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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va terminer cette émission maintenant en s'intéressant à la vie privée.
00:04La vie privée du président de la République, d'Emmanuel Macron.
00:07Le débat est relancé sur la transparence de la vie privée.
00:11Je sais, ça paraît antinamique, mais vous allez comprendre pourquoi.
00:13Et on va en parler maintenant avec vous, François Gapillan.
00:17Pourquoi est-ce que le débat est relancé ?
00:19Parce qu'il y a un nouvel exemple qui nous ramène à ces images.
00:23On va les revoir. Elle date de mai 2025.
00:25Emmanuel et Brigitte Macron atterrissent alors à Hanoï à l'occasion d'une visite d'État au Vietnam.
00:32Et à l'ouverture de la porte de l'avion présidentiel, les caméras filment ce geste de la première dame.
00:38On la voit repousser de la main son mari au niveau du visage.
00:40Un geste pouvant s'apparenter à une gifle.
00:43Un an plus tard, aujourd'hui donc, dans un livre intitulé « Un couple presque parfait » dont vous voyez
00:49à couverture,
00:49le journaliste Florian Tardif avance un scénario, à savoir une dispute après que Brigitte Macron a découvert
00:55sur le téléphone d'Emmanuel Macron un message envoyé par l'actrice iranienne Golshifteh Farahani.
01:00Auprès de BFM TV, l'entourage de Brigitte Macron affirme qu'elle a catégoriquement démenti ce récit auprès de l
01:06'auteur le 5 mars dernier
01:07en précisant qu'elle ne regardait jamais dans le portable de son mari.
01:12Précision, enchaînant l'entourage de Brigitte Macron, précision non publiée par l'auteur.
01:16Fin de citation.
01:16L'auteur qui, d'ailleurs, va plus loin puisqu'hier sur RTL, Florian Tardif, a assuré que, d'après ces
01:22informations,
01:23le chef de l'État aurait entretenu pendant plusieurs mois une, je cite, « relation platonique » avec Golshifteh Farahani
01:29et que certains des messages échangés sont allés plus loin avec notamment des « je vous trouve très jolis ».
01:35Comment, évidemment, dans ces conditions, ne pas faire le lien avec une autre histoire tout à fait avérée,
01:40celle-ci, officielle même, l'affaire de la liaison cachée de François Hollande avec l'actrice Julie Gaillet en 2014.
01:45François Hollande est alors président de la République et officiellement en couple avec Valéry Trier-Velleur
01:50qui, quelques mois plus tard, publiera le désormais célèbre « Merci pour ce moment » devenu phénomène d'édition
01:56qui nous aurait presque, à l'époque, fait oublier que Frasque et Président sont toujours ou presque allés de pair.
02:02La révélation la plus sensationnelle restant sans doute celle de l'existence de Mazarin Pinjot,
02:08fille cachée de François Mitterrand, restée dans l'ombre pendant 20 ans.
02:11– Merci François Gapillon. Alors parlons-en justement de l'avis privé de nos responsables politiques
02:18avec ce soir Guillaume Durand qui est avec nous. Bonsoir Guillaume.
02:22– Bonjour les garçons, c'est un signe Durand.
02:24– Avec Patrick Vignal, l'ancien député Renaissance. Bonsoir Patrick Vignal.
02:28Est-ce qu'on doit tout savoir de l'avis d'un président ou pas ?
02:31Est-ce que ça doit être clair, limpide et transparent ?
02:34– Oui, mais par les temps qui courent avec les réseaux sociaux, c'est inexorable.
02:38On n'est plus du tout dans la situation que j'ai connue, jeune journaliste,
02:41où François Mitterrand, pendant des années, pouvait avoir une deuxième vie,
02:45qui était en fait sa première vie, rue Jacob, avec Anne Pinjot,
02:49alors que son épouse officielle habitait rue de Bièvre.
02:53Donc ça, ça a duré pendant des années.
02:54Après, il y a eu une période, Jacques Chirac, c'était pareil,
02:58disons que c'était plus des compagnes d'un moment avec son épouse.
03:04Mais il est vrai que nous, comme journalistes,
03:07on avait intégré l'idée que sur ces sujets-là,
03:11c'est pas qu'on devait se taire,
03:13mais ça ne faisait pas partie de la vie politique.
03:15C'était considéré comme une sorte de tabou qu'on avait intégré.
03:18Après, François-Olivier Gisbert, que vous connaissez tous très bien,
03:21a raconté beaucoup de choses à la fois amusantes
03:25et probablement blessantes pour certains sur l'ensemble de ses dossiers.
03:30Anne Pinjot, je le rappelle, a été pendant très longtemps
03:32une des grandes conservatrices du musée d'Orsay.
03:37Et donc, on a changé de monde.
03:39Et alors après, ce qui s'est passé, c'est que les gens de ma génération,
03:42pour en savoir la patrie, prennent des notes pour Gabriel Attal,
03:45comme ils le conseillent.
03:46Je suis en train de le déprendre.
03:48Allez, Gabriel ! Vas-y, vas-y.
03:50Gabriel Attal, qui n'hésite pas à parler de sa vie privée dans son livre,
03:54de raconter son grand amour...
03:56Et Guillaume Dural l'a lu !
03:58Non, mais parce que c'est intéressant.
03:59C'est parce que maintenant, les responsables politiques,
04:01avant quand même, ils essayaient de protéger.
04:04Désormais, c'est un argument électoral.
04:06Je pense que Gabriel Attal, qui rentre en campagne,
04:07la première chose qu'il nous raconte, c'est qu'il a un grand amour.
04:10C'est fan de ses journées, qui a été aussi ministre d'Emmanuel Macron.
04:13Attendez, le projet arrive.
04:15Pour l'instant, c'est l'amour qui est affiché.
04:17Pour l'instant, le projet qu'il a, lui, c'est de lui faire faire de la muscu.
04:19Tu parles d'un projet.
04:21Je vais répondre, Guillaume Dural.
04:23Est-ce que c'est inexorable ?
04:26Est-ce que c'est bien ou pas ?
04:27Non, mais c'est inexorable.
04:29La génération des 50-60,
04:32c'est-à-dire Hollande
04:33et avant Sarkozy,
04:35c'est-à-dire, en gros, ma génération
04:37et la tienne, c'est une génération
04:39qui n'avait pas, disons,
04:41la pudeur, ou en tout cas
04:43l'autorité nécessaire pour empêcher que sortent
04:45les affaires. C'est-à-dire que Chirac
04:47Mitterrand, circuler,
04:49il n'y a rien à voir,
04:51quand François Mitterrand a engagé
04:53le commandant Proutot,
04:54qui n'était pas de gauche
04:55et qu'il a voulu le convaincre
04:57de s'occuper de la sécurité,
04:58il lui a dit,
04:59M. le Président,
05:00pour ce qui concerne les rumeurs,
05:01il lui a dit,
05:03pour tout ce qui concerne le privé,
05:05voyez André Rousseau.
05:06– Oui, mais là, ce livre-là,
05:08que vous avez lu,
05:08vous l'avez entre les mains,
05:10Florian Tardif,
05:11un couple presque parfait,
05:12qu'est-ce que vous en pensez de ce livre ?
05:14– Je vous trouve magnifique.
05:16Voilà la fameuse phrase.
05:18Donc il y a à peu près,
05:19c'est un texto,
05:21il y a un livre de 212 pages
05:23à partir de…
05:24– Sur une ligne,
05:25sur un, je vous trouve magnifique.
05:26– Je vous trouve magnifique,
05:27une épi,
05:29enfin,
05:30des gens qui ne sont jamais cités,
05:32nominément,
05:34jamais,
05:34c'est-à-dire qu'ils sont toujours
05:35un proche,
05:36une collaboratrice,
05:38quelqu'un dans l'avion,
05:39etc.
05:39Donc forcément,
05:41ce n'est pas…
05:42– Donc c'est un peu léger,
05:43ce n'est pas du journalisme.
