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  • il y a 7 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00De retour dans BFM Grand Soir, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez en ce 79e jour de guerre.
00:06Il y en a un qui ne cesse de se dire prêt à reprendre les hostilités, c'est Benyamin Netanyahou.
00:10Il a réuni cet après-midi son cabinet de sécurité. Partons tout de suite sans plus attendre en Israël, à
00:14Tel Aviv.
00:15Vous retrouvez Clémence Dibout. Bonsoir Clémence, un Premier ministre israélien qui a fait savoir qu'il avait parlé à son
00:22ami Donald Trump.
00:23Dites-nous ce qui a filtré de cet appel et quelles sont les déclarations fortes prononcées par le Premier ministre
00:28israélien ce soir.
00:29Lui, qu'on s'est prêt, on le disait, à reprendre cette guerre, interrompu le 8 avril.
00:34Déjà, il avait envie d'en faire un événement, Benyamin Netanyahou. Pourquoi ?
00:38Parce qu'il avait annoncé publiquement qu'il allait avoir Donald Trump au téléphone avant même ce coup de fil.
00:43Ensuite, beaucoup d'informations ont filtré. Leur coup de fil aurait duré environ 30 minutes.
00:48Selon les médias israéliens, ils auraient parlé de quoi ? Sans grande surprise.
00:51Du voyage en Chine et des conséquences diplomatiques et surtout d'une éventualité des reprises de frappe en Iran.
00:57Et l'aide que pourrait apporter l'armée israélienne. Voilà de quoi ils ont parlé selon les médias israéliens.
01:04Benyamin Netanyahou qui a un message à faire passer ce soir, notamment à l'armée américaine.
01:09Si les Etats-Unis décident d'y aller, nous sommes prêts.
01:12Et ça se voit à quoi ? Eh bien à cette vidéo assez inhabituelle pour Benyamin Netanyahou.
01:16Qu'il a posté lui-même sur les réseaux sociaux où il se met en scène en anglais.
01:20à grand renfort de musique, de blockbusters, où il explique qu'il a fait d'Israël une grande puissance
01:26qui est prête à en découdre avec l'Iran s'il le faut. Écoutez-le.
01:30Israël s'est imposé comme le pays le plus puissant du Moyen-Orient.
01:34Et puis je suis allé rencontrer Donald Trump.
01:36Et la première chose qu'il m'a dit, c'est qu'on ne peut pas laisser l'Iran se
01:39doter de l'arme nucléaire.
01:40Je ne laisserai pas cela se produire.
01:42Au début, nous étions 600 000 personnes sur cette plage.
01:45Et nous avons été attaqués par cette armée.
01:47Et nous avons survécu de justesse.
01:49Iran a été encerclé, menacé de mort par des invasions simultanées.
01:53Iran disposerait d'armes atomiques pour nous détruire.
01:56Nous avons brisé l'emprise du terrorisme.
01:58Ce n'est pas terminé.
01:59Mais il est clair qu'Israël s'est imposé comme le pays le plus puissant du Moyen-Orient.
02:04Et comment on fait savoir que l'armée de l'air notamment est prête ?
02:08Eh bien en distillant dans la presse, via des sources anonymes dans la presse israélienne,
02:12qu'il y a des briefs, des réunions quotidiennes entre l'état-major israélien et l'état-major américain,
02:17notamment pour réévaluer tous les jours une liste potentielle de cibles stratégiques
02:22qui pourraient être visées sur l'Iran en cas de reprise de frappe.
02:26Merci Clémence Dibout avec Sébastien Savoie.
02:29Patrick Saut, on la sent cette pression israélienne sur les Etats-Unis,
02:32chaque jour un peu plus, pour les inciter à reprendre les frappes.
02:36On sent aussi qu'il y a deux dirigeants avec deux agendas un peu différents.
02:40Donald Trump et Benjamin Taniaou.
02:42Vous avez tout compris Dominique, la guerre israélienne n'est pas finie.
02:45Et d'ailleurs, le cessez-le-feu est arrivé contre l'avis des Israéliens.
02:50Pour le coup, dans le maelstrom de déclaration de Donald Trump,
02:53il y en a une quand même qui a retenu notre attention sur justement ce cessez-le-feu.
02:58Il a dit, moi, je n'étais pas tout à fait pour cesser le feu, si je puis dire,
03:02mais j'ai fait une fleur à mes amis pakistanais,
03:06qui sont des personnalités charmantes et de grands médiateurs.
