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  • il y a 8 heures
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.

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00:04BFM Business, tout pour investir, la masterclass Christopher Denbik.
00:09Bonjour à tous, on se retrouve pour cette nouvelle masterclass. Alors effectivement,
00:13bien sûr, il y a toujours l'actualité au niveau de la guerre en Iran qui est un point central,
00:17mais on va essayer aussi de prendre un peu de recul. Aujourd'hui, je suis vraiment ravi
00:20d'accueillir le directeur général adjoint d'AlphaValue. On va discuter notamment de
00:24l'investissement dans une zone qui est assez méconnue et moi-même, je dois reconnaître,
00:27je la connais assez mal. C'est tout simplement cette zone du Golfe et aussi de l'Afrique du Nord
00:31où il y a de très belles opportunités en termes de bourse. On va regarder comment ça se positionne,
00:35comment c'est réalisé notamment pour les investisseurs, que ce soit les investisseurs
00:38particuliers ou encore les investisseurs institutionnels. Tout pour investir, la masterclass, c'est parti.
00:44Tout pour investir, la masterclass, les signaux faibles.
00:51En premier, on va bien sûr regarder ce qui se passe un peu sur les signaux faibles. Alors d'habitude,
00:55l'intelligence artificielle ne fait pas partie vraiment des signaux faibles, au contraire. Mais
00:59c'est vrai que tout a été éclipsé ces derniers temps par la situation en Iran et donc le conflit,
01:04le risque géopolitique. Malgré tout, il y a quand même beaucoup d'actualité du côté de
01:08l'intelligence artificielle. On pensera notamment avec Nvidia, Nvidia qui a eu sa conférence récemment.
01:12Et je suis ravi d'accueillir en plateau pour en discuter Alexandre Lengue. Vous êtes partenaire
01:16chez Carey Partners. Donc le sujet effectivement, on l'a vu lors de la conférence de Nvidia, il y a
01:22eu
01:22plusieurs éléments. On va aller un peu dans le détail qui ont été mis en avant. Vous avez
01:25notamment un point sur le fait qu'il considère qu'en termes de robotique, voiture autonome,
01:30ça va être les grands éléments aujourd'hui en termes de développement. On voit qu'il y a un
01:33changement aussi de modèle d'affaires du côté de Nvidia. Peut-être la première question que
01:37j'aimerais vous poser, parce que c'est une question qui revient de manière assez régulièrement
01:41sur les marchés à l'heure actuelle, c'est d'accord, on investit beaucoup dans l'IA. On voit quand
01:45on
01:45discute avec des entreprises qu'il y a un questionnement quand même sur les dépenses d'investissement
01:49dans l'IA. Est-ce que l'IA devient rentable ? Est-ce qu'on commence à voir cet horizon
01:52-là ?
01:53Alors, tout à fait. Beaucoup de questions. Ça va être assez riche. Lors de cette conférence,
01:58en fait, on a vu beaucoup de choses. L'IA 1, oui, devient rentable. Alors, paradoxalement,
02:05un des signes de cela, c'est la déclaration de Jensen Wang qui dit qu'il n'investira plus
02:10dans OpenAI ou dans Anthropic, qu'il a fait ses derniers investissements. OpenAI, d'ailleurs,
02:15vient de terminer un tour de table de 122 milliards de dollars, énorme, parce que ces
02:21deux entreprises sont prêtes pour leur IPO. On parle d'une IPO fin d'année 2026, tout début
02:262027. Comme toute une vague, donc on pourra revenir tout à l'heure, il va y avoir une grosse
02:30vague d'introductions en bourse sur la fin d'année 2026 et 2026. SpaceX, OpenAI, Anthropic,
02:35Databricks et d'autres. Mais oui, l'IA est en train de devenir rentable et l'IA va devenir
02:39de plus en plus rentable. C'est aussi ce que nous apprend cette conférence parce que
02:43Nvidia a développé, pas que des puces maintenant, mais tout un système intégré. C'est la fameuse
02:50plateforme Vera Rubin qui, grâce notamment à son acquisition de Grock, lui a permis de
02:57réduire les coûts d'inférence par 35, voire 50 même. Ce qui est énorme en un laps de temps,
03:02en plus très réduit. On voit vraiment cette évolution. Voilà, donc on a une augmentation
03:05des performances. Donc ça, c'est intéressant parce qu'évidemment, c'est finalement ce qu'on
03:09appelle le compute, la puissance de calcul qui est au cœur du développement de l'IA.
03:13D'ailleurs, Elon Musk développe sa fabrique TerraFab, partant du constat que justement,
03:18les data centers, la puissance de calcul va être le point, le facteur, le principal facteur
03:23limitant du développement des applications de l'IA. Donc Nvidia adresse directement ce sujet
03:28en augmentant la puissance de calcul et en divisant le coût par plus de 10.
03:33J'ai une question que vous avez évoquée juste au titre sur les centres de données.
03:36Il y a eu quand même beaucoup de questionnements sur les investissements qui ont été réalisés
03:39dans les centres de données ces derniers mois, ces dernières années ou les perspectives.
03:42Le marché, en tout cas les marchés financiers, sont sceptiques à cet égard.
03:45Vous quellez votre avis ? Est-ce que finalement, peut-être que le marché sous-estime les besoins
03:49ou il a raison pour de s'inquiéter des investissements qui sont réalisés ?
03:53Le marché sous-estime complètement les besoins. La demande en centres de données,
03:57en puissance de calcul, elle est déjà en fait trois fois supérieure à l'offre.
04:03C'est pareil pour les puces d'ailleurs. On passe d'une économie d'ailleurs du data center
04:08à une économie du token. On ne va plus vendre des puces.
04:10D'ailleurs, c'est ce que dit Nvidia, c'est qu'ils ne vont plus vendre des puces.
04:12Ils vont finalement permettre, voire vendre en direct, des tokens.
04:16Parce que dans tous les cas, même pour les centres de données,
04:18désormais, ils arrivent avec une solution tout clé en main qui permet de vendre les tokens.
04:23Les tokens étant finalement le symbole de cette puissance de calcul.
04:27Et ça, c'est au cœur. C'est au cœur de tout. C'est central dans cet écosystème.
04:32Elon Musk parle de mettre des data centers en orbite.
04:36Projet qu'on pouvait penser être finalement utopique.
04:39Mais Nvidia en parle aussi maintenant.
04:41Complètement. Ça me permet de parler de SpaceX.
04:43Et je reviendrai aussi ensuite sur OpenAI en termes d'introduction en bourse.
04:47SpaceX, c'est plutôt le côté positif, on va dire, du marché.
04:51Le marché un peu plus effectif sur OpenAI en termes d'introduction en bourse.
04:53Sur SpaceX, le point qui est assez intéressant, c'est que c'était souvent présenté comme un lanceur de fusée.
04:58Mais on est sur un système aérospatial complètement intégré.
05:03Sans aller vraiment, sauf si vous avez un avis sur la valorisation.
05:05Mais bon, ça, on sait que ça est fluctuant.
05:07Mais même si c'est une valorisation qui est énorme,
05:09on peut quand même se dire que SpaceX a un modèle qui est quand même extraordinaire.
05:13Où il n'y a pas vraiment de concurrents, notamment du côté européen, si on est très objectif.
05:17Est-ce que vous attendez effectivement à ce que ça se passe bien, ce type d'introduction ?
05:21Il y a les prochains développements, notamment en termes Starship, qui vont être mis en place par SpaceX.
05:26Tout ça, en fait, est-ce que ça nous place sur un changement complet de paradigme pour les bourses ?
05:31Parce que finalement, on n'a pas ce type de valeur d'habitude.
05:33Oui, alors bon, disons que, je ne sais pas si j'ai un avis, mais en tout cas, on a
05:36une conviction à la maison carré.
05:38Parce qu'on a permis à nos membres d'investir pré-IPO dans SpaceX.
05:41Et je préciserai, on a 30% des actions, ce qui est énorme, de l'introduction de SpaceX,
05:46qui vont être réservées aux particuliers, alors que d'habitude, c'est 5-10%.
05:49Oui, c'est vrai, et la demande est énorme.
05:51C'est-à-dire que ça va être la plus grosse IPO de l'histoire, deux fois plus grosse, voire
05:54plus que ça,
05:55que la plus grosse introduction de l'histoire précédente, qui était celle de Saudi Aramco.
05:59Et cette introduction en bourse, elle est sursouscrite déjà, parce qu'en fait, SpaceX va être à la fois au
06:04Nasdaq 100 et au S&P 500.
06:06Deux indices qui sont énormément suivis par des ETF, donc qui vont acheter à la première minute énormément de SpaceX,
06:11automatiquement, je dirais.
06:13Mais SpaceX, finalement, il y a deux empires. Enfin, il va y avoir deux empires.
06:16L'empire SpaceX, l'inspire Nvidia.
06:18Il y a Nvidia qui l'attaque, et donc avec Jensen Wang à la tête, qui l'attaque par les
06:23puces et le logiciel,
06:24et donc qui intègre cette partie de la chaîne de valeur.
06:26Et puis, vous avez de l'autre côté, Elon Musk qui attaque avec SpaceX par le hardware et l'IA.
06:31Et dans SpaceX, vous avez quoi ? Vous avez en fait tout un écosystème.
06:34Vous avez une chaîne de valeur, une chaîne de valeur verticale complètement intégrée, avec les puces, le projet Terafab qu
06:39'il a annoncé.
06:40Vous avez dans SpaceX, Starlink, une constellation de satellites qui va en faire un plus gros réseau télécommunications mondial.
06:48Très important, extrêmement rentable.
06:50Ça fait 11 milliards l'année dernière de revenus annuels récurrents.
06:52Ils ont quasiment doublé en nombre d'abonnés, ça va continuer.