05:44– Ce n'est pas que ce n'est pas léger,
05:45mais quand il y a eu les histoires,
05:47Trier Vellert,
05:48Julie Gaillet,
05:49enfin, à un moment ou un autre…
05:51– Enfin, pardon,
05:51François Hollande,
05:52c'est un magazine People
05:53qui montre simplement la photo
05:55de François Hollande sur un scooter.
05:56– C'est inexorable,
05:57aujourd'hui,
05:57c'est la transparence totale.
05:58– Bon, d'abord,
05:59mais on n'oublie pas quelqu'un,
06:00au passage,
06:01la première dame,
06:02tout ce qu'elle a pris
06:03pendant deux quinquennats…
06:04– Mais c'est atroce !
06:05– Non, non,
06:06c'est un homme,
06:07il y a une différence d'âge…
06:08– C'est atroce !
06:09– On oublie tout ça,
06:10ça c'est le premier point.
06:11Après,
06:12la vie politique,
06:13oui,
06:13on a pipolisé la vie politique,
06:15les femmes et les hommes politiques
06:17sont ravis de venir chez vous,
06:19sont ravis effectivement…
06:20– Patrick,
06:21ce n'est pas l'être pipo,
06:22c'est pas l'interview,
06:23c'est pas chez nous,
06:24mais c'est plus
06:25dans les pages de gala,
06:26de match.
06:26– On a envie,
06:27voilà,
06:28je viens d'avoir un gamin,
06:29je monte mon gamin,
06:30je me marie,
06:30je n'ai pas de soucis avec ça.
06:31Sauf que là,
06:32quand il y a un problème
06:33entre l'intérêt d'être un politique,
06:36oui,
06:37on a cette parole publique,
06:38on a envie d'être dans la lumière,
06:40mais l'intérêt c'est quoi ?
06:41Moi,
06:41je veux savoir
06:42si mon président,
06:43il y a des mensonges,
06:44s'il a fait de la corruption,
06:45mais ça ne me concerne pas
06:47sa vie privée.
06:48– Patrice,
06:48vous oubliez une chose,
06:50un élément important
06:51qu'on n'a pas cité,
06:52c'est qu'il y a eu
06:52ce fameux geste
06:53que le monde entier a vu,
06:56alors arrivé à Hanoï,
06:57Vietnam,
06:58la porte de l'avion s'ouvre
06:59et on voit Brigitte Macron
07:00en train de donner,
07:01alors on ne sait pas
07:02si c'est une gifle,
07:03enfin un coup,
07:04à son mari.
07:06Et l'explication officielle,
07:07parce qu'il fallait bien
07:07une explication officielle,
07:09c'est,
07:09on est en train
07:10de se chamailler,
07:10c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron.
07:11Ce geste,
07:12tout le monde l'a vu.
07:13Donc là,
07:13il y a une autre explication
07:14qui est donnée
07:15par Florian Tardif,
07:16c'est en fait
07:17une dispute
07:18et Brigitte Macron
07:20venait de tomber
07:20sur un SMS
07:23envoyé par le président
07:24à une actrice iranienne
07:26la félicitant
07:27sur sa plastique
07:28« Je vous trouve jolie ».
07:29Donc,
07:30c'est difficile,
07:31c'est-à-dire que,
07:31pardon,
07:31cette image,
07:32tout le monde l'a commentée
07:33avec une explication officielle
07:34qui ne vous est vraiment pas la bonne.
07:35Dans un couple,
07:36on peut se chamailler,
07:37comme a dit le président,
07:38on peut se disputer.
07:39Moi,
07:39ce qui me gêne
07:40de la part de Florian Tardif,
07:41qui était journaliste
07:42sur une chaîne concurrente,
07:44moi j'ai fait des débats,
07:45c'est qu'on n'a pas
07:46un journaliste,
07:47c'est le café du commerce.
07:48La livre de rumeurs ?
07:50Mais oui,
07:50mais je veux dire,
07:51comme dit Guillaume Durand,
07:53ce n'est pas concrétisé
07:55s'il y avait écrit
07:55« Madame Macron a dit
07:57que son mari avait une relation,
07:59en plus,
08:00une relation platonique ».
08:01Est-ce que c'est le problème
08:02des Français aujourd'hui ?
08:04Vous vivez en couple.
08:06Moi,
08:06quand même,
08:06je me suis disputé
08:07avec mes enfants.
08:08Vous n'êtes pas président
08:09de la République
08:09et vous n'êtes pas filmé
08:1124 ans sur 24 ans.
08:12le problème,
08:12c'est les réseaux sociaux.
08:13Vous êtes des vrais journalistes,
08:15vous.
08:15Quand je vous dis
08:16quelque chose,
08:16vous le vérifiez.
08:17Aujourd'hui,
08:18on a une génération
08:20de jeunes
08:20qui veulent faire du buzz
08:22et qui veulent vendre
08:23du bouquin.
08:24Il faut que ça s'arrête.
08:25Ce que je voudrais dire
08:26pour terminer
08:26sur ce sujet particulier
08:28et après,
08:28je donnerai un autre exemple.
08:30C'est qu'au fond,
08:31le livre est construit
08:32sur la sous-entendue
08:33qu'à partir du moment
08:35où il aura quitté le pouvoir
08:36et lui n'en parle jamais,
08:37ce serait un drame pour elle.
08:39C'est là-dessus
08:40que c'est construit.
08:41C'est à un moment
08:41où il va partir
08:43et il a ses projets.
08:44C'est-à-dire
08:44qu'il va quitter sa femme ?
08:45Non, non, non.
08:46Justement,
08:47mais c'est toute l'ambiguïté
08:48du livre est là-dessus.
08:50Il y a quel destin
08:50lui sera réservé
08:51puisque lui...
08:54C'est pas ce qu'il va faire
08:55d'ailleurs
08:55parce qu'il n'en parle pas.
08:56Donc ça,
08:57c'est le point numéro un.
08:58Il dit qu'il sera plus politique.
08:59Non, mais c'est la...
08:59Vous savez,
09:00c'est l'idée
09:00du sous-entendu permanent.
09:02Mais je ne veux pas...
09:03Je voulais revenir
09:04sur une chose
09:05les concernant,
09:06c'est qu'au tout début
09:08en 2016,
09:09il y a une une
09:10de Paris Match
09:11qui a été,
09:12si je puis dire,
09:13hyper efficace,
09:14c'est celle de la plage
09:15de la Milady à Biarritz
09:16avec le naturiste.
09:17Je vais vous dire pourquoi
09:18parce que le lendemain,
09:19j'ai déjeuné avec eux.
09:21Donc,
09:21je me souviens très bien
09:22de ce qu'avait dit
09:23le président de la République.
09:24À ce moment-là,
09:25Bruno Le Maire
09:26qui était du côté
09:28de Biarritz
09:29aux alentours
09:30du 15 août,
09:31parce que c'était
09:32un moment important
09:33dans cette région,
09:34il disait,
09:35en ironisant,
09:36vous voyez,
09:36il a fait le tour
09:37de toutes les fédérations
09:38de France
09:39pendant deux ans
09:40et moi,
09:40en faisant une couverture
09:41de journal,
09:43je suis en train
09:44d'exploser dans les tournages.
09:45Donc,
09:45c'est à la fois
09:47risible
09:47par certains aspects,
09:48cette pipolisation,
09:49mais quelquefois,
09:51on ne sait pas.
09:52Oui,
09:52mais le problème,
09:53c'est qu'ils veulent
09:54maîtriser jusqu'au bout.
09:55Parce qu'on a voulu,
09:57on a créé
09:58la haute autorité
09:59sur la transparence
10:00de la vie publique.
10:01C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
10:02on a des hommes politiques
10:03qui doivent se mettre
10:03à poil financièrement.
10:05C'est-à-dire en donnant
10:07exactement ce qu'ils ont
10:08comme voiture,
10:09comme livreté d'épargne,
10:106 verses des pensions alimentaires.
10:11Et là,
10:11c'est transparent total.
10:13Donc,
10:14est-ce qu'aujourd'hui,
10:14un responsable politique
10:15doit faire de même
10:17sur sa vie
10:18pour éviter justement
10:19ce que vous dénoncez,
10:20Patrick Vignel,
10:21c'est-à-dire éviter le buzz
10:22et les ragots dire
10:23« Ah, au fait,
10:24je suis en train de divorcer,
10:25sachez-le.
10:25Ah, sachez que j'ai aussi
10:26aujourd'hui une liaison
10:28ou quoi que ce soit. »
10:29Parce que sinon,
10:29c'est là,
10:29avec les réseaux sociaux,
10:31tout file sans être maîtrisé.
10:32Là où vous avez raison,
10:33c'est que quand on vient
10:33une personnalité politique,
10:39c'est-à-dire que
10:39quand on va au restaurant...
10:40Il n'y a pas que dans la politique.
10:41Oui, mais quand on va au restaurant,
10:43on fait attention,
10:43on fait attention
10:44avec qui on déjeune,
10:45on fait attention
10:45à ce que l'on dit
10:46parce que ça peut être enregistré.
10:48Je vous rappelle
10:49des collègues journalistes
10:50qui ont eu une conversation.
10:52On ne s'appartient plus.
10:52C'est le revers de la médaille.
10:53Moi, ce qui me gêne,
10:54c'est qu'une vraie démocratie saine,
10:57ça ne se fait pas
10:57avec des ragots
10:59parce que dans le livre,
11:00il n'y a rien...
11:00Pour les éviter,
11:01ces ragots,
11:01il vaut mieux
11:02que ce soit transparent et clair.
11:03Même si c'est la déprimée.
11:05Franchement,
11:05de quoi on parle ?
11:06Moi, je vais être plus clair.
11:08François Hollande
11:09qui m'a fait élire en 2012,
11:10il prend son scooter,
11:11il va mener des croissants
11:12à une personne
11:14qui a priori son amante.
11:15On est d'accord ?
11:16Oui, oui, bien sûr.
11:16Là, c'est une rencontre platonique.
11:19Mais vous n'en vivez pas
11:20des rencontres platoniques ?
11:22Je ne sais pas ce que c'est.
11:23Il y a quoi de concret,
11:25là ?
11:25Guillaume Durand
11:26qui est un vrai journaliste ?
11:27Non, non, non.
11:28Il y a quoi dans ce bouquin ?
11:29La question est que
11:29peut-être que le journaliste
11:30va peut-être passer.
11:31est-ce qu'il va être
11:32totalement transparent ?
11:33Elle a raison sur un point
11:35qui a changé
11:36avec la génération.
11:38Blocage jusqu'à Chirac
11:39ou quasi-blocage.
11:41Bon, à partir du moment...
11:42Oui, il y a eu des mensonges aussi.
11:43Pardon ?
11:43Oui, bien sûr.
11:45Blocage jusqu'à Chirac.
11:46Mais bon,
11:47c'est important
11:48de ne certainement pas résumer,
11:50évidemment,
11:51les quinquennats
11:51des uns et des autres
11:52à partir de ces jugements-là.
11:53Mais ce qui est vrai,
11:55c'est que, par exemple,
11:57Sarkozy,
11:59élu,
11:59très bien élu,
12:01le jour même
12:02de son élection,
12:03il cherche son épouse,
12:05le jour même
12:05de son élection,
12:06on apprend qu'elle n'a pas voté
12:07pour lui
12:07parce qu'elle n'a pas été votée,
12:09le jour même
12:09de son élection,
12:10on commence à s'insinuer
12:13des questions
12:13qui sont du domaine
12:14qui n'ont aucun rapport
12:16avec la politique,
12:17aucun rapport
12:18avec son programme,
12:19aucun rapport
12:19avec son équipe,
12:20et 5 ans plus tard,
12:22quand François Hollande
12:23est élu,
12:23on recommence
12:24exactement
12:25dans les mêmes conditions.
12:26François Hollande
12:27est bien élu,
12:28il a un programme,
12:30il a une équipe,
12:30etc.
12:31Et tout est expulsé
12:33pendant 3 mois
12:34par l'affaire
12:35du scooter.
12:36Donc, si vous voulez,
12:37c'est quelque chose
12:37qui est totalement toxique.
