Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:04BFM Business, tout pour investir, la masterclass Christopher Dembic.
00:09Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle masterclass. On a effectivement des marchés
00:13financiers qui sont sur une situation plutôt de résilience lorsqu'on garde les actions,
00:17en tout cas c'est plutôt ce qui se passe. Bien sûr toujours des remous extrêmement
00:20importants du côté des matières premières, on va y revenir dans un instant pour essayer
00:23d'anticiper ce qui va effectivement avoir un impact potentiellement en termes de croissance,
00:28potentiellement en termes d'inflation et aussi on va regarder plus globalement cette thématique
00:32un peu de dislocation qu'on retrouve, il y a des marchés qui résistent, il y en a d'autres
00:35où il y a des
00:35écarts qui sont très importants, on va en parler avec Mathieu Barrière, Dodo et mais tout de suite
00:41c'est tout pour investir, la masterclass, c'est parti.
00:45Tout pour investir, la masterclass, les signaux faibles.
00:51Le premier point qu'on doit constater c'est qu'effectivement sur les matières premières on a encore
00:56beaucoup de dislocation des marchés. Si on regarde par exemple sur le pétrole, vous avez les prix
00:59spots qui sont autour à peu près de 100 dollars, alors effectivement ça évolue énormément même
01:04en l'espace de quelques minutes, mais ça c'est les prix spots. Du côté de l'Asie où vous
01:08avez une
01:08demande qui reste encore très importante, on est plutôt sur une envolée des prix, on est
01:12notamment autour à peu près de 150 dollars du baril de pétrole du côté asiatique et c'est cette
01:17dislocation des marchés qu'on observe à peu près d'ailleurs sur toutes les matières premières,
01:21on voit également bien sûr sur les engrais puisque le détroit d'Hormuz est une voie de passage essentielle
01:26pour les engrais. Donc là encore une fois c'est plutôt impacté du côté asiatique puisque
01:30fondamentalement cette voie de passage elle concerne essentiellement le côté asiatique,
01:35donc l'Inde, le Bangladesh également, encore les Philippines ont déjà annoncé qu'ils avaient
01:39des difficultés au niveau des cultures qui vont être mises en place. Donc on a cette dislocation
01:43du marché des matières premières qui est extrêmement palpable. Alors attention, le point qui est peut-être
01:47important c'est qu'on est dans un schéma aujourd'hui de marché qui correspond
01:50peu ou prou à une situation assez normale en termes de risques géopolitiques avec surtout
01:55énormément d'impact sur les matières premières et ça va être vraiment cet aspect-là qui va perdurer.
02:00La question qui va se poser, et les banques centrales ont essayé d'y répondre cette semaine,
02:03c'est de savoir si effectivement ce qui est aujourd'hui concentré plutôt du côté du pétrole,
02:08plutôt du côté notamment des engrais et donc derrière cela de l'inflation alimentaire,
02:12est-ce que ça va avoir un impact global sur l'inflation et qui pourrait notamment se répercuter
02:16sur toute la dynamique d'inflation au cours de cette année ? La plupart des banques centrales
02:20aujourd'hui sont assez prudentes, elles laissent la porte ouverte, on l'a vu aussi bien avec la
02:24réserve fédérale américaine qu'avec la banque centrale européenne, elles laissent la porte ouverte
02:28à tous les scénarios possibles et j'oserais dire c'est complètement logique dans ce type de contexte,
02:34on est dans une situation qui est complètement normale avec une réaction des marchés et une forme
02:39d'attentisme qui va être importante. Il y a quand même deux points qu'on va essayer de regarder puisque
02:43vous le voyez, je pense qu'il faut être extrêmement humble avec l'impact des phénomènes géopolitiques.
02:48Le premier point que j'aimerais qu'on regarde ensemble c'est de voir effectivement quel va être
02:51l'impact du côté de l'industrie, quel va être l'impact aussi sur un certain segment de marché,
02:55notamment l'intelligence artificielle qui va être un segment de marché qui est extrêmement important
02:59à prendre en considération. Si on regarde, bien évidemment vous avez le pétrole, bien évidemment
03:04vous avez les engrais du côté du détroit d'Hormuz, mais ce qui est peut-être encore plus essentiel
03:08c'est que vous avez aussi du gaz, vous avez par exemple de l'hélium qui va être utilisé également
03:13notamment dans l'intelligence artificielle et vous avez un autre sujet qui va être extrêmement
03:18important, c'est tout ce qui est les dérivés finalement du pétrole et qu'on va retrouver
03:22un peu partout, on les retrouve aussi bien dans les pièces automobiles, on va les retrouver
03:25aussi dans les emballages, les produits pharmaceutiques, donc c'est quasiment dans des produits du quotidien
03:30et tout cela bien sûr impacte une chaîne de valeur. À l'instant T, quand on regarde dans ce phénomène
03:35-là,
03:36on est plutôt sur une situation où en termes d'impact, ça va concerner essentiellement plutôt
03:42l'industrie et notamment l'industrie européenne qui est plutôt marquée à cet égard. Vous avez aussi
03:47au niveau de l'hélium qui est essentiel dans le refroidissement des semi-conducteurs, on l'utilise
03:52et l'hélium, malheureusement entre guillemets, est dépendant à peu près, en tout cas les grands
03:57acteurs des semi-conducteurs en Asie, importe à peu près 40 voire 50 % de leur hélium, il va être
04:03directement importé depuis le Qatar et donc il passe par le détroit d'Hormuz. Donc on voit assez bien, on
04:08a
04:08vraiment cet impact qui va être beaucoup plus important que s'intéresser uniquement au prix du
04:13pétrole qui bien sûr fluctue d'une manière extrêmement élevée, mais ça va quand même au-delà avec un impact
04:18qui va être beaucoup plus significatif à prendre en considération de manière qui est très nette.
04:23Donc on va y revenir, on va essayer de regarder et de garder cet aspect. On va y revenir dans
04:27un instant
04:28avec mon invité pour voir un peu le détail sur les marchés, mais vous le savez, on a systématiquement
04:34aussi notre petit passage de fact-checking avec un point notamment concernant Dubaï, qu'on va regarder dans un instant.
04:48Le point qu'on constate, c'est du fait des attaques qui ont eu lieu notamment du côté de Dubaï,
04:53vous avez un
04:54effondrement, en tout cas c'est ce qui est mis en avant, des prix de l'immobilier à Dubaï. Alors
04:57attention, on fait référence
04:59à l'indice Real Estate de Dubaï, qui est un indice en fait qui a à peu près chuté de
05:0329% depuis à peu près un mois.
05:06Le point qui est important, c'est que cet indice, qui est un indice boursier j'insiste, il représente six
05:11sociétés
05:12qui sont essentiellement dans l'immobilier, des sociétés civiles immobilières qui sont cotées à Dubaï.
05:17Et le point qui est important, c'est que vous avez au sein de ce groupement-là, vous avez une
05:20société,
05:21EMAR, qui représente à peu près 70 à 80% de la pondération.
05:25Donc il faut être extrêmement prudent en considérant qu'aujourd'hui vous avez un effondrement
05:29des prix de l'immobilier à Dubaï, ou d'ailleurs dans d'autres Émirats.
05:32La réalité, c'est qu'on n'a pas du tout de données fiables qui permettent d'aller dans ce
05:36sens-là.
05:36En revanche, effectivement, qu'est-ce qu'on constate ? C'est que vous avez bien sûr des difficultés
05:40qui sont extrêmement importantes pour EMAR.
05:43Donc cet indice qui est souvent mis en avant dans les médias pour justifier un effondrement
05:47des prix de l'immobilier, c'est plutôt un indice qui montre la faiblesse aujourd'hui
05:51et les difficultés d'une seule des grosses sociétés, Société Civile Immobilière à Dubaï.
05:56Donc vraiment prudence à cet égard, ça reflète plutôt cette dynamique sur l'entreprise EMAR.
06:01Et on va revenir dans le détail sur les marchés financiers avec mon invité.
06:05On a énormément de sujets à brasser et un point notamment en introduction
06:08qui va concerner les corrélations.
06:12Tout pour investir, la masterclass sur BFM Business
06:17Rendez-vous sur BFM Business, Mathieu Jolivet
06:20Le concept autour de moi, uniquement des observateurs étrangers
06:24c'est leur regard extérieur sur notre actualité qui nous intéresse
06:28un regard aiguisé, sans concession, précieux pour nous aider à sortir de notre bulle
06:32nous aider à sortir de notre prisme franco-français.
06:35Les experts sans frontières avec Mathieu Jolivet
06:38tous les vendredis à 18h sur BFM Business
06:41Ce programme est à retrouver à la demande en podcast sur l'appli BFM Business
06:45et sur les plateformes de streaming
06:48Tout pour investir, la masterclass, les signaux faibles
06:53Donc on le voit, on a énormément de dislocations du côté des marchés
06:56vous avez bien sûr cette dynamique de matières premières
06:58et je suis ravi d'en parler avec Benjamin Louvé
07:00vous êtes gérant matières premières chez Ofi Asset Management
07:03Le premier point que j'aimerais mettre en avant
07:06c'est déjà de rebondir sur l'actualité
07:09quel est l'impact des attaques qu'on a eues sur les infrastructures gazières
07:12et quels sont les secteurs éventuellement qui vont être impactés
07:14puisqu'on voit de manière assez nette que sur l'industrie
07:17notamment européenne ou encore asiatique
07:19ça peut avoir un effet qui va être extrêmement durable
07:22Oui bonjour Christopher
07:23L'effet est forcément très important
07:25parce qu'on a eu des infrastructures importantes
07:30de gaz naturel liquéfié qui ont été touchées
07:32notamment la raffinerie de Ras Lafane hier
07:35le ministre du Qatar a expliqué
07:37ils ont construit cette raffinerie il y a deux ans
07:41pour 26 milliards de dollars
07:42et ils estiment les dégâts à 20 milliards de dollars
07:44donc ils estiment qu'il faudra entre 3 et 5 ans
07:46pour réparer l'ensemble de ces infrastructures
07:49ce qui veut dire qu'on va perdre à peu près
07:513 à 3,5% de la capacité mondiale de gaz
07:56d'approvisionnement en gaz pour une période assez longue
07:59on a également une raffinerie qui a été touchée au Koweït ce matin
08:02donc là on parle de destruction d'infrastructures
08:05qui vont durablement affecter l'approvisionnement
08:08alors évidemment ça veut dire qu'on va avoir une concurrence accrue
08:12et donc des prix du gaz qui vont probablement rester élevés
08:16pour une période plus longue
08:17et on le sait c'est particulièrement impactant
08:20pour l'économie européenne
08:23on l'avait vu pendant la précédente crise
08:25l'Asie a d'autres moyens de fonctionner
08:29on risque très fortement de voir un regain du charbon
08:34dans la production d'énergie
08:37du fait de ces incidents autour du gaz
08:39mais le vrai problème qu'il faut avoir en tête
08:42c'est qu'on a une destruction qui est durable
08:45premièrement
08:45et deuxièmement on a une indisponibilité aujourd'hui
08:49qui est importante
08:49et qui si elle devait se prolonger
08:52commencerait à proposer des problèmes extrêmement importants
08:55ce matin les experts saoudiens ont indiqué que si le conflit devait durer jusqu'à fin avril
09:01ils estimaient que le prix du pétrole monterait à 180 dollars le baril
09:05ce qui poserait des problèmes absolument énormes au niveau de l'économie mondiale
09:09oui quand on regarde sur les anticipations de marché
09:12alors certes elles évoluent beaucoup
09:13mais on est sur un conflit qui pourrait
09:15en tout cas d'après les anticipations de marché
09:16donc énorme prudence
09:17perdurer jusqu'au mois de mai
09:19si on regarde notamment
09:20j'ai évoqué typiquement l'hélium liquide
09:22qui est essentiel pour le refroidissement des semi-conducteurs
09:25on sait que des grands acteurs asiatiques
09:27comme TSMC ou encore SKINX
09:29qui sont extrêmement dépendants en termes d'approvisionnement du Qatar
09:32c'est à peu près 40 à 50% de leurs importations
09:34alors bien sûr ils ont des réserves
09:36mais la question qui va se poser
09:37est-ce qu'on a des données pour savoir aujourd'hui
09:39ou en tout cas est-ce que ces entreprises communiquent
09:41pour savoir à peu près quelles sont leurs réserves
09:43et finalement est-ce qu'il y aurait dans le meilleur des cas
09:45des routes alternatives
09:47notamment par exemple pour cet hélium liquide
09:49ou est-ce qu'on est face à un goulot d'étranglement pour l'IA
09:53On est face à un goulot d'étranglement
09:55parce que pour les volumes dont on parle
09:56les routes alternatives
09:57il n'y a pas de pipeline ou de gazoduc
09:59comme pour le pétrole ou pour le gaz
10:00pour ce type de gaz
10:02donc il faut prévoir des transports par la route
10:05et donc forcément avec des volumes beaucoup plus faibles
10:08que quand on fonctionne par les routes maritimes
10:10donc forcément c'est un goulot d'étranglement
10:13et ça va contraindre les capacités de production
10:17et vous parlez de l'hélium
10:18mais on peut parler plus globalement
10:21le marché est en train de réaliser l'importance
10:23qu'est le détroit d'en mousse
10:24parce que vous avez également une grosse partie des fertilisants
10:26qui passent par là
10:27vous avez de l'aluminium
10:29pratiquement 10% de la production d'aluminium mondial
10:31passe par le détroit d'en mousse
10:33vous avez également l'urée
10:34vous avez également le soufre
10:36qui est indispensable pour la fabrication d'acide sulfurique
10:38pour raffiner notamment le cuivre et le nickel
10:41donc on a des perturbations importantes
10:42je pense que ce qui est important Christopher
10:45c'est de bien comprendre que pour l'instant
10:46le marché a l'air de se focaliser sur le fait
10:48que cette crise peut avoir un effet inflationniste
10:50mais en fait ce n'est pas vraiment de l'inflation
10:52c'est un choc de prix
10:53mais au-delà de ce choc de prix
10:55on a vraiment un problème aujourd'hui
10:59de risque de perte de production
11:00et donc d'atteindre la croissance beaucoup plus grande
11:03ce qui va encore compliquer le rôle des grands argentiers
11:06et notamment des banques centrales
11:07parce qu'elles vont avoir des injonctions contradictoires
11:10plutôt avoir tendance à retarder des éventuelles baisses de taux
11:14parce qu'il y aura un problème d'inflation
11:16mais les hausses de taux ne peuvent pas grand-chose
11:19contre une inflation par le prix des matières premières
11:22et une crainte sur la croissance
11:24qui pousserait plutôt à baisser les taux
11:25donc on va rentrer dans une situation extrêmement compliquée
11:28et probablement volatile pour les marchés de ce fait
11:30Je pense que c'est un point qui est important
11:32et je suis assez aligné avec vous
11:33c'est-à-dire qu'on se focalise beaucoup sur les pressions inflationnistes
11:35qui bien sûr seront là tôt ou tard
11:37ça devrait être ou même en dernière partie d'année
11:41mais la réalité c'est que la pondération
11:43en tout cas dans le calcul de l'inflation
11:44notamment sous ce qui va concerner l'énergie
11:46ou encore l'alimentaire
11:47en tout cas pour les pays développés
11:49ça reste plutôt faible
11:49les pays asiatiques c'est un peu différent
11:51je crois que la Thaïlande
11:52lorsqu'ils font leur calcul d'inflation
11:53l'inflation alimentaire ça peut représenter 70% du poids
11:56donc c'est un peu différent
11:57mais indéniablement c'est plutôt un sujet de croissance
12:00qui va être extrêmement important à prendre en considération
12:02on le voit
12:03vous avez énormément
12:04toute la chaîne industrielle aujourd'hui
12:06très dépendante de cet aspect-là
12:08on a je crois des chimistes allemands
12:09qui mettent déjà en avant le fait
12:11qu'on aurait des difficultés à cet égard
12:13est-ce qu'il y a des pays qui pourraient s'en sortir
12:15alors je vois par exemple pour le pétrole
12:17on évoque assez régulièrement
12:18que des gagnants de la séquence actuelle
12:20ça pourrait être l'Amérique latine
12:21on pensera notamment au Venezuela
12:24le gouvernement américain a aussi autorisé
12:26le gouvernement vénézuélien
12:27en tout cas les sociétés vénézuéliennes
12:29qui fournissent des fertilisants
12:30même si ce n'est pas les plus importants
12:32en termes d'exportation
12:33à faire du commerce avec les sociétés américaines
12:35est-ce que l'Amérique latine
12:36pourrait un peu tirer son épingle du jeu
12:38des tensions actuelles sur les matières premières ?
12:42L'Amérique latine va être gagnante
12:44sur certains points que vous évoquez
12:45alors sur le pétrole
12:46ça reste relativement compliqué pour le Venezuela
12:47parce que les installations sont très vêtuses
12:52elles vont nécessiter des gros investissements
12:53on a bien vu que les compagnies pétrolières américaines
12:55n'avaient pas très envie d'y aller
12:56et les allègements annoncés par l'administration Trump
13:02sur le Venezuela
13:03ne vont pas produire des faits majeurs
13:05et massifs rapidement
13:07on va pouvoir gagner quelques centaines de milliers de barils
13:10mais guère plus
13:10ce qui est très loin des 20 millions de barils
13:12de pertes de production qu'on a actuellement
13:15enfin on va dire une dizaine de millions de barils
13:17qu'on a de pertes actuellement
13:18du fait de la fermeture du Z3 dans la mousse de fait
13:22sur les fertilisants
13:23ils peuvent peut-être effectivement
13:24tirer un peu leur épingle du jeu
13:25mais il va falloir voir aussi l'impact inverse
13:27c'est que on a du fait du manque de fertilisants
13:30aujourd'hui un risque pour les récoltes à venir
13:35et donc il peut aussi y avoir un impact négatif
13:37du fait de cette possible perte de production agricole
13:43qui pourrait aussi les affecter
13:45parce que le continent sud-américain
13:47est un gros continent producteur de soja
13:49de maïs notamment
13:52et de cannes à sucre
13:53donc il pourrait y avoir des impacts
13:55indirects négatifs également
13:57un peu difficile de dire exactement
13:59qui va bien s'en tirer
14:00les grands gagnants je dirais
14:01de cette situation
14:02ce sont les américains
14:03qui aujourd'hui sont le plus gros producteur de pétrole
14:05et qui vont profiter à plein
14:07de la hausse des prix du pétrole
14:08qu'on connaît actuellement
14:10En un mot très rapidement
14:11notamment pour nos auditeurs et téléspectateurs
14:13on ne cesse d'entendre dans la période actuelle
14:16des objectifs sur le pétrole
14:20tout va dépendre bien évidemment
14:21finalement de la séquence
14:22et de la durée du conflit
14:24est-ce que vous pourriez juste expliquer
14:25à nos auditeurs et téléspectateurs
14:27comment on essaye de modéliser
14:28de manière très rapide
14:29ça reste très compliqué pour eux
14:30de se dire
14:31certains nous disent
14:32que ça va monter à 150 dollars
14:33certains à 180
14:35quels sont les éléments
14:36qui permettent de faire
14:36ce type de prévision
14:37pour être de manière assez explicite
14:40En fait
14:41le prix du matière première
14:43il s'établit en fonction
14:45de l'équilibre instantané
14:46entre l'offre et la demande
14:47et donc vous devez en permanence
14:49être capable d'estimer les flux
14:51aujourd'hui on sait
14:52que l'offre va être réduite
14:55et probablement durablement
14:57parce que même si le conflit
14:57s'est amené demain matin
14:58le manque de circulation de bateaux
15:01depuis maintenant plusieurs semaines
15:03va mettre du temps
15:04à se résorber
15:06on peut prendre en compte
15:08la modélisation aussi
15:09des libérations des stocks stratégiques
15:11mais la libération des stocks stratégiques
15:13elle est contrainte
15:13en termes de volume par jour
15:14pour des contraintes techniques
15:17et puis en face de ça
15:18ce qu'il faut comprendre
15:19c'est quelle est la part
15:20de la demande
15:21qui peut être effacée
15:22de façon à rétablir l'équilibre
15:24et aujourd'hui le problème qu'on a
15:25c'est que par rapport
15:26à la situation qu'on a pu avoir
15:27dans les années 70 notamment
15:29on a une économie
15:31qui est beaucoup moins
15:32dépendante du pétrole
15:32on le voit bien
15:33la quantité de pétrole
15:34nécessaire par unité de PIB
15:35a beaucoup diminué
15:36parce qu'en fait
15:37on a optimisé
15:37dans le cadre de la transition énergétique
15:38notre consommation de pétrole
15:40et donc effacer de la demande
15:42va être de plus en plus difficile
15:43vous parliez de la pétrochimie
15:45la pétrochimie
15:46aujourd'hui ce sont des barils
15:47qui sont absolument essentiels
15:49donc on va avoir du mal
15:50à effacer cette demande
15:51et ça quand on le modélise
15:52ça nécessite une hausse des prix
15:54encore plus importante
15:55pour détruire la demande suffisante
15:57pour rétablir l'équilibre
15:58entre l'offre et la demande
15:59et c'est ça qui permet
16:02de mener à ces estimations
16:04qui sont faites
16:05par le ministre du Qatar
16:06qui parlait de 150 dollars
16:07il y a quelques jours
16:09par les Saoudiens ce matin
16:11qui parlent de 180 dollars le baril
16:12si le conflit devait durer encore un peu
16:14parce qu'au fur et à mesure
16:16que le conflit dure
16:16les stocks stratégiques
16:18vont être de moins en moins utiles
16:19le retard pris dans la livraison
16:21du reste du pétrole
16:22va être de plus en plus important
16:23donc ça pousse les prix du pétrole
16:25de plus en plus haut
16:27Merci beaucoup Benjamin Louvet
16:29pour cette réponse extrêmement explicite
16:31vous êtes gestionnaire
16:34matière première
16:35chez Ofi Asset Management
16:36on se retrouve dans un instant
16:38pour l'entretien
16:39on va avoir une perspective globale
16:40sur les marchés
16:41on va commencer par une séquence
16:43sur les corrélations
16:44qui est un élément extrêmement important
16:45sur les marchés financiers
16:53On se retrouve avec Mathieu Barrière
16:55vous êtes responsable
16:56de la question d'actifs
16:57chez Odo BHF Asset Management
16:59ravi de vous avoir en plateau
17:00Bonjour Christopher
17:01On a un élément qui est important
17:03sur les marchés financiers
17:04on ne cesse de parler
17:05systématiquement de corrélations
17:06par exemple
17:07des choses assez classiques
17:08vous allez me dire
17:09si vous trouvez ça pertinent
17:10avec votre expérience de marché
17:12c'est risque géopolitique
17:14théoriquement
17:14le Yen japonais augmente
17:16on voit que ce n'est pas vraiment
17:17le cas à l'instant T
17:18ça dépendra des mesures
17:20notamment si on parle
17:21de taux de change réel effectif
17:22on est plutôt proche
17:23des points bas historiques
17:24et notamment proche
17:25des points bas aussi également
17:26face au dollar américain
17:27si on regarde
17:28on se dit risque géopolitique
17:30l'or devrait plus tant bénéficier
17:32ce n'est pas vraiment le cas
17:33donc est-ce qu'on a des corrélations
17:34qui sont un peu cassées
17:35sur les marchés
17:36et comment on explique justement
17:37si elles sont cassées ?