06:54Donc ça, c'est vraiment la vache à lait de SpaceX.
06:56C'est permis par Starship, les lanceurs finalement réutilisables.
07:00Donc toutes ces fusées qui lancent, parce qu'aujourd'hui, SpaceX, l'année dernière, a fait plus de 50%
07:04des lancements mondiaux.
07:06165 lancements quand même, c'est énorme.
07:08Et ça, ça a leur permis à la fois des revenus propres pour leur donneur d'ordre, mais également de
07:12lancer ces satellites en orbite qui continuent de lancer.
07:15Et puis, vous avez XAI qui a été intégré.
07:18Et XAI, c'est quoi ?
07:19Ce n'est pas juste Grock, l'intelligence artificielle et une espèce de chat GPT.
07:23C'est l'intelligence artificielle qui va aller dans l'IA qui est dans le monde réel.
07:27Donc les robots, les robotaxis, également les data centers.
07:31Parce que XAI, c'est aussi des supercomputers, une capacité à créer des data centers avec des puissances de calcul
07:38énormes.
07:39Donc c'est, voilà, on va avoir, je pense que Nvidia et SpaceX seront d'ici quelques années, voire à
07:47très court terme, les deux plus grosses capitalisations mondiales.
07:50Oui, en plus accentué, vous l'avez dit à juste titre, par ce phénomène des ETF qui va automatiquement quand
07:54même accentuer le fait que les investisseurs en détiennent en portefeuille.
07:57Tout à fait, ça à très court terme.
07:58Mais voilà, mais à moyen terme, on va vraiment avoir une polarisation entre Nvidia d'un côté, SpaceX et de
08:04l'autre.
08:04Dernière question sur OpenAI.
08:06Je vous avoue d'être un peu sceptique sur le modèle d'affaires d'OpenAI.
08:09Là, je rejoins plutôt le marché.
08:10C'est-à-dire qu'on a l'impression quand même, OpenAI, sans aller uniquement sur la technologie, mais que
08:14c'est une société qui brûle énormément de cash.
08:17Comme parfois, beaucoup de sociétés qui brûlent du cash, elles se disent, on va essayer de sortir.
08:21Bon, d'accord, lever de l'argent, mais finalement, on va essayer de bien s'en sortir pour les actionnaires
08:24en faisant une introduction en bourse.
08:26Est-ce que c'est votre sentiment ou vous pensez qu'OpenAI a un avenir ?
08:31SpaceX, je vais être franc avec vous, je pense que ça se passera assez bien en bourse, vu le business
08:34model.
08:35Mais pour OpenAI, je suis un peu plus sceptique et notamment, je pense que ça peut être très disrupté.
08:39Et puis, il y a quand même, les dépenses aujourd'hui sont énormes.
08:41Je vous rejoins.
08:42En fait, ils dépensent 1,65 dollars pour 1 dollar de revenu.
08:46Donc, naturellement, même sans compter les coûts fixes et les coûts de recherche et développement, leur coût d'utilisation aujourd
08:52'hui est supérieur à leur revenu.
08:53Pourquoi ? Parce qu'OpenAI est connu beaucoup pour ses applications B2C.
08:58Déjà, le B2C, c'est un modèle qui est compliqué.
09:00Et puis, OpenAI a été celui qui a défriché.
09:03Il s'est focalisé sur les modèles, modèles qui ont été réutilisés, mais qui ont été aussi utilisés pour créer
09:09des modèles plus performants.
09:10Et puis, en fait, OpenAI, c'est le monde de l'IA version de chat.
09:17Aujourd'hui, on est dans l'IA agentique.
09:19Et je vous donne un exemple d'entreprise qu'on a en portefeuille à Maison Carré qui va justement profiter
09:24de la baisse de ses coûts et notamment du nouveau modèle Némotron, modèle LLM développé par NVIDIA, gratuit, open source.
09:34Typiquement, un perplexity a préféré se focaliser maintenant et se développer sur l'IA agentique avec un computer qui vient
09:42de sortir, qui est aujourd'hui l'application la plus développée et accessible à des particuliers,
09:46qui coordonne 19 modèles de langage, 19 LLM pour délivrer une réponse.
09:52Ça, il va utiliser Gemini pour la recherche, OpenAI, ChatGPT pour la partie rédactionnelle, Anthropic comme cerveau coordinateur avec Clodopus
10:02et pour permettre en fait de délivrer un résultat à l'utilisateur.
10:07Vous lui dites faites moi un rapport sur les tendances du non-côté et les prochaines introductions en bourse.
10:13En quelques minutes, il vous délivre un rapport de 35 pages bien formaté avec les recherches qui ont été faites,
10:18vérifiées.
10:19Ça, c'est le futur de l'IA et OpenAI, malheureusement, en fait, est sur un seul morceau.
10:25Exactement. Merci beaucoup Alexandre Main que vous êtes partenaire chez Carre Partners.
10:29Merci d'avoir disséqué la conférence à Nvidia et aussi les introductions en bourse à venir du côté de SpaceX
10:35et également OpenAI.
10:37On se retrouve tout de suite pour discuter justement de l'investissement dans la zone des pays du Golfe, l
10:42'Afrique du Nord.
10:43C'est rarement évoqué, donc ça va être extrêmement intéressant de voir comment on peut se positionner, quels sont les
10:47éléments à prendre en considération.
10:49Tout pour investir, la masterclass, l'entretien.
10:53On se retrouve avec Laurent Lamaillère, directeur général adjoint d'Alpha Value.
10:57Je suis ravi de vous accueillir.
10:58La dernière fois que je vous ai eu en plateau, vous avez eu la tâche très compliquée d'explicer de
11:02manière pédagogique les ventes à découvert.
11:04Ça a été excellent.
11:05On a discuté, on a échangé un peu par la suite et vous m'avez dit que vous avez une
11:08spécialité, notamment parmi tant d'autres,
11:10mais aussi d'investir sur les bourses des pays du Golfe et également d'Afrique du Nord.
11:15Et c'est vrai que c'est une zone finalement qui est très peu couverte, très peu connue.
11:19Et je vous avoue, à titre personnel, moi-même, je pense que je vais beaucoup apprendre lors de cet échange.
11:24Premier point, bien évidemment, parce qu'on s'intéresse aux pays du Golfe Persique.
11:29Donc automatiquement, il y a bien sûr cette thématique actualité sur la guerre en Iran.
11:33Quel a été déjà l'impact initial ?
11:35On sait qu'il y a eu des bourses qui ont été fermées.
11:37Est-ce qu'on voit qu'il y a des flux de capitaux sortants de la part des investisseurs ?
11:40Est-ce que selon vous, c'est temporaire ?
11:41Et après, on ira un peu plus dans la pédagogie pour comprendre l'investissement sur le temps long.
11:48Alors effectivement, nous, on a une filiale à Tunisie qui couvre effectivement à la fois les marchés du Golfe Persique,
11:57mais aussi les marchés plus traditionnels d'Afrique du Nord.
12:01Alors pour répondre à votre question, c'est vrai qu'on a eu évidemment un impact assez neutre.
12:06Et si on prend les deux grands marchés, qui sont essentiellement le marché des Émirats et le marché saoudien,
12:12on a eu deux réductions un peu différentes.
12:14Le marché émirati a beaucoup plus baissé que le marché saoudien pour deux raisons.
12:20La première, c'est que c'est les Émirats qui ont essentiellement reçu l'essentiel des attaques.
12:26Donc c'est une première chose.
12:28Et leur capacité d'export, évidemment de pétrole, est beaucoup plus impactée que celle des Saoudiens.
12:36Donc on a eu mécaniquement un impact un peu négatif.
12:39Alors, pour revenir à votre question sur le plus long terme,
12:42nous, nous pensons toujours que, enfin, il est clair que si la guerre avec l'Iran s'arrête
12:47et qu'on revient au statut antérieur, il y a énormément de potentiel pour nous,
12:52notamment sur la zone des Émirats.
12:54Pourquoi ? Parce que, un, la valorisation est relativement attrayante.
12:57Et vous savez que les Émirats s'étaient un peu positionnés, on va dire stratégiquement,
13:01pour devenir la Suisse ou le Singapour de la zone, en attirant énormément de capitaux.
13:07Et cette thématique nous semble effectivement assez porteuse sur le long terme.
13:13Voilà, la question, c'est pourront-ils le faire ?
13:15Donc la guerre en Iran, selon vous, ne rabat pas les cartes sur le fait que c'est une zone,
13:19aujourd'hui, qui peut être la Suisse, effectivement, de la zone ?
13:22Alors, il y a un très gros départ, même chez nous, en interne,
13:27puisque certains disent, l'idée que les Émirats étaient cette zone de sécurité,
13:32à la fois juridique, fiscale, enfin, de tous les points de vue,
13:38la proximité avec l'Iran a complètement rebattu ces cartes,
13:42et ça, ça ne reviendra jamais.
13:43Et auquel cas ? Si c'est le cas, effectivement, tous les investissements qui ont été faits
13:48sont à risque, notamment l'immobilier.
13:51Vous savez que le marché immobilier émirati, à la fois à Dubaï, mais aussi à Abu Dhabi,
13:56est très important.
13:57Les promoteurs immobiliers ont une place très importante dans les indices boursiers.
14:01Et donc, si on devait avoir un reflux des investissements étrangers sur ces zones,
14:06là, effectivement, la dynamique changerait.
14:09Moi, j'ai plutôt le sentiment ou l'espoir, pourrait-on dire,
14:12que la solution, la situation va se normaliser,
14:16et qu'à terme, les Émirats récupèrent.
14:20Alors, l'Arabie saoudite cherche un petit peu à reprendre aussi ce positionnement,
14:25mais que cette zone-là reste un havre qui attire l'investissement étranger.
14:30J'ai un peu envie de vous rejoindre, parce que je connais assez bien,
14:33notamment la bourse de Tel Aviv, qui a très, très bien performé.
14:37Alors, certes, si on regarde depuis vraiment le début du conflit,
14:39ça doit être moins 2%, mais elle a eu aussi des bonnes performances.
14:43Et finalement, la proximité et les attaques à Cliran, à la toute fin,
14:46ne font pas que les investisseurs fuient le pays.
14:48Donc, ça peut tout à fait s'appliquer aux Émirats Arabes Unis à un certain stade,
14:51parce qu'ils offrent un cadre, dans tous les cas, qui est propice pour que les investisseurs restent.
14:55Voilà. Alors, sachant que le marché est un peu différent,
14:59puisque le marché de Tel Aviv est très tech et défense.
15:02Avec plein d'entreprises qui ont coté au Nasdaq.
15:04Exactement. Alors que sur la bourse, notamment des Émirats,
15:09vous avez beaucoup, à Abu Dhabi, de titres qui appartiennent encore à la famille régnante,
15:16et puis d'autres sociétés qui sont venues de ce côté.
15:18Mais l'essentiel de la capitalisation boursière reste encore lié à la famille régnante.
15:22Donc, toute la stratégie d'Abu Dhabi et des Émirats en général,
15:27est d'attirer, de continuer d'attirer des capitaux extérieurs.
15:29Et là, c'est vrai que la question reste ouverte.
15:32Alors, quand on investit sur cette zone, soit par exemple les Émirats,
15:36voire même l'Arabie Saoudite, vous l'avez dit,
15:38on a bien sûr des entreprises d'immobilier,
15:40mais on a quel autre type typologie d'entreprise ?
15:42Là, je vous avoue que, Dhabi, parfois je pose des questions,
15:44je connais la réponse, mais là, je vous avoue que je vais découvrir.
15:47Donc, il y a deux types.
15:49Donc, comme je le disais, évidemment, les grandes sociétés pétrolières,
15:52vous avez Aramco, vous avez Adnok.
15:55Donc, je le disais, à Abu Dhabi, vous avez aussi IHC,
15:59la très grande holding qui fait quasiment 240 milliards de dollars,
16:02qui détient, j'allais dire, les actifs de la famille princière.
16:08Donc, ça, c'est les grands actifs chimiques et pétrochimiques.
16:13Vous avez aussi des sociétés de télécom très importantes,
16:16que ce soit en Arabie Saoudite, avec Saoudi Télécom,
16:20qui a changé de nom, mais SC, ou Eti Salat,
16:25et beaucoup de banques.
16:27Voilà.
16:28Donc, vous avez un panorama assez complet, j'allais dire, en Arabie Saoudite,
16:33un peu moins aux Émirats,
16:35puisque vous n'avez moins cette production industrielle,
16:38avec notamment les engrais.
16:40Vous savez qu'en Arabie Saoudite, vous avez une très, très grosse société
16:42dans les métaux et les phosphates, qui s'appelle Mahaden.
16:46Donc, c'est vrai que la bourse saoudienne est peut-être plus diversifiée,
16:50un peu plus diversifiée, en tout cas, en termes de secteur,
16:53que les bourses, puisqu'il y en a deux, des Émirats.
16:57On est sur des niveaux de valorisation qui sont plutôt attrayants.
17:00On a un ratio court sur bénéfices autour de combien ?
17:02Alors, ça dépend.
17:04Aujourd'hui, c'est vrai que sur le marché Emirati,
17:08on est tombé sur la base des titres que nous suivons.
17:11Donc, nous ne suivons pas la totalité des titres sur ces marchés.
17:14Donc, les chiffres que je peux vous donner sont liés à nos valorisations.
17:17On est aux alentours de 8 fois et demi aujourd'hui sur le marché Emirati.
17:23Donc, effectivement...
17:24Alors, attention, il y a des très grandes disparités entre les titres.
17:27Ça, c'est une moyenne.
17:28Alors qu'on est beaucoup...
17:29C'est classique sur ce type de marché ?
17:31C'est assez classique, en fait.
17:32Là encore, vous avez une forte pondération bancaire.
17:35Donc, les banques sont souvent moins bien valorisées que le reste du secteur.
17:39Donc, ça tire mécaniquement les ratios à la baisse.
17:42Alors qu'en Arabie Saoudite, où les niveaux de valorisation sont plus élevés,
17:46les sociétés, notamment cycliques, pèsent plus et donc tirent les PE vers le haut.
17:51On est autour de 15 fois et demi, 16 fois pour le marché saoudien.
17:55Est-ce que vous avez observé des investisseurs ?
17:57Vos clients sont institutionnels, essentiellement, c'est cela.
18:00Est-ce que vos clients se sont interrogés du fait de cette exposition, effectivement, à cette zone ?
18:04Est-ce qu'ils se sont dit « on fait le dos rond », ce qui est peut-être la
18:07bonne stratégie ?
18:07Ou est-ce que vous avez eu vraiment des inquiétudes plus importantes ?
18:10Non, pour le moment, il y a beaucoup d'attentisme.
18:13Alors, l'essentiel des clients qui couvrent cette zone, évidemment, sont des clients locaux.
18:18Donc, ils sont essentiellement gérés par notre filiale tunisienne.
18:21Mais les échos que j'en ai, c'est qu'effectivement, beaucoup d'attentisme à ce stade.
18:26Et peut-être un regain d'intérêt sur les autres marchés, notamment sur le Maroc,
18:32qui est vu, selon nous, à juste titre, comme une sorte de pôle de stabilité dans le reste de notre
18:42couverture, en tout cas.
18:42Venons sur le Maroc, justement.
18:44Alors, de mémoire, j'avais vu, c'était en fin d'année, ça a pu évoluer.
18:47Mais sur le Maroc, qui est un marché boursier, un marché frontière,
18:51c'était, je crois, l'un des rares grands marchés frontières qui étaient, en revanche, un peu chers.
18:55Je crois que c'était aussi un sujet que…
18:57Absolument. C'est un marché qui a toujours été cher, historiquement.
19:01C'est structurel.
19:02Et là encore, je pense, parce qu'il y a deux raisons.
19:05Alors, un élément qu'on n'a pas invoqué, qui est très important, je pense, sur les pays du Golfe,
19:09c'est que vous n'avez pas de risque de change sur la monnaie, ni sur le contrôle d'échange.
19:14Donc, si vous investissez demain, que ce soit en Arabie Saoudite, au Qatar ou dans les Émirats,
19:21vous pouvez récupérer votre argent sans souci.
19:23Et comme la monnaie locale est liée au dollar, évidemment, vous ne prenez pas de risque de change.
19:28C'est moins le cas dans les autres pays.
19:30J'en profite juste pour rebondir sur ça.
19:32On a à la fois des institutionnels et des particuliers qui nous regardent.
19:35Alors, quels moyens, si on veut investir sur la zone, justement, de la péninsule, le plus simple ?
19:40C'est les fonds ? Ça reste des fonds ?
19:42Alors, ça reste des fonds.
19:43Alors, nous, on ne traite pas directement.
19:46Mais c'est vrai que nos clients institutionnels nous demandent plus du stock picking.
19:50Donc, on a, nous, des listes, évidemment, de valeurs favorites que, bêtement, je n'ai pas appris à amener avec
19:55moi.
19:55Mais notamment, on a une liste de 20 valeurs favorites qu'on garde de façon dynamique dans le temps
20:00et qui a des performances assez spectaculaires sur cette zone.
20:04Et sur le Maroc, avant que je vous coupe ?
20:06Pardon.
20:06Donc, oui, sur le Maroc, un marché plus diversifié
20:11et qui, comme je le disais, est vu comme un pôle de stabilité,
20:13donc qui attire beaucoup de capitaux.
20:16Et j'ajoute que, quand on regarde depuis trois ans,
20:18en fait, c'est la zone qui a les meilleures croissances bénéficiaires
20:22dans notre univers hors golf
20:25et qui est portée aussi, vous savez qu'ils accueilleront la Coupe du Monde de Foot en 2030.
20:29Et donc, vous avez toute une série d'investissements massifs
20:31qui sont en train d'être faits au Maroc.
20:33Et donc, qui tire la croissance économique.
20:36Et on pense que cette dynamique va continuer.
20:38En termes de secteur, on a bancaire, on a quoi d'autre sur la bourse ?
20:41Alors là, c'est aussi très diversifié.
20:44La plus grosse capitalisation est bancaire,
20:47mais on a des sociétés agricoles, des sociétés métallurgiques.
20:52On a un peu tout le panel pour avoir un indice relativement diversifié.
20:58On a encore un contrôle d'échange, non ?
21:00Et comment on gère cet aspect ?
21:01Il y a encore un contrôle d'échange, mais si vous prévenez en amont,
21:05si vous faites les choses dans les règles,
21:07vous pouvez évidemment récupérer votre argent sans souci quand vous êtes un étranger.
21:14Vous êtes aussi présent sur d'autres marchés qui sont moins, on va dire, connus,
21:18du côté, en tout cas, de ce côté-ci de la Méditerranée.
21:21Vous parliez notamment de l'Égypte, etc.
21:23Ça reste ce type de marché.
21:26Autant, je comprends assez bien, notamment, par exemple, les pays du Golfe,
21:29parce que je vois le potentiel, etc.
21:31En termes d'investissement, je comprends assez bien.
21:33Il y a des noms que tout le monde connaît, comme ça,
21:35mais par exemple, quelle est la typologie d'investisseurs,
21:39outre, bien sûr, les investisseurs locaux qui investissent sur la bourse égyptienne ?
21:42Qu'est-ce qu'on y trouve en opportunité qu'on ne fera pas ailleurs, typiquement ?
21:46Alors, si on revient au cas de l'Égypte, c'est assez intéressant.
21:49C'est un marché qui est relativement peu cher,
21:52mais qui connaît une situation économique assez problématique.
21:59Il y avait cette thématique que certains clients veulent jouer,
22:03qui est de dire, vous allez avoir un programme de privatisation,
22:08notamment d'actifs qui sont détenus par l'armée.
22:09Et donc ça, c'est vrai que c'est potentiellement quelque chose d'intéressant,
22:13puisqu'il va y avoir beaucoup d'acteurs qui vont être intéressés
22:15pour aller acheter ces actifs-là.
22:18En revanche, à court terme, ça nous semble maintenant plus problématique.
22:21Pourquoi ? Puisque les acheteurs naturels de ces actifs
22:23sont beaucoup de sociétés du Golfe.
22:26Et il est à craindre qu'aujourd'hui,
22:27l'appétence de ces sociétés du Golfe
22:32soit moindre pour des actifs étrangers.
22:34On pense qu'ils auront plutôt tendance, à court terme,
22:36à réinvestir leur cash flow dans les marchés locaux,
22:40soit pour remettre en route les puits qui ont été arrêtés
22:43ou reconstruire un petit peu les dégâts de la guerre.
22:47Donc, à très court terme, attention à l'Égypte.
22:50Alors, pour revenir à votre question plus fondamentalement,
22:52c'est toujours intéressant de diversifier son portefeuille.
22:57Et donc, voilà, on peut avoir l'intérêt d'une diversité géographique
23:01qui est importante.
23:02Deux points quand même sur l'Égypte qu'il faut avoir en tête.
23:06Le pays importait massivement pour son électricité du gaz
23:09à la fois du Qatar et d'Israël.
23:10Donc, dans les deux cas, aujourd'hui, on a des soucis
23:13et le gouvernement commencent à rationner l'électricité.
23:17Et deuxièmement, la hausse du pétrole
23:19et surtout l'écartement des spreads de marge
23:22fait que le kérosène est devenu très cher.
23:25Et donc ça, ça risque d'impacter, selon nous,
23:27assez fortement la saison touristique.
23:29Or, que ce soit le Maroc, la Tunisie ou l'Égypte,
23:33ce sont des pays qui sont très dépendants
23:34pour leur rentrée monétaire,
23:37en devise étrangère, du tourisme.
23:39Et donc là, c'est quand même, à court terme,
23:41une question qu'il faut avoir en tête.
23:44On peut avoir des rentrées touristiques,
23:47des rentrées monétaires liées au tourisme
23:48qui soient plus faibles.
23:50Notamment sur l'Égypte, je crois que la devise,
23:52alors je n'ai pas regardé récemment,
23:53mais elle est quand même très fluctuante
23:55et plutôt tendanciennement baissière.
23:57Il y a eu des problèmes d'inflation extrêmement importants.
23:59C'est certainement beaucoup plus important,
24:02justement, cet effet de taux de change sur l'Égypte
24:03que sur les autres zones que vous avez évoquées.
24:05Comment le gère en tant qu'investisseur ?
24:07Alors, nous, j'allais dire,
24:09nos clients sont institutionnels,
24:11donc c'est eux qui gèrent leur exposition,
24:14leur couverture de chambre.
24:16Mais comme je le disais,
24:17il est vraiment très important d'avoir conscience
24:19de ce risque au moment où on investit.
24:22On a la même chose sur le dinar tunisien
24:24qui a glissé.
24:26Il se trouve que les banques tunisiennes
24:27ont besoin de dollars pour acheter.
24:29Comme ils n'ont pas d'actifs,
24:30à la différence de la Turquie,
24:31qui vend de l'or pour pouvoir acheter des dollars,
24:35ces pays-là n'ont souvent pas beaucoup de choses autres à vendre.
24:38Donc, elles ont tendance à laisser un peu filer leur monnaie
24:42pour récupérer du dollar.
24:44Alors, pour finir,
24:45question un peu de débutant,
24:46mais disons que je sois d'ailleurs institutionnel ou particulier,
24:48je m'intéresse à cette zone,
24:50dans le souci de diversification.
24:51J'ai deux questions en une.
24:53Un, est-ce qu'il y a des points d'entrée aujourd'hui
24:55où est-ce que finalement le contexte reste un peu compliqué ?
24:58Et deux, surtout, quelle est la zone qui est la plus intéressante
25:02où le pays, le marché boursier,
25:04qui vous paraît, en tout cas à long terme,
25:05le plus intéressant pour une première initiation
25:07à cette zone géographique,
25:09qui est quand même très méconnue de ce côté-ci ?
25:11Alors, sur la partie hors pétro-monarchie,
25:16je pense que si on est comme un peu prudent
25:20et entre guillemets père de famille,
25:24le Maroc reste en tout cas pour les deux, trois prochaines années
25:27une très bonne opportunité,
25:29même si elle est plus chère que le reste des marchés,
25:31on a une croissance qui est relativement,
25:35entre guillemets, assurée,
25:36en tout cas plus que les autres zones.
25:38Encore une fois, je pense qu'il faut aller voir
25:40stock par stock, parce qu'il y a des diversités.
25:42C'est vraiment le stock picking qui va se faire là, d'accord.
25:45Et en plus, j'allais dire, c'est notre raison d'être,
25:47nous, notre métier, c'est de choisir.
25:49Bien connaître les entreprises.
25:49Voilà, absolument.
25:50Alors, il faut évidemment connaître les grands enjeux des régions,
25:54mais c'est vraiment le stock picking qui va faire la différence.
25:56Et pour les pétromonarchies,
25:58moi, je continue de penser
26:02que si cette guerre se résout,
26:04les Émirats Arabes Unis, le marché aujourd'hui,
26:06avec le niveau de valorisation qui est le sien,
26:09est quand même offre des perspectives assez attrayantes.
26:12Mais je comprendrais qu'on attende
26:14d'avoir un peu plus de visibilité
26:15sur ce qui va se passer du côté du détroit d'Hormuz
26:18et de la mer Rouge pour investir.
26:22Oui, tout le monde fait un peu le dos rond dans ce domaine-là.
26:25Merci beaucoup, Laurent Lamanière.
26:27Vous êtes directeur général adjoint d'Alpha-Vialu.
26:29C'était passionnant, effectivement,
26:31de vous retrouver également pour cette zone.
26:32On se retrouve dans un instant pour le question-réponse.
26:35Et bien sûr, une séquence que vous appréciez
26:38quand le monde s'affole avec Mathieu Jolivet.
26:44On se retrouve pour les questions-réponses.
26:47Comme chaque semaine, n'hésitez pas à poser vos questions.
26:49On y répond chaque semaine, le vendredi, à 11h.
26:52Vous pouvez les poser notamment sur mon compte X.
26:54La première question qu'on a cette semaine,
26:56qui est bien sûr liée au contexte,
26:58c'est une question de Vincent.
26:59Comment adapter son portefeuille
27:01en période de hausse de la version au risque ?
27:03Alors, le point qui va être extrêmement important,
27:05c'est que bien sûr, on l'a vu avec nos différents invités,
27:08beaucoup d'investisseurs, notamment d'investisseurs institutionnels,
27:09font plutôt le dos rond.
27:11Après, vous avez toujours des possibilités
27:13pour essayer de vous adapter, d'ajuster aux risques.
27:16On en avait parlé lors d'une émission précédente,
27:18notamment sur les stratégies long-short.
27:21Concrètement, c'est du stock picking.
27:23Ça permet de limiter l'ampleur de la volatilité.
27:26Je vous donne un exemple très classique
27:27de stratégie long-short qui a bien fonctionné en ce moment.
27:30Vous êtes long, donc ça veut dire acheteur,
27:32notamment d'entreprises pétrolières américaines.
27:34Elle bénéficie bien évidemment du contexte géopolitique.
27:37En revanche, vous êtes short vendeur
27:39dans l'entreprise du secteur de l'aérien européen.
27:42Et donc effectivement, ça a été plutôt une bonne performance.
27:44De mémoire, si vous aviez cette stratégie,
27:46depuis le début de l'année,
27:46on était quasiment sur une performance de 50-55%.
27:50Donc vous avez déjà ces stratégies long-short
27:52qui peuvent être opérantes.
27:53Vous pouvez, si vous êtes un peu plus sophistiqué,
27:55entre guillemets,
27:56et ça nécessite quand même de comprendre,
27:58bien évidemment, l'usage de ces différents outils,
28:01recourir à de la convexité.
28:02C'est notamment des options.
28:03On y reviendra dans une émission
28:04parce que ça nécessite une explication un peu plus longue.
28:07Mais ça vous permet effectivement, notamment souvent,
28:09de limiter les pertes
28:11quand on est sur un marché qui est plutôt baissier.
28:13Donc ça peut être un élément qui est éventuellement intéressant.
28:15Et si vous considérez,
28:16parce que là aujourd'hui, tous les avis sont possibles,
28:18qu'on va avoir une inflation durable.
28:19Vous le savez, quand vous nous regardez dans cette émission,
28:21on est plutôt assez dubitatif
28:23sur le fait qu'on serait sur un scénario de stagflation.
28:26Mais si vous considérez en revanche
28:27que ça peut être un sujet,
28:28bien évidemment, par exemple,
28:30les obligations souveraines indexées à l'inflation
28:32peuvent être assez opportunes dans ce contexte-là.
28:34Et notamment, toujours dans ces thématiques un peu inflationnistes,
28:37des actifs réels.
28:38Sur l'or, parce que ça n'a pas très très bien performé
28:41depuis le début du conflit,
28:43on est quasiment sur une baisse de l'or coté en dollars
28:45de 13% depuis fin février.
