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  • il y a 2 jours
Les travaux de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public, créée à la demande du groupe d'Éric Ciotti (Union des droites pour la République) se poursuivent. Le 1er avril, les députés auditionnent Nagui, animateur phare sur France 2 et France Inter, mais également producteur. Cette audition s'inscrit dans un contexte tendu, quelques mois après les propos du rapporteur Charles Alloncle (UDR) accusant Nagui d'être "la personne qui s'est le plus enrichie sur l'argent public". Retrouvez?les temps forts de leurs échanges.

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Transcription
00:00:01Générique
00:00:07Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de La Séance est ouverte sur LCP.
00:00:12Nous sommes le 1er avril, la commission d'enquête sur l'audiovisuel public auditionne Nagui,
00:00:17le célèbre présentateur de N'oubliez pas les paroles et Taratata sur France Télévisions.
00:00:21Regardez.
00:00:22Je vais revenir sur 2-3 points, Monsieur le Président, si vous le permettez, pour les éclaircir.
00:00:27Alors je tiens d'abord à vous remercier pour cette convocation, pour être extrêmement clair.
00:00:31Et accordez-moi, Monsieur le Président, que je n'ai jamais été convoqué avant cette date.
00:00:37Vos services m'ont contacté, on a échangé des dates et c'est aujourd'hui que ça tombe.
00:00:42Ce n'est pas un poisson d'avril, mais certaines personnes relativement bas du front me prêtaient du mépris pour
00:00:49votre travail,
00:00:49ce qui est loin d'être le cas.
00:00:51Et je suis vraiment honoré d'être dans ces murs, comme chaque fois, en venant que ce soit ici ou
00:00:57au Palais Bourbon.
00:00:59Parce que la dernière fois que j'étais venu, c'était pour lire au Palais Bourbon,
00:01:03pour lire des lettres de mamans d'enfants victimes d'inceste pour l'association Incesticides.
00:01:10Et malheureusement, il y avait moins de députés présents ce jour-là pour entendre ces lettres qu'aujourd'hui.
00:01:16Bon, en tout cas, je suis ravi de venir devant votre commission, vous dire en effet la vérité, toute la
00:01:21vérité sur mon parcours,
00:01:24sur mes liens avec le service public.
00:01:26Cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public a débuté son travail, arrêtez-moi si je me trompe, fin novembre
00:01:322025.
00:01:34Et en effet, vous, Monsieur Charles-Henri Alloncle, vous en êtes le rapporteur.
00:01:39Alors pour moi, j'ai cherché étymologiquement ce que voulait dire rapporteur.
00:01:42Ça voulait dire faire des investigations et ensuite faire un rapport.
00:01:45Alors, visiblement, je me suis trompé, car pour ce qui était de mon cas, vous avez plutôt commencé votre travail
00:01:50par la fin.
00:01:51D'abord le jugement et ensuite l'audience d'aujourd'hui.
00:01:55J'en ai pour preuve, et Monsieur le Président, vous l'avez rappelé, mi-décembre,
00:01:58donc deux semaines après les premières auditions de cette commission,
00:02:00dans une interview donnée au site Incorrectible,
00:02:04je précise « incorrectible », j'articule bien parce que le mot n'est pas français, j'aime beaucoup la
00:02:08langue française.
00:02:10Vous avez démarré en disant, enfin du moins l'employé a démarré en disant,
00:02:14et en s'excusant d'ailleurs, je le cite,
00:02:16« On ne vous connaissait pas, Monsieur Alloncle, et depuis deux semaines, vous êtes sur le devant de la scène
00:02:20»,
00:02:20pour autant que je me souvienne de ses propos.
00:02:23Et pardon, et au lieu d'être vexé par cette méconnaissance de votre parcours politique,
00:02:28vous êtes ravi, vous souriez, vous dites même, je vous cite,
00:02:32« Nous allons recevoir Léa Salamé, Élise Hussé, Xavier Niel, Enagui, bref, un beau panel ».
00:02:38Alors, textuellement, un beau panel, vous le dites,
00:02:41vous le dites un peu comme d'ailleurs on le fait nous dans notre métier de présentateur,
00:02:44comme on déroule un sommaire pour attirer le chaland,
00:02:47fier d'un coup médiatique, persuadé de faire de l'audimat,
00:02:50et peut-être d'être encore plus dans la lumière.
00:02:52Alors il y a eu beaucoup d'humour dans cette interview, il faut le reconnaître,
00:02:55puisque vous dites ne pas vouloir transformer cette commission en scène politique,
00:02:58et vous précisez vouloir faire les choses dans l'ordre.
00:03:01Pas de chance pour moi, c'est plutôt dans le désordre.
