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  • il y a 4 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 21 février, Fabrice Barlesi, directeur général de Gustave Roussy, Olivier Robichon, rédacteur en chef de Prescription Santé Quotidien, et Cédric Moreau, président du Conseil de surveillance de la Coalition européenne pour les sciences de la vie, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.

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00:04BFM Business présente Check-up Santé avec Fabien Guèze.
00:10Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur BFM Business dans Check-up Santé.
00:14S'il y a une pathologie qui bénéficie des progrès de la médecine et de la recherche,
00:18c'est le cancer, avec pourtant plus de 400 000 nouveaux cas par an en France.
00:23Premier centre européen en cancérologie, sixième dans le monde,
00:26c'est l'Institut Gustave Roussy et j'ai le plaisir d'accueillir le professeur Fabrice Barlaisi, son directeur général.
00:33Et si on le traite mieux, c'est entre autres grâce aux médicaments.
00:36Et ce monde du médicament est assez remué par l'arrivée au pouvoir de Donald Trump,
00:41qui est en passe de redistribuer l'écart.
00:43Pour en parler, le meilleur spécialiste au monde de la pharma en France,
00:47c'est Olivier Robichon, patron de la revue Prescription Santé.
00:51Et le nerf de la guerre, de la recherche et du progrès, c'est son financement.
00:55Et mon dernier invité est Cédric Moreau, partenaire chez Sofinova,
00:59fonds d'investissement qui a aidé plus de 500 entreprises en 50 ans
01:02et qui lance la coalition européenne des sciences de la vie.
01:05Mais n'oubliez pas les grands prix de Check-Up Santé le 14 avril prochain.
01:09Vous pouvez candidater jusqu'au 8 mars.
01:11Check-Up Santé, c'est parti.
01:15Check-Up Santé, au cœur de l'innovation santé.
01:20Professeur Fabrice Barlez-y, bonjour.
01:21Bonjour.
01:22Ravie de vous revoir.
01:23On s'était vu il y a quelques années, je crois, 2-3 ans.
01:26Tout à fait.
01:26Vous êtes spécialiste du cancer thoracique,
01:28de la médecine de précision et de l'immunologie des cancers.
01:30Vous êtes considéré comme un des chercheurs les plus influents au monde en cancérologie.
01:34Vous avez fait l'ESSEC pour un médecin, c'est beau.
01:37Vous dirigez depuis 2021 l'Institut Gustave-Roussy,
01:40classé premier centre européen, je l'ai dit en entrée,
01:43et sixième mondial dans la lutte contre le cancer.
01:45Je disais en intro, 400 000 nouveaux cas de cancer par an.
01:49Que fait la police ?
01:51C'est même un peu plus, c'est quasiment 450 000.
01:54Et c'est un doublement entre les années 90 et 2020,
01:58expliqué à la fois par l'augmentation numérique de la population française,
02:01aussi son vieillissement et puis un certain nombre de facteurs
02:04qui restent aujourd'hui à préciser.
02:06c'est probablement des expositions un peu nouvelles.
02:09Néanmoins...
02:09Et paradoxalement, certains cancers augmentent quand même,
02:15malgré les progrès de la science ?
02:16Alors effectivement, on a un certain nombre de cancers qui augmentent,
02:19en particulier chez les sujets jeunes,
02:21et c'est un des questionnements qu'on a aujourd'hui.
02:25Il faut néanmoins rappeler que parmi ces cancers, 40% sont évitables.
02:29Tabac, alcool, sédentarité, surpoids,
02:31c'est des facteurs contre lesquels on peut tous lutter à l'échelon individuel
02:35et qui permettraient de diminuer le poids de cette maladie.
02:38Plus d'autres pollutions ?
02:39Alors effectivement, parmi les autres facteurs, il y a beaucoup de choses.
02:43Il y a effectivement l'exposition à la pollution,
02:45qui pourrait être un promoteur de certains facteurs responsables des cancers.
02:51Peut-être aussi l'exposition à un certain nombre de produits chimiques,
02:55de pesticides, mais les microplastiques aussi.
02:57Et puis l'alimentation qui pourrait avoir un rôle aussi,
02:59avec notamment l'avènement depuis 20 à 30 ans de l'alimentation ultra transformée.
03:04Et autre paradoxe, avec toutes les maladies qu'on n'arrive pas à guérir,
03:08surtout en neurologie, une maladie neurodégénérative,
03:11c'est quand même la maladie la plus redoutée pour les Français.
03:14Oui, ça reste une maladie effectivement qui est marquée par, je dirais, sa gravité,
03:19le choc qu'elle représente, la difficulté et la longueur parfois des traitements,
03:23même si, il faut le redire, aujourd'hui on guérit deux tiers des cancers.
03:27L'objectif est d'arriver à la guérison totale d'ici la fin de ce siècle,
03:30avec une étape à 80% en 2040.
03:33Donc clairement, on a des progrès,
03:35mais oui, c'est logique que cette maladie soit redoutée,
03:38aussi parce qu'on doit mieux communiquer sur tous les traitements aujourd'hui qui existent,
03:42et le fait qu'ils soient plus facilement tolérables.
03:44Alors, l'institut du cerveau, c'est un paquebot gigantesque,
03:48vous traitez 52 000 patients par an,
03:52et ce n'est pas que du soin.
03:54Alors, Gustave aussi, oui, exactement.
03:56Gustave aussi a étendu, je dirais, le space des activités,
03:59notamment à la prévention,
04:01et on a lancé un grand programme qui s'appelle Interception,
04:04qui est un programme de prévention personnalisée.
04:06On identifie grâce à un algorithme les sujets qui sont à risque augmenté,
04:10et il rentre dans des filières particulières
04:13pour optimiser la probabilité de diminuer ce risque,
04:17que ce soit un risque génétique,
04:18que ce soit un risque, il y a des antécédents familiaux,
04:20des expositions.
04:21Et l'Interception a été ouverte en 2021 à Gustave aussi.
04:25Il est maintenant ouvert dans 18 centres en France.
04:2718 centres en France,
04:28donc chacun peut, à proximité,
04:31ou presque de chez lui,
04:32trouver un centre Interception.
04:33Donc l'institut Gustave Roussi, c'est le soin,
04:35c'est donc la recherche ?
04:36C'est évidemment la recherche.
04:37La recherche a toujours été très intriquée avec le soin.
04:41Gustave Roussi et la recherche clinique,
04:42c'est plus de 6 000 patients inclus dans ces essais cliniques,
04:44600 essais activés.
04:45C'est une manière d'accéder à l'innovation,
04:48dont vous reparlerez tout à l'heure avec d'autres acteurs.
04:50C'est aussi, je dirais,
04:52une volonté de mieux comprendre ces maladies,
04:56c'est-à-dire de partir des échantillons des patients.
04:59Qu'est-ce qu'il se passe ?
05:00Et comment on peut expliquer qu'un patient va répondre,
05:02qu'un patient va moins répondre,
05:03qu'un patient va présenter une toxité ?
05:05Et comment on peut optimiser la génération suivante de médicaments ?
05:08C'est aussi l'enseignement ?
05:10C'est évidemment l'enseignement.
05:12Gustave Roussi et Éducation, qui est notre filiale d'enseignement,
05:14c'est plus de 4 500 étudiants formés,
05:17une plateforme avec plus de 10 000 étudiants,
05:19et des activités qui sont largement internationales,
05:22puisque 30 % des étudiants qui participent à nos masterclass,
05:25notamment, sont étrangers.
05:27Alors, évidemment, depuis des années,
05:29le traitement du cancer, sa gestion s'améliore,
05:31mais est-ce que vous ne trouvez pas qu'il y a eu une énorme accélération ces dernières années,
05:36peut-être avec les nouvelles technologies, il y a ?
05:38En tous les cas, il est clair qu'il y a eu une accélération,
05:40au moins, on va dire, depuis 20 ans,
05:42le séquençage de l'ADN, la découverte,
05:43et notre compréhension de la biologie des tumeurs
05:46a permis l'avènement des thérapies ciblées,
05:48puis, notre meilleure compréhension du système immunitaire,
05:51dans les années 2010, l'avènement de l'immunothérapie,
05:54et puis les progrès qu'on fait autour de l'immunothérapie,
05:56et puis évidemment,
05:56l'IA va accélérer à la fois les process de la recherche,
06:00mais aussi notre capacité à mieux stratifier,
06:02et mieux comprendre ces pathologies,
06:04par l'analyse des images radiologiques,
06:06l'analyse des images anatomopathologiques au laboratoire,
06:09et l'aide qu'elle va apporter, effectivement, aux chercheurs.
06:11On va aussi au plus profond de la cellule, non ?
06:14Aujourd'hui, on fait des analyses qui sont du domaine de l'analyse d'une cellule unique,
06:18c'est-à-dire qu'on est capable d'analyser cellule par cellule
06:20l'ensemble des composantes de la tumeur,
06:22et évidemment, c'est ce qui devrait nous permettre, dans le futur,
06:25d'arriver à être plus précis dans notre capacité à designer un traitement
06:30qui va être de plus en plus sur mesure,
06:31et de plus en plus efficace.
06:33Oui, quand on parle de personnalisation, c'est le terme.
06:36Est-ce qu'on voit aussi vite que les US, que les Chinois ?
06:39C'est la question qui fâche.
06:41On est au moins aussi agile,
06:43ce qui explique le positionnement international de Gustave Roussy,
06:46qui reste un des très grands centres dans le monde
06:48et qui compte dans la recherche et dans les soins.
06:51Évidemment, on ne le fait pas avec les mêmes moyens.
06:53Aujourd'hui, nos collègues américains ou nos collègues chinois
06:55ont évidemment des moyens importants.
06:56Maintenant, la France a une structuration de sa recherche
06:59qui est très importante,
07:00de ses universités,
07:01a aussi une structuration de sa capacité
07:04à transformer les produits de la recherche en compagnie.
