- il y a 7 heures
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.
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00:05BFM Business, tout pour investir, la masterclass Christopher Denby.
00:09Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle masterclass, émission spéciale où on va parler
00:13de la souveraineté européenne, ça va être le point focus essentiel. Vous le savez, si vous me
00:18suivez assez régulièrement, notamment dans cette émission, je suis assez sceptique quand même sur
00:21la thématique de renaissance européenne, mais j'espère que mes invités vont essayer de me
00:25convaincre. Le point qui est important et ce que je retiendrai en termes d'introduction, c'est de se
00:29rappeler un peu ce qu'avait dit Hubert Bédrine lorsqu'il parlait de souveraineté européenne,
00:33finalement que les Européens étaient des herbivores dans un monde finalement de carnivores.
00:37Est-ce que ça a changé depuis ? Parce que cette citation date d'il y a déjà plusieurs années.
00:41On va le voir avec mes invités en plateau aujourd'hui. Je suis ravi d'accueillir Fabrice Le Gall,
00:46vous êtes directeur de la relation membre pour le marché français sur l'EPI. Vous allez nous dire
00:50un peu en détail aussi ce qu'est l'EPI. On va voir, c'est sur cette question d'infrastructure
00:54au niveau
00:55des paiements. Ensuite, à votre côté, à l'extension, vous êtes directeur commercial
00:59d'Iban First. Vous allez nous apporter, entre autres, notamment un peu un point de vue sur les
01:03entreprises. Vous travaillez beaucoup avec les PME. Je crois que vous avez notamment réagi sur
01:09plusieurs éléments de législation européenne qui ont été mis en place. Donc, on va voir cela
01:12avec vous. Par la suite, Raphaël Thouin, ravi de vous accueillir de nouveau. Vous étiez le premier dans
01:17cette émission. Donc, merci de revenir. Vous étiez là pour l'émission de septembre. Donc, vous êtes directeur
01:23des Capital Market Stratégie chez Tikeo Capital. Et ensuite, Thomas Réjouine. Vous êtes responsable
01:28du programme macroéconomie et finances internationales au CEPI. Avant de commencer, avant qu'on rentre
01:33dans le cadre, je vais tous vous sonder un peu pour savoir, finalement, est-ce que parmi vous,
01:37vous considérez qu'il y a une renaissance européenne ? C'est vrai que l'Europe se réveille.
01:41Est-ce que j'ai tort, finalement ? Chacun votre tour. N'hésitez pas, juste pour vous sonder.
01:46On n'est pas sceptique sur le fait que, oui, il y a quelque chose qui est en train de
01:50se passer.
01:51Il y a une prise de conscience. Il y a aussi des budgets qui sont en train d'être débloqués.
01:55Alors, c'est trop chaotique. C'est trop lent. C'est frustrant. Mais on n'a pas envie d'être
01:59trop sceptique. Et d'un point de vue investissement, d'ailleurs, traditionnellement, pour un investisseur,
02:04se mettre dans le sens de la dépense publique, du stimulus fiscal en termes de performance,
02:08c'est souvent une bonne idée. Donc, on est des herbivores. Mais disons qu'on n'est plus des lapins.
02:12C'est déjà ça. On n'est peut-être pas les tyrannosaures encore, mais on a quand même pris
02:16une certaine ampleur de ce point de vue-là. Vous vouliez réagir, notamment, Fabrice Le Gall ?
02:20L'Europe se réveille. Il y a un début de prise de conscience de la part des citoyens européens,
02:25que ce soit sur les infrastructures qui sont utilisées, mais aussi sur nos données,
02:31sur nos données personnelles. Donc, pour le monde des paiements, il y a clairement
02:35la situation géopolitique actuelle. C'est clairement un catalyseur pour nous de cette prise de conscience.
02:41Je voulais vous faire rebondir Thomas Gréjouine. Vous êtes responsable du programme
02:44Macroéconomie et Finances au CEPI. L'idée, c'est un peu que vous placiez un état des lieux
02:49où est-ce qu'on se trouve. Et après, on ira dans le détail, secteur par secteur,
02:52voir notamment comment ça se passe du côté des entreprises.
02:54Au niveau européen, finalement, on se souvient, notamment l'année dernière,
02:58il y avait un grand engouement en 2025 en disant que la croissance européenne,
03:01c'est au fait. Il y a une réaction, notamment du fait de la guerre en Ukraine.
03:05On a bien sûr d'autres événements géopolitiques par la suite.
03:07Quel est le cadre aujourd'hui ? Quelle est la situation économique européenne ?
03:11Est-ce que finalement, on se rend compte qu'il y a toujours énormément de divisions ?
03:14Ou est-ce qu'on commence à voir, effectivement, la mise en place des budgets,
03:17notamment dans le cadre militaire ? Comment ça avance à cet égard ?
03:19Ça avance au niveau des États. Par exemple, quand on parle des dépenses militaires,
03:24l'Allemagne a augmenté ces trois dernières années ses dépenses militaires
03:27de près de 50%. La Pologne aussi.
03:30Il y a eu une très forte augmentation des dépenses militaires depuis 2020.
03:37En matière énergétique, on a diversifié nos sources d'approvisionnement.
03:43On est moins dépendant du gaz russe, mais on a troqué un peu ça
03:47contre une dépendance beaucoup plus forte au GNL Qatari ou au GNL américain.
03:54Donc, il y a évidemment des progrès depuis quelques années.
03:58Mais le problème, et ça d'un point de vue macroéconomique,
04:00c'est que les autres zones économiques avancent beaucoup plus vite.
04:04Et donc, quand on parle de souveraineté, quand on parle de rivalité technologique,
04:10le problème, ce n'est pas d'avancer, ce n'est pas de faire sa révolution
04:13par rapport à soi-même, c'est d'avancer aussi vite que nos grands concurrents.
04:18Et donc là, quand on regarde, par exemple, les investissements industriels
04:23annoncés dans le monde et qu'on prend une période relativement longue
04:25pour avoir un peu de recul, vous prenez la période 2016-2024,
04:30l'Union européenne, c'est 8% des investissements industriels dans le monde.
04:33Les États-Unis, c'est 17%, donc c'est presque le double.
04:37Et l'Asie, c'est plus de 50% des investissements industriels dans le monde.
04:41Quand vous prenez sur la même période les giga-investissements,
04:44c'est-à-dire ceux qui sont supérieurs à 5 milliards de dollars,
04:48l'Union européenne, c'est 2% des giga-investissements dans le monde,
04:52c'est-à-dire c'est autant que l'Océanie.
04:54Donc c'est juste...
04:55En termes de grandeur, effectivement, ça permet de montrer qu'il y a un grand décalage.
04:58Et on le paye aussi en termes de productivité, puisqu'on voit qu'il y a un grand écart.
05:02Oui, il y a un grand écart.
05:03L'Europe décroche relativement en termes de productivité par rapport aux États-Unis,
05:08mais surtout à l'Asie.
05:11Et donc voilà, on peut prendre la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide,
05:17parce que oui, il y a des progrès.
05:18L'Union européenne a fait...
05:20Il y a différents textes qui sont passés, les dépenses militaires augmentées.
05:24Il y a différentes initiatives, mais elles restent malheureusement insuffisantes.
05:28Elles prennent trop de temps, et on reviendra peut-être tout à l'heure,
05:30par exemple d'un point de vue militaire.
05:32Le problème, c'est que si vous faites des dépenses militaires,
05:35mais qu'elles sont orientées davantage vers les États-Unis,
05:39en termes de souveraineté européenne, c'est une mauvaise nouvelle.
05:42Peut-être juste un chiffre pour illustrer ça.
05:45Quand on prend les équipements militaires,
05:48donc en gros, un tiers de nos équipements militaires sont importés.
05:51Et 50% au niveau européen de ces importations viennent des États-Unis.
05:56Mais ce qui est un peu alarmant, c'est qu'alors qu'il y avait 40%
06:01de ces importations encore à la fin de la période 2014-2019,
06:07on est passé à plus de 50%.
06:09C'est-à-dire qu'on a augmenté notre dépendance aux importations américaines
06:13en matière d'équipements militaires.
06:15Donc tout le contraire de ce qu'il aurait fallu faire.
06:17En fait, on avait l'illusion qu'avec la guerre en Ukraine,
06:20il y aurait un réveil réel européen.
06:22Alors certes, il y a un réveil financier, c'est-à-dire en termes de dépenses.
06:24Mais quand on regarde effectivement du côté militaire,
06:27en tout cas dépenses militaires, achats militaires et également énergétiques,
06:30finalement, on a une dépendance américaine qui est très importante.
06:33Raphaël Thouin, je me souviens qu'on avait évoqué en septembre ensemble
06:36aussi cette thématique de la défense, défense européenne.
06:40De mémoire, on nous disait effectivement qu'il y a un réveil,
06:42parce que vous êtes en contact avec beaucoup d'entreprises
06:44de la défense et du secteur militaire en Europe.
06:47Comment ça a évolué depuis ?
06:48Est-ce que, notamment les derniers événements géopolitiques en Iran,
06:51ça a été un déclic ?
06:52Et est-ce que, parce que je vais échanger par la suite,
06:55on avait reçu un autre invité qui nous parlait plutôt du segment
06:57« Priority equity », où il aidait notamment dans le secteur militaire,
06:59il nous disait « on a des belles pépites en Europe,
07:02mais en revanche, on a une difficulté à monter en gamme,
07:04à voir des filières industrielles,
07:05donc c'est vraiment du cas par cas,
07:07et on n'a toujours pas l'échelle, finalement, industrielle européenne
07:10qui se met en place. »
07:11Est-ce que c'est votre avis aussi ?
07:12Alors, ça reste chaotique, ça reste insuffisant,
07:15ça reste aussi trop fragmenté,
07:17qui est vraiment le mal qui nous ronge en Europe,
07:19avec des programmes militaires qui restent malheureusement
07:21trop indépendants les uns les autres.
