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  • il y a 5 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 21 mars, Jérémy Boué, fondateur de Hydratis, Jean-Philippe Bertocchio, président et directeur médical de SKEZI, et Hervé Cabrol, médecin généraliste à Rochefort (Charente-Maritime), étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.

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Transcription
00:11Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur BFM Business dans Check-Up Santé.
00:1578% des Français seraient plus ou moins déshydratés.
00:18C'est la raison pour laquelle Jérémy Boué a fondé la société Hydratis,
00:23qui connaît un succès phénoménal grâce à ses pastilles hydratantes et effervescentes.
00:26Et il est prêt pour l'Europe.
00:28On le sait, les données de santé sont importantes pour de nombreuses applications, dont la recherche.
00:32Et c'est justement ce que la start-up SCAZI, spin-off de la PHP et de l'université Paris
00:37Cité,
00:38propose en allant chercher ses données de santé directement chez les patients.
00:42Et ça marche puisque SCAZI est présent dans 15 pays.
00:45Jean-Philippe Bertocchio, son CEO, va nous la présenter.
00:48Enfin, les médecins sont très occupés, souvent surchargés,
00:52et les rapports avec leurs patients s'en font parfois ressentir.
00:55Éric Cabrol, médecin généraliste, propose une technique pour aider les médecins à vivre différemment
01:00leur relation aux médecins-patients, à développer leur capacité d'empathie,
01:04à réduire le risque d'épuisement professionnel, et il a du pain sur la planche.
01:08Check-up Santé, c'est parti.
01:11Check-up Santé, au cœur de l'innovation santé.
01:16Jérémy Bouet, bonjour.
01:17Bonjour.
01:17Bienvenue dans Check-up Santé.
01:19Vous êtes le fondateur de la société Hydratis.
01:22C'est vrai que souvent, une entreprise démarre par un constat lors d'un voyage.
01:27Vous, c'est l'Australie ?
01:28Oui, exactement.
01:29L'idée vient d'Australie.
01:31C'est une problématique que l'on a découverte là-bas.
01:34En fait, plutôt une solution, puisque les Australiens mettent tous des électrolytes dans l'eau qu'ils boivent
01:38pour améliorer leur hydratation.
01:39Il fait très chaud en Australie ?
01:40Il fait très chaud, ils font aussi beaucoup de sport, et donc c'est une très bonne manière
01:45d'améliorer et d'avoir une hydratation correcte.
01:48Vous dites que les trois quarts des Français sont plus ou moins déshydratés, c'est vrai ça ?
01:52Oui, une étude montre que 78% des Français ne s'hydratent pas assez au quotidien.
01:56En fait, c'est un sujet massif, la sous-hydratation, et peu exposée, il y a peu de communication
02:04dessus, sauf pendant les périodes de canicule, l'été.
02:06Justement, il y a quand même des situations où on a plus tendance à être déshydraté, non ?
02:11Oui, le sport, forcément, les sportifs sont beaucoup plus sensibilisés lors des occasions
02:16d'efforts physiques, même dans certains métiers.
02:19Mais il y a plein d'autres occasions, les chaleurs et canicule, on en a parlé, mais
02:24d'oublier de boire de l'eau dans la journée peut avoir pas mal de conséquences.
02:28Aussi, même l'hiver, les appartements sont parfois surchauffés, la clim.
02:33Il faut savoir que l'hiver, les temps froids et secs, en fait, on ressent moins la sensation
02:38de soif, jusqu'à moins 40%, et pourtant, on a tout aussi besoin de s'hydrater, même
02:43pendant l'hiver.
02:44Et pour les intoxications alcooliques, peut-être aussi non pas ? Quand on abuse trop d'alcool,
02:48c'est même se réhydrater ?
02:49Hydraté, c'est très connu, effectivement, après une consommation d'alcool, même légère.
02:53Après, bien sûr, on fait plein d'autres choses.
02:55Et encore une fois, bien sûr, il faut faire attention à la consommation d'alcool, on
03:00ne l'encourage pas et on ne vient pas soigner ou prévenir, en fait, de l'impact de l'alcool.
03:05Et donc, vous lancez Hydratis en 2019, donc ça fait à peu près 7 ans, et vous avez
03:09d'ailleurs été primé dans pas mal d'occasions.
03:12Vous avez eu le trophée meilleure marque 2026 ?
03:14Oui, on a eu le trophée meilleure marque 2026 pour la deuxième année consécutive.
03:18Donc, c'est un prix qui est attribué via nos utilisateurs.
03:22Aujourd'hui, on a plus de 5 millions d'utilisateurs en France, d'Hydratis, et on a aussi le meilleur
03:28prix Pharma.
03:29D'accord.
03:30Alors, vous proposez donc, on va voir comment ça marche, vous proposez donc des pastilles
03:33de réhydratation effervescente.
03:34Comment ça marche alors, ces pastilles ?
03:36Oui.
03:36Là, vous en avez amené quelques-unes ?
03:38Oui, j'ai amené avec moi, donc en fait, c'est assez simple, ce sont des pastilles effervescentes
03:42à mettre dans l'eau, qui vont venir l'enrichir avec des électrolytes.
03:46Ça a permis tout simplement au corps d'absorber plus rapidement et plus efficacement l'eau.
03:49Et quel type d'électrolytes ?
03:51Donc, dedans, on va avoir du sodium, du potassium, magnésium, zinc, manganèse.
03:55Pas trop de sodium pour mes patients hyper tendus ?
03:57Alors, chaque actif qu'on a dedans sont essentiels justement pour que le produit soit
04:02efficace et ne va pas avoir d'impact quelconque sur le corps en dehors de son effet sur l'hydratation.
04:08D'accord.
04:08Donc, plusieurs électrolyques qui sont utilisées dans tous vos produits.
04:13Aujourd'hui, c'est un produit qui est décliné en plusieurs goûts, puisque encore une fois,
04:18la notion de plaisir et de goût est essentielle aussi dans le réflexe de l'hydratation.
04:22Bien sûr. Et c'est validé, évidemment, j'imagine, scientifiquement ?
04:26Hydratis se base sur, déjà s'inspire des SRO, donc solutions de réhydratation orale pour nourrissons,
04:33qui sont remboursées par la Sécurité sociale, et on se base sur les recommandations de l'OMS.
04:37D'accord. Et ça marche finalement mieux que boire de l'eau normale ?
04:42Ça vient en supplémentation de l'eau qu'on boit normalement, soit en prévention,
04:47par exemple pendant ou avant un effort physique, soit quand on est déjà déshydraté,
04:52ça peut venir nous réhydrater plus rapidement.
04:54Et donc, vous avez décidé aussi de parfumer l'eau que les gens veulent boire,
04:59donc il y a pas mal de parfums.
05:01Oui.
05:01Il y en avait trois au début, il y en a combien maintenant ?
05:03Aujourd'hui, on a 13 parfums, qu'on peut boire d'ailleurs dans de l'eau froide ou chaude.
05:07Là, le dernier qui sort pour cet été, c'est Manque Passion.
05:11C'est lequel ? C'est celui-ci qui n'est pas encore à la primeur ?
05:14Il n'est pas encore sorti, il va sortir.
05:16Il va sortir, et comme on choisit ou développe les goûts, on fait appel à nos utilisateurs,
05:22on vient les questionner pour sortir les goûts qu'ils attendent.
05:26Et il y a des préférences ?
05:28Oui, bien sûr, les goûts mainstream sont plébiscités,
05:31donc on a Pêche, Citron, Fleur de Sureau, qui sont dans les top seller, bien sûr.
05:36Oui, on peut avoir une idée du coût ?
05:39Donc un tube de 20 pastilles, c'est 9,90 euros,
05:43donc c'est à peu près 50 centimes pour un verre, pour améliorer sa santé.
05:47Bien sûr, et vous n'avez fait aucune levée de fonds, ça c'est extraordinaire, c'est rare ça.
05:51On a fondé Hydratiste, donc on est dans notre 7e année à 2,
05:55on est bootstrap, donc autofinancé, on est rentable depuis la première année.
05:59Et aujourd'hui, on est une entreprise, principalement en France,
06:02qui fait plus de 22 millions d'euros de chiffre d'affaires.
06:04On a une équipe de 30, une trentaine de personnes maintenant.
06:07Et surtout, en fait, on a créé une catégorie en France,
06:12et on est les premiers leaders de cette catégorie.
06:14Vous parliez tout à l'heure d'eau chaude, on peut mettre ça dans l'eau chaude, on est bien
06:18d'accord.
06:19Oui, ce n'est pas délétère pour l'efficacité du poids.
06:20On peut mettre ça dans le thé ou dans le...
06:22Dans l'eau chaude, ça va créer comme une tisane, finalement.
06:25Et on a même deux goûts qui ont été développés pour être bûchots,
06:29comme pommes cannelles et miel citron.
06:31D'accord.
06:31Et aucun intérêt de mettre dans le thé ou dans le...
06:33Non.
06:34Vous pouvez mélanger, mais...
06:35On pourrait, mais oui.
06:37Ça dénaturerait le goût, évidemment.
06:39Ce serait dommage peut-être pour le thé.
06:40Donc, énorme succès.
06:41Oui, grand succès.
06:43C'est un succès...
06:44Donc, on veut continuer en France.
06:46Donc, on est distribué dans plus de 12 000 pharmacies.
06:48C'est là, principalement, que l'on va acheter Hydratis.
06:51Mais on s'adresse aussi à des populations plus professionnelles.
