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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Merci à tous et merci à Christine Kelly de nous avoir cédé l'antenne.
00:05Vous aurez compris que cette conférence de presse n'avait pas l'intérêt qu'on imaginait.
00:10C'est-à-dire qu'une conférence à la Maison-Blanche était annoncée,
00:14mais manifestement Donald Trump évoquait des sujets nationaux,
00:19alors qu'on attendait, après ce qui s'est passé aujourd'hui, des sujets internationaux.
00:23Donc c'est pourquoi nous n'irons pas au bout de cette conférence de presse,
00:25mais c'est le principe effectivement des chaînes d'information et de s'adapter en même temps que l'info arrive.
00:31Alors Véronique Jacquier est là et je la salue, Gilles-William-Golnadel, Richard Millet, Jules Torres et Yoen Ouzahi
00:39pour parler de cette journée particulière puisque Emmanuel Macron a assuré cet après-midi
00:43qu'il ne faut pas se laisser impressionner après les menaces de Donald Trump d'imposer une taxe de 200% sur ses vins et champagne.
00:49Mais la puissance de l'image, on va voir le président de la République dans une seconde,
00:54la puissance de l'image est telle qu'on oublie ce qu'a dit le président Macron
01:00et qu'on ne retient que ces lunettes qu'il a portées toute la journée.
01:04C'est ainsi.
01:05Mais il n'y a pas d'exégèse particulière à faire sur une paire de Ray-Ban
01:09ou en tout cas une paire qui ressemble au modèle de Ray-Ban.
01:13Je ne sais pas si c'est exactement cette marque-là.
01:16Et ce qui nous importe, c'est ce qu'a dit le président Macron.
01:18Ne pas se laisser impressionner, on l'écoute.
01:20Qu'on reste tous calmes.
01:23D'abord, on défend nos intérêts.
01:24En ce moment, on a eu une menace douanière qui existe sur nos producteurs laitiers en Chine.
01:28Donc on se bat pour défendre leurs intérêts.
01:31Comme on l'a fait auprès des producteurs de cognac quand ils ont été touchés par des tarifs en Chine.
01:35Et on a obtenu les résultats.
01:36On a encore quelques producteurs individuels, indépendants, que je n'oublie pas.
01:40Et donc on fera valoir nos droits.
01:43Mais il ne faut pas se laisser impressionner.
01:45Et je crois que c'est aussi ça ce qui est important.
01:48C'est qu'on doit défendre nos principes, on doit défendre nos intérêts, sans être agressifs.
01:53Nous ne le sommes pas.
01:54En nous faisant respecter ce que nous faisons, mais sans se laisser impressionner non plus.
01:57Je dirais que c'est un allié encore Donald Trump quand il parle comme ça, quand il fait puter vos...
02:01C'est à lui d'apporter la réponse.
02:02Ce ne sont pas tout à fait les comportements qui vont avec en effet cette qualification.
02:05Johan Oseille, je regardais tous les commentaires cet après-midi.
02:09Les uns et les autres ne parlaient que de cette paire de lunettes.
02:12Le président, visiblement, souffre...
02:14D'ailleurs, on ne sait pas d'un œil, mais on ne sait pas précisément ce qu'il a.
02:16Ah non, ça n'a pas été dit précisément par l'Elysée.
02:19Il a l'œil rouge.
02:20Je n'ai pas le sentiment que sa santé soit gravement menacée.
02:23C'est la question que se posent les téléspectateurs.
02:25Ce n'était pas non plus une chance de ma question.
02:27C'était une curiosité, simplement, parce que l'autre jour, il ne l'avait pas pour la paix de lunettes.
02:30C'est vrai que ça fait une semaine, donc on voit notamment un certain nombre d'internautes tourner ça en dérision.
02:36Manifestement, c'est toujours le cas, mais l'Elysée n'a pas donné plus de précision.
02:40Un petit chalazion.
02:41Comment ?
02:41Un petit chalazion.
02:42C'est quoi un chalazion ?
02:43Vous n'avez jamais un chalazion ?
02:44Non, c'est le cousin de l'Orgelet.
02:46Bon, en tout cas...
02:46Le compère L'Oriot.
02:48Je l'appelle le compère L'Oriot.
02:50Je veux bien qu'on appelle Brigitte Millot, si vous voulez.
02:52J'avais pas prévu...
02:53C'est vous qui avez choisi.
02:55J'avais pas prévu qu'on entre.
02:58Il ne faut pas nous brancher.
02:59Bon, c'était des lunettes d'ailleurs.
03:01Un miroir qu'il avait, il fait qu'on se reflétait.
03:04Mais laissons cela comme je le dis.
03:06En revanche, sa réaction, comment vous l'analysez ?
03:09D'abord, c'est, me semble-t-il, l'une des premières fois qu'il dit que le président Trump n'est plus un ami.
03:16À ma connaissance, il ne l'avait pas formulé de cette manière-là, de manière aussi explicite.
03:20Les États-Unis ne sont plus un pays ami de l'Europe et de la France.
03:23Il le dit quand même là, de manière assez claire.
03:26Ensuite, il dit, nous ne devons pas nous faire imposer la loi des plus forts et nous allons prendre des mesures de rétorsion.
03:34Puisqu'il dit, nous avons des mesures, il y a des mesures fortes et adaptées que nous pouvons prendre.
03:40Voilà. Donc, on entend que l'Europe, manifestement, en tout cas, c'est le souhait du président Macron et d'Ursula von der Leyen,
03:48entend prendre des mesures de rétorsion.
03:49Est-ce que ça peut toucher les gars-femmes, les gars-femmes, je ne sais pas.
03:53Mais en tout cas, c'est l'annonce que l'Europe ne se laissera pas faire.
03:57Je vois, j'ai l'ouïe.
04:00Oui, parce que c'est triste, dans le sens où c'est vrai qu'il dit qu'il ne faut pas se laisser impressionner par Trump.
04:06Mais lui-même n'est pas très impressionnant.
04:09Et son Europe, non plus.
04:11Moi, je suis le premier à dire depuis longtemps ici que Trump est un personnage mégalomane et versatile,
04:17qui ne m'inspire qu'une confiance que très moyenne.
04:19Mais l'Europe, qui n'est pas capable de défendre ses frontières, on nous parle d'un droit international.
04:25Sauf que l'ONU, c'est l'organisme le plus corrompu du monde.
04:29Ces 24 derniers mois, ils ont condamné 73 fois Israël, deux fois l'Iran.
04:34C'est une institution qu'il faut encore défendre, l'Iran.
04:38Ce n'est pas la solution, c'est le problème.
04:40Donc, pardon de le dire, le rapport de force, le président de la République actuelle n'a rien fait
04:46pour le rendre un peu plus favorable pour la France et pour l'Europe.
04:50Et puis, on parle de droit de douane.
04:51Je vous rappelle quand même qu'en août dernier, quand Donald Trump avait décidé de mettre entre 40 et 50% de droit de douane,
04:57vous aviez reçu à la van der Leyen et le ministre de l'économie français de l'époque, M. Lombard,
05:01qui s'étaient félicités qu'on ne soit finalement pas à 50, mais à 20% de droit de douane.
05:05Donc, comment dire aujourd'hui à Donald Trump qu'on va être extrêmement fort,
05:09qu'on va avoir des mesures pour éviter de faire ça, alors qu'on a toléré la même chose il y a six mois ?
05:15Alors, il y a un paradoxe Trump et ne vous méprenez pas, il y a beaucoup de gens qui nous écoutent ce soir peut-être
05:21et qui ont apprécié ou qui apprécient encore la personnalité de Trump,
05:25ce qu'il a pu tenter de rendre les choses possibles et qui sont ce soir peut-être dans une forme d'ambiguïté
05:32parce que tout en appréciant Trump, tout en aimant beaucoup cette volonté ou l'aspect volontaire qu'il a manifesté,
05:40se rendent compte que cette volonté peut être contre nous les Français.
05:45Et à ce moment-là, il y a une ambiguïté ou un schisme qui peut opérer.
05:49Mais l'attrait pour beaucoup de Français de Donald Trump existe.
05:55Et ne le sous-estimez pas.
05:57– Ne le sous-estimez pas.
06:01– Non mais ce qui plaît, c'est son énergie dans le faire et le fait que sa parole, pour le coup, est performative.
06:06– C'est-à-dire qu'effectivement, il a donné le sentiment.
06:09– Ça dépend sur quoi ?
06:10– Sur l'Iran, c'était performant.
06:12– Non mais sur l'Iran, effectivement.
06:13– Non mais peu importe.
06:14– Sur le Vénénie, il est performant.
06:16Sur le Groenland, visiblement, il est prêt d'arriver à ses fins.
06:18– Peu importe ce que vous pensez, je ne vous demande pas ce que vous pensez.
06:21Je le sais ce que vous pensez, vous le dites.
06:23Je vous dis, ne vous méprenez pas sur ceux qui écoutent une partie de l'opinion en France
06:27et sensibles à cette énergie, forcément, et à agir sur le réel.
06:35De dire l'immigration, par exemple, il l'a arrêtée.
06:37– Non, c'est vrai.
06:38– Donc c'est tout ce que je vous dis.
06:40– Après, ce que vous avez dit n'est pas nouveau.
06:43– Moi, je lui sais gré d'avoir déjà battu la candidate des wokistes.
06:47– Voilà, mais j'aimerais pas qu'il fasse revenir les wokistes non plus.
06:52– C'est-à-dire que dans les universités, il est entré.
06:56Voilà, tu aimerais parfois que nos dirigeants puissent faire en France
07:02ce que lui a fait en Amérique.
