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BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 4 avril, Pascaline Gervoson, directrice générale de PiLeJe, Fanny Ledonné, responsable de la recherche médicale à la Fondation de France, et Guillaume de Landtsheer, directeur général de NetApp France, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.
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00:04BFM Business présente Check-up Santé avec Fabien Guèze.
00:11Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur BFM Business dans Check-up Santé.
00:15C'est un marché en pleine expansion avec une croissance de 5% par an.
00:19C'est celui des compléments alimentaires régulièrement consommés par deux tiers des Français.
00:23Pascaline Gervozon, directrice des laboratoires Pilège, numéro 1 du marché,
00:27nous dit comment elle veut préserver notre santé et notre bien-être.
00:31Premier réseau de philanthropie en France, la Fondation de France agit dans tous les domaines,
00:35dont la santé.
00:36Fanny Ledonné, responsable de la recherche médicale, va nous dire comment elle a soutenu plus de 1600 projets en 2025.
00:43Enfin, c'est le leader mondial du stockage de données.
00:47Sa technologie est utilisée par 90% du CAC 40, mais aussi par Google, Amazon, Microsoft et OVH.
00:53C'est la société NetApp. Et Guillaume de Lantchir, son DG France, est mon dernier invité.
00:59Et sans oublier bien sûr la chronique de Rémi Teston.
01:02Check-up Santé, c'est parti.
01:06Check-up Santé, au cœur de l'innovation santé.
01:10Pascaline Gervozon, bonjour.
01:11Bonjour.
01:12Bonjour et bienvenue dans Check-up Santé.
01:13Vous êtes la directrice générale des laboratoires Pilège.
01:16Pilège, c'est une belle histoire de famille.
01:19Tout à fait, c'est un laboratoire français, créé il y a plus de 30 ans par un médecin, le
01:25docteur Christian Leclerc.
01:26Qui était votre père, accessoirement.
01:28Qui est exactement mon père.
01:29Et j'ai la chance de diriger le laboratoire depuis 5 ans.
01:32Et j'y travaille depuis 28 ans.
01:34Donc c'est vraiment une histoire de famille.
01:35Oui, parce que je crois que le laboratoire a 35 ans à peu près.
01:39Absolument.
01:39Nous avons été créés en 92.
01:41Et vous êtes leader sur le marché du complément alimentaire.
01:44Non, effectivement, nous sommes une marque de référence, en tout cas dans le conseil officinal et la distribution officinale.
01:51Et nous sommes le leader français des compléments alimentaires en pharmacie.
01:55Et c'est une entreprise franco-française, du début à la fin, on a l'impression de dire de la
01:59production.
02:00Alors, on est également distribuée en Europe.
02:01On a des filiales en Europe.
02:03Mais néanmoins, on intègre, vous avez raison, toute la chaîne de valeur pour concevoir nos produits de santé.
02:09Puisqu'on est à la fois industriel, on fabrique nos propres ingrédients, on les façonne et également...
02:15Ça va du champ.
02:15Ça va du champ de...
02:16Ça va du champ jusqu'aux produits finis dans les rayons de pharmacie, conseillés par des pharmaciens et les équipes
02:23officinales.
02:23Oui.
02:24Donc, on disait que le marché du complément alimentaire, c'est un marché qui croit vraiment à toute vitesse.
02:29C'est un marché en pleine croissance qui, aujourd'hui, consolide 3 milliards d'euros en France.
02:36Et il y a à peu près 6 Français sur 10 qui consomment régulièrement des compléments alimentaires et qui en
02:41consomment de plus en plus.
02:43Puisque les compléments alimentaires n'interviennent pas seulement pour combler les déficits apportés dans l'assiette,
02:51mais également pour accompagner les désordres physiologiques et accompagner également la qualité de vie dans la maladie longue économique.
02:59Vous parliez de la France et évidemment de l'Europe, l'international.
03:01Comment on se place en France par rapport aux autres pays sur le complément alimentaire ?
03:06Alors, la France est le deuxième marché au niveau européen du complément alimentaire, après l'Italie.
03:11Et la France est un marché très dynamique parce que c'est un marché qui reste...
03:17Dans lesquels les professionnels de santé ont un impact fort auprès des patients,
03:21que ce soit les médecins, les sages-femmes, les diététiciens, mais également, bien sûr, les pharmaciens et leurs équipes.
03:29Tout le monde n'a pas besoin de compléments alimentaires ?
03:31Alors, je ne dirais pas ça. Je dirais que c'est en fonction des besoins individuels de chacun.
03:35Et justement, il faut des professionnels de santé formés à questionner, à évaluer les besoins physiologiques d'un individu
03:42pour pouvoir conseiller...
03:44Après, on peut en avoir besoin de façon ponctuelle comme de façon continue.
03:48Dans tous les cas, ce sont des vraies aides aujourd'hui et des vraies solutions de santé
03:52pour améliorer sa qualité de vie et son bien-être.
03:56Et plus que la prévention, c'est plutôt le maintien sur toute ta vie ?
04:03C'est ça ou pas ?
04:04Alors en fait, oui.
04:05Ce qu'on vise, bien évidemment, c'est la qualité de vie le plus longtemps possible.
04:09Et aujourd'hui, en équilibrant son assiette, en faisant attention à son mode de vie,
04:13en faisant du sport, en ayant des comportements qui ne sont pas à risque,
04:17on peut tout à fait améliorer son espérance de vie en bonne santé et avec une bien meilleure qualité de
04:22vie.
04:23Et c'est vrai que les solutions de santé que nous proposons sont des aides très très utiles
04:27lorsqu'elles sont bien adressées pour atteindre ses objectifs.
04:31Et ça porte bien son nom, ce sont des compléments souvent à la médecine traditionnelle ?
04:34Absolument. Des compléments nutritionnels qui viennent...
04:37Et justement, quelle est la perception des Français sur les compléments alimentaires ?
04:41Est-ce qu'elle a changé ces dernières années ?
04:43Bien sûr, ils adhèrent complètement puisqu'ils sont de plus en plus consommateurs.
04:47En revanche, c'est vrai qu'ils ont besoin d'être aidés dans leur consommation
04:51parce que ce n'est pas seulement...
04:53Ce sont des produits qui sont quand même techniques,
04:56qui nécessitent d'être adaptés aux besoins individuels.
05:00Et donc, il faut absolument des professionnels de santé
05:03qui soient formés déjà au questionnement
05:05pour bien identifier les besoins individuels des patients,
05:10mais qui aussi visent la longévité réussie pour chacun.
05:14Donc, vos produits, ils sont distribués en pharmacie ?
05:18Nos produits sont exclusivement distribués en pharmacie.
05:21C'est un choix que nous avons fait d'être prescrits et conseillés
05:24parce que nous pensons que les compléments alimentaires ne peuvent être utiles
05:28que lorsqu'ils sont adaptés aux besoins physiologiques de chaque individu.
05:32Et c'est ce qu'on vit.
05:32C'est pour ça que Pilège, en plus de produire ses propres solutions de santé,
05:38a délivré des formations professionnelles de santé dans toute la France
05:41depuis des années.
05:42Et nous œuvrons pour que, justement,
05:45de plus en plus de professionnels de santé soient formés
05:48à la prévention individualisée et à l'espérance de vie en bonne santé.
05:52Justement, vous trouvez que, bon, évidemment,
05:54les pharmaciens, vous les côtoyez puisque vous distribuez aux pharmacies,
05:56mais les autres professionnels de santé,
05:58est-ce qu'ils sont suffisamment formés, informés aux compléments alimentaires ?
06:02Non, absolument pas.
06:03Enfin, je crois que le temps passé aux études de nutricion,
06:06il y a énormément de travail pour qu'on puisse aller vers une santé
06:09orientée sur la prévention individualisée.
06:12Après, il y a énormément de demandes et d'intérêts des professionnels de santé
06:16pour aller vers cette démarche,
06:18parce que c'est une démarche qui est vraiment très satisfaisante
06:20dans le soin apporté aux personnes,
06:22puisqu'on travaille sur la qualité de vie,
06:24on travaille sur le bien-être et sur un accompagnement long terme
06:27des patients pour pouvoir monitorer le plus possible
06:31leur espérance de vie en bonne santé.
06:33Et votre recherche et développement, ça fait partie d'une...
06:37Absolument, on a une recherche et un développement
06:39qui est complètement intégrée dans notre façon de concevoir,
06:42en fait, nos produits.
06:44Et on s'appuie, bien sûr, sur les données de la science
06:46qui sont publiées.
06:48Et notre capacité, comme on maîtrise la chaîne de valeur,
06:50on est capable, en fait, de transformer assez rapidement
06:53ce que nous produit la science en, très concrètement,
06:57des solutions pour les patients qui soient complètement accessibles
07:02le plus possible.
07:04Et comment voyez-vous l'avenir, finalement,
07:06et des compléments alimentaires et de pillages, surtout ?
07:09Bien sûr, l'avenir, on va aller vers une médecine
07:12qui va être de plus en plus personnalisée,
07:14qui va mettre la prévention au centre,
07:16avec une espérance de vie qui s'allonge.
07:19Et donc, des besoins en qualité de vie
07:21et en bien-être augmentés.
07:24Et donc, pour Pillage, c'est extraordinaire
07:26parce que Pillage s'appuie sur la science.
07:28La science ne cesse de démontrer l'intérêt
07:31de la nutrition, d'alimentation, des modes de vie.
07:34Et donc, nous, on accompagne, en fait,
07:37ce mouvement scientifique et on essaye de produire
07:39de l'innovation, de nouvelles solutions
07:41pour accompagner au mieux les patients.
07:44Oui, et quand, justement, vous parlez de médecine personnalisée,
07:46est-ce que vous serez toujours plus accompagné
07:47par les nouvelles technologies, par l'IA, etc ?
07:49Absolument, on travaille actuellement
07:51à développer des programmes
07:52et on a des partenariats,
07:54à la fois avec des sociétés
07:56qui font de la biologie fonctionnelle,
07:58mais aussi, on a développé des questionnaires
08:00qui sont de véritables aides
08:01pour mieux connaître, en fait,
08:03les besoins des patients.
08:05Eh bien, merci beaucoup.
08:06Merci et bravo pour ce que vous faites.
08:08On va à présent, merci Pascaline Gervozon,
08:10directrice générale des laboratoires Pillage,
08:11on va à présent accueillir Fanny Ledonné,
08:14qui est directrice de la recherche médicale
08:16à la Fondation de France.
08:23Fanny Ledonné, bonjour.
08:25Bonjour.
08:25Bienvenue dans Check-up Santé.
08:27Vous êtes directrice de la recherche médicale
08:29à la Fondation de France.
08:30La Fondation de France, c'est presque 70 ans ?
08:33Tout à fait.
08:34Oui ?
08:34Tout à fait.
08:34C'est que c'est...
08:36C'est la structure d'intérêt général,
08:39voilà, une des plus anciennes
08:40et la plus importante en termes de réseau.
08:42Et un organisme privé ?
08:43Un organisme privé
08:45qui ne fonctionne qu'avec des dons,
08:47avec, voilà,
08:48un intérêt général sur différentes causes.
08:50Oui, donc reconnu d'utilité,
08:51évidemment, publique.
08:53Et vous disiez que les dons.
08:55Ces dons viennent d'où ?
08:57Alors, les dons peuvent venir
08:58de particuliers ou d'entreprises,
09:00mais effectivement,
09:01un fonctionnement 100% avec des dons.
09:04Alors, vous êtes le premier réseau
09:05de philanthropie en France, c'est ça ?
09:07Exactement.
09:07Et vous réunissez pas mal de monde ?
09:09Oui, tout à fait.
09:11Alors, nous fonctionnons déjà
09:11avec un réseau de bénévoles,
09:13un très important,
09:14plus de 500 bénévoles
09:15sur la France entière.
09:17Mais la Fondation de France,
09:18c'est également un réseau
09:19de fondations abritées,
09:21donc à peu près 1000 fondations abritées
09:22qui agissent également
09:24sur différents domaines
09:25de l'intérêt général.
09:26Alors, évidemment,
09:27la Fondation de France,
09:28c'est sur tous les domaines
09:29et en particulier la Saint-Eure,
09:32on va le dire.
09:33Donc, vous dites que vous avez
09:35des fondations abritées.
09:36Dites-nous la définition,
09:37donnez-nous la définition
09:37d'une fondation abritée.
09:38Oui, alors, une fondation abritée,
09:40c'est une fondation
09:41qui peut être créée
09:42par des particuliers,
09:43des entreprises
09:44ou des grandes écoles,
09:45par exemple,
09:46et qui vont avoir un objet,
09:48donc une thématique
09:49qui leur est propre.
09:50Et la Fondation de France,
09:52qui les accompagne,
09:53qui les abrite,
09:54va pouvoir leur apporter
09:55du conseil
09:56sur toute leur durée de vie,
09:58finalement.
09:58Et aussi, éventuellement,
10:00un financement ?
10:01Alors, financement,
10:02cela peut arriver,
10:03effectivement,
10:04mais on fonctionne
10:04vraiment en réseau,
10:05c'est-à-dire que
10:06sur certains projets,
10:07nous allons soutenir
10:08conjointement
10:09certains projets
10:10très innovants,
10:11par exemple,
10:11si on parle de la recherche médicale.
10:13Donc, d'une part,
10:13vous avez donc vos programmes
10:15que vous voudriez
10:16qu'on applique,
10:17et ensuite,
10:18vous sollicitez
10:18ou vous êtes sollicité
10:19par les entreprises,
10:21par les personnes,
10:22pour les projets ?
10:23Alors, pour les projets,
10:25comme nous sommes une structure
10:26d'intérêt général,
10:26ce sont vraiment
10:27en recherche médicale,
10:29notamment,
10:29les laboratoires académiques,
10:31donc vraiment des structures
10:32à but non lucratif,
10:34qui vont nous soumettre
10:35des projets.
10:36Notre fonctionnement
10:36en recherche médicale
10:37est assez classique
10:39puisqu'il passe par
10:40des appels à projets annuels.
10:42Chaque appel à projets
10:43va être thématique.
10:44Donc, vous faites des appels
10:45à projets ?
10:45Exactement,
10:46on fonctionne via appel à projets
10:47et les structures
10:48qui souhaitent bénéficier
10:49d'un financement
10:50déposent un projet.
10:51Ces projets sont
10:52systématiquement évalués
10:53par un comité d'experts bénévoles,
10:55donc dans notre thématique,
10:57soit des médecins chercheurs,
10:59soit des chercheurs
11:00qui sont en poste,
11:00c'est très important pour nous,
11:02et ces dossiers évalués
11:04vont être sélectionnés,
11:05classés,
11:06vont permettre
11:06à certaines structures
11:07qui ont postulé
11:08d'obtenir un financement.
11:09D'accord,
11:09et quand vous parlez
11:10de structures,
11:11donnez-nous quelques exemples
11:12de structures.
11:13Alors,
11:13dans les grandes structures,
11:14on va retrouver évidemment
11:15des laboratoires INSERM,
11:16CNRS,
11:17des laboratoires d'université
11:19et des laboratoires hospitaliers.
11:21D'accord,
11:22et est-ce qu'il y a
11:22des entreprises,
11:25pas seulement des fondations,
11:26des entreprises isolées
11:28qui vont vous solliciter ou pas ?
11:30Alors,
11:31elles peuvent monter,
11:32elles peuvent...
11:32Oui,
11:33elles sont obligées
11:33de passer par un intermédiaire de...
11:35Non,
11:35non,
11:35les entreprises ne sont pas éligibles
11:36à partir du moment
11:37où elles ont un but lucratif.
11:39Chez nous,
11:39les structures d'intérêt général
11:41ne doivent pas être
11:42à but lucratif
11:43et pour nos financements
11:44de santé et de recherche,
11:46ce sont vraiment
11:46des structures académiques
11:48ou de santé non lucratif
11:50qui pourront être soutenues.
11:51Par contre,
11:51les entreprises,
11:52elles peuvent venir soutenir
11:53ces actions.
11:54D'accord.
11:55en faisant un don
11:56à la Fondation de France
11:57ou en montant
11:58leur fondation abritée.
11:59Et donc,
11:59vous aidez ces fondations
12:00abritées
12:00de différentes façons ?
12:02Oui.
12:02On peut les accompagner
12:04d'un point de vue juridique,
12:06d'un point de vue fiscal
12:07et également les conseillant
12:09sur des projets
12:09que nous trouvons
12:11particulièrement innovants
12:12ou particulièrement porteurs
12:13et que nous leur conseillons
12:15vivement de financer
12:16ou de co-financer avec nous.
12:17D'accord.
12:17Vous leur faites profiter
12:18de votre réseau aussi ?
12:19Exactement.
12:20Exactement.
12:21Comme je vous l'ai dit auparavant,
12:23la Fondation de France,
12:23c'est 500 bénévoles experts
12:26à différents niveaux.
12:27Et pour la recherche médicale,
12:28effectivement,
12:29nous sommes accompagnés
12:31par des experts
12:31dans différents champs.
12:32La cancérologie,
12:33la cardiologie,
12:35la recherche sur les maladies psychiatriques.
12:36Et donc,
12:37ces fondations abritées,
12:38elles peuvent bénéficier
12:39de ce réseau d'experts
12:40ou de conseils
12:40si elles en ont besoin.
12:42Et ça fait combien de projets
12:43en 2025 ?
12:44Alors,
12:44en 2025,
12:46nous sommes à plus
12:47de 12 000 actions
12:48soutenues au niveau
12:49de la Fondation de France.
12:51D'accord.
12:51La Fondation de France ?
12:52Voilà.
12:52Et pour la santé
12:53et la recherche,
12:541 600 environ.
12:55C'est quand même
12:55une grande part quand même.
12:57Oui, oui.
12:57On considère,
12:59par exemple,
12:59sur la recherche médicale
13:00que la philanthropie,
13:02donc l'action des fondations,
13:04va représenter
13:04jusqu'à 20 %
13:05du budget d'une équipe.
13:07Donc,
13:08ce qui va être
13:08extrêmement structurant
13:09pour des coûts
13:10de recrutement,
13:11par exemple,
13:12ou pour l'achat d'équipements
13:13qui est parfois difficile
13:14à obtenir
13:14via des fonds publics.
13:16Et alors,
13:16récemment,
13:17vous avez décerné
13:18les prix de la recherche médicale
13:20que vous décernez
13:21tous les ans.
13:22C'est bien ça ?
13:23Et donc ?
13:23Et donc,
13:24cette année,
13:24nous avons le plaisir
13:26d'avoir remis deux prix.
13:27Nous fonctionnons
13:27avec un prix junior
13:28qui va permettre
13:30de récompenser
13:31un chercheur
13:31de moins de 45 ans
13:32qui est déjà
13:33à la tête d'une équipe
13:34mais qui a besoin
13:35d'un coup d'élan
13:35pour poursuivre
13:37ses activités.
13:38Et donc,
13:38cette année,
13:39ce prix a été remis
13:40à Céline Vallot
13:40qui travaille sur
13:41l'épigénétique
13:43dans les cancers du sein
13:44triple négatif.
13:45Un cancer du sein
13:46qui est encore
13:48difficile à traiter
13:49avec un nombre
13:50de rechutes important.
13:51Et donc,
13:52cette chercheuse
13:52fait vraiment
13:53un travail remarquable
13:54pour la caractérisation
13:55de ces différents
13:56types de cancers
13:57et pour mettre en place
14:00un diagnostic
14:01plus personnalisé
14:02pour adapter
14:02les traitements ensuite.
14:04Et s'il y a un prix junior,
14:04c'est qu'il y a un prix senior.
14:05Exactement.
14:06Donc,
14:06nous avons également
14:07un prix senior
14:08pour un chercheur
14:09de plus de 45 ans
14:10qui lui-même
14:11est à la tête
14:11d'une équipe
14:12mais qui a effectivement
14:13eu plus d'ancienneté
14:14et qui va être récompensé
14:15pour l'ensemble
14:16de sa carrière.
14:17Cette année,
14:18c'est le chercheur
14:19Nicolas-Charles-Berguéran
14:21qui travaille à Strasbourg
14:22qui a été soutenu
14:22sur ses travaux
14:23sur l'épigénétique
14:26comme marqueur,
14:27comme outil
14:27de pointe
14:28pour classer
14:29certaines maladies rares
14:30qui aujourd'hui
14:31avaient peu de points communs
14:32les unes avec les autres.
14:33Donc,
14:33on voit vraiment apparaître
14:34un nouveau champ
14:35de classement des pathologies
14:37grâce à son approche
14:38purement génétique.
14:39Avec une petite enveloppe
14:41financière,
14:42oui ?
14:42Exactement.
14:43Donc,
14:43le prix junior,
14:43une enveloppe de 50 000 euros
14:45et pour le prix senior,
14:46une enveloppe de 100 000 euros.
14:48Eh bien,
14:48on va vous suivre
14:48à la Fondation de France
14:49tous les ans.
14:50Avec plaisir.
14:51Vous vous inviterez
14:51la prochaine fois
14:52à la prochaine...
14:53Avec grand plaisir.
14:54prochain prix.
14:55Merci beaucoup,
14:56merci beaucoup,
14:56Fanny Ledonnet.
14:57On va à présent
14:57accueillir Rémi Tesson
14:59pour sa e-chronique.
15:07Rémi Tesson,
15:07bonjour.
15:08Bonjour Fabien.
15:09Big buzz de buzz e-santé.
15:11Trois points aujourd'hui.
15:13La première,
15:13c'est que la CNIL
15:14et la Haute Autorité de Santé
15:15ont signé un partenariat.
15:17C'est assez inédit.
15:18Exactement.
15:18Ils ont signé une convention
15:19pour essayer de donner un cadre
15:20à l'usage de l'intelligence artificielle
15:22en santé.
15:23L'idée,
15:23c'est de promouvoir
15:24la protection des données,
15:25mais aussi d'accompagner
15:26tous les acteurs de santé
15:28à rentrer dans le cadre européen
15:30qui se met en place
15:31et de pouvoir accompagner
15:32tous ces acteurs-là.
15:33Et notamment,
15:34ils vont établir
15:34des recommandations
15:35au deuxième trimestre
15:36sur le bon usage
15:37dans le soin,
15:38à destination
15:38des professionnels de santé
15:40et des établissements de santé.