00:03:04Sans que vous n'ayez lu le moindre contrat me concernant,
00:03:09sans m'avoir posé la moindre question, sans qu'on ne se soit jamais rencontrés,
00:03:12ou arrêtez-moi là aussi si je me trompe,
00:03:14peut-être en ayant lu quelques articles à charge,
00:03:17vous dites « Je vais m'intéresser à ces sociétés qui détournent de mon point de vue
00:03:20une bonne partie des 4 milliards de l'argent des Français ».
00:03:24Je continue de vous citer,
00:03:25« Je soupçonne, Nagui, de dérives scandaleuses par centaines de millions depuis des années ».
00:03:32Vous dites encore, et M. le Président l'a rappelé,
00:03:35que je suis la personne qui s'est le plus enrichie sur l'argent public
00:03:38devant n'importe quel patron d'entreprise publique ou ministre,
00:03:41et vous dites « J'ai cette intuition ».
00:03:45J'ai cette intuition.
00:03:47Alors je ne sais pas à quoi vous vous attendiez, M. Charles-Henrié,
00:03:50à l'oncle en me jetant en pâture comme ça, sans aucune preuve,
00:03:53à part votre intuition.
00:03:56À la suite de vos différentes...
00:03:57Pardon ?
00:04:01Monsieur...
00:04:01Très bien, on en parlera.
00:04:03Donc à la base...
00:04:06C'est un article.
00:04:08J'entends.
00:04:09Monsieur Fahm, monsieur le rapporteur,
00:04:11ce n'est pas un dialogue entre vous.
00:04:13Je vais vous laisser...
00:04:13Pardon, je répondais.
00:04:15Allez au bout de votre propos introductif
00:04:17et le rapporteur vous répondra.
00:04:19En tout cas, à la suite, je vais l'être avec un plaisir que vous ne pouvez imaginer, à la
00:04:25suite de faux différentes interviews, toutes ayant un passage accusateur à mon encontre, relayé sur les réseaux, mais surtout hors
00:04:34du cadre et du travail de cette commission, votre intuition, comme vous dites, a déclenché à mon encontre des injures,
00:04:42des menaces, des incitations à porter atteinte à mon intégrité physique, le tout avec de nombreux messages racistes.
00:04:47Alors vous vouliez sans doute écorner mon image auprès du public, mais vos actes et vos déclarations sont allés bien
00:04:54plus loin, jusqu'à des menaces de mort. C'est la raison pour laquelle, en effet, j'ai déposé une
00:05:01plainte il y a un mois. C'est la vérité, monsieur.
00:05:07Non, non, non, attendez, on va être précis. Je ne parle pas de vous, je ne parle pas de vous.
00:05:12Ah non, je ne parle pas de vous. Laissez-moi poursuivre. J'ai déposé une plainte il y a un
00:05:19mois et demi et pas la semaine dernière.
00:05:20Allez au bout de votre intervention, mais s'il vous plaît, je vous l'aurai dit ici et je suis
00:05:24moi le garant quand même à la fois de la dignité et de la sériété de notre débat.
00:05:27Mais je suis très sommeil, je le dis très calmement. La plainte a été déposée il y a un mois
00:05:31et demi et pas donc la semaine dernière.
00:05:33C'est une plainte contrix, monsieur.
00:05:34S'il vous plaît, monsieur le rapporteur, s'il vous plaît, une petite seconde. On est là pour mener un
00:05:39travail et je vais vous laisser terminer, monsieur le rapporteur, il vous reste quelques minutes.
00:05:42C'est gentil.
00:05:42On est là, effectivement. Je comprends que vous répondiez, vous répondiez effectivement aux déclarations du rapporteur. Je vous propose de
00:05:48ne pas rentrer tous les deux dans un dialogue.
00:05:50Monsieur le rapporteur vous répondra. Il a d'ailleurs beaucoup de questions à vous poser. Je vous laisse aller au
00:05:54bout. Je vous laisse aller.
00:05:56Alors, vous nous précisez bien que vous ne l'accusez pas le rapporteur.
00:05:59Contrix. C'est une plainte contrix auprès du procureur de la République, à l'égard des auteurs de cette campagne
00:06:06de haine, à l'égard de ces personnes qui menacent de mort, à l'égard de ces personnes qui m
00:06:13'insultent.
00:06:15En tout cas, j'ai demandé la levée de l'anonymat parce qu'évidemment, tous ces réseaux et tous ces
00:06:19comptes relayés en permanence, j'ai demandé la levée de ces comptes.
00:06:23Alors, la levée de l'anonymat. Vous le savez, je tenais juste à le préciser, notamment en termes de date.
