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  • il y a 11 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va repartir tout de suite à Washington. Vous retrouvez, Axel Monnier. Merci d'être à nouveau avec nous puisqu
00:04'on voulait évoquer les nouvelles menaces ce soir du président américain qui nous dit que l'horloge tourne pour les
00:10Iraniens.
00:11Et on apprend aussi ce soir qu'une nouvelle réunion est prévue mardi, cette fois dans la Situation Room. Axel.
00:18— Oui, effectivement. Donald Trump qui a publié une profusion de messages générés par intelligence artificielle et qui semble être
00:29dans une rhétorique très guerrière
00:31où on le voit en commandant en chef des armées américaines prêt à bombarder des avions iraniens. Voilà. Ça, c
00:37'est pour la petite histoire. Il y a aussi le poids des mots
00:40puisque Donald Trump dit par exemple « si l'Iran ne propose pas une meilleure offre, nous les frapperons durement
00:45».
00:46Et je pense que les Iraniens doivent avoir peur de ceux qui se préparent en ce moment. Donald Trump qui
00:51donc semble être prêt à lever l'option militaire.
00:55D'après les médias américains, le Pentagone est prêt ou en tout cas se prépare et sera prêt d'ici
01:00quelques jours. Il y a aussi cet appel avec Benyamin Netanyahou
01:03dont on sait qu'il pousse le président américain à relancer les hostilités parce qu'il estime que le travail
01:09n'est pas fini avec l'Iran. Et puis, vous avez raison, Anne, ces réunions.
01:12Il y en a eu une hier du Conseil national de sécurité autour de Donald Trump. Ça se passait dans
01:17son golfe en Virginie à à peu près trois quarts d'heure d'ici.
01:20Il y avait là le vice-président J.D. Vance, Marco Rubio, le secrétaire d'État, Steve Whitcoff, l'un
01:25des deux émissaires de Donald Trump sur les questions internationales
01:28ou encore le patron de la CIA. Cette même réunion aura lieu encore une fois mardi, ici même, à la
01:33Maison-Blanche, dans la Situation Room,
01:35la célèbre salle de crise, cellule de crise du pouvoir américain. Est-ce que c'est là que se prendra
01:41la décision ?
01:42Oui ou non ? Peut-être. Parce que Donald Trump laisse aussi planer l'idée qu'il veut en finir
01:47avec ce conflit
01:47et qu'il veut conclure un accord avec l'Iran. Alors, il a toutes les cartes en main. C'est
01:52ce qu'il dit en permanence.
01:53Laquelle choisira-t-il ? On attendra dans les prochaines heures, puisque pour l'instant, Donald Trump ne devrait plus
01:57apparaître publiquement ce dimanche,
01:59à moins qu'il publie un message sur son réseau social, évidemment.
02:03Merci, Axel Monnier. Et on découvre, justement, regardez à l'antenne, ce dernier message que vient de publier Donald Trump.
02:10Patrick Saut, si j'ose l'expression, il vaut son pesant de cacahuète, ce message. Il nous gâte, ce soir,
02:15Donald Trump.
02:15Oui, oui, oui. C'est vrai qu'il est on fire. Il n'y a pas d'autre mot. Sauf
02:20que, vous savez, l'intelligence artificielle, c'est un outil formidable.
02:23Le seul problème, c'est qu'il faut vraiment bien prompter et utiliser les bons outils.
02:28Et c'est ça, quand même, ce qui nous rassure. C'est-à-dire que l'intervention de l'humain
02:31reste la plus importante.
02:34Le problème, c'est qu'on connaît les lacunes des Américains en géographie. Mais là, on va un peu plus
02:39loin.
02:39C'est-à-dire que si vous zoomez, je ne sais pas, Dominique, Anne, si vous connaissez, Capt, c'est
02:44la nouvelle capitale de l'Égypte.
02:45En tout cas, si vous regardez, voilà, à la place du Caire, vous avez Capt, vous avez Bim, qui remplace
02:51Bassora au sud de l'Irak.
02:53Et puis, vous avez Lazeragent, qui est sans doute l'Azerbaïdjan. J'imagine, je connais un peu quand même la
02:59géographie.
03:00Bon, on a Tataï, Tataï, Tataï, moi je ne connais pas.
03:04Oui, mais vous voyez, ou alors, comme à la place de Manama à Bahreïn, vous avez un nom de ville
03:09totalement fictif.
03:10La plupart des villes iraniennes n'existent pas.
03:11Ça rappelle encore une fois ce que je vous ai expliqué tout à l'heure, c'est-à-dire le
03:14côté totalement artisanal.
03:16Donald Trump, et ça c'est très sérieux, vient de rentrer à la Maison-Blanche, ne devrait plus apparaître en
03:22public.
03:23On le saura au courant de la nuit.
03:24Et puis, Axel Monnier disait, à moins qu'il envoie un nouveau message.
03:27Donc, vous avez cet homme-là, avec une petite équipe, notamment cette fameuse Nathalie Harp,
03:32qui a sinon son téléphone, au moins son compte Truth.
03:35Et en fait, très vite, on le rappelle, c'est la Maison-Blanche, la plus grande puissance du monde.
03:41Et puis, en fait, trois mots sur Grock, explique-moi comment on peut faire une carte,
03:46ou alors, comment les amis d'Elon Musk, et vous arrivez à ça.
03:50Encore une fois, le message qui compte pour Donald Trump, c'est pas de se tromper sur la géographie,
03:54mais bien de montrer que l'Iran est totalement cerné par la puissance américaine.
03:58Ce qui est sidérant quand même, Jean-Claude Beaujour, c'est qu'on parle du président des États-Unis,
04:02dont on sait que chaque mot, chaque prise de parole, peut avoir des conséquences.
04:09C'est vrai. Tout d'abord, on vient de faire la démonstration qu'un élève de terminale
04:15saurait automatiquement dire qu'il y a un certain nombre d'erreurs sur cette carte.
04:20Même avant la terminale, normalement.
04:21Même en principe avant.
04:23Ça montre quoi, en réalité ?
04:25Ça montre qu'en réalité, pour le président aujourd'hui, ce qui est important,
04:31ça n'est pas la matérialité, la réalité des faits, mais l'apparence ou l'idée que l'on se
04:38fait des choses.
04:39Sa manière de communiquer, au fond, traduit bien la philosophie autour du gouvernement,
04:44le président et son ministre de la Défense.
04:49Et donc, ça explique aussi pourquoi est-ce que cette guerre n'a pas été correctement préparée.
04:54Parce qu'on s'est fichus de la réalité.
04:57On a dit à quel point il y avait un certain nombre d'éléments.
05:01On a vu un certain nombre de documents, de papiers qui ont été écrits par d'anciens militaires
05:08qui indiquaient que le blocage, par exemple, des toits d'Hormuz était prévisible.
05:14Ça n'a pas été anticipé.
05:16Eh bien, pourquoi est-ce que ça n'a pas été anticipé ?
05:19Non pas parce qu'il n'y a pas de spécialistes ou d'experts autour du président,
05:22c'est que ce qui compte aujourd'hui, c'est plus sa volonté et ce qu'il dit et ce
05:28qu'il pense
05:28que la réalité matérielle.
05:30Donc, ça se traduit par cette carte qui est très approximative.
05:33On est loin de l'époque où tout ce que disait ou faisait le président des États-Unis
05:38était peigné et repeigné.
05:39Ce n'est plus l'époque Obama.
05:41On est à l'époque de la fiction politique parce qu'il pense que c'est ce qui est important
05:46et c'est peut-être pour cette raison ou en tout cas parce qu'une partie de l'opinion
05:51est sensible à cela, peu importe la réalité.
05:55Guillaume Ancel, je sens que le directeur de communication a des choses à dire aussi
05:58sur ce dernier poste de Donald Trump.
06:01J'ai peur, vu l'expression de Donald Trump, qu'en fait, il ait déjà pris sa décision.
06:08De reprendre des frappes militaires contre l'Iran.
06:11Qu'est-ce qui vous fait dire ça, cette carte ?
06:12Cette manière de s'exprimer, si vous voulez, ce n'est pas...
06:15On n'est plus dans la menace, on est dans le...
06:17J'explique pourquoi je suis obligé de frapper contre l'Iran qui ne comprend pas
06:22qu'il faut négocier.
06:24Et dans la situation d'impasse de négociation dans laquelle il se trouve,
06:29en fait, il n'a pas tellement d'alternatives.
06:31Soit il se replie, comme le disait Jean-Claude tout à l'heure,
06:34et là, c'est une reculade.
06:35Ce n'est plus une impasse, c'est une reculade totale.
06:37Soit il frappe un coup en espérant que les Iraniens comprennent le message
06:41et se disent, bon, on a été trop loin dans l'attente de la négociation,
06:45on est obligé maintenant de faire des concessions,
06:48ce qu'ils ne font quasiment pas depuis maintenant 39 jours.
06:52Le président a bien compris, le président a bien compris qu'il est pris à son propre piège,
06:57il a donné à plusieurs reprises des ultimatums,
06:59il sait très bien que les Iraniens vont jouer avec la montre,
07:03il sait lui-même qu'il a un temps qui est limité,
07:05désormais, on parle, nous sommes quasiment, nous sommes le 16 ou le 17 mai,
07:09donc nous sommes le 17 mai, on est à six semaines du 30 juin,
07:14et de tous les événements qui vont célébrer le 250e anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis.
07:21La Coupe du Monde en juin, le 14 juin l'anniversaire de Donald Trump, il a 80 ans.
07:24Il y a tout cela qui fait dire qu'aujourd'hui, il voit bien qu'il n'a pas le
07:28choix,
07:28il faut qu'il fasse quelque chose.
07:31Souvenez-vous, on disait la même chose pour le voyage en Chine,
07:33on disait qu'il faut qu'il se passe quelque chose avant qu'il arrive en Chine,
07:35et au final, il est allé en Chine avec une guerre qui n'était pas terminée.
07:38Oui, mais attendez, là encore, ce qui s'est passé en Chine,
07:43ce n'était pas une date butoir.
07:45La date butoir, au fond, je vais vous dire, il y a au moins un élément dont on est certain.
07:49C'est l'émiteur.
07:49Ce sont les émiteurs, ce sont les élections.
07:51Et là, et ce sont ses rivaux, souvenez-vous, il y a déjà au moins deux mois,
07:56il a réuni des membres du Parti républicain en leur disant
07:59qu'il va falloir vous battre sur nos réalisations.
08:02Et là, on a une communication du président qui est entièrement tournée sur la guerre,
08:07qui est entièrement tournée sur les conflits internationaux,
08:11alors même qu'il avait promis autre chose.
08:13Et ça, je peux vous dire que certains électeurs,
08:15et il n'a pas besoin, on n'a pas besoin de beaucoup,
08:17il suffirait que quelques indépendants, quelques milliers d'électeurs,
08:20dans certaines circonscriptions, ne votent pas ou votent contre lui,
08:24ou pour le candidat démocrate,
08:26qu'il pourrait perdre la majorité au Congrès.
08:28Et là, ça serait le coup de semence pour lui.
08:31Donc ça, c'est un élément dont on est sûr,
08:33et il ne pourra pas bouger la date d'élection.
08:35Il n'y aura pas de reculade, en tout cas,
08:38il ne pourra pas y échapper.
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