06:55Donc, aujourd'hui, on travaille avec les pompiers, avec le BTP.
06:58Et en fait, nos scientifiques vont à la rencontre de ces équipes
07:01pour développer le protocole idéal de réhydratation avec Hydratis.
07:05Et vous proposez aussi des ventes en ligne, j'imagine ?
07:07On est vendu en ligne et en pharmacie, par la pharmacie.
07:11Voilà, partout en France.
07:12Et finalement, vos perspectives de développement, vous voulez aller où ?
07:17Quand et comment ?
07:18Donc, en France, il y a encore beaucoup de travail à faire,
07:22d'éducation et de pédagogie sur l'hydratation.
07:25Il faut savoir qu'on a une pénétration...
07:26Oui, il y a 78% de gens un peu hydratés.
07:28On a une pénétration de marché qui est uniquement de 2%.
07:32Donc, l'idée, c'est de continuer en France à faire de la recherche
07:36et partager, en fait, communiquer sur la thématique.
07:39Et bien sûr, les sujets sont les mêmes à l'étranger, notamment en Europe.
07:43Donc, l'idée, c'est d'une expansion à l'Europe.
07:46Et ça démarre ?
07:49Ça démarre.
07:50Alors, on est déjà au Benelux Suisse.
07:53Et là, on va lancer l'Espagne.
07:55Merci beaucoup, Jérémy.
07:57Merci, bravo pour ce succès phénoménal.
08:00On va à présent accueillir Jean-Philippe Bertocchio, qui est le CEO de SCAZI.
08:06Jean-Philippe Bertocchio, bonjour.
08:12Bonjour.
08:12Bienvenue dans le Check-Up Santé.
08:14Vous êtes le CEO de SCAZI.
08:15Vous êtes néphrologue ?
08:16Oui.
08:17Pour nous, les cardios, les néphrologues ont toujours été considérés comme des intellos.
08:20Donc, on ne veut pas trop les...
08:21On peut les challenger, quand même.
08:24Donc, SCAZI, c'est donc une start-up relativement récente, qui est une spin-off, c'est ça, je le
08:29disais en intro, de l'APHP, l'assistance publique des hôpitaux de Paris, et de l'université Paris-Cité, c
08:34'est ça ?
08:35Exactement.
08:35Elle a été fondée en 2020, suite à une idée originale, qui a été développée au sein de l'APHP,
08:41à l'Hôtel Dieu, par le professeur Phil Bravo et le professeur Viette-Titran.
08:44L'idée, c'était d'accélérer la recherche clinique, en essayant de lever un peu les barrières qu'il peut
08:48y avoir, comme par exemple, le fait de voir passer nécessairement par les médecins.
08:52J'en suis un, vous en êtes un aussi, donc on n'a pas forcément le temps de participer à
08:56la recherche clinique, et donc parfois, on peut passer directement par les patients.
08:58C'est ça, donc votre spécificité, c'est que vous passez directement chez le patient ?
09:02Exactement.
09:03Oui, en prenant évidemment ses données de santé, évidemment, en lui demandant d'abord ?
09:07Avec son consentement, effectivement.
09:08Et comment ça marche, alors ? Comment ça marche ?
09:09Le gros intérêt, c'est que comme on passe directement par les patients, ils sont forcément conscients et consentants de
09:15participer à la recherche, donc il faut leur expliquer.
09:17Donc il y a besoin d'avoir de la digitalisation, de la dématérialisation de tout ce qu'on fait habituellement
09:22dans un cabinet de consultation pour leur expliquer la recherche.
09:26Mais c'est pour ça qu'on a des outils digitaux maintenant qui sont tout à fait performants pour faire
09:30ça.
09:31Et vous allez chercher où ces contacts ?
09:33Alors, les patients, on peut aller les chercher un peu partout, c'est-à-dire soit directement dans les hôpitaux,
09:37dans les cabinets médicaux, mais aussi sur les réseaux sociaux et dans les endroits où c'est le plus proche
09:41de chez eux.
09:41C'est ça tout l'intérêt, c'est de sortir, de ne plus avoir uniquement ce qu'on appelle un
09:45hospitalocentrisme, d'avoir vraiment toute la recherche clinique qui est faite uniquement dans les gros centres,
09:50mais d'aller aussi dans des endroits qui sont plus loin et d'aller apporter la recherche clinique au plus
09:53proche de monsieur et madame tout le monde pour qu'elle soit plus représentative.
09:57Donc, dans ces cas-là, vous faites comment ça se passe ? Ce sont des enquêtes, des interrogatoires ?
10:04Alors, ce n'est pas des interrogatoires, ce n'est pas la police, ce sont des études cliniques dont le
10:12fondement, ça va être des questionnaires initialement,
10:14mais qui peuvent être aussi des questionnaires enrichis avec d'autres types de données.
10:16On peut, par exemple, aller connecter des objets connectés, par exemple, si on a besoin d'étudier votre performance au
10:22sport, on peut avoir votre montre connectée.
10:25On peut aller se connecter aussi au dossier médical qu'il y a à l'hôpital, qu'il y a
10:28dans le cabinet de ville.
10:29On peut aller se connecter à un appareil, par exemple, de mesure de la glycémie qui est connecté ou à
10:35un appareil qui suit le sommeil.
10:37Il faut avoir des autorisations à chaque fois, quand même.
10:39Il faut avoir des autorisations et notamment la première autorisation à avoir, c'est celle des patients qui peuvent faire
10:45la connexion directement.
10:47Il faut aussi avoir des techniques d'interopérabilité.
10:50On a l'avantage en France d'avoir maintenant des techniques qui permettent de connecter tous ces outils assez facilement.
10:56Puis après, on peut aller le faire à des choses beaucoup plus larges.
10:59Et vous trouvez que les patients sont assez ouverts pour leur donner de santé ?
11:04Alors moi, qui suis médecin et chercheur quand même à la base, j'ai toujours été élevé dans l'idée
11:09que,
11:09attention, les gens sont assez réticents à la participation à la recherche.
11:13Et en fait, j'ai été fasciné de voir à quel point les gens ont envie de participer à la
11:18recherche.
11:18Nous, on a maintenant un track record de plus d'un demi-million de patients qui sont passés par nos
11:24plateformes.
11:24C'est moins de 1 pour 1 000 qui refusent de participer.
11:28Moins de 1 pour 1 000, oui, c'est vraiment très très peu.
11:30C'est faible, c'est faible.
11:31Mais à partir du moment où vous expliquez les choses, à partir du moment où vous donnez de la sécurisation
11:36aux patients,
11:38à partir du moment où vous leur garantissez que leurs données vont rester sécurisées,
11:41elles vont rester en France, qu'il n'y a pas d'autres personnes que ceux à qui ils ont
11:46décidé de partager leurs données,
11:48à partir de ce moment-là, les gens y restent et y participent.
11:51Et personne ne vous propose de monétiser, comme on peut le faire aux États-Unis, monétiser ces données santé ?
11:56Alors ça, on a l'avantage en France et en Europe, en particulier grâce au RGPD.
12:00Alors beaucoup de gens voient le RGPD comme un frein, mais en fait, ce n'est pas forcément un frein,
12:04ça peut être aussi un levier, un levier de croissance, et notamment pour nous en France et en Europe,
12:08de se dire, en fait, le RGPD n'empêche pas de monétiser, comme on dit, les données santé,
12:15à partir du moment où les gens en sont conscients.
12:17Donc il est possible de le faire dans des règles qui sont assez claires,
12:22qui sont la transparence et le consentement des individus.
12:26Mais c'est sûr qu'on n'aura pas, comme aux États-Unis, ce qu'on appelle les data brokers,
12:29qui arrivent et qui d'un coup vont...
12:31Alors parlez-nous de SCESIA.
12:33Alors SCESIA, nous, c'est l'application, c'est justement cette application,
12:36ce transfert de technologies qu'on a pu avoir sur une preuve de concept
12:39qui a été faite initialement avec la cohorte COMPAR,
12:41la communauté des patients pour la recherche,
12:43et que nous, on a redéveloppé, amélioré avec les technologies d'aujourd'hui
12:47qui nous permettent de passer à une échelle
12:49où maintenant, on peut aller collecter des données depuis les patients,
12:52notamment ce qu'on appelle les PROMS,
12:55mais pas que, aussi des données de verbatim,
12:57donc des questions ouvertes,
12:59et puis on va pouvoir aller collecter aussi des données
13:03depuis les professionnels de santé,
13:05depuis les aidants,
13:07depuis les objets connectés dont je parlais,
13:09depuis des entrepôts de données de santé,
13:11on va pouvoir élargir, en fait, le type de données qu'on a à l'intérieur.
13:14Et l'application ne permet pas seulement de collecter la donnée,
13:17mais aussi de manager, en fait, les patients qui vont être à l'intérieur,
13:21c'est-à-dire d'aller envoyer des relances,
13:23d'aller identifier les bons patients,
13:25d'aller analyser cette donnée
13:27et d'avoir ce qu'on appelle des dashboards dynamiques
13:29qui vont vous permettre, en fait, de suivre
13:31et de faire que votre collecte de données,
13:32elle va être la plus facile possible.
13:34C'est important pour les maladies rares, non ?
13:36C'est en particulier important pour les maladies rares.
13:38Moi, je suis médecin néphrologique spécialisé dans les maladies rares.
13:41En fait, dans les maladies rares, on a peu de patients,
13:43mais pour chacun des patients, on a besoin d'avoir beaucoup de données
13:45et beaucoup de données longitudinales qu'on va suivre dans le temps.
13:48Donc, créer des cohortes, des patients qu'on va suivre dans le temps,
13:50c'est hyper important dans les maladies rares.
13:52Alors, pas que dans les maladies rares,
13:53mais les maladies rares, c'est un très bon exemple
13:55dans lesquels on peut aller adapter ces cohortes.
13:58Alors, vous avez parlé des PROMS et des PREMS.
14:00Donnez-nous quand même une petite définition d'un PROM.
14:02Alors, un PROM, c'est un anglicisme,
14:04un Patient Operated Outcome Measure,
14:06qui est en fait une façon de mesurer un résultat des soins.
14:11Les résultats des soins, c'est par exemple, typiquement,
14:13si je vous change votre hanche et que je vous mets une prothèse de hanche,
14:17le premier résultat, c'est j'ai enlevé un morceau d'os
14:19et j'ai mis un morceau de titane.
14:21Mais le deuxième résultat qui est hyper important,
14:23c'est est-ce que j'ai diminué la douleur ?
14:24Est-ce que j'ai amélioré votre capacité à marcher ?
14:26Eh bien, il existe des questionnaires standardisés,
14:29validés scientifiquement,
14:30qui permettent de mesurer votre qualité de vie,
14:33de mesurer les symptômes,
14:34de mesurer l'amélioration de votre périmètre de marche.
14:36Donc, le suivi.
14:37Le suivi.
14:37Et en fait, ça, il en existe des milliers
14:40et qu'on a dans à peu près toutes les pathologies.
14:42Et il y en a plein de nouveaux qui se développent chaque semaine.
14:45Et là, sans passer par un médecin ni par une tierce personne ?
14:47Il n'y a pas besoin d'avoir un médecin.
14:49C'est directement le patient avec des questions
14:51qui ont été développées, validées
14:53par des représentants des patients
14:54et qui permettent d'avoir une mesure
14:57qui est du même niveau qu'on pourrait avoir,
15:00par exemple, pour une radio, en fait,
15:02ou un scanner ou une IRM.
15:03En fait, on a des questionnaires
15:04qui sont plus ou moins de très bonne qualité
15:06et qui permettent de mesurer des choses très précises.
15:08Et les PREMS ?
15:08Et les PREMS, c'est des questionnaires aussi,
15:11mais sur l'expérience des soins.
15:12Typiquement, c'est
15:13est-ce que vous avez été accueilli correctement ?
15:15Est-ce qu'on vous a donné de l'information ?
15:16Combien de temps vous avez attendu ?
15:18Quel est votre niveau de satisfaction ?
15:20Et en fait, ça, il existe aussi des questionnaires
15:22qui sont validés,
15:22qui permettent de mesurer ça.
15:24On a typiquement en France
15:26un programme qui a été lancé
15:27par le ministère de la Santé
15:28il y a plusieurs années
15:28qui s'appelle ISATIS.
15:30Et donc, si vous êtes passé à l'hôpital
15:32et que vous êtes passé en consultation
15:33ou en hospitalisation,
15:35vous allez recevoir un message
15:37par SMS
15:38vous invitant à remplir
15:39un questionnaire
15:41qui s'appelle ISATIS.
15:42Et est-ce que les médecins
15:43ou les patients
15:44peuvent avoir un retour
15:44sur ce qu'ils ont ?
15:46Alors ça, c'est primordial.
15:47Si vous voulez assurer
15:47que les gens
15:48y continuent à participer
15:50à vos études,
15:50c'est hyper important
15:52de pouvoir avoir un retour.
15:53Et donc, nous,
15:53c'est ce qu'on organise aussi
15:54à travers la plateforme.
15:56On va organiser
15:56des retours
15:58avec ce qu'on appelle
15:58des réponses agrégées
16:00qui vont permettre de dire
16:01comment vous êtes positionnés
16:02dans l'ensemble de la cohorte
16:04ou par rapport
16:04à la population générale.
16:07Mais ça nécessite aussi
16:08d'avoir une espèce
16:09de supervision
16:10parce qu'on ne peut pas
16:10rendre tous les résultats
16:12directement aux patients.
16:13Typiquement,
16:13si vous faites un questionnaire
16:15de mesure
16:15du risque suicidaire,
16:17vous ne pouvez pas rendre
16:18aux gens une réponse
16:19qui va leur dire
16:19voilà, là,
16:20vous avez un risque de suicide
16:22qui est élevé.
16:23Ça, il y a une certaine éthique
16:24à conserver dans le domaine.
16:26En revanche,
16:27vous pouvez avoir des choses
16:28qui vont leur permettre
16:29de dire voilà,
16:29votre qualité de vie,
16:30elle s'est améliorée,
16:30votre périmètre de marche
16:31s'est amélioré ou pas amélioré.
16:33Et en fait,
16:33ça, le suivi dans le temps
16:34et le retour aux patients
16:36sur le sujet,
16:37il est hyper important
16:38parce que ça les engage
16:39et puis ça leur permet
16:40d'avoir ce feedback constant
16:41sur leur état de santé.
16:42Alors,
16:43le nerf de la guerre,
16:44c'est l'argent ?
16:44Vous faites des levées de fonds
16:45régulièrement ?
16:46Alors nous,
16:47on a déjà fait des levées de fonds.
16:48On a la chance
16:50d'être accompagnés
16:51par la BPI.
16:52On a été labellisés
16:53Deep Tech
16:53parce qu'on a une grosse
16:56partie de recherche
16:56et développement.
16:57Et vraiment,
16:58je remercie encore une fois
16:58la BPI de nous suivre
16:59depuis le début
17:01sur ce sujet-là.
17:02ce n'est pas simple
17:03puisque on voit
17:04que le secteur
17:06de la e-santé
17:07est assez concurrentiel
17:08et tout le monde
17:09n'est pas financé.
17:10Nous,
17:10on a levé
17:10plus de 2,5 millions
17:11entre
17:14de l'equity
17:15et de la dette
17:15ce qui nous a permis
17:16d'avoir
17:17pas mal de développement.
17:18Mais on a aussi
17:19déjà eu
17:23un chiffre d'affaires
17:24assez conséquent.
17:25D'accord.
17:25Et votre présence
17:26à l'étranger
17:26est déjà concrète ?
17:27Alors nous,
17:28on est déjà présents
17:29malgré nous
17:29parce que c'est-à-dire
17:30qu'on n'a pas eu besoin
17:31nous d'aller faire
17:32du démarchage
17:33à l'étranger
17:33pour aller être présents
17:35puisqu'en fait
17:36nos utilisateurs
17:37et la recherche clinique
17:37elle est par essence
17:39universelle
17:40sans frontières.
17:41Et donc on sait
17:42qu'on est déjà présents
17:43dans 15 pays
17:45et là on va encore
17:46développer
17:46dans une dizaine
17:47de pays en plus
17:49là tout début
17:502026.
17:50Et bien bravo.
17:51Bravo Jean-Philippe Bertocchio.
17:53Bravo vraiment.
17:53Vous revenez
17:54quand vous voulez
17:54dans l'émission.
17:55On va à présent
17:56accueillir le docteur
17:57Hervé Cabrol
17:57qui est généraliste
17:58en direct
17:59de Rochefort
18:00en Charente-Maritime.
18:07Hervé Cabrol,
18:08bonjour.
18:09Oui, bonjour.
18:10Alors vous êtes
18:11médecin généraliste
18:12à Rochefort
18:12en Charente-Maritime
18:13où vous êtes maintenant
18:15et vous êtes aussi
18:16psychothérapeute.
18:18Oui,
18:19Après 10 ans
18:20de pratique
18:21de médecine générale
18:22de médecins de famille
18:22à Rochefort
18:23donc j'ai décidé
18:24de me former
18:24à la psychothérapie
18:25pendant 5 ans
18:26et j'exerce
18:27la psychothérapie
18:28en parallèle
18:29de mon activité
18:29de médecin généraliste
18:31qui reste
18:31mon activité principale
18:32depuis plus d'une dizaine
18:34d'années.
18:34Et bien on a un point commun.
18:35Alors le constat
18:37c'est que le médecin
18:38il est surchargé,
18:39il est surbooké
18:40et il n'a pas toujours
18:41l'empathie qu'il faudrait avoir
18:42avec son patient,
18:44c'est ça ?
18:45Ah exactement,
18:46effectivement oui,
18:47les médecins sont épuisés,
18:49sont en souffrance
18:49notamment parce qu'ils sont
18:50surchargés,
18:51surbookés
18:51comme vous l'avez dit.
18:52Voilà, donc ça c'est
18:53une cause importante
18:54et la médecine
18:56c'est une relation,
18:56c'est une relation de soin
18:57entre le médecin
18:59et son patient
18:59et même si cette relation
19:01c'est ce qui donne du sens
19:02à notre métier,
19:03c'est aussi ce qui nous épuise.
19:05Et parfois
19:06c'est pas toujours simple
19:06de rester empathique
19:08quand on a vu
19:0920, 30 patients
19:10dans la journée.
19:11C'est ce que je dis
19:12dans l'introduction,
19:12il y a du boulot quand même
19:14pour améliorer
19:14cette empathie.
19:16Enfin il y a des médecins
19:16qui sont,
19:17il y a des médecins
19:18pour qui c'est inné
19:18quand même
19:19d'être sympa
19:19avec leurs patients.
19:20Tous les médecins
19:20ne sont pas obligatoirement
19:24érigides avec leurs patients.
19:26Ah non, non, non,
19:27donc effectivement
19:28la plupart des médecins
19:29ont fait médecine
19:30parce qu'ils ont de l'empathie
19:31pour les gens quand même.
19:32Bien sûr.
19:32C'est quand même ça
19:33la relation commune
19:34mais pas toujours simple
19:36de le rester.
19:36C'est vrai.
19:37Expliquez-nous
19:37justement votre parcours
19:39à partir de votre activité
19:41généraliste
19:41jusqu'à la création
19:42de Care for Med.
19:44Ah oui, voilà,
19:45exactement.
19:46En fait,
19:49le constat,
19:50ça a été que
19:50quand j'ai fini
19:50mes études,
19:51moi,
19:52j'avais terminé
19:53ce marathon
19:54interminable
19:54que sur mes médecines
19:55qui sont quand même
19:56assez éprouvantes
19:57et surtout,
19:59on n'a pas
20:00ou peu de formation
20:02sur l'empathie médicale
20:03justement.
20:04Donc chacun
20:05bricole comme il dit.
20:06C'est vrai.
20:07Donc moi,
20:08je me disais
20:09que ça allait
20:11j'allais plutôt bien.
20:12C'est vrai qu'il n'y a pas
20:13de cours à la fac là-dessus.
20:14Il n'y a pas de cours
20:14à la fac sur un…
20:16Alors voilà,
20:17c'est ça.
20:17En fait,
20:17maintenant,
20:18je pense que ça commence
20:18mais ça reste quand même
20:19très, très limité.
20:21Voilà,
20:21donc il y a vraiment
20:22un manque.
20:22C'est qu'on est laissé
20:23très seul face à ce concept
20:24qui est quand même
20:24très complexe
20:25de l'empathie médicale
20:26parce que c'est quand même
20:27une véritable injonction
20:28paradoxale.
20:28On nous dit,
20:29voilà,
20:29il s'agit de se mettre
20:31à la place de son patient
20:32donc quand même
20:32d'être très proche de lui
20:34et tout en gardant
20:35son propre point de vue
20:36pour continuer
20:37à pouvoir réfléchir,
20:38à appliquer les recommandations,
20:39enfin voilà,
20:40à faire la médecine.
20:41Bon,
20:41mais c'est quand même
20:42très simple.
20:43La distance,
20:43elle n'est pas facile à trouver
20:44et on n'est pas vraiment formé
20:46donc on essaie
20:47de se débrouiller
20:48et on est mal au cœur
20:50pour deux extrêmes.
20:51C'est la raison pour laquelle
20:52vous créez Careformed ?
20:54Voilà,
20:55c'est ça.
20:55C'est pour aider les médecins
20:56justement à être moins
20:59balottés entre les deux extrêmes
21:00qui est simplement
21:01d'être trop proche
21:02de son patient
21:03c'est-à-dire
21:03d'être comme une véritable
21:04éponge émotionnelle
21:05donc là,
21:05on prend tout
21:06ou alors
21:07pour se protéger
21:08de se couper de ses émotions.
21:10Voilà.
21:11Et donc ça,
21:12beaucoup de médecins
21:13et moi,
21:13ça a été mon cas
21:14ils sont balottés
21:15entre ces deux extrêmes
21:16et ça,
21:16c'est épuisant
21:18et ça ne donne pas
21:19une relation
21:20médecin-patient
21:20de très bonne qualité.
21:22Justement,
21:22vous aussi,
21:23vous aussi,
21:24vous êtes concerné
21:24par ce constat ?
21:26Ah oui,
21:27vraiment,
21:27parce que par exemple
21:27au bout d'une dizaine
21:29d'années de pratique
21:29et bien vraiment
21:30j'étais épuisé
21:32et voilà,
21:33j'ai fait le constat
21:34que c'était lié
21:34à ma manière
21:35d'être empathique.
21:36J'étais empathique certes
21:37mais de la manière
21:38que j'ai décrite,
21:39c'est-à-dire
21:39j'étais balotté
21:40entre ces deux extrêmes.
21:42Et les patients,
21:43est-ce que les patients
21:43vous le disaient,
21:45vous le reprochez,
21:46mais est-ce qu'ils vous le disaient,
21:46ils vous trouvaient
21:48un peu trop ?
21:49Je pense que je faisais
21:50quand même partie
21:51des médecins empathiques
21:53mais à quel prix ?
21:55À quel prix pour moi ?
21:56Alors expliquez-nous,
21:57Kerformen,
21:58vous proposez donc
21:59des formations
22:00pour les médecins ?
22:01Alors voilà,
22:02c'est des formations
22:02destinées aux médecins,
22:03qu'ils soient généralistes
22:04ou spécialistes d'ailleurs.