07:23En revanche, si on doit prendre un exemple
07:25de ce que la souveraineté européenne peut faire,
07:27de ce que c'est que cette prise de conscience,
07:29tant en termes budgétaires qu'industriels,
07:30la défense est quand même un joli cas de figure,
07:33où on a des grands champions européens
07:36qui sont parmi les leaders sur leurs marchés respectifs,
07:39d'une part,
07:40qui d'autre part aussi réfléchissent à ce que vous venez de dire,
07:44à savoir qu'effectivement,
07:45quantité d'équipements militaires sont aujourd'hui importés,
07:48et il y a une demande publique nette
07:49sur le fait qu'on soit capable
07:51de s'approprier ces nouvelles technologies.
07:53Donc on voit des bons technologiques,
07:55alors qu'ils vont prendre du temps,
07:56mais une volonté d'étendre l'assiette opérationnelle
07:58de certains de ces acteurs,
08:00on va parler de satellites,
08:01on va parler de missiles et de défense solaire,
08:05on va parler de toute une série d'équipements
08:06qui aujourd'hui sont importés des Etats-Unis
08:08et doivent être dans les 3, 5, 10 ans
08:11produits en Europe par ces grands champions.
08:14Et puis une dernière remarque aussi,
08:16et chez TQ, on fait beaucoup de ses financements
08:18sur le private equity,
08:19on a toute une filière
08:21de petites et moyennes entreprises
08:24performantes, agiles,
08:25qui sont capables de monter en cadence
08:27pour accompagner cette prise de conscience
08:30et ces déploiements budgétaires.
08:31Tout à fait remarquable,
08:33en France, la base industrielle
08:35et technologique de défense,
08:36c'est 4 000 petites entreprises
08:38qui vont fournir ces grands donneurs
08:40d'ordre nationaux.
08:41Et donc, cette combinaison
08:43d'un savoir-faire technique et historique
08:45et de ces déploiements de capitaux
08:48qui sont massifs,
08:49et ça, de ce point de vue-là,
08:50il n'y a pas de débat,
08:51fait que finalement, là, on a un exemple.
08:52Vous voyez, on est capable,
08:54quand l'enjeu l'exige,
08:56et qu'il y a une forme de prise de conscience,
08:58de se mobiliser
08:59et de faire fonctionner notre industrie.
09:01Donc, on ne va pas être trop enthousiaste
09:03et on va regarder un petit peu
09:04comment tout ça s'exécute,
09:05mais c'est peut-être ça aussi
09:06un signe que, demain,
09:08sur la technologie,
09:09sur la pharma
09:10ou sur d'autres thématiques de souveraineté,
09:12on aura peut-être cette capacité
09:14à se mobiliser.
09:15Oui.
09:15Je pense qu'une difficulté,
09:16en tout cas d'un point de vue militaire,
09:18c'est qu'il y a des divergences stratégiques
09:20et donc des choix stratégiques
09:21qui sont assez forts
09:23entre les pays européens.
09:26Quand on prend, par exemple,
09:26le projet d'avion du futur.
09:29Oui, c'est un bon exemple.
09:31Qui a certaines difficultés
09:34ces dernières semaines,
09:35mais en fait, ça illustre bien
09:37qu'il y a des divergences stratégiques
09:38entre la France et l'Allemagne.
09:40C'est-à-dire, la France
09:41veut favoriser
09:44son industriel national,
09:47c'est-à-dire Airbus Aviation,
09:48et puis elle veut un avion
09:50qui soit compatible
09:50avec la dissuasion nucléaire.
09:53Et ça, ce n'est pas du tout
09:54l'objectif de l'Allemagne
09:56qui veut, d'une part,
09:57que ça profite davantage,
09:59que la construction de l'avion du futur
10:00profite davantage
10:01à son tissu productif
10:02et qui est beaucoup moins intéressé
10:04à cette caractéristique technique
10:06liée à la dissuasion nucléaire.
10:08Et donc, en fait,
10:09il n'y a pas, comme aux États-Unis,
10:10un seul donneur d'ordre.
10:12Il y a plusieurs donneurs d'ordre,
10:14il y a plusieurs tissus industriels
10:15et donc, ça fait que c'est très compliqué
10:18de construire une souveraineté européenne
10:20parce qu'en fait,
10:21on n'a pas des intérêts communs.
10:23Ce qui me frappe dans vos commentaires,
10:25c'est que finalement,
10:26il y a cet aspect de fragmentation
10:27et d'ailleurs,
10:28qui a été utilisé en termes de termes.
10:30Et on a justement une annonce récemment,
10:32et j'aimerais interroger
10:33Alexandre Chong,
10:34Dimbat First,
10:34à ce sujet,
10:35on a eu le 28e régime
10:37qui, grosso modo,
10:38a été dévoilé par l'Union européenne.
10:40L'idée, c'est effectivement
10:40d'avoir une simplification
10:41au niveau des entreprises
10:42en termes de création
10:43puisqu'on sait que si on veut créer
10:44une entreprise,
10:45que ce soit en France
10:46ou ensuite en Allemagne,
10:46les formalités sont complètement différentes.
10:49Votre PDG, je crois,
10:50s'est exprimé dans les échos
10:50à ce sujet.
10:51Alors, il a salué, bien sûr,
10:53l'initiative,
10:54mais il a mis en avant
10:54certains dangers.
10:56Quels sont les dangers ?
10:57Est-ce que, malgré tout,
10:58quand même,
10:58c'est un bon supplémentaire,
11:00positif,
11:01pour faire face, justement,
11:02à cette fragmentation
11:03des marchés européens ?
11:04Oui, tout à fait.
11:06Le danger,
11:06il est exactement celui
11:08qui vient d'être mentionné,
11:09c'est-à-dire une belle annonce
11:11et une mise en place
11:12qui reste fragmentée,
11:14qui reste nationale,
11:15avec des intérêts
11:17qui sont divergents.
11:19Le 28e régime,
11:21ça sous-tend qu'il y en ait
11:2227 autres, évidemment.
11:23Donc, ça veut dire
11:24que pour une entreprise
11:26travaillée en Europe,
11:27ça veut dire être capable
11:28de jongler
11:28avec 27 différentes réglementations,
11:3127 administrations différentes.
11:32Donc, on ne peut que saluer
11:34cette idée de l'Europe
11:35de dire qu'on va faire
11:37un fast-pass,
11:38un espèce de régime commun,
11:40enfin.
11:41Vous accompagnez
11:42beaucoup de PME
11:42au niveau européen.
11:43Oui.
11:44Dans toute l'Europe,
11:45je crois, y compris
11:46Europe de l'Est, etc.
11:47Est-ce que c'est,
11:48dans les conversations
11:49que vous avez,
11:50est-ce que c'est vraiment
11:50une difficulté ?
11:51On se rend compte,
11:51les entreprises,
11:52les PME ont cette difficulté,
11:53elles, d'un marché à l'autre.
11:54Oui, un exemple très parlant,
11:58on a fait une très bonne idée,
12:00la régulation commune européenne
12:01pour toutes les institutions
12:02de paiement,
12:03qui permet d'avoir
12:04un passeport européen
12:05et donc,
12:06en étant régulé par un pays,
12:07avoir ensuite la possibilité
12:09d'interagir dans tous les pays.
12:10Malgré tout,
12:11donc,
12:12très bonne idée,
12:12et malgré tout,
12:13mise en place
12:14où le régulateur national
12:17reste en surcouche.
12:18Donc,
12:19là où
12:20le régulateur européen
12:22doit essayer
12:23d'uniformiser,
12:24de faciliter
12:25l'approche
12:26au marché
12:27de toutes les entreprises
12:28innovantes,
12:29eh bien,
12:30les régulateurs nationaux
12:31gardent leurs précarés,
12:33leurs intérêts
12:34prioritaires,
12:35et donc,
12:35ce qui finit par devenir
12:36une surcouche
12:37de complexité.
12:41Malgré tout,
12:41l'image,
12:42l'idée du 28e régime,
12:43elle est excellente,
12:44il ne faut juste pas oublier,
12:46on parle de création,
12:47donc très start-up orientée,
12:50amenons toutes les PME
12:52dans cette optique,
12:54facilitons l'accès
12:56à la commande publique,
12:59les capitaux sont là,
13:01il manque un peu
13:01une volonté politique
13:02de faire en commun,
13:04et ça,
13:05c'est certain
13:06que c'est un des grands sujets
13:07de la souveraineté,
13:08il est déjà
13:08de faciliter
13:10l'administratif
13:12et le juridique
13:14pour tous ces acteurs.
13:16Vous évoquiez
13:16sur le 28e régime,
13:18je me souviens
13:18dans cette tribune,
13:19vous mettiez en avant
13:20finalement le vrai risque,
13:21c'est que ça bénéficie
13:22aux grands groupes
13:23qui finalement
13:23s'en sortent très bien
13:24et savent gérer
13:25ces complexités-là,
13:26et au secteur technologique,
13:28un peu ce côté
13:28start-up nation
13:29mais au niveau européen.
13:30Qu'est-ce qu'il faudrait faire
13:31pour que ce soit plus orienté
13:33pour les PME
13:33puisque la réalité
13:34effectivement du tissu économique
13:35ça reste les PME
13:36et les ETI ?