15:41Ce qui est inédit aussi,
15:42c'est que cette CNIL,
15:43elle a autorisé
15:44le Health Data Hub,
15:47elle a autorisé
15:48à transférer
15:49un petit peu
15:49ces données de santé
15:51aux Américains ?
15:52C'est le Conseil d'État
15:53qui a validé
15:53le fait que la CNIL
15:54est autorisée
15:55au Health Data Hub
15:56de pouvoir finalement
15:58héberger les données de santé
15:59sur Microsoft,
16:00qui est considéré
16:01comme correspondant
16:03aux critères du RGPD.
16:04Et donc tout ça
16:05rentre dans le critère
16:06justement
16:06de la souveraineté
16:07de numérique en santé
16:09qui est assez large
16:09aujourd'hui
16:10et qui devient
16:10un enjeu politique
16:11et pas uniquement
16:12un enjeu technologique.
16:14Alors en Chine,
16:15d'après ce que vous me dites,
16:16le médecin va pouvoir consulter
16:17par l'intermédiaire
16:18de son avatar ?
16:19Exactement.
16:20Donc le patient en Chine,
16:21c'est quelque chose
16:22qui est déjà en activité,
16:23qui fonctionne.
16:24Un patient peut consulter
16:25le cloud numérique
16:26de son propre médecin,
16:28c'est-à-dire qu'à partir
16:28de toutes les informations
16:29concernant le médecin,
16:30on va recréer sa façon
16:31de communiquer,
16:32d'être en relation,
16:33ce qui permet de maintenir
16:34la relation finalement
16:35entre le patient
16:35et le médecin,
16:36de pouvoir répondre
16:37à un certain nombre
16:37de questions,
16:38d'éviter des consultations
16:39inutiles,
16:39mais à la fin,
16:40le médecin réel
16:42reste le seul à prescrire.
16:43D'accord.
16:44C'est-à-dire que le cloud numérique
16:45ne va pas...
16:45On est sauvés là.
16:47On est sauvés.
16:47Mais ça montre en tout cas
16:48l'avancée progressive
16:49qu'il y a sur l'usage
16:50de ces outils
16:51et qui va arriver aussi
16:52en Europe prochaine.
16:52Qui va arriver bientôt.
16:54Pour finir,
16:55la start-up du mois ?
16:56Alors c'est Diadip,
16:57qui est une start-up
16:58qui est spécialisée
16:59dans le diagnostic
17:00en oncologie
17:00par des outils d'IA.
17:02Il développe notamment
17:03des algorithmes
17:04qui vont aider
17:05les anapathes notamment
17:07avec des outils automatisés
17:10d'échantillons tumoraux
17:11pour essayer
17:12de favoriser
17:13le diagnostic
17:13de certains cancers,
17:15notamment les cancers féminins,
17:16cancers du sein,
17:17cancers de l'ovaire, etc.
17:18Merci Rémi.
17:19On boit à chaque fois
17:19vos paroles, c'est vrai.
17:21On va à présent
17:22accueillir
17:23Guillaume Delanchir
17:24qui est le directeur général
17:26France de NetApp.
17:33Guillaume Delanchir,
17:34bonjour.
17:35Bonjour.
17:35Bienvenue dans
17:35CheckUp Santé.
17:36Vous, vous êtes passé
17:37par Microsoft,
17:39par Workday
17:41et maintenant
17:41vous dirigez
17:42la filiale France
17:43de NetApp.
17:44NetApp,
17:44c'est une toute petite boîte
17:46de 7 milliards d'euros
17:47de chiffre d'affaires,
17:47c'est ça non ?
17:48A peu près, oui.
17:49A peu près, oui.
17:49Combien d'employés ?
17:51On est à peu près
17:51de 12 000.
17:5212 000,
17:53donc c'est une boîte
17:54américaine ?
17:54Boîte américaine.
17:55Oui,
17:55et pas une petite start-up,
17:56non ?
17:57Elle est là depuis un an.
17:58On va fêter nos 30 ans
17:59en France
18:00en juin prochain.
18:01Ah oui, d'accord.
18:02Incroyable.
18:02Alors,
18:03on parle beaucoup
18:03de l'IA,
18:04de l'intelligence artificielle,
18:05elle envahit notre quotidien,
18:07elle est le substrat fondamental
18:09de cette intelligence artificielle,
18:10ce substrat c'est la donnée,
18:12donc la data,
18:13et cette data,
18:15il faut pouvoir l'utiliser,
18:16il faut la stocker,
18:16c'est bien ça ?