28:47Comme on explique cela,
28:48gardez bien en tête, c'est un point important,
28:50que l'or, vous n'avez aucune étude qui vous prouve
28:52que l'once d'or est aujourd'hui une valeur refuge
28:55en période de risque géopolitique.
28:57Systématiquement, quand vous avez du risque géopolitique,
28:59l'or est plutôt en revanche extrêmement volatile.
29:01Donc, ça permet de sortir de ce cadre-là.
29:04Ça vous donne quelques éléments.
29:05Et encore une fois, on reviendra un peu plus en détail
29:07sur la convexité,
29:08et notamment à travers les options
29:09qui peuvent être intéressantes à détenir en portefeuille.
29:12On a une autre question qui est toujours liée à l'actualité,
29:15une question qui a été formulée par Raphaël.
29:17L'Amérique latine va-t-elle finalement s'en sortir mieux
29:20que d'autres zones géographiques dans la période actuelle ?
29:22Alors, l'Amérique latine, en termes de blocs,
29:24ça reste toujours assez compliqué.
29:26Mais si on regarde pays par pays,
29:27et notamment les deux grands pays,
29:29c'est-à-dire le Brésil ou encore l'Argentine,
29:32c'est plutôt des zones qui devraient bien s'en sortir,
29:34ne seront pas aussi gagnants,
29:36en tout cas comparativement,
29:37que les États-Unis de la séquence actuelle.
29:39Mais notamment du côté du Brésil,
29:41vous êtes bien sûr exportateur d'hydrocarbures,
29:44donc ça, ça va être un point important.
29:46Vous avez du côté de l'Argentine
29:47des réserves extrêmement importantes,
29:49parmi les plus principales au niveau mondial,
29:51en termes de gaz et de pétrole.
29:52Donc ces éléments-là vont bien sûr être des enjeux
29:55qui vont être significatifs.
29:57Autre élément, on l'a vu par exemple sur le Real brésilien,
30:00plutôt une stabilité de la devise.
30:02Donc ça, ça montre aussi que les investisseurs
30:04ont confiance dans l'avenir,
30:06alors que d'habitude, en période de risque géopolitique,
30:07vous avez plutôt une baisse tendancielle
30:10des devises des pays émergents.
30:12Donc ça, c'est un autre point.
30:13Et quand on regarde ces deux pays,
30:14vous n'avez pas de fuite de capitaux.
30:16Alors certes, vous avez eu des ajustements de portefeuille,
30:18parce que si vous nous avez suivis en début d'année,
30:20on avait notamment mis en avant qu'on avait eu des flux entrants
30:22via les ETF qui étaient massifs sur le Brésil.
30:25C'était cette thématique d'investissement sur les marchés émergents
30:28et notamment les marchés émergents d'Amérique latine.
30:31Un peu de sortie, mais c'est du rééquilibrage de portefeuille.
30:33Donc très clairement, Brésil, Argentine,
30:36ça devrait faire partie des zones qui peuvent être intéressantes,
30:38qui devraient plutôt bien s'en sortir
30:40et qui sont d'ailleurs plutôt résilientes dans le contexte actuel.
30:42Donc en termes de diversification,
30:44puisqu'on l'avait évoqué avec mon invité précédent,
30:46c'est toujours la diversification qui fait être importante dans un portefeuille.
30:48Ça peut être des zones que vous devriez regarder
30:51avec aussi bien que ce soit d'ailleurs des stratégies fonds,
30:55actions en direct ou encore ETF.
30:58Vous avez la possibilité à cet égard.
30:59Et on a une autre question,
31:01mais avant de vous la poser,
31:03je suis ravi déjà d'accueillir Jean-François B.
31:05Vous êtes directeur de Bourses au First.
31:07Bonjour.
31:07Bonjour.
31:08Vous avez une question de Nathalie
31:11qui concerne les produits financiers au sens large.
31:13Donc on va aller un peu dans le détail.
31:15Face à l'opacité croissante des produits financiers,
31:18quels sont les signaux essentiels
31:19qu'un épargnant doit absolument surveiller ?
31:22On a discuté pour préparer l'émission.
31:24Vous me disiez, opacité croissante,
31:26vous n'êtes pas déjà à l'aise avec la terminologie ?
31:28Oui, je ne sais pas trop ce qu'elle entend par opacité croissante.
31:32Mais en tout cas, ce qui est sûr,
31:34c'est qu'on est dans un environnement un peu compliqué.
31:36Donc c'est peut-être pour elle,
31:37en fait, une manière de traduire un peu ce mouvement de marché
31:41et du coup, quand on est un béotien et pas expert,
31:45on ne sait plus trop quel indicateur regarder.
31:47Je pense que c'est une question importante,
31:49tout ce qui est monitoring et suivi en gestion de patrimoine
31:51et en gestion de portefeuille.
31:53Souvent, je dis à mes clients,
31:54c'est un peu comme gérer un jardin.
31:55C'est-à-dire que si vous regardez toutes les cinq minutes,
31:57ça ne sert à rien, vous perdez votre temps
31:59et vous risquez de paniquer sur les marchés financiers.
32:02Surtout en ce moment.
32:03Surtout en ce moment.
32:03Et inversement, si vous ne regardez jamais
32:05et qu'une fois par an, vous ouvrez le portefeuille,
32:08vous risquez d'être déçu.
32:09Et donc, il faut quand même s'y intéresser.
32:11Alors, moi, je vois un peu trois grands indicateurs
32:14en fonction des trois niveaux de la fusée.
32:17Le premier niveau, c'est les indicateurs liés à l'enveloppe
32:20que vous gérez.
32:21Donc, dans le produit financier,
32:22Nathalie pense peut-être enveloppe.
32:24Et donc, il faut regarder ce qui est assurance vie,
32:26PEA, PER.
32:27Donc, on y reviendra.
32:28Mais c'est déjà un niveau important.
32:30Le deuxième, c'est les indicateurs liés à l'allocation
32:33au sein des enveloppes.
32:35Et le troisième niveau, c'est les indicateurs liés
32:38aux produits, aux fonds et aux instruments
32:40utilisés dans l'allocation d'actifs.
32:43Alors, si on prend les deux derniers,
32:45l'allocation d'actifs, c'est un élément important
32:47qu'il faut regarder,
32:49notamment parce que la plupart du temps,
32:50vous avez défini un profil de risque,
32:53un niveau de risque.
32:54Soit vous avez délégué,
32:55il y a une gestion par un professionnel,
32:58soit c'est vous qui le faites vous-même
32:59en gestion libre.
33:00Et donc, c'est important de bien vérifier
33:04que l'allocation d'actifs correspond bien toujours
33:06à vos objectifs et contraintes.
33:08C'est-à-dire que si vous êtes sur un profil prudent
33:10ou équilibré, il risque d'y avoir une dérive
33:12un peu des continents.
33:13Et donc, si vous ne faites rien,
33:15je prends l'exemple de ces dix dernières années,
33:17vous étiez sur un profil équilibré,
33:2050% actions, 50% obligues.
33:23Vu la performance des marchés,
33:25plutôt de l'ordre de 10% par an sur les actions
33:27et plutôt 1% par an sur les obligations,
33:31si vous laissez dériver,
33:32vous vous retrouvez avec un 70-30,
33:3470 actions, 30% actions, sans rien faire.
33:36Effectivement.
33:37Donc, c'est parlant.
33:38Donc, c'est parlant.
33:39Vous retrouvez début 2026,
33:41sur les dix dernières années,
33:422015-2025,
33:43votre 50 est devenu 70-30.
33:46Et là, vous attaquez la baisse de 2026
33:48avec un profil dynamique,
33:50ce qui n'était peut-être pas ce que vous vouliez,
33:52ce que vous recherchez.
33:53Donc, faites bien attention
33:54à bien contrôler l'allocation d'actifs
33:56et ses grandes poches de classe d'actifs.
33:58L'autre élément sur l'allocation d'actifs,
34:00c'est le niveau de liquidité.
34:01Si vous êtes sur un profil dynamique,
34:03mais que vous voulez quand même être liquide,
34:05vous aurez des fonds liquides,
34:06des ETF liquides,
34:07qui permettra, ou à votre CGP,
34:09d'arbitrer très rapidement
34:11si vous avez envie de changer.
34:13En revanche, si vous êtes à un profil dynamique,
34:15mais très illiquide,
34:16donc vous allez dire,
34:17« Bon, ce n'est pas grave,
34:18je n'ai pas besoin des capitaux
34:19pendant 20 ans, 30 ans »,
34:20vous aurez sans doute du private equity,
34:22de l'immobilier,
34:23des classes d'acquis qui sont moins liquides.
34:25L'argent est bloqué sur certaines durées pour ça.
34:26Certaines durées,
34:27ou des produits structurés.
34:28Faites bien attention
34:29que le niveau de liquidité
34:31soit toujours en phase
34:32avec ce que vous recherchez.
34:33Si vous appelez votre conseiller,
34:35votre banquier en disant
34:35« Ah, je voudrais vite sortir des marchés,
34:37l'immobilier, ça ne se vend pas en 30 secondes,
34:40un ETF, ça se vend en 30 secondes. »
34:42Donc, faites bien attention
34:43à ces indicateurs.
34:45Si on regarde dans la strata inférieure,
34:47sur la sélection des produits,
34:48je pense qu'il y a
34:49trois grands indicateurs à surveiller.
34:51La performance absolue,
34:52la performance relative.
34:54Donc, Nathalie,
34:55regardez bien régulièrement
34:56la performance des produits
34:58et des sous-jacents
34:59par rapport à un indice de référence
35:01et par rapport à une catégorie.
35:03Depuis le début de l'année,
35:04des fonds diversifiés, flexibles,
35:07font autour de 0 ou moins 1%,
35:09avec une dispersion très forte.
35:11Certains font plus 10%,
35:12certains font moins 10%.
35:14Donc, regardez bien justement
35:15le comportement des différents sous-jacents,
35:18en plus dans des périodes comme ça,
35:20fin mars, premier trimestre,
35:21avec une année 2026 assez particulière,
35:24comment ont réagi vos fonds en sous-jacents.
35:26Si vous avez envie d'investir
35:29dans un profil flexible, prudent,
35:31et que finalement,
35:32il est plutôt à moins 10% au lieu de 0%,
35:34posez-vous des questions.
35:36Visiblement, la performance relative
35:38n'est pas au rendez-vous
35:39et le gérant fait des choses un peu bizarres.
35:43Deuxième grand indicateur,
35:45c'est les niveaux de risque.
35:46On a la performance,
35:47mais on sait le niveau de risque
35:48embarqué par le gérant au fond.
35:52Traditionnellement,
35:52je dis à une Ferrari
35:53avec des freins de Twingo.
35:54Si vous êtes sur un niveau de risque
35:56très élevé,
35:58mais un portefeuille très risqué,
36:00il faut aussi que le gérant
36:02puisse réagir
36:03et regarder un peu
36:04quel va être le niveau de risque
36:05et si c'est respecté.
36:07En général, on regarde la volatilité
36:08et on regarde la perte maximale
36:10sur certaines périodes.
36:12Le drawdown, parfois.
36:14Max drawdown,
36:14c'est ce qu'on appelle
36:15sur une certaine période.
36:16Par exemple,
36:18comment s'est comporté
36:19votre produit au mois de mars ?
36:20Mars 2026,
36:22c'est quand même un mois
36:23assez symptomatique.
36:24Vous allez pouvoir justement
36:25voir in vivo
36:26si le niveau de risque
36:28a été respecté.
36:29Vous auriez pu prendre
36:29avril 2025,
36:31c'est les tarifs douaniers
36:32de Donald Trump
36:33et vous regardez un petit peu
36:35la réaction de vos produits
36:36dans ces mois.
36:39J'allais dire, paradoxalement,
36:41même si le fonds
36:43performe très très bien
36:44dans ces périodes-là,
36:45c'est aussi une alerte pour vous.
36:47C'est-à-dire que s'il fait
36:48plus 10 alors que l'industrie
36:49fait zéro,
36:50c'est un peu comme s'il faisait
36:51moins 10 alors que l'industrie
36:52fait zéro.
36:53C'est-à-dire que c'est une bonne
36:54manière de se poser la question
36:56et de regarder ce qu'il y a
36:56dans le portefeuille
36:57et de regarder ce que fait
36:59le gérant.
36:59Il fait peut-être très très bien,
37:01il marche sur l'eau,
37:02il a des performances incroyables,
37:04mais peut-être qu'il fait aussi
37:05d'autres choses bizarrement
37:07qui ne correspondent pas aux choix
37:08que vous aviez anticipés
37:10au départ.
37:11L'autre élément,
37:13c'est le troisième grand élément,
37:14c'est les frais de gestion.
37:15Quand on regarde l'opathicité,
37:18comment réagit le fonds,
37:20donc c'est aussi une bonne manière
37:21de se poser la question
37:22sur les frais de gestion du produit.
37:24Quand on regarde,
37:26je vous ai pris l'exemple,
37:27Christopher,
37:28des fonds obligataires high yield,
37:30par exemple,
37:31à haut rendement.
37:32C'est un bon exemple.
37:33Un bon exemple,
37:34les frais de gestion moyens
37:35sont autour de 1%,
37:37avec des frais les plus faibles,
37:390,25,
37:40qui sont plutôt des ETF,
37:41mais les frais les plus élevés,
37:43le fonds le plus chargé,
37:44est à 5,31%.
37:46Donc, si vous êtes un peu déçu
37:47par la performance du fonds,
37:49c'est peut-être aussi
37:50parce qu'il roule
37:50avec un frein à main,
37:51parce qu'il a des frais de gestion
37:53trop chargés,
37:54le cheval a été chargé
37:56au moins de la course,
37:57et donc, quelque part,
37:58c'est un bon moyen de se dire
37:59tiens, je suis déçu,
38:01je vais regarder du côté
38:01des frais de gestion.
38:03Et est-ce qu'on observe justement
38:04une tendance à baisser
38:05les frais de gestion ?
38:06Il y a une compétition ?
38:07On l'entend un peu,
38:08mais est-ce que c'est vrai
38:09quand on regarde réellement ?
38:10Il y a une compétition
38:12très clairement,
38:12parce que, d'une part,
38:14on est dans un marché
38:16où tous les coûts de frottement
38:17sont analysés,
38:18et il y a une industrie,
38:20enfin, une réglementation,
38:21ce qui s'appelle
38:22« value for money »,
38:23où on regarde les coûts et charges.
38:24Vous pouvez juste définir rapidement
38:25ce que je pense
38:26que nos auditeurs-téléspectateurs
38:27ne sont pas toujours au courant
38:28de « value for money ».
38:29Voilà, donc c'est une réglementation
38:31qui regarde, en fait,
38:33vos différents produits,
38:34que ce soit des fonds,
38:35des contrats d'assurance-vie,
38:36etc.
38:37Et le régulateur regarde,
38:38justement, « value for money ».
38:40Donc, est-ce que la surperformance
38:42ou la performance est en relation
38:43avec les frais de gestion prélevés ?
38:45La question,
38:46ce n'est pas tellement de dire
38:47qu'il faut absolument
38:47que ce soit low cost
38:48et que ce soit le moins cher possible,
38:50c'est plutôt est-ce que vous payez
38:51des frais à la hauteur
38:52de la surperformance
38:53et de la qualité de gestion ?
38:55Donc, vous pouvez acheter
38:56un sac Hermès Chanel
38:57très cher,
38:58mais il y a quand même
38:58du cuir
38:59et un façonnage
39:01et un artisanat
39:02qui méritent ce prix,
39:03et vous pouvez acheter
39:04un sac très…
39:06enfin, avec une marque,
39:07soi-disant,
39:07si c'est un sac en plastique
39:09et que vous le payez
39:0920 000 euros,
39:10bon, il y a peut-être
39:11un problème
39:12sur cet achat de marque.
39:15Vous êtes laissé aveuglé
39:15par une marque,
39:16mais au final,
39:17la qualité n'est pas au rendez-vous.
39:18C'est pareil
39:18dans les frais de gestion.
39:19Si vous avez vraiment
39:20des fonds de grandes maisons,
39:22Lazare, Rothschild,
39:23Carmignac, etc.,
39:24qui délivrent une performance
39:25de qualité sur le long terme,
39:28ça nécessite des frais de gestion
39:29parce qu'il faut quand même
39:30payer des gérants
39:30et des analystes.
39:31Si, en revanche,
39:32les fonds font exactement
39:34l'indice comme un ETF,
39:36bon, auquel cas,
39:36acheter un ETF.
39:36C'est de poser des questions.
39:37Voilà, exactement.
39:38La plupart du temps,
39:39on parle aussi en anglais
39:40de closet trackers,
39:41donc c'est vraiment
39:41des fonds qui sont
39:42très très chargés
39:43mais qui font en fait
39:44le marché,
39:45qui ne font que répliquer.
39:46Donc là, il y a un peu
39:48un vice de forme
39:49qu'il faut corriger.
39:50Donc, c'est…
39:52L'investisseur a ses éléments
39:54en possession.
39:55Vous regardez coût et charge,
39:56vous regardez combien
39:57vous coûtent les fonds.
39:58Et l'autre élément
39:59pour revenir à l'enveloppe,
40:00c'est exactement
40:01la même chose
40:02au niveau de l'enveloppe.
40:03Vous allez aussi
40:04avoir des indicateurs.
40:05Alors, c'est quand même
40:06moins souvent,
40:07parce que vous regardez
40:07moins souvent
40:08les caractéristiques
40:09de votre contrat
40:10d'assurance-vie
40:10ou de votre PEA.
40:12Mais il faut le faire
40:12quand même,
40:13une fois de temps en temps,
40:14une fois par an,
40:14vous posez la question
40:15des frais du contrat,
40:16des unités de compte du contrat,
40:17de la qualité du fonds en euros
40:19du contrat, par exemple,
40:20en assurance-vie,
40:21pour voir si le jour
40:22en vaut la chandelle,
40:23s'il ne faut pas ouvrir
40:24d'autres contrats,
40:24la plupart du temps
40:25en gestion de patrimoine.
40:26C'est intéressant aussi
40:27de se dire,
40:28tiens, j'ai un contrat
40:29fonds en euros
40:30très sécuritaire,
40:31très prudent,
40:32très liquide,
40:33mais je vais avoir
40:33un autre contrat
40:34très unité de compte
40:35pour investir sur le long terme
40:37avec des ETF
40:38et du coup,
40:39j'aurai la possibilité
40:40d'investir
40:41sur des actifs plus risqués.
40:43Donc, c'est pas mal aussi
40:44de challenger
40:44vos fournisseurs
40:46et d'avoir plusieurs contrats.
40:48Donc, ça,
40:48c'est au niveau de l'enveloppe.
40:48Ça, c'est un bon conseil.
40:49Je le fais moi
40:50à titre personnel aussi
40:51avec mon CGP.
40:52En général,
40:52en fonction des objectifs.
40:54Un contrat très court terme,
40:55c'est fonds en euros,
40:56puis il y a un contrat
40:56pour vos enfants
40:57et vous dites,
40:58tiens, ils ont 40 ans devant eux
40:59et donc je peux avoir
41:00plus de risques,
41:02puis plus d'usinité de compte,
41:04plus et aussi moins de frais
41:05parce qu'il y a
41:06des contrats digitalisés
41:08avec votre banque en ligne préférée
41:10et à ce moment-là,
41:11vous pouvez effectivement
41:12rentrer dans ce type de contrat
41:13pour vos enfants,
41:14par exemple.
41:15Complètement.
41:15Merci beaucoup,
41:16Jean-François Pabé,
41:17directeur de Bourse Offers.
41:18On se retrouve maintenant
41:19pour la séquence
41:20« Quand le monde s'affole ».
41:21On va essayer de voir
41:22qui peut être le gagnant
41:23de la guerre en Iran.
41:26Tout pour investir,
41:27la masterclass
41:28quand le monde s'affole.
41:31Bonjour Mathieu.
41:32Alors on va essayer
41:33de savoir
41:34qui peut être
41:35les gagnants
41:35de la guerre en Iran
41:36et il y a un nom
41:37qui commence
41:38à se mettre en avance
41:39et notamment la Chine.
41:41La Chine a fait savoir hier
41:42qu'il fallait que le conflit
41:43cesse immédiatement
41:44donc ils commencent
41:44à taper du poing sur la table
41:45parce qu'évidemment
41:46ils sont très dépendants
41:47du détroit d'Hormuz,
41:48on l'a souvent rappelé
41:48sur cette antenne.
41:49Mais est-ce que la Chine
41:50pourrait faire partie
41:51des gagnants ?
41:52En fait, j'aimerais vous montrer
41:54cette une de The Economist
41:56cette semaine.
41:57Pour ceux qui nous écoutent,
41:59je vous la décris.
42:00On voit Donald Trump
42:02qui est au premier plan,
42:03il est en flou,
42:04on le distingue
42:05dans toute sa fureur
42:06quand même,
42:06et en net et en second plan,
42:08on voit Xi Jinping
42:09qui lui sourit calmement.
42:11Et il y a ce titre
42:12de The Economist,
42:14ne jamais stopper son ennemi
42:16quand il est en train
42:17de faire une erreur.
42:18Voilà, en fait,
42:19cette photo,
42:20elle nous dit tout.
42:21Déjà, sur le plan géopolitique,
42:23on voit bien que Xi Jinping
42:24est en train peut-être
42:25de gagner sur la bataille
42:27de la crédibilité
42:28de la parole
42:29face à Donald Trump.
42:30On a la parole
42:31de Donald Trump
42:32qui part dans tous les sens,
42:34qui semble démonétisé
42:36face à Xi Jinping,
42:37qui lui est plutôt
42:40économe en mots,
42:42mais qui se fait peut-être
42:42plus écouter
42:43quand il parle.
42:44Ça me rappelle,
42:44vous savez,
42:45cette séquence
42:45qu'on avait parlé
42:47à l'époque,
42:48au mois de septembre,
42:49c'était à la tribune
42:50de l'ONU.
42:51Donald Trump,
42:52pareil,
42:53tout en fureur,
42:54qui haranguait
42:55tous les membres
42:56de l'ONU
42:57pour leur dire
42:58que le réchauffement climatique,
43:00c'était l'arnaque du siècle
43:01et qu'il n'avait rien compris.
43:03Et vous avez eu,
43:0324 heures plus tard,
43:04Xi Jinping,
43:05qui ne devait pas intervenir,
43:06qui avait fait parvenir
43:07une vidéo très calme
43:08en déroulant
43:09pour la première fois
43:10de l'histoire
43:10un plan décennal chinois
43:12de trajectoire
43:13de décarbonation
43:14en expliquant que le climat
43:17c'était un côté force tranquille
43:19face à la fureur de tripe.
43:20Et il joue
43:20sur cette carte-là,
43:22il joue cette carte-là
43:22sur le plan géopolitique.
43:24Et comme le dit très bien
43:25le vice-directeur
43:27du Corriere della Sera,
43:29Federico Fubini,
43:30dans la revue
43:30Le Grand Continent
43:31cette semaine,
43:32l'aventurisme géopolitique
43:34de cette Maison-Blanche
43:35a accéléré
43:36le changement
43:37de l'opinion publique mondiale
43:38vis-à-vis de la Chine.
43:40Et cette accélération,
43:41si elle est en cours,
43:42il faut aussi avoir en tête
43:43une autre photo
43:45dont on a parlé régulièrement
43:46dans Le Monde s'affole,
43:48c'est la photo
43:49du sommet de Tianjin.
43:51Fin août,
43:53vous avez eu
43:53en Chine,
43:54c'était peut-être
43:54la photo géopolitique
43:55la plus spectaculaire
43:56de l'année,
43:57vous avez eu
43:57tous les dirigeants
43:58des BRICS
43:59qu'on dit du sud global,
44:01donc on a
44:01les BRICS
44:02des pays d'Asie centrale,
44:04il y avait même
44:05l'Iran,
44:06le président iranien
44:07qui était là
44:07à Tianjin,
44:08en Chine,
44:09tous autour
44:10de Xi Jinping.
44:11A eux tous,
44:11ils représentent
44:12la moitié de l'humanité,
44:13ils pèsent
44:14un quart du PIB mondial.
44:16Ces puissances
44:17sont aussi peut-être
44:18parmi les plus dynamiques
44:19de la planète
44:20et donc ce bloc
44:21de Tianjin,
44:22on l'appelle comme ça,
44:23il n'existe pas
44:24officiellement,
44:25vous voyez,
44:25là on le voit
44:25avec le président iranien,
44:27mais il symbolise
44:28l'émergence
44:29en fait d'un ordre mondial
44:30qui est différent
44:31de celui
44:31qu'on a créé
44:32au lendemain
44:32de la Seconde Guerre mondiale.
44:34C'est un monde
44:34qui est multipolaire,
44:36un monde
44:36dont l'objectif
44:37est de ne plus être guidé
44:39par les objectifs,
44:41par les intérêts américains
44:42et dans lequel
44:43leur poids
44:43serait réévalué
44:44au sein de toutes
44:45les institutions
44:47internationales.
44:47Et donc ce bloc
44:48de Tianjin,
44:49on le voit
44:49qui est fédéré
44:50par Xi Jinping,
44:51il est au cœur
44:52d'une zone
44:52indo-pacifique
44:53où se passent aussi
44:54les deux tiers
44:55de la dynamique
44:56de la croissance mondiale.
44:57Donc c'est ça
44:58qui est aussi
44:58en train de se jouer
44:59et donc pour revenir
45:01à notre détroit d'Hormuz
45:01et à cette guerre
45:02en Iran,
45:03on va regarder,
45:04il ne faut pas non plus,
45:05voilà,
45:06je n'ai pas de boule
45:06de cristal,
45:07mais si ce conflit
45:09s'enlise,
45:11dur,
45:11et que Donald Trump
45:15se fait un peu
45:16piéger
45:17dans une mécanique
45:19d'escalade,
45:20comme on voit
45:20depuis six semaines,
45:21ça pourrait peut-être
45:22accélérer
45:23ce mouvement
45:24de Tianjin
45:25qui est en cours,
45:27voilà,
45:28et qui est un modèle
45:28alternatif à l'Occident.
45:30On l'a vu souvent,
45:31on en a parlé ensemble,
45:32y compris
45:32et même dans
45:33d'autres émissions
45:34de TPI,
45:34c'est-à-dire
45:35il y a ce phénomène
45:35de dédollarisation,
45:36alors moi je vous avoue
45:37être sceptique sur le terme
45:38parce que je trouve
45:38que c'est un processus
45:39de très long terme,
45:40mais malgré tout,
45:42là on voit que la Chine
45:43a essayé depuis à peu
45:44près 2008
45:46d'internationaliser
45:46sa monnaie,
45:47souvent avec beaucoup
45:48d'échecs,
45:49mais là il y a un vrai
45:50effet accélérateur
45:51et notamment avec
45:51la guerre en Ukraine
45:53et la guerre en Iran,
45:55c'est-à-dire que c'est
45:55perçu comme une devise
45:57qui permet d'éviter
45:58les sanctions,
45:59ce côté
46:00« weaponization »
46:01du dollar
46:01qu'on entend souvent,
46:02c'est-à-dire qu'on utilise
46:03le dollar comme une arme
46:04et donc comme on cherche
46:05une alternative,
46:06le yuan s'impose.
46:07En fait c'est intéressant
46:09ce que vous dites Christopher
46:09parce que là vous preniez
46:12l'invasion russe en Ukraine
46:13en 2022,
46:14il faut voir que
46:15la part du yuan
46:16dans les transactions
46:17internationales,
46:18elle a été multipliée
46:19par quatre
46:19depuis l'invasion russe
46:22en Ukraine en 2022,
46:23donc c'est exactement
46:24ce que vous décrivez là.
46:26On voit aussi
46:26que l'Iran a commencé
46:28à faire payer
46:28les pétroliers en yuan,
46:30on en a parlé,
46:32voilà,
46:32donc si
46:35ce détroit
46:36où un cinquième
46:37du pétrole mondial
46:38passe,
46:39où on se fait payer,
46:40qui est peut-être
46:41l'endroit des pétrodollars,
46:43si on voit que le pétrodollar
46:44se fait petit à petit
46:45payer en pétro-yuan,
46:47un,
46:48ça accentue la pression
46:49sur la dette américaine,
46:51deux,
46:51ça permet
46:53à Pékin
46:54de s'affranchir
46:55un petit peu plus
46:56du dollar
46:57et autour de lui,
46:58sur cette photo
46:59de Tianjin,
47:00ça permet aussi
47:01à tous les pays
47:02du sud global
47:03peut-être de commercer
47:04dans une devise
47:05qui n'est pas le yuan.