17:39Alors les corrélations
17:41c'est assez typique
17:42à chaque fois qu'il y a une hausse
17:43de la volatilité
17:45il y a des bouleversements
17:48il n'y a jamais eu
17:49historiquement des scénarios
17:51où tous les actifs refuges
17:52fonctionnaient en tant que refuges
17:53l'essentiel pour qu'il n'y ait pas
17:55une déstabilisation globale
17:56du système
17:57c'est qu'une bonne part
17:58des actifs supposés refuges
18:00remplissent leur rôle
18:01alors les points que vous avez évoqués
18:03ils sont tout à fait intéressants
18:05on peut penser au Yen
18:07effectivement
18:08qui structurellement
18:09est quand même dans un cycle baissier
18:11depuis de nombreuses années
18:14et qui
18:15à court terme
18:16ne remplit pas totalement
18:17effectivement
18:18son rôle
18:19d'actif
18:20refuge
18:21sachant que là aussi
18:22comme pour les autres
18:23obligations gouvernementales
18:25on observe une tension
18:26sur les taux
18:26globalement
18:27les marchés obligataires
18:28se disent
18:28il y a une hausse du prix du pétrole
18:30Chahé Chaudet craint l'eau froide
18:32on a vu ce qui s'est passé
18:32avec les séquences 2020-2022
18:34est-ce qu'il n'y aura pas
18:35des effets de second tour
18:36et il y a des tensions
18:37sur l'ensemble des courbes
18:38y compris au Japon
18:39donc les rendements japonais montent
18:41et le Yen baisse
18:43c'est vraiment
18:44l'exemple même
18:45de ce changement
18:46qui a intervenu
18:47qui est celui
18:47de la dominance fiscale
18:49c'est-à-dire
18:49des marchés
18:50qui se disent
18:51que les banques centrales
18:53ont perdu
18:54partiellement
18:55mais de manière certaine
18:56en indépendance
18:56et que finalement
18:57elles sont là
18:58un peu
18:59pour suivre
19:00les éventuels errements
19:02des politiques budgétaires
19:04avant c'était quelque chose
19:05qui était très typé
19:07il y a plus de 2-3 décennies
19:09banque centrale
19:10de pays émergents
19:12et effectivement
19:12on s'aperçoit
19:13que cette thématique
19:15de dominance fiscale
19:16ce qui est un terme
19:17très poli
19:18pour dire que le banquier central
19:19est beaucoup moins indépendant
19:20et que c'est le budget
19:21qui décide
19:22on voit ces thèmes
19:24qui réémergent
19:24par exemple sur le Japon
19:25ou aussi sur le Royaume-Uni
19:27pourquoi par exemple
19:28sur ces zones
19:29parce que forcément
19:30il y a moins d'indépendance
19:31de la banque centrale
19:32qu'en zone euro
19:33où la banque centrale
19:34ne répond pas directement
19:36à tel ou tel trésor
19:37et donc peut se réfugier
19:39on va dire
19:40avec des appuis politiques
19:41qui existeront toujours
19:43ici ou là
19:44dans la zone
19:44étant donné que d'ailleurs
19:45en Europe
19:46on a des chiffres d'inflation
19:48très disparates
19:50travers la zone
19:50et ça peut être une aide
19:52pour les banquiers centraux
19:53pour une fois
19:54Oui parce qu'effectivement
19:55si on regarde la séance de jeudi
19:56par exemple le Royaume-Uni
19:57a un bon exemple
19:58à mettre en avant
19:59il y a eu énormément
19:59de volatilité sur les taux
20:01alors ça a été un peu expliqué
20:02par le fait que finalement
20:03que vous avez une anonymité
20:04de la banque centrale
20:05pour plutôt être sur
20:06très haut quiche
20:07donc une perspective
20:08d'augmenter les taux
20:09alors qu'on était plutôt
20:10sur un cycle de baisse des taux
20:11c'est un élément
20:11qui est mis en avant
20:12mais ça remonte aussi
20:13la fragilité du marché
20:14obligataire britannique
20:15avec tous les à-coups
20:16qu'on a connus
20:16ces dernières années
20:17je voudrais vous faire rebondir
20:19sur un son d'Alexandre Baradez
20:20qui est chef analyste
20:21chez IG
20:23il revient sur cette résistance
20:24des marchés américains
20:25et ça nous permettra
20:26de rebondir un peu
20:27sur la méfiance
20:27à l'égard du dollar
20:29finalement
20:29qui joue un peu
20:30son rôle de valeur refuge
20:32alors
20:33plus peut-être
20:33on va écouter le son
20:34et je vous laisserai rebondir
20:37autant sur l'Europe
20:38ça a déjà pas mal avancé
20:39autant je trouve
20:39que sur les Etats-Unis
20:40le marché est peut-être
20:42un peu trop sûr
20:43ou alors il est à la limite
20:44de faire quelque chose
20:45mais je trouve encore une fois
20:46que les degrés de correction
20:47qu'on a sur les indices
20:47comme le SP500
20:49sont trop peu suffisants
20:50sachant encore une fois
20:51que l'Iran
20:52quand on regarde un graphique
20:53du SP500
20:53sur plusieurs mois
20:54la hausse
20:55s'était déjà arrêtée
20:56pendant plusieurs mois
20:57et l'Iran vient juste
20:58faire basculer un peu
20:59et faire peser un peu de poids
21:01sur la partie droite
21:01mais ça fait déjà des mois
21:02qu'on avait des thèmes
21:03taxes commerciales
21:04et d'autres thèmes
21:05inflation, taux de la fête
21:06qu'on ne peut pas baisser
21:06etc.
21:07qui empêchaient le marché
21:08de monter
21:09donc c'est là que je trouve
21:10que le choc iranien
21:12devrait provoquer
21:13ce qu'on appelle
21:13la fameuse capitulation
21:14c'est à mon avis
21:15on latéralise
21:16on capitule
21:16et pour moi
21:17il manque cette capitulation
21:18On a finalement
21:19une résilience
21:20qui est assez nette
21:21du côté des indices américains
21:22alors il y a plusieurs explications
21:23moi il y en a une
21:24que je m'en avance
21:25c'est de se dire
21:25si on regarde en 2022
21:27la guerre en Irak
21:28pardon
21:29la guerre en Ukraine
21:32finalement
21:32les marchés actions
21:33que ce soit des deux côtés
21:34de l'Atlantique
21:34ont été très résistants
21:35pendant cinq semaines
21:36parce que finalement
21:37tout le monde s'était dit
21:38c'est un peu le consensus
21:39aujourd'hui
21:39c'est à dire
21:40ça va être éphémère
21:41mais bon à un certain stade
21:41on se rend compte que l'inflation
21:43va être en partie structurelle
21:44les banques centrales
21:44augmenter les taux etc
21:45alors je ne dis pas
21:46qu'on est sur ce sujet là
21:47parce que je pense
21:48que c'est très compliqué
21:49de voir où va aller l'inflation
21:50et à quel point
21:51ça va irriguer l'économie
21:53et avoir une influence
21:53sur les banques centrales
21:54mais en revanche
21:55est-ce que ça vous inquiète
21:56cette résistance
21:57ou cette résilience
21:58du côté des indices
21:59et notamment du côté
22:00des indices américains
22:01ou c'est lié notamment
22:02au rôle du dollar
22:02selon vous ?