07:08C'est moins solide,
07:09mais il y a une vraie prise de conscience.
07:10La création du Paris Sacré Cancer Cluster en a été l'exemple,
07:13et c'est les autres clusters qui se sont développés au niveau national,
07:16avec l'idée vraiment d'arriver à transformer
07:18les produits de la recherche
07:19en nouveaux médicaments,
07:21nouveaux dispositifs ou nouveaux parcours.
07:22Donc, on est dans la course,
07:24mais il faut maintenir effectivement la pression et l'engagement
07:27à la fois politique et financier pour y arriver.
07:29Et peut-être collaborer aussi ?
07:30Peut-être collaborer avec...
07:31La collaboration scientifique a toujours été importante.
07:34Les scientifiques collaborent dans le monde entier
07:36pour essayer d'avancer et de trouver des solutions.
07:38Il faut aussi, bien sûr,
07:40qu'on mette en œuvre au niveau national,
07:42les collaborations possibles,
07:44peut-être aussi en concentrant les moyens
07:46dans les très grands centres
07:47qui auront la capacité à mener ces recherches
07:50qui sont de plus en plus sophistiquées,
07:51de plus en plus coûteuses,
07:52et qui nécessitent par-dessus tout des talents.
07:54Est-ce que l'arrivée de Trump
07:56a apporté un coup quand même un peu à la recherche ?
07:58À la recherche...
07:59En Europe et ailleurs ?
08:01Enfin, à la recherche, en général,
08:03possiblement, en tout cas,
08:04la recherche biomédicale moins.
08:05Ce sont des secteurs qui ont été moins touchés
08:07aux États-Unis par les économies voulues
08:08ou les changements voulus par le président Trump.
08:11Néanmoins, les décisions du président Trump
08:13sur les médicaments notamment
08:15influencent très profondément
08:16la distribution,
08:18notamment des essais cliniques
08:19au niveau mondial,
08:20avec une Europe qui est aujourd'hui
08:21un peu en retrait.
08:22Et il faut clairement lutter
08:24contre ces éléments
08:25pour continuer à permettre
08:26à nos malades d'accéder à l'innovation.
08:28Alors justement,
08:29l'honneur de la guerre,
08:29c'est l'argent dans la recherche
08:31et le coût des médicaments
08:33qui coûtent, à juste titre,
08:36très très cher.
08:37Est-ce qu'on a la chance quand même
08:38d'être en France ?
08:40Oui ?
08:40C'est clair qu'en France,
08:41aujourd'hui,
08:42si vous avez une maladie chronique
08:43et en particulier
08:44les pathologies cancéreuses,
08:45l'ensemble de vos soins
08:46sont couverts à 100%,
08:47ce qui n'est pas le cas dans le monde
08:48et quel que soit le niveau
08:49d'assurance que vous avez,
08:51y compris aux États-Unis.
08:52Donc aujourd'hui,
08:53oui, on a de la chance.
08:54Oui, on accède à un système
08:55où l'ensemble des soins
08:57sont possibles,
08:57où il y a des investissements
08:58dans les grandes structures
09:00de soins.
09:01on a une information,
09:02une équité d'accès sur le plomb territorial
09:04qui est évidemment importante.
09:05Maintenant,
09:05on voit que ces coûts
09:07augmentent de manière continue.
09:09Il va falloir trouver les moyens
09:10au niveau de la société,
09:12faire des choix aussi
09:13pour s'assurer
09:14que les Français
09:15accéderont toujours
09:16au meilleur niveau
09:16de soins en cancérologie.
09:18Pour finir,
09:19le rôle des aidants
09:21quand même
09:21qui est primordial,
09:23qu'on oublie parfois.
09:24Bien sûr,
09:24vous le rappelez au départ,
09:26si le cancer est une maladie
09:27qui est crainte
09:28par la majorité d'entre nous,
09:29c'est aussi parce que
09:30les conséquences
09:31ne sont pas seulement
09:32un échec individuel,
09:32c'est la famille,
09:33c'est l'environnement social
09:34et évidemment,
09:34le rôle des aidants
09:36est majeur,
09:36le rôle de l'ensemble
09:37de l'environnement
09:38mais aussi la prise de conscience
09:39du milieu professionnel,
09:40de comment on peut aider quelqu'un
09:42qui est touché par cette maladie
09:43ou qui va revenir
09:44après avoir été traité
09:45et tout cet environnement
09:47est à consolider
09:48et à construire.
09:49Alors,
09:49je parlais justement
09:50du nerf de la guerre
09:51c'est l'argent
09:51donc il ne faut pas oublier
09:52qu'on peut faire des dons
09:53à l'Institut Gustave Roussi ?
09:55Exactement,
09:55Gustave Roussi a une activité
09:57et est habilitée évidemment
09:57à recevoir des dons
09:59qui sont défiscalisables
10:00comme vous le savez
10:01et donc il est extrêmement important
10:03de bénéficier du soutien
10:04de nos mécènes
10:05c'est grâce à ça
10:05un,
10:06que l'on est capable
10:07de faire venir
10:08ou revenir de grands talents
10:09notamment des Etats-Unis
10:10c'est aussi grâce à ça
10:11qu'on est capable
10:12d'investir dans des technologies
10:13de recherche de pointe
10:15et aussi grâce à ça
10:16qu'on est capable
10:17d'apporter
10:17et d'améliorer
10:18l'environnement
10:19pour nos patients.
10:19On est ravi
10:20d'apporter
10:21notre petite pierre
10:22merci beaucoup Fabrice
10:23Barlazy
10:24merci beaucoup
10:25on va à présent
10:26accueillir Olivier Robichon
10:27qui va nous éclairer
10:28sur les effets Trump
10:29sur la pharma mondiale.
10:35Olivier Robichon
10:37bonjour
10:37bonjour Fabien
10:38ravi de vous revoir
10:39dans l'émission
10:40vous dirigez
10:41la célèbre revue
10:42internationale
10:44prescription santé
10:45qui est le temple
10:45en fait
10:46de l'actualité
10:46de la pharma française
10:47et internationale
10:49alors le prix
10:50des médicaments
10:50aux USA
10:51a été l'un des thèmes
10:52majeurs
10:52de la campagne
10:53présidentielle de Trump
10:54donc le grand méchant loup
10:56est arrivé
10:56le monde de la pharma
10:57tremble
10:59il a tremblé
11:00il tremble encore
11:00un petit peu
11:01mais c'est vrai
11:02que le premier mandat
11:03de Trump
11:03avait été assez décevant
11:04de ce niveau là
11:05les promesses
11:05n'avaient pas été tenues
11:06et c'est vrai
11:07que pour ce second mandat
11:09il est en train
11:10de redistribuer les cartes
11:11de manière assez brutale
11:12et violente
11:13en réalité
11:15au mois de juillet
11:15il a fallu attendre juillet
11:17pour savoir où on allait
11:18en juillet
11:18il a tout simplement
11:19écrit une lettre
11:20aux 17 plus grands laboratoires
11:21on va y revenir
11:22d'accord
11:23en leur fixant des objectifs
11:24et ces objectifs
11:25en ont fait trembler
11:27quelques-uns
11:27alors ceux qui ont eu
11:28la malchance
11:29d'avant des problèmes
11:30de santé aux USA
11:31ont compris que
11:32la santé était
11:33la plus chère au monde
11:34à l'autre extrême
11:35de la France
11:36ça va changer non ?
11:37ça va probablement changer
11:40ou alors on risque
11:41de se retrouver
11:42dans une situation
11:42encore pire
11:43c'est-à-dire qu'on n'aura pas
11:44les médicaments
11:45les plus innovants
11:45mais tout ça vient
11:47effectivement
11:47de ces trois
11:50conseils
11:50entre guillemets
11:51que Trump a donné
11:53aux laboratoires pharmaceutiques
11:54en gros
11:54il va falloir produire
11:56localement
11:57il ne voulait plus
11:57que la plupart
11:58ça c'est l'objet
12:00de la réunion
12:01qu'il a eu
12:01avec les plus grands
12:02labos
12:0217 plus grands laboratoires
12:03il les a réunis
12:04après leur avoir dit
12:05ce qu'il fallait entendre
12:06alors la première chose
12:07il leur a demandé
12:08de produire localement
12:10il en avait assez
12:11que 70% des médicaments
12:13viennent de l'Irlande
12:14notamment
12:14qui étaient les plus grands producteurs
12:15il leur a dit
12:16maintenant il faut produire
12:16à côté des patients
12:17donc il y a raison
12:19bah oui
12:20c'est logique
12:21compte tenu du prix
12:22chacun peut être
12:22pour son magasin
12:23bah oui
12:23et puis en même temps
12:25c'est vrai que
12:25les américains payent
12:27au moins 3 à 4 fois plus cher
12:28les médicaments innovants
12:30que nous en Europe
12:31donc il y avait
12:32une logique derrière tout ça
12:34produisez localement
12:35et si on ne le fait pas ?