00:06:28Ça date de la fin janvier, début février et pas du tout de la semaine dernière.
00:06:32Pardon, M. le Président. Vous l'avez dit. Je vous en remercie. Ce n'est pas un tribunal. Merci. Vous
00:06:38avez même précisé d'ailleurs un jour, plusieurs fois dans cette commission,
00:06:43on ne plante pas de cible dans le dos de nos citoyens. Pour être clair, M. le rapporteur, dans vos
00:06:50déclarations, vous confondez
00:06:52et vous créez l'émotion, vous créez du buzz en confondant chiffre d'affaires et bénéfices. Vous avez été vous
00:07:00-même entrepreneur.
00:07:01Vous savez très bien la différence et vous savez très bien qu'en mélangeant ces chiffres et ces points de
00:07:06vue, ça devient évidemment des fake news,
00:07:09mais surtout, ça attise la convoitise, la bêtise et les menaces dont je suis victime. Depuis des mois maintenant, je
00:07:16protège ma famille.
00:07:17Je vis avec des agents de sécurité H24 et vous savez très bien que des entrepreneurs sont menacés, que des
00:07:24enfants ont failli être kidnappés
00:07:26pour obtenir des rançons. C'est évidemment pour toutes ces raisons que j'ai envie de clarifier les accusations que
00:07:31vous diffusez
00:07:32et répéter à l'envie, encore hier, malgré les réponses que vous avez déjà obtenues ici. Je suis donc heureux
00:07:38de venir me défendre,
00:07:40puisque j'ai le sentiment d'être attaqué et de me défendre encore plus parce que vous mettez ma famille
00:07:45en danger.
00:07:47Alors comme l'on fait, et il ne me reste pas beaucoup de temps, mais je crois qu'on a
00:07:50trois heures, M. le Président.
00:07:51Je ne suis pas sûr de tenir les dix minutes. Beaucoup de mes camarades ici ont fait un tour un
00:07:55peu de leur carrière.
00:07:56Vous l'avez déjà entamé. Je suis né en Égypte il y a 64 ans de Colette et l'autre
00:08:01fille, tous les deux professeurs de français,
00:08:03tombé amoureux sur les bancs de la Sorbonne, arrivé en France après être né en Égypte.
00:08:08J'avais quatre ans. Je grandis avec l'éducation de mes parents dans le respect, le respect des autres,
00:08:14le respect du pays, de ma maman, la France, le respect et l'amour de la langue française,
00:08:19de sa culture que mes parents enseignent. Au sein de mon lycée, j'ai 15-16 ans,
00:08:24et à Stanislas, je commence à animer, à prendre le micro. J'ai grandi en regardant les émissions du service
00:08:30public
00:08:30devant Michel Drucker, qui était là hier, Antoine de Cônes, Guy Lux, Les Carpentiers, Yves Mourousi.
00:08:35J'ai été en effet hors la loi, pardon de le dire ici comme cela, mais c'est vrai, en
00:08:40travaillant parallèlement à mes études supérieures.
00:08:43J'étais dans des radios pirates, tout ça en attendant la loi Filliou de 1981.
00:08:48À la mort de mon papa, j'arrête mes études, n'ayant plus les moyens de les poursuivre,
00:08:52et surtout voulant rester aux côtés de maman et de l'accompagner.
00:08:55Il y a 44 ans, en octobre 82, j'ai mon premier métier, mes premières fiches de paye.
00:09:01Je rentre dans le service public à Radio France, Nice, Côte d'Azur, puis à France 3, Antibes et France
00:09:073, Marseille.
00:09:08Ce sont mes premières fiches de paye, elles sont du service public.
00:09:11Je monte à la capitale, j'espère rentrer à Radio France. Je ne suis pas reçu.
00:09:15Je passe des castings à Canal+, recalés à NRJ, recalés à Europe 1, recalés.
00:09:21Je finis par convaincre une radio FM parisienne et suite à l'arrêt d'M6, Jean Drucker et Nicolas Taverneau me
00:09:28recrutent sur M6
00:09:30et parallèlement Philippe Labreau et Monique Lemarcy à RTL, où j'y suis resté 20 ans.
00:09:34J'attire l'attention de TF1 qui me débauche, mais qui me vire l'année suivante.
00:09:38Je fais le tour des chaînes, des producteurs, pour trouver du travail,
00:09:41notamment grâce au regretté Jean-Luc Lagardère sur la 5, en animant en effet Que le meilleur gagne,
00:09:46vous l'avez dit, M. le Président.
00:09:48La chaîne fait faillite, l'émission Et moi avec, on débarque sur Antenne 2 à l'époque.