07:03– Enfin, on a le droit de le faire.
07:05– Alors après, sur ce qui se passe dans l'international,
07:08effectivement, il ne faut pas que nos intérêts soient mis en danger.
07:11– Et puis, il pourrait quand même être un peu moins extravagant.
07:14– Oui, mais bon, il pourrait.
07:15– Oui, il pourrait aussi.
07:17Ça serait un autre.
07:18C'est toujours pareil.
07:19S'il n'était pas comme ça, ça serait un autre.
07:21– Je crois que ça ne serait que plus efficace encore.
07:23– Oui, je veux bien que vous donniez des leçons à Donald Trump.
07:25Il a été deux fois élu président des États-Unis.
07:27– Je donne mon avis et vous connaissez mon humilité.
07:32– Sur le plan national.
07:34– Vous avez compris ce que je voulais vous dire.
07:37C'est ça qui est paradoxal.
07:38J'essayais d'apporter un peu de nuance à notre discours.
07:43Bon, on va l'écouter.
07:44– Oui, pardon, ce cas d'intéressant, c'est le constat qui porte sur l'Europe,
07:48sur la France en particulier.
07:49Il est méprisant avec les Européens.
07:51Il est en train de perdre votre civilisation.
07:53– Il défend ses intérêts.
07:54– Alors ça, il a raison.
07:55– Il a raison.
07:55– Et ça, c'est un message, croyez-moi, qui a été entendu.
07:57– Voilà.
07:58– Alors, je vais vous faire écouter ce qu'il a dit à sa défense,
08:02à sa descente d'avion.
08:03Donc, vous n'allez pas entendre la question de la journaliste.
08:07Et c'est pour ça que c'est difficile, cette séquence, à comprendre
08:08si on ne se connaît pas la question.
08:10La question que pose la journaliste à M. Trump, c'est
08:13Emmanuel Macron ne viendra pas à la conférence de paix.
08:17Il refuse de venir à votre conférence de paix.
08:19Est-ce que vous êtes au courant de cela ?
08:21Et la réponse de Trump, la voici.
08:24– Est-ce qu'il a vraiment dit ça ?
08:26Personne ne veut de lui.
08:28D'ailleurs, il va bientôt quitter le pouvoir.
08:30Mais ce n'est pas grave.
08:31S'ils deviennent hostiles, je leur mets une surtaxe douanière
08:34de 200% sur ses vins et son champagne.
08:37Et là, il adhérera.
08:39Mais il n'a pas vraiment besoin d'adhérer.
08:41Et s'il a vraiment dit ça,
08:42enfin, je ne suis pas sûr qu'il l'ait dit comme vous me le présentez.
08:45Mais il aura quitté le pouvoir dans quelques mois.
08:47– On ne gagne jamais à humilier, me semble-t-il.
08:52– On ne gagne jamais avec ?
08:53– On ne gagne jamais à humilier.
08:55– Oui, bien sûr.
08:56– Là, il humilie.
08:57– Il y a un intérêt.
08:58– On ne gagne jamais à humilier les uns et les autres.
09:02– Emmanuel Macron ne sera plus là dans 15 mois.
09:04– Non, mais il n'est pas obligé de le dire.
09:06– Oui, c'est quelque chose de factuel.
09:09Il reste qu'un fois Emmanuel Macron,
09:10on passe nos journées, nos soirées à le dire.
09:12– Je suis d'accord.
09:13– Et le pouvoir a déjà parti.
09:15– Oui, il est à l'Elysée, mais il n'a plus aucun pouvoir.
09:18– Alors, ce qui est aussi paradoxal, et ça participe effectivement au caractère étonnant de Donald Trump,
09:26c'est qu'il a dévoilé aujourd'hui des messages, qui a priori ne se fait pas quand même,
09:31des textos qu'a envoyés le président de la République, dont celui-là.
09:36– Mon ami, c'est évidemment le président Macron qui écrit,
09:43« Mon ami, nous sommes parfaitement d'accord sur la Syrie,
09:46nous pouvons accomplir de grandes choses concernant l'Iran,
09:49je ne comprends pas ce que tu fais à propos du Groenland,
09:52essayons de construire de grandes choses. »
09:54Ce qui est drôle, c'est qu'on a là affaire à des gens qui gèrent le monde.
09:59– Il lui parle comme un bébé.
10:00– Et on a un texto, comme si vous écriviez, mon ami,
10:05que je vous disais ce soir, le programme de l'émission.
10:08Bon, je peux organiser une réunion de G7 après Davos à Paris, jeudi,
10:13je peux inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes en marge.
10:17Dis non à Paris ensemble, jeudi, avant ton retour aux US.
10:22Visiblement, il est reparti.
10:23– Il a dit, le président Trump dit qu'il ne souhaite pas venir à Paris,
10:28c'est ce que je comprends, puisqu'Emmanuel Macron dit
10:30qu'il n'y aura finalement pas de G7 à Paris,
10:33donc c'est que les Américains refusent de venir dîner avec Emmanuel Macron.
10:36– Bon, il y a un deuxième message qui a été envoyé sur son compte,
10:43« Tchuss », c'est comme ça qu'on dit, puisqu'il n'est pas sur « X ».
10:47Donc là, on le voit évidemment avec…
10:50Alors, je ne crois pas que c'est celui-là que je voulais vous montrer,
10:52je voulais vous montrer le président Trump avec un drapeau américain
10:56sur le sol du Groenland, et c'est un territoire américain.
11:01Est-ce qu'on le voit ? Voilà.
11:02Alors ça, c'est tout à fait étonnant, et c'est même extravagant.
11:06Et puis, il y a un troisième photo.
11:08Tout ça, ça a été mis sur le compte du président Trump.
11:11C'est cette photo où il est devant toute l'Europe.
11:16Alors, ce qui est intéressant, vous voyez, c'est au fond, c'est que toute l'Amérique,
11:20tout le Groenland est américain.
11:21C'est ça, le sens de cette photo.
11:23Et moi, j'avais été étonné qu'Emmanuel Macron accepte d'aller comme les professeurs
11:28viennent dans le bureau du proviseur, ou les collégiens viennent dans le bureau du proviseur.
11:32C'est pas très valorisant, quand même, cette photo, pour l'Europe.
11:35C'est pas très valorisant.
11:37Donc voilà.
11:38Quand je vois ça, je pense à...
11:39Richard Meillet.
11:39Au célèbre vert de Corneille, dans Sina, je suis maître de moi comme de l'univers.
11:44Ça, c'est Trump.
11:45C'est Auguste qui dit ça, l'empereur romain.
11:48Est-ce que je peux ajouter deux, trois choses, Pascal ?
11:50Oui, je vous en prie.
11:51Il me semble que Trump, malgré son côté un peu désordonné, voire fantasque,
11:58a une stratégie extrêmement claire.
12:01Regardez ce qu'il est en train d'essayer de faire avec les îles Chagos.
12:04L'archipel Chagos, il est en train de remettre en question la cession de cet archipel de l'océan Indien
12:10par les Britanniques à l'île Maurice.
12:12Pourquoi ? Parce qu'il y a une base américaine qui s'appelle Diego Garcia.
12:15Très importante.
12:16Il est en train de dire à Starmer, tu as fait une bêtise, il faut renégocier cette chose-là.
12:21Donc vous voyez, il y a une logique extraordinaire.
12:23N'oublions pas aussi que, par exemple, le Danemark avait vendu en 1917
12:29les Antilles danoises à l'Amérique.
12:34C'est-à-dire, ce sont actuellement les îles vierges américaines.
12:37Parce qu'elles intéressaient l'Amérique pour la maîtrise du canal de Panama.
12:42Vous voyez, tout ça, c'est une logique extrêmement forte.
12:45On va écouter Madame von der Leyen, qui sert principalement les intérêts allemands.
12:53Il faut le répéter sans cesse.
12:55Et elle a parlé aujourd'hui à Davos.
12:58En matière de sécurité, dans la région arctique, l'Europe est pleinement engagée.
13:05Nous partageons les objectifs des Etats-Unis à cet égard.
13:07La sécurité dans cette région ne peut être assurée qu'ensemble.
13:11C'est pourquoi, des droits de douane supplémentaires seraient une erreur.
13:15En particulier, entre alliés de longue date.
13:18L'Union européenne et les Etats-Unis ont conclu un accord commercial en juillet dernier.
13:22Et en politique comme en affaires, un accord est un accord.
13:26Lorsque des amis se serrent la main, cela doit avoir un sens.
13:29Votre réponse sera donc ferme, déterminée, unie et proportionnée.
13:33Elle dit aujourd'hui qu'elle est opposée à quelque chose, qu'elle a validé et qu'elle a applaudi des deux mains, il y a six mois.
13:43Il y a six mois, Madame von der Leyen vous dit que les pays de l'Union européenne se sont très bien sortis sur la question des droits de douane.
13:49C'est absolument lunaire.
13:51On va écouter Jordan Bardella, sauf si vous voulez dire un mot.
13:54Simplement un mot pour dire ce qui, à mon sens, est le plus préoccupant.
13:57C'est quand même la lettre qu'a envoyée Donald Trump au Premier ministre norvégien.
14:00Parce qu'une lettre dans laquelle le président de la première puissance mondiale dit
14:05« Je n'ai pas eu le prix de mobile, donc maintenant je fais un caprice et je me sens légitime pour déclencher une guerre. »
14:10Encore une fois, c'est du jamais vu.
14:13Et oui, c'est préoccupant.
14:14Alors on va écouter Jordan Bardella.
14:16Et là, c'est intéressant parce que ça renvoie à ce que nous disions tout à l'heure.
14:19Jordan Bardella marque une rupture avec Donald Trump.
14:22Mais il a un électorat.
14:23Est-ce que cet électorat est pro-Trumpiste ou anti-Trumpiste ?
14:27Il a fait sur le Venezuela.
14:28Voilà, je n'en sais rien. Je pense quand même que dans son électorat, il y a des gens qui voient en Trump une solution.
14:35Reconquête est plus clair là-dessus, puisque Reconquête, Sarah Knafow comme Éric Zemmour sont plutôt pro-Trumpiste.
14:44On peut le dire comme ça.
14:45Alors écoutez Jordan Bardella et on va décrypter forcément cette prise de position.
14:50L'accord commercial négocié l'été dernier par la présidente de la Commission européenne devrait être suspendu en retour si les menaces du président Trump venaient à être mises à exécution.
15:05L'Union européenne doit activer sans délai ses instruments anti-coercition et assumer des mesures ciblées sur les services et les exportations américaines à destination de l'Europe.
15:15Bon, là c'est intéressant, il y a une prise de position claire du Rassemblement national.
15:19C'est la même chose qu'Emmanuel Macron.
15:21Exactement. Il dit la même chose, vous me faites bien de le remarquer.
15:23Il dit la même chose qu'Emmanuel Macron.
15:25Mais les responsables politiques français sentent bien que Donald Trump potentiellement peut faire beaucoup de mal économiquement, j'entends bien sûr,
15:31beaucoup de mal économiquement à l'Europe et donc à la France.
15:34Donc il est évident que soutenir à présent le président Trump, ça serait mettre un but contre son camp.
15:40Donc il se détache et c'est bien logique qu'il s'éloigne du président Trump.
15:43Par rapport à la question posée par M. Proulx, je crois que ce qui peut un peu dérouter certains électeurs du Rassemblement national,
15:52c'est moins le fait de ne pas adhérer totalement à la pensée du président trumpiste, on n'est pas obligé, tout en restant amical,
15:59que de parler au nom de l'Europe, en européen.
16:02Je pense que l'image du Rassemblement national, c'est davantage de parler au nom de la France que d'au nom de l'Europe.
16:09Oui, c'est sûr qu'il y a l'idée quand même d'un patriotisme affirmé.
16:15Il avait, il y a quelques mois, vous vous souvenez-vous, refusé d'aller voir, il avait critiqué Elon Musk avec son fameux salut.
16:22Steve Bannon.
16:22Non, c'était Bannon.
16:24Non, mais Bardella avait dit qu'il s'opposait à ça.
16:27Oui, mais cela dit, la position de Bardella est quand même une position de principe, tout comme celle d'Emmanuel Macron.
16:33Parce qu'on sait bien de toute façon que la position d'Emmanuel Macron a peu de chances d'être suivie par les Allemands et par les Italiens.
16:39Qu'est-ce qu'on peut faire face à Donald Trump ?
16:41Donald Trump ne s'attaque pas au président chinois.
16:43Là, on voit qu'il y a un divorce qui est acté avec Emmanuel Macron parce qu'Emmanuel Macron est faible et que l'Europe est faible.
16:49Vous parlez de...
16:50Je trouve intéressant votre comparaison entre l'ERN et Reconquête,
16:53parce qu'aujourd'hui, s'il y a un parti qui est vraiment souverainiste, c'est Reconquête.
16:58Parce qu'on entend, j'ai ma raison de le dire, aujourd'hui, tout le monde vous parle d'Europe comme si l'Union Européenne,
17:03depuis maintenant 70 ans, avait fonctionné, comme si l'Europe des 27 aujourd'hui était une réussite,
17:08comme si la souveraineté européenne était quelque chose qui existait,
17:11comme si Mme van der Leyen et ses amis n'avaient pas bradé notre souveraineté.
17:15C'est aussi pour ça qu'on est absolument impuissant et qu'on ne contrôle plus rien.
17:18On ne contrôle plus notre politique économique, notre politique agroalimentaire,
17:20notre politique migratoire, notre politique sécuritaire.
17:23Donc on ne contrôle plus rien.
17:24Elle a supprimé nos fonctions d'être impuissants ensuite.
17:27Alors, Donald Trump vient de dire à l'instant qu'il y avait possibilité de hausser les droits de douane.
17:34Et je vous propose de l'écouter.
17:35Nous avons assoupli les conditions de prêt pour les achats de véhicules locaux, pas pour les véhicules étrangers.
17:48Si les véhicules sont fabriqués ici, vous pouvez bénéficier de meilleures conditions.
17:56Les usines au Canada, en Allemagne, au Japon, au Mexique ferment et rouvrent ici grâce aux droits de douane,
18:03parce que ces pays ne veulent pas payer les droits de douane.
18:06C'est trop cher, ils ne peuvent pas payer, donc ils viennent ici.
18:10C'est ce que font tous les pays intelligents.
18:13Mais grâce à ma direction, nous avons maintenant un outil qui est bien utilisé.
18:20Bon, là encore, c'est un rapport de force, il n'y a pas grand chose à dire, sinon une menace qui est mise en place.
18:27Alors, si on revient à la déclaration de Jordan Bardella, je la mets en parallèle avec ce qui s'est passé dans l'émission dimanche sur le service public,
18:37où une magistrate affirmait avoir été approchée par des émissaires de Washington.
18:40La magistrate en question, c'était Magali Lafourcade, qui est secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'homme.
18:47Elle a indiqué mardi à l'AFP avoir été approchée il y a quelques mois par deux émissaires américains
18:52en vue d'une possible manipulation du débat public français au profit de la chef de file de l'extrême droite.
18:57Et vous avez vu de l'extrême droite, tel que le dit la dépêche de l'AFP, bien évidemment, Marine Le Pen.
19:04Alors, vous l'avez vu peut-être cette séquence, parce que c'est assez intéressant.
19:07Parce qu'aujourd'hui, il y a eu une réaction de Pierre-Maricev qui a dit que Magali Lafourcade est une juge d'extrême gauche,
19:13qui a récemment fait parler d'elle pour une conférence démasculinisée la justice à l'ENM.
19:19Elle n'a été en poste que cinq ans et n'a pas vu un justiciable depuis 2013.
19:22Est-elle impartiale lorsqu'elle parle des autorités US ?
19:27Et ça, c'est intéressant. Je vous propose de l'écouter, parce que c'était mis sans perspective dans l'émission C'est Dimanche,
19:33qui est programmée sur France 5.
19:35J'ai rencontré deux émissaires de l'administration Trump qui sont venus.
19:40On devait avoir une discussion sur les droits de l'homme, comme j'en ai régulièrement, avec des diplomates de pays alliés.
19:47Et assez rapidement, la conversation a tourné autour de la situation pénale de Marine Le Pen,
19:51avec l'idée de chercher des éléments auprès de moi et peut-être auprès d'autres personnes qu'ils allaient rencontrer,
19:57qui pourraient accréditer l'idée qu'il s'agirait d'un procès purement politique pour l'empêcher d'être candidate,
20:05et donc dans une action qui aurait comme but de rechercher des éléments avisés d'ingérence.
20:15Et j'étais tellement surprise de cet échange et de la tonalité de cet échange, qui restait très courtois,
20:22que j'ai fait quelque chose que je ne fais jamais.
20:24Quand j'ai des échanges avec des diplomates étrangers, j'ai fait une alerte auprès du ministère des Affaires étrangères sur le contenu de cette conversation.
20:35Décryptage, parce que c'est très intéressant, parce que c'est ce qui va se passer sur les 18 prochains mois,
20:39et notre travail aussi, ce sera de décrypter tout cela.
20:41J'ai deux questions à poser. D'abord, l'administration Trump se soucie aujourd'hui des droits de l'homme en France.
20:47Je vous rappelle ce que Donald Trump a fait.
20:48Il a tiré sur des navires où il y avait des narcotrafiquants.
20:54Il a envoyé un certain nombre de détenus américains au Salvador.
20:58Il a créé un certain nombre de prisons où, à mon avis, la question des droits de l'homme n'est pas tout à fait respectée.
21:02Donc je ne suis pas tout à fait sûr que l'administration Trump se soucie des droits de l'homme en France.
21:06Et deuxièmement, ils sont vraiment nuls les renseignements américains.
21:09Parce que pour ne pas savoir que cette dame est une magistrate d'extrême gauche,
21:12qui n'a jamais caché ses idées politiques,
21:14venir voir... Je connais d'autres magistrats.
21:18Ils n'ont qu'à venir me voir et je leur donnerai une liste de dix magistrats
21:20qui sont peut-être plutôt à droite et soucieux de l'avenir de Marine Le Pen.
21:23Mais je ne suis pas sûr que cette dame soit vraiment soucieuse
21:26du fait qu'on puisse empêcher la favorite de l'élection présidentielle de concourir à la prochaine élection.
21:30Et ce qui est intéressant, c'est qu'elle était interrogée sur le service public,
21:34précisément parce qu'elle dit ce qu'elle dit là.
21:37C'est-à-dire que c'est pour ça qu'elle est venue ce dimanche soir-là.
21:40Et le sous-texte, c'est de dire que Marine Le Pen est en lien directement avec les États-Unis,
21:44comme Marine Le Pen avant était en lien directement avec Poutine.
21:47Donc c'est assez intéressant de mettre évidemment en perspective tout cela.
21:52Marine Le Pen est condamné extrêmement sévèrement, vous savez,
21:54l'hypothèse qui a été publiée dans un journal allemand
21:57de potentielles sanctions visant des magistrats français de l'administration Trump.
22:02Ça, elle l'a condamné de manière extrêmement ferme.
22:04Il est 20h23, on va marquer une pause.
22:06Ce soir, Robert Ménard sera là avec Sonia Mabrouk et Laurence Ferrari.
22:11Ce sera à 21h, ce sera juste après notre émission.
22:13Mais pour le moment, on va marquer une pause.
22:16On écoutera une réaction également d'Emmanuel Macron
22:19qui demande à la Chine de venir en Europe,
22:21ce qui m'a quand même surpris, je vous assure.
22:24Là, je suis plus surpris par le président Macron que par le président Trump, si vous me permettez.
22:28Parce que cette sortie de demander à la Chine de venir,
22:32qu'on avait besoin de la Chine...
22:33Je dis qu'on a deux présidents extravagants des deux côtés de l'Atlantique.
22:36Bon, on écoutera le 49.3.
22:39Et puis cette commission d'enquête audiovisuelle dont les travaux ont repris aujourd'hui.
22:44A tout de suite.
22:48Journée particulière à Davos, on l'a dit.
22:50Opposition entre l'Amérique et la France et l'Europe, on l'a dit.
22:53Mais surprise avec cette déclaration du président Macron
22:57qui souhaite que la Chine vienne en Europe.
23:00Je ne sais pas si c'est une bonne chose, mais écoutons le président Trump.
23:02Le président Macron, pardonnez-moi.
23:06La Chine est la bienvenue, mais ce dont nous avons besoin,
23:09c'est davantage d'investissements directs chinois en Europe,
23:12dans certains secteurs clés, afin de contribuer à notre croissance,
23:16de transférer certaines technologies,
23:18et pas seulement d'exporter vers l'Europe des appareils ou des produits
23:22qui parfois ne répondent pas aux mêmes normes
23:24ou sont beaucoup plus subventionnés que ceux fabriqués en Europe.
23:28Que signifie la Chine est le bienvenu en Europe ?
23:34Non mais moi, je n'ai rien à redire de ce que dit le président de la République,
23:37seulement ça, ce sont des mots, c'est qu'une incantation.
23:40L'essentiel est de savoir comment est-ce qu'il s'y prend,
23:42comment est-ce qu'il fait, quelle est la méthode,
23:44est-ce que tout le monde est d'accord pour cela ?
23:46Prononcer ces mots-là à Davos, oui, c'est une banalité, si vous voulez,
23:49mais comment on fait la méthode ?
23:51Comment est-ce qu'on force les Chinois à interagir différemment avec nous ?
23:55Moi, c'est ça que je veux savoir.
23:56Encore une fois, ça montre l'impuissance d'Emmanuel Macron,
23:58je vous rappelle qu'il a fait un voyage d'État il y a à peine plus d'un mois en Chine,
24:04qu'il est revenu grosjean comme devant, comme on dit,
24:07et que le lendemain, il a menacé la Chine de droit de douane.
24:10Bon, est-ce que vraiment on l'a fait ?
24:12La réponse est non.
24:13Donc encore une fois, c'est l'impuissance d'Emmanuel Macron,
24:14je suis d'accord avec Johan,
24:15c'est des incantations, des incantations et encore des incantations.
24:19Alors il fera peut-être une conférence, un grand sommet, une réunion,
24:22mais tout ça ne mènera à rien.
24:23Et il faut quand même rappeler qu'il y a quand même un choix,
24:26et c'est ce que disait par exemple le général Pierre de Villiers la semaine dernière
24:29sur la question du Groenland.
24:30Est-ce qu'on préfère que le Groenland soit sous le joug des Américains
24:34ou des Chinois ou des Russes ?
24:35Moi, je vous réponds extrêmement rapidement,
24:36je préfère que ce soit sous le joug des Américains.
24:38Et donc c'est la même chose aussi pour l'Europe.
24:40Est-ce qu'on préfère être les alliés des États-Unis ou de la Chine ?
24:43Bon, je pense que la réponse est extrêmement claire.
24:45Emmanuel Macron, d'ailleurs, non pardon, Donald Trump,
24:48alors moi aussi je me trompe,
24:49Donald Trump, lui, dit clairement que la Chine est un ennemi sur le plan commercial.
24:55Il le dit, c'est cash.
24:58Et nous, la France, on leur dit vous êtes les bienvenus,
25:00en sachant en plus la dimension d'espionnage qu'il peut y avoir du côté des Chinois.
25:05Je ne comprends pas, je ne comprends pas la cohérence.
25:07Je ne vois pas où il y a une forme de cohérence.
25:08La commission d'enquête audiovisuelle publique qui a repris aujourd'hui,
25:14elle a repris après une interruption de plus de deux semaines.
25:16Le rapporteur et député Charles Aloncle l'a déploré à sa reprise
25:19qu'elle est prise du retard.
25:20Je vous propose de voir le sujet d'Adrien Fontenot.
25:22Il y a beaucoup d'informations à vous donner.
25:23Par exemple, Patrick Sébastien sera entendu.
25:26Oui.
25:26Donc peut-être que ceux qui ont demandé qu'il soit entendu...
25:31Oui, qui a entendu.
25:33Et effectivement que cette information devienne publique,
25:35ont eu gain de cause.
25:36En revanche, je vous propose de voir le sujet d'Adrien Fontenot
25:39et la passe d'armes entre le président et le rapporteur.
25:42La passe d'armes aura débuté avant même la reprise des travaux.
25:46Charles Aloncle, rapporteur UDR, pointe du doigt la décision
25:49du président horizon de la commission, Jérémy Patrier-Lettus.
25:53Je regrette la suspension des travaux pendant plus d'un mois
25:57qui a été décédée par le président et par le bureau de la commission d'enquête.
26:01Et je déplore aussi l'entrave de plus de deux mois de France Télévisions
26:06qui a plus que tardé à m'envoyer des documents.
26:10Réponse du président lors de son propos liminaire.
26:13Il n'a jamais été question pour moi de mettre un terme à cette commission d'enquête
26:16ou de censurer le rapporteur, l'empêcher de poser ses questions
26:20ou de faire son travail, encore moins d'exercer une police dépensée.
26:24J'ai suspendu temporairement les travaux, simplement pour qu'avec le rapporteur
26:28et les membres du bureau de cette commission, nous validions ensemble
26:32des principes simples, élémentaires, dont je m'étonne qu'ils puissent choquer
26:35ou poser questions.
26:37Autre point de désaccord sur la transmission tardive des documents
26:40par France Télévisions.
26:42J'ai donc eu de nombreux échanges avec France Télévisions.
26:44A ce jour, plus de 26 000 documents ont été transmis au rapporteur,
26:48soit, et vous pourrez compléter, je termine, soit plus d'un million de pages.
26:53C'était il y a quelques jours, mercredi dernier, monsieur le président.
26:56Aucune des personnes auditionnées ce mercredi n'avait alors encore pris la parole.
27:00Et pour cause, une réclamée par le rapporteur UDR manque toujours à l'appel.
27:05Patrick Sébastien, visiblement, n'a pas été pour l'instant accepté
27:09par les membres du bureau, par le président de la commission d'enquête.
27:12Je le regrette, je le déplore.
27:14C'est un témoin important de l'audituel public.
27:18Visiblement, il l'a dit d'ailleurs dans la presse, il a des choses à dire.
27:21Il souhaiterait être entendu par la commission d'enquête.
27:24Je pense que c'est notre rôle et j'insisterai dans les prochains jours
27:28pour qu'il soit auditionné.
27:29En novembre dernier, le président Horizon avait dénoncé une mauvaise idée
27:33et le risque de tomber dans la politique spectacle,
27:36avant un rétro-pédalage cet après-midi.
27:38Je n'ai jamais dit que je ne souhaitais pas l'auditionner
27:40parce qu'il représenterait le showbiz.
27:42J'appréciais ses émissions.
27:44Patrick Sébastien a apporté beaucoup à France Télévisions.
27:47Le plus grand cabaret du monde était populaire, apprécié des Français.
27:50Je mettrai à l'ordre du jour du bureau de la commission
27:52la proposition de l'auditionner.
27:55Après plus d'un mois de suspension,
27:57les travaux de la commission peuvent donc reprendre.
27:59Dans les prochaines semaines,
28:01la présentatrice du journal télévisé de France de Léa Salamé
28:04et la ministre de la Culture, Rachida Dati,
28:07seront notamment entendues.
28:09Et on rappelle que l'audiovisuel public,
28:11c'est 4 milliards, radio et télévision,
28:14et que les Français sont en droit de savoir
28:15comment cet argent est utilisé.
28:17Il y a un problème quand même.
28:19C'est que Charles à l'oncle, en dépit de son jeune âge,
28:22c'est une révélation.
28:24Il est très efficace, il est rigoureux,
28:27il n'a pas peur de poser des questions,
28:28mais toujours avec beaucoup de calme.
28:33Et donc ça, c'est quand même la mauvaise surprise
28:35pour l'audiovisuel du service public
28:37et ceux qui le servent.
28:39Mais je pense qu'il va aller jusqu'au bout.
28:41Et en tout cas, Patrick Sébastien sera entendu.
28:44Patrick Sébastien, écoutez-le,
28:45il était sur le plateau de Christine Kelly
28:47il y a quelques jours.
28:49Il a appelé pour votre, invité pour votre mouvement,
28:51peut-être une réaction,
28:52et ensuite on parle de votre mouvement.
28:53On parle de mon mouvement plutôt.
28:55Ah ben parlons de votre mouvement.