13:38Le penser pour les PME
13:40déjà,
13:41c'est-à-dire
13:41comprendre
13:43ce qu'est
13:45la réalité
13:46de la PME
13:48quand elle commence
13:48à vouloir s'internationaliser
13:50et en Europe
13:52et créer
13:52les mécanismes
13:54et globalement
13:55créer les mécanismes
13:56de la préférence européenne
13:59une espèce
13:59de européenne
14:01buyer's act
14:02comme on a
14:03aux Etats-Unis
14:04Exactement
14:06flécher
14:06la commande publique
14:08et acter
14:10le fait
14:11que
14:11quand on a
14:13des choix
14:14d'investissement
14:15à faire
14:15ils doivent être
14:15prioritairement faits
14:17pour les Européens
14:19quelle que soit
14:19la taille
14:20et
14:21également
14:23pas uniquement
14:23dans une logique
14:24de start-up
14:26continent
14:27de créer
14:28plein de petites entreprises
14:29technologiques
14:29le tissu
14:30il est immense
14:32il y a beaucoup
14:34de petites et moyennes
14:36sociétés
14:36qui sont performantes
14:37qui demandent
14:38qu'à bien fonctionner
14:39et donc
14:41il ne faudra pas
14:42se tromper
14:42les premières annonces
14:44elles sont bonnes
14:45à la date de la moitié
14:46du mois de mars
14:46on peut créer
14:47une entreprise européenne
14:48en 48 heures
14:49c'est à peu près
14:50du jamais vu
14:50quelle serait la prochaine étape
14:51la prochaine étape
14:54on va voir
14:56comme elle va sortir
14:58mais pour nous
14:59l'enjeu principal
15:01il est déjà
15:02un à quelle vitesse
15:04sort la deuxième étape
15:05et la troisième
15:06c'est
15:07absolument
15:12déprioriser
15:12la juridiction nationale
15:14au profit
15:15de cette juridiction
15:16unifiée
15:17sinon ça fera juste
15:19un mille failles supplémentaires
15:20Thomas Jurebine
15:21je voulais vous demander
15:22on voit souvent en France
15:23que beaucoup d'entreprises
15:24type PME, ETI
15:25ont des difficultés
15:26à aller à l'international
15:27y compris international
15:28hors France
15:29c'est à dire côté européen
15:30est-ce qu'effectivement
15:31la complexité juridique
15:32c'est toujours un frein
15:33ou en tout cas
15:34ou est-ce qu'on l'exagère
15:36en règle générale ?
15:37Oui c'est évidemment
15:38un frein
15:38puisque comme il a été dit
15:41les réglementations
15:43notamment entre
15:44les pays européens
15:45sont différentes
15:47et même s'il y avait
15:48ce 28ème régime
15:50qui était mis en place
15:51la jurisprudence
15:53resterait nationale
15:54ça limite effectivement
15:56la portée de cette annonce
15:57les systèmes fiscaux
15:59sont différents
16:00les administrations
16:01sont différentes
16:03et donc c'est très compliqué
16:04notamment si vous êtes
16:05une PME
16:06d'agir à l'étranger
16:10donc pour une unité nationale
16:11c'est beaucoup plus facile
16:12vous avez évidemment
16:13des services juridiques
16:14qui vous permettent
16:15d'élargir votre activité
16:18dans d'autres pays
16:19pour une petite PME
16:20c'est évidemment
16:20beaucoup plus complexe
16:22donc oui c'est un frein
16:23et des études
16:24récemment justement
16:25sur les barrières
16:26au sein des pays
16:28de l'Union Européenne
16:30et pour comparer ça
16:31avec les barrières
16:32à l'extérieur
16:33comme les barrières tarifaires
16:34et ce qu'on montre
16:35ce type d'études
16:36c'est que notamment
16:37pour tout ce qui est
16:37échange de services
16:39ces barrières
16:40c'est presque 100%
16:43équivalent
16:43à une barrière tarifaire
16:45donc il y a des freins
16:46très importants
16:47au sein de l'Union Européenne
16:48mais c'est lié aussi
16:49au fait qu'on a
16:50des systèmes sociaux
16:52différents
16:52on a des systèmes
16:53fiscaux différents
16:54et donc au final
16:55c'est des états
16:56qui sont différents
16:57donc c'est assez
16:58normal aussi
16:59qu'on ait aujourd'hui
17:00ces barrières
17:01et un dernier point
17:02que j'aimerais qu'on évoque
17:03pendant les 8-9 minutes
17:04qui nous restent
17:05c'est l'euro
17:05bien sûr la souveraineté
17:06est liée à la monnaie
17:07j'aimerais vous faire rebondir
17:08d'abord
17:10Fabrice Le Gall
17:10vous êtes responsable
17:12du marché français
17:14chez l'EPI
17:14donc vous avez
17:15un des éléments
17:16qui va être important
17:17bien évidemment
17:18en termes de souveraineté
17:19c'est les infrastructures
17:20et notamment
17:21les infrastructures
17:21de paiement
17:22on ira un peu
17:23sur l'euro
17:23notamment le rôle
17:25de l'ABCE à cet égard
17:26mais vous essayez
17:27justement de lutter
17:27entre guillemets
17:28en tout cas faire face
17:29aux acteurs américains
17:30visa Mastercard
17:31vous essayez de vous regrouper
17:33au niveau européen
17:34est-ce que vous pouvez déjà
17:35dire à nos auditeurs
17:36téléspectateurs
17:37en quoi justement
17:38parce que c'est un peu éloigné
17:39il faut bien reconnaître
17:39pour le qui dame
17:40les paiements
17:40en quoi c'est un élément
17:42important et qu'est-ce
17:43qui a été fait récemment
17:44alors aujourd'hui
17:45on fait plus qu'essayer
17:46puisqu'on est déjà lancé
17:49et on est extrêmement content
17:51de la prise de Wiro
17:54au sein des citoyens européens
17:56aujourd'hui on parle
17:58de 52 millions
18:00de citoyens européens
18:02qui peuvent utiliser Wiro
18:04donc c'est clairement déjà
18:05une première brique
18:07une première étape
18:07qui pour nous
18:08est essentielle
18:09et déterminante
18:10et très très prometteuse
18:11pour la suite
18:13aujourd'hui
18:14donc Wiro
18:14est le fruit
18:15d'une société privée
18:17le fruit
18:17d'une construction
18:18européenne
18:19d'établissements
18:20bancaires
18:21et d'industriels
18:22du paiement
18:22qui se veut
18:24où notre vocation
18:26elle est clairement
18:26de proposer
18:27un portefeuille digital
18:29unique
18:30sécurisé
18:31et harmonisé
18:31au niveau
18:32européen
18:33et donc
18:34en utilisant
18:35nos propres
18:36infrastructures européennes
18:37ce qu'on a l'habitude
18:38de dire
18:39c'est une solution
18:41qui est faite
18:41par des européens
18:42pour des européens
18:43et qui se veut
18:44clairement
18:44être complètement
18:45indépendante
18:46des systèmes
18:48et services de paiement
18:49qu'on peut trouver
18:50outre-Atlantique
18:51et même en se préparant
18:52ce qui peut arriver
18:53d'Asie
18:54mais aujourd'hui
18:55on y va par étapes
18:57puisque la première
19:00étape était de mettre
19:01dans les mains
19:01des consommateurs
19:03et grâce à vous
19:04Christophe
19:05vous êtes
19:05j'en suis sûr
19:06un utilisateur
19:07de Weero
19:07vous avez déjà
19:09vu cette marque-là
19:11pour transférer
19:12de l'argent
19:13entre particuliers
19:14et notre prochaine
19:16grande étape
19:17est le lancement
19:18d'un service
19:19de paiement
19:20sur Internet
19:20qui est déjà prêt
19:22qui a été lancé
19:23en Allemagne
19:23qui a été lancé
19:24la semaine dernière
19:24en Belgique
19:25et qui arrive en France
19:27en octobre
19:28en octobre
19:292026
19:29Est-ce qu'on voit
19:30une acceptation
19:31plus dans certains pays
19:32que dans d'autres
19:33vous parlez notamment
19:33du lancement en Allemagne
19:34est-ce que c'est plus difficile
19:36dans certains pays
19:36où il y a moins
19:37en tout cas
19:38les utilisateurs
19:39comprennent moins l'intérêt
19:40d'aller vers d'autres alternatives
19:41la concurrence
19:42donc ce qu'il faut voir
19:43c'est qu'en Europe
19:44on arrive dans un écosystème
19:47où il y a
19:48à peu près une quarantaine
19:50de
19:50on parle de fragmentation
19:51des paiements
19:52il y a une quarantaine
19:53de solutions de paiement
19:54qui existent
19:55qui sont avant tout
19:57pour certaines domestiques
19:59et les seules solutions
20:00qui marchent
20:00entre différents pays
20:01malheureusement
20:02elles sont plutôt
20:03à chercher du côté
20:05américain
20:05autour des services
20:07de la carte
20:07les concurrences
20:09sont différentes
20:09d'un pays à l'autre
20:11et on voit clairement
20:13des usages
20:14qui sont différents
20:15d'un pays à l'autre
20:16si on le prend
20:17le cas de la France
20:18on est clairement
20:18de gros utilisateurs
20:20du moyen de paiement
20:21par opposition
20:23avec nos voisins
20:24belges
20:25ou néerlandais
20:26qui eux vont utiliser
20:27le QR code
20:29donc nous aujourd'hui
20:30on arrive sur une solution
20:31qui va couvrir
20:32ces deux cas d'usage là
20:34pour pouvoir
20:36accompagner
20:36on n'a pas vocation
20:37à battre
20:38les grands
20:38les grands acteurs
20:40américains
20:41mais clairement
20:42de pouvoir proposer
20:43une alternative
20:44européenne
20:45crédible
20:47et la situation
20:48actuelle
20:49joue plutôt
20:49en notre faveur
20:50dans cet acte
20:52de prise de conscience
20:52de la part du citoyen
20:53ça c'est sur
20:54les infrastructures
20:55de paiement
20:56évidemment ça nous permet
20:57de faire le lien
20:58avec la monnaie
20:59l'euro
20:59on va recevoir
21:00en deuxième partie
21:01Charlie Tfield
21:01de l'Atlantic Council
21:02on l'avait reçu
21:03il y a quelques mois
21:05de cela il nous parlait
21:05finalement de ce processus
21:06de dédollarisation
21:07j'aimerais vous interroger
21:08plutôt sur l'acceptation
21:10internationale de l'euro
21:10et notamment Raphaël Thouin
21:13est-ce que les derniers événements
21:15alors est-ce que vous voyez
21:15par exemple déjà dans les flux
21:17est-ce que les derniers événements
21:18géopolitiques
21:18et bien sûr
21:19l'administration Trump
21:19est une opportunité
21:21pour qu'il y ait
21:21une plus large acceptation
21:22de l'euro
21:23parce que la réalité
21:24il faut se rappeler
21:24si on monte à plus de 26 ans
21:27de cela
21:27lorsqu'on a eu l'euro
21:29l'idée c'est d'avoir
21:30un outil de souveraineté
21:31ça a été quand même
21:32un peu compliqué
21:32on l'a vu
21:35ce changement on le constate
21:36parce que finalement
21:37la dédollarisation commence
21:39et il n'y a pas une myriade
21:40d'alternatives
21:41ça ne va pas être le yuan
21:42ou en tout cas
21:42de manière assez marginale
21:43donc l'euro
21:44est la seule alternative crédible
21:46alors effectivement
21:46le phénomène de dédollarisation
21:48il est réel
21:49il est en cours
21:50et vous le connaissez
21:50parfaitement bien
21:52il y a une forme de défiance
21:53vis-à-vis du dollar
21:55il y a d'ailleurs
21:55au-delà de ça
21:56une forme de défiance
21:57vis-à-vis de l'investissement
21:58aux Etats-Unis
21:59on se rend compte que finalement
22:00investir en dollars
22:01c'est un geste politique
22:03que certains acteurs
22:04internationaux
22:05sont assez nerveux
22:06vis-à-vis de ce geste
22:07et on pensera au Moyen-Orient
22:08on pensera à l'Asie
22:09et ces investisseurs
22:11aujourd'hui
22:11ils regardent ailleurs
22:12ils cherchent à diversifier
22:13ils cherchent à se désensibiliser
22:15et ils cherchent à le faire
22:17d'autant plus que
22:17les années précédentes
22:19depuis le Covid
22:20ont été marquées
22:21par un fort afflux
22:23des investissements mondiaux
22:25vers les Etats-Unis
22:26pour un dollar investi
22:27ces cinq dernières années
22:2880 centimes
22:30ont été aux Etats-Unis
22:31donc il y a une forme
22:32de déséquilibre
22:33qui s'est créé
22:34un rééquilibre est en cours
22:35et vous l'avez bien dit
22:36dans votre question
22:37quand vous regardez autour de vous
22:38et que vous cherchez
22:39un autre marché liquide
22:40profond
22:41organisé
22:41avec un cadre légal
22:45serein
22:46effectivement l'Europe
22:47est un petit peu seule
22:47en jeu
22:48donc l'Europe doit
22:49pouvoir bénéficier
22:50de ce cadre
22:51et l'euro évidemment
22:52en filigrane aussi
22:53on ne va pas dire
22:54que c'est une valeur refuge
22:55aujourd'hui l'euro
22:56ce n'est pas le nouveau dollar
22:57mais on sent qu'on est
22:58dans ce processus
22:59qui est en train
22:59de se mettre en place
23:00au moins en tout cas
23:01sur les marchés
23:03et puis je ferai le lien
23:05avec ce qu'on disait précédemment
23:06cette thématique de souveraineté
23:07nous on la voit un peu
23:07comme une méga tendance
23:09il y a beaucoup de budgets
23:10qui sont dépensés
23:11une vraie volonté politique
23:12alors c'est chaotique
23:14on a envie d'être cynique
23:16on a envie d'être sceptique
23:17sauf que les budgets existent
23:19ils commencent à être déployés
23:20et peut-être ce cynisme
23:22qui est très européen
23:23peut-être même très français
23:24probablement
23:24tout le monde le partage
23:25pas nécessairement
23:26et quand vous regardez
23:27les grands investisseurs
23:28internationaux
23:29ils regardent l'Europe
23:30avec un oeil gourmand
23:32j'en veux pour preuve
23:33par exemple
23:34quantité de grands
23:35gérants d'actifs internationaux
23:37qui aujourd'hui
23:38s'orientent vers l'Europe
23:39s'installent en Europe
23:40ouvrent des bureaux
23:41à Paris et ailleurs
23:42qui a raison
23:43le constat c'est que
23:44il y a beaucoup de budgets
23:46beaucoup de dépenses
23:47la volonté de lancer
23:48une grande phase de capex
23:50de dépenses d'investissement
23:51en Europe
23:51la défense
23:53la décarbonation
23:54les infrastructures
23:55le digital
23:57et qu'aujourd'hui
23:58les marchés de capitaux
23:59européens ne sont pas
24:00capables de porter
24:01ces dépenses
24:01ne sont pas capables
24:02de financer
24:03ces grands plans
24:04de dépenses
24:04et donc ça
24:05dans les yeux
24:06de nos grands investisseurs
24:07internationaux
24:08c'est une opportunité
24:09et ils affluent vers l'Europe
24:11donc aussi c'est à nous
24:12de prendre conscience
24:13de cette opportunité
24:14et d'un point de vue
24:15investisseur
24:15en tout cas
24:16chez TKO
24:16on considère
24:17qu'en termes
24:17de performance
24:18sur le long terme
24:19ça doit être
24:20un relais de performance
24:21vous allez avoir
24:22la lourde tâche
24:22de conclure
24:23j'ai une dernière question
24:24je l'ai dit en introduction
24:25je suis plus sceptique
24:26sur la relance européenne
24:29le réveil européen
24:29quand je discute
24:30avec des investisseurs
24:31nationaux
24:32asiatiques
24:32souvent ils me disent
24:33effectivement
24:34il y a ces opportunités là
24:35et ça fait parfaitement sens
24:36en revanche
24:37il y a le point noir
24:38c'est-à-dire la question
24:39de la dette publique
24:40et souvent malheureusement
24:40la question de la France
24:41est là
24:42est-ce que pour vous
24:43c'est un vrai problème
24:44ou finalement
24:45dans tous les cas
24:45ce sera géré
24:46d'ailleurs parce qu'on a
24:47une banque centrale
24:48finalement qui peut toujours
24:48intervenir
24:49et qui a une force de frappe
24:50est-ce qu'on exagère
24:51ce problème de dette publique
24:53en tout cas du point de vue
24:54attractivité des capitaux
24:55c'est un autre sujet
24:56en termes de croissance
24:57vous avez raison
24:58c'est un vrai problème
24:59qui ronge l'Europe
25:01les capacités budgétaires
25:02sont limitées
25:03alors elles ne sont pas nulles
25:04elles existent
25:05on sait que l'Allemagne
25:06est un relais
25:06on sait que la mutualisation
25:08des budgets
25:09en est un autre
25:10et dans le cas de la défense
25:11il y a eu ce programme
25:11SAFE
25:12de prêts mutuels
25:14qu'on fait
25:15aux états souverains
25:16qui a l'air de bien fonctionner
25:18en tout cas
25:19et puis il y a aussi
25:20la capacité
25:21de faire appel
25:22à l'épargne publique
25:23et ça c'est une vraie dimension
25:25un vrai relais
25:26le taux d'épargne en Europe
25:27il est supérieur à 15%
25:29cette épargne
25:30elle dort
25:31plus de la moitié
25:32de l'épargne
25:32elle est sur des supports
25:34monétaire
25:35ou sans risque
25:35là où aux Etats-Unis
25:36le taux d'épargne
25:37était de 4%
25:38donc là il y a un gigantesque
25:40gisier d'investissement potentiel
25:42il faut être en capacité
25:43de le flécher
25:44de financer notre souveraineté
25:45d'avoir les véhicules
25:47nécessaires
25:47pour se faire aussi
25:48mais finalement
25:49il y a des relais de budgétaires
25:50qui peuvent peut-être
25:52se substituer
25:53dans une certaine mesure
25:53à la nécessité
25:54de faire du déficit
25:55en permanence
25:56et puis peut-être
25:57excusez-moi
25:57je suis un grand optimiste
25:58mais c'est bien
25:59ça permet d'équilibrer
26:00par rapport à moi
26:01je vais finir
26:01sur une note optimiste
26:02peut-être même
26:03qu'on va voir
26:05finalement
26:05une sorte de marge
26:07de manœuvre se créer
26:08les déficits
26:09pourraient se résorber
26:10on a eu des bonnes nouvelles
26:12en France
26:12de mauvais élèves
26:14qui semble-t-il
26:15est en une forme
26:16de consolidation fiscale
26:18des 6%
26:19d'il y a 12-18 mois
26:20on sera plus proche
26:21peut-être même
26:22d'inférieur à 5%
26:23dans quelques mois
26:24à la fin d'année
26:24donc même peut-être
26:26il y a un espoir
26:26de ce point de vue-là
26:27une forme de prise de conscience
26:28dans la douleur
26:29et le fracas
26:31on se dégage
26:32des marges de manœuvre
26:33si on a un peu d'inflation
26:34la baie se augmente pas
26:35les taux
26:35c'est bien aussi pour la dette
26:36donc on verra bien sûr
26:37comment ça va se dérouler
26:38mais ça peut être un élément
26:40merci beaucoup
26:41à vous messieurs
26:42pour avoir fait ce panorama
26:43sur la souveraineté européenne
26:44on se retrouve
26:45en deuxième partie
26:46de l'émission
26:46il y a bien sûr
26:47le question-réponse
26:47mais surtout
26:48on a un invité
26:49qui nous arrive tout droit
26:50de Washington
26:51de l'Atlantic Council
26:52Charles Lipschill
26:53il va nous permettre
26:54d'avoir un point de vue
26:55sur les relations européennes
26:56et américaines
26:57assez intéressant
26:58et notamment sur les thématiques
26:59de dédollarisation
27:00qu'on avait juste évoqué
27:01merci à tout de suite
27:03tout pour investir
27:04la masterclass
27:05Christopher Dembic
27:06vous répond
27:08on se retrouve
27:08pour le question-réponse
27:09comme chaque semaine
27:10n'hésitez pas
27:11à nous poser vos questions
27:12notamment sur mon compte X
27:14on y répond chaque semaine
27:15on avait une question
27:15qui a été posée
27:17vendredi dernier
27:18dans la foulée
27:19de l'émission
27:20qui était une question
27:21d'Ariel
27:22qui concerne
27:23le marché boursier
27:23le marché des actions
27:24à quoi correspond
27:26la journée des 4 sorcières
27:27vous en avez certainement
27:28souvent entendu parler
27:29la journée des 4 sorcières
27:31en fait
27:31c'est une journée
27:32qui intervient
27:33avec l'expiration
27:34de 4 produits dérivés
27:35on a notamment
27:36les options
27:37sur les indices boursiers
27:38les contrats termes
27:39sur les indices boursiers
27:40également
27:41et les options sur actions
27:42c'est donc une journée
27:43où on a énormément
27:44de volume échangé
27:45et généralement aussi
27:46beaucoup plus de volatilité
27:48qu'habituellement
27:48c'est là où effectivement
27:50on voit qu'il y a
27:50des bouclages de position
27:51de manière très importante
27:52d'où vient l'expression
27:54des 4 sorcières
27:55alors finalement
27:55c'est assez simple
27:56ça a commencé
27:57au début des années 80
27:59aux Etats-Unis
28:00donc c'est dans les années 80
28:01où on avait systématiquement
28:02dans ces marchés
28:03qui étaient un peu moins liquides
28:04qu'aujourd'hui
28:05puisque ils étaient
28:05beaucoup moins interconnectés
28:06au niveau international
28:07vous aviez beaucoup plus d'excès
28:09des mouvements erratiques
28:11et donc automatiquement
28:12ça faisait le lien
28:12avec les 4 sorcières
28:14donc 4 contrats
28:15sorcières
28:16bien sûr
28:16volatilité
28:17inquiétude
28:17etc
28:18donc c'est cette petite histoire
28:19qui nous permet
28:20de garder cela en tête
28:21en tout cas du point de vue
28:22de l'investissement
28:23les 4 sorcières
28:23c'est un élément
28:24qui est extrêmement important
28:25parce que lorsque ça survient
28:27vous allez avoir
28:28automatiquement
28:28beaucoup de volatilité
28:29sur les prix
28:30des mouvements erratiques
28:31donc c'est vraiment
28:32des points à surveiller
28:33notamment si vous avez
28:34une perspective d'investissement
28:36beaucoup plus court terme
28:36sur du long terme
28:37certes
28:38ça sera complètement effacé
28:39et on a une autre question
28:41qui a été posée
28:42par Nathalie
28:43qui concerne
28:45l'opacité
28:46des produits financiers
28:49face à l'opacité croissante
28:50des produits financiers
28:51quels sont les signaux
28:53essentiels
28:53qu'un épargnant
28:54doit absolument surveiller
28:56alors effectivement
28:56on a énormément
28:58de sujets à cet égard
28:59puisque sur
29:00les produits financiers
29:02vous en avez beaucoup
29:02on peut par exemple
29:03s'intéresser
29:04à la fiscalité
29:06tout simplement
29:06et à ce sujet là
29:08vous allez avoir quoi
29:09vous allez avoir notamment
29:10regardé les frais
29:11et les commissions
29:11pour d'ailleurs
29:12tous les produits financiers
29:13on en a parlé assez régulièrement
29:15aussi dans cette émission
29:16à d'autres moments
29:17notamment sur les produits
29:18structurés
29:19regardez bien sûr
29:20la performance
29:20qui peut être proposée
29:22notamment quand vous avez
29:23une performance qui est garantie
29:24c'est le cas
29:24sur certains produits structurés
29:26mais en revanche
29:27c'est pas le cas bien sûr
29:28sur de l'assurance vie
29:29en revanche
29:30le point qui va être
29:30extrêmement important
29:31c'est garder en tête
29:33les frais et les commissions
29:34c'est vraiment le premier élément
29:36à prendre en considération
29:37puisque vous devrez
29:38vraiment l'avoir
29:39et systématiquement
29:41garder ça en relation
29:42on va tout de suite
29:44avec
29:45quand le monde s'affole
29:46qui va être une
29:47on a un invité
29:48cette fois je suis ravi
29:48de l'accueillir en plateau
29:50on va aborder
29:50bien sûr
29:51tous les sujets
29:51des dollarisations
29:53relations Etats-Unis
29:54et Europe
29:55on se retrouve
29:56d'ici un instant
29:58tout pour investir
29:59la masterclass
30:01quand le monde s'affole
30:02en plateau
30:06aujourd'hui
30:07le point qui va être important
30:08c'est qu'on va effectivement
30:09traiter
30:09de ces relations
30:11Europe-Etats-Unis
30:12dans cette séquence
30:13quand le monde s'affole
30:14Charles Lipschil
30:15vous êtes directeur adjoint
30:17de l'Atlantic Council
30:18vous étiez déjà venu en plateau
30:19il y a quelques mois de cela
30:20il y avait plusieurs éléments
30:22qu'on avait abordés
30:22vous aviez notamment
30:23un élément
30:24sur la dédolarisation
30:25la dédolarisation
30:26qui était assez intéressante
30:28vous nous disiez
30:29on en a abordé
30:30avec nos autres invités
30:31sur la thématique
30:32souveraineté européenne
30:33vous nous disiez
30:33quelque chose
30:34qui était assez passionnant
30:35si je me souviens bien
30:36c'était que
30:37vu de Washington
30:38finalement il y avait
30:39cette incompréhension
30:40au niveau de la dédolarisation
30:42et qu'il fallait justement
30:43faire intervenir
30:44des experts venant de New York
30:45pour leur parler de ce sujet-là
30:46est-ce que finalement
30:47il n'y a toujours pas
30:47de réveil américain
30:48sur la dédolarisation ?
30:50Je dirais qu'il y a toujours
30:51un peu du bris
30:52ils se disent
30:53qu'il y a le temps
30:54de voir venir
30:54donc ils voient
30:55certaines tendances
30:56je peux vous donner
30:57un exemple
30:58dans quelques secondes
30:58mais en général
30:59ils se disent
31:00on a le temps
31:00de voir venir
31:01et oui
31:02vous citiez l'exemple
31:03que j'avais utilisé
31:04la dernière fois
31:05les élites américaines
31:06sont scindées
31:08il y a les élites culturelles
31:09à Los Angeles
31:10j'en avais pas parlé
31:11la dernière fois
31:12mais sur la côte Est
31:13c'est les élites financières
31:15à New York
31:15et les élites politiques
31:16à Washington
31:16ils se connaissent
31:17mais peut-être
31:18qu'ils se parlent moins
31:19que dans un pays
31:20où toutes les élites
31:21se retrouvent
31:21dans la même capitale
31:22peut-être que c'est ça
31:24Bonjour Charles Vichel
31:26bienvenue
31:28je voulais avoir
31:29votre sentiment aussi
31:30sur où on en est
31:32est-ce que vous savez
31:33où va Donald Trump
31:35aujourd'hui en Iran
31:39la question est un peu
31:41frontale
31:41mais si vous voulez
31:42il y a tellement
31:42de va-et-vient
31:43dans la communication
31:44et dans la rhétorique
31:45trumpienne
31:45qu'on a du mal
31:48à trouver la boussole
31:49et au moment
31:50où je vous parle
31:51on a les dernières
31:52informations
31:53du Wall Street Journal
31:54qui nous disent
31:56qu'il y aurait
31:57un renfort
31:58en cours
31:59de 10 000 soldats
32:00américains
32:00en plus
32:01des 50 000
32:02présents
32:02dans la région
32:04et l'Iran
32:04vient de faire savoir
32:05il y a deux heures
32:07vient de demander
32:08à tous les civils
32:09de quitter
32:11tous les lieux
32:11qui seraient autour
32:12des forces américaines
32:14donc on arrive
32:15on a du mal
32:16à faire la part
32:17de la guerre psychologique
32:18et des réelles intentions
32:20voilà
32:21oui je suis d'accord
32:22avec vous
32:22il y a peut-être
32:23quelques tendances
32:24dans le comportement
32:25de Trump
32:25dont on peut se servir
32:27pour essayer
32:27de prévoir
32:28ce qui vient après
32:29en général
32:30quand il envoie
32:30des soldats
32:31quand il envoie
32:31un matériel militaire
32:33il s'en sert
32:33c'était le cas
32:34au Venezuela
32:35ça a été le cas
32:36pour la première
32:37salve de tir en Iran
32:38on s'est dit
32:39peut-être que ça fait partie
32:40d'un levier
32:42c'est une menace
32:43c'est des leviers
32:44dans une confrontation
32:46psychologique
32:46avec l'Iran
32:47et bien non
32:47il s'en est servi
32:48donc je ne peux pas être sûr
32:50mais s'il envoie
32:5110 000 hommes
32:52dans le détroit d'Hormuz
32:53c'est pour s'en servir
32:55alors où est-ce qu'il veut
32:56en venir
32:56où est-ce qu'il veut aller
32:57peut-être la thèse
32:58d'un chercheur américain
32:59Robert Pape
33:00du centre de sécurité
33:02de l'université de Chicago
33:03qui dit
33:03si vous voulez trouver
33:04une boussole
33:04regardez le mouvement
33:05des troupes
33:06il ne faut pas écouter Trump
33:07mais regardez le mouvement
33:08des infrastructures militaires
33:09en général
33:10il s'en sert
33:11quand les infrastructures militaires
33:13rentrent dans le jeu
33:14c'est pour s'en servir
33:15la deuxième chose
33:16que j'allais dire
33:16c'est quel est finalement
33:18l'intérêt
33:19le but final
33:19de cette opération
33:20là je suis d'accord avec vous
33:22que ça a été un peu
33:22ça a changé plusieurs fois
33:24au début
33:25c'était la décapitation
33:26du régime
33:27et peut-être même
33:28la fin du régime iranien
33:30et l'arrêt total
33:31du programme nucléaire iranien
33:33et maintenant
33:34ça commence à devenir
33:35un peu plus négociable
33:36et finalement
33:37parfois on a des personnes
33:39assez haut placées
33:40dans l'administration
33:40qui disent que le but
33:42de l'opération
33:42c'est l'ouverture
33:43du détroit d'Hormuz
33:44le détroit d'Hormuz
33:45était tout à fait ouvert
33:47avant le début
33:48de cette opération
33:48donc là oui
33:49ils ont changé
33:50leurs objectifs
33:50et c'est devenu
33:51un peu plus modeste
33:51peut-être un peu
33:52un peu absurde
33:53mais sur l'utilisation
33:55de ces soldats américains
33:57alors ce n'est peut-être
33:59pas pour entrer
33:59sur le continent
34:00il y a certaines îles
34:02qui intéressent
34:03particulièrement les Etats-Unis
34:04parce que ces îles
34:05aident l'Iran
34:06à fermer le détroit d'Hormuz
34:08et vous avez très bien dit
34:09même à votre antenne
34:10et j'ai écouté aussi
34:11sur le BFM tout court
34:13ils ont très bien décrit
34:15à quel point l'Iran
34:17oblige le peu de navires
34:19qui ont le droit de passer
34:20à passer très très près
34:21des côtes
34:21et même entre certaines îles
34:23pour qu'ils puissent
34:23bien vérifier
34:24que c'est les navires
34:25qui ont payé
34:26le droit de passage
34:26et qui ne sont pas
34:27des navires sous pavillons
34:28américains ou alliés
34:29donc ôter le contrôle
34:31de ces îles à l'Iran
34:32ça peut être le but
34:33d'opération suivante
34:34ça me semble une voie possible
34:36et même probable
34:37On voit que l'administration
34:39de Trump ne semble pas
34:39s'inquiéter de la réaction
34:40des marchés financiers
34:41des risques inflationnistes
34:43est-ce que c'est juste
34:43de la communication
34:44ou est-ce qu'il y a
34:45des voies un peu dissonantes
34:46à Washington
34:46qui se disent que finalement
34:48plus le conflit
34:48il a duré
34:49plus il y aura un impact
34:50sur l'inflation
34:50que ce soit inflation énergétique
34:52mais aussi alimentaire
34:54aux Etats-Unis
34:54c'est en ce moment
34:55la saison des semis
34:56il y a une grande partie
34:57quand même des engrais
34:58qui sont dépendants
34:58du détroit d'Hormuz
34:59ou même s'ils ne sont pas
35:00dépendants en termes
35:01le voie de passage
35:01qui augmente
35:02on sait que ça va être compliqué
35:03pour la prochaine récolte
35:04est-ce que ça commence
35:05à avoir des voies divergentes
35:06notamment au sein
35:07des Républicains ?