18:17Oui,
18:17alors j'aime bien
18:18vous commencer par expliquer
18:20un petit peu l'évolution
18:20de la donnée dans le monde.
18:22Oui.
18:22On a,
18:22pour vous donner quelques chiffres
18:23assez simples,
18:24ce sont des données d'IDC,
18:25on a créé entre 2018 et 2020
18:28autant de données
18:28qu'entre 1995 et 2018.
18:31En 2020,
18:32donc c'est une unité de mesure,
18:33mais il faut juste retenir l'unité,
18:34on avait 20 zettabytes de données
18:36dans le monde,
18:37données numériques,
18:37toutes données numériques confondues.
18:39En 2025,
18:40on avait 175 zettabytes,
18:41et en 2030,
18:42on aura 1000 zettabytes,
18:44donc 20,
18:44175 zettabytes.
18:44Exponentielle.
18:45Complètement exponentielle.
18:46Donc cette data,
18:47avant d'utiliser,
18:48il faut la stocker.
18:49Qu'est-ce que vous faites ?
18:49Il faut la stocker,
18:50effectivement,
18:51et il faut la sécuriser.
18:52Donc le métier de NetApp,
18:54on fabrique des baies de stockage,
18:56donc il faut nous voir,
18:57pour le grand public,
18:57comme l'équivalent du disque dur
18:59que vous avez dans votre ordinateur.
19:01Nous,
19:01on le fait à l'échelle des entreprises.
19:02Donc en fait,
19:03les entreprises ont leur service informatique
19:05intégré,
19:06qui soit fait appel
19:07à des prestataires externes,
19:08soit à ses propres data centers.
19:10Donc les data centers
19:11sont les grands centres
19:12d'hébergement de données,
19:13où vous avez trois grandes dimensions.
19:15Une dimension,
19:16acheminer l'information
19:17avec des tuyaux.
19:18Ensuite,
19:18vous devez mettre l'information
19:20quelque part,
19:20la stocker sur des baies de stockage.
19:22C'est le métier de NetApp.
19:23Et ensuite,
19:23vous avez des serveurs
19:24qui vont utiliser les données
19:26pour effectuer des calculs
19:27et servir les applications.
19:28Et je disais quand même,
19:30en entrée,
19:32bien sûr que ce n'est pas un monopole,
19:33vous avez quasiment 30%
19:34du marché mondial.
19:36Vous êtes présent
19:36dans 90% du CAC 40 ?
19:38Oui,
19:38alors 90% du CAC 40,
19:40effectivement,
19:40on a presque 30%
19:41de part de marché dans le monde.
19:43Et on a le CAC 40,
19:45on a aussi beaucoup d'acteurs
19:46de la santé.
19:47En France,
19:47on a la moitié des CHU
19:48qui sont sur nos technologies.
19:50On a des mutuelles,
19:52on a des acteurs de banques,
19:54assurances, etc.
19:55On a beaucoup de laboratoires
19:57pharmaceutiques.
19:57On a OBS,
19:58OBS,
19:59pardon,
20:00j'ai confondu,
20:01OBS, OVH,
20:02des sociétés comme Atos,
20:04également,
20:04des sociétés françaises
20:05qui utilisent nos technologies.
20:06Donc vous disiez,
20:06ces données,
20:07il faut les stocker aussi,
20:08il faut les sécuriser ?
20:09Absolument.
20:10Donc vous avez une spécificité,
20:11une particularité ?
20:13Pour stocker
20:13et pour sécuriser
20:14ces données ?
20:15Alors,
20:15la sécurité en informatique
20:17est évidemment clé.
20:18La sécurité,
20:19c'est un ensemble de filtres.
20:20Ça commence par les comportements
20:21d'utilisateurs,
20:22le fait d'avoir des accès
20:23ou pas, etc.
20:24Vous avez tous les logiciels
20:25de sécurité qui existent.
20:26Et il y a un moment ultime
20:27où cette donnée,
20:28il faut la sécuriser
20:29au sens physique du terme.
20:30Donc quand on parle
20:31de sécurité de données
20:32en informatique,
20:32il y a une règle
20:33qu'on appelle
20:33la règle des 3-2-1
20:34qui sont 3 copies des données
20:36sur 2 supports numériques
20:37différents
20:37avec un site distant.
20:39Ce qui permet par exemple
20:40à nos clients
20:41des laboratoires pharmaceutiques
20:43d'avoir par exemple
20:453 data centers.