22:03Alors je pense que
22:05plutôt que de se dire
22:06c'est une résistance
22:07du marché américain
22:09on peut aussi analyser ça
22:10non pas de manière géographique
22:12mais factorielle
22:13finalement on a eu
22:14ce choc géopolitique
22:16on a eu une montée
22:17de la volatilité
22:18quand il y a une montée
22:20de la volatilité
22:20une partie des investisseurs
22:22se dit
22:22bon ben je fais le gros dos
22:24et je ne bouge pas
22:24mes positions
22:25une autre partie
22:25adapte ses expositions
22:27aux actifs risqués
22:28et donc réduit
22:28dans les actifs risqués
22:30il y a des positionnements
22:31qui sont
22:33on peut penser
22:33sur les devises
22:34par exemple
22:34le carré trade
22:35donc emprunter dans
22:36des devises à rendement faible
22:37pour placer dans
22:38des devises à rendement élevé
22:39on a aussi un peu la même chose
22:40au sein des marchés actions
22:42avec des stratégies
22:43de type momentum
22:44ces stratégies
22:45de type momentum
22:46si les actifs
22:47sont retirés
22:48de ce type de stratégie
22:49forcément
22:50les actions
22:51qui sont du côté long
22:52du momentum
22:54il y a
22:54de la prise de profit dessus
22:56et de l'autre côté
22:58du côté short
22:58ça aide à rentrer
22:59je pense que
23:00la bonne résistance
23:02finalement
23:02du complexe
23:04le Nasdaq
23:04vu du point de vue
23:06de l'investisseur en euros
23:07qui finalement
23:07ne baisse pas trop
23:08sur les premières semaines
23:09de mars
23:10c'est l'illustration
23:11de la baisse
23:13du levier
23:14de ce type de stratégie
23:15finalement
23:17dit plus simplement
23:18prise de profit
23:19sur ce qui a extrêmement
23:20bien fonctionné
23:20depuis le début
23:22de l'année
23:22on peut penser par exemple
23:23aux financières européennes
23:24qui ont eu une trajectoire
23:25assez stellaire
23:26au cours des six derniers trimestres
23:28et puis
23:29à contrario
23:31là où
23:32les investisseurs
23:33étaient peut-être
23:33localement
23:34tactiquement
23:35sous-positionnés
23:36c'est difficile
23:37d'aller beaucoup plus bas
23:38finalement
23:39le software
23:41qui était
23:41la crainte des investisseurs
23:42il y a quelques semaines
23:43ça fait partie
23:44de ces secteurs
23:44qui souffrent pas trop
23:46de ce stress global
23:47et ça corrobore
23:49parce que j'ai eu une réunion
23:49hier avec des investisseurs
23:51institutionnels
23:51de manière assez surprenante
23:53ils sont effectivement
23:53revenus sur le logiciel
23:55américain
23:55ayant exactement
23:56la même réflexion de vous
23:57ils ont pris des bénéfices
23:58sur d'autres segments
23:59ils se sont dit
24:00c'est le bon moment
24:00de rentrer
24:01est-ce qu'on peut considérer
24:02qu'il y a justement
24:03si on regarde par exemple
24:04sur les logiciels
24:05ou d'autres secteurs
24:06qui ont été un peu
24:07chahutés en début d'année
24:08ou fin 2025
24:09est-ce que c'est
24:10un retour en grâce
24:12qui est durable
24:12selon vous
24:13ou est-ce que ce type
24:14de phénomène
24:14ça durera uniquement
24:15le temps de la parenthèse
24:16de la crise géopolitique ?
24:18alors je pense que ça a été
24:23un moyen probablement
24:26de faire sortir un peu
24:28les flux spéculatifs
24:29qui étaient vraiment short
24:32sur ce secteur
24:34effectivement les perspectives
24:36de croissance
24:37qu'on prend entreprise
24:38par entreprise
24:39elles deviennent
24:40beaucoup plus floues
24:41du point de vue
24:42l'investisseur global
24:46avec la loi des grands nombres
24:48et la dilution des risques
24:49on se dit
24:50qu'il y a de la disruption
24:52la disruption
24:53c'est effectivement
24:55créateur de volatilité
24:56de titre
24:57quand on est exposé
24:58du côté action
24:59à ces acteurs économiques
25:01la volatilité
25:02sur le long terme
25:03c'est pas quelque chose
25:04de mauvais
25:04vous êtes du côté action
25:05dans le pire des cas
25:06votre rendement
25:07c'est moins 100%
25:08sur un titre
25:08et on l'a bien vu
25:10avec des succès historiques
25:11comme Nvidia
25:11des fois ça peut être
25:12des rendements positifs
25:13exceptionnels
25:14par contre effectivement
25:15du côté crédit
25:16ça peut être
25:17plus compliqué
25:18donc on se dit
25:19que tout le flou
25:22et le bruit
25:22qu'on a eu sur le secteur
25:23du logiciel
25:24du côté action
25:26ça devrait un peu
25:27se temporiser
25:28se renormaliser
25:29ça devrait un peu
25:29sortir des feux
25:31de l'actualité
25:32par contre
25:33du côté crédit
25:34ça risque de continuer
25:35pendant quelques trimestres
25:36histoire que la situation
25:37se décante
25:38et qu'on voit
25:39quels sont les cash flows
25:39réels des entreprises
25:40c'est un sujet
25:41que je voulais aborder
25:42avec vous
25:42en dernier point
25:44on avait évoqué
25:45les tensions
25:45la semaine dernière
25:46sur le crédit privé
25:47américain
25:48avec notre invité
25:48qui avait un biais
25:50qui était très très négatif
25:51donc je suis plus positif
25:53en tout cas plus neutre
25:54sur le sujet
25:54je voulais rebondir
25:55avec vous justement
25:56sur ça
25:56on a vu
25:57quelles difficultés
25:58sur le crédit privé
25:59aux Etats-Unis
26:00sans rentrer dans la technicité
26:01du crédit privé
26:02on n'a pas suffisamment de temps
26:03mais est-ce que
26:04vous me parliez
26:05avant d'entrer en plateau
26:06que notamment
26:07si ça devait mal tourner
26:09il faut regarder
26:10justement ce qui se passe
26:10du côté des assureurs américains
26:12est-ce que vous pourriez
26:12rebondir sur cela
26:13expliquer
26:14oui tout à fait
26:14alors peut-être
26:15en préambule
26:16juste les grandes masses
26:17les actifs financiers mondiaux
26:19c'est un peu au-delà
26:20de 200 trilliards de dollars
26:22plus de la moitié en action
26:23le crédit investment grade
26:25c'est environ 80 trilliards de dollars
26:27le crédit au rendement
26:283 à 4 trilliards de dollars
26:30et le crédit privé
26:31on ne sait pas exactement
26:32entre 1,5 et 2 trilliards de dollars
26:34on voit des chiffres différents
26:35parce qu'est-ce qu'on parle
26:36des capitaux engagés
26:37des capitaux appelés
26:38il y a un peu de levier
26:39qu'autorisés
26:40y compris dans des structures cotées
26:41mais finalement
26:43ça reste 1%
26:44des actifs totaux
26:45la taille du marché
26:46du crédit privé
26:47c'est en ce moment
26:49un peu inférieure
26:50à celui des crypto-actifs
26:51des crypto-devises
26:53d'un point de vue macro-économique
26:56imaginons un scénario
26:57absolument catastrophique
26:58sur cette sphère
26:59finalement l'impact
27:00en termes de richesse
27:01de la disparition
27:02de l'intégralité
27:03de ces actifs
27:04de crédit privé
27:04c'est l'équivalent
27:05d'une contraction
27:06de 2 à 3%
27:07du marché action
27:07donc d'un point de vue macro
27:09c'est faible
27:09en termes d'effet richesse
27:11pour faire un parallèle
27:12avec ce qu'on avait pu voir
27:13pendant la grande crise financière
27:14finalement le levier
27:15c'était les banques
27:17on n'est pas du tout
27:18dans la même situation
27:19parce que
27:20les banques
27:21ne sont pas
27:22surexposées
27:23à cette partie
27:25des actifs
27:26de dette privée
27:27on retrouve plutôt
27:28des surexpositions
27:29peut-être dans la sphère
27:30notamment des assureurs
27:31aux Etats-Unis
27:31donc pour l'investisseur
27:34qui se disait
27:34j'achète
27:35des assureurs américains
27:37pour la stabilité
27:38du dividende
27:39et le confort
27:40que ça me procure
27:41oui il y a peut-être
27:42des revues
27:43de dossiers à faire
27:44mais
27:47c'est pas
27:47quelque chose
27:48qui risquerait
27:49de faire une contagion
27:52et de
27:54jeter le doute
27:55sur
27:57énormément
27:57d'actifs
27:58par la suite
27:58oui ça permet
27:59effectivement
27:59de voir à peu près
28:00où on se trouve
28:00et je pense qu'on est
28:01assez aligné
28:02c'est-à-dire qu'il n'y a
28:02aujourd'hui pas de raison
28:03de paniquer
28:04il n'y a pas de contagion
28:04à l'Europe notamment
28:05et les ordres de grandeur
28:07même si on sait très bien
28:08qu'on peut avoir
28:08des effets d'entraînement
28:09mais vous le mettez en avant
28:10c'est du côté des assureurs
28:11c'est un sujet
28:12les ordres de grandeur
28:13permettent quand même
28:14un tout peu
28:15de relativiser
28:15on y reviendra
28:16bien sûr
28:16sur cette thématique
28:17de crédit privé
28:18puisque je pense
28:18ça va être un sujet
28:19sur toute l'année
28:20voire au-delà
28:20merci encore
28:21pour cette explication
28:22Mathieu Barrière
28:23vous êtes responsable
28:24de l'élocution d'actifs
28:25chez Odo BHF AM
28:26on se retrouve
28:27dans un instant
28:28pour les questions réponses
28:29et aussi la séquence
28:30que je sais
28:31qui est très appréciée
28:32quand on le montre
28:33sa folle
28:33de Mathieu Jolivet
28:35tout pour investir
28:36la masterclass
28:37Christopher Dembic
28:38vous répond
28:40on se retrouve
28:40pour les questions réponses
28:41et bien sûr
28:42n'hésitez pas
28:42vous pouvez nous poser
28:43vos questions
28:44et notamment sur
28:45mon compte X
28:46on y répond chaque semaine
28:47on va commencer
28:48par une première question
28:49de Pierre
28:50concernant les stratégies
28:52long short
28:53j'ai entendu
28:54que les stratégies
28:54long short
28:55sont bien adaptées
28:56en période d'aversion
28:56au risque
28:57comme c'est le cas
28:57actuellement
28:58mais de quoi s'agit-il
28:59en détail
29:00et finalement
29:01on a invité
29:01Mathieu Barrière
29:02les a un peu évoqués
29:02lorsqu'il a évoqué
29:03le fait d'être long
29:04sur certaines actions
29:05et d'être short
29:06sur d'autres
29:06donc d'être
29:07acheteur et vendeur
29:08sur certaines actions
29:09ces stratégies-là
29:10qu'on retrouve
29:11notamment via des fonds
29:12mais qu'on peut faire
29:12finalement en tant que particulier
29:14c'est une stratégie
29:15concrètement de stock picking
29:16qui a pour avantage
29:18d'être extrêmement décorrélée
29:19du marché des actions
29:20et des taux
29:21puisque l'objectif
29:22c'est finalement
29:23dans une phase de hausse
29:25de capter la hausse
29:26probablement pas intégralement
29:28mais surtout
29:28le point qui est important
29:29c'est quand on est
29:29dans une phase de baisse
29:30des marchés
29:31cette type de stratégie
29:32permet de réduire vos pertes
29:34voire potentiellement
29:35d'être en positif
29:36puisque quand on regarde
29:37à l'heure actuelle
29:38vous avez une myriade
29:38de fonds qui sont
29:39sur ce type de stratégie
29:40long short
29:41et qui performent très très bien
29:42qui performent mieux
29:43que leurs indices de référence
29:44et qui s'en sortent bien
29:46parce qu'ils arrivent
29:46à contenir justement
29:47les excès
29:48en termes de volatilité
29:49de mouvements baissiers
29:51du marché des actions
29:52concrètement
29:53comme je vous l'ai dit
29:53c'est vraiment une stratégie
29:55qui repose comme sur
29:56du stock picking
29:56donc c'est extrêmement simple
29:57si vous sélectionnez
29:58une entreprise
29:59que vous allez acheter
30:00on pensera par exemple
30:02à tout hasard
30:02c'est vraiment juste pour illustrer
30:04on va être long acheteur
30:06sur Nvidia
30:06parce qu'on considère
30:07par exemple
30:08que c'est une entreprise
30:09qui a encore beaucoup
30:09de potentiel
30:10il y a eu la conférence
30:11de Nvidia
30:12qui a eu lieu cette semaine
30:13qui s'est plutôt bien passée
30:14avec de nouvelles annonces
30:15en revanche
30:16on va être short
30:17vendeur
30:18et encore une fois
30:18c'est un exemple
30:19d'Intel
30:20voilà ça vous permet
30:21d'avoir un cadre
30:22et vous jouer avec
30:22ce type de stratégie
30:23donc c'est vraiment
30:24des stratégies purement
30:25de stock picking
30:26et j'insiste
30:27qui sont extrêmement
30:28bien adaptées
30:29pour les périodes
30:29d'incertitude
30:30de forte volatilité
30:31de mouvements erratiques
30:32des marchés
30:33et qui s'adaptent aussi
30:34assez bien
30:35en règle générale
30:35au marché boursier chinois
30:37qui est très loin
30:38d'être le plus volatile
30:39mais en revanche
30:40vous avez beaucoup
30:40d'immixion du politique
30:41parfois ça peut être
30:42aussi dur
30:43de bien appréhender
30:44ce qui se passe
30:45sur les entreprises chinoises
30:46donc ce type de stratégie
30:47long short
30:47peut être plutôt
30:48assez opérante
30:49de manière extrêmement nette
30:50sur ce type de marché
30:52donc soit en période
30:53de risque géopolitique
30:54soit avec une adaptabilité
30:55qui est assez nette
30:56sur le marché boursier chinois
30:58autre point
31:00qui est bien sûr
31:01le pétrole
31:02on en a un tout petit peu
31:03parlé
31:04avec Benjamin Louvet
31:05en introduction
31:06donc c'est une question
31:07de François-Xavier
31:09le pétrole est-il
31:10le nouveau trade
31:11de l'année
31:12alors si on regarde
31:12en termes de flux
31:13et vous le savez
31:14si vous nous suivez
31:15assez régulièrement
31:15dans la masterclass
31:16on regarde de manière
31:17très très récurrente
31:18tout ce qui se passe
31:19en termes de flux
31:20y compris de flux
31:21des fonds spéculatifs
31:22de flux des investisseurs
31:24notamment via les ETF
31:25le point qui est important
31:26c'est qu'on le voit
31:27vous avez eu bien sûr
31:28les fonds spéculatifs
31:29qui sont rentrés
31:30acheteurs
31:30sur tout ce qui est pétrole
31:33donc aussi bien
31:33Bren, WTI
31:34ou encore
31:35entreprises pétrolières
31:36les dernières données
31:38qu'on a en termes de flux
31:39du côté américain
31:40sur les investisseurs
31:41donc de type particulier américain
31:44c'est qu'aujourd'hui
31:45ils font réellement un pari
31:46sur le fait
31:47que le pétrole
31:48va continuer d'augmenter
31:49alors peut-être
31:50un message de prudence
31:51à cet égard
31:52le message qui est assez évident
31:53c'est un
31:54on a assez peu de visibilité
31:55bien sûr sur le conflit
31:56pour ainsi dire
31:58on en a zéro
31:58donc il fait assez limpide
31:59c'est pour ça
32:00qu'on est tous très prudents
32:01dans toutes les émissions
32:02de BFM Business
32:03et notamment
32:04dans Tout pour investir
32:04sur les différents scénarios
32:06on en est contenté
32:07à différents scénarios
32:08le deuxième point
32:10et c'est ce qui a été
32:10mis en avant
32:11par Benjamin Louvet
32:12en introduction
32:12les matières premières
32:14il faut systématiquement
32:15regarder l'offre
32:16et la demande
32:18sur le marché
32:19du pétrole
32:20en règle générale
32:21c'est plutôt l'offre
32:22qui va fixer le prix
32:23sur les autres matières premières
32:25par exemple le cuivre
32:26ça va être plutôt
32:26la demande qui fixe le prix
32:27donc il y a cette divergence
32:28à prendre en considération
32:29et le message de prudence
32:31c'est quoi ?
32:31c'est bien évidemment
32:34quand vous êtes
32:34aujourd'hui
32:35quand on regarde
32:35l'évolution du marché pétrolier
32:37on est plutôt sur un marché
32:38qui est ultra spéculatif
32:39avec un
32:41la première brique
32:41qui va être bien sûr
32:42la géopolitique
32:43et les disruptions éventuelles
32:44mais vous rajoutez
32:45une brique supplémentaire
32:46avec les positions
32:48qui sont plutôt acheteuses
32:49des fonds spéculatifs
32:50et la dernière brique
32:51qui va être
32:52les ménages
32:52les investisseurs
32:54particuliers américains
32:55qui potentiellement
32:56via des ETF
32:56en tout cas
32:57spéculent aussi
32:58sur le prix du baril de pétrole
32:59ça veut dire quoi ?
33:00quand on est sur un marché
33:01ultra spéculatif
33:02on peut avoir des mouvements
33:03de prix dans tous les sens
33:04de manière très très rapide
33:05et malheureusement
33:06on peut avoir des pertes
33:07aussi qui sont très importantes
33:08donc vraiment
33:08un message de prudence
33:09si vous envisagez
33:10aujourd'hui
33:11d'être exposé
33:11sur le marché pétrolier
33:12c'est un marché
33:13qui est ultra spéculatif
33:14donc avec
33:15les risques éventuels
33:16à prendre en considération
33:17et on a une dernière question
33:19d'Anna
33:19ce ne sera pas moi
33:20qui vais y répondre
33:21c'est notre invité
33:22aujourd'hui
33:23Florian Yelpo
33:24vous êtes en charge
33:24de la macroéconomie
33:26chez Lombard-Rodier
33:27ravi de vous retrouver
33:27dans notre émission
33:28la question d'Anna
33:30concerne les marchés
33:32émergents
33:33on note depuis
33:33le début de la guerre
33:34des flux sortants
33:35massifs des marchés émergents
33:36et effectivement
33:37notamment via les ETF
33:38on a quelques données
33:39qui corroborent
33:40cette ascension
33:41est-ce la fin de ce trade
33:42qui était présenté
33:43comme incontournable
33:45en début d'année
33:46ou est-ce que c'est
33:46juste une sorte
33:47de parenthèse
33:48selon vous ?
33:49Bonjour Christopher
33:50bonjour à tous
33:51et puis bonjour Anna
33:51merci pour la question
33:54il est important
33:55de comprendre
33:55le point de départ
33:57c'est-à-dire le moment
33:58où on est rentré
33:59dans cette crise
34:00les marchés émergents
34:01étaient l'un des grands
34:03performeurs de l'année
34:04les actions émergentes
34:06arrivaient à quelque chose
34:07de l'ordre de 15%
34:10l'Europe était à 8%
34:11et les actions mondiales
34:12étaient à peu près
34:13entre 3 et 4%
34:14le point central
34:16à comprendre
34:17c'est ce qu'on vend
34:19en priorité
34:20dans ces moments-là
34:22c'est justement
34:23ce qui vient de faire bien
34:24on monétise
34:25ces gains
34:26tout simplement
34:27oui les actions
34:29émergentes
34:29ont chargé
34:30ont souffert
34:31pardon
34:31mais néanmoins
34:33elles n'ont pas encore
34:35perdu l'attrait
34:36qu'elles avaient auparavant
34:37pourquoi ?
34:38parce que
34:38ces actions émergentes
34:39c'est essentiellement
34:40un élément de long terme
34:43déjà faisons la différence
34:44entre les émergents
34:46de l'Amérique latine
34:48et les émergents
34:49de l'Asie
34:50ce qu'on dit souffrir
34:52c'est davantage
34:53l'Asie émergente
34:54qui n'est pas productrice
34:55en tout cas
34:56pour une majorité
34:57de ces pays-là
34:58de matière première
35:00le point sur lequel
35:01j'aimerais insister
35:02c'est
35:02ce qui fait
35:03qu'une classe d'actifs
35:04actions
35:05a de l'intérêt
35:06a de l'attrait
35:07à long terme
35:08c'est la capacité
35:09de la zone
35:10à générer
35:10des gains
35:11de productivité
35:11ce sont les gains
35:12de productivité
35:13qui font
35:13la majeure partie
35:15des profits
35:15qui vont devenir
35:16ensuite des dividendes
35:17et de la performance
35:18d'un marché
35:19généralement
35:20cette productivité
35:21elle croît
35:22de façon plus rapide
35:24dans les zones
35:25où on commence
35:26à enregistrer
35:26un ralentissement
35:27démographique
35:28vous me voyez venir
35:29la Chine
35:30l'Asie du Sud-Est
35:31là-dessus
35:31c'est l'une
35:32des grandes thématiques
35:34séculaires
35:34de la zone
35:36pourquoi est-ce que
35:36c'est important ?