35:08Pour l'instant je ne crois pas
35:10j'ai l'impression
35:11que
35:13Trump
35:13et il faut bien
35:14lui reconnaître
35:14ce talent-là
35:16arrive
35:16à tel point
35:17à dicter
35:18ce qui se passe
35:19aux informations américaines
35:21ce qui se dit
35:22qu'il arrive même
35:23à dompter
35:24un peu les marchés
35:25alors que
35:25si on analyse
35:26la situation
35:27de manière un peu objective
35:28les prix du pétrole
35:30devraient être
35:30beaucoup plus hauts
35:31et les valeurs boursières
35:32devraient être
35:32beaucoup plus bas
35:33bien sûr
35:35ça dépend de la durée
35:36de la crise
35:36mais ça devient une crise
35:37maintenant qui dure
35:38depuis un mois
35:38pratiquement
35:39avec aucune voie de sortie
35:41qui me semble acquise
35:42mais le simple fait
35:44que le président
35:45puisse dire
35:46j'ai engagé une discussion
35:47avec les Iraniens
35:48cette discussion
35:48a été très productive
35:49même si les Iraniens
35:50le contredisent
35:51ça suffit
35:52et j'ai l'impression
35:53que c'est un système
35:54assez bien rodé
35:55où il le dit
35:55le lundi matin
35:56avant l'ouverture des marchés
35:58certains mots clés
35:59plan de paix
36:01président
36:01truth
36:02entre dans les algorithmes
36:04passe par les machines
36:05de vos
36:06c'est pas vos concurrents
36:07mais je vais pas citer
36:10les prestataires
36:10qui permettent
36:11au marché
36:12de suivre
36:13ce qui se passe
36:13ces mots clés
36:14passent dans les algorithmes
36:15et ça soulève
36:16ça donne une espèce
36:18de bouffée d'air frais
36:18au marché
36:19et même
36:19il a dit
36:20dans sa déclaration
36:21juste avant lundi
36:215 jours
36:225 jours
36:23et ça c'est la durée
36:24du trade
36:24pendant la semaine
36:25des Etats-Unis
36:25et donc ça veut dire
36:26qu'on a vécu une semaine
36:28qui à mon avis
36:29est plutôt calme
36:30sur les marchés
36:31alors qu'à mon avis
36:31ça devrait être
36:32un peu plus affolant
36:33donc je pense
36:34qu'il sait très bien
36:35faire ça
36:36c'est très bien rodé
36:37alors il y a
36:37certains humeurs
36:38sur certaines personnes
36:38qui étaient peut-être
36:39informées avant
36:41aucune preuve
36:41mais il y a des choses
36:42qui se passent
36:43sur les marchés
36:43juste avant l'ouverture
36:44qui sont intéressantes
36:45donc ça il faut bien
36:46lui reconnaître
36:47qu'il sait très bien
36:47faire ça
36:48chaque fois qu'il a
36:48un problème
36:49il prend son téléphone
36:50il apprend
36:50soit il fait une citation
36:52sur True Social
36:53soit il appelle
36:54un journaliste
36:55même pas forcément
36:56un journaliste
36:57d'une presse
36:57qui lui est acquise
36:58mais il sort quelque chose
36:59qui permet de calmer
37:00les marchés
37:00et ça il sait très bien faire
37:01et quels sont vos scénarios
37:03d'impact
37:03sur l'économie mondiale
37:07le PDG de Total Energy
37:09Patrick Pouyanné
37:09était interrogé
37:10notamment par la télé chinoise
37:12à un forum
37:12en Chine
37:13le week-end dernier
37:14il disait
37:15selon lui
37:15de son poste d'observation
37:17que le monde
37:18pouvait tenir
37:19deux à trois mois
37:19à partir de six mois
37:20ça devenait
37:21très très très problématique
37:22tout dépend de la durée
37:23et je pense qu'on verra
37:25déjà quelques surprises
37:26sur des marchés
37:27qui sont un peu
37:30adjacents
37:31c'est-à-dire que
37:32pour des gaz
37:32encore plus rares
37:33l'hélium
37:34les chaînes de montage
37:35des semi-conducteurs
37:37sont vraiment
37:38très très dépendants
37:40du détroit d'Harmouz
37:41bien plus
37:41que les marchés mondiaux
37:42de pétrole
37:43ou de gaz
37:44donc le pétrole
37:45et le gaz
37:45il y a les réserves stratégiques
37:47il y a le prix
37:48qui peut servir
37:48un peu de levier
37:50et un peu faire en sorte
37:52que oui ça va coûter
37:53plus cher
37:54mais on tient
37:54encore quelques mois
37:56mais il y a certains marchés
37:57où on verra déjà
37:57je pense des signaux
37:58avant-coureurs
37:59de problèmes
38:00très bientôt
38:02l'impact sur l'économie mondiale
38:03comme je le disais
38:04ça dépend de la durée
38:05mais bon
38:05si on s'attend
38:06à moins 20%
38:07d'approvisionnement
38:10en pétrole
38:11et en gaz
38:12pour une durée longue
38:13je pense que ça va devenir
38:14très difficile
38:15au niveau du prix
38:16ça veut dire une récession
38:17ça veut dire une inflation
38:18beaucoup plus forte
38:18enfin de la stagnation
38:19pour parler
38:20pour utiliser une expression
38:22pseudo-savante
38:23et oui ça dépend un peu
38:25aussi des régions
38:25donc les Etats-Unis
38:26ne sont pas du tout isolés
38:27même s'ils peuvent
38:31s'auto-approvisionner
38:33néanmoins
38:34les prix sont globaux
38:35donc ça a un impact
38:36aux Etats-Unis
38:36mais ce sera beaucoup
38:37plus difficile
38:38pour les marchés asiatiques
38:39par exemple
38:39qui eux sont encore
38:40plus dépendants
38:41la Chine
38:42on peut en parler
38:43puisque Donald Trump
38:44a remis
38:45je ne sais pas
38:46à quelle date
38:47sa visite en Chine
38:48pour les Chinois
38:49c'est un problème considérable
38:51eux c'était bien débrouillé
38:53pour avoir
38:53plusieurs sources
38:54d'approvisionnement
38:55ne pas seulement
38:55dépendre d'Harmouz
38:56mais aussi des Russes
38:57d'autres au marché
38:58mais si on regarde
38:596 mois de stock stratégique
39:01oui
39:01mais si on regarde
39:02les 10 premiers
39:04exportateurs
39:04en Chine de pétrole
39:05il y en a 9
39:06qui sont maintenant en guerre
39:08si on compte le Venezuela
39:09c'est pas une guerre
39:10mais bon
39:10c'est une situation
39:11un peu compliquée
39:11la Russie est en guerre
39:12et maintenant
39:13toutes les sources
39:14d'approvisionnement
39:15de la Chine
39:16dans le détroit d'Harmouz
39:17si on les met sous cette catégorie-là
39:18il n'y a plus que le Brésil
39:19qui est dans une situation
39:20à peu près stable
39:21donc les Chinois
39:22peuvent se dire
39:22oui on s'est beaucoup débrouillé
39:24pour diversifier
39:24mais M. Trump
39:26est bien capable
39:26de nous embêter
39:27et de faire en sorte
39:28qu'on n'ait pas
39:29une situation aussi stable
39:29qu'on le souhaiterait
39:30alors il y a aussi
39:31des bénéfices
39:32pour la Chine à long terme
39:33c'est pour parler
39:33des bénéfices à long terme
39:34et qui peut en tirer profit
39:35il y aura
39:36un regain d'intérêt
39:38pour toutes les technologies
39:39vertes
39:40et de renouvelables
39:41où la Chine
39:41est maintenant dominante
39:42La situation actuelle
39:44me rappelle un peu
39:45juste après le début
39:46de la guerre du Golfe
39:47où effectivement
39:48tout le monde
39:48et vous l'avez dit
39:49les marchés résistent
39:50plutôt très très bien
39:51où tout le monde disait
39:52ça va plutôt bien
39:53il n'y aura pas un gros impact
39:55et finalement
39:55qu'est-ce qui s'est passé
39:56même quand on voit
39:57des commentaires
39:58de la Banque Centrale Américaine
39:59à l'époque
40:00elle disait
40:00ralentissement léger
40:01de la croissance
40:02faible inflation
40:03qui va augmenter
40:04effectivement
40:04mais pas de récession
40:05en revanche
40:06effectivement la réalité
40:07c'est que ça s'est transformé
40:08en récession
40:08est-ce qu'aujourd'hui
40:10à l'instant T
40:10on n'est pas tous
40:11un peu trop confiants
40:13notamment dans le fait
40:13que ça ne va pas durer longtemps
40:14que dans le pire des cas
40:16les banques centrales
40:17peuvent avigir
40:17qu'il y a de la possibilité
40:19de relance budgétaire
40:20même si on sait
40:21que les finances publiques
40:22en Europe sont un peu exenques
40:23est-ce qu'on n'a pas
40:23un risque de scénario
40:25un peu 1990
40:25avec réellement
40:26une récession
40:27qui se met en place
40:28comme on avait vu
40:29dans la foulée
40:29de la guerre du Golfe
40:30le risque est vraiment
40:31très présent
40:31je suis d'accord avec vous
40:32que les banques centrales
40:34sont déjà très impliquées
40:35alors oui
40:36elles ont remonté les taux
40:37depuis quelques années
40:39mais elles ne peuvent pas
40:40en rebaissant les taux
40:41il y a déjà un risque
40:42d'inflation
40:43c'est la mission principale
40:45des banques centrales
40:46et puis deuxièmement
40:47oui pas seulement en Europe
40:49aussi aux Etats-Unis
40:50il y a déjà
40:52un grand effort financé
40:53de gros déficits
40:54qui sont là
40:54pour un peu soutenir l'économie
40:56donc on est déjà obligé
40:57d'aller chercher très loin
40:58la croissance
40:59dans les pays développés
41:00et donc je pense
41:01que les leviers
41:02dont on dispose
41:03ils ne sont déjà pas
41:04aux critères maximales
41:06mais on y est déjà presque
41:07et donc est-ce que
41:09ces leviers-là
41:10sont suffisants
41:10je ne pense pas
41:11si le conflit dure
41:13dans la région du Golfe
41:14n'y a-t-il pas un risque
41:16de désengagement sécuritaire
41:19des Etats-Unis
41:19en Europe
41:20plus rapide que prévu
41:23le mouvement est en cours
41:24le mouvement est en cours
41:26et c'est même un peu
41:27c'est devenu une partie
41:29des problèmes
41:30et des débats
41:31auxquels on assiste
41:32entre les Etats-Unis
41:32et l'Europe
41:33le gouvernement Trump
41:34l'administration
41:35se permet de dire
41:36oui vous n'avez pas
41:37lancé cette éparation
41:38vous n'étiez pas d'accord
41:39mais vous êtes aussi affecté
41:40donc autant nous soutenir
41:42et puisque nous
41:43on vous soutient en Ukraine
41:44pourquoi vous
41:44vous ne nous soutenez pas
41:45dans cet exercice
41:47dans le Golfe
41:48et ça je pense
41:50que c'est devenu
41:51une nouvelle source
41:52de tension
41:52entre les Etats-Unis
41:53et l'Europe
41:56ce que les Européens
41:57peuvent se dire
41:58et ce qui est plutôt rassurant
41:59c'est que
41:59l'arrière-base
42:00des Etats-Unis
42:01pour assurer
42:02ces opérations
42:03au Moyen-Orient
42:04c'est des bases européennes
42:05c'est les bases en Allemagne
42:06c'est les bases en Espagne
42:07c'est les bases en Italie
42:08et au Royaume-Uni
42:09et ça ils ne peuvent pas
42:10s'en passer
42:10ils sont obligés
42:11d'avoir ces arrières-bases
42:13pour avoir des hommes
42:14et pour pouvoir ravitailler
42:16leurs opérations
42:17donc le désengagement
42:19américain en Europe
42:20il aura lieu
42:20il est en train d'avoir lieu
42:21mais ils sont obligés
42:22de garder certaines bases
42:23les Européens le savent
42:24je rappelle
42:25vous êtes le directeur adjoint
42:26de l'Atlantic Council
42:28vous évoluez au quotidien
42:29dans les arcanes du pouvoir
42:31à Washington
42:32vous œuvrez pour les liens
42:33transatlantiques
42:34c'est quoi
42:36l'état d'esprit
42:37aujourd'hui à Washington
42:38quand on voit
42:39la position
42:41de l'administration Trump
42:42vis-à-vis de l'Europe
42:43sur tous les dossiers
42:44Iran
42:45Ukraine
42:45Groenland
42:46est-ce qu'il y a un lien
42:48qui est durablement cassé
42:49entre
42:51les Etats-Unis
42:51et l'Europe
42:52je dirais que
42:53la sociologie
42:54de la ville
42:55où j'habite maintenant
42:57de Washington
42:58n'a pas trop changé
42:59et même la sociologie
43:01les valeurs
43:02de personnes
43:02qui travaillent
43:03comme fonctionnaires
43:04comme cinq fonctionnaires
43:05au gouvernement américain
43:06n'a pas trop changé
43:07et donc l'alliance européenne
43:09le fait qu'on fasse
43:10d'abord des choses
43:11avec les Européens
43:12qu'on réfléchisse
43:13dans un cadre
43:15où on essaye
43:16de se mettre d'accord
43:16avec les alliés
43:17tout ça
43:17ça reste à peu près en place
43:19donc oui
43:20tout en haut
43:21de l'administration Trump
43:22il y a des idées
43:22très neuves
43:23et peut-être parfois
43:25dommageables pour l'Europe
43:26mais il y a une espèce
43:27de réflexe
43:28ou d'inertie
43:29parfois
43:29je parlais des bases
43:31mais aussi dans les mentalités
43:32dans les têtes
43:32la politique est mise en oeuvre
43:34par des gens
43:34qui de toute façon
43:35considèrent l'Europe
43:36comme un allié
43:36donc je pense que ça mettrait
43:38un peu plus de temps
43:38pour vraiment casser
43:40ce lien-là
43:40et après les Européens
43:42se sont bien débrouillés
43:43pour failloter
43:44auprès de Trump
43:45et pour lui faire
43:46plein de compliments
43:47c'est le rôle
43:48du secrétaire général
43:50de l'OTAN
43:51Marc Roteux
43:51par exemple
43:52donc il y a quand même
43:53des liens
43:53tout n'est pas cassé
43:55donc je pense
43:56qu'il y a plusieurs raisons
43:57de s'inquiéter
43:58bien sûr
43:59et il y a eu
44:00plusieurs flashpoints
44:01aux Etats-Unis
44:02donc des moments
44:02de crise vraiment aiguë
44:03où on a été
44:05très inquiets
44:06on peut parler du Groenland
44:07si vous le souhaitez
44:08mais au jour le jour
44:11le lien perdure
44:12et c'est pas seulement
44:13l'infrastructure
44:13et les bases
44:14c'est aussi des liens
44:15humains
44:16une espèce de
44:17connexion
44:17de tissu
44:18qui fait que pour moi
44:19ça mettra beaucoup plus de temps
44:20pour définitivement
44:21rompre ce lien
44:22parce que c'est vrai
44:23que c'est un discours
44:23assez optimiste
44:24vu d'Europe
44:25on a quand même
44:25le sentiment
44:26qu'aujourd'hui
44:28l'Europe
44:28coche toutes les cases
44:30de ce que l'Amérique
44:32de Donald Trump
44:33déteste
44:36c'est le mauvais élève
44:39c'est le faible
44:40c'est celui qui croule
44:42sous les poids normatifs
44:43c'est celui qui n'ose pas
44:44s'engager
44:45c'est celui qui refuse
44:46la lecture hémisphérique
44:47du monde
44:48c'est celui qui est encore
44:49dans un vieux monde
44:51multilandéral
44:52enfin tout ce qu'il déteste
44:53c'est d'une grande utilité
44:54aussi politique
44:55pour l'administration
44:56de Trump
44:56parce qu'ils peuvent désigner
44:58un bouc émissaire
44:59et c'est toujours utile
45:01et je ne dis pas
45:02que ça ne m'inquiète pas
45:03je pense que
45:05si on tient à peu près
45:06au lien transatlantique
45:07et vous m'avez présenté
45:09comme quelqu'un
45:09qui essaie d'oeuvrer
45:10pour ça
45:10j'essaie aussi
45:11d'être réaliste
45:12et me dire
45:12qu'on ne reviendra pas
45:13au lien transatlantique
45:14d'avant
45:14et autant
45:15aujourd'hui
45:16puisque le thème
45:16c'est de la souveraineté européenne
45:19je me considère
45:21parmi les voix
45:21qui essaient
45:22plutôt d'expliquer
45:23pourquoi l'Europe
45:24a raison
45:25d'aller dans ce sens-là
45:26même à Washington
45:27parce que ça peut parfois
45:28être contradictoire
45:28à Washington
45:29ils peuvent dire à la fois
45:30l'Europe est trop faible
45:31et ne fait rien
45:31et dès qu'elle prend
45:32des initiatives
45:33qui sont indépendantes
45:34des Etats-Unis
45:35qui la rendent moins
45:35indépendante des Etats-Unis
45:36ça non plus
45:37ça ne plaît pas
45:37donc on essaie un peu
45:38d'expliquer
45:39que votre comportement
45:40a cette conséquence-là
45:41mais c'est normal
45:43Est-ce que
45:46on entend
45:48à chaque fois
45:48quand il a une bande passante
45:50encore un tout petit peu
45:51claire ou lisible
45:52on entend Donald Trump
45:53qui en profite
45:53pour rappeler
45:54qu'il a toujours Cuba
45:55dans son viseur
45:56est-ce que
45:59Cuba peut être
46:00une prise potentielle
46:03avant le 4 juillet
46:04symboliquement
46:04date des 250 ans
46:06de l'indépendance
46:07des Etats-Unis
46:08qui est une date
46:10vraiment très importante
46:12dans les éléments
46:13de langage
46:14Est-ce qu'il veut
46:14vraiment rapporter
46:15ce trophée de Cuba
46:16avant le 4 juillet
46:17c'est un scénario
46:18qu'on est
46:18Je ne sais pas
46:19si le 4 juillet
46:19c'est vraiment
46:20une date bitoire
46:21j'allais vous répondre
46:21oui absolument
46:22Cuba
46:24est une des priorités
46:28sur sa liste
46:28je dirais
46:29je ne sais pas
46:30si on peut parler
46:30de proie
46:31mais oui
46:31je peux comprendre