00:09:53Le jeu Que le meilleur gagne, jeu de culture générale, on s'amuse et on apprend en même temps,
00:09:59réunit sur un prime plus de 10 millions de personnes, jusqu'à 52% de parts de marché.
00:10:05Au vu de ce succès, Marie-France Brouillère demande à Gérard Policino et moi de réfléchir à une émission musicale,
00:10:11parce qu'il n'y avait plus aucune émission de variété et de divertissement sur aucune chaîne française.
00:10:16Pourquoi je monte une société de production ?
00:10:18Antenne 2 ne veut pas produire en interne et tous les producteurs que j'ai rencontrés
00:10:23ne voulaient pas produire cette émission, voué à ne pas gagner d'argent et c'est encore le cas aujourd
00:10:28'hui.
00:10:30Arrivent des brosses à dents, arrivent des émissions qui fonctionnent d'autre part.
00:10:33Je comprends très vite le mécanisme de la télévision, c'est marche ou crève.
00:10:37L'émission fonctionne, on vous en recommande, elle ne fonctionne pas, et bien c'est crève.
00:10:42Et c'est ce qui s'est passé.
00:10:43Canal+, je suis viré sans indemnité.
00:10:46En 2001, Michel Cotta me tend la main pour une émission sur France 2.
00:10:50Je suis à nouveau écarté de l'antenne.
00:10:52On propose un format en coproduction, un format anglais avec Franck Marty, à nouveau un échec.
00:10:582003, le coffre, ça fonctionne plutôt bien, mais c'est arrêté.
00:11:022004, c'est le retour d'Interville.
00:11:04Et 2004, on me propose d'animer, de co-animer le Téléthon.
00:11:09Et ce bénévolement, je le fais avec fierté depuis ces années-là.
00:11:142004, 2005, 2006, il ne se passe strictement rien.
00:11:18J'insiste là-dessus parce que...
00:11:20Mais c'est conclant, une minute.
00:11:21Lorsque...
00:11:22Non, ça ne va pas être possible, M. le Président.
00:11:24Avec tout le respect que je vous dois, je vais parler beaucoup plus vite.
00:11:28Je vous laisserai, bien sûr.
00:11:29Il y a beaucoup de questions et je vous laisserai après répondre aux questions.
00:11:30Peut-être que je vais même donner des réponses à vos questions avant.
00:11:32Non, mais attendez, pardon.
00:11:34Je comprends que vous soyez vif.
00:11:36Il y a eu des accusations qui ont été portées contre vous.
00:11:38Vous avez envie d'y répondre.
00:11:39Non, j'essaie d'être rapide.
00:11:40Non, mais je vous ai dit, le propos liminaire, il est 10 minutes pour vous,
00:11:43comme pour n'importe quelle personne auditionnée.
00:11:44Je vais vous laisser conclure parce qu'effectivement, il y a eu des interruptions.
00:11:48J'ai moi-même pris la parole et on vous a coupé dans votre propos introductif.
00:11:51Je vais vous laisser conclure.
00:11:52Encore maintenant ?
00:11:53Je vous laisse encore une minute trente et puis ensuite, je donnerai la parole au rapporteur.
00:11:56Vous aurez l'occasion d'échanger avec lui directement et de compléter vos réponses.
00:12:01Je voulais simplement vous dire que j'ai eu énormément d'échecs parce que vous avez la gentillesse de rappeler
00:12:05les succès,
00:12:06mais beaucoup d'échecs, que ce soit le numéro gagnant encore plus libre, ça va être votre fête.
00:12:10Il y en aura pour tout le monde énormément d'échecs.
00:12:12Eh bien, je les aime, ces échecs, parce que j'ai tout appris avec eux.
00:12:16Ils sont plus nombreux d'ailleurs que nos succès.
00:12:18Ils rendent les succès encore plus magiques.
00:12:20Ils poussent au travail, à l'abnégation, aux efforts, aux remises en cause.
00:12:23Chaque émission est un drame humain dès qu'elle est arrêtée, un drame social, un drame économique.
00:12:28Mais il faut savoir tomber et se relever tant qu'à faire une fois de plus.
00:12:32Churchill disait que le succès, c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme.
00:12:35Je l'ai toujours, cet enthousiasme.
00:12:36Mais, avec ces échecs, eh bien, pas de dédit, pas de parachute doré, pas de rendez-vous, pas de téléphone
00:12:43qui sonne.
00:12:43Des questions où on se demande si on dépose ou pas le bilan.
00:12:46Et pour préciser ce que vous avez dit tout à l'heure, je n'ai pas vendu ma société.
00:12:49Et ça a été un échange de parts et d'actions entre Airