- il y a 12 heures
- #sudradio
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-05-27##
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##VV_PARLER_FRANCE-2026-05-27##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00On va faire une annonce pour demain soir, ce sera une émission un peu spéciale des vraies voix font parler
00:04la France.
00:04Tout à fait Philippe, on va parler automobile puisqu'on sera avec Mobiliance, je vous laisse annoncer cette soirée.
00:10On va parler de plein de sujets concernant le prix des carburants, tout ce qui concerne les mobilités.
00:15Qui vous concernent tout simplement.
00:16Qui vous concernent et vous avez déjà des questions à poser, comme on sait vous êtes très nombreux à réagir
00:20sur l'automobile,
00:22notamment avec On parle auto qu'on retrouve tous les week-ends avec Laurence Perrault et Jean-Luc Moreau.
00:26Vous pouvez nous envoyer un SMS au 728 avec le mot VV ou bien par mail avec jeparticipe-sudradio.fr,
00:34c'est facile à trouver.
00:35Vous nous laissez les questions que vous voulez poser, des petits commentaires et nous on vous lira à l'antenne
00:38demain.
00:39Et puis on pourra même vous donner la parole au 0826 300 300 Philippe.
00:42Absolument, mais ce soir émission, standard.
00:45Standard, standard avec Zach au standard d'ailleurs.
00:47Exactement, j'étais sûr que vous alliez reprendre là-dessus.
00:50Je deviens prévisible, il faut que je m'en inquiète Philippe.
00:53Qui vous a inspiré à un tel sens de l'apropos et du calembour ?
00:56Un homme habillé tout en orange.
00:57Philippe Bilger.
00:59Est-ce qu'il faut le savoir, vous êtes habillé exclusivement en orange, Philippe ?
01:03C'est vrai.
01:04C'est flashy.
01:05C'est clair.
01:05C'est flashy.
01:06Voilà, si vous avez perdu un cône de la DDE, c'est sûrement Philippe David qui est assis à côté
01:10de moi.
01:10Bref.
01:11Cône, c'est eau, action, circonflexe, anne.
01:14Oui, on est d'accord.
01:15Alors, on va reparler ce soir des fortes chaleurs puisque vous êtes sûrement malheureusement impacté par ces fortes chaleurs.
01:20David, soyez très prudent, buvez de l'eau, hydratez-vous, c'est important.
01:24Restez à l'ombre si vous êtes avec des personnes fragiles, prenez des nouvelles.
01:27Et donc, 17 départements placés en vigilance orange, fortes chaleurs pour la journée de demain.
01:32Philippe, on va donner la parole aux personnes qui veulent témoigner.
01:34Est-ce que vous supportez bien cette chaleur précoce ?
01:37Encore une fois, est-ce que vous pensez qu'on en fait parfois un peu trop ?
01:39Je pense par exemple aux bacs, aux épreuves de bacs ou de brevets qui sont parfois annulés ou repoussés à
01:45cause des fortes chaleurs.
01:46Est-ce qu'on en fait trop ?
01:47Vous nous le dites, 0826 300 300.
01:49Et puis un autre sujet, le périscolaire, Philippe, puisque depuis plusieurs semaines maintenant, plusieurs mois,
01:53on parle de cas d'animateurs qui sont visés pour des enquêtes, des faits présumés d'agressions sexuelles sur des
01:59mineurs.
01:59Alors, est-ce que vous avez toujours autant confiance dans ces personnes qui encadrent vos enfants ?
02:03Vous êtes parent, vous avez déjà été victime ou témoin de ce genre d'affaires,
02:070826 300 300, Philippe.
02:09Et un dernier sujet, est-ce que vous pensez que vous êtes mal payé au travail ?
02:12Eh bien ça, c'est un vrai sujet, puisqu'avec l'augmentation du SMIC,
02:15certaines branches vont être en dessous du SMIC en ce qui concerne le salaire minimal.
02:1970% des branches, c'est quand même énorme.
02:21Elles auront des minimas inférieurs après la revalération du SMIC, pardon.
02:26Pareil, on en parle 0826 300 300, puis tout de suite, les fortes chaleurs avec Hervé de Bordeaux.
02:31Non, c'est Marie-Christine qu'on a.
02:32Allez, Marie-Christine, j'avais une chance sur deux.
02:33Bonsoir Marie-Christine.
02:35Bonsoir Marie-Christine.
02:36Bonjour, bonsoir à vous, à vos auditeurs.
02:39Vous êtes d'Eure et Loire.
02:40Alors vous avez voulu parler de ces fortes chaleurs, Philippe ?
02:42Oui, l'Eure et Loire, c'est la bosse.
02:44Est-ce que le blé commence à bien pousser avec ces chaleurs,
02:47ou est-ce qu'il est en train de cuire ?
02:49Non, non, il pousse, il pousse, il pousse.
02:52L'effort de chaleur ne peut que l'aider à se développer et à blondir comme il faut.
03:02Oui.
03:03Comment est-ce que vous vous adaptez ?
03:04Vous avez une maison climatisée, vous travaillez encore, vous avez la clim au bureau.
03:09En voiture, aujourd'hui, pratiquement tout le monde a une voiture climatisée, d'ailleurs qu'elle est un peu récente.
03:12Comment est-ce que vous vous organisez, Marie-Christine ?
03:15Alors, ma maison n'est pas climatisée, en revanche, j'ai un brasseur d'air qui est très efficace.
03:20Un brasseur d'air, excusez-moi, c'est quoi ça ?
03:22C'est un ventilateur au plafond, voilà.
03:26Ah, vous appelez ça un brasseur d'air, je ne connaissais pas ce mot, excusez-moi.
03:29Oui, dans les pays chauds, on appelle ça un brasseur d'air, oui.
03:35D'accord.
03:36C'est très agréable.
03:39Alors, bien entendu, dans ma voiture, j'ai la clim,
03:41et ça, il me semble que c'est un...
03:44Les voitures devraient obligatoirement avoir la clim pour des raisons de sécurité.
03:49C'est vrai.
03:50C'est autre chose, voilà.
03:52Sinon, comment je vis ?
03:53Non, je ne travaille plus, je suis à la retraite,
03:57donc je limite un petit peu mes déplacements.
04:02Et puis, mon Dieu, on attend que ça passe, ça n'a rien de catastrophique.
04:08En revanche, je comprends qu'on soit obligé d'adapter les horaires de travail,
04:14notamment pour les ouvriers qui travaillent, je ne sais pas, à l'extérieur,
04:22qui font les routes, qui font les toitures, etc.
04:25D'ailleurs, c'est ce qui se fait déjà spontanément,
04:29donc je ne comprends pas pourquoi il y a une excité à la télé
04:32qui veut absolument réglementer ça,
04:35alors que tout se passe de façon tout à fait cordiale
04:40dans les entreprises de ce type, voilà.
04:46Maintenant, moi j'en ai assez d'entendre parler du climat machin,
04:54le dérèglement climatique, etc.
04:57Il n'y a pas de dérèglement climatique.
05:00Il y a un changement climatique, oui.
05:01Oui, mais enfin, ça fait des millions d'années
05:04que la Terre, qui est une matière vivante,
05:07qui subit des glaciations, des réchauffements, etc.
05:12Et ça n'a rien à voir avec l'activité humaine.
05:17C'est comme ça, ce n'est pas autrement.
05:20Donc, ceux qui nous parlent de dérèglements climatiques et autres,
05:26c'est pour des raisons tout à fait idéologiques pour casser la...
05:32Alors, il y a un consensus qui fait qu'il y a une période de réchauffement.
05:35Ça, c'est clair, parce qu'on le sent.
05:38On n'a jamais eu un mois de mai avec de tels pics de température.
05:41Ça, c'est clair.
05:42Bien entendu, mais ça a toujours été comme ça.
05:44Et puis, rappelez-vous, dans les années 70,
05:47les grands esprits...
05:47La sécherette de 76 ?
05:50Non, non, non, non.
05:51Dans le 76, on a eu une canicule aussi.
05:55D'ailleurs, la définition de la canicule,
05:58c'est que la température ne baisse pas la nuit.
06:01Or, en ce moment, la température baisse la nuit.
06:05Ça, c'est vrai.
06:06Donc, on ne parle pas de canicule.
06:09Là, maintenant, on emploie des mots dans tous les domaines
06:14qui ne correspondent pas à leur définition précise.
06:18Marie-Christine, restez avec nous dans l'heure éloire,
06:22parce qu'on va mettre le cap au sud, François-Louis.
06:23On est vraiment très au sud de l'heure éloire.
06:25On met souvent très vite le cap au sud, Philippe.
06:27J'ai l'impression qu'on va avoir Pierre de Toulouse
06:29qui est avec nous.
06:30Bonsoir, Pierre.
06:30Bonsoir, Pierre.
06:32Bonsoir, Philippe.
06:33Du côté de Toulouse, la ville rose,
06:34comment ça se passe au niveau de ces fortes chaleurs ?
06:37Est-ce que déjà, Pierre, chez vous, ça se passe bien ?
06:39Est-ce que vous êtes climatisé ?
06:41Est-ce que vous n'avez pas trop chaud ?
06:42Dites-nous tout.
06:43Toulouse qui a eu pendant des années,
06:44je ne sais pas si elle l'a encore,
06:45le record de chaleur en France
06:46avec 44,1 degrés, je crois.
06:49Ça a été pendant longtemps, le record.
06:51Mais je me demande si ça n'a pas été battu récemment.
06:53On vous écoute, Pierre.
06:55Oui, mais Toulouse, c'est une cuvette.
06:57Donc, c'est ça le problème.
06:59Et cuvette, bon, maintenant, c'est bétonné,
07:02macadamisé, tout ce qu'on veut.
07:04Après, bon, moi, je suis dans la campagne
07:06autour de Toulouse.
07:07Alors, je n'ai même pas mis...
07:09Sans indiscretion, je connais bien Toulouse.
07:11Il faudrait avoir passé quasi la moitié de ma vie.
07:13Vous êtes dans quel coin ?
07:14Verfeuille.
07:15Verfeuille, ah oui.
07:15Donc, en allant vers Lavore, au nord.
07:17Voilà.
07:18Très bien.
07:18Voilà.
07:19Et on se connaît, Philippe.
07:20Ah bon ?
07:22Ah, ben, peut-être.
07:23On s'est peut-être croisés dans mon ancienne vie.
07:25Mais je vous écoute.
07:26On s'est vus au tabac la dernière fois.
07:29Ah, ça y est.
07:30Je me rappelle très bien, Pierre.
07:32Oui, au Troie-Cocu.
07:33Et c'était le long du quartier où nous étions avec François Louis.
07:35Je me rappelle de vous, très bien.
07:36Il a retenu, Sussi.
07:37Puisé, je connais cette voix.
07:39Voilà.
07:41Oui, alors, pas besoin de climatiser.
07:44Ce qu'il faut, c'est faire comme les anciens.
07:46Fermer déjà les volets toute la journée de la maison.
07:51Après, laisser un petit jour et ouvrir côté nord, laisser fermer côté sud.
07:56Et ensuite, bon, moi, je sors de la maison.
08:00Ce week-end, j'étais à Lecat.
08:02J'ai cuit un peu parce qu'on a fait du bateau.
08:06Donc, on a profité de la mer qui était magnifique.
08:10Un vrai lac.
08:10Et puis, excusez-moi, mais à Lecat, il y a toujours du vent.
08:13Sinon, il n'y aurait pas autant de surf.
08:14Ah bon ?
08:15C'est rare.
08:16Ah non, c'était la pétole complète.
08:18C'était la pétole complète.
08:20Mais on est allé se baigner tous dans la mer.
08:26Parce que la mer, c'était un vrai lac, vu qu'il n'y avait pas de vent.
08:29Enfin, il y avait un léger vent marin, mais très, très, très léger.
08:32C'était quelques kilomètres.
08:34Je vais vous poser une question, Pierre, parce que je connais bien Lecat.
08:38La température de l'eau était à combien, à Lecat ?
08:40Parce que je me suis baigné le plus tôt au mois de mars, à 11 mars.
08:44Je me rappelle encore.
08:44L'eau était à 14.
08:45C'était un peu frais.
08:46La fin mai, elle a combien ?
08:4717, 18, 19, je ne sais pas.
08:50Alors, apparemment, elle est entre 20 et 21 degrés.
08:54C'est très bien pour de la fin mai.
08:56Oui, et puis, c'est agréable, parce qu'avec cette chaleur, c'est agréable de se mettre au frais.
09:02Mais bon, le piège, c'est qu'un peu cramé.
09:08Restez avec nous, Pierre et Marie-Christine.
09:09Je crois que vous avez une info.
09:11Oui, on la donne avant la pub, et puis après, on va se retrouver très vite.
09:14Le record, pour ceux qui s'intéressent, c'est à Vérac, si je le prononce bien, dans l'Héros,
09:20avec 46 degrés enregistrés en 2019.
09:22C'était le 28 juin, Philippe.
09:23Oui, et avant, c'était Toulouse qui avait le record, je crois.
09:26Peut-être, je ne l'ai pas, mais Vérac, pour ceux qui...
09:28Je m'excuse pour la prononciation, mais voilà, c'était le record national.
09:30Et ça l'est toujours, d'ailleurs.
09:31Alors, excusez-moi, 46 degrés, là, c'est vraiment très chaud.
09:34C'est très, très chaud.
09:35Allez, on se retrouve tout de suite, on continue à parler de ces fortes chaleurs,
09:37et puis, on parlera dans un instant du périscolaire.
09:39Est-ce que vous avez confiance en ces personnes qui gardent,
09:42et surtout, qui s'occupent de vos enfants ?
09:44C'est tout de suite pour réagir 0826 300 300.
09:4819h20, les vraies voix font parler la France.
09:51Sud Radio.
09:54Retour des vraies voix font parler la France en compagnie de François-Louis Bourneau.
09:59J'ai une requête à faire, Philippe.
10:01Allez-y.
10:01Pour tous les gens qui nous regardent, parce qu'on est aussi diffusés,
10:03vous pouvez nous voir sur nos réseaux sociaux, sur le Facebook Live notamment,
10:06vous pouvez aussi réagir.
10:07Philippe David est en orange, ça c'est un fait.
10:09Il a été vanné depuis son arrivée à la radio à 14h.
10:12Alors, soyez indulgent, soyez gentil.
10:15On m'a dit, tiens, tu es devenu supporter des pays,
10:17tiens, voilà la DDE.
10:19Tiens, tu t'es évadé d'une prison américaine.
10:21Qu'est-ce que j'ai eu ?
10:23Tiens, un peu tôt, Philippe.
10:24J'allais, j'ai vraiment eu la totale.
10:26Bref, en tout cas, nous, on continue de vous donner la parole jusqu'à 20h au 0826 300 300.
10:30On va continuer de parler de ces fortes chaleurs,
10:32puisque visiblement, le sujet vous intéresse.
10:34On a même eu un appel au standard d'une personne qui travaille dans le milieu agricole, Philippe.
10:38Oui, c'est Patrick.
10:40Patrick.
10:41Bonsoir, Patrick.
10:42Bonsoir, Patrick.
10:43Bonsoir, tout le monde.
10:45Vous étiez au volant, vous nous avez appelé, vous êtes bien arrêté.
10:47Voilà, tout à fait.
10:48Bon, très bien.
10:49Alors, vous êtes dans le sud, une fois de plus.
10:52Au niveau, vous êtes dans quel...
10:53Alors, c'est de la céréale, qu'est-ce que vous faites, vous, comme culture, exactement ?
10:56Je suis viticulteur.
10:57Ah, viticulteur.
10:58C'est où ça, exactement ?
11:00Ah, je suis à Marseillan, exactement.
11:02Donc, bah oui, du côté d'Ak.
11:03Donc, vous faites quoi, Marseillan, du pic-poule de Pinay, autre chose ?
11:06Non, pas de pic-poule de Pinay, je fais le terret de Marseillan, le carignan, le senso.
11:10Ah, bah, donc, du rouger, etc.
11:12Mais tous les cépages traditionnels.
11:13D'accord.
11:14Ah, bah, très bien.
11:15C'est pour ça que c'est intéressant par rapport aux fortes chaleurs,
11:17parce que, comme c'est des cépages traditionnels,
11:19les mêmes vignes que j'ai depuis 25 ans ou 30 ans,
11:23eh bien, je m'aperçois que j'ai maintenant un mois d'avance sur la récolte.
11:26C'est-à-dire que vous vendangez quand, en août ?
11:29Voilà.
11:30Alors qu'avant, je vendangeais fin septembre, moi, je sais qu'en octobre.
11:33Et maintenant, vous vendangez fin août, mi-août, début août ?
11:38Bah, ça dépend.
11:39L'année dernière, ça a été le 20 août.
11:40Ah oui.
11:41L'année d'avance, ça a été le 25.
11:43Et là, pour le moment, j'ai une floraison qui est en train de prendre trois semaines d'avance par
11:48rapport à l'année dernière.
11:50C'est-à-dire que si l'an dernier, vous avez vendangé au 20 août,
11:52là, vous allez vendanger au 31 juillet, trois semaines plus tôt.
11:54Je fais un peu d'humour.
11:56Comment ?
11:57Oui, ça peut sentir juillet.
11:59Je vous souviens que le muscat de Frontignan, l'année dernière, il a été vendangé pratiquement le 4 août.
12:04Ah oui, le 4 août.
12:05Alors, le muscat, c'est un vin blanc sucré.
12:08Muscat de Frontignan, c'est à côté de chez vous, Marseillans-Frontignan.
12:11C'est limitrophe, je crois.
12:12Mais là, c'est un blanc sucré qui se fait le long de l'étang de Thau.
12:15C'est bien ça.
12:16Et il est vendangé le 4 août.
12:18Ils ont commencé certaines parcelles, oui.
12:21Ah oui, là, c'est...
12:23Donc, quand on me parle qu'il n'y a pas de changement climatique,
12:25pour le moment, nous, on voit vraiment, en tant qu'agriculteur,
12:27qu'il y a une incidence sur la récolte.
12:29Alors, vous vouliez répondre, je crois, c'était à la suite à l'appel de Marie-Christine, c'est ça
12:33?
12:33C'est ça, l'auditrice, oui.
12:35Marie-Christine était avec nous.
12:36On va la remettre en ligne.
12:38Marie-Christine, vous avez entendu Patrick Dac, qui est viticulteur.
12:42Et il dit, alors, c'est vrai, il y a bien un changement climatique.
12:45Parce qu'il dit, maintenant, la vendange, pas la récolte,
12:47la récolte, c'est chez vous, dans la Beauce, le blé, on l'a fait un mois plus tôt.
12:51Je ne pensais pas qu'on avait vendangé le muscat à 4 août, c'est fou.
12:55Oui, mais attendez, je crois que je me suis mal fait comprendre.
12:58Je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas de changement climatique.
13:00D'ailleurs, j'ai été coupée quand je voulais parler d'une période de la serre
13:05qui nous avait été annoncée en 70, qu'on n'a jamais vue.
13:10Enfin, sous Louis XIV, il y a eu une période extrêmement froide.
13:15Je veux simplement dire que ça n'a rien à voir avec l'activité humaine.
13:19Et puis, on a vu aussi la mer, la Manche, qui allait jusqu'aux falaises,
13:26enfin, les collines de Reims, il y a des millions d'années.
13:29Et puis, à l'époque, on aurait pu aller là où, ce qui est maintenant Londres,
13:35on aurait pu y aller à pied sec.
13:37Ce que je veux dire, c'est que la Terre, elle évolue, elle bouge, elle vit.
13:43Aujourd'hui, effectivement, je suis tout à fait d'accord pour estimer.
13:47D'ailleurs, c'est factuel.
13:49Il y a eu une petite période de réchauffement, c'est évident.
13:53Pour combien de temps, on n'en sait rien.
13:57Ce que je dénonce, c'est ceux qui veulent prendre pour prétexte ces variations
14:08pour jouer sur la vie économique.
14:11Oui, c'est ça, exactement.
14:13Marie-Christine, on a toujours Pierre avec nous.
14:16Pierre, quand vous entendez, vous êtes du côté de Verfeuille.
14:19C'est une terre agricole également.
14:21Marie-Christine, c'est la bosse.
14:23Alors là, notre ami Patrick, lui, c'est vraiment la viticulture.
14:25Parce que je rappelle que le plus grand vignoble du monde, c'est l'ex-région Languedoc-Roussillon, à Agde.
14:31Vous, du côté de Verfeuille, qui est une zone.
14:33Alors, c'est à une quinzaine de kilomètres de Toulouse, c'est ça ?
14:38À vol d'oiseaux, oui.
14:40À vol d'oiseaux, oui.
14:41Donc, moi, je suis en plein au milieu des champs.
14:43Mais je suis tout à fait d'accord avec Marie-Christine.
14:47On nous fait à chaque fois le Leventuc avec cette histoire de jeu de dérèglement climatique à cause de l
14:55'être humain.
14:56Il y a des professeurs en météorologie et en climatologie qui ont dit
15:05que l'intervention de l'humain n'est même pas à 1%.
15:09Je ne sais plus exactement.
15:11Oui, il y a un petit peu, mais on n'y est pour rien.
15:14On a plein de changements à cause des éruptions solaires.
15:18Ce n'est pas nous, avec nos moteurs à explosion, qui allons dérégler le soleil.
15:23C'est clair.
15:25Mais ni avec nos éoliennes, d'ailleurs, même si elles sont très hautes.
15:29Mais on va redonner.
15:30Et très moche.
15:31Mais Patrick, vous, ce changement, vous le voyez en viticulture.
15:34Alors, du côté de chez vous, vous ne faites vraiment que de la vigne ?
15:38Oui, tout à fait.
15:41Il y a des grenadiers aussi qui commencent un petit peu à se pencher dessus
15:46parce que la grenade vient rapidement ici chez nous.
15:49Vous commencez à faire de la grenade ou vous en faisiez depuis longtemps ?
15:52Non, on commence à avoir des grenadiers qui commencent effectivement à avoir des parfaites de grenadiers
15:57qui commencent à se mettre en place.
15:59Alors qu'il n'y en a pas eu.
16:00J'ai souvent vu des filiers dans votre région, mais je n'ai jamais eu de grenadiers, je crois.
16:05Oui, oui, tout à fait.
16:07Après, ce que je peux me permettre de dire aux auditeurs,
16:10c'est que moi, ce que je ressens, c'est qu'il y a une accélération à échelle humaine.
16:15Parce que si on regarde bien, bien entendu, il y a toujours eu des bouleversements climatiques.
16:18Quand on est par exemple, chez nous, du côté d'Aigues Mortes, il y avait la mer à l'époque.
16:22Oui.
16:23Quand on regarde bien, il y a eu, l'eau s'est retirée.
16:27Il y a juste un moment où...
16:28Mais tout ça, il y a une accélération depuis quelques années qui, à échelle humaine, se fait rentir davantage.
16:34Madame parlait tout à l'heure de la canicule 76, mais la canicule 76, c'était en plein été.
16:39Oui, c'est au mois de juillet.
16:40Absolument.
16:41Vous voyez, c'est ça la différence.
16:43Enfin, moi, c'est ce que je ressens.
16:45Mais vous, en tant qu'agriculteur, est-ce que ça a une conséquence, notamment, sur votre activité, vos prix de
16:51revient ?
16:51Parce que, je ne sais pas, vous mettez de l'engrais, mais là, si ça pousse très vite grâce au
16:56soleil,
16:56vous faites peut-être des économies en engrais.
16:59Qu'est-ce que ça change pour vous ?
17:00Alors, des économies d'un côté, on les perd de l'autre.
17:03Parce que quand vous avez trop de soleil pour le raisin, vous avez des raisins qui deviennent des raisins de
17:08corinthe, comme on dit.
17:10Donc, il n'y a plus de poids en jus, etc.
17:12Vous montez certes un degré de sucre, mais vous perdez au niveau du poids, au niveau de la quantité, quoi.
17:18Voilà, si on peut dire.
17:19Moi, à l'époque, je faisais 75 tonnes de raisins, j'en fais plus que 45-50.
17:24Ah oui.
17:24Vous voyez, donc, voilà.
17:26Donc, il y a quand même une perte au niveau du poids, quoi.
17:30Ça, on le voit bien.
17:31Mais vous passez de 75 tonnes à 45, mais le prix a augmenté pour vous permettre de parler ?
17:37Pas chez nous.
17:37Non ?
17:38Non, pas chez nous.
17:39C'est pour ça qu'il y a beaucoup d'agriculteurs qui arrêtent.
17:42Il n'y a pas de repreneurs derrière.
17:43La plupart des viticulteurs chez nous ont plusieurs métiers.
17:46On est obligés.
17:47Sinon, on ne s'en sort pas, quoi.
17:49D'accord.
17:50Et donc, là, a priori, pour cette année, ça s'annonce très, très précoce.
17:54Vous allez avoir de belles vendanges ou pas, a priori ?
17:58On ne peut pas dire.
18:00Parce que tant que ce n'est pas fini, on n'arrive pas au goût.
18:02On ne peut pas dire.
18:02Pour le moment, si vous voulez, ça se développe.
18:05Moi, j'ai traité ce matin avec du soufre pur, en poudre, pour contre l'odium.
18:09C'est vrai qu'il y avait de l'odium.
18:10Ça, c'est récurrent sur certains cépages.
18:13Le carien, etc., il y en a beaucoup.
18:15Mais on est obligés de traiter, quand même.
18:17Donc, les produits physo-sanitaires, notamment le soufre, augmentent aussi en prix.
18:21Je veux dire, ce n'est pas gratuit ce qu'on met comme produit physo-sanitaire.
18:25Et question, vous n'avez jamais eu une telle période de chaleur au mois de mai ?
18:30Parce qu'on voit souvent les arrosages de champs, notamment de maïs, etc., dans le sud-ouest.
18:36Mais est-ce que vous, vous arrosez les vignes dans ces cas-là ?
18:38Vous avez de l'irrigation.
18:39Comment est-ce que vous faites ?
18:40Alors, moi, j'ai des vignes traditionnelles d'angrétienne.
18:42C'est-à-dire qu'elles sont plutôt fuites de fer.
18:44Elles sont directement posées comme ça.
18:46On appelle ça des vignes en gobelet.
18:49Donc, du coup, je n'arrose pas parce que je n'ai pas de point de l'eau à côté.
18:52Et puis, je n'ai pas non plus de forage.
18:54Donc, je laisse faire la nature.
18:57Eh bien, merci beaucoup, Patrick.
18:58On a hâte de déguster vos vins avec, je ne sais pas,
19:01une bonne baguette de pain qui vient du blé de chez Marie-Christine.
19:04Absolument, Philippe.
19:05Et puis, du côté de Toulouse, j'ai quelques petites idées.
19:07La saucisse de Toulouse, etc.
19:08Vous qui êtes gourmand, François-Louis, je pense que vous êtes partant.
19:12Moi, j'y vais.
19:13Bien sûr, je vous suis, Philippe.
19:14Vous êtes un guide culinaire à part entière.
19:17En tout cas, l'effort de chaleur, si vous voulez...
19:19Merci à tous les trois.
19:19Voilà, si vous voulez continuer de réagir au 08-126-300-300, c'est possible.
19:23On va parler un peu du périscolaire, tiens, Philippe, dans un instant.
19:25Puisque, comme j'ai dit tout à l'heure,
19:27plusieurs animateurs du périscolaire, depuis les semaines, des mois,
19:30sont visés pour des enquêtes de faits présumés d'agressions sexuelles sur mineurs.
19:34Alors, si ces comportements vous inquiètent, ce qui est tout à fait normal,
19:36vous en avez été victime ou témoin,
19:38eh bien, témoignez 08-126-300-300.
19:40Et puis, il y a une loi à l'Assemblée nationale de protection de la jeunesse.
19:43Tout à fait.
19:43Vous avez confiance aux gens à qui vous confiez votre nourrisson,
19:47à la crèche ou à la nounou.
19:48On a vu quand même de dramatiques faits divers ces derniers jours,
19:51notamment dans le nord de la France, en maternelle.
19:54Il va y avoir les colonies de vacances aussi, Philippe.
19:55Les colonies dans quelques temps, le primaire, etc.
19:58On attend vos témoignages au 08-126-300-300.
20:08Au retour des vraies voix, font parler la France,
20:10en compagnie bien évidemment de François-Louis Bourneau.
20:13Après cette vague de chaleur qui frappe,
20:17on va parler d'un sujet lourd, le périscolaire et la loi
20:20qui vient d'être adoptée par l'Assemblée nationale pour protéger la jeunesse.
20:24C'est un sujet qui, vous, parents, vous inquiète et c'est normal,
20:27puisque cette affaire de signalement sur des faits potentiels,
20:32Philippe, d'agressions sexuelles,
20:34justement de la part d'encadrants,
20:36que ce soit dans des écoles, dans des garderies,
20:38dans des crèches, dans des colonies de vacances,
20:40ça inquiète les parents et c'est normal
20:41puisque ça remet en question le contrôle lors des recrutements,
20:44ça met en question le suivi du personnel,
20:46la détection des victimes, bref, ça vous inquiète.
20:49Et on en parle au 08-126-300-300.
20:51On va d'abord avoir Hector de Montpellier.
20:53Bonsoir Hector.
20:54Bonsoir Hector.
20:55Oui, bonsoir et merci de me donner la parole.
20:58Avec grand plaisir.
20:59C'est le principe de Sud Radio et, évidemment,
21:02des vraies voix font parler la France.
21:03De 19h à 20h.
21:04On vous écoute, Hector.
21:07Je voulais intervenir justement au sujet
21:09de toute cette problématique au niveau du périscolaire,
21:12surtout que ça faisait déjà quelques années
21:15avec justement le changement des rythmes scolaires
21:17et de fait l'augmentation des temps de périscolaire
21:21où on a permis à des associations et surtout à des gens
21:25qui ne sont ni formés ni réellement passés au crible.
21:30Je pense qu'on a fait rentrer le loup dans la bergerie
21:32parce qu'évidemment, là où il y a des enfants,
21:34on est en train de le remarquer de plus en plus,
21:36il y a forcément des pédophiles qui se sont mis dans la brèche.
21:42Oui, clairement.
21:43Et à l'heure actuelle, en fait,
21:44quand on voit ce qui s'est passé à la mairie de Paris
21:47où il y en a un qui a été accusé d'agression sexuelle,
21:49là, on n'a pas appliqué le principe de précaution.
21:53On l'a juste changé d'école, d'accord ?
21:55En ne prévenant pas le directeur de l'école.
21:58Alors que ça aurait dû être déjà très vite réglé,
22:02c'est-à-dire la préventive au minimum
22:04et une bonne rousse de la part des parents.
22:06Alors ça, c'est oui.
22:07On ne se fait pas justice soi-même,
22:08soit il n'y en passant, en France.
22:10Enfin, mais c'est vrai qu'il y a eu à priori
22:12de gros manquements, à priori, dans ce domaine.
22:15Mais est-ce que vous, vous avez des enfants, Hector ?
22:18J'ai trois enfants.
22:19Qui ont quel âge, sans indiscretion ?
22:21Vous n'êtes pas obligé de répondre.
22:22Alors, j'ai ma fille qui a 12 ans,
22:24donc elle est capable de verbaliser et de se défendre.
22:26Mais par contre, j'ai mes deux petits jumeaux qui ont 6 ans.
22:30Et donc là, c'est beaucoup plus problématique
22:32vu qu'à cet âge-là, ils ne comprennent pas forcément
22:35ce qui peut leur arriver.
22:36Bien sûr.
22:36Et vous faites confiance aux encadrants ?
22:38Parce que votre fille, 12 ans, elle doit être au collège.
22:41Vos jumeaux, 6 ans, soit ils sont en CP,
22:43soit ils vont y rentrer dans quelques mois.
22:45Voilà.
22:46Alors, je n'ai aucune confiance.
22:48Enfin, dans la petite école, évidemment, j'ai confiance,
22:50mais je reste vigilant.
22:52J'essaye de voir s'il y a des changements de comportement.
22:54Voire avec ma fille, pour la plus grande,
22:56je discute beaucoup.
22:58Mais effectivement, moi, je me mets à la place des parents
23:00où ils seront retrouvés devant le fait accompli.
23:02C'est ça qui fait peur.
23:03Donc, la confiance, elle n'est pas à 100%.
23:05Restez avec nous, parce que ça appelle au 0826 300 300.
23:10On prend tous vos témoignages jusqu'à 20h avec Philippe.
23:13On va accueillir Anne-Charlotte, qui, justement, elle est de Paris.
23:16Bonsoir, Anne-Charlotte.
23:16Bonsoir, Anne-Charlotte.
23:19Oui, bonjour.
23:21Voilà, moi, je vous appelle.
23:23Je suis très préoccupée pour ma fille et pour mes enfants en général.
23:27En fait, je ne vous appelle pas du tout par rapport à ce sujet.
23:29Je vous appelle par rapport au sujet que vous avez traité juste avant
23:32et l'avenir de nos enfants.
23:33C'est une catastrophe et c'est scandaleux ce que vous avez fait.
23:36Vous avez fait parler uniquement des personnes qui sont primatoseptiques,
23:40qui n'ont absolument aucune information et se renseignent très mal.
23:44Vous avez fait, et sans les contredire, les laisser dire tout...
23:47Ah, mais donc, je leur ai dit qu'il y avait un changement climatique, etc.
23:50Oui, oui, oui, le changement climatique, parce qu'il y a deux personnes
23:54qui ont dit qu'il y a du changement climatique,
23:56mais il n'est pas attribuable à l'être humain.
23:59Pas que, ils ont dit il y a l'homme, mais pas que, a priori.
24:02Non, mais oui, le pas que, a priori, il n'est pas prouvé.
24:04Les gens le cherchent encore, les seuls scientifiques qui le disent,
24:08ils sont perdus au milieu de la forêt et payés par des lobbies.
24:11Excusez-moi, mais il y a un vrai consensus pour attribuer la totalité du changement climatique
24:15aux êtres humains, et en particulier...
24:17Pas toujours, et pas dans tous les cas de figure.
24:20...a la déforestation.
24:21Ce que vous faites, c'est de la désinformation.
24:23Vous avez une lourde responsabilité sur la vie politique française,
24:27en la dévoyant complètement et en donnant les mauvaises informations,
24:31à laisser, par exemple, parler les personnes qui confondent les faits et les opinions,
24:35la science et les débats de comptoir.
24:37C'est n'importe quoi ce que vous faites.
24:38Alors, excusez-moi, mais on a donné la parole, ils ont tous dit,
24:41on a même dit, un viticulteur qui a dit qu'il constatait
24:47que les vendanges arrivaient de plus en plus tôt,
24:49on lui a donné la parole, j'ai dit qu'il avait raison,
24:51parce que je croyais que vous lui réagir,
24:52parce que vous étiez maman d'une petite fille en grande section
24:55et qui avait été victime d'attouchements sexuels.
24:58Alors, le débat précédent est terminé,
25:00donc si ce n'est pas le cas, bah écoutez, vous avez appelé un peu tard,
25:03on va continuer parce que le sujet du périscolaire et des enfants agressés fait réagir.
25:08On va accueillir Romina tout de suite de Vic en Bigorre dans les Hauts-Pyrénées.
25:10Bonsoir Romina.
25:11Bonsoir Romina.
25:12Oui, bonsoir, bonsoir tout le monde.
25:13On vous écoute justement sur ce sujet des agressions dans le périscolaire
25:17ou du moins des signalements qui ont été faits, on vous écoute.
25:20Oui, alors il y a les encadrants, il y a les animateurs,
25:23mais bon, moi je voulais dire aussi qu'il y a tout un ramassi de personnes
25:25qui sont complètement inadaptes et qui sont au contact du public de la petite enfance.
25:30Déjà, on demande aussi, oui.
25:32Alors, ça veut dire les contrôles lors des recrutements,
25:35le suivi n'est pas bon, c'est ça qu'on est en train de dire en fait ?
25:38Exactement, bon, déjà moi je ne comprends pas.
25:41Bon, alors ils vont faire une liste noire, c'est bien joli,
25:42mais pourquoi déjà on ne demande pas quand on recrute quelqu'un
25:46de savoir s'il a un casier judiciaire vierge ?
25:49On avait parlé d'un cas de figure la semaine dernière, je crois,
25:52ou je crois que c'était la semaine dernière,
25:54de quelqu'un qui avait été condamné dans les Alpes-Maritimes
25:57pour des attouchements sur des enfants
26:00et qui avait pu continuer à s'occuper d'enfants dans le département du Nord.
26:03Ce qui est complètement aberrant et s'était passé
26:06sans le moindre commencement de début de problème.
26:08Voilà, alors pourquoi à ce moment-là,
26:10pourquoi on n'aurait pas la possibilité d'avoir accès,
26:13bon, pour les gens qui recrutent ou pour...
26:15Attention, je ne suis pas en train de remettre en question
26:17la liberté de chacun,
26:19qu'il y a une fois qu'il y a un jugement, etc.,
26:21mais avoir un accès en sigesse,
26:24l'officier des délinquants sexuels.
26:25Absolument.
26:26Moi, je ne comprends pas quelle est la problématique.
26:29Pourquoi ce n'est pas fait systématiquement ?
26:31C'est quoi cette histoire de liste noire ?
26:32Alors il faudrait déjà qu'il y ait déjà un signalement,
26:40un effet qui se soit déroulé
26:42pour qu'on puisse dire, attention, cette personne est dangereuse,
26:45donc on est une liste noire,
26:47mais qu'est-ce qu'on en fait de cette liste ?
26:48On s'en fiche.
26:50Si c'est faire des fiches pour ne pas s'en servir,
26:53ça n'a strictement aucun intérêt.
26:55Il me semble que ça n'a absolument aucun intérêt.
26:58Et puis travailler les consciences,
26:59parce que je dis à l'image de Mme de Treyer,
27:02vous savez, on aime bien toutes ces images maternelles,
27:05ou en France, cette bonne femme rouge ou rouge
27:08avec une peine de chocolat.
27:10Donc ce n'est pas toujours le cas.
27:12Et ça peut être aussi des parents.
27:14Il faut savoir que pour les sorties scolaires,
27:16que ce soit pour la piscine, le vestiaire, etc.,
27:18on se demande aux parents.
27:19Mais les parents, attention,
27:21ne sont pas toujours forcément adaptés.
27:22Vous le dites vous-même, Philippe David,
27:24des fois, il faudrait presque leur demander
27:26un permis pour en faire des enfants.
27:29Moi, je trouve qu'il n'y a aucune réflexion
27:32qui est menée là-dessus.
27:34Et en fait, on laisse couler,
27:36comme ça, on attend les drames.
27:38Cette histoire de listement,
27:39moi, je trouve, c'est n'importe quoi.
27:41Alors, restez avec nous, Romina.
27:43Un autre appel, François-Louis.
27:45On va aller du côté d'Anthony,
27:46avec Hervé qui est avec nous.
27:47Bonsoir, Hervé.
27:48Bonsoir, Hervé.
27:49Bonsoir.
27:49Bonsoir.
27:50Bienvenue sur Sud Radio.
27:52On est là jusqu'à 20h, au 0826 300 300.
27:55On vous écoute sur cette affaire du périscolaire.
27:58Oui, oui, bien sûr, c'est un problème complexe.
28:00Mais d'abord, c'est quelque chose
28:02qui est connu depuis longtemps,
28:03depuis 2014.
28:05On a vu la maire de Paris
28:06et puis le maire adjoint
28:08qui est aujourd'hui Emmanuel Grégoire
28:11et qui est maire de Paris,
28:12qui manifestement connaissaient l'affaire,
28:15qui n'ont rien voulu faire depuis 2014.
28:17Même Mme Hidalgo a été très désagréable,
28:21très méprisante pour son opposition.
28:24Et donc, et d'autre part...
28:25Il y a une vidéo qui tourne, effectivement,
28:26où elle prenait un peu les gens de haut
28:28quand il disait que trop d'hommes
28:30dans le périscolaire, etc.
28:31Alors, ça renvoie aussi
28:32à l'angélisme de la gauche
28:34sur les banlieues
28:34et sur ce qu'ils imaginent
28:36parce qu'ils font travailler
28:37des gens qui sont dans les banlieues
28:39sans contrôler véritablement
28:41ce...
28:41Je vous dirais pas que des gens
28:43que des banlieues.
28:44Il y en a qui viennent de Paris
28:45intra-muros.
28:46Oui, alors des Paris,
28:46bien sûr, mais bon...
28:48Oui, bien sûr, non, mais d'accord,
28:49mais c'est des gens
28:51qui sont en difficulté,
28:52bien évidemment,
28:53enfin, il faut les aider,
28:54bien évidemment,
28:54mais enfin, il faut contrôler aussi.
28:56Et d'autre part, moi,
28:56ce que je trouve scandaleux,
28:57c'est le fait que les grands médias
28:59n'en parlent pas madin,
29:00midi et soir.
29:01Imaginons que ce soit
29:02une mairie de droite.
29:03Est-ce que vous pensez
29:04qu'on aurait la même manière
29:06de traiter le problème ?
29:07Moi, je ne pense pas.
29:09Ça, c'est un vrai sujet.
29:11Mais bon, vous savez,
29:11il y a eu des cas
29:13d'agressions sexuelles également
29:14dans l'Église catholique.
29:16Ça, c'est une notoriété publique.
29:17Voilà, voilà.
29:17Et certains médias
29:19en ont plus parlé que d'autres.
29:20Je pense qu'on sera d'accord
29:21aussi dans ce domaine.
29:22On sera d'accord aussi dans ce domaine.
29:24Non, mais on est tout à fait d'accord.
29:27Donc, c'est là que se trouve
29:29le scandale.
29:30Et d'autre part,
29:31le troisième scandale,
29:32c'est qu'on n'en a quasiment pas parlé
29:35pendant la campagne municipale
29:36pour Paris.
29:37C'est-à-dire que les médias,
29:39alors là, ils sont quand même coupables,
29:40les grands médias,
29:41de ne pas véritablement
29:42avoir posé systématiquement
29:45la question
29:45et mettre en difficulté
29:47notamment Emmanuel Grégoire.
29:49Voilà ce qu'on peut dire.
29:51Alors, Hervé, restez avec nous.
29:52On va reprendre Hector.
29:54Hector, vous parliez tout à l'heure
29:56de vos enfants,
29:56une fille de 12 ans,
29:57deux jumeaux de 6 ans.
29:59Il n'y a pas que le scolaire
30:00et le périscolaire.
30:01Il y a la loi qui est passée.
30:02Mais il y a également
30:02tout ce qui est associatif,
30:04les clubs sportifs, etc.
30:06Vous êtes plus vigilant
30:08en voyant toutes ces histoires
30:09ou pas ?
30:10Moi, je suis extrêmement vigilant
30:13et ce qu'a dit le monsieur
30:14juste avant moi,
30:15ce qu'a dit Hervé à ce sujet,
30:19bizarrement, à chaque fois,
30:20c'est quoi ?
30:20On fait tout dans l'urgence
30:22et à chaque fois,
30:23c'est la gauche,
30:24bizarrement.
30:25C'est la gauche qui est irresponsable
30:28et ça, ça ne me jette pas d'hier.
30:29Je me rappelle de l'affaire
30:30du sang contaminé.
30:32Oui, alors c'était une histoire
30:33différente.
30:33Oui, c'était Madame Dufois, ça.
30:35Oui, mais ça a touché des enfants.
30:36Ça a touché des enfants.
30:37Et résultat, on a eu des enfants
30:39émotifs qui ont été contaminés.
30:41Excusez-moi, mais j'ai la femme...
30:42L'irresponsabilité,
30:43il faut que ça fête.
30:43J'ai la femme d'un de mes amis
30:45qui est décédée
30:47suite à une transfusion
30:48du sang contaminé.
30:49Il n'y a pas eu que des enfants.
30:51Je peux vous dire que ce drame
30:51a été, pour connaître quelqu'un
30:53qui en a été touché,
30:54je connais deux personnes
30:55qui en ont été touchées,
30:56a été mais tragique,
30:58tragique et pour toutes
30:59les catégories d'âge.
31:00Soit dit en passant.
31:01Bien sûr, ce que je veux dire,
31:02c'était ce principe
31:03du responsable mais pas coupable
31:04et bizarrement,
31:06on a toujours le même pattern.
31:09Ce sont ces gens de gauche
31:10qui ont la moralité supérieure.
31:12D'accord ?
31:13Et quand on leur met
31:13un peu le nez dans le caca
31:15qui nous prennent de haut.
31:17Sous prétexte
31:17pourquoi nous ne sommes
31:18pas des professionnels
31:18mais il n'y a qu'à voir
31:19par exemple dans les associations
31:21qui interviennent
31:22dans les écoles,
31:23il n'y a zéro professionnel
31:24et ça devient quoi ?
31:25On fait tout à l'école
31:26sauf instruire.
31:28Et on met nos enfants en danger.
31:30Alors, on va retrouver...
31:31Personnellement, ça me touche
31:32parce que je suis policier
31:34à l'heure actuelle
31:34et je peux vous garantir
31:35que j'ai des copains
31:36qui sont à la brigade des mineurs.
31:39Je ne voudrais pas
31:40faire leur métier.
31:41Pourtant, j'en ai vu,
31:41mais je ne veux absolument
31:42pas travailler à l'agence
31:43et ça a devenu dingue.
31:45Ah non, mais ça,
31:45la brigade des mineurs,
31:46c'est sûr que c'est particulièrement
31:47violent comme métier.
31:49Romina,
31:50vous,
31:50qu'est-ce que vous en pensez ?
31:52Je parlais du milieu associatif.
31:54Théoriquement,
31:54aujourd'hui,
31:55quand quelqu'un arrive
31:56pour être enseignant
31:57dans un club de sport,
31:58que ce soit, je ne sais pas,
31:58au foot, au rugby,
31:59au tennis,
32:00ce que vous voulez,
32:00on lui demande un certificat
32:02comme quoi il n'a pas eu
32:03d'antécédent,
32:06pour moi,
32:06ça me semble tout à fait normal.
32:08Certains disent,
32:08oui,
32:08si la personne a payé sa dette,
32:10etc.
32:10Non, moi, j'estime que
32:11quand on touche à des gosses,
32:12il y a toujours un danger
32:13de récidive
32:14et qu'il faut appliquer
32:15le principe de précaution.
32:16D'accord ?
32:17Mais est-ce que pour vous,
32:19par exemple,
32:19on parlait, je crois,
32:20tout à l'heure du cas
32:21qui était parti
32:23des Alpes-Maritimes
32:24pour partir à Lille,
32:26enfin, dans le Nord,
32:27à Tourcoing, de mémoire,
32:28et qui avait pu récidiver,
32:29est-ce que pour vous,
32:30on va assez loin
32:31dans le principe de précaution,
32:33justement,
32:34mais à tous les niveaux,
32:35scolaires, périscolaires,
32:36associatifs, etc.
32:37De toute façon,
32:38l'éducation nationale,
32:39c'est déjà une grande boutique
32:41d'Omerta,
32:41parce que ce soit
32:42pour ces histoires-là,
32:44comme des violentes.
32:45Nous, dans notre petit village,
32:47on a eu le cas
32:48avec un remplaçant
32:49qui est assez montriolant
32:50avec les enfants.
32:51On a su après
32:52que cet enseignant
32:53avait été déplacé.
32:55Il y a toujours
32:56cette histoire-là
32:57qu'il faut mettre
32:58sous le tapis,
32:59il faut mettre sous le tapis.
33:00Les enseignants,
33:00en premier,
33:01on a l'impression
33:01qu'elles n'ont pas
33:03de liberté d'action.
33:05Donc, cette éducation nationale,
33:07là, c'est une institution
33:08qui est vraiment
33:09très, très vieille.
33:10Il va falloir
33:10un petit peu
33:11remuer tout ça.
33:13C'est épouvantable.
33:14Quand on voit
33:15qu'on en est encore là,
33:16je veux dire,
33:17on a quand même eu
33:17des grosses affaires
33:18comme, je ne sais plus
33:19comment ça s'appelait,
33:20ce n'est pas ceux
33:20qui comportaient
33:21les enfants aussi.
33:23qui, bon, ça...
33:24Oui, ça, c'était...
33:25Alors, c'était
33:26Émile Louis.
33:27Alors, là, lui,
33:27c'était pas des enfants,
33:29c'était des personnes
33:30en situation de handicap.
33:32Voilà.
33:33Alors, là, c'est vraiment
33:34plus qu'horrible, là.
33:35Oui, effectivement.
33:35Mais c'est horrible.
33:36Mais je veux dire,
33:37ça ne se lit pas
33:38sur leur visage.
33:40Alors, excusez-moi,
33:41mais pour avoir travaillé
33:41en milieu carcéral,
33:43il y en a certains,
33:43je ne leur aurais pas
33:44laissé mes gosses à garder,
33:45mais certains,
33:46j'aurais parfaitement
33:46pu leur laisser.
33:47Ça, c'est vrai.
33:48Et voilà, c'est pas écrit dessus.
33:49C'est pas écrit dessus.
33:51Donc, comment...
33:51Déjà, il faut, je pense,
33:53prendre les choses...
33:54On est très mauvais en France
33:55pour la prévention.
33:56Donc, il faut faire en sorte
33:58qu'on puisse prévenir
33:59ces comportements-là.
34:00Donc, avec des gens formés.
34:02Alors, maintenant,
34:03ce n'est pas des métiers évidents
34:05parce que c'est des horaires
34:06en coupé.
34:07Il n'y en a pas beaucoup
34:07qui veulent faire ça.
34:08C'est mal payé.
34:09C'est clair.
34:10Et ensuite,
34:11quand il y a quelqu'un
34:11qui est malade,
34:12les communautés de communes,
34:13elles ont bien du mal
34:14à trouver comme ça
34:15sur le vie.
34:16des remplaçants.
34:17Donc, ce serait quand même
34:19pas mal de réfléchir.
34:19C'est-à-dire, tiens,
34:20si on pouvait avoir
34:20une réserve
34:22de gens recrutables,
34:24je ne sais pas,
34:24pourquoi pas s'adresser
34:25à des agents à la retraite
34:26ou à d'anciens professionnels
34:27de la petite enfance
34:28ou à des profs volontaires
34:30quand le besoin
34:31n'est que pour quelques jours
34:32et pour un arrêt maladie ponctuelle.
34:34Vous voyez,
34:34ça essayait de réfléchir
34:35à les choses
34:35de manière intelligente.
34:37Mais là, moi,
34:38cette histoire de liste noire,
34:39je trouve ça
34:40complètement inadaptée.
34:42Merci beaucoup, Romina,
34:44Hector et Hervé.
34:46Et on va faire une courte pause.
34:49Bien sûr, Philippe.
34:49Mais on revient très, très vite.
34:51Rassurez-vous.
34:52Pensez-vous être mal payé
34:53dans votre travail ?
34:53C'est la dernière question
34:54qu'on va se poser ensemble
34:55au 0826 300 300.
34:57Dites-vous un chiffre.
34:5870% des branches
35:01auront des minimas inférieurs
35:03au SMIC.
35:03Philippe, c'est un chiffre
35:04complètement fou.
35:05Après l'augmentation.
35:06Après l'augmentation.
35:07Et on en parle tout de suite.
35:1019h20,
35:11les vraies voix font parler la France.
35:13Philippe David.
35:14Les vraies voix font parler la France.
35:16On va désormais parler
35:17des salaires.
35:18François-Louis Bourneau.
35:19Oui, une petite remise
35:20en contexte rapide
35:21avant de donner la parole
35:22à William.
35:23Une fois que l'augmentation
35:24du SMIC sera entrée en vigueur,
35:2670% des branches professionnelles
35:28auront une grille salariale
35:30débutant au-dessous
35:31du salaire minimum.
35:32Philippe, c'est assez fou
35:33à entendre quand même.
35:34Oui, absolument.
35:35Et ça pose beaucoup de questions,
35:36notamment le sentiment
35:37d'être mal payé.
35:38C'est quelque chose
35:39que vous êtes assez nombreux
35:40visiblement à ressentir
35:41en France.
35:42Est-ce que vous êtes mal payé ?
35:43Est-ce que le salaire
35:45arrive à suivre au final
35:46pour les besoins
35:48de la vie de tous les jours,
35:48Philippe ?
35:49Parce que le salaire,
35:50c'est souvent très amputé.
35:51C'est se loger,
35:52c'est tout.
35:53Se nourrir,
35:54payer l'essence.
35:54si vous avez une voiture
35:56au diesel ou à l'essence.
35:57William de Brie,
35:58vous êtes avec nous.
35:59Bonsoir, William.
36:00Bonsoir, William.
36:02Ah non, c'est Romina.
36:03Romina est restée avec nous
36:04parce qu'elle a dit
36:05« Moi, je suis infirmière libérale
36:07et vous trouvez
36:08que vous êtes trop mal payé,
36:08c'est ça ? »
36:09Bonsoir, Romina.