22:05Voilà,
22:06donc c'est le cœur
22:08de la formation,
22:09c'est une prise de conscience
22:10de ce qui se passe
22:11dans la relation.
22:12Donc c'est des prises
22:12de conscience progressives
22:14qui passent par l'explication,
22:15certes,
22:15mais aussi beaucoup
22:16par l'expérience
22:18dans des formations
22:19en présentiel,
22:19en petits groupes
22:20avec deux formateurs.
22:22Et on aide les médecins,
22:23on soutient les médecins
22:24dans une prise de conscience
22:25de ce qui se passe
22:26dans la relation
22:27parce que ça n'a pas été fait
22:28en général pendant les études
22:29et après,
22:30l'expérience ne suffit pas forcément
22:32parce qu'on est noyé
22:33dans l'actualité
22:34donc on ne prend pas forcément
22:35de temps.
22:36Donc là,
22:36la proposition,
22:36c'est de prendre le temps,
22:38de prendre conscience
22:38de ce qui se passe,
22:39de l'importance de la relation
22:40et de ce qui s'y joue.
22:42D'accord,
22:42avec des travaux pratiques ?
22:45Alors voilà,
22:46évidemment,
22:47on est nos propres cobayes
22:50dans ce genre de formation.
22:51C'est vrai que vous avez appris
22:53une psychothérapie
22:54assez particulière,
22:55c'est ça, non ?
22:55Alors voilà,
22:57c'est une psychothérapie
22:58qui est vraiment,
22:59pour le coup,
23:00centrée sur la relation.
23:02C'est-à-dire que
23:02c'est vraiment la relation
23:04qui fait le soin.
23:05C'est la manière
23:06dont se déroule
23:07la relation
23:08entre le psychothérapeute
23:09et le patient
23:10qui est elle-même,
23:11qui a elle-même
23:12un effet thérapeutique
23:14à condition
23:14de prendre conscience
23:15de ce qui se passe
23:16dans la relation.
23:18C'est vrai
23:18qu'à compétence égale,
23:20le médecin
23:21qui aura le plus
23:22d'empathie avec son patient
23:22aura plus d'effets
23:24sur le traitement,
23:25sur la guérison
23:26ou la rémission ?
23:27Ah,
23:27voilà.
23:28Effectivement,
23:29c'est l'idée
23:29que la médecine
23:30c'est une relation
23:31au soin,
23:31au double sens du terme,
23:33c'est-à-dire que
23:33c'est un soin
23:34qui passe par la relation,
23:35forcément,
23:36mais que c'est aussi
23:37une relation
23:37qui est soignante.
23:40et donc,
23:40il y a un lien direct
23:41entre l'empathie
23:42et l'efficacité,
23:44on va dire.
23:45C'est lié.
23:46Et donc,
23:46vous avez des retours
23:47déjà puisque
23:49Carformet,
23:49c'est relativement récent ?
23:51Alors oui,
23:51c'est très récent
23:52parce qu'on a créé
23:54l'organisme de formation
23:56il y a quelques mois
23:56et là,
23:56on est en phase
23:57de lancement
23:58de commercialisation
23:59qu'on cherche
23:59à se faire connaître.
24:01D'ailleurs,
24:01je vous remercie
24:02de me donner cette opportunité.
24:03Voilà.
24:04Alors,
24:04les retours qu'on peut avoir,
24:05par contre,
24:05c'est les médecins
24:06qu'on a eu
24:06dans d'autres cas
24:07de formation.
24:07Par exemple,
24:08je suis formateur
24:09de psychothérapeute
24:10et il y a des médecins
24:11qui se sont formés
24:11comme moi.
24:12J'ai pu voir
24:13leur transformation
24:14et l'anmoire
24:15avant.
24:16J'ai bien vu l'effet
24:17que ce petit décalage
24:18qu'on propose,
24:19la prise de conscience
24:20que l'on propose
24:21est très particulière.
24:22Il ne s'agit pas
24:23de se retirer
24:23de la relation
24:24mais il s'agit
24:24de prendre conscience
24:25de ce qui se passe
24:26tout en étant
24:27dans la relation.
24:28Et ça,
24:28c'est très nouveau.
24:29Bon,
24:30il faudra venir
24:32à Paris alors
24:33pour former
24:36les médecins parisiens.
24:38Ah,
24:39oui,
24:39voilà.
24:40Merci,
24:41merci beaucoup
24:42Hervé Cabrol,
24:43merci beaucoup.
24:44Vous revenez
24:44quand vous voulez
24:45dans l'émission.
24:46Merci beaucoup.
24:47C'est la fin
24:47de cette émission
24:48et on se retrouve
24:49avec plaisir
24:50la semaine prochaine.
24:52Check-up santé
24:53sur BFM Business.
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