12:39Est-ce que ça doit être
12:40public ou pas ?
12:41Oui, mais là,
12:41c'est toxique,
12:42mais c'est au début
12:43du quinquennat.
12:43Dans le cas de...
12:45C'est à la fin
12:45de son règne.
12:46Non, mais attendez,
12:47une rumeur
12:48est en train de devenir
12:49une affaire nationale.
12:51Vous avez vu
12:51les réseaux sociaux,
12:53toute la journée,
12:53on a la photo
12:55d'Emmanuel Macron
12:56et de cette charmante
12:57iranienne.
12:57C'est normal, Patrick.
12:58On n'a pas autre chose
12:59à faire.
12:59On a 11 milliards
13:00de pauvres.
13:01On a un pays
13:01en difficulté,
13:02Olivier.
13:03Écoutez,
13:04que le président
13:04s'en occupe,
13:05ça c'est...
13:05Non, mais même vous,
13:07nous sommes des adultes.
13:09Enfin, franchement,
13:10passer des heures
13:11sur un bouquet...
13:12Le problème,
13:12c'est qu'on est passé
13:13d'une période,
13:14et Guillaume la rappelait.
13:15Ou on cachait tout ?
13:16C'était l'omerta
13:17et le mensonge.
13:17Je rappellerai quand même
13:18que François Mitterrand
13:19a passé des journalistes
13:20sur Écoute
13:21pour que l'existence
13:23de Mazarine Pinjaune
13:24ne soit pas révélée.
13:25Ça a été très très loin.
13:27Et c'est vrai,
13:27peut-être qu'on est passé
13:28maintenant dans les services.
13:30Un soir,
13:30j'ai mangé
13:31avec un cavalier
13:34qui était chargé
13:36de faire monter
13:38à cheval Mazarine.
13:39Il était détaché,
13:40CTR,
13:41il était là,
13:42il devait la fermer,
13:43il faisait monter
13:43à cheval Mazarine.
13:45Mais c'est un autre temps.
13:46Pourquoi ?
13:46Parce que les réseaux sociaux
13:47maintenant,
13:48on vous dit tout.
13:50Vous êtes obligés
13:51d'être transparent.
13:52Il y a eu mensonge
13:52et dissimulation
13:53et aujourd'hui la transparence.
13:54Qu'est-ce que vous voulez
13:54qu'ils vous disent le président ?
13:56Qu'est-ce qu'il peut dire ?
13:58Qu'est-ce que peut dire
13:59le président ?
14:00Bonjour,
14:01j'ai vu une franco-iranienne,
14:03elle est très sympa,
14:04j'ai une bonne relation avec...
14:06Mais de quoi on parle là ?
14:07Ce n'est pas les croissants
14:08de François Hollande,
14:10ce n'est pas Sarkozy
14:10qui marie
14:11et qui pique sa femme quand même,
14:13on n'en est pas là,
14:14vous êtes d'accord ou pas ?
14:15De quoi on parle ?
14:16Un SMS
14:17qui n'est pas vérifié
14:18et encore une fois,
14:20on tape sur Brigitte Macron.
14:21Parce que vous avez vu
14:22ce qu'on dit maintenant,
14:23c'est Brigitte Macron
14:24qui veut se venger.
14:25Mais on est chez les fous
14:27en ce moment.
14:28Est-ce qu'on peut imaginer
14:28qu'il y ait une commande derrière ?
14:31À qui ça profite finalement ce livre ?
14:33Ça profite à l'éditeur,
14:34à son auteur.
14:35Oui, mais est-ce que ça profite
14:36à l'un des protagonistes ?
14:38Non, mais vous savez,
14:39je préfère le jugement
14:40qu'on pourrait avoir
14:41sur le double quinquennat
14:42d'Emmanuel Macron,
14:43qui serait celui
14:45de Gabriel Aguillon,
14:46prix Nobel d'économie,
14:47que le jugement...
14:49Philippe Aguillon,
14:49pardonnez-moi,
14:50prix Nobel d'économie...
14:51C'est Gabriel Attal, Guillaume.
14:52Oui, non,
14:53c'est Gabriel Aguillon,
14:54c'est son cousin.
14:55C'est pour ça que je confonds
14:56et je confonds toujours.
14:57Il y a Gilbert Aguillon...
14:58Tout ça pour dire
15:00que le jugement
15:01doit être sérieux.
15:02Là, ça fait partie
15:03de quelque chose
15:04que j'ai amené
15:05l'autre livre
15:06que Gabriel Attal
15:07a raconté lui-même
15:08pour le déminer.
15:10Donc, effectivement,
15:10ça joue un rôle
15:11puisque lui-même...
15:12Donc, il faudra
15:14sur la prochaine présidentielle
15:15la transparence
15:16à la fois sur la vie publique,
15:18c'est-à-dire ce qu'on possède
15:19sur son compte en banque
15:20et la transparence aussi
15:21sur sa vie privée.
15:22Vous savez,
15:22je vais vous dire...
15:23Patrick, Patrick,
15:24vous n'êtes pas honnête
15:24parce que quand Emmanuel Macron
15:26est apparu sur la scène politique,
15:27on a raconté son histoire
15:29qui est quand même très atlétique
15:31avec Brigitte Macron.
15:32On a raconté cette rencontre
15:33qui est assez étonnante
15:34et qui pouvait surprendre
15:35les Français.
15:36Ça a été aussi un élément
15:37de campagne en 2017.
15:38Ça a fait de cet homme
15:40une personnalité atypique.
15:41Mais moi,
15:41je n'ai pas de souci.
15:42Aujourd'hui,
15:42le politique,
15:43il doit se vendre.
15:44Il doit manger du couscous,
15:46boire du pastis,
15:47se montrer avec ses enfants,
15:48faire du footing,
15:49faire de la muscu.
15:51Je n'ai pas de souci avec ça.
15:52Ce que je veux vous dire
15:53aujourd'hui,
15:53c'est qu'il y a tellement
15:54de transparence
15:55que je ne sais pas
15:56si vous trois,
15:57demain,
15:58vous auriez envie
15:58de vous impliquer
15:59en vie politique.
16:00On vous scanne.
16:01Comment ?
16:02Je vais vous donner
16:03un autre exemple
16:03qui me concerne.
16:05J'ai voulu, moi,
16:07solder un petit prêt
16:08mais que j'avais
16:09un plan épargne
16:10depuis 1987.
16:11Il m'a fallu attendre
16:12trois mois
16:13parce qu'on m'a dit
16:14on va voir
16:14si l'argent est illicite.
16:16Donc, je suis conscient
16:17d'une chose,
16:18c'est que vous êtes scanné
16:19quand vous rentrez en politique.
16:20Ça va dégoûter certains
16:22de se lancer en politique,
16:23d'être obligé
16:23de tout déballer.
16:24Vous iriez franchement ?
16:25Il y a un autre élément.
16:27Guillaume et Patrick Vignal,
16:28Guillaume Durand,
16:28il y a un autre élément,
16:29là, tiens,
16:30très récent.
16:31C'est Paris Match
16:32avec Jordan Bardella
16:34et la princesse.
16:35Et là, on a commencé
16:36à dire c'est vrai,
16:37c'est pas vrai,
16:37c'est faux,
16:38c'est monté de toutes pièces,
16:39c'est pas une vraie histoire,
16:40etc.
16:41Donc là encore,
16:42il y a aussi,
16:42là aussi, il y a d'autres.
16:43Paris Match
16:44a toujours été
16:44une sorte de passage obligé
16:46à un moment ou à un autre,
16:48que ce soit
16:48pour les grandes stars
16:49de la politique
16:52plus que les autres journaux.
16:54Passage obligé,
16:55ce qui n'empêchait pas
16:55de donner des interviews
16:57au monde,
16:57à vous,
16:58partout ailleurs.
16:59C'était une fenêtre
17:01qu'on ouvrait
17:01sur la vie privée
17:03et une certaine forme
17:04de tendresse organisée
17:06ou pas
17:07qui permettait
17:08de mieux juger
17:08un personnage
17:09qui voulait accéder
17:11aux plus hautes fonctions
17:11de l'État.
17:12Ça, c'est un point.
17:13Après,
17:14il y a quelque chose
17:16qui est peut-être
17:16regrettable
17:17dans cette affaire-là.
17:18Si vous voulez,
17:19c'est que si tout le monde
17:20se met maintenant
17:21à raconter sa vie personnelle,
17:23étant donné qu'en État,
17:25entre 20 et 30 candidats,
17:27ça va faire des libres
17:28et des couvertures
17:30de Paris Match.
17:30Paris Match
17:31va gagner beaucoup d'argent.
17:32Peut-être que
17:33tous les coupes
17:34n'intéressent pas autant.
17:35Non, mais ça devient
17:37une espèce de dinguerie.
17:38Sachez qu'aux États-Unis,
17:40beaucoup de gens
17:41s'interrogent aussi
17:42sur les relations
17:42qui existent
17:43entre Trump
17:43et son épouse.
17:44Sachez que...
17:45Il y a eu le film
17:45de Mélania, d'ailleurs,
17:46qui est sorti.
17:47C'est un film officiel.
17:48Pas très loin de chez moi,
17:49à Villariz,
17:50a vécu longtemps
17:51l'ancienne épouse
17:52de Vladimir Poutine.
17:54On sait qu'il vit
17:55avec une athlète,
17:55et c'est un sujet
17:56qui est quasi tabou
17:58mais en même temps...
17:58Mais on ne s'est pas
17:59toujours intéressé
18:00aux femmes des puissants,
18:03aux maîtresses,
18:05Louis XIV,
18:06les monarques.
18:06Non, mais Guillaume,
18:07franchement...
18:07Ça a toujours fait...
18:09Saint-Simon...
18:10Non, mais Guillaume,
18:10il faut être honnête.
18:11Le temps de Mitterrand
18:12et de Chirac...
18:13Tout était caché.
18:15Vous, les journalistes,
18:16vous saviez plein de choses.
18:17Vous ne vous permettiez pas
18:19de le dire
18:21et de travailler
18:22sur des choses
18:22qui ne sont pas établies.
18:23On est d'accord ou pas ?
18:24Donc on couvrait
18:24des mensonges.
18:25Ce n'est pas des mensonges.
18:27Est-ce que votre problème,
18:29c'était de savoir
18:30que Mitterrand
18:31avait une W et Mazarine ?
18:33Moi, ce n'est pas mon problème,
18:33c'est son problème.
18:35Oui, avec une gamine cachée.
18:37Moi, ce qui m'intéressait,
18:38c'est que ce soit
18:39un bon président.
18:40On veut savoir qui il est.
18:41Mais Olivier,
18:41si on veut truté à vous,
18:43vous, les journalistes,
18:45vous êtes des hommes publics,
18:47je suis désolé,
18:48mais vous pouvez
18:48influer une opinion.
18:50Alors on devrait savoir
18:50avec qui vous êtes mariés,
18:52combien d'enfants vous avez.
18:53Est-ce que vous oubliez
18:53du pastis ?
18:54Est-ce que vous faites
18:54du footing ?
18:55Franchement,
18:56on est chez les gens.
18:56Un minimum de transparence
18:58est nécessaire.
18:58Le reste,
18:59c'est l'exploitation commerciale.
19:01Voilà, c'est tout.
19:02Parce qu'il y a une curiosité.
19:04Oui.
19:04Parce qu'il y a des gens
19:05qui veulent vendre.
19:05Et les réseaux sociaux
19:07qui nous font du mal.
19:09Merci messieurs
19:09d'avoir été dans cette discussion.
19:11C'est un petit cadeau.
19:13J'ai choisi Talleyrand
19:15pour Truchot.
19:17Très bien.
19:17Et Schopenhauer,
19:18l'art d'avoir toujours raison.
19:19C'est tout à fait pour la Marshall.
19:21Schopenhauer,
19:22si on regarde le massin,
19:24hop !
19:25Merci Guillaume.
19:27Les mots et les propos
19:28d'Aphorisme d'Afférence.
19:29Euh...
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