46:32que depuis l'Europe
46:33on voit ça comme ça
46:34il y a juste
46:34la personnalité
46:35du secrétaire d'Etat
46:36dont il faut parler
46:37Marco Rubio
46:37qui est lui
46:38fils de migrants cubains
46:40et dont toute l'identité politique
46:42s'est construite
46:43autour de la haine
46:44du régime castriste
46:45et donc
46:47oui pour lui
46:48le succès au Venezuela
46:50parce qu'il faut parler
46:50de succès stratégique
46:51en Iran
46:52c'est encore plus
46:52c'est déjà discutable
46:54mais au Venezuela
46:55c'est un succès
46:56ils peuvent se dire
46:57que au Cuba
46:58ça peut marcher aussi
46:58alors il y a un souvenir
46:59d'une opération ratée
47:01bien sûr
47:01pas seulement en Iran
47:02mais aussi
47:03la baie des cochons
47:03à Cuba
47:04mais je pense qu'il y a toujours
47:05on en parlait au début
47:07sur des questions économiques
47:08il y a de l'hubris
47:08dans cette administration
47:09donc je pense que oui
47:10il est très possible
47:12que Cuba fasse partie
47:14des prochaines cibles
47:15alors où est-ce que ça mènera
47:16est-ce qu'ils veulent
47:17et ça c'est aussi
47:18assez intéressant
47:19quand on regarde
47:20le Venezuela maintenant
47:20c'est le même régime
47:21c'est pas la même personnalité
47:22il y a eu une décapitation
47:23mais c'est le même régime
47:24qui a réussi à s'entendre
47:26avec les Etats-Unis
47:28et il y a des raisons
47:29commerciales à cela
47:30il aurait été
47:31des discussions
47:32Marco Rubio
47:33avec le petit-fils
47:34de Raoul Castro
47:35possible
47:37raconte Politico
47:38et donc
47:39est-ce que c'est le même régime
47:41ou c'est simplement
47:41on décapite le régime
47:43et on se met d'accord
47:44pour avoir
47:44quelques accords commerciaux
47:47ça ça me semble
47:48assez possible
47:48oui
47:48alors qu'en Iran
47:49le régime reste
47:51hostile
47:52même très hostile
47:53aux Etats-Unis
47:53et cette opération
47:54a même réussi
47:55à rendre ce régime
47:57je dirais pas populaire
47:58mais à le légitimer
47:59et c'était pas le but
48:00vous vous souvenez
48:01des manifestants
48:02en Iran
48:02qui ont été réprimés
48:03très violemment
48:05Trump est un peu
48:06rentré dans une espèce
48:07de dialogue avec eux
48:08en les encourageant
48:09c'est plus du tout le cas
48:09maintenant il se dit
48:11qu'il faut traiter
48:12avec le régime
48:12même le fils
48:13de l'ancien leader assassiné
48:15et je me demande
48:16si ça mènera
48:17vraiment à un changement
48:18quelconque en Iran
48:19mais
48:21donc par rapport
48:22au Venezuela
48:22qui est devenu
48:23une puissance
48:24certes avec un régime
48:25qui a la même rhétorique
48:26mais qui obéit
48:27aux ordres des Etats-Unis
48:28ce n'est pas du tout
48:29le cas en Iran
48:29je pense que le but
48:30à Cuba
48:31ça peut être un but
48:32un peu Venezuela
48:32plutôt qu'Iran
48:34Dernière question
48:34peut-être juste
48:35sur le Groenland
48:36vous l'évoquiez
48:36on avait reçu en plateau
48:38un spécialiste
48:38justement du Groenland
48:39qui nous disait
48:40regardez au mois de mai
48:41au mois de juin
48:41ça va revenir
48:42sur le calendrier
48:43bon bien sûr
48:44ça va dépendre
48:44des dernières évolutions
48:46sur d'autres terrains
48:47mais est-ce que
48:48le Groenland
48:48est toujours un sujet
48:49à Washington
48:50malgré tout
48:50et quelles seraient
48:51les ambitions
48:52à court terme ?
48:53Oui
48:53ça restera un sujet
48:54je pense
48:56on peut difficilement
48:57expliquer pourquoi
48:58Donald Trump
48:59y tient tant
49:00parce qu'il y a
49:01un traité
49:01qui date de 1951
49:03qui permet aux Etats-Unis
49:04de faire à peu près
49:04tout ce qu'ils veulent
49:05au Groenland
49:06d'installer les installations
49:07militaires qu'ils veulent
49:08avec l'accord du Danemark
49:10qu'ils auront de toute façon
49:11je pense que oui
49:13ça peut un peu évoluer
49:14ils peuvent aller
49:15dans plus de précisions
49:16sur l'accès
49:16aux minéraux critiques
49:18même s'ils sont
49:18sous une calotte glaciaire
49:20et donc même
49:21pour les Etats-Unis
49:21avec leur technologie
49:22pas trop exploitable
49:23mais oui
49:24ça peut revenir
49:25à l'agenda
49:25et ça revient même
49:27par le biais
49:28de la crise iranienne
49:29ou de la crise d'Hormuz
49:30puisque les Européens
49:31ne nous aident pas
49:32bon bah tant pis
49:33on a essayé
49:34d'écouter
49:34les écouter en janvier
49:35mais vous voyez
49:36que de toute façon
49:37ils ne se comportent pas
49:39comme des alliés
49:39et donc autant y aller
49:40ça je pense que ça peut
49:41très facilement revenir
49:42mais j'allais quand même
49:43souligner
49:44puisqu'il faut parler
49:45de souveraineté européenne
49:46dans cette émission-ci
49:47que la réaction européenne
49:50et le courage
49:52d'envoyer des soldats
49:53même si c'était
49:54un tout petit nombre
49:55de soldats
49:55mais néanmoins
49:56200-250 soldats
49:57ça a permis
49:58de bien montrer à Trump
49:59que si vous voulez
50:00vraiment prendre
50:00le Groenland
50:01il faudra tuer
50:03des soldats
50:03qui appartiennent
50:04à des forces alliées
50:05et je pense que ça
50:06même pour Trump
50:07et pour son administration
50:08ça les a fait hésiter
50:09Oui il y a eu
50:10un effet dissuasif
50:11c'est vrai que le nombre
50:12de soldats
50:12le contingent de soldats
50:13était un peu moqué
50:14du côté européen
50:15mais en réalité
50:16du côté de Washington
50:16c'est rendu compte
50:17que c'était vraiment
50:19un élément
50:19dans le jeu
50:20du bras de fer
50:20Merci beaucoup
50:22à tous les deux
50:22merci notamment
50:23Charlie Schuil
50:24vous êtes directeur adjoint
50:25de l'Atlantic Council
50:26toujours un plaisir
50:26de vous recevoir
50:27merci beaucoup Mathieu
50:28on se retrouve
50:29la semaine prochaine
50:29pour un autre épisode
50:31du Monde s'affole
50:32et maintenant
50:32on va voir l'agenda
50:33pour la semaine prochaine
50:36Tout pour investir
50:37la masterclass
50:38sur BFM Business
50:41Bonjour Guillaume Paul
50:42Bonjour
50:43Alors
50:43qu'est-ce qui nous attend
50:44la semaine prochaine ?
50:45Écoutez lundi
50:46on se retrouve à 11h
50:47on prend un petit peu
50:48de voir comment se portent
50:48les marchés
50:49dans quel univers
50:49serons-nous lundi
50:50c'est une grande question
50:51oui c'est une bonne question
50:53sinon beaucoup de choses
50:54on parlera ETA
50:54visiblement
50:55nous sommes à la veille
50:55d'une arrivée
50:56d'une nouvelle vague
50:57d'investisseurs en France
50:58dans ce domaine
50:58il y a une étude
50:59de BlackRock
50:59qui est sortie
50:59il n'y a pas longtemps
51:00vous savez
51:00qui nous dit
51:01la France
51:02il y a un engouement
51:03beaucoup plus fort en France
51:04pour les ETF
51:04que chez ses voisins européens
51:06on racontera ça
51:07il ne vous a pas échappé
51:08qu'il se passe
51:08beaucoup de choses
51:09en ce moment
51:09sur les fonds
51:10de dette privée
51:10dit Evergreen
51:11oui tout à fait
51:12c'est un gros sujet
51:13de blocage temporaire
51:14de fonds aux Etats-Unis
51:15alors est-ce qu'on se fait peur
51:16pour rien
51:16est-ce qu'il y a vraiment
51:17des sujets d'inquiétude
51:17on parlera
51:18puis on parlera immobilier
51:19et des conditions
51:20de location en Airbnb
51:21dans les copropriétés
51:22parce qu'il trouve
51:23que le conseil constitutionnel
51:24vient de permettre
51:25sous certaines conditions
51:26de l'interdire
51:28on en est là
51:28dans certaines copro
51:29voilà tout ce qu'on racontera
51:30à partir de lundi prochain
51:3211h pour le moment
51:32merci beaucoup Guillaume
51:33merci à tous
51:34pour votre fidélité
51:35vous pouvez nous réécouter
51:36sur toutes les plateformes
51:37de BFM Business
51:38très bon week-end
51:39et maintenant
51:40place aux experts de l'IMO
51:43tout pour investir
51:44la masterclass
51:45sur BFM Business
51:49merci à tous
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