28:56Je connais tous les tenants et les aboutissants,
28:58tout ça, mais vous avez travaillé avec Maggie.
29:00Je préfère le garder pour la fameuse commission d'enquête.
29:02Donc on ne vous a pas invité à cette commission d'enquête ?
29:04Pour l'instant, non.
29:05J'attends que ça.
29:06Vous êtes trop grande gueule ?
29:07Je ne sais pas,
29:08mais j'ai des choses très claires à dire sur tout ça.
29:11Et puis en parallèle de cette commission d'enquête,
29:14il y a eu cette chronique d'un humoriste
29:17ou présenté comme tel,
29:19Merwan Ben-Lazare,
29:21qui a appelé à la censure politique
29:23dans une chronique sur France Inter
29:25le 7 janvier dernier.
29:26Dans celle-ci, il fustige les médias d'opinion
29:30et ceux donnant la parole aux personnalités de droite.
29:33Donc je vous propose de voir cette chronique
29:34et la réaction du président de la commission d'enquête d'audiovisuel public
29:39qui a réagi, qui a bien réagi d'ailleurs par une série de tweets
29:42et qui va convoquer le producteur de France Inter
29:45pour qu'il s'explique.
29:46Mais écoutons cette chronique de Merwan Ben-Lazare.
29:49Mettre un facho au micro, c'est légitimer ses idées.
29:54Et souvent, quand on donne la parole au raciste,
29:57c'est sous couvert de...
29:58On reçoit tout le monde ici, dans Legend.
30:02Mais ça, c'est un truc qui me rend fou.
30:04À quel moment c'est devenu un bon argument ?
30:07À quel moment c'est devenu une bonne chose de recevoir tout le monde ?
30:11T'es un média, t'as une responsabilité
30:12et j'attends de toi que quand même tu fasses le tri
30:14avant de me présenter des gens.
30:15Dans les médias belges francophones,
30:18il y a ce qu'on appelle le cordon sanitaire.
30:20Pas de parole donnée à l'extrême droite.
30:22J'ai l'impression que tu la prends en même temps que moi.
30:24Mais on devrait s'en inspirer, c'est ça que je veux dire.
30:27D'abord, il n'y a pas de parole qui est donnée
30:29à quelconque fasciste sur les antennes françaises aujourd'hui.
30:33Ça n'existe pas.
30:34Simplement pour ces gens-là,
30:35toute parole qui est différente de la leur
30:39devient une parole de droite, d'extrême droite ou fasciste.
30:42Il y a des députés dont les méthodes parfois s'apparentent
30:45à des méthodes fascistes.
30:46Ils sont à l'extrême gauche.
30:47Ils sont invités, mais ils sont à l'extrême gauche.
30:49Mais qui est surtout Merwan Ben-Lazare
30:52qui était intervenu dans l'émission C'est ce soir ?
30:56Pas C'est ce soir, c'est à vous.
30:57C'est à vous.
30:58L'émission d'Anne-Elisabeth Lemoyne.
30:59Et on avait découvert les tweets qu'il avait écrits
31:02ou les prises de position qu'il avait eues.
31:04Ce qui fait qu'il avait été débarqué par Madame Dati.
31:08Souvenez-vous.
31:08C'est quand même quelqu'un qui a dit
31:10« La place d'une femme est à la demeure auprès de son père.
31:13Craint ton seigneur. »
31:14C'est ce qu'il avait écrit en 2021.
31:16Il avait également écrit
31:17« Une femme pour me faire à manger.
31:19Mes frères en islam,
31:21qu'Allah vous éloigne des femmes arabes à 10 000 kilomètres.
31:23Les femmes, sans le ménage, vous seriez des... »
31:27Oui, vous seriez des grosses.
31:29Voilà ce que déclare ce monsieur.
31:31Et c'est censé être.
31:32Alors, il avait été viré de ces tavous,
31:35mais il l'a gardé sur France Inter.
31:38Ce qui est assez étrange.
31:39Mais le président de la commission a réagi.
31:44Et vous allez découvrir avec beaucoup d'ailleurs de célérité
31:48et beaucoup de précision.
31:50Il a dit « Monsieur Merwan Benlazard,
31:52votre appel à la censure politique
31:53et au cordon sanitaire médiatique sous couvert d'humour
31:56dans l'émission Zoom, Zoom Z sur France Inter est grave et inacceptable.
32:00La loi oblige l'ensemble des médias audiovisuels
32:02à fortiori public de respecter le pluralisme politique
32:05qui est un pilier de notre démocratie.
32:07Ces propos ont été relayés sur les réseaux sociaux de France Inter.
32:11Je proposerai au rapporteur et au bureau de la commission d'enquête
32:13de convoquer Mathieu Noël, le producteur de l'émission,
32:16le rédacteur en chef, ainsi que le directeur du numérique
32:18et la présence et la personne chargée des réseaux sociaux de France Inter. »
32:22Richard Millet.
32:23Si je ne craignais d'être taxé par vous de je ne sais quoi,
32:27je dirais que le plumage de ce monsieur ressemble à son ramage.
32:31Vous voyez ce que je veux dire.
32:33J'ai l'impression qu'il sort de Raqqa pour venir prêcher la parole islamique.
32:38Bon, islamiste, pardon.
32:41Maintenant…
32:42Je réfléchis toujours si je dois modérer ou pas dans ces cas-là.
32:44Non, mais c'est drôle.
32:45Bon, oui.
32:46Non, mais il s'en prend un islamiste.
32:48Je vais me faire l'avocat de notre ami.
32:50Non, mais je pense toujours à l'arcom.
32:51Je veux dire, je pense à l'arcom.
32:53Ah, mais on n'est jamais trop prudents, monsieur.
32:55Parce que l'arcom nous écoute et effectivement est à l'affût
32:59de la moindre parole qui ne serait pas contredite.
33:02Donc effectivement, vous avez souligné le visage de ce monsieur
33:07et vous y avez vu entre son visage et des idées, une passerelle.
33:10Voilà.
33:10Je voudrais aussi dire que ce qu'il dit sur la Belgique est extrêmement terrifiant.
33:15Mais c'est vrai.
33:16Oui, c'est vrai.
33:17Est-ce qu'on pourrait développer un peu ?
33:18Il voudrait, il a quelque chance d'y arriver, que la France devienne la Belgique à tous égards,
33:25y compris sur le plan de la pensée.
33:29C'est eux qui avaient censuré Trump.
33:31Ils ont pris en dégale.
33:33Non, mais je veux dire, il s'est passé quelque chose de beaucoup plus grave encore que cette histoire-là.
33:37C'est que Mme Charline Van Aenecker a encore récidivé hier.
33:40C'est une Belge pourtant.
33:41Oui, mais...
33:42Il n'y a pas eu de secondos sanitaires.
33:43Voilà, mais elle a récidivé hier.
33:46Elle n'a pas aimé, elle a fait ce que j'appelle de l'humour à sens unique.
33:50Elle n'a pas aimé qu'on fasse une perquisition dans une librairie qui vendait des ouvrages antisémites pro-palestiniens,
33:59du fleuve à la mer.
34:00Et donc, elle s'est essayée encore faussement à l'humour.
34:03Et elle disait oui.
34:04Elle disait oui, c'est peut-être antisémite, c'est peut-être pas antisémite.
34:07Mais elle en riait beaucoup.
34:09Et c'est une récidiviste.
34:10C'est elle qui a dessiné des moustaches de Hitler aux juifs Zemmour.
34:15Et elle avait beaucoup apprécié aussi que Guillaume Meurice traite Netanyahou de nazi sans prépuce.
34:22Mais apparemment, elle a un sentiment d'impunité extraordinaire.
34:27Elle sait que la commission d'enquête est en cours.
34:29Alors, ça ne la dérange pas de mettre une troisième couche.
34:33Elle sera convoquée ?
34:34Je le suggère.
34:35Je n'ai pas entendu son nom dans les personnes convoquées par la commission d'enquête.
34:39Pour l'instant, je ne crois pas qu'elle soit convoquée.
34:42C'est la direction de Mme Bandonecker.
34:44Alors, elle a eu du succès, visiblement.
34:46Les gens peuvent l'écouter.
34:47Mais c'est absolument pas drôle.
34:48Mais c'est la direction qui est responsable de Mme Bandonecker.
34:51C'est vraiment pas drôle du tout.
34:52Non mais là, au courage.
34:53Quand mon pauvre ami Ardisson, elle avait beaucoup réglé.
34:57Oui, mais parce qu'elle n'est pas très...
34:59Il faut qu'elle soit seule.
35:01Sinon, elle n'a aucun répondant.
35:03Oui, voilà.
35:05Ces gens n'ont pas beaucoup de talent.
35:07Ni courage.
35:08Et pas beaucoup de répartis non plus.
35:10Donc, effectivement, ils sont avec des oreillettes, certains.
35:14Et puis d'autres...
35:15Sur d'autres chaînes.
35:15Sur d'autres chaînes.
35:16Au sous-sol.
35:17Ils sont...
35:17Dans le sous-sol.
35:19Et ils sont effectivement seuls, comme vous le dites.
35:26Mais au-delà de ça, ça pose une question quand même, qui est celle de l'argent public.
35:29Si M. Benlazard ou Mme Bandonecker veulent faire des chroniques humoristiques sur d'autres chaînes,
35:33qui ne soient pas des chaînes de services publics, ils ne le voient pas.
35:36Ils peuvent le faire.
35:37Ils vont chez Nova.
35:37Ils vont chez le quotidien.
35:40Ils les accueilleront sans doute sans aucun problème.