20:46Donc lorsque les applications
20:47écrivent les données,
20:48elles les écrivent
20:49simultanément
20:49sur 3 data centers
20:50de façon à ce que
20:51si vous avez un désastre
20:53type incendie ou autre
20:54sur un data center,
20:55les données ne soient pas perdues
20:57et les applications
20:58peuvent continuer à fonctionner.
20:59On dit toujours
21:00que les pirates
21:01ont un temps d'avance.
21:03Est-ce que c'est vraiment
21:06faillible ?
21:07Est-ce que
21:07vos données,
21:08vous dites qu'il y a 3 niveaux
21:10de sécurisation.
21:12Est-ce que c'est vraiment
21:14infaillible ?
21:14Alors,
21:15les pirates ont effectivement
21:16toujours un temps d'avance,
21:17sont toujours très créatifs.
21:19On a des technologies,
21:19on parle d'IA,
21:20les pirates commencent
21:21à utiliser de l'IA.
21:22Donc on est quand même
21:23dans des environnements
21:24qui sont relativement complexes.
21:26Ça rapporte plus
21:26que la drogue ?
21:27Ça je ne sais pas.
21:30Le sujet en fait,
21:31c'est la capacité qu'on a
21:32à garantir une sorte
21:34d'intégrité des données
21:35à un instant T.
21:36Donc on a les mécanismes
21:36en fait,
21:37alors je vous parlais
21:37des mécanismes
21:38de réplication de données
21:39de façon à avoir
21:40plusieurs copies.
21:40Vous avez des mécanismes aussi
21:42où on crée des données
21:43qu'on appelle immuables.
21:44Donc on a des snapshots.
21:46Donc on prend une image
21:46à un instant T des données.
21:48On sait que cette copie
21:49est inaltérable.
21:50Donc on a la capacité
21:51si vous avez un désastre
21:52ou si vous avez des pirates
21:53qui attaquent,
21:54de reprendre une copie
21:55un petit peu ancienne
21:56des données
21:56de façon à éviter
21:58à éviter l'attaque.
21:59Donc et cette explosion
22:01des données,
22:02elle nécessite de l'énergie.
22:05Donc c'est ultra-archi-énergivore.
22:07Oui, alors il y a un vrai sujet.
22:09C'est un sujet sociétal en fait.
22:11Quand je vous parlais
22:12des chiffres
22:12et de l'explosion du numérique
22:13dans le monde,
22:15on estime qu'aujourd'hui
22:17la consommation énergétique
22:18pour les data centers
22:19dans le monde
22:20représente 2 à 3 %
22:21de toute l'énergie.
22:22Ce qui est absolument colossal.
22:23On estime également
22:24qu'à l'horizon 2030,
22:26ces 2 à 3 %
22:27se transforment en 8 %,
22:28ce qui veut dire
22:29qu'il y a un enjeu
22:30absolument terrible.
22:31Donc on a une dimension...
22:32C'est quadruplé.
22:33Oui, on a une responsabilité
22:35par rapport à ça.
22:35Donc on a les mécanismes,
22:37on fabrique des technologies,
22:38nos baies de stockage
22:39sont de moins en moins énergivores.
22:41On a les mécanismes
22:42de compression de données
22:43qui nous permettent
22:43de réduire la taille des données,
22:45donc de prendre moins de place
22:46sur les machines,
22:47donc d'avoir moins de machines,
22:48donc de consommer moins de CO2.
22:50On a également des technologies
22:52qui nous permettent de...
22:53Alors vous avez deux typologies
22:54de données,
22:55les données chaudes
22:55qu'on exploite rapidement
22:57et dont on a besoin instantanément
22:59en fonction des différents cas d'usage
23:00qui sont des données
23:01qui sont sur des machines
23:02très performantes,
23:03donc plus consommatrices d'énergie.
23:05Et vous avez des données
23:05que vous allez peut-être garder
23:06à des fins d'archives
23:07qui n'ont pas besoin
23:08de machines performantes.
23:09Donc là, on a des supports
23:10technologiques différents
23:11et on a des mécanismes automatiques
23:13où on peut prendre des données
23:15qui commencent à être froides
23:16et les déplacer
23:16sur des supports
23:17moins consommateurs d'énergie.
23:18Donc l'avenir chez vous
23:20est d'une manière générale.
23:21Donc ça va être évidemment
23:21de sécuriser,
23:22de stocker
23:23tout en baissant le...
23:25tout en étant moins énergivore.
23:27C'est l'idée, oui.
23:28Oui.
23:29Merci beaucoup.
23:30Merci mille fois d'être venu.
23:31Vous revenez quand vous voulez.
23:32Merci à vous.
23:33C'est la fin de cette émission.
23:35On se retrouve la semaine prochaine.
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