vu ça, moi.
40:42Bon, la liberté d'expression
40:45si chère à notre antenne ce matin.
40:48Philippe Candeloro,
40:50qui officialise sa candidature
40:51à la présidence de la Fédération française
40:53des sports de glace,
40:55double médaillé de bronze
40:56aux Jeux olympiques d'hiver.
40:58Il fera face d'ailleurs
40:59à trois concurrents lors de son élection.
41:02Mais en marge de cela,
41:03il a pris la parole sur le thème
41:05« il faut faire attention à ce qu'on dit ».
41:07C'est vrai que parfois,
41:08le cyberharcèlement peut exister
41:10par l'instrumentalisation
41:12d'une phrase qui est dite.
41:14On en a parlé, je crois, hier.
41:15Mais on n'en reviendra pas aujourd'hui.
41:18En revanche, écoutons Philippe Condon-Léros.
41:20On ne peut pas s'exprimer librement
41:22sans aujourd'hui se prendre un truc
41:24dans la tronche derrière.
41:25Donc c'est compliqué
41:26parce que moi, je veux dire,
41:27on était dans un pays libre,
41:29un pays démocratique en principe.
41:32Mais aujourd'hui, en fait,
41:32on ne l'est plus.
41:33On a l'impression,
41:34appelons plutôt un pays comme le nôtre
41:35comme une dictature quelque part
41:37à un moment donné
41:37parce que si on ne peut plus s'exprimer,
41:39alors que nous, notre problème,
41:40c'est notre ADN,
41:41elle a été formée comme ça.
41:42Je suis des années 70,
41:44j'ai vécu les années 80
41:45où tout était libre.
41:46On parlait de tout,
41:47on faisait des blagues.
41:48On n'avait pas de problème de racisme
41:49à l'époque.
41:49C'était plus détendu, oui.
41:50C'était plus détendu.
41:51Aujourd'hui, dès que vous dites un mot,
41:53le petit Robert,
41:54je veux dire qu'il va vraiment
41:55devenir petit.
41:56À force de supprimer des mots
41:57qu'on n'a plus le droit de dire,
41:59ça va être compliqué.
42:01100% d'accord.
42:02Non.
42:03100% ?
42:03Moi, non.
42:04Mais non, parce qu'aujourd'hui...
42:06On n'est pas en dictature.
42:07D'abord, on n'est pas en dictature.
42:08Deuxièmement,
42:09il y a une saturation de la parole
42:10mais il y a plein de groupes vexés.
42:12Ça, c'est vrai.
42:13Alors, c'est toi qui dis ça.
42:15T'es la première, justement,
42:17à t'agacer
42:18à ce que quand un type
42:20fait une plaisanterie
42:22auprès d'une fille
42:23tout de suite,
42:24il est complètement...
42:26C'est la société qui a évolué.
42:27Ce n'est pas le pouvoir.
42:29C'est ce qu'il te dit.
42:30C'est la société.
42:31Mais il te parle...
42:32Mais il parle de dictature.
42:33Mais il te parle d'une dictature intellectuelle.
42:34Il te parle de la dictature du conformisme.
42:36Mais ce n'est pas seulement
42:37les intellectuels.
42:38C'est les gens
42:39qui ne supportent plus
42:40un certain nombre d'idées.
42:41Ils ne supportent plus
42:42d'être choqués
42:43par les idées des autres.
42:45Enfin, je suis désolée.
42:46Le blasphème,
42:47ce n'est pas seulement religieux.
42:48C'est dès que tu attaques une idée,
42:49tu attaques MeToo,
42:50tu attaques...
42:51Eh bien, c'est ce qu'il dit.
42:52Voilà.
42:53Donc, on est d'accord.
42:53Mais par ailleurs,
42:54il y a quand même beaucoup
42:55d'espaces de liberté
42:56comme le nôtre, d'ailleurs.
42:57Tu peux te retrouver
42:59maintenant au tribunal
43:01par rapport à une réflexion.
43:02Je suis désolé.
43:03Je suis désolé.
43:04Tu fais une réflexion
43:06à une jeune fille.
43:07Tu crois être dans la plaisanterie.
43:09Elle le prend extrêmement mal.
43:10Tu te retrouves
43:11devant le tribunal correctionnel.
43:12C'est vrai.
43:12Monsieur Candelero
43:13a totalement raison.
43:15La liberté d'expression
43:16est beaucoup plus menacée
43:18qu'elle ne l'était
43:18dans les années 80-90
43:20où pourtant,
43:21la gauche avait
43:21un magistère intellectuel.
43:23Aujourd'hui,
43:24c'est vraiment difficile.