35:42Mais moi, le sujet, c'est que je ne veux pas que mes impôts et les impôts de certains de mes concitoyens
35:46qui considèrent que cet argent est mal utilisé aillent dans ce genre de chroniques
35:49qui ne sont pas des chroniques humoristiques, qui sont des chroniques militantes
35:52et qui font la part belle aux idées.
35:55Là, ce ne sont pas des idées de gauche, c'est des idées d'extrême gauche.
35:57Mais on est même au-delà.
35:58Je vous rappelle ce M. Benlazard et ce qu'il a déclaré.
36:02Et lorsqu'il était allé sur l'émission C'est à vous, on avait retrouvé ça sur les réseaux sociaux.
36:07La place d'une femme est à la demeure auprès de son père.
36:11Je trouve ça extraordinaire.
36:13C'est le privilège.
36:15Je ne sais pas si c'est le privilège rouge.
36:17C'est le privilège vert.
36:18Oui, de toutes les couleurs.
36:21Mais c'est absolument incroyable.
36:23Pardonnez-moi, mais de la part de ceux qui le reçoivent à l'entête,
36:25il y a une forme de soumission et de diminution.
36:27Parce qu'il s'est passé des paroles pareilles.
36:29Je trouve ça absolument ce qu'on a l'eux.
36:31Oui, bien évidemment.
36:32En plus, ce n'est vraiment pas drôle.
36:34Oui, ce n'est vraiment pas drôle.
36:36Mais ZoomZoomZen, c'est une des émissions les plus d'extrême-gauche à la France Insoumise.
36:41Mais la Terre au Carré, c'est une émission de militants écologiques.
36:48Madame Tondelier, la pseudo-écologie.
36:50Oui.
36:51Tout le monde à gauche, ils sont presque à droite.
36:53Bon, le 49-3, sans surprise, les Républicains.
36:58Alors, le plus terrible, vous voyez, ça a été lorsque j'ai entendu que M. Wauquiez réfléchissait à l'idée peut-être de voter la censure.
37:08Là, j'ai dit vraiment, ça part mal.
37:10Et Chara disait qu'on ne manquait pas de cerveau, mais par contre...
37:13Mais non, mais vous voyez, il a quand même voulu introduire l'idée qu'il n'était pas tout à fait...
37:18Tout le monde savait qu'il ne voterait pas la censure.
37:21Oui.
37:21Mais il a un souci, Laurent Wauquiez, c'est qu'il prend les gens pour des imbéciles.
37:27Alors ça, ce n'est pas grave, quand ça ne se voit pas.
37:30Pourquoi pas ?
37:31Mais lui, ça se voit.
37:34Et ça, à mon avis, ce n'est pas une bonne chose.
37:37Quand l'autre voit que tu le prends pour un imbécile, ce n'est pas...
37:40Il y a des personnes politiques qui souffrent le plus du procès en insincérité.
37:42Parfois, il est assez justifié.
37:44Là, en l'occurrence...
37:46Quand vous défendez la retraite à 65 ans depuis des années,
37:49la baisse drastique des dépenses publiques
37:51et que vous avez 18 députés de votre parti et de votre groupe
37:56qui votent le budget de la Sécurité sociale,
37:59qui enterrine la suspension de la réforme des retraites,
38:01on peut logiquement avoir un débat sur votre sincérité, oui.
38:05Écoutez, Elodie Huchard, qui était à l'Assemblée nationale aujourd'hui,
38:08le 49.3 est passé.
38:12Après 350 heures de débat sur les deux textes budgétaires,
38:15le Premier ministre a donc activé l'article 49.3.
38:18Il s'en est expliqué, reconnaissant qu'il y avait notamment
38:21le Rassemblement national et la France insoumise
38:23qui ne voulaient pas de compromis.
38:25Ils devront s'expliquer devant les Français, a dit Sébastien Lecornu.
38:28Il a vu aussi que les communistes, les écologistes
38:30ne participaient plus aux réunions.
38:31Et donc, la seule solution, a-t-il estimé,
38:34était de dégainer cet article 49.3.
38:36C'est désormais chose faite.
38:37Les prochaines étapes, maintenant, d'abord, ce vendredi, à 9h,
38:40il y aura l'examen de deux motions de censure.
38:43Celle déposée par la gauche, la France insoumise,
38:44l'écologiste et les communistes.
38:46Et puis, celle déposée par le Rassemblement national
38:49pour la première étape.
38:50Parce qu'ensuite, il faudra de nouveau activer
38:52par deux fois l'article 49.3
38:54et donc s'exposer à deux autres motions de censure.
38:57Bon, calendrier.
39:00Calendrier, les motions de censure seront débattues vendredi.
39:04Donc, ce qui fait qu'elles ne seront pas adoptées naturellement.
39:06Donc, le budget sera considéré comme adopté vendredi.
39:09Vendredi, la France aura un budget, voilà.
39:10Bon, c'est un budget avec des hausses des taxes.
39:13Pour les plus grandes entreprises.
39:15Pas que des impôts pour les ménages, pardonnez-moi.
39:18La CSG.
39:19La CSG augmente sur les assurances vives de 9.6 à 10.6.
39:24Donc, ce n'est pas rien.
39:26Alors qu'on avait pris le président de la République
39:28à jeter à la poubelle sa réforme des retraites.
39:34C'est quand même incroyable.
39:36Il s'était engagé à moins faire payer les entreprises.
39:39À l'arrivée, elles vont davantage payer.
39:41Que vaut la parole d'Emmanuel Macron ?
39:43Mais on pourrait dire que vaut la parole...
39:45Mais la parole du président de la République, pardon,
39:47elle ne vaut rien.
39:47Il n'a pas de majorité.
39:48Donc, il n'est plus en capacité de faire des promesses, pardon.
39:51Mais la parole du président de la République
39:53concernant la politique nationale ne vaut plus rien.
39:56Il n'est plus majoritaire.
39:57Donc, il ne peut plus faire de promesses.
39:59Économisez votre temps.
39:59N'écoutez plus le président de la République
40:01quand il parle de la politique nationale.
40:03Il est minoritaire.
40:04Il y a quand même une grosse hésitation.
40:06C'est ce que je vous disais hier soir
40:07chez les sénateurs des Républicains
40:09qui, eux, ont peut-être un petit peu plus de conviction
40:11et sont peut-être un peu plus sincères
40:12que leurs collègues députés
40:13sur le fait de faire une sorte de dernier barou de donneur
40:16parce que le 49.3, le 1er,
40:17s'applique en première lecture à l'Assemblée
40:19mais le 49.3 ne s'applique pas au Sénat.
40:21Et donc, vous pouvez avoir des sénateurs
40:22qui ont envie de réécrire complètement ce texte,
40:25de supprimer ce dont vous venez de parler.
40:27Mais depuis hier, vous n'avez pas eu les informations ?
40:29Il y a eu une réunion de groupe ce matin
40:31et il y a eu un débat farouche.
40:34C'est quasiment 50-50 aujourd'hui
40:35entre ceux qui veulent réécrire le texte.
40:37Donc, M. Rotailloux est plus de ce côté-là.
40:39Et les autres qui disent
40:40de toute manière, on ne va pas enliser,
40:42ils font absolument un budget pour le pays.
40:44Donc, les informations qu'on a,
40:46c'est qu'il y a eu un gros débat
40:47et que le débat n'est pas encore fixé.
40:49Mais s'il y a ça,
40:50ça va être très dur pour Sébastien Lecornu
40:52parce qu'il y aura une situation d'enlisement.
40:54Bon, écoutez en tout cas
40:55ce que disait M. Lecornu précisément.
40:57Pour le PLF, les choses, vous le savez,
41:02sont désormais bloquées.
41:04Le texte n'est plus votable,
41:06quelles que soient les configurations,
41:08quelles que soient les circonstances.
41:10Or, nous considérons que la France
41:12doit avoir un budget.
41:14Le Parlement ne pouvant pas prendre
41:16sa responsabilité jusqu'au bout
41:18que de donner un budget à la nation
41:20à cause malheureusement d'agissements
41:22sur différents groupes liés
41:24à l'action politique
41:26de différents groupes politiques ici
41:28qui devront en rendre compte
41:30devant les Françaises et les Français
41:32et devant l'histoire.
41:34Le gouvernement engage sa responsabilité
41:37sur la partie 1 des recettes
41:39du projet de loi de finances pour 2026.
41:42Écoutez, ça fait 4 mois
41:44qu'on débat du budget en France.
41:46Il faut effectivement sortir de tout ça.
41:47Moi, je rejoins le Premier ministre.
41:49Il faut qu'on ait un budget.
41:50Non, mais l'élection...
41:50Pardon, mais Pascal.
41:51L'élection présidentielle, c'est dans un mois.
41:53Dans un an.
41:54Dans un an, on va...
41:55Qu'est-ce que ça veut dire
41:55« Je rejoins le Premier ministre ? »
41:56C'est quoi cette phrase ?
41:57Non, mais...
41:58Non, mais...
41:59Non, mais...
41:59Non, mais...
42:00Non, mais pardon, mais...
42:01Sur ce...
42:02Mais que veut dire cette phrase ?
42:03Je rejoins le Premier ministre.
42:05Je ne vous demande pas
42:06de rejoindre ou pas le Premier ministre.
42:07Mais c'est...
42:07Il va à Matisse.
42:08C'est trop...
42:09Mais non, je rejoins le Premier ministre
42:11dans ses propos.
42:11Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?
42:13Je...
42:13Mais ce n'est pas le sujet.
42:14Je ne vous demande pas
42:15ce que vous en pensez.
42:16Mais c'est...