12:37bah si on ne le fait pas
12:38c'est le truc habituel
12:39Trump sort la carte
12:40qu'il a sortie
12:41sur d'autres secteurs
12:42à savoir les droits de douane
12:43alors on a entendu
12:44tous les chiffres
12:44on passait de 20 à 100%
12:46en revenant à 60%
12:48mais c'est vrai que
12:48c'est quand même
12:49souvent des allers-retours
12:50quand même
12:50ah bah oui
12:52ça bloquait
12:53toutes les politiques
12:54d'avenir des laboratoires
12:55donc il y avait
12:56un vrai risque
12:57alors la deuxième chose
12:58c'est que les labos
12:59doivent baisser les prix
13:00de leurs médicaments
13:01des médicaments existants
13:02c'est-à-dire que
13:03des médicaments déjà
13:04commercialisés
13:05on ne savait pas alors
13:06comment
13:06il voulait que les prix
13:08baissent
13:08parfois de 50%
13:09il avait même
13:1010%
13:10partout
13:10partout
13:11en Europe
13:12aux US
13:12partout
13:13lui aimerait que ça augmente
13:14en Europe
13:15et que ça baisse aux US
13:16puisque de toute façon
13:17il y a un équilibre à trouver
13:18mais là on parle des médicaments
13:19déjà existants
13:20notamment pour les maladies chroniques
13:21le diabète
13:22notamment
13:23mais ça c'est utopique
13:24mais non
13:24c'est pas utopique
13:25est-ce qu'on peut faire monter
13:26le prix des médicaments
13:26en France
13:27j'ai peur qu'on soit obligé
13:30on n'ait pas d'autres solutions
13:31on va y revenir
13:33avec cette politique du MFN
13:35mais il nous prend
13:37les Etats-Unis
13:38c'est 65%
13:39aujourd'hui
13:40du marché du médicament
13:41ils ont la main
13:42sur la plupart
13:44des déterminants
13:45troisième
13:45les Chinois arrivent
13:46quand même
13:47les Chinois arrivent
13:47oui mais les Chinois
13:49le processus est toujours long
13:50les prix pratiqués
13:51sont quand même
13:52beaucoup plus bas
13:53c'est effectivement
13:55un marché d'avenir
13:56mais c'est plus un marché d'avenir
13:57pour la recherche
13:57que pour la consommation
13:58pour l'instant
13:59même si ça augmente
14:00alors je reprends votre formule
14:02vous dites que les Etats-Unis
14:04en ont marre
14:05d'être les cocus
14:06de la France mondiale
14:07c'est pas la mienne
14:07je vous rassure
14:08c'est celle de Trump
14:09et pour cause
14:11c'est vrai que les médicaments
14:12innovants
14:13là on parle de ceux
14:13qui arrivent
14:14qui sont les plus innovants
14:16sont vendus à des prix
14:17qui n'ont rien à voir
14:18avec ceux de l'Europe
14:19notamment
14:20donc on a constaté
14:21et personne ne veut dire
14:22le contraire
14:23sincèrement
14:23qu'en fait
14:24les patients américains
14:25payent pour la recherche mondiale
14:26donc ils imposent
14:28résultat des courses
14:28résultat des courses
14:29sur le premier point
14:30à savoir la production locale
14:32ça a été
14:33une cavalcade
14:34de tous les laboratoires
14:35qui se sont précipités
14:36avec leurs chéquiers
14:36pour dire
14:37non non
14:37ne nous imposez pas
14:38mais alors les chéquiers
14:39pas les petits chéquiers
14:41de chez nous
14:41les gros chéquiers
14:42en quelques mois
14:43tenez-vous bien Fabien
14:44on a annoncé
14:45400 milliards
14:46de dollars
14:47d'investissement
14:48alors c'est des investissements
14:49qui vont s'étaler
14:50sur 5 à 10 ans
14:51mais c'est un montant record
14:53rappelez-vous
14:53quand Nouveau Nordisk
14:55a décidé d'investir
14:552,2 milliards
14:56d'euros en France
14:58on criait au miracle
14:59c'est 200 fois plus
15:01donc
15:01il y a des annonces
15:03des usines pharmaceutiques
15:05poussent comme des champignons
15:06là-dessus
15:06il a incontestablement réussi
15:08d'autant qu'il y a
15:08des créations d'emplois
15:09qui vont avec
15:09bien sûr
15:10évidemment
15:11et donc finalement
15:12pour nous
15:13c'est un gros problème
15:13il va y avoir
15:15une conséquence naturelle
15:16les poches
15:17des laboratoires
15:18ne sont pas sans fond
15:18donc ces 400 milliards
15:19qui seront investis
15:20aux Etats-Unis
15:21ne seront pas en Europe
15:21notamment
15:22on le voit déjà
15:23les investissements
15:24c'est 400 milliards
15:25qui ne seront pas en Europe
15:25bien sûr
15:26les investissements
15:27qui sont annoncés en Europe
15:28ce sont des extensions
15:29d'usines
15:30jamais des créations
15:31et on va commencer
15:32à payer la note
15:33et concernant
15:34la baisse des prix
15:34alors sur la baisse des prix
15:35c'est le point sur lequel
15:36il a le moins réussi
15:37c'est-à-dire qu'il a créé
15:39un site
15:41en toute modestie
15:42ça s'appelle
15:43Trump Redux
15:44donc l'ordonnance Trump
15:46donc tout passe par le site
15:47en réalité
15:48c'est juste un site
15:48qui va redispatcher
15:50les patients
15:50vers les sites des laboratoires
15:51et les laboratoires proposent
15:543, 4, 5
15:55de leurs médicaments
15:56à des frais
15:57c'est vrai
15:57des réductions massives
15:58mais réservées
16:00à certains patients
16:01et les experts ont compté
16:02qu'en fait
16:02ça ne concerne que 10%
16:0410 à 15% des patients
16:05qui sont vraiment
16:06qui payent direct
16:07qui payent comptant
16:08et pour les traitements innovants
16:09alors c'est là
16:09où il y a un vrai problème
16:10pour nous en tout cas
16:12parce que
16:13Trump a sorti la carte
16:14du MFN
16:15Most Povered Nation
16:16c'est simple
16:17on prend un panel
16:18de 6, 7 pays
16:20qui ont à peu près
16:21le même niveau
16:21que les Etats-Unis
16:22on calcule
16:23le prix moyen
16:24auquel les médicaments
16:25innovants sont vendus
16:26en Europe
16:26et Trump a dit
16:28on ne vendra pas
16:28aux Etats-Unis
16:29plus cher que ce prix moyen
16:32donc effectivement
16:33on peut s'attendre
16:34et c'est déjà le cas
16:34dans certains pays
16:35en Angleterre
16:36en Belgique
16:36à ce que les prix
16:37des médicaments innovants
16:38et en Allemagne
16:38augmentent
16:39mais le problème
16:40il est vraiment pour la France
16:41parce que la France
16:42parmi tous ces pays
16:43elle ne pèse rien
16:43par rapport
16:44d'abord on représente
16:45à peine 3% du marché
16:46en chiffre d'affaires
16:47mais surtout
16:48on est le pays
16:48où ces médicaments innovants
16:49sont payés le moins cher
16:51donc qu'est-ce que
16:52vont faire les labos
16:52vous savez
16:53ça fait 20 ans
16:54qu'on n'arrête pas
16:55de dire que
16:5520 ans
16:5650 ans
16:56qu'on n'arrête pas
16:57de dire que
16:57les médicaments
16:57ne sont pas des produits
16:58comme les autres
16:58sauf que les entreprises
17:00qui les produisent
17:00sont des entreprises
17:01comme les autres
17:01elles ont besoin
17:02de bénéfices
17:02et d'investissements
17:03qu'est-ce qui va se passer
17:04on va choisir
17:06de ne pas présenter
17:07ce produit en France
17:08parce que sinon
17:09ça va faire baisser
17:10le calcul de la moyenne
17:11la France étant vraiment
17:12en queue de peloton
17:13et donc demain
17:14après demain
17:15mais dès cette année
17:16en 2026
17:17les patients n'auront pas
17:18les patients n'auront pas accès
17:19ils ne sauront même pas
17:20que des produits
17:21véritablement innovants
17:22sur le cancer
17:22vous en parliez tout à l'heure
17:23avec le patron
17:25de Gustave Roussy
17:25ils ne sauront pas
17:27que ces médicaments existent
17:28parce que
17:29les laboratoires concernés
17:30ne les proposeront pas
17:32au système français
17:33qui de toute façon
17:34sera incapable
17:35de payer le prix
17:35qu'eux demandent
17:37et bien merci
17:38on a bien fait
17:38de vous
17:39vous revenez
17:41quand vous voulez
17:41plomber un peu l'ambiance
17:42merci beaucoup
17:44Olivier Roubichon
17:44on va à présent accueillir
17:45Cédric Moreau
17:46qui est partenaire
17:47chez Sophie Nova
17:53Cédric Moreau
17:54bonjour
17:54bonjour Fabien
17:55alors vous
17:55vous avez 18 ans
17:56d'expérience
17:57dans le secteur
17:58des banques d'investissement
17:59spécialisées dans la santé
18:00et vous êtes
18:01depuis 8 ans
18:01si je ne me trompe pas
18:03chez
18:03notre partenaire
18:04chez Sophie Nova
18:05partenaire
18:06c'est exactement ça
18:07tout est bon
18:07voilà une boîte
18:08qui a quand même
18:0954 ans d'existence
18:11vous imaginez
18:11le capital investissement
18:13en 1972
18:14c'était le début
18:16énorme
18:16et c'est une boîte française
18:18absolument
18:19d'ailleurs Sophie Nova
18:20c'était
18:21c'est un peu la contraction
18:23de société financière
18:24d'innovation
18:25ah oui déjà
18:26vous voyez
18:26à l'époque
18:27donc vous êtes spécialisé
18:29évidemment dans le monde
18:29de la santé
18:30c'est quoi
18:30c'est biotechnologie
18:31c'est
18:32essentiellement biotechnologie
18:33puis les dispositifs médicaux
18:35également
18:35et même l'agriculture
18:37alors on a
18:38effectivement
18:38un rapport
18:39indirect avec la santé
18:40bien sûr
18:41absolument
18:41donc ça c'est notre fonds
18:43biotech industrielle
18:45qui effectivement
18:46adresse des marchés
18:47comme tout ce qui peut être
18:48chimique
18:49alors depuis quelques années
18:49donc est arrivé quand même
18:50le numérique
18:51donc vous investissez aussi
18:53dans le numérique
18:54peut-être dans la e-santé
18:55est-ce que maintenant
18:56on arrive à investir
18:57sur des algorithmes
18:58d'IA
18:59sur des
18:59en tout cas on a monté
19:00effectivement il y a 3 ans
19:01un fonds qui s'appelle
19:02Sophie Nova Digital Medicine
19:03et qui a vocation
19:05effectivement à accompagner
19:07toute cette révolution
19:10avec l'IA
19:11alors justement
19:11vous avez
19:12vous gérez un actif
19:14plus que conséquent
19:15quand même
19:154 milliards d'euros
19:17même plus
19:18même plus
19:19encore plus de dollars
19:20donc en dollars
19:21on dit souvent
19:22qu'en France
19:22on est super bon
19:23en avorsage
19:24et la suite
19:25c'est moins mieux
19:27et d'ailleurs
19:28pas mal d'entreprises
19:28finissent par
19:30se délocaliser
19:31exactement
19:31et c'est pour ça
19:32que j'ai rejoint
19:33Sophie Nova
19:33en 2018
19:34donc avec ce fonds
19:36Let's Tech
19:36qu'on a appelé
19:36Sophie Nova Crossover
19:38et l'idée était
19:39effectivement
19:39de créer un véhicule
19:41et une équipe dédiée
19:42pour pouvoir accompagner
19:44les sociétés
19:46innovantes
19:46de la biotechnologie
19:47dans ces phases
19:48ultimes
19:49de développement
19:49sur toutes les chaînes
19:50la chaîne de valeur
19:51surtout sur les phases
19:53cliniques
19:53de développement
19:54et pour les amener
19:55à la commercialisation
19:56et ce sont les étapes
19:58qui se coûtent
19:58en général
19:59le plus cher
20:00et vous avez des exemples
20:01de sociétés
20:02que vous avez accompagnées
20:03même récemment
20:04oui
20:04on a une société
20:05qui devient assez iconique
20:07qui s'appelle
20:07Abivax
20:08et effectivement
20:09on est rentré
20:11il y a 6 ans
20:12sur cette société
20:13et on est content
20:14de voir aujourd'hui
20:15justement la société
20:16qui est maintenant
20:16toute proche
20:18de pouvoir lancer
20:19son produit
20:19sur le marché
20:20société française
20:21mais aussi
20:22en dehors de la France
20:23en tout cas
20:23très ancrée en France
20:25et on en est très fiers
20:26j'ai lu Bio Velo Chita
20:28ça fait partie aussi
20:29des entreprises
20:30que vous avez
20:30alors ça c'est un fond
20:32d'amorçage
20:33et vous avez invité
20:35Fabrice
20:36donc de l'IGR
20:37dans les I
20:38et on a même
20:39un accord
20:40avec l'IGR
20:41dans ce cadre
20:42de fond
20:42pour sourcer
20:44des projets
20:45innovants
20:46qui viennent
20:47de l'Institut
20:48Gustave aussi
20:49mais pas que
20:49et pour pouvoir
20:50les mettre
20:51sur des rails
20:52et pour faire
20:53des entreprises
20:54alors l'actualité
20:55c'est ce fameux lancement
20:57de la coalition européenne
20:59des sciences de la vie
21:00ELSC
21:01en partenariat
21:02avec Invest Europe
21:03c'est ça ?
21:03Absolument
21:04alors dites nous
21:04donc
21:06oui
21:06Europe Invest
21:07c'est vraiment
21:08c'est une association
21:09c'est la première association
21:11au monde
21:12qui représente
21:13le private equity
21:14et là en l'occurrence
21:14et vous en êtes d'ailleurs
21:15le président du comité
21:16de surveillance
21:17alors pas d'Invest Europe
21:18mais de cette coalition
21:19qu'on a créée
21:20et l'idée effectivement
21:21était de
21:22de s'inviter
21:23quelque part
21:24à la table
21:25des discussions
21:26et des négociations
21:27puisqu'aujourd'hui
21:28l'innovation
21:29elle est dans la main
21:29des biothèques
21:30on vient d'en parler
21:31et ce sont nous
21:32les venture capitalistes
21:34qui finançons
21:35ces biothèques
21:36et on pense donc
21:37qu'on a véritablement
21:40des choses à dire
21:41pour faire en sorte
21:42que l'Europe
21:43garde sa compétitivité
21:44puisque c'est vraiment ça
21:46l'objectif
21:47c'est la compétitivité européenne
21:48En quoi ?
21:49En se uniformisant ?
21:50En mutualisant
21:50les investissements ?
21:52En faisant quoi ?
21:52Alors nous
21:53notre priorité déjà
21:54ça va être de mettre
21:55le carburant
21:55dans la machine
21:56donc c'est vraiment
21:57focaliser sur
21:58le financement
21:59public et privé
22:02et même
22:03mettre en place
22:04de plus en plus
22:05de partenariats
22:06donc on a besoin
22:08d'augmenter
22:08la volumétrie
22:10de financement
22:11dédiée à l'innovation
22:12et à l'écosystème
22:12de l'innovation
22:14en santé
22:14en Europe
22:15en gros
22:15on investit
22:174 à 5 fois moins
22:18qu'aux Etats-Unis
22:19et c'est même
22:21encore plus vrai
22:22pour le let's stage
22:23puisque là
22:23on va parler
22:24de 8 à 10 fois
22:24et on le sait
22:25une des raisons
22:27c'est le marché
22:28du Nasdaq
22:29qui fonctionne
22:29extrêmement bien
22:30aux Etats-Unis
22:31et on pêche
22:32en Europe
22:32sur ces aspects-là
22:33D'accord
22:34j'ai posé
22:34les mêmes questions
22:35à Fabrice Barlazy
22:36et à Olivier Robichon
22:37donc l'arrivée de Trump
22:38change la donne
22:39un peu ou pas ?
22:40Ça reba les cartes ?
22:41Pour nous
22:41c'est une question
22:41d'urgence
22:42j'ai parlé
22:43de compétition
22:45là il y a une urgence
22:46il faut aujourd'hui
22:47qu'on puisse
22:48vraiment se retrousser
22:49les manches
22:49et faire en sorte
22:50que les textes
22:51aujourd'hui
22:51qui sont sur la table
22:52on parle du Biotech Act
22:53on parle du Critical Medicine Act
22:56donc il y a plusieurs
22:57sujets et textes importants
22:59sur lesquels
23:00il faut qu'on mette en place
23:01les bonnes mesures
23:03et réglementations
23:04pour simplifier
23:04pour accélérer
23:05et pour gagner
23:06en compétition
23:08puisque sur ces dernières années
23:09clairement
23:10on a perdu
23:11des parts de marché
23:12Ouais
23:12c'est pas utopique
23:13avec une Europe
23:14qui est un petit peu
23:14un patchwork
23:16de pays
23:16complètement différents
23:17alors moi je suis un investisseur
23:19donc je suis optimiste
23:20et je pense que c'est bien
23:21non utopique non
23:22puisque
23:23on a eu des réunions
23:25très intéressantes
23:26notamment avec
23:26le commissaire
23:28à la santé
23:30européen
23:31donc
23:32qui
23:32Oliver Varelli
23:33qui a vraiment
23:34clairement
23:36partagé avec nous
23:37le fait que la santé
23:38est un secteur
23:39stratégique
23:39au niveau européen
23:40et qu'on va en faire
23:41un territoire
23:42d'innovation
23:43pour le futur
23:44et donc
23:45je pense que
23:46si aujourd'hui
23:46on se met
23:47vraiment
23:49autour de la table
23:49et qu'on prend
23:50les bonnes décisions
23:51on va pouvoir
23:53le faire
23:54On a peu parlé
23:55beaucoup des US
23:56mais on a peu parlé
23:57de la Chine
23:58Alors la Chine
23:59elle est là
23:59et je pense que c'est là
24:00où se retrouve l'Europe
24:01finalement entre deux pôles
24:02à l'Est
24:03effectivement
24:03on a la Chine
24:04qui gagne énormément
24:06en termes de compétition
24:08qui a aujourd'hui
24:10effectivement
24:10des capacités
24:11impressionnantes
24:12ce qu'ils ont fait
24:12en 20 ans
24:13et l'accès à l'innovation
24:14aujourd'hui
24:15est impressionnant
24:16en Chine
24:16avec un modèle
24:18qui reste capital
24:19efficient
24:20puisque les coûts
24:22restent bas
24:23donc ça
24:24ça en fait
24:24un concurrent
24:25très fort aujourd'hui
24:26et puis on a
24:27de toute façon
24:27à l'Ouest
24:28les Etats-Unis
24:28qui restent
24:29le premier marché
24:30mondial
24:30et vous en avez
24:31discuté avec
24:32mes confrères
24:33tout à l'heure
24:34donc il faut qu'on trouve
24:35en Europe
24:36la capacité
24:37de se positionner
24:38entre ces deux pôles
24:39pour garder
24:40notre compétitivité
24:41notre attractivité
24:42en termes
24:43notamment
24:43d'essais cliniques
24:44d'innovation
24:45et de capacité
24:47à lancer
24:47ces produits
24:48sur le marché européen
24:49et on vous invitera
24:50à nouveau
24:50pour avoir un retour
24:51un peu
24:51sur ce que
24:52c'est ça
24:53parce qu'on est très content
24:54d'avoir fait l'annonce
24:55maintenant il faut
24:56que ça avance
24:57il faut que ça
24:58ça avance dans le bon sens
24:59et qu'on puisse peser
25:01de tout notre poids
25:02pour faire avancer
25:03la machine
25:03voilà
25:04du bon côté
25:05et dans la bonne direction
25:06merci beaucoup
25:09c'est la fin
25:10de cette édition
25:11on se retrouve
25:12la semaine prochaine
25:14Check-up Santé
25:16sur BFM Business
25:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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