43:25C'est de plus en plus difficile.
43:27Aujourd'hui,
43:27le principe,
43:28c'est qu'il y a une parole
43:29qui est une parole réservée.
43:31Ce n'est pas un domaine réservé,
43:32c'est une parole réservée
43:33et il faut s'y tenir.
43:35Et si on ne s'y tient pas,
43:36dès qu'on est dans les marges,
43:37évidemment,
43:38on se fait rattraper
43:38par la patrouille
43:39à chaque fois.
43:41Vous faites comme s'il n'y avait
43:42pas un groupe
43:42comme le nôtre
43:43qui existe
43:43et qui a quand même
43:44ouvert des espaces
43:45de liberté,
43:46me semble-t-il,
43:47qui n'existaient pas
43:47il y a dix ans.
43:48Je suis désolé.
43:48Oui, c'est vrai.
43:49C'est encore un combat.
43:49Je suis désolé, mais...
43:51C'est encore un combat.
43:52Mais à quel prix ?
43:53Je renvoie d'ailleurs,
43:54il y avait ce matin
43:55un excellent échange
43:57entre Mathieu Bock-Côté
43:59et Patrick Cohen
44:00dans le Figaro
44:02sur la parole
44:04des journalistes
44:06et ce qu'on peut dire
44:06et ne pas dire.
44:08Effectivement,
44:09on soulignait
44:11que la parole
44:12des journalistes
44:13aujourd'hui,
44:14elle n'est plus
44:15la seule.
44:17Elle a été rattrapée
44:18par d'autres paroles
44:19d'informations
44:20sur les réseaux sociaux,
44:21etc.
44:21et Mathieu Bock-Côté
44:23à juste titre
44:23rappelait
44:25que la parole
44:26des journalistes
44:27était cadenassée.
44:29Quoi, était cadenassée ?
44:30Était formatée
44:31plus exactement.
44:32Cohen disait
44:33non, je suis sur les faits,
44:35je suis en neutralité totale,
44:38seul le réel me plaît
44:40et vous aviez Bock-Côté
44:41qui disait non,
44:42ce réel,
44:43vous l'avez fabriqué
44:44et il prenait l'expression
44:45par exemple extrême droite.
44:46L'extrême droite,
44:48ce mot valise
44:49qui est utilisé
44:50depuis le temps
44:50d'années
44:51en France
44:52par toute la sphère médiatique
44:54et qui est une sorte
44:56de vérité
44:57proposée
44:58par le journalisme officiel.
45:01Oui, l'extrême droite
45:01c'est le fascisme
45:02et tous ces gens
45:03qui le dénoncent
45:03n'ont pas vu
45:04les totalitaristes
45:04qui arrivent.
45:06Mais franchement,
45:07c'était d'un bon niveau
45:08cet échange
45:09et vous pouvez
45:10le lire
45:12dans le Figaro.
45:13Mais vous voyez,
45:13vous m'avez dit un jour,
45:14moi j'étais plus d'accord
45:15avec Bock-Côté.
45:16Mais j'ai trouvé
45:16que Bock-Côté
45:17dominait le débat
45:20intellectuellement
45:21et culturellement.
45:22Monsieur Gauthier-Lebrette
45:24qui est là,
45:25qu'on va féliciter
45:26parce qu'hier
45:26vous étiez avec le général
45:27Pierre de Villiers
45:28et vraiment
45:29les Français
45:30ont été intéressés
45:32par ce que vous disiez.
45:34Surtout le général.
45:35Oui, mais non,
45:36mais bon.
45:36On termine avec Candeloro.
45:38Est-ce que,
45:38comment dire,
45:41est-ce que vous
45:41vous auto-censurez ?
45:42Oui, par exemple,
45:42est-ce que vous faites attention
45:44à ce que vous dites ?
45:44Est-ce que vous dites
45:45tiens,
45:45je ne vais pas faire une plaisanterie ?
45:47Salle auto-censure dire
45:48ah, je ne vais pas parler de ça,
45:49je ne vais pas faire ça.
45:50Malheureusement,
45:52connaissant maintenant
45:53l'univers dans lequel je vis,
45:54Il y a des plaisanteries
45:54que vous ne faites pas sans doute.
45:56Je vais éviter maintenant
45:57une plaisanterie,
45:59je vais peut-être même
45:59éviter un compliment.
46:01Oui, parce que je...
46:03Dans la vie.
46:04Parce que vous vous dites
46:04tiens, ça va être mal interprété.
46:06Oui, ça va être mal interprété.
46:07Et puis je suis là
46:09d'avoir à me défendre.
