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  • il y a 10 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 25 avril, Muriel Dahan, directrice de la recherche et du développement d'Unicancer, Caroline Robert, chef du service de dermatologie à Gustave Roussy, Elisabeth Riboud, déléguée générale de la Fondation Cœur et Recherche, Martine Gilard, cardiologue et administratrice de la Fondation Cœur et Recherche, et Jordan Cohen, fondateur et président de Tessan, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.

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00:02BFM Business présente Check-up Santé avec Fabien Guèze bonjour à tous ravis de vous
00:10retrouver sur BFM Business dans Check-up Santé c'est le réseau des centres de lutte contre le
00:15cancer comme Gustave Roussy ainsi du Curie l'Oncopole de Toulouse c'est Unicancer et j'ai le plaisir d
00:21'accueillir
00:21le professeur Muriel Dahan sa directrice de recherche et du développement et le professeur
00:26Caroline Robert chef de service de Dermato à l'Institut Gustave Roussy spécialiste mondiale du
00:32traitement du mélanome les maladies cardio-sculaires on le sait maintenant sont devenues la première
00:36cause de mortalité chez la femme et c'est vrai que on a longtemps considéré la femme comme éloignée
00:42de ses affections la fondation Coeur et Recherche vient de lancer un magnifique clip de sensibilisation
00:48que le professeur Martin Gillard cardiologue va nous présenter elle est accompagnée de sa déléguée
00:53générale Elisabeth Riboulou enfin c'est un des leaders de la téléconsultation en France qu'il fait
00:59entrer dans les pharmacies les mairies avec ses bornes dopées à l'IA pour répondre aux problèmes
01:03d'accès aux soins c'est le groupe Tessan et son président Jordan Cohen va nous le présenter
01:08Check-up Santé c'est parti
01:15Muriel Dahan bonjour Caroline Robert bonjour alors Muriel Dahan vous avez un CV phénoménal on va le raccourcir
01:21vous êtes membre de l'académie nationale de pharmacie vous êtes ancienne inspectrice à l'IGAS conseil
01:27stratégie des industries de l'oxygène des industries de santé et vous êtes la directrice de la recherche et
01:32du développement de Unicancer Caroline Robert vous vous êtes chef de service de dermatologie à
01:36Gustave Roussy et une des spécialistes internationale du traitement du mélanome vous dirigez aussi une équipe de
01:44de recherche à l'institut à l'unité ICERM et vous êtes spécialiste de la prise en charge du mélanome
01:51et de ses nouveaux traitements on verra on le verra tout à l'heure
01:54Muriel Dahan donc Unicancer c'est donc un réseau c'est ça c'est ça c'est le réseau des
01:59centres de lutte contre le cancer donc c'est une des fédérations à la fois cette fédération de ces centres
02:04qui sont les plus connus vous avez vu ils sont répartis sur tout le tout le territoire avec 18 centres
02:11et également c'est un groupement de coopération
02:14sanitaire et nous faisons de la recherche donc tant dans les centres eux mêmes que en tant que fédération et
02:20c'est mon équipe donc 170 personnes qui
02:23conduisons avec des groupes de recherche et qui réunissent tous les
02:27Et ces 170 personnes sont réparties sur les différents centres ?
02:30Non en fait les 170 personnes sont dans mon équipe et on accompagne des projets qui sont construits au sein
02:36de ces groupes qui réunissent donc les oncologues que ce soit des centres ou d'autres établissements qui construisent ensemble
02:43des études académiques ou industrielles et donc qui développent la recherche clinique en cancérologie
02:50Et ce sont des structures hospitalières privées ?
02:53Alors c'est privé à but non lucratif et donc c'est vraiment académique avec ce statut très intéressant
03:01Pas de CHU ?
03:02Alors les CHU on travaille avec eux donc il y a des oncologues qui viennent aussi des CHU qui sont
03:08dans nos groupes et on travaille très bien avec eux mais nous sommes promoteurs donc c'est vraiment on est
03:14responsable de ces études là
03:15Et c'est donc 140 études à peu près qu'on mène aujourd'hui en plus des 600 études qui
03:23sont conduites dans les centres eux-mêmes et donc on est le premier promoteur académique en cancérologie en Europe
03:31D'accord donc vous collaborez avec tous ces centres mais est-ce que ces centres du coup collaborent entre eux
03:35ou pas ?
03:35Absolument bien sûr tout à fait donc soit ils font des recherches à 2-3 centres soit avec notre promotion
03:44on implique l'ensemble des centres et à l'international et voilà on a des recherches de plus grande ampleur
03:52Alors Caroline Robert vous travaillez à l'IGER on peut dire à l'IGER
03:54Oui mais ça vous aussi
03:56Quel est justement votre rapport avec Unicancer ?
03:59Alors je peux vous donner un exemple c'est plus facile à comprendre
04:01Un exemple concret ?
04:03Voilà on a une étude clinique faudrait qu'on arrive à faire la différence entre la recherche fondamentale la recherche
04:09translationnelle et la recherche clinique
04:11Commençons avec la recherche clinique on va proposer au patient un nouveau traitement qui n'est pas encore
04:17Ah c'est la vie réelle
04:17Oui qui n'existe pas encore de façon remboursée par la sécurité sociale un traitement qu'on va évaluer dont
04:23on va évaluer la sécurité d'emploi et l'efficacité
04:27Et donc on a besoin de faire une étude test donc le patient va recevoir ce traitement parfois il va
04:35recevoir ce traitement
04:35Ou le traitement comparatif et il ne pourra pas choisir ni nous ni lui
04:40Et on verra après souvent c'est en aveugle ces essais
04:44Parfois aveugle ou même double aveugle ?
04:46En double aveugle c'est à dire que ni le médecin ni le patient ne savent ce qu'ils reçoivent
04:49Ce qui est un peu compliqué à expliquer mais quand on explique bien les gens comprennent parce que sinon ça
04:54peut influencer les choses
04:55Et là on a grâce à Unicancer mis en place une étude donc dans le mélanome à un stade précoce
05:02de la maladie
05:03Pour essayer de ne pas atteindre un stade plus grave de dissémination métastatique de la maladie
05:09Et c'était une étude qui aurait été très difficile à mettre en place avec un industriel
05:14Il y a des études qui sont plus difficiles parce que l'intérêt financier ne va pas être immédiat
05:19Mais l'intérêt scientifique est énorme
05:21Et nous c'est une étude qu'on essaye de faire pour diminuer la toxicité
05:24Et donc grâce à Unicancer on a mis en place cette étude pour en parler en détail si on veut
05:29Et cette étude elle va se faire non seulement à Gustave Roussy mais dans d'autres centres de lutte contre
05:34le cancer
05:35Avec la promotion d'Unicancer
05:37Alors évidemment donc ce rôle de transversaire ça vous permet aussi d'élargir même à l'international ?
05:42Absolument donc on collabore avec beaucoup de plus en plus de pays
05:47Aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis, en Asie ou en Australie par exemple
05:52Vous travaillez évidemment avec les oncologues mais pas seulement les oncologues ?
05:55Absolument on a la recherche pharmaceutique
05:59Pharmunix c'est un nouveau groupe qu'on a créé il y a un an
06:02La recherche paramédicale également avec des soignants, des infirmiers, des kinés
06:08Et donc on arrive à combiner et à faire travailler ensemble des oncologues qui sont spécialistes d'organes
06:16Des domaines plus transversaux comme l'immuno-oncologie, la radiothérapie
06:22Et faire travailler ensemble les méthodos et puis les cliniciens
06:28On est bien placé en France ?
06:29On est très bien placé, on a vraiment des oncologues et des professionnels extraordinaires
06:37D'une grande qualité qui savent très bien faire cette recherche là
06:41Donc à la fois avec des industriels ou aussi très académiques
06:46Avec le soutien du ministère de la Santé, de l'Institut National du Cancer
06:51Ce qu'on appelle les PHRC, les PRTK, c'est des programmes où on a le soutien de l'État
06:58Pour conduire ces études qui ne seraient pas soutenues par l'industrie par exemple ou par le privé
07:06Et puis on a la Ligue contre le cancer, on a l'ARC, on a un certain nombre de soutiens
07:11Donc selon le mode de financement et surtout en fonction des idées des oncologues qui proposent ces études
07:19On construit ensemble le protocole, on va chercher les financements
07:23Et surtout on offre aux patients l'opportunité d'avoir accès aux innovations ou aux traitements
07:30De mieux en mieux adaptés à leur profil avec des tests, avec cette médecine de plus en plus personnalisée
07:37Qu'on dit 5P maintenant
07:38Qui va faire progresser de mieux en mieux le traitement des patients
07:44Éviter les errances thérapeutiques, éviter qu'ils ne reçoivent un mauvais traitement
07:48Et donc aller de plus en plus vers ce qui correspond à leur profil propre
07:52Et c'est vraiment l'objectif de ces...
07:55Justement Caroline Robert, la dermato, en particulier le ménanome, le cancer de l'opoie
07:59C'est celui qui a un peu, un des pathologies qui a le plus bénéficié de progrès
08:04Ça a été le premier à bénéficier de l'immunothérapie utilisant des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire
08:13C'est-à-dire que l'immunothérapie, on en parlait depuis des décennies
08:17Et tout d'un coup ça s'est mis à marcher parce qu'on a utilisé des anticorps qui bloquent
08:23des freins du système immunitaire
08:25Donc ça a valu d'ailleurs deux prix Nobel
08:29C'est vrai qu'on guérit beaucoup plus maintenant du cancer de...
08:32On guérit certains patients, mais on ne guérit pas tous les patients
08:35Donc je dis ça parce que je ne voudrais pas qu'on arrête les efforts
08:37Mais il y a un gros progrès quand même
08:38Oui, on guérit un certain nombre de patients qu'autrefois on n'aurait jamais guéri
08:41Et justement dans ces progrès, la recherche s'est boostée par les nouvelles technologies, l'IA en particulier ?
08:47Alors ce dont on parlait, ça va être boosté
08:50Parce que maintenant justement je vous dis, ça ne bénéficie pas à tout le monde
08:53Donc savoir à qui ça va vraiment bénéficier, quelles séquences de traitement il faut donner
08:59On va avoir besoin d'avoir une vision un petit peu plus globale
09:02Et là l'IA va nous aider
09:03Mais ça va commencer, on peut déjà prévoir comment ça va nous aider
09:10Qui permettra de sortir les médicaments plus tôt peut-être
09:13Oui, de trouver des biomarqueurs
09:15De savoir, comme Muriel disait très justement, de savoir à qui donner le bon traitement
09:21Muriel Dao, très rapidement, évidemment tout n'est pas rose en France
09:26Est-ce qu'il y a des freins dans ce monde de la recherche ?
09:29Quels sont les freins très rapidement ?
09:30Alors on a la chance quand même d'avoir beaucoup de soutien
09:33Mais on a toujours un petit peu la difficulté du millefeuille administratif
09:40De l'inertie à la française
09:42Voilà, des démarches qui prennent beaucoup de temps
09:45Avec une prise de conscience, il ne faut surtout pas jeter la pierre
09:51Des agences, en particulier après le plan Innovation Santé 2030
09:55Qui a boosté la recherche dans tous les domaines
09:59On a une agence de l'innovation en santé
10:02En lien avec l'agence ANSM, la Haute Autorité de Santé
10:05Qui travaille très bien ensemble
10:07Pour essayer de reconquérir des places
10:10Pour finir, que pourrait-on mieux faire ?
10:13Alors on a besoin de faciliter l'accès aux données
10:18Alors la recherche, c'est la recherche fondamentale
10:21La recherche translationnelle, la recherche clinique
10:23Et de plus en plus la recherche sur données
10:25Et l'accès aux données, elle est bien sûr fondamentale
10:30Pour faire de l'intelligence artificielle
10:32Pour faire des bras synthétiques
10:34Donc faire des études qu'on ne pouvait pas faire avant
10:37Parce qu'il n'y a pas assez de patients
10:38À mettre dans les deux bras comparateurs
10:40Et donc ça, ça nécessite de réutiliser des données
10:44Donc on travaille ensemble pour faire en sorte
10:48Que cet accès à ces données soit autant sécurisé que possible
10:53Mais le plus rapide possible
10:55Et c'est une conciliation pas évidente à faire
10:58Mais on y travaille tous
10:59Et puis l'accès aux tests aussi, aux marqueurs biomoléculaires
11:03On a vraiment un besoin d'avoir un accès
11:05Et là, on a un petit souci au niveau européen
11:08Qu'on fait bouger
11:10On refera une émission pour ça
11:12Merci beaucoup Mureen Dern
11:13Merci beaucoup Professeure Caroline Robert
11:15Enfin, vous êtes tous les deux professeurs, je le note
11:17Voilà, on va à présent accueillir Martine Gillard
11:19Et Elisabeth Riboud de la Fondation Cœur et Recherche
11:28Martin Gillard, bonjour
11:29Bonjour
11:30Elisabeth Riboud, bonjour
11:31Bonjour
11:32Alors Martine Gillard, vous êtes professeure de cardiologie
11:34Cardiologie, quelle qualité suprême
11:36Vous êtes cardiologue à Brest
11:39Vous avez aussi, vous êtes une des personnalités
11:41Les plus connues, les plus influentes
11:43Dans le monde de la cardiologie
11:44En France et ailleurs d'ailleurs
11:45Vous êtes membre de l'Académie de médecine
11:48Vous avez été présidente de la Société Française de Cardio
11:50Vous avez été au bord de la Société Européenne de Cardiologie
11:54Et vous êtes administratif de la Fondation Cœur et Recherche
11:57Elisabeth Riboud, vous avez la difficile tâche
12:01D'être déléguée générale de la Fondation
12:03Vous êtes atelière
12:04Oui
12:05C'est pas péjoratif
12:07Non je le prends pas
12:08En quelques mots, quelle est la mission de cette Fondation Cœur et Recherche ?
12:11Alors la Fondation Cœur et Recherche
12:14C'est la fondation de la Société Française de Cardiologie
12:16Et donc sa mission est de financer la recherche cardiovasculaire en France
12:21D'accord, et vous vivez de quoi ? De dons ?
12:23Et on vit de dons, on vit du mécénat, de la philanthropie
12:27C'est important de le dire pour que les gens le sachent
12:29Effectivement, c'est très important parce que c'est pas si évident
12:33De lever des fonds et de financer la recherche cardiovasculaire en France
12:37Donc merci de passer ce message
12:41Martine Gillard, j'ai l'habitude de vous appeler Martine
12:44Martine Gillard, c'est vrai que les maladies cardiovasculaires sont devenues la première cause de mortalité
12:49Quelles sont les raisons chez les femmes ?
12:51Alors en fait, c'est quelque chose qui est méconnu
12:53Parce qu'on a l'impression que la femme va être atteinte plus de problèmes
12:57Tels que le cancer du sein, que de maladies cardiovasculaires
13:00Or, malheureusement, il y a un an, il y avait 74 000 femmes qui sont décédées de maladies cardiovasculaires
13:09Contre moins de 70 000 hommes
13:11Donc les maladies cardiovasculaires, c'est vraiment une maladie de la femme
13:14Ça représente une cause majeure de mortalité
13:19Et c'est méconnu parce que justement dans l'inconscient collectif
13:23On a l'impression que c'est une maladie de l'homme et pas de la femme
13:26Et puis surtout les femmes ont peut-être été oubliées dans les études cliniques
13:29C'est exactement ça, c'est-à-dire que quand on fait des études pour définir quelle est la bonne
13:35dose de médicaments
13:36On va inclure beaucoup d'hommes, très peu de femmes
13:39Ce qui fait qu'ensuite quand la femme va avoir ce médicament
13:42Puisque c'est le médicament qui est recommandé par les autorités
13:45Eh bien elle va faire beaucoup d'effets secondaires
13:47Parce qu'il n'a pas été calculé pour elle
13:49Elle va l'arrêter et donc par ce fait elle sera moins bien traitée
13:52C'est pareil à l'international, c'est pareil en Europe ?
13:54C'est pareil, il n'y a aucun pays pour rattraper l'autre
13:57Et pourquoi c'est si difficile de sensibiliser la femme à ces pathologies cardiovasculaires ?
14:01Eh bien parce que c'est comme on dit
14:03La femme a l'impression que ce n'est pas pour elle
14:05Et même le milieu médical a l'impression que les maladies cardiovasculaires
14:11C'est plutôt des maladies de l'homme
14:13Et de ce fait il n'y a pas d'études spécifiques pour la femme
14:17Donc les médicaments ne sont pas dosés pour la femme
14:19Et puis la femme elle a des particularités
14:23Les facteurs de risque, ce sont des facteurs de risque classiques
14:26La femme les a mais elle est beaucoup plus sensible
14:28Pour un même niveau de facteurs de risque
14:30Et en plus elle a des facteurs de risque spécifiques
14:33Qui ne sont pas recherchés et qui vont avoir
14:35Une influence énorme sur l'arrivée de ces maladies
14:39Alors quand on n'est pas suffisamment écoutés par nos politiques
14:43On s'adresse directement à la société civile
14:45C'est justement le but de ce clip que vous avez réalisé avec la Fondation En Coeur et Recherche ?
14:51Oui c'est exactement ça en fait
14:53On s'est appuyé sur nos projets de recherche
14:56Puisqu'on est parti des projets de recherche financés par la Fondation Sur le Coeur des Femmes
15:01Puisqu'elle s'est engagée depuis plus de 10 ans
15:02A soutenir la recherche cardiovasculaire sur le coeur des femmes
15:05Et en le disant, à la lecture de ces résultats
15:09On s'est rendu compte que lorsque les femmes faisaient un accident cardiovasculaire
15:13En amont de cet accident cardiovasculaire
15:15Elles n'avaient pas fait de bilan cardiaque
15:18Et on a rencontré des femmes régulièrement
15:20Et on leur expliquait tout ça
15:22Et elles n'ont pas trouvé ça normal
15:25Qu'il y ait 200 femmes qui meurent chaque jour d'une maladie cardiovasculaire
15:28Et que cependant elles n'ont pas accès à un bilan cardiaque
15:31Donc on s'est rassemblés
15:32Et on a réfléchi à ce qu'on pouvait faire ensemble
15:35Et ce qu'on pouvait faire ensemble c'était de faire passer un message
15:37Et donc que dit ce clip alors ?
15:39Justement ce message, que dit le clip ?
15:40Et ce que dit le message c'est
15:42T'as vu, t'as ton gynéco et t'as ton cardio
15:45Donc en fait c'est poser la question de
15:47Pourquoi on ne voit pas de cardio ?
15:49Et donc c'est surtout dire aux femmes
15:51Demandez un bilan cardiovasculaire lorsque vous voyez un professionnel de santé
15:54Et là vous avez une médiatisation quand même relativement importante
15:58Vous êtes passée un peu partout
16:00Surtout sur les réseaux sociaux
16:01Oui on a essayé ce message, on le porte depuis quelques années
16:04Ça ne passe pas
16:06Et on s'est dit, il faut aller demander au public
16:10Informer le public
16:11Et par le public je pense
16:13Et en effet on a une efficacité
16:14Vous avez quelques retours déjà ?
16:16Exactement
16:17On a eu, comme vous le savez
16:19La première loi sur le cœur a été votée
16:22A l'Assemblée nationale
16:24A l'unanimité
16:25C'est la loi de Yannick Noder
16:28Ancien ministre de la Santé
16:29Voilà, ancien ministre de la Santé
16:31Et cette loi c'est une loi de prévention
16:32Qui a été votée à l'unanimité
16:34Bon il faut qu'elle passe au Sénat
16:35Bien sûr
16:35Et le clip est passé à l'Assemblée nationale
16:39Montrant bien l'importance de cette prévention
16:42Chez l'homme
16:42Mais et surtout chez la femme
16:45Donc c'est passé partout
16:46C'est passé sur les chaînes de télé
16:47Ça continue ?
16:49C'est passé sur France Télévisions
16:51Ça continue sur LCP
16:53C'est en ce moment sur TF1
16:55Ça va passer après sur M6
16:57Et au mois de mai
16:59Du 14 au 19 mai
17:01Dans les salles de cinéma pâtés
17:02Partout en France
17:03Donc on a vraiment une belle couverture
17:06Et on a eu
17:07Voilà
17:09Vraiment des super réactions
17:10Donc on va voir un petit peu après
17:12Si ça fait
17:14Voilà
17:14S'il y a l'impact nécessaire
17:16Et qu'effectivement
17:16Les femmes se mettent à demander
17:18Un bilan cardiaque
17:18Et puis
17:19On a vraiment été
17:21Magnifiquement accompagnées
17:22Par une trentaine de personnes
17:23Et des personnalités connues
17:25Pas connues
17:26On était accompagnées par
17:27Maïté Nabiraben
17:28Notre magnifique Marie-Christine Barraud
17:30Gwendoline Amon
17:31Sandrine Arcizet
17:32Sophie Borat
17:33Elsa Alwalinski
17:34Et puis
17:35Et puis
17:36Les professionnels de santé
17:37Martine Gillard
17:39Stéphane Lanzo-Zilberman
17:40On est déjà surbouqués
17:41À nos cabinets de cardiologie
17:42Donc ça va être la folie furieuse
17:43On va devoir travailler la nuit
17:45Et on est très contents
17:46Alors
17:47Ce qu'on dit
17:47Attention
17:48Ce qu'on dit
17:48C'est que la prévention
17:49Peut être faite
17:50Pas seulement par les cardiologues
17:51Mais d'abord
17:52Par les médecins généralistes
17:53Éventuellement par les gynécologues
17:54Et en fonction des différents facteurs de risque
17:56Adressés aux cardiologues
17:57Et en fonction
17:58On l'adressera aux cardiologues
17:59Bon et si
17:59En quelques secondes
18:00En quelques mots
18:01Qu'est-ce qu'il faudrait faire
18:03Pour améliorer ça
18:03Très rapidement
18:04À part la sensibilisation
18:06Voilà
18:06Il faut se faire
18:07Faire un bilan cardiaque
18:09Pour la femme
18:09À partir de quel âge
18:10À partir donc
18:11Le mieux
18:12C'est de commencer
18:13Au moment
18:14Après la grossesse
18:14Si la grossesse a été compliquée
18:16Les femmes qui ont eu
18:17Des complications de grossesse
18:18Sont à haut risque
18:19Elles doivent se faire suivre
18:20Plus fréquemment
18:21Et ensuite
18:22Au moment de la ménopause
18:23Là encore
18:24La femme doit être
18:25Doit se faire détecter
18:26L'ensemble des facteurs de risque
18:27Eh bien on est foutu
18:29Merci beaucoup Martine Giner
18:31Merci beaucoup Elisabeth Riboud
18:32Merci
18:32Vous revenez
18:33Quand vous voulez
18:33Dans l'émission
18:34On va à présent
18:35Accueillir
18:35Jordan Cohen
18:36Qui est le CEO de Tessan
18:39Check-up santé
18:40Sur BFM Business
18:43Jordan Cohen
18:44Bonjour
18:44Bonjour Fabien
18:45Bienvenue dans Check-up santé
18:46Vous êtes le patron
18:48Le CEO de Tessan
18:51C'est vrai que la téléconsultation
18:52C'est vraiment la révolution
18:54De la pratique médicale
18:55De ces dernières années
18:57C'est une révolution
18:58Je pense que ça va
18:58Qu'être sous-exploité
19:00En France
19:00Boosté par le Covid
19:01Quand même
19:01Ça a été boosté par le Covid
19:03Après c'est un peu redescendu
19:04Parce qu'en Covid
19:05On n'avait pas le choix
19:05De passer par la téléconsultation
19:07Après c'est un peu redescendu
19:08Et c'est vrai que
19:09Pour donner quelques chiffres
19:10En France
19:11Ça fait deux ans
19:12Qu'on stagne à peu près
19:13À 14 millions
19:14De téléconsultations
19:15Alors que des pays
19:16Comme l'Espagne
19:17On est à 80 millions
19:18De téléconsultations par an
19:19Donc c'est l'avenir
19:20C'est le futur
19:21Mais on est encore
19:22Un peu à la traîne en France
19:23Et peut-être parce que
19:23C'est plus régulé
19:24Peut-être plus contrôlé
19:25En France ou pas non ?
19:26Alors c'est très régulé
19:27En France
19:27Ça c'est sûr
19:28Les sociétés comme nous
19:29Doient avoir des agréments spécifiques
19:31Donnés par le ministère
19:32De la Santé
19:32Donc c'est quand même
19:33Une bonne chose
19:34Mais c'est vrai
19:35Que ça freine aussi
19:36Un peu l'adoption
19:37Que ce soit pour les pharmaciens
19:38Les médecins
19:39Ou même les patients
19:39Alors on va y revenir
19:40Donc évidemment
19:41Donc la téléconsultation
19:44Ça surfe un peu
19:44Sur la pénurie
19:45Sur les déserts médicaux
19:46Mais on s'est aperçu
19:47Qu'il n'y avait pas
19:48Que les ruraux
19:49Qui utilisaient la téléconsultation
19:50Il y avait les petits bobos urbains
19:53Qui avaient la flemme
19:54D'aller chez le médecin
19:55Alors rapidement
19:55Bien sûr il y a les petits bobos
19:56Il y a les jeunes aussi
19:57Qui sont plus enclins
19:59A utiliser la téléconsultation
20:00Après il ne faut pas oublier
20:01Que 87% du territoire
20:04Est en désertification médicale
20:05L'île de France
20:06Est le premier désert médical en France
20:09Donc en fait c'est sûr
20:10Que moi-même
20:10J'avais eu l'idée
20:11De mettre en place
20:12Ces cabines de télémédecine
20:13Seulement en pharmacie
20:13Dans les déserts médicaux
20:14Je me suis rapidement rendu compte
20:17Que les déserts médicaux
20:18C'est un peu partout
20:19C'est partout
20:19Alors évidemment
20:20Il y a la téléconsultation
20:21Pratiquée par les médecins
20:22De façon individuelle
20:24Et il y a votre société
20:26Qui propose
20:27Un autre type de téléconsultation
20:28Exactement
20:29Nous ce qu'on propose
20:30C'est de la téléconsultation
20:32Augmentée
20:32On dit augmentée
20:33Parce que c'est des dispositifs
20:35Qui sont installés
20:36Donc en pharmacie
20:37En mairie
20:37En entreprise
20:38Où il y a des dispositifs
20:39Médicaux connectés
20:40Donc on a le tensiomètre
20:41On a le thermomètre
20:43On a le stétoscope
20:43On peut écouter les cœurs
20:44Les poumons
20:44Plusieurs paramètres
20:45Voilà
20:46Des dispositifs médicaux
20:46Qui sont connectés
20:47Aux médecins à distance
20:48Donc le médecin à distance
20:49Ose tout le patient
20:50Et donc grâce à nos dispositifs
20:52Médicaux connectés
20:53Le médecin peut faire
20:55Jusqu'à 90%
20:56De ses actes à distance
20:57Donc quasiment similaire
20:58Que dans un qualité
20:59Vous avez pas mal de médecins
21:00Qui travaillent avec vous
21:02Et pour vous
21:02Oui alors nous
21:03Nos médecins sont salariés
21:04De notre société
21:05Qui a justement cet agrément
21:06De société de téléconsultation
21:08Et donc ils sont salariés
21:09Et c'est ce qui permet
21:10D'avoir un médecin généraliste
21:11Disponible sans rendez-vous
21:11En moins de 15 minutes
21:12En secteur 1
21:13En secteur 1
21:14Conventionné exactement
21:15100% remboursable
21:16Et aussi l'accès
21:17A des médecins spécialistes
21:18Sur rendez-vous
21:18Donc dermato
21:19Qui est vraiment demandé
21:20Pédiatre, ORL, gastro, ophtalmologue
21:23Surtout ophtalmologie aussi
21:24Vous avez des appareils spécifiques
21:26Pour les
21:26Exactement
21:27On a des appareils spécifiques
21:29De l'ophtalmologue
21:30Qui sont donc connectés
21:31Et pilotables à distance
21:32Qu'on installe
21:33Donc dans des pharmacies
21:34Chez les opticiens
21:35Ou dans des entreprises
21:36D'accord
21:36Vous êtes présente
21:36Dans une pharmacie
21:37C'est quelques
21:37Plus de 1500
21:38C'est ça pharmacie
21:40Exactement
21:40Pharmacie en France actuellement
21:41Et combien de patients
21:42Vous avez accompagné jusqu'à présent ?
21:44Jusqu'à présent
21:44On a accompagné
21:451,5 million de patients
21:47Et l'année dernière
21:49On a fait plus de
21:49700 000 téléconsultations
21:50Et cette année
21:51En 2026
21:52On vise 1 million
21:53De téléconsultations
21:54Et de patients accompagnés
21:55Le tarif d'une téléconsultation
21:57C'est proche quand même
21:58De la consultation physique ?
22:00Alors en fait
22:01C'est 100% remboursable
22:03Donc pour le patient
22:04Que ce soit une consultation physique
22:05Ou une téléconsultation
22:06C'est 100% remboursable
22:07Par contre c'est sûr
22:08Que c'est un des freins
22:09Qu'on a en France
22:09C'est que la sécu
22:11Et la mutuelle
22:12Remboursent seulement
22:1325 euros
22:13Aux médecins
22:14Ou au centre de santé
22:16La téléconsultation
22:16Alors qu'en consultation physique
22:18C'est 30 euros
22:18Oui
22:19Bon il y a une petite différence
22:20Quand même
22:20Sans se déplacer
22:21C'est peut-être un peu plus facile
22:23De faire une téléconsultation
22:24Qu'un examen physique
22:25Exactement
22:25Mais après nous
22:26On est au milieu
22:26Avec la téléconsultation
22:27Et vous pouvez faire
22:27Des arrêts de maladie ?
22:29On peut faire des arrêts de maladie
22:30Sujets hypersensibles
22:31On en fait
22:32Par contre on est limité
22:34A trois jours
22:34Sur ces arrêts maladie
22:35D'accord
22:35Donc ce sont des bornes
22:37De différentes qualités
22:40C'est ça ?
22:40Enfin pas de qualité
22:41Je veux dire
22:42Avec des fonctions supplémentaires
22:43Oui
22:44Alors nous on donne accès
22:45A un médecins
22:45Il y a des bornes de base
22:46Et puis des bornes plus développées ?
22:47On a des programmes
22:48Avec des services
22:49Comme des programmes
22:49De check-up
22:50Et de prévention
22:50Qui donnent justement
22:51Derrière un score santé
22:53Qu'on vient de lancer
22:54Et on a des programmes
22:55Qui vont permettre justement
22:56D'accompagner le patient
22:58Dans son sommeil
22:59Sa vitalité
23:00La nutrition
23:01Ou le stress
23:01Alors justement
23:02Parlez-nous de ces téléconsultations
23:04Qui sont un peu boostées
23:05Par l'IA
23:06C'est ça ?
23:06Exactement
23:07Donc nous en fait
23:07On a créé des technologies
23:09D'intelligence artificielle
23:11Dans toute la chaîne de valeur
23:12Pour vraiment améliorer
23:13Le diagnostic du médecin
23:14Donc par exemple
23:14On en a mis une
23:15Qui fait la pré-téléconsultation
23:16Avec tout le questionnaire médical
23:18Donc ce qu'on dit
23:18L'anamnèse dans le jargon
23:19On a ensuite
23:20Celle qui va
23:21L'interrogatoire
23:22L'anamnèse
23:23L'interrogatoire exactement
23:24Donc qui est faite par une IA
23:25Ce qui permet justement
23:26Au médecin de ne pas rater
23:27Des réponses importantes
23:29Pour poser son diagnostic
23:30Et ensuite
23:31On a aussi une IA
23:32Qui pendant la téléconsultation
23:33En temps réel
23:34Va écouter la conversation
23:35Entre le pharmacien
23:36Et le médecin
23:37Excusez-moi
23:38Et le patient
23:38Et donc va préparer
23:40Un bilan pour le médecin
23:41Pour justement l'orienter
23:42Vers un certain diagnostic
23:43Et lui éviter
23:44Ses erreurs médicales
23:44Et là on lance aussi
23:45Notre un peu
23:46Comme tchat GPT
23:47Un LLM
23:48Un langage
23:50Exactement
23:51Qui va permettre
23:52De suivre le patient
23:54Et de devoir checker
23:55Et vérifier un jour
23:56Trois jours
23:57Une semaine
23:57Un mois après
23:58Si le patient a bien été
23:59Traité et soigné
24:00Sinon le remettre dans la boucle
24:01Et de refaire un traitement
24:03Bien sûr ça reste complémentaire
24:04De la visite
24:05De la consultation physique
24:07Classique
24:07Donc nous on n'est pas là
24:08Pour remplacer
24:09Le médecin
24:10Et la médecine
24:11On s'intègre dans le parcours
24:12Et ça nous arrive
24:13Donc très souvent
24:13D'aller orienter
24:15Nos patients
24:16Soit aux urgences
24:16Parce qu'il y a vraiment
24:17Un cas d'urgence
24:17Soit vers son médecin traitant
24:19Parce qu'il doit aller voir
24:19Son médecin traitant
24:20Soit vers des médecins spécialistes
24:22Et on fait une aide
24:23D'adressage
24:23Alors ce qui est fabuleux
24:24C'est que vous êtes auto-financé
24:25Vous n'avez pas eu
24:26De levée de fonds
24:27Bravo franchement
24:27Merci
24:33On va continuer justement
24:33La R&D
24:34La recherche et développement
24:35Pour continuer à innover
24:36Et apporter le meilleur service de santé
24:37Et on est en train
24:38D'installer notre premier pilote
24:39Sur l'état de New York
24:40Et on devrait installer
24:41Sur le mois de juin
24:42Nos premières cabines de télémédecine
24:43Aux Etats-Unis
24:44Et bien bravo
24:44Bravo
24:44Merci beaucoup
24:45Jean-Anne Cohn
24:46Vous revenez vous aussi
24:47Quand vous voulez
24:48Voilà c'est la fin
24:48De cette émission
24:49On se retrouve la semaine prochaine
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