42:16Est-ce que les Républicains
42:18qui ont voté...
42:20Qui n'ont pas voté la censure ?
42:22Est-ce que, par exemple,
42:22ce qui m'intéresse,
42:23qu'en pense l'électorat des Républicains ?
42:25Ça, ça m'intéresse.
42:27Alors, je pense précisément
42:28que l'électorat se dit
42:29« Ça fait quatre mois
42:30qu'on débat du budget.
42:31Ça suffit. »
42:31Vous croyez qu'il se pense ça ?
42:32Oui, je pense.
42:33Dans un an, il y a une élection...
42:33Je peux me penser.
42:34Ça vient d'où ?
42:35Dans un an, il y a une élection présidentielle.
42:37On va trancher toutes ces questions-là.
42:38La réforme des retraites, évidemment...
42:39Alors, il ne fallait pas partir
42:41pendant trois mois.
42:42Alors, il faut le dire tout de suite.
42:43Mais il a laissé le Parlement travailler.
42:44On ne va pas lui reprocher ça,
42:45maintenant, quand même.
42:46La réforme de l'électeur...
42:47Non, mais...
42:47Il a laissé le Parlement travailler
42:48pendant quatre mois.
42:49Non, mais...
42:49Écoutez.
42:51J'allais dire,
42:51vous n'êtes pas sérieux.
42:52Mais si, très...
42:53Non.
42:53Il y a des entreprises
42:54qui vont payer plus d'impôts
42:56avec plus de prélèvements.
42:58On a le pays...
42:59On est le pays le plus taxé au monde.
43:01Et on rajoute des taxes.
43:03Vous avez les ménages.
43:04Et vous, vous arrivez...
43:05L'Europe 1...
43:06Vous êtes comme les autres.
43:07En fait, vous arrivez ce soir,
43:09au lieu de dire ce que j'attends
43:10quand même d'un éditorialiste politique,
43:12de dire ce bilan et ce budget...
43:14C'est ce que j'ai dit pendant trois mois.
43:16Je l'ai dit pendant trois mois.
43:17Et vous démissionnez.
43:18Et vous dites,
43:19je rejoins le Premier ministre.
43:20Je dis, maintenant, ça suffit.
43:21Oui, je dis, maintenant,
43:22il faut avancer.
43:23Et l'élection présidentielle
43:24ne vient pas trancher tout ça.
43:25Mais pardonnez-moi.
43:26Là encore,
43:27je voudrais que vous mettiez en perspective
43:29que le PS pèse moins de 2%.
43:31dans ce pays,
43:32qu'il a tous les postes,
43:33conseil constitutionnel,
43:35conseil d'État,
43:36conseil cours des comptes,
43:38et que vous avez un budget socialiste.
43:40Je veux bien le redire pendant un an.
43:41Et que vous avez un président de la République
43:43qui retourne d'où il est venu,
43:44c'est-à-dire à gauche.
43:45Et que vous avez un président de la République
43:47qui abandonne tout
43:48au nom de rester à sa place,
43:50régner pour régner.
43:51Et vous, vous acceptez ça en disant
43:53c'est dans un an.
43:54Je suis d'accord avec vous.
43:57Pardonnez-moi.
43:58Non, vous n'êtes pas d'accord avec moi
43:59puisque je trouve extraordinaire en fait.
44:03Alors je trouve ça,
44:04Johan,
44:05vous connaissez l'amitié
44:07que j'ai pour vous et l'estime.
44:08Je vous ai dit tout ça
44:09pendant 3 mois, Pascal.
44:10Moi je veux bien
44:10que vous avez un petit peu
44:11pendant un an.
44:12La raison d'être dans le Parlement
44:14c'est de voter un budget.
44:15Ah bah vous aussi vous y mettez.
44:16Mais ils ne le votent pas.
44:17Mais non, mais c'est pas ça.
44:18D'accord, on passe au 49-3.
44:20Bah oui, ils ne le votent pas.
44:21Il va y avoir un budget,
44:22oui, c'est un très mauvais budget.
44:23Mais je demande aux gens
44:23d'avoir un peu de...
44:24Oui, c'est un très mauvais budget.
44:25Le Parti socialiste est puissant.
44:27Je demande aux gens
44:27d'avoir un peu de colonne vertébrale
44:29sur leur vidéo.
44:30Je sais bien, mais vu l'état
44:32de l'Assemblée, c'est pas possible.
44:35La seule colonne vertébrale
44:37qui a l'Assemblée,
44:38c'est du côté de la France insoumise
44:39et du Rassemblement national
44:40qui sont des oppositions
44:41qui sont extrêmement concrètes.
44:43Ça fait maintenant 4 ans
44:44que les LR et l'EPS vous disent
44:46qu'il y en a marre d'Emmanuel Macron,
44:48qu'il faut arrêter.
44:49Et ils vont finalement faire quoi vendredi ?
44:50Ils vont sauver Emmanuel Macron.
44:52Ils vont sauver le gouvernement
44:53de Sébastien Lecornu.
44:54Et là, au moins...
44:55J'ai beaucoup d'estime aussi pour Johan.
44:57Je pense que là où il se trompe,
44:58c'est que le débat budgétaire
44:59pour le prochain budget,
45:00il va commencer dès la semaine prochaine.
45:02Sébastien Lecornu,
45:03quand il fera passer ce budget-là,
45:04il va se concentrer
45:05dans l'autre examen budgétaire.
45:07Il va faire comme M. Bayrou,
45:09comme M. Barnier,
45:10commencer déjà à préparer le terrain
45:12parce que Sébastien Lecornu,
45:13il veut aussi un petit peu durer à Matignon.
45:15Ça ne vous a pas échappé.
45:16Donc moi, je ne rejoins pas
45:17le Premier ministre,
45:18mais le débat budgétaire
45:20pour le prochain budget de décembre prochain,
45:22il commence dès demain.
45:23Bon, il est 20h51.
45:24Je rappelle qu'à 20h59,
45:27nous nous quitterons
45:28et que c'est Sonia Mabrouk
45:30avec Laurence Ferrari
45:32qui recevront ce soir
45:34Robert Ménard
45:35pour leur grand rendez-vous
45:37qui lance la présidentielle
45:39depuis déjà plusieurs semaines.
45:42Donc il nous reste 8 minutes
45:43pour évoquer le reste de l'actualité
45:44et notamment le procès
45:46de Marine Le Pen.
45:48Célia Barotte était sur place.
45:52Debout, à la barre pendant presque 5 heures,
45:54Marine Le Pen s'est montrée combative
45:56et a répondu à l'ensemble des questions
45:57posées par la présidente
45:58de la Cour d'appel de Paris.
46:00Elle a reconnu une mutualisation
46:02des assistants parlementaires
46:03mais a nié tout système
46:05de détournement de fonds publics.
46:06Je cite,
46:07« Le terme de système me gêne
46:08car on a le sentiment
46:09d'une manipulation ».
46:11Marine Le Pen a dénoncé
46:12l'absence de conseil
46:13et de contrôle
46:14de la part du Parlement européen.
46:16Je vous propose d'écouter
46:16la réaction de Patrick Maisonneuve,
46:19l'avocat du Parlement européen
46:20en sortie d'audience.
46:21Il y a une vraie contradiction d'ailleurs
46:23à dire un premièrement
46:25que le Parlement n'a pas vérifié
46:27le contenu du travail
46:29des parlementaires
46:30et notamment de leurs attachés parlementaires
46:32et en même temps de dire
46:33que le Parlement
46:35n'aurait pas effectué ce travail.
46:37Le Parlement européen
46:38et l'administration du Parlement européen,
46:40il s'agit d'élus
46:41qui ont été élus
46:42au suffrage universel.
46:44Donc il y a une confiance,
46:46un principe de confiance
46:47qui est fait par l'administration
46:49du Parlement européen.
46:50normalement cette confiance
46:51parce que justement
46:52ce sont des élus,
46:54cette confiance ne peut pas être trahie
46:55et elle a été en l'occurrence
46:57trahie pendant de nombreuses années.
46:59Enfin, durant son audition,
47:01Marine Le Pen a accusé
47:02d'anciens collaborateurs
47:03de mentir
47:04ou de faire de faux témoignages.
47:06Selon elle,
47:06ce serait pour se venger.
47:08Elle a par exemple demandé
47:09à écarter les déclarations
47:10de Sophie Montel
47:11et d'Emerick Choprade.
47:13L'audition de Marine Le Pen
47:14va se poursuivre ce mercredi
47:15à partir de 9h.
47:17Sa défense change quelque chose.
47:19– Oui, sur le plan juridique,
47:22si vous n'avez pas,
47:23sur le plan juridique,
47:24si vous n'avez pas eu l'intention
47:26de commettre un délit,
47:28il n'y a pas de délit.
47:29Donc maintenant,
47:30ils reconnaissent qu'il y a des faits
47:32qui pourraient être répréhensibles
47:33s'ils avaient été intentionnels.
47:36Ils marchent,
47:37ils marchent sur une corde,
47:38c'est sur un fil.
47:40Ce n'est pas facile,
47:41mais c'est jouable.
47:43Je ne suis pas très sensible
47:44à l'argument de l'avocat
47:46de la partie civile.
47:47Oui, on a le droit de dire
47:49que les députés européens
47:51n'ont pas effectué
47:52leur rôle de contrôle.
47:55S'ils avaient effectué leur rôle
47:56dans le raisonnement,
47:57c'est s'ils avaient effectué
47:58leur rôle de contrôle,
48:00alors l'ERN aurait pris conscience
48:04de ce qu'il faisait
48:05et était un délit.
48:06Donc ce n'est pas un argument
48:07totalement irsut.
48:08Mais encore une fois,
48:09ce n'est pas facile.
48:10Ce n'est pas facile,
48:12mais il y a des arguments juridiques
48:13qui vont suivre.
48:14On a enfermé un ancien président
48:16de la République
48:16pour une association de malfaiteurs
48:18en lui reprochant
48:19dans les motivations du tribunal
48:21de ne pas avoir su
48:22ce qu'auraient fait
48:23ses collaborateurs.
48:26Donc évidemment que l'argument
48:28qui est donné,
48:29je n'ai pas l'impression
48:31que la justice aujourd'hui
48:32ne peut pas condamner quelqu'un
48:34qui n'aurait pas été au courant
48:36qu'il commet un délit.
48:37Je pense que pour Marine Le Pen,
48:38ils n'auront pas
48:39cette magnanimité.
48:41On voit bien depuis 2-3 jours
48:42que ce dossier
48:45est extrêmement compliqué
48:46à défendre.
48:47Il y a évidemment
48:48des irrégularités
48:49quand on prend
48:49le règlement stricto sensu
48:51du Parlement européen.
48:52Le sujet, encore une fois,
48:53il est double.
48:54C'est est-ce que Marine Le Pen
48:55savait,
48:56est-ce qu'elle organisait
48:57un système ?
48:58On a plutôt l'impression
48:59quand même que non
48:59dans sa défense.
49:00Et deuxièmement,
49:01c'est la zone grise
49:02de qu'est-ce qu'un assistant
49:04parlementaire européen.
49:06Quand Marine Le Pen
49:07a un assistant parlementaire
49:08qu'elle est à la fois
49:09députée européenne
49:10et qu'elle a une responsabilité
49:12au sein du Front National,
49:13l'assistant parlementaire,
49:14est-ce qu'on considère
49:15qu'il travaille pour les deux,
49:16pour les deux fonctions,
49:17ou est-ce qu'il travaille
49:17uniquement pour la députée européenne ?
49:20Elle travaille pour les deux.
49:21S'il n'y avait pas
49:22l'inéligibilité là-dedans,
49:23on s'en ficherait.
49:24Oui, c'est vrai.
49:24La seule chose
49:26qui fait qu'on en parle,
49:27c'est l'inéligibilité,
49:28c'est les conséquences.
49:30Le reste, c'est une affaire...
49:32Il ne faut pas que la peine carcérale
49:34soit importante aussi,
49:35on ne s'en fiche pas.
49:36Oui, mais là, en l'espèce...
49:37L'argument financier
49:39n'est pas non plus indifférent,
49:40non, on ne s'en fiche pas.
49:42Mais le plus important,
49:43effectivement, c'est l'éligibilité.
49:45Alors, je l'ai répété déjà plusieurs fois,
49:46pour le moment,
49:47Marine Le Pen va avoir déjà
49:49une année de passé d'inéligibilité.
49:52Donc, si elle a une deuxième année
49:54jusqu'à l'année prochaine,
49:56si elle était condamnée à deux ans,
49:57par exemple,
49:57elle pourrait se présenter.
49:58Et tout l'enjeu de ce procès
50:00est finalement dans cette inéligibilité.
50:04De la ramener à deux ans, oui.
50:05Oui, effectivement,
50:06le reste a peu d'influence,
50:09en tout cas, peu de conséquences.
50:11À Strasbourg, aujourd'hui,
50:13il y avait des agriculteurs
50:14qui avaient fait le déplacement.
50:17Ils sont toujours en colère,
50:18vous le savez.
50:18Je vous propose de voir
50:19le sujet du jour.
50:22Des centaines de tracteurs
50:23et quelques 5 000 agriculteurs
50:25réunis à Strasbourg.
50:27Après plusieurs heures de route,
50:28ils se sont retrouvés
50:30pour la manifestation
50:31de la dernière chance
50:32pour montrer qu'ils sont toujours
50:34en colère et inquiets
50:35pour leur avenir.
50:36Cette signature d'un accord
50:38qui est abominable,
50:40qui va avoir des résultats
50:41irréversibles sur notre agriculture
50:42et qu'on ne peut pas rester
50:47les bras croisés
50:48ou rester dans notre exploitation.
50:50Les Allemands,
50:50ils veulent exporter des bagnoles,
50:52oui, mais nous, non.
50:54On ne veut pas faire rentrer
50:55des OGM,
50:57des antibiotiques
50:58et puis de la malbouffe.
50:59Cette mobilisation s'est aussi
51:01et surtout pour maintenir
51:02la pression sur les eurodéputés.
51:05Demain,
51:05ils doivent se prononcer
51:06sur un renvoi de l'accord
51:08devant la Cour de justice
51:09de l'Union européenne.
51:10On appelle tous les eurodéputés
51:12à se saisir de la question,
51:14y compris peut-être d'ailleurs
51:15certains qui pourraient être
51:16en faveur du Mercosur
51:17parce que se poser la question
51:18de savoir si cet accord,
51:20oui ou non,
51:20est conforme aux droits européens,
51:22ça nous questionne.
51:23Au-delà de l'accord
51:24avec le Mercosur,
51:25les manifestants
51:26demandent également
51:27des nouvelles du financement
51:28de la politique agricole commune
51:30et réclament
51:31des mesures de simplification.
51:34C'est un débat qu'on a eu
51:35et qu'on aura encore,
51:37les agriculteurs
51:37qui se mobilisent.
51:39Arnaud Rousseau a dit
51:40nous continuons le combat
51:41car les mesures juridiques
51:42défendues par le gouvernement français
51:43ne sont pas satisfaisantes.
51:45Ce traité représente
51:46un réel risque
51:47de déstabilisation
51:48du marché
51:49pour les paysans européens.
51:50Le manque de stratégie
51:51et de vision agricole
51:52en Europe et en France
51:53fait que l'on se fait laminer.
51:55Les Français sont très sensibles
51:57à leurs agriculteurs,
51:59l'agriculture.
52:01C'est la France.
52:02La France a surtransposé
52:04la réglementation européenne
52:05et a mis beaucoup de choses
52:06en œuvre
52:07pour qu'on se fasse battre.
52:08Ça, ce sont les propos
52:09de Arnaud Rousseau.
52:11Nous restons très préoccupés.
52:12Nous serons extrêmement vigilants
52:15à ce que les coûts de production
52:16soient respectés.
52:17Mais je le répète,
52:18pourquoi ce sujet
52:19touche-t-il tant nos compatriotes ?
52:22Parce qu'ils ont le sentiment
52:23que les agriculteurs,
52:24plus encore que d'autres professions,
52:27incarnent la France.
52:28Oui, c'est ce qui nourrissent
52:30les Français,
52:30mais c'est surtout aussi
52:31l'impuissance politique
52:32qu'on a vue
52:33et les mensonges
52:33qui ont beaucoup heurté.
52:35C'est en effet ce côté
52:36on soutient de manière
52:38extrêmement massive
52:39les agriculteurs.
52:40C'était quasiment 9 Français
52:41sur 10
52:41qui soutenaient les agriculteurs.
52:43Et puis ensuite,
52:43c'est les mensonges
52:44d'Emmanuel Macron
52:45qui vous dit un jour
52:45le Mercosur,
52:46c'est très bien,
52:46le lendemain,
52:47le Mercosur,
52:48ce n'est pas bien.
52:48Et le fait que l'Union européenne
52:51décide comme il le souhaite
52:53que le Mercosur va passer,
52:55même si la France,
52:56qui est le pays plus important
52:57de l'Union européenne
52:58est contre.
52:58Ce n'est pas qu'ils ne nourrissent,
53:02c'est qu'ils sont
53:02les racines de la France.
53:04Le symbole, il est là.
53:05Il y a quelque chose
53:06de symbolique dans ce combat.
53:08Vous avez parfaitement raison
53:09et c'est pourquoi
53:09on en parle très souvent.
53:11C'est la raison pour laquelle
53:11les intellectuels
53:13ne s'y intéressent pas.
53:15Montrez-moi les intellectuels
53:16de gauche notamment
53:17qui s'intéressent
53:17aux paysannes,
53:19il n'y en a pas du tout.
53:20Même les colos.
53:21Et le monde médiatique
53:22effectivement ne s'intéresse pas
53:23non plus à cela
53:24parce que...
53:25Il n'y a pas de la mort.
53:26Oui, ce n'est pas glamour
53:27mais c'est autre chose.
53:29Là pour le coup,
53:29c'est l'analyse souvent
53:30de Gilles William
53:31qui est bonne.
53:31C'est la France d'avant.
53:32Bien sûr.
53:33C'est la France
53:33qu'il faut oublier.
53:35C'est la France...
53:36C'est la France...
53:37La France...
53:37Voilà.
53:38Oui et puis...
53:39Pas de l'amour.
53:39Oui, oui.
53:41Il est 20h59
53:43et je veux vous remercier.
53:45L'émission a été
53:45un petit peu plus longue
53:46que d'habitude
53:46parce que Donald Trump
53:48parlait
53:48et je remercie une nouvelle fois
53:49d'ailleurs Christine Kelly
53:50qui avait dû partir du plateau
53:52plus rapidement
53:53que prévu
53:54et l'ensemble de ses invités.
53:56Robert Bénard
53:56dans une seconde.
53:57C'est la France en face.
53:58La France en face.
53:59Et c'est Laurence Ferrari
54:00qui est ce soir
54:01avec Sonia Mabrouk.
54:03Passez une excellente soirée
54:04et rendez-vous demain matin.
54:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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