36:10Oui, re-bonsoir.
36:12Oui, parce que c'est vrai
36:13que quand je vois,
36:15là encore une fois,
36:15on a été les grandes oubliés
36:17du Ségur de la santé, nous.
36:18Oui, c'est vrai.
36:21Oui, on n'a pas du tout
36:22parlé des infirmiers libéraux.
36:23On est quand même les seuls
36:24à se déplacer au domicile.
36:26Il y a de moins en moins
36:27de médecins qui se déplacent
36:27à la maison.
36:28Donc, on fait toujours
36:29l'intermédiaire entre le domicile
36:31et le médecin
36:32parce qu'ils n'y vont plus.
36:35On est à fond du matin
36:36au soir.
36:37On gère les papiers.
36:38On est multi-casquettes.
36:40On gère la désertification médicale.
36:42On parcourt des centaines
36:44de kilomètres par jour.
36:45Là, il n'y a pas d'aide
36:47qui se sont débloquées tout de suite
36:49en se disant
36:50les infirmières comme les taxis.
36:52Je pense à d'autres professions.
36:53Je parle de moi,
36:53mais je pourrais tout autre
36:54parler des auxiliaires de vie,
36:56des aides ménagères.
36:57Parce qu'il faut savoir
36:58qu'au domicile,
36:59on n'est pas seul
36:59à intervenir aussi.
37:01On a des gens
37:02très courageux aussi
37:03et qui eux aussi
37:04ont besoin de leur véhicule.
37:05Je parle de moi.
37:08Et c'est vrai que
37:09qu'est-ce qu'on attend
37:10pour nous considérer ?
37:12Enfin,
37:13qu'est-ce qu'on a fait ?
37:14Mais bon,
37:14on n'est plus
37:16des religieuses.
37:17Ça fait bien longtemps
37:17qu'on n'est plus enfermés
37:19à s'occuper des militaires
37:21ou des gens miséreux.
37:23Mais bon sang,
37:23mais qu'est-ce que c'est
37:24cette France aujourd'hui ?
37:25On a fait des études.
37:26On est toujours reconnus
37:27PAC plus 2.
37:28On fait 3 ans
37:29et demi d'études.
37:30J'ai fait une spécialisation
37:32en soins palliatifs.
37:33On est pour la plupart
37:34à la vocation chevillée.
37:36Mais maintenant,
37:36je vous assure,
37:36si on fait ce métier,
37:37c'est vraiment
37:38parce qu'on aime les gens.
37:39Mais on a besoin
37:40d'être payés.
37:41Il faut arrêter.
37:41C'est clair.
37:42Romina,
37:43avant de retrouver William,
37:44je peux vous poser
37:45une question indiscrète.
37:46Vous n'êtes pas obligé
37:47de répondre.
37:48Dites-moi,
37:49j'ai peur.
37:50Non, non.
37:50En tant qu'infirmière libérale,
37:52vous gagnez combien par mois
37:53pour travailler énormément ?
37:55Alors,
37:56quand on fait des...
37:58Je vais vous parler
37:59en journée...
37:59Vous n'avez plus peur,
38:00ça va, là, c'est bon.
38:02Non, non.
38:03Je n'ai pas peur.
38:04Mais par contre,
38:04en fait,
38:05si vous voulez,
38:05c'est le rendement...
38:06Si vous voulez,
38:06je vais vous dire
38:07pour 10 euros
38:07que je gagne,
38:08en fait,
38:09je gagne
38:115,50 euros.
38:13Oui,
38:13vous avez laissé 45%
38:15Ah oui,
38:16voilà,
38:16on est abattu.
38:17En plus,
38:17on a des caisses de retraite
38:20qui, en fait,
38:20ne nous reversent pas
38:21ce qu'on a cotisé.
38:23Donc,
38:23on donne beaucoup plus
38:24que ce qu'on va percevoir
38:25à la fin.
38:25Donc,
38:26on a aussi à côté
38:28notre prévoyance,
38:28notre retraite.
38:30Vraiment,
38:31c'est très compliqué.
38:32On vivait bien.
38:33Quand j'ai démarré
38:33il y a 20 ans,
38:35on vivait bien.
38:35Aujourd'hui,
38:36c'est compliqué.
38:37On n'a plus de trésorerie.
38:38D'accord.
38:39Ah oui,
38:39vous n'avez plus de trésorerie.
38:40Ah oui,
38:41c'est vraiment compliqué, là.
38:42Restez avec nous, Romina.
38:43On va aller du côté
38:44de Brive la Gaillarde
38:45avec William.
38:46Bonsoir, William.
38:47Bonsoir, William.
38:47Oui, bonsoir.
38:48Bonsoir à tous.
38:49On vous écoute, justement.
38:51Ce sentiment d'être mal payé
38:52dans votre travail,
38:54est-ce que c'est quelque chose
38:54que vous ressentez ?
38:56Dites-nous tout.
38:56Même quand on est à son compte
38:58comme Romina.
38:58Bien sûr, bien sûr.
38:59Plus importe la situation.
39:01Alors,
39:01c'est deux situations différentes.
39:02Moi,
39:03j'étais cadre commercial
39:04pendant une quinzaine d'années.
39:05Et là,
39:06j'ai vu un changement stratégique.
39:07J'ai travaillé notamment
39:08dans les groupes
39:10où c'était un petit peu plus fin
39:12et un petit peu plus malsain
39:13à la fois
39:13qu'une baisse de salaire.
39:15C'est-à-dire que
39:16des postes ont complètement
39:17été supprimés
39:18dans les arbres hiérarchiques
39:20en gros des entreprises.
39:21Vous savez,
39:22ce poste de chef des ventes,
39:24ce poste de directeur régional
39:25des ventes
39:25qui n'existe plus
39:26aujourd'hui dans les groupes.
39:27Qui existait il y a 30 ans.
39:29Exactement.
39:30Qui existait encore il y a 15 ans
39:31parce qu'on savait
39:31qu'il y avait besoin
39:32de ce management au quotidien.
39:34On savait qu'on ne pouvait pas
39:34laisser les commerciaux
39:35simplement sur la route
39:36en leur disant
39:37allez,
39:37voilà une feuille de route,
39:38débrouillez-vous
39:39et puis on verra à Noël
39:40si on vous garde
39:41ou si on vous vire
39:41à l'entretien annuel.
39:42Et donc tous ces postes-là
39:43ont peu à peu été supprimés
39:44et il y a un écart énorme
39:46entre le commercial
39:47qui est aujourd'hui terrain
39:47et le directeur national
39:49qui n'a plus aucun contact
39:50et ça met aujourd'hui
39:51le bazar complètement
39:52dans la relation commerciale.
39:54Les clients ne savent plus
39:55donner de la tête.
39:56Les équipes sont un peu perdues.
39:57Et donc moi,
39:58les postes que j'ai occupés
39:59en tant que cadre
40:00ont petit à petit disparu
40:01et quand on regarde
40:02les offres,
40:03on se dit peut-être
40:03que je vais revenir
40:04dans cette vie active
40:05plus ou moins classique.
40:07Mais on s'est dit
40:08mais qu'est-ce qui s'est passé
40:08en quelques années ?
40:10On est passé des missions
40:11sur 2, 3 départements.
40:13Aujourd'hui,
40:14il faut en couvrir 7 ou 8
40:15parce que les groupes
40:15ne veulent plus avoir
40:175 filles responsables
40:18sur le territoire national.
40:19On n'en veut qu'un ou deux.
40:21Donc vous avez
40:21des zones géographiques énormes.
40:22On vous demande des sacrifices.
40:24On va vous dire
40:24vous voulez le même salaire
40:25qu'avant,
40:26eh bien il faut découcher
40:275 jours par semaine.
40:28Donc votre famille
40:28n'existe plus.
40:30Les choses ne sont plus
40:32du tout justifiées
40:33et on re-entend une phrase
40:34vous parliez d'il y a 30 ans
40:35qu'on entendait il y a 30 ans
40:37qui était déjà ridicule
40:38il y a 30 ans
40:38et qui l'est encore plus aujourd'hui.
40:39Vous faites du commerce,
40:40vous l'avez choisi.
40:42Dans le commerce,
40:42on fait son salaire.
40:43Oui, on fait son salaire
40:44mais on part d'une base fixe
40:46qui doit être cohérente
40:47par rapport à l'expérience,
40:48par rapport au terrain de jeu
40:50qui vous est attribué,
40:51à cette fameuse zone géographique,
40:53au domaine
40:54qu'il soit concurrentiel ou non
40:55et avec votre niveau actuel.
40:57Le fait d'avoir
40:57une partie variable
40:58qui vous permet d'accéder
40:59à ce salaire
41:00qu'on se fait nous
41:01et doit être indexé
41:03sur un salaire fixe
41:04cohérent.
41:05Mais William,
41:06pour avoir exercé
41:07des fonctions commerciales
41:08pendant 25 ans,
41:08métier que je connais
41:09un petit peu,
41:11de commercial
41:12à directeur commercial,
41:14est-ce qu'aujourd'hui
41:15le fait qu'on soit séparé
41:16des rangs intermédiaires,
41:18c'est vrai ?
41:18Vous savez,
41:19on disait en général
41:19il y a le petit cadre,
41:20c'est le commercial
41:21qui était parfois
41:22agent de maîtrise,
41:23le cadre intermédiaire
41:24c'était le chef
41:24des ventes régionales
41:25et le cadre sub
41:26c'était le directeur
41:27des ventes nationales
41:28ou directeur commercial.
41:29Est-ce que ça...
41:31si on supprime
41:32un intermédiaire
41:32qui gagnait correctement
41:34sa vie,
41:34on doit pouvoir
41:35un peu mieux
41:36rémunérer celui
41:36qui est en dessous
41:37et celui qui est au-dessus ?
41:38Ça a été le cas ou pas ?
41:39Non, pas du tout,
41:40pas du tout.
41:41Aujourd'hui,
41:41ce qui a été fait,
41:43c'est plutôt un nivellement
41:44par le bas
41:44en termes de qualité
41:45et de qualification.
41:46C'est bien comme ça
41:47que je le ressentais.
41:48C'est exactement comme ça.
41:49L'argent n'a pas du tout
41:51été réparti.
41:52On pourrait très bien
41:53se dire
41:53le responsable
41:54qui était le N plus 2,
41:55N plus 3 à l'époque
41:57devient un N plus 1 en direct
41:59donc on va le récompenser
42:00parce qu'il a
42:01plus de pression,
42:02plus d'objectifs,
42:02plus de personnes
42:03à accompagner
42:04ou à manager.
42:05Mais non,
42:05ce n'est pas du tout
42:07le cas.
42:08Et moi,
42:08je trouve extrêmement,
42:09si on pousse un peu plus
42:09des bases sur la qualité
42:10de la relation commerciale,
42:12je la trouve
42:12de plus en plus fragilisée
42:14parce que celui
42:14qui est sur le terrain
42:15n'a plus la main pour rien.
42:16Vous le voyez bien
42:17aujourd'hui
42:17si vous discutez
42:18avec un commercial,
42:19qu'il soit un commercial terrain
42:21ou un conseiller bancaire
42:22par exemple.
42:23Aujourd'hui,
42:23votre conseiller bancaire,
42:24il n'a plus la main sur rien.
42:26Il ne peut vous accorder
42:27rien du tout.
42:28Il peut simplement
42:28vous montrer
42:29où est l'urne
42:30pour déposer les chèques.
42:31C'est aujourd'hui
42:32à peu près
42:32ce que peut faire
42:34un conseiller bancaire.
42:35C'est catastrophique.
42:36Il y a 20 ans,
42:37ils étaient capables
42:38de vous proposer
42:39des produits complémentaires.
42:41Il y a 20 ans
42:41ou 15 ans
42:41ou 10 ans,
42:42ils étaient capables
42:43de vous conseiller
42:43sur une épargne.
42:44Aujourd'hui,
42:45non,
42:45pas du tout.
42:46Ils ne valident plus rien.
42:47Et on a enlevé
42:47ce petit supérieur hiérarchique
42:49qui était au-dessus
42:50et qui lui,
42:51lui donnait la marche à suivre
42:52et qui peut faire
42:53une réactivité.
42:54C'est vrai.
42:57rapidement parce qu'il nous reste
42:58deux minutes
42:58et je crois que vous voulez
42:59nous faire une petite annonce,
43:00William.
43:01Est-ce que dans la prochaine
43:03présidentielle,
43:04parce que Romina,
43:05vous êtes quelqu'un
43:05de qualifié,
43:06parce que les infirmiers
43:07et les infirmières
43:07sont des gens très qualifiés,
43:09est-ce que le débat
43:10sur les salaires
43:11va pouvoir être éludé
43:13de la présidentielle ?
43:14Absolument pas.
43:15Il faut absolument
43:16qu'ils en parlent.
43:17Il faut maintenant
43:17que ça se passe.
43:18Vous voyez,
43:18la Corée du Sud,
43:21ils arrivent à donner
43:22300 000 euros
43:22par salarié.
43:23Mais où est la France ?
43:23Chez Samsou,
43:24oui.
43:25C'est ça,
43:25c'est ça.
43:28300 000 euros
43:29par salarié.
43:30Mais c'est tellement énorme
43:32que...
43:32Mais où est la France ?
43:34Mais qu'est-ce qu'on fait
43:35de notre pays ?
43:36Mais ça,
43:37c'est un vrai sujet.
43:39Aujourd'hui,
43:39vous trouvez que le travail
43:40ne paye pas assez ?
43:41Et pas seulement
43:42pour les infirmières,
43:42pour un peu tout le monde.
43:44Mais bien sûr,
43:45les gens démotivent
43:46la santé au travail aussi.
43:48Qu'est-ce que vous voulez
43:49aller travailler
43:50pour 1 000 euros par mois ?
43:51Mais qu'est-ce que c'est ?
43:53Comment vous voulez faire
43:53des enfants ?
43:54Mais c'est clair.
43:56Comment on va projeter
43:58qu'on se lève,
43:59on va au travail
44:00et on se dit
44:00dans quoi ?
44:00Au bout de 5 ans,
44:01vous n'avez plus envie,
44:02Philippe.
44:02C'est clair.
44:03Vous êtes d'accord avec ça,
44:04William ?
44:05Qu'il va falloir vraiment
44:06parler des salaires
44:07lors de la prochaine campagne ?
44:09Bien sûr,
44:09au moment des salaires,
44:10on baisse les charges.
44:11Mais il faudra faire quelque chose
44:12parce qu'on n'ira jamais,
44:13on n'ira pas
44:14contre les mathématiques.
44:15France, c'est moyen,
44:16on dépense 1 600,
44:161 700 euros par mois
44:17sans toucher sa carte bleue.
44:19Donc,
44:19si on ne gagne pas plus de 2 000,
44:20on ne peut pas s'en sortir.
44:21C'est mathématique.
44:22Mais ça,
44:23c'est évident.
44:24Vous vouliez passer
44:24une petite annonce,
44:25William ?
44:26Alors,
44:26comme vous êtes très sympa,
44:27on vous dit OK.
44:29Avec grand plaisir.
44:34où on accompagne
44:35des boxeuses professionnelles
44:37qui n'ont pas de professionnelles
44:38que le nom,
44:39malheureusement,
44:39parce qu'elles se donnent à fond,
44:41mais les salaires proposés
44:42sont assez bas,
44:43les conditions de travail
44:43ne sont pas forcément acceptables.
44:45Donc,
44:45on travaille là-dessus
44:46avec ma société
44:47qui s'appelle,
44:47en anglais,
44:48W,
44:48la lettre,
44:49Development.
44:49Et on accompagne
44:50des boxeuses
44:51qui sont françaises
44:51et étrangères.
44:52Et on a une magnifique nouvelle
44:54pour fêter en gros
44:55les un an d'activité.
44:56Ce samedi,
44:57on a deux combats.
44:58On a Ashley Rabero
44:59qui va combattre
45:00pour le titre
45:00de championne de France
45:01professionnel
45:02à Saint-Etienne.
45:03Et nous avons
45:04Arlène Blenco
45:05qui est une boxeuse australienne
45:07qu'on accompagne également
45:07qui fait son championnat du monde.
45:09Donc,
45:09nous,
45:09c'est le premier championnat
45:10du monde de la structure.
45:11Samedi soir également
45:12à Charleroi en Belgique.
45:14Donc,
45:15c'est très grand plaisir
45:16de pouvoir en parler.
45:17C'est pas très loin
45:18de la frontière française
45:18Charleroi aussi.
45:19Merci à vous,
45:20Merci, William.
45:21Merci, Romina.
45:21Merci à tous.
45:22Merci pour vos précieux témoignages.
45:24On l'a dit,
45:24Philippe,
45:25demain soir,
45:25ça serait une soirée
45:26un peu spéciale
45:26puisqu'on va être avec
45:28un sujet plutôt orienté
45:29voitures,
45:30Philippe,
45:31automobiles.
45:32On pourra parler de tout.
45:33On le redit,
45:33Francis Partolomé,
45:34le président de Mobiliens.
45:35Vous faites bien de le dire
45:36et vous pourrez bien sûr
45:37réagir comme d'habitude
45:38entre 19h et 20h.
45:39Un seul numéro,
45:40le 0826 300 300
45:41et le 728 par SMS
45:43avec le mot VV.
45:45Et si vous avez des questions,
45:46des témoignages,
45:47n'hésitez pas,
45:48je participe
45:49arrobas sudradio.fr.
45:50On se retrouve demain,
45:51Philippe.
45:51Et tout de suite,
45:52vous retrouvez
45:52Magali Berda
45:53et ses invités.
45:53A demain.
45:54Bonne soirée.
Commentaires