03:09Mais donc, il a décidé d'un coup, en fait, dans une, encore une fois, une tactique,
03:14il faut toujours utiliser le mot de tactique avec Donald Trump et surtout pas de stratégie,
03:17parce qu'on a bien vu qu'il arrêtait ça au milieu du guet,
03:21mais les Israéliens n'ont pas fini le job.
03:23Il y a déjà une raison évidente qui ne bougera jamais, c'est la géographie.
03:27Donald Trump, à un moment donné, partira et fera en sorte que ses troupes s'en aillent
03:32et reviennent à des ports qui sont à 9000 kilomètres de là,
03:35je parle pour la marine notamment.
03:37Non, Israël restera toujours à portée de missiles, 1600 kilomètres du sol iranien.
03:42Avec cette menace existentielle, c'est le mot qu'il utilise.
03:44Existentielle, bien sûr, et on vous parle de l'Iran qui se prépare depuis 47 ans
03:48à une guerre contre Israël et contre les États-Unis, le petit Satan, le grand Satan.
03:53Oui, mais Benjamin Netanyahou, ça fait 25 ans qu'il se prépare à la guerre contre l'Iran.
03:57Il n'a donc pas fini le job.
03:58Il va encore pousser son avantage, si je puis dire,
04:01parce que si on en croit, encore une fois, notamment ce papier incroyable du New York Times
04:06sur cette fameuse réunion avec Netanyahou qui était venue au courant février
04:10pour convaincre Donald Trump que ça pourrait marcher, cette guerre,
04:14eh bien il va essayer de faire une deuxième fois strike.
04:18Est-ce qu'il pourrait convaincre, Antony Davila, Donald Trump d'y aller seul ?
04:21Il y a des risques à y aller seul, c'est-à-dire qu'on ne peut pas tenir sur
04:23la longue durée
04:25ces frappes telles qu'on les a vues dans la première phase.
04:27Est-ce qu'il serait tenté à un moment de dire, allez, on y va seul ?
04:29Ou est-ce que c'est trop risqué ?
04:30La guerre des 12 jours était une attaque surprise sur un pays qui était encore impréparé,
04:37qui n'était pas dans l'état d'esprit d'une guerre totale.
04:40La guerre des 12 jours, on rappelle que c'est Israël qui avait commencé.
04:42En juin 2025.
04:43Et donc il y a eu une attaque surprise pendant que Benjamin Netanyahou était aux Nations Unies.
04:48Là, l'Iran est sur le pied de guerre.
04:50Il a attaqué huit pays autour de lui, dans le Golfe.
04:56Et il est tout à fait préparé.
04:58Donc quand le bouclier est levé, évidemment, on part plus facilement le coup.
05:04Là, Israël avait essayé d'avoir une action décisive, un peu surprise,
05:09dans le registre de l'action indirecte.
05:13Et cela paraît plus difficile.
05:15Pour surprendre à nouveau l'Iran, il faudrait faire quelque chose de complètement inattendu.
05:19Je parle de manière très simple.
05:21Mais si vous voulez attaquer Marseille, il vaut mieux que les troupes soient massées à Dunkerque.
05:25Voilà, c'est un petit peu ce que...
05:26Si vous envoyez un fax avec le lieu, l'heure et le mode d'attaque sur l'Iran pour le
05:32deuxième round,
05:33il y a de fortes chances que l'Iran masse ses troupes et soit fin prêt à recevoir le coup.
05:38Donc vous dites que c'est un consac qui s'y aille tout seul, qui prenne cette décision-là ?
05:41C'est difficile à dire.
05:43Surtout l'ordre dans lequel tous les éléments sont là.
05:46Mais il faut, c'est ce que j'essayais de développer hier,
05:50et désolé si je me répète, mais il faut provoquer un effet cascade.
05:54Pour, par exemple, c'est ce que nous disait un de vos invités hier,
05:56si on veut que les sites de l'ensemble de missiles arrêtent de fonctionner,
06:01il faut peut-être d'abord couper l'électricité pour qu'il y ait un blackout
06:05qui amoindrisse la capacité à lancer les missiles.
06:08Il faut toujours qu'il y ait des effets en cascade qui s'amplifient
06:12pour que les dysfonctionnements soient suffisants
06:14pour arrêter la capacité à réagir
06:17et avoir un nombre de dilemmes tellement importants
06:20qu'on ne peut plus les résoudre et on est obligé d'abandonner le combat.
06:23Sinon, le coût de la continuation de l'effort de guerre
06:27serait plus destructeur qu'une capitulation.
06:30Malia Cadrasse, il fallait chercher un autre allié,
06:33justement, que les États-Unis dans la région.
06:35On pense aux Émirats, on sait qu'Israël s'est rapprochée des Émirats,
06:38on sait qu'ils ont des relations extrêmement proches.
06:42Ces derniers temps, Israël a fourni le dôme de fer
06:45pour aider les Émirats à se protéger.
06:46Est-ce qu'on peut envisager une alliance régionale contre l'Iran
06:49pour poursuivre cet effort de guerre ?
06:51Là, pour le moment, l'axe qui est bien défini,
06:54c'est l'axe des pays signataires des accords d'Abraham
06:58parce que ces accords permettent aux Émirats arabes unis,
07:01par exemple, de bénéficier du dôme de fer
07:03avec toute la technologie israélienne,
07:05le savoir-faire, l'intelligence aussi,
07:07le partage de renseignements au moment où d'autres pays non signataires
07:12ne peuvent pas profiter de cet apport israélien au niveau de la défense.
07:20Est-ce qu'il y aura une coalition ?
07:22On a assisté plutôt à une forme de désunion au sein même
07:26des pays du Conseil, des pays du Golfe, en fait,
07:32entre l'Arabie saoudite, les Émirats.
07:34Je ne dis pas que le torchon a brûlé.
07:35Au contraire, les canaux diplomatiques sont restés très actifs,
07:39mais on a assisté à deux approches différentes.
07:41Au moment où, avant cette guerre,
07:44les Émirats arabes unis avaient une attitude plus ou moins conciliante
07:49pacifiste avec l'Iran.
07:50Et l'Arabie saoudite était plus dans une forme d'affront
07:56contre la République islamique d'Iran.
07:58On a l'impression que les rôles se sont inversés aujourd'hui.
08:00On a l'impression. En effet, que les rôles se sont inversés.
08:02Là, l'Arabie saoudite, il y a eu des bruits sur sa recherche
08:06d'un pacte de non-agression avec l'Iran.
08:08Je rappelle juste qu'en 2023, ils ont signé un tel accord
08:10et que ça n'a jamais marché et que l'Iran n'a jamais respecté
08:14cet accord.
08:15Aujourd'hui, dans les éléments de langage de la diplomatie émiratie,
08:18on voit qu'il y a une hostilité de plus en plus forte
08:21à l'égard de la République islamique d'Iran.
08:24À juste titre, d'ailleurs, ils ont été le pays le plus attaqué.
08:28Mais on est loin d'avoir une alliance défensive
08:32au niveau de ces pays.
08:34On est loin.
08:34On en est loin.
08:35Parce que chaque pays a des relations différentes.
08:39Chaque pays a une stratégie de défense aussi différente.
08:43Je rappelle aussi que les Émirats sont sortis de l'OPEP
08:47il y a deux semaines à peu près.
08:49Ils menacent même de sortir de la Ligue des pays arabes.
08:51Donc, plutôt que d'assister à la formation d'un front,
08:54on assiste peut-être à la formation de deux fronts.
08:57Un front israélo-arabe avec les pays qui aimeraient rejoindre
09:00les accords d'Abraham.
09:01Et un autre front qui, pour moi, aujourd'hui, est un peu dépassé,
09:06est un peu aveugle sur la véritable menace terroriste
09:10que représente l'Iran.
09:11Benjamin Prétové, avant qu'on parle d'un nouveau type de drone
09:14qui menace aussi Israël, un drone cellulaire dans un instant,
09:18votre avis sur la question ?
09:19On a dit qu'ils n'avaient pas le même agenda,
09:21Donald Trump et Benjamin Netanyahou.
09:23Mais il n'en reste pas moins qu'il y a des élections législatives
09:26à la fin de l'année, en octobre, anticipées peut-être en août,
09:29et qu'on le dit un peu isolées.
09:31Et on parlait des Émirats arabes unis.
09:32C'est peut-être pour ça qu'il aurait parlé de cette visite secrète
09:35qui aurait dû rester secrète aux Émirats arabes unis.
09:37Une visite démentie, d'ailleurs, par les Émirats arabes unis.
09:40Et que ça, ça lui pose pas mal de problèmes.
09:42C'est ce que dit la presse israélienne.
09:43Alors, il y a plusieurs questions dans votre question.
09:45Oui, c'est vrai. Pardon ?
09:45Pour les élections anticipées, il faut savoir que depuis 20 ans,
09:48il n'y a pas une seule Knesset qui est arrivée au bout de son mandat.
09:51Systématiquement, la Knesset a sauté avant la fin.
09:53Et c'est ce fichu système de la proportionnelle intégrale
09:56qui prévaut en Israël,
09:57qui fait que chaque petit parti a un pouvoir de nuisance absolument immense.
10:01Mais en l'occurrence, c'est pas tellement la guerre contre l'Iran
10:03qui fait débat en ce moment,
10:04c'est plutôt la conscription des ultra-orthodoxes.
10:07Donc, c'est plutôt cette raison-là
10:09qui pourrait faire sauter l'actuel Knesset.
10:11Pour ce qui est des agendas de Trump et Netanyahou d'Istaing,
10:14Patrick Sos l'a très bien dit il y a quelques minutes,
10:16pour les Israéliens, le travail n'est pas terminé.
10:19Et le problème, c'est que par deux fois,
10:21qui a interrompu les opérations ?
10:23C'est Donald Trump.
10:25À chaque fois, Trump a utilisé il y a quelques jours
10:27le nom opération, enfin c'est Trump je crois,
10:29qui disait le nom opération Massu.
10:31Le nom opération Massu.
10:33C'est ce qu'Israël a fait au moment de la guerre des 12 jours,
10:35et c'est ce qui s'est fait aussi au début de cette guerre.
10:37Le problème, c'est que la guerre des 12 jours
10:39ne devait pas durer 12 jours,
10:40elle devait durer au moins 20 jours.
10:42Et Donald Trump a mis stop.
10:44Et là, à nouveau, Trump a dit
10:45« Allez, on va négocier, machin ».
10:46Et le problème, on imagine comment les généraux
10:48doivent s'arracher les cheveux,
10:50et notamment les généraux israéliens,
10:51parce que la tactique israélienne
10:52a toujours reposé sur des opérations
10:56très puissantes et très brèves.
10:57Alors, on ne va pas remonter à la guerre des 6 jours,
10:59mais ça a chaque fois été la stratégie.
11:01Effet de surprise, ça a été...
11:03– Vous vous rappelez que les 12 jours,
11:04200 avions employés par Israël,
11:06ça avait été quelque chose,
11:07cette guerre des 12 jours,
11:07qui avait commencé par ces 200 avions envoyés par Israël.
11:09– Oui, massifs, et puis on voit aussi
11:11élimination de différents chefs, etc.
11:13C'est quelque chose de totalement inattendu,
11:16surtout pour l'Iran,
11:17qui depuis quasiment un demi-siècle
11:20criait tous les jours qu'ils allaient rayer
11:21l'état d'Israël de la carte,
11:22en se disant « De toute façon, il ne se passera rien.
11:24Oui, il y aura un jour une guerre,
11:25mais on la verra venir. »
11:26Pour le coup, la guerre a commencé.
11:27À la fin, la guerre des 12 jours,
11:29ça aurait pu se poursuivre.
11:30L'Iran était à ce moment-là vraiment
11:31en position de faiblesse.
11:32Et malheureusement, Trump a dit « On arrête ».
11:34Et là, ça a été la même chose,
11:35parce qu'il y a eu l'opération Ormouz,
11:38très intelligemment manœuvrée par les Iraniens.
11:40Mais sans doute,
11:41si les manœuvres politiques israélo-américaines
11:44s'étaient poursuivies tout de suite
11:45de manière très brutale,
11:46peut-être que les Iraniens auraient cédé.
11:47Mais là, je suis évidemment de la guerre fiction
11:49et c'est peut-être les spécialistes du militaire
11:51qui pourraient répondre à ma place.
11:53Donc, en tout cas, ce soir,
11:55si Netanyahou communique à ce point
11:57sur sa communication avec Donald Trump,
11:59en se mettant en scène suisse,
12:01voilà, donc cela veut dire
12:03qu'elle est à son avantage.
12:04On va tout de même dire ça.
12:05Si Donald Trump lui avait dit au téléphone
12:07« Écoute, Bibi, j'en ai marre de ta guerre,
12:09je suis décrédibilisé,
12:10ma base électorale ne veut plus me suivre,
12:12c'est fini, je négocie
12:14et on va lâcher le truc
12:15avec une négociation à minima »,
12:17Netanyah n'aurait pas communiqué derrière.
12:18Donc, visiblement,
12:19et c'est aussi ce qu'on m'a confirmé
12:20il y a quelques jours,
12:21c'est qu'il y a un plan qui est sur la table,
12:23qui est partagé par les deux hommes
12:24puisque ils se sont beaucoup parlé
12:26déjà ces derniers jours.
12:27La question, c'est quand...
12:2830 minutes encore aujourd'hui.
12:29Voilà, la question, c'est quand ?
12:30Parce que les militaires,
12:31on le doit sur la gâchette,
12:32on le sait,
12:32le chef d'état-major israélien
12:34Yal-Zamir l'a dit il y a quelques jours,
12:35ils sont prêts à partir au combat
12:37sauf qu'il y a une politique.
12:39Enfin, dernière remarque
12:40et je finis là-dessus,
12:41si d'aventure,
12:43Israéliens et Américains
12:44ne sont plus sur la même longueur d'onde,
12:46c'est aussi une possibilité,
12:47il ne faut pas non plus négliger
12:50une possibilité tierce,
12:51à savoir,
12:52les Américains s'engagent
12:53vers la voie de la négociation
12:55et puis les Israéliens
12:56de leur côté font leur guerre
12:57de la même manière
12:58qu'en Irak.
12:58Vous pensez sérieusement
12:59qu'ils pourraient faire ça ?
13:00Ils étaient allés bombarder
13:01aux Irak, en Irak
13:02parce que c'était une menace nucléaire
13:03aussi pour eux,
13:04et bien pourquoi pas,
13:04ils ne feraient pas une opération en Iran
13:05avec l'aide de qui ?
13:07Là, je veux encore plus
13:08dans la fiction-fiction,
13:09mais c'est quand même corroboré
13:11par des mouvements sur le terrain
13:12avec l'aide des Émiratis.
13:13On en parle justement,
13:15Général Delors,
13:15j'aimerais avoir votre avis
13:16sur ce point.
13:17Voilà pour ma conclusion.
13:17Sur ce point,
13:20Israël qui poursuit sa guerre
13:21tout seul,
13:22est-ce que ça vous paraît crédible ?
13:23D'abord,
13:23une question
13:24un peu de sémantique,
13:26très courte.
13:26La guerre, en fait,
13:27elle a commencé
13:28depuis que les Pazaran
13:30sont en place
13:31et avec les Molas
13:32en place
13:35évidemment à Téhéran
13:36depuis 1979.
13:37Donc,
13:38ils sont en état de guerre,
13:39Israël se considère
13:40en état de guerre
13:41à partir du moment
13:42où elle est menacée
13:43dans son existence.
13:45Ça,
13:45c'est le point majeur.
13:47Ensuite,
13:48évidemment,
13:49ils ont surveillé
13:49le programme nucléaire
13:51et ils ont vu son développement
13:52et la capacité
13:54des ingénieurs iraniens
13:55à réaliser
13:56des missiles balistiques
13:58avec des armes.
13:59Et ça,
13:59il fallait éviter absolument
14:01que le pouvoir iranien
14:03arrive en place.
14:04Donc,
14:04il y a une très grande logique.
14:06Alors,
14:06pour ce qui est
14:07des campagnes,
14:08je préfère appeler ça
14:09des campagnes
14:10parce que 12 jours,
14:11ce n'est pas une guerre.
14:12Vous savez,
14:13on dit une guerre
14:14mais généralement,
14:15une guerre,
14:15on finit par un accord,
14:16un traité,
14:17quelque chose.
14:18Mais là,
14:19ça s'arrêtait
14:20mais il n'y avait rien derrière.
14:21Et c'est pareil
14:22avec ce qui vient
14:23de se passer
14:23depuis un mois et demi.
14:24Pour vous,
14:24ce sont des campagnes.
14:26Ce sont des campagnes.
14:27Alors,
14:28ce n'est pas la première,
14:29ce n'est sans doute
14:30pas la dernière,
14:31mais ce n'est pas
14:31la fin de la guerre.
14:32La fin de la guerre,
14:32ça aura lieu
14:34lorsqu'il y aura
14:34véritablement
14:35un accord,
14:36pour le moment
14:37hautement improbable,
14:39entre l'Iran
14:40et Israël
14:42qui se reconnaîtront
14:43comme tels
14:44parce que je rappelle
14:44quand même
14:45que l'Iran
14:46n'emploie pas
14:47le terme d'Israël
14:48mais emploie le terme
14:49d'entité sioniste
14:50donc ils ne sont même pas capables
14:51de prononcer
14:51le terme Israël.
14:53Donc ça veut bien dire
14:54qu'il y a une opposition
14:56fondamentale
14:56sur ce point.
14:57C'est pour ça
14:57que les Israéliens
14:58sont totalement logiques
15:01en percevant
15:02le danger
15:03qui monte en Iran
15:04et qu'il faut réduire
15:06parce que,
15:06on l'a dit,
15:07tous les experts l'ont dit
15:08sur tous les plateaux
15:09de toutes les chaînes
15:09de télévision,
15:11au fur et à mesure
15:12des mois,
15:12les Iraniens
15:13deviennent de plus en plus
15:14capables de réaliser
15:16l'arme nucléaire.
15:17Et on sait que le cessez-le-feu
15:18leur a permis notamment
15:19de remettre
15:20leur arsenal à niveau.
15:21C'est pour ça
15:21que pour les Israéliens,
15:23il faut poursuivre.
15:24Il n'y a pas
15:25d'autres possibilités.
15:26Il est urgent de...
15:26Il est absolument urgent.
15:28Alors,
15:29si ce n'est pas
15:29absolument urgent,
15:31on va arriver
15:31au cataclysme.
15:32Mais le cataclysme,
15:33si effectivement
15:34les Iraniens
15:35ont cette arme,
15:37rien ne dit
15:37qu'ils ne vont pas
15:38l'utiliser contre Israël
15:39puisqu'ils le disent
15:39depuis le début.
15:40Et à ce moment-là,
15:42connaissant les capacités
15:43supposées
15:44mais vraisemblables
15:45des Israéliens,
15:46on aura un échange
15:48de tirs nucléaires.
15:50Oui.
15:50On ne le souhaite pas.
15:52Maya Kadra,
15:53sur cette pression maximale
15:54de Benyamin Netanyahou.
15:56Alors,
15:56sur la pression maximale,
15:57j'aimerais bien faire
15:58la synthèse
15:59entre la réponse
16:00de Benjamin
16:00et celle d'Anthony.
16:02Courte synthèse,
16:02alors allez-y,
16:03on essaye.
16:03Courte synthèse,
16:05promis.
16:05Anthony a parlé
16:06d'effet de cascade,
16:08Benjamin,
16:09de coup de massue
16:11et un peu,
16:12c'est la stratégie
16:14israélienne.
16:14Je rappelle que
16:16cette stratégie israélienne,
16:17elle s'est le plus exprimée
16:19quand il y a eu,
16:20rappelez-vous,
16:20les frappes
16:21sur les réservoirs
16:22de pétrole à Téhéran
16:23et que Téhéran
16:24était assombré
16:27dans une espèce
16:28de nuage de fumée
16:29épaisse,
16:31noire.
16:31Et c'était,
16:32en effet,
16:33pour un peu
16:34handicaper
16:35ce pays,
16:36pour peut-être mener
16:37à une obscurité totale,
16:39à une certaine forme
16:40de paralysie
16:40dans le secteur
16:41de l'énergie
16:42et de l'électricité,
16:43pour empêcher
16:44le lancement
16:44des missiles.
16:45On voit aujourd'hui
16:46que ceux qui avaient
16:47critiqué cette frappe
16:50des Israéliens
16:51sur les réservoirs
16:52de pétrole,
16:53à savoir l'Instagram,
16:54le sénateur américain
16:55qui susurre à l'oreille
16:56de Donald Trump,
16:57aujourd'hui,
16:57il a appelé
16:58à viser
17:00les structures énergétiques.
17:02Et c'est dans Politico.
17:04Exactement,
17:05dans Politico.
17:05Bravo Anne.
17:06Et donc,
17:06cet effet de cascade
17:07dont a parlé Anthony
17:09et l'effet coup de massue
17:11aussi,
17:12il peut être
17:13très probablement
17:14des frappes
17:15contre des structures
17:16énergétiques
17:17bientôt
17:18parce que c'est
17:18l'Instagram
17:19qui s'y est opposé
17:20et qui aujourd'hui
17:21remet le sujet
17:22sur la table
17:23en soutenant
17:24de telles mesures.
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