35:37parce que
35:37quand la démographie
35:38décline
35:39l'adoption
35:39de la technologie
35:40se met à accélérer
35:42et les gains
35:42de productivité
35:44surviennent
35:44à ce moment-là
35:45donc
35:45la thématique
35:47Asie
35:48la thématique
35:48émergente
35:49pour nous
35:50elle reste un tas
35:50simplement
35:51on est en train
35:51de reconstituer
35:52des points d'entrée
35:53intéressants
35:54deuxième point
35:55et je m'arrête après
35:57pensons également
35:58que les émergences
35:59c'est aussi
35:59des obligations
36:01les taux d'intérêt
36:03associés aux obligations
36:04émergentes
36:05oui se sont écartés
36:06ont remonté
36:07mais probablement
36:08pas autant
36:08qu'on le croit
36:09c'est à dire
36:10que oui
36:11les obligations
36:11qui viennent
36:12de la zone
36:12Afrique
36:13ont plutôt
36:13souffert
36:14l'Amérique latine
36:15on est à 0%
36:16d'écartement
36:17des taux
36:18et en Asie
36:19on est à 35 points
36:20de base
36:200,35%
36:22c'est exactement
36:23l'écartement
36:24des taux
36:25aux Etats-Unis
36:25donc attention
36:26à ne pas jeter
36:27le bébé
36:28avec l'eau du bain
36:29on a encore
36:29de l'intérêt
36:30pour les obligations
36:31émergentes
36:31elles ont relativement
36:33bien tenu dans la tourmente
36:34et en comparaison
36:35du reste des obligations
36:36et puis les actions
36:37encore une fois
36:38c'est une thématique séculaire
36:40pas une thématique cyclique
36:41Oui
36:41je suis à ligne avec vous
36:43c'est à dire que
36:43quand on regarde même
36:44effectivement il y a des flux sortants
36:45bien sûr du côté des émergents
36:46mais on n'est pas sur un phénomène de panique
36:48on n'est pas sur des montants sortants
36:50qui sont records
36:51surtout quand on regarde
36:52que les flux entrants
36:53en janvier
36:54et février
36:55quasiment
36:56jusqu'au déclenchement
36:57du conflit
36:58étaient records
36:59sur certaines zones
37:00je penserais notamment au Brésil
37:01il y a un point
37:02qu'on met toujours en avant
37:03c'est sur le dollar
37:04je pense qu'on avait dû échanger
37:05sur ce sujet
37:06au cours des précédents mois
37:08vous n'avez pas changé de dynamique
37:10c'est à dire
37:10on a un léger renforcement
37:11effectivement du dollar
37:12qui n'est pas si important que ça
37:13d'ailleurs au regard du conflit
37:14et de l'incertitude
37:15vous considérez que le dollar
37:17va continuer de baisser
37:18ou est-ce que ça vous a changé
37:20en termes de perspective
37:20et est-ce que ça aurait un impact
37:22justement sur votre positionnement émergent ?
37:24Alors pour l'instant pas
37:27c'est à dire qu'on est encore
37:29comme vous le disiez
37:30avant mon intervention
37:31dans cette zone de flou
37:33une progression du prix du Brent
37:36qui tutoirait les 150 dollars le baril
37:38comme on peut le lire ici ou là
37:41changerait considérablement la donne
37:42je mets ce cas-là de côté
37:43si on met ce cas-là de côté
37:44alors si on pense structure
37:45si on pense structurelle
37:47on pense productivité relative
37:48dans l'ensemble
37:49ce qu'on anticipe encore
37:51c'est une amélioration
37:52de la productivité en Asie globalement
37:54on appelle ça Eja Maxima
37:55il y a de très bonnes raisons
37:56de l'anticiper
37:56notamment la démocratie
37:58comme je le précisais
37:59l'Europe est dans le même panier
38:00le Japon est dans le même panier
38:02donc on a des momentums
38:03de productivité
38:04qui devraient être plus appuyés
38:05chez ceux qui ne payent pas
38:06le coût de l'IA
38:07ça n'est pas le cas des Etats-Unis
38:09c'est un des éléments
38:11qui devraient peser encore
38:12à moyen terme sur le dollar
38:14Merci beaucoup pour ces éclaircissements
38:15Florian Yalpeau
38:16vous êtes en charge
38:17de la macroéconomie
38:17chez Lombard-Rodier
38:19et maintenant on se retrouve
38:20pour Quand le monde s'affole
38:21avec Mathieu Jolivet
38:29Bonjour Mathieu
38:30Bonjour Christopher
38:31Alors sans surprise
38:32évidemment on va parler
38:33de l'Iran
38:33c'est un peu le sujet
38:34de la situation dans le Golfe
38:36est-ce qu'il y a une question
38:38qu'on se pose
38:38c'est que pour l'instant
38:39les pays du Golfe
38:39ont été plutôt passifs
38:40à l'égard de l'Iran
38:41est-ce qu'ils pourraient
38:41être plutôt offensifs ?
38:43Eh bien écoutez ça
38:43ça va être peut-être
38:44la question clé cruciale
38:46des prochains jours
38:46qu'on va scruter
38:49stratégiquement on voit
38:49que l'Iran a déporté
38:50la guerre sur le terrain
38:51de l'énergie
38:52avec ce choc spectaculaire
38:53ça c'est le cœur battant
38:55des pays du Golfe
38:55maintenant attention
38:56parce que c'est vrai
38:57que depuis le début
38:58de l'offensive israélo-américaine
39:00dans la région
39:01on parle
39:02ou on guette
39:03la réaction des pays du Golfe
39:05comme si les pays du Golfe
39:06parlaient d'une seule voix
39:07et étaient une seule personne
39:09mais si vous regardez attentivement
39:10vous remarquez par exemple
39:11que depuis
39:12que le champ gazier
39:13au Qatar
39:14a été
39:16percuté
39:17par les frappes
39:18iraniennes
39:20en représailles
39:21des frappes israéliennes
39:23sur un champ gazier
39:23en Iran
39:24eh bien il y a Riyad
39:25qui a prévenu Téhéran
39:26que sa patience
39:27avait des limites
39:28donc on a un discours
39:29qui se veut
39:29un peu plus offensif
39:30mais quand vous regardez
39:31le message en creux
39:32qui est en parallèle
39:33et diffusé sur la chaîne
39:34Al Jazeera
39:35par le Qatar
39:36ce n'est pas le même discours
39:38que celui de Riyad
39:39et vous sentez que le Qatar
39:41est pour l'instant
39:42un peu plus
39:42dans la voie diplomatique
39:44et surtout
39:45le Qatar
39:46essaye
39:47d'envoyer un message
39:49d'avertissement
39:49plus
39:50en direction de Washington
39:51en lui disant
39:53où sont vos garanties
39:54de sécurité
39:55pour le Qatar
39:56puisqu'aujourd'hui
39:57vous avez quand même
39:58son champ gazier
39:59qui fait un cinquième
40:00du GNL mondial
40:01qui a été percuté
40:02on voit que le Qatar
40:03a dû dans l'urgence
40:04publier un communiqué
40:05hier soir
40:06en expliquant
40:07qu'il brandissait
40:10le cas de force majeure
40:11pour revoir
40:11tous ses contrats
40:1220 milliards de pertes
40:13je crois
40:1320 milliards de pertes
40:29donc pour l'instant
40:30le Qatar
40:31essaye plutôt
40:32de comprendre
40:33ou d'envoyer le message
40:34à Washington
40:35qu'il a besoin
40:35de garanties de sécurité
40:36mais il se tourne
40:37un peu moins
40:38vers Téhéran
40:39il faut se rappeler aussi
40:40qu'Israël avait mené
40:41une attaque
40:41début septembre
40:42sur le sol qataris
40:44pour éliminer
40:45des dirigeants du Hamas
40:46dans la foulée
40:47vous aviez eu
40:47début octobre
40:48Donald Trump
40:49qui avait signé
40:50en urgence
40:51un décret présidentiel
40:53pour s'engager
40:53à défendre le Qatar
40:55de toute attaque extérieure
40:57donc si vous vous mettez
40:58à la place du Qatar
41:00vous pouvez comprendre
41:01qu'il puisse avoir
41:02un sentiment plutôt amer
41:03par rapport à ses garanties
41:04de sécurité
41:05puis dernier point
41:06Christopher
41:07voilà c'est plus
41:08dans la symbolique
41:09la région du Golfe
41:10et les pays du Golfe
41:11font attention
41:12aux symboles
41:13qui pourraient renvoyer
41:14ensemble
41:15vis-à-vis de l'ensemble
41:17du monde musulman
41:17où on parle
41:18de plusieurs milliards
41:19de personnes
41:20s'ils devaient finalement
41:22mener un combat
41:23côte à côte
41:23avec Israël
41:24et finalement
41:26quand on voit
41:26cette thématique
41:27pour l'administration Trump
41:28si vous avez
41:29la guerre en Iran
41:30c'est finalement
41:31la paix par la force
41:32et on le voit assez bien
41:33c'est toujours quelque chose
41:34qui a été mis en avant
41:35même au Venezuela finalement
41:36exactement
41:37ça c'est vraiment
41:38dans la rhétorique
41:40en fait
41:40de l'administration Trump
41:41quelque chose
41:42d'assez intéressant
41:43et qui est presque
41:44constitutive
41:45de l'histoire contemporaine
41:46des Etats-Unis
41:47hier
41:48lors de sa conférence
41:49de presse
41:49qu'il avait monté
41:50un peu en urgence
41:51qui a renvoyé
41:52un sentiment
41:52même un peu
41:53de panique
41:54vous avez le secrétaire
41:55à la défense
41:55le patron du Pentagone
41:56Pete Exet
41:57qui a invoqué
41:58la paix par la force
42:00Donald Trump
42:01il utilisait tout le temps
42:02cette formule
42:03de paix par la force
42:04pendant sa campagne
42:06écoutez-le
42:07là il s'adressait
42:07à ses partisans
42:08c'était encore
42:09en Caroline du Nord
42:10en 2024
42:11Donald Trump
42:13si vous partez en guerre
42:15avec un autre pays
42:16qu'il soit ami ou pas
42:17vous ne ferez plus affaire
42:18avec les Etats-Unis
42:19parce que
42:20nous vous imposerons
42:21des droits de douane
42:22de 100%
42:25j'ai évité
42:26beaucoup de guerres
42:27dans le monde
42:27par des coups de téléphone
42:30bon là
42:31dans l'esprit
42:32de Donald Trump
42:32on impose la paix
42:33par des pressions commerciales
42:35et pas par la guerre
42:36mais sur le concept
42:38lui-même
42:38au fond
42:39on voit bien que
42:40Donald Trump
42:41il n'invente rien
42:41la paix par la force
42:42c'est une idée
42:43qui est vieille comme le monde
42:44les Romains le disaient déjà
42:46si tu veux la paix
42:47prépare la guerre
42:48et aux Etats-Unis
42:49aux Etats-Unis
42:50c'est surtout
42:51un héritage contemporain
42:53c'est l'héritage
42:54de Ronald Reagan
42:55en octobre 1980
42:57Reagan explique
42:59très clairement
42:59sa vision sécuritaire
43:01lors d'un discours
43:02à la nation
43:03autour de ce concept
43:04de paix par la force
43:05écoutez-le
43:10nous avons entendu
43:11l'expression
43:12la paix par la force
43:13si souvent
43:13que son sens
43:14s'est estompé
43:15à force d'être utilisé
43:17le moment est venu
43:18pour l'Amérique
43:18de se souvenir à nouveau
43:19des vérités fondamentales
43:21qui se cachent
43:21derrière ces mots familiers
43:23la paix repose
43:24sur la réalité
43:24de la puissance
43:25économique
43:26militaire
43:26et stratégique
43:27la paix
43:28la paix repose
43:29sur la force
43:30il n'y a pas d'autre voie
43:31et le fait froid
43:32et implacable
43:33est que notre puissance
43:34économique
43:34militaire
43:35et stratégique
43:35sous la présidence
43:36de Carter
43:37est en train
43:38de s'éroder
43:38ce n'est que
43:39si nous sommes forts
43:40que la paix
43:40peut être fort
43:44intéressant
43:45d'entendre
43:45Ronald Reagan
43:46aujourd'hui
43:46donc lui
43:47il a invoqué
43:48c'était vraiment
43:48un slogan pour lui
43:49de toute sa présidence
43:51la paix par la force
43:53on voit que la paix
43:54pour lui
43:55ça vient de la puissance
43:55sur le papier
43:56c'est cette vieille
43:57promesse américaine
43:58d'éviter
43:59des grandes guerres
44:00en étant plus fort
44:01que tout le monde
44:01mais derrière
44:02la formule
44:02de paix par la force
44:03en fait
44:04ce qui est aussi intéressant
44:05c'est de voir que Reagan
44:06et Trump
44:07ne racontent plus du tout
44:08la même histoire
44:09la paix par la force
44:10selon Reagan
44:10c'est d'abord
44:11à l'époque
44:12un équilibre
44:13de la terreur
44:14qui doit être assumé
44:15et maîtrisé
44:16vis-à-vis de l'ennemi
44:17soviétique
44:18il s'agit de se réarmer
44:20mais il faut se réarmer
44:21pour mieux négocier
44:23pas pour taper
44:24pas pour taper
44:24avec Moscou
44:25pour consolider
44:26les alliances
44:27et pour défendre
44:27un ordre international
44:29qui est libéral
44:30chez Reagan
44:31la force
44:32elle va se traduire
44:33à l'époque
44:33par une explosion
44:34du budget militaire
44:35mais aussi en parallèle
44:36par une activité diplomatique
44:38très forte
44:39où il va longuement négocier
44:40avec Gorbatchev
44:42des accords
44:42de désarmement
44:43et le point d'aboutissement
44:46c'est le traité
44:47INF
44:47de 1987
44:48qui va être signé
44:50par les deux dirigeants
44:51et qui va éliminer
44:52toute une catégorie entière
44:53d'armes nucléaires
44:54donc voilà
44:55Reagan c'est la force
44:56pour dissuader
44:56et en parallèle
44:58une négociation
44:58pour stabiliser
44:59en revanche
45:00chez Trump
45:00la paix par la force
45:02on le voit bien
45:02c'est plus un rapport
45:03de domination
45:04et c'est plus un prétexte
45:06pour mettre
45:06un coup de pied
45:07dans le multilatéralisme
45:08l'ordre international
45:09on le voit bien
45:11on en parle
45:11toutes les semaines
45:12l'ordre international
45:13avec les codes
45:14qui ont été dictés
45:15au lendemain
45:16de la seconde guerre mondiale
45:17c'était ceux-là
45:18sur lesquels s'appuyaient
45:19Ronald Reagan
45:20Reagan quand il parlait
45:21de paix par la force
45:22alors que Donald Trump
45:24lui veut au contraire
45:25s'en débarrasser
45:26donc voilà
45:27la paix par la force
45:28de Trump
45:28on voit bien en fait
45:29c'est un concept
45:30qui est plus un prétexte
45:31et qui participe
45:32à cette brutalisation
45:33du monde
45:33et peut-être
45:34à des replis protectionnistes
45:36et à une vision
45:36hémisphérique
45:37d'un monde
45:38qui se redessine
45:38par grands blocs
45:40et qui convient
45:41à la doctrine de Trump
45:42et justement
45:42vous avez évoqué
45:43le monde qui se redessine
45:44avec quelques blocs
45:45ou hémisphères
45:46peu importe la terminologie
45:48vous avez quand même
45:48la Chine
45:49qui est vraiment
45:50au cœur aussi
45:51de ce sujet-là
45:51on le voit assez bien
45:52oui
45:53dans ce conflit
45:54en Moyen-Orient
45:54pour l'instant
45:54on en parle un peu moins
45:56mais c'est vrai
45:56qu'il faut quand même
45:57rappeler et marteler
45:58que la Chine
45:58c'est le premier importateur
45:59mondial de pétrole
46:00et ça vous le savez
46:01mieux que tout le monde
46:02et qu'aujourd'hui
46:04vous avez 13%
46:05du pétrole
46:06importé par la Chine
46:07qui est du pétrole
46:08iranien
46:08vous avez la moitié
46:10du pétrole
46:11importé par la Chine
46:12et 30% du GNL
46:13importé par la Chine
46:15qui vient de la région
46:17du golfe Persique
46:19donc en fait
46:19la Chine est peut-être
46:20le pays le plus exposé
46:21aujourd'hui
46:22à ce choc énergétique
46:24spectaculaire
46:25alors bien sûr
46:25comme toujours
46:26ils ont tout planifié
46:27ils ont prévu
46:28tous les scénarios
46:28on sait qu'ils ont
46:29des stocks stratégiques
46:30d'un peu plus
46:32d'un milliard
46:32de barils
46:33ils peuvent tenir
46:34à peu près 6 mois
46:36mais à la limite
46:37le sujet
46:38ça n'empêche pas
46:39un choc
46:39qui pourrait devenir
46:40presque d'ordre
46:40systémique
46:41pour la Chine
46:42parce qu'ils ont beau
46:43pouvoir tenir 6 mois
46:43si le conflit
46:45et c'est pour ça
46:46que toute la question
46:47est de savoir
46:48si ce conflit
46:49est parti pour durer
46:50ou pas
46:50parce que si vous écoutez
46:52aujourd'hui
46:52les états-majors
46:53américains
46:54et israéliens
46:55ils vous disent
46:56qu'on est dans un temps
46:57peut-être qui s'accélère
46:58aussi médiatique
46:59qui s'accélère
47:00et que deux semaines et demie
47:00c'est très très court
47:01quand on combat un pays
47:02de 100 millions de personnes
47:03et que s'ils continuent
47:05sur cette lancée
47:05tout est plié fin avril
47:06bon on verra
47:08je n'en ai aucune idée
47:10je ne peux pas lire
47:10dans cette boule de cristal
47:11en revanche si dans le scénario
47:14où c'est amené à durer
47:16là vous pouvez dire
47:18que la Chine
47:18bien qu'ayant ses stocks stratégiques
47:20devra à ce moment-là
47:23faire face à un monde
47:24qui connaîtrait
47:25un choc inflationniste
47:26extrêmement fort
47:27vous voyez que le prix
47:27de l'essence aux Etats-Unis
47:28là il a pris en quelques semaines
47:3030%
47:30exactement
47:31l'essence a pris 30%
47:32là on tape
47:33au plein d'essence
47:34des américains
47:35donc derrière
47:37ce qui se dessine
47:38c'est potentiellement
47:39un énorme choc de demande
47:41aux Etats-Unis
47:42et en Europe
47:43qui dit choc de demande
47:44dit je commande
47:45moins de produits chinois
47:46et donc là c'est toute la machine
47:47voilà
47:48l'économie chinoise
47:49repose sur ces exportations
47:52c'est ça qui se dessine
47:54alors après
47:55qu'est-ce que peut faire Pékin
47:56dans cette situation
47:57il y a des situations de report
47:59la première
48:00à laquelle on pense
48:01bien sûr
48:01c'est le pétrole russe
48:04avec finalement
48:05l'administration Trump
48:06qui est plutôt
48:07laisse faire
48:08au niveau de la Russie
48:09on l'a vu avec l'Inde
48:09et ça fait partie
48:11des grandes leçons
48:11au bout de trois semaines
48:13aujourd'hui
48:13la priorité de Trump
48:14face à cette guerre
48:16qui s'est déportée
48:16sur le front énergétique
48:17aussi
48:19la priorité
48:20c'est de calmer les marchés
48:22de calmer
48:23le prix du baril
48:24qui s'enflamme
48:25et à ce moment là
48:26donc les sanctions
48:27les sanctions prises
48:28contre Vladimir Potim
48:30on les met
48:30entre parenthèses
48:31et on a eu même
48:33pour la Biélorussie
48:34donc il y a un jour ou deux
48:35je crois que c'était jeudi
48:36que ça s'est produit
48:37et pour la Biélorussie
48:38bon c'est pas évoqué
48:39mais la Biélorussie
48:40est un grand exportateur
48:42de fertilisants
48:42et donc bien sûr
48:43les fertilisants
48:44les engrais
48:45au détroit d'Ormousse
48:45c'est bloqué
48:46donc potentiellement
48:47c'est aussi ces leviers-là
48:48qui peuvent être actionnés
48:49et finalement on se dit
48:49la priorité
48:50c'est pas la Russie-Biélorussie
48:52c'est le portefeuille
48:52des Américains
48:53et donc il faut calmer les prix
48:55et donc on se retrouve
48:57dans cette situation
48:57assez dingue
48:58où la Chine finalement
48:59qui potentiellement
49:01va pouvoir se prendre
49:02un choc d'ordre systémique
49:03sur son économie
49:04le report vers le pétrole russe
49:06il y a deux limites
49:07il y a déjà
49:07les oléoducs russes
49:08qui tournent déjà
49:09à plein régime
49:09donc ils sont en full capacité
49:12on peut pas faire
49:13un débit plus rapide
49:14et puis ils risquent
49:15de se retrouver aussi
49:15nos amis chinois
49:17face à une concurrence indienne
49:19sur le report
49:20du pétrole brut
49:21sachant que
49:22Exactement
49:23parce que Donald Trump
49:23vient justement
49:24de lever
49:25les sanctions
49:26qu'il avait
49:28les sanctions
49:29qu'il avait mis
49:29sur le pétrole russe
49:30et permis aux Indiens
49:31d'acheter du pétrole russe
49:33donc là il va y avoir
49:34une concurrence frontale
49:35aussi avec les Indiens
49:36et là c'est un peu
49:37l'ironie de l'histoire
49:38ou en tout cas
49:39l'ironie
49:39ou en tout cas
49:40l'effet domino
49:42et indirect
49:43de ce blocage
49:44du détroit d'Hormuz
49:45qui finalement
49:45d'un coup
49:46va placer
49:48Vladimir Poutine
49:49dans une nouvelle position
49:51vous savez on avait
49:51beaucoup parlé
49:52de l'économie russe
49:53qui était en surchauffe
49:54d'économie de guerre
49:55pendant deux ans
49:56deux ans et demi
49:57etc
49:57et là en fait
49:58ça fait un an
49:59un an et demi
49:59que ça y est
50:00l'économie elle stagne
50:01elle commence à refluer
50:02et surtout subit
50:03des moins-values
50:05spectaculaires
50:05de recettes énergétiques
50:07cette courbe
50:08elle est en train
50:08de s'inverser
50:09et en fait
50:10l'histoire du choc énergétique
50:12aujourd'hui
50:12c'est un véritable
50:13jackpot budgétaire
50:14pour Vladimir Poutine
50:16qui potentiellement
50:17si ça continue
50:18va pouvoir
50:19se refaire
50:21et notamment
50:21va pouvoir se refaire
50:22d'un point de vue budgétaire
50:24qui dit se refaire
50:24d'un point de vue budgétaire
50:25dit pouvoir
50:26réarmer
50:27notamment ses stocks
50:28sachant qu'on savait
50:29qu'il y avait un problème
50:29de flux tendu
50:30sur ses stocks
50:30qu'il y avait une diminution
50:32de ses stocks d'armement
50:33se refaire
50:33d'un point de vue budgétaire
50:34je me refais dans les usines
50:36et je reprends du poil
50:38de la bête
50:38sur le front ukrainien
50:39oui c'est le vrai gagnant
50:40parce qu'on estime
50:41alors les estimations
50:43peuvent diverger
50:44mais grosso modo
50:44on considère que
50:45pour avoir un budget
50:46à l'équilibre du côté russe
50:47il faut un prix du baril
50:48qui est à 100 dollars
50:49donc on y est exactement
50:50et vous l'avez dit
50:51à juste titre
50:52c'est-à-dire que
50:52la Russie continuait
50:54d'exporter du pétrole
50:55mais on était déjà
50:56un prix du baril de pétrole
50:57avant le conflit
50:57autour de 60 dollars
50:58donc trop faible
50:59pour l'économie russe
51:00plus ils mettaient en place
51:01plus le fait qu'ils le bradaient
51:03voilà c'est ça le problème
51:04et ils le bradaient
51:05pour que ce soit à retirer
51:06donc automatiquement
51:07ils avaient bien sûr
51:07des rentrées
51:08mais qui étaient clairement
51:08insuffisants
51:09donc c'est peut-être
51:09le vrai gagnant
51:10là ils gagnent en volume
51:11et en prix
51:12complètement
51:13et au lieu d'être
51:14vassalisé par la Chine
51:15finalement ils se rendent compte
51:16que le partenariat
51:17est un peu plus équilibré
51:18parce qu'ils ont quand même
51:19besoin du pétrole russe
51:20un certain temps
51:21ils gagnent sur tous les plans
51:21complètement
51:22merci beaucoup
51:23Mathieu Jolivet
51:24on se retrouve la semaine prochaine
51:25on a une session
51:27qui va être spéciale
51:28sur la souveraineté européenne
51:29donc peut-être
51:30qu'on a un sujet
51:30en tout cas avec nos invités
51:31pour revenir
51:32mais avant tout
51:33l'agenda
51:33pour la semaine à venir
51:39un agenda bien sûr
51:40qui va être dominé
51:41par le risque géopolitique
51:42ça reste l'élément
51:43qui est central
51:44sur les marchés
51:45beaucoup de volatilité
51:46bien évidemment
51:47malgré tout
51:47comme on l'a dit
51:48dans cette émission
51:48ça résiste
51:49en tout cas du côté
51:50des actions
51:50et pour l'instant
51:52il faut être bien sûr
51:52extrêmement prudent
51:53pour l'instant
51:54les marchés financiers
51:55que ce soit actions
51:56ou encore obligations
51:57ou même devises
51:58suivent une feuille de route
52:00qui est assez classique
52:01en période de risque géopolitique
52:02donc pas de raison
52:03de paniquer
52:04on va avoir quand même
52:05quelques indicateurs
52:05qui vont être publiés
52:07la semaine à venir
52:08alors attention
52:09bien évidemment
52:10parce qu'on est sur
52:10des indicateurs
52:11qui nous renvoient
52:12à un monde d'avant
52:12donc avant
52:13le scénario risque géopolitique
52:15vous aurez notamment
52:16les PMI manufacturier
52:17services
52:19aussi aux Etats-Unis
52:20mais encore une nouvelle fois
52:21ils devraient être
52:21en phase d'expansion
52:22ils concernent le mois de février
52:24donc vraiment
52:24juste avant le début du conflit
52:26il faudra attendre encore
52:27probablement un mois
52:28voire peut-être même deux mois
52:29pour voir au niveau
52:30du secteur manufacturier
52:31américain et mondial
52:32quels vont être
52:33les impacts réels
52:34est-ce qu'on a des pressions
52:35inflationnistes
52:35qui vont se matérialiser
52:36notamment au niveau des intrants
52:37oui mais dans quelle proportion
52:39donc on va être très prudent
52:40à cet égard
52:40même chose sur l'indice
52:42il faut du climat des affaires
52:43en Allemagne
52:44c'est un monde d'avant
52:45et l'autre point
52:46on regardera aussi
52:46les inscriptions
52:47hebdomadaires au chômage
52:48c'est un peu passé
52:48en arrière-plan
52:49du fait de la géopolitique
52:50mais on a ce ralentissement
52:51du marché du travail
52:52aux Etats-Unis
52:52qui reste problématique
52:54est-ce que la Fed
52:55va décider à un certain stade
52:56que ça commence à devenir
52:58un vrai sujet
52:58qui nécessiterait des baisses
52:59de taux
53:00ça va bien sûr être compliqué
53:01vous savez
53:01on est dans une période
53:02un peu d'entre-deux
53:03car on a une incapacité
53:04à savoir exactement
53:05les pressions inflationnistes
53:06qui vont résulter du conflit
53:07et l'impact
53:08en termes de croissance
53:09donc vraiment prudence
53:10et surtout ne pas céder
53:12au scénario noir
53:12et bien sûr
53:13je suis ravi d'accueillir
53:14Antoine
53:15pour l'agenda
53:16et les thèmes
53:16pour la session de lundi
53:18Bonjour Christopher
53:19lundi on va prendre
53:20un petit peu l'air
53:21demain vous savez
53:22c'est l'actionnaire day
53:24à Station OEF
53:25et on va s'y rendre
53:27on va organiser
53:28quelques plateaux
53:29notamment
53:29avec des voix
53:30que vous avez l'habitude
53:31d'entendre
53:31Alexandre Baradès-Digé
53:32Mathias Bacchino
53:33de Trade Republic
53:34ou encore Christian Fontaine
53:36du magazine Le Revenu
53:36puis aussi
53:37avec des voix
53:38un petit peu nouvelles
53:39qu'on n'a pas l'habitude
53:40d'entendre
53:41alors il y aura
53:41des spécialistes
53:42de BPI France
53:43il y aura quelques
53:44fines fluenceurs
53:45qui vont nous expliquer
53:46comment les actionnaires
53:48individuels
53:48nouveaux, jeunes
53:50s'intéressent
53:50à la finance
53:51via ces canaux
53:52un petit peu nouveaux
53:53bref
53:53faire un petit peu
53:54le plein d'idées fraîches
53:55et on diffusera tout ça
53:56lundi
53:57un petit peu
53:58en situation du direct
53:59ça va être
53:59on va changer un petit peu
54:00de décor
54:01changer un peu d'esprit
54:02trouver des idées fraîches
54:02au milieu de la tourmente actuelle
54:04ça va pas faire de mal
54:05et ça va changer
54:05de parler uniquement
54:06du risque géopolitique
54:07voilà
54:07exactement
54:08merci beaucoup Antoine
54:10merci à tous
54:10pour votre fidélité
54:11vous pouvez nous réécouter
54:12sur toutes les plateformes
54:13de BFM Business
54:14en podcast
54:15on se retrouve
54:16la semaine prochaine
54:17vendredi à 11h
54:18et comme je vous l'ai dit
54:19on aura une émission spéciale
54:20Souveraineté Européenne
54:21vous le savez peut-être
54:22je suis assez sceptique
54:23à cet égard
54:23peut-être que nos invités
54:24vont me convaincre
54:25que je suis bien trop sceptique
54:26et qu'il y a des raisons d'espérer
54:27très bon week-end à tous
54:29place aux experts de l'IMO
54:30tout pour investir
54:33la masterclass
54:34sur BFM Business
Commentaires

Recommandations