46:10Il y a des sujets
46:10effectivement qui sont...
46:12Il y a des sujets
46:12que oui, oui,
46:13que je vais...
46:13Et pourtant,
46:14je ne me caractérise pas
46:15par un politiquement correct
46:17effréné.
46:18Mais je vous avoue que oui,
46:20je me censure.
46:21Il y a des hommes
46:22qui racontent par exemple
46:23qu'ils ne montent plus jamais
46:24dans un social avec une femme.
46:25Oui, mais ça,
46:25c'est même plus les paroles.
46:27Il y en a qui racontent ça,
46:28qui vont apporter ça.
46:29Dans mon bureau,
46:31dans mon cabinet,
46:32très souvent,
46:33je laisse la porte ouverte
46:34lorsque je reçois quelqu'un.
46:36Oui, mais ça,
46:36on n'est plus tout à fait
46:38dans le domaine
46:40de la parole.
46:40Mais ce que je voulais dire,
46:43vous m'avez souvent dit,
46:45vos propos choquent les jeunes,
46:47par exemple.
46:48Vous voyez bien,
46:48vous m'avez dit vos propos
46:49sur les femmes,
46:50sur le féminin.
46:51Et c'est une...
46:52Non mais je ne me souviens pas.
46:52Je trouve que c'est souvent
46:53une analyse générationnelle
46:54qui est importante.
46:55Absolument.
46:55Par exemple,
46:56on en parlait avec Gauthier Lebray.
46:58Gauthier,
46:58on était européen tout à l'heure.
47:01Gauthier disait
47:01que dans sa génération,
47:03si vous dites à une femme
47:03« t'es ravissante, t'es belle »,
47:05c'est carton rouge.
47:06D'accord.
47:06Alors, vous parliez
47:06de la possibilité de vous
47:08de faire un compliment
47:09à une femme
47:09avec une différence d'âge.
47:10Je vous ai dit,
47:11je vous conseille de ne pas le faire.
47:12C'est carton rouge.
47:13Mais donc,
47:14vous voyez bien
47:15que c'est aussi,
47:16ce n'est pas seulement
47:16le journalisme, etc.
47:18C'est aussi dans la société,
47:19il y a de moins en moins
47:20d'appétit,
47:21en réalité,
47:22pour le pluralisme.
47:23Moi, c'est ça qui me frappe.
47:24Parce que vous ne pouvez pas
47:24défendre la liberté
47:26si vous ne défendez pas
47:26celle des autres.
47:27Vous avez raison.
47:28Alors,
47:28on va terminer cette émission
47:30en rendant hommage
47:30à Roland Courbis
47:31parce que c'était aujourd'hui
47:33ses obsèques à la Madeleine
47:35et on pense à Clara,
47:36à Olivier,
47:37à Stéphane,
47:37à sa famille.
47:39Il y avait tout le football français
47:40qui était là.
47:40Il y avait Zinedine Zidane,
47:42il y avait le président
47:43Valdemar Kitta
47:43qui était là,
47:44il y avait Philippe Diallo,
47:46j'ai vu Jacques Vandroux,
47:47j'ai vu d'anciens présidents
47:48Alain Flelou,
47:49Gervais Martel,
47:51Maxime Saad
47:51a été présent.
47:54Je vous ai dit,
47:54le profondément symbolique
47:55pour dire au revoir
47:57à Roland,
47:58Donc je vous propose
48:01d'écouter
48:01deux ou trois
48:02grandes voix
48:03du football
48:04et notamment
48:05Zinedine Zidane
48:06qui était présent.
48:07C'est quelqu'un
48:08qui a compté pour moi
48:09et voilà,
48:11aujourd'hui,
48:11je suis là pour lui
48:12tout simplement.
48:12Il n'y a pas grand chose
48:13à dire,
48:14c'est une triste nouvelle.
48:17Donc voilà,
48:17je suis là pour lui
48:19et pour la famille.
48:21C'est un grand monsieur,
48:21un grand monsieur
48:22qui nous quitte
48:23et moi,
48:24j'ai toujours aimé
48:24Savoy,
48:25j'ai toujours aimé
48:25être à ses côtés,
48:27parler avec lui,
48:27échanger avec lui
48:28de football
48:28avec sa façon
48:30de le penser
48:31et puis voilà,
48:31c'est quelqu'un
48:32que j'ai énormément
48:33apprécié.
48:34C'était un mec
48:34extraordinaire
48:35avec un humour
48:37incroyable
48:37et un mec
48:40qui aimait les gens.
48:40Je crois que c'est ça,
48:41ce que je retiens de lui,
48:42c'est qu'il aimait
48:42beaucoup les gens.
48:42Sa vie est tellement
48:44exceptionnelle
48:45que c'est au-delà
48:46de tous les palmarès.
48:48J'espère que le ballon
48:49continuera de rouler
48:49sans lui.
48:50Le monde des dirigeants
48:51du foot,
48:52le monde des journalistes
48:53du foot
48:54et au-delà
48:54du journaliste de foot
48:55d'ailleurs
48:56et puis le monde
48:57des anciens joueurs
48:58était présent.
48:59Il est 20h59,
49:00vous avez 30 secondes
49:01pour nous donner le programme
49:02avant d'entendre
49:03Adrien Fontenot.
49:0410 secondes par thème.
49:05On va revenir
49:06sur la natalité
49:07avec Marie-Estelle Dupont
49:08qui s'effondre
49:09et qui sera notre invitée
49:09à 22h.
49:10On pourra aussi l'interroger
49:11sur les services corporels
49:13sur les enfants
49:14et sur les fessées.
49:15C'est en train
49:15de se tendre considérablement
49:17sur le Groenland
49:18puisqu'il y a le ministre
49:18des Affaires étrangères
49:19qui sort de la Maison Blanche
49:20danois
49:21et qui a dit
49:21Trump veut prendre
49:22le Groenland
49:23et à l'instant
49:23la France va participer
49:24à une mission militaire
49:25européenne au Groenland
49:27et enfin on va ouvrir
49:27cette émission
49:28par ce phénomène
49:29du halal
49:30qui gagne du terrain
49:31avec des fast-food
49:32qui passent
49:33au 100% halal.
49:33C'est le cas
49:34d'une nouvelle chaîne
49:35de fast-food
49:35qui s'appelle KFC.
49:3624.
49:37Voilà.
49:37C'est la phrase
49:38que j'allais dire
49:38qui va passer
49:40au 100% halal
49:41dans deux dizaines
49:43de ses restaurants.
49:45En fonction
49:46de leur position géographique.
49:47Chaque soir désormais
49:49à l'heure pile
49:50en l'occurrence
49:5021h
49:51Adrien Fantenot
49:52ce soir
49:53nous rappellera
49:54les titres.
49:55C'est à vous Adrien.
49:56Météo France
50:00a placé le Finistère
50:02en vigilance orange
50:03pour pluie-inondation
50:03à partir de demain 6h.
50:05Un épisode pluvieux
50:06conséquent
50:06sur une période
50:07assez courte.
50:0860 à 70 millimètres
50:10de cumul
50:10sont attendus
50:11par endroits.
50:12Des limitations
50:12de vitesse
50:13sont prévues
50:13dans le département
50:14selon la préfecture.
50:16Les agriculteurs
50:17ont peut-être quitté
50:17les abords
50:18de l'Assemblée nationale
50:19mais la colère
50:19gronde toujours
50:20à Paris.
50:21Plusieurs dizaines
50:22d'agriculteurs
50:22se sont introduits
50:23à l'intérieur
50:24d'une annexe
50:25du ministère
50:25de l'Agriculture
50:26avant d'être évacués
50:27par les forces
50:28de l'ordre.
50:28Les trois porte-paroles
50:29nationaux
50:29de la Confédération
50:30Paysanne
50:31ont été interpellées.
50:32La filière
50:32agricole française
50:33qui continue
50:34de dénoncer
50:34l'accord de libre-échange
50:36avec le Mercosur
50:37que l'UE doit signer
50:38samedi au Paraguay.
50:40La France va participer
50:41à une mission
50:41militaire européenne
50:43au Groenland
50:43alors que le dossier
50:44était à l'étude
50:45à la Maison-Blanche
50:45ce mercredi.
50:46Une rencontre
50:47sous haute tension
50:47où les opinions
50:48du Danemark
50:49et des Etats-Unis
50:50diffèrent
50:50selon le ministre
50:51danois
50:52et des Affaires étrangères.
50:53Le Danemark
50:54qui annonçait
50:54un peu plus tôt
50:55le renforcement
50:56dès aujourd'hui
50:57de sa présence militaire
50:58au Groenland.
50:58Pour Donald Trump,
50:59le territoire
51:00autonome danois
51:01représente un besoin
51:02vital pour le projet
51:03de bouclier
51:03antimissile américain.
51:05406 prisonniers
51:06politiques libérés
51:07au Venezuela
51:08annonce faite
51:08par la présidente
51:09par intérim
51:10Delcy Rodriguez.
51:11Une procédure
51:11initiée par Nicolas Maduro
51:13selon la dirigeante
51:14juste avant
51:14la capture du chef d'Etat
51:16par les Etats-Unis.
51:17Le 3 janvier,
51:18Delcy Rodriguez
51:19qui déclare également
51:20que son pays
51:20est désormais
51:21tourné vers une nouvelle
51:22ère politique,
51:23une ère qui permet
51:24la compréhension
51:25malgré les divergences
51:26et à travers
51:27la diversité idéologique
51:28et politique.
51:29Fin de citation.
51:29Les pays du G7
51:31menacent Téhéran
51:32de mesures restrictives
51:33supplémentaires
51:34si l'Iran
51:35poursuit la répression
51:36des manifestations.
51:37Le dernier bilan
51:38de l'ONG Iran
51:39Human Rights
51:39a fait état
51:40d'au moins
51:403428 morts
51:42et plus de 10 000
51:43arrestations dans le pays.
51:44Si la pression diplomatique
51:45internationale
51:46s'accentue,
51:47l'Iran répond.
51:48Notamment aux Etats-Unis,
51:49le pays s'est dit
51:50capable de riposter
51:51d'éventuelles frappes américaines
51:53selon un conseiller
51:53du guide suprême iranien,
51:55Ali Khamenei.
51:56Ce dernier a rappelé
51:57les frappes inédites
51:58menées en juin
51:58par la République islamique
52:00sur la base américaine
52:01au Qatar.
52:02Volodymyr Zelensky
52:03va décréter
52:04un état d'urgence
52:05pour le secteur énergétique
52:06ukrainien
52:07après les nouvelles frappes russes.
52:08Les dernières en datent
52:09dans la nuit
52:09de lundi à mardi.
52:10On fait au moins
52:114 morts près de Kharkiv
52:12dans le nord-est de l'Ukraine.
52:14Des attaques
52:15qui ont provoqué
52:15des coupures de courant régulière
52:17alors que les températures
52:18atteignent moins 15 degrés
52:19dans le pays.
52:20Merci.
52:21Merci beaucoup
52:22Adrien Fontenot.
52:23Et puis il y a 40 ans,
52:25jour pour jour,
52:26Daniel Balavoine
52:29avec Thierry Sabine
52:32avec une jeune femme
52:33qui s'appelait
52:34Nathalie Audante
52:35qui était journaliste
52:36au Journal du Dimanche.
52:39Nathalie avec un Y
52:40avec également
52:42François-Xavier Bagnou
52:43qui était le fils
52:44d'Albina Dubois-Rouvray
52:46qui est une productrice
52:48de cinéma célèbre.
52:50Eh bien,
52:51Daniel Balavoine est mort
52:52et c'est vrai
52:53que c'est 40 ans
52:54d'imaginer
52:54que c'était il y a 40 ans.
52:56Ça peut étonner
52:58tant c'est 40 années
52:59paraissir hier.
53:00Et vous entendez
53:01sauver l'amour.
53:03Le talent de Balavoine
53:05est intact.
53:05Beaucoup de jeunes gens
53:06l'écoutent.
53:08Vous êtes né
53:08une dizaine d'années plus tard
53:09et je sais qu'il est
53:10dans votre playlist.
53:12Starmania a été remonté.
53:13Exactement.
53:14Le nombre de jeunes artistes
53:15qu'il continue à inspirer
53:16encore aujourd'hui
53:17c'est fou.
53:18Il a encore plein d'artistes.
53:19Grégory Marchand
53:20c'est un reprise
53:20dont on a parlé sur...
53:21Alors il symbolise
53:22une époque,
53:23une chanson française
53:24de grande qualité.
53:25Il composait,
53:26il écrivait.
53:27Et puis parler de Balavoine
53:29c'est parler de Berger,
53:30c'est parler de France Galles,
53:32c'est parler
53:32de toute cette génération
53:34tout à fait exceptionnelle.
53:35Il est mort,
53:35il avait 33 ans
53:36avec le chanteur
53:39qui est une chanson
53:39de 1978.
53:42C'est son premier titre.
53:44Vous voulez chanter ou pas ?
53:46Non.
53:46Non, non.
53:49Arnold Cara
53:49était à la réalisation
53:50ce soir.
53:51David Tonneli
53:51était à La Vision.
53:52Raphaël Lissac
53:53était au sang.
53:55Benjamin Neu
53:56a participé à l'émission.
53:58Alexandra Martel
53:59était là.
54:00Et Tess
54:00l'a fait taire.
54:01Bonne soirée
54:02à tous.
54:04En compagnie
54:05de Gauthier Le Vraig.
54:06et rendez-vous demain matin.
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