47:07Il y a un parallèle aussi
47:09que j'ai lu cette semaine
47:10qui soulève
47:11des questions
47:12assez vertigineuses
47:13mais qui étaient
47:13très intéressantes,
47:14c'est toujours
47:15du vice-directeur
47:16du Corriere della Sera,
47:18Federico Fubini
47:19dans le grand continent,
47:22il tente un parallèle
47:23avec la crise de Suez
47:25au niveau monétaire.
47:26Et ce qu'il nous dit,
47:27c'est qu'à l'époque,
47:28pendant la crise de Suez,
47:30ce qui a tué
47:31la livre Sterling,
47:33ce n'était pas
47:34une défaite militaire
47:35mais l'idée
47:37d'un coup
47:38du jour au lendemain
47:38acquise
47:39par le monde entier
47:40que la Grande-Bretagne
47:41n'était plus
47:42en mesure
47:43de garantir
47:44la liberté
47:45de circulation
47:46des navires
47:47sur toutes les routes
47:48qui circulaient,
47:49qui structuraient
47:50son empire commercial.
47:51Voilà,
47:52et en fait,
47:52c'est cette idée
47:53de je ne suis plus
47:54le garant de la sécurité
47:55dans les shockpoints
47:56qui a tué
47:57la livre Sterling.
47:58Et donc,
47:59ça soulève cette question
48:00qui est assez vertigineuse.
48:01Si Donald Trump
48:02nous fait la démonstration
48:03qu'il ne peut pas
48:05garantir
48:05la sécurité d'Hormuz,
48:07est-ce qu'on vivra
48:08sur le dollar
48:09ce que les Britanniques
48:10ont vécu
48:11sur la livre ?
48:12C'est intéressant
48:13parce que ça me fait penser
48:14à une étude
48:15qui a été publiée
48:15de mémoire
48:16en octobre 2023
48:17par la Réserve fédérale
48:18américaine
48:19et qui montrait
48:20justement
48:20que le statut
48:21de monnaie de réserve
48:22internationale
48:23c'est dépendant
48:24aussi de la capacité
48:25de puissance du pays.
48:26C'est-à-dire,
48:27si vous avez un État
48:28qui est certes,
48:29alors il y a la puissance militaire
48:30qu'on voit des États-Unis,
48:31mais si vous n'êtes pas
48:31en mesure de faire respecter
48:33une forme d'ordre
48:33international,
48:34vous commencez
48:35à être discrédité.
48:36Et c'est vrai
48:37que l'utilisation
48:38du dollar
48:39comme arme de sanction
48:40peut effrayer
48:40un certain nombre
48:41de pays.
48:41Oui.
48:42Après,
48:42peut-être un dernier point
48:43là-dessus,
48:45j'imagine,
48:46et je parle sous votre contrôle
48:47parce que c'est vrai
48:47que le monétaire
48:48c'est quand même
48:48vous le grand expert,
48:50mais on peut aussi
48:53se demander,
48:55enfin,
48:56ce que je me dis
48:56c'est qu'à partir
48:57du moment
48:58où Pékin
49:00continue d'une manière
49:01ou d'une autre
49:01de contrôler sa monnaie,
49:03de toute façon,
49:04toutes les thèses
49:04qu'on évoque ici
49:05sont hors sujet.
49:06Parce qu'il n'y a aucune
49:08banque centrale au monde
49:10pourrait imaginer
49:11le yuan
49:12comme la principale
49:13monnaie de réserve
49:14alors que
49:15cette monnaie
49:16est contrôlée.
49:17Donc ça reste
49:18quand même
49:18je pense
49:19le préalable
49:20à ces hypothèses
49:21même si on peut
49:22s'amuser quand même
49:23à tirer le fil
49:23et à imaginer
49:24un monde
49:25qui s'affranchit
49:26de la monnaie
49:26de la mondialisation.
49:27L'usage plus important
49:28du yuan
49:29comme vous l'avez rappelé
49:30en termes d'échange
49:30parce qu'il y a une infrastructure
49:31du yuan
49:32mais en revanche
49:32effectivement
49:33devenir valeur refuge
49:34ça implique
49:34que vous n'avez pas
49:35une banque centrale
49:35qui intervient
49:36sur le taux de change
49:36systématiquement.
49:37Oui oui exactement
49:38mais après voilà
49:39il faut quand même
49:40regarder
49:40ce phénomène
49:42auquel on arrive
49:42il y a quand même
49:44un phénomène
49:44il y a une géopolitique
49:45du yuan
49:46qui est de plus en plus
49:48puissante.
49:49Ça me fait penser
49:50il y avait aussi
49:50un autre signal faible
49:52qu'on avait évoqué
49:53ensemble
49:54il y a
49:55quelques semaines
49:56c'est en Afrique
49:58le premier pays
49:59africain
49:59qui avait demandé
50:01à ce que son
50:02méga prêt
50:04pour construire
50:05une route ferroviaire
50:08qui était libellée
50:08en dollars
50:09soit annulée
50:10pour être libellée
50:11en yuan
50:12et on parlait
50:13de 6 milliards
50:14c'est ça
50:15je m'en souviens
50:15et ça montre
50:16effectivement
50:16qu'il y a quand même
50:17un intérêt
50:18de ces pays
50:19aujourd'hui
50:20ne pas juste avoir
50:20des actifs en dollars
50:21et on le voit
50:22d'ailleurs
50:22c'est ces pays
50:22qui vendent
50:23des obligations
50:23souveraines américaines
50:25alors pas des proportions
50:26énormes
50:26mais en tout cas
50:27ils le font
50:27et ils vont plutôt
50:28vers du yuan
50:29parce qu'à la toute fin
50:30dans tous les cas
50:30ils ont besoin
50:31de cette monnaie
50:31vu qu'ils commercent
50:32énormément avec la Chine
50:33donc ils ont besoin
50:34d'en avoir en réserve
50:35et la crise d'Ormouse
50:36peut accélérer
50:37ce phénomène
50:38totalement
50:39alors malheureusement
50:40on n'a pas le temps
50:40de traiter
50:41tous les autres sujets
50:42peut-être la semaine prochaine
50:43on évoquera aussi
50:44la relation France-États-Unis
50:45qui est également intéressante
50:47merci beaucoup Mathieu
50:48on se retrouve vendredi
50:50et bien sûr
50:50l'agenda
50:51pour voir
50:52qu'est-ce qui va être important
50:53à surveiller
50:53la semaine prochaine
50:54une semaine prochaine
50:59qui va être écourtée
51:00bien évidemment
51:00parce qu'on aura
51:01le lundi férié
51:02donc ça veut dire
51:03effectivement
51:03qu'on a un démarrage
51:04de la semaine
51:05simplement mardi
51:06peu d'actualité
51:07en termes d'indicateurs
51:08macroéconomiques
51:09on va essentiellement
51:09avoir des indicateurs
51:10sur l'inflation
51:12donc l'inflation américaine
51:13on a déjà eu les chiffres
51:14pour la zone euro
51:15en zone euro
51:16vous le savez
51:16on a eu l'inflation
51:17qui a augmenté au mois de mars
51:18de 1,9% sur un an
51:20à 2,5%
51:21alors c'est essentiellement
51:22bien sûr
51:23le choc énergétique
51:24on devrait avoir
51:25du côté de l'inflation américaine
51:27notamment pour le mois de mars
51:28vendredi
51:29des indications
51:30nous montrant effectivement
51:31qu'on a ce choc aussi
51:32qui survient
51:33la question bien évidemment
51:34derrière cela
51:35c'est de savoir
51:35si 1 c'est durable
51:36je vous avoue
51:37ne pas penser que ce soit durable
51:38et on est plutôt sur un choc
51:39de quelques mois
51:40quelques trimestres
51:40et derrière cela surtout
51:42est-ce que les banques centrales
51:43vont réagir
51:43il y a différentes interprétations
51:45c'est que du côté
51:46de la banque centrale européenne
51:47on souhaite être très clair
51:48sur le fait
51:49qu'on ne laissera pas
51:50l'inflation
51:52s'échapper
51:52de la bouteille
51:53comme ça peut être le cas
51:55en 2022
51:55du côté de la Fed
51:56on est un peu plus prudent
51:57on semble se focaliser
51:58un peu plus sur la croissance
52:00parce qu'on a un marché de l'emploi
52:01qui ralentit fortement
52:02et également
52:03vous aurez du côté européen
52:05on va quand même voir
52:06quelques élections
52:06on a notamment
52:07les élections parlementaires
52:09en Hongrie
52:09c'est vraiment
52:10très partagé
52:11selon le dernier sondage
52:12qui sont plutôt fiables
52:13c'est du 50-50
52:14entre Orban
52:15qui est donc effectivement
52:16plutôt proche de la Russie
52:19et son opposant
52:19et bien évidemment
52:20on aura toujours
52:21cette actualité
52:22au niveau de la géopolitique
52:23le point qui est important
52:24c'est qu'on commence
52:25à voir des éléments
52:25on a eu notamment
52:26un navire français
52:27qui a réussi
52:28a priori
52:29à passer le détroit d'Hormuz
52:30donc on commence
52:31à avoir des éléments
52:31qui nous montrent
52:32que ce détroit
52:33partiellement
52:33commence à être ouvert
52:35en revanche
52:35est-ce qu'il y a un droit
52:36de passage ou pas
52:36ça reste assez flou
52:38à cet égard
52:39on se retrouve bien évidemment
52:40la semaine prochaine
52:41à 11h
52:41n'hésitez pas
52:42à nous poser vos questions
52:43notamment sur mon compte X
52:45merci à tous
52:45pour votre fidélité
52:46vous pouvez nous retrouver
52:48en replay
52:48sur toutes les plateformes
52:49de BFM Business
52:50et maintenant
52:51place aux experts
52:52de l'IMO
52:54tout pour investir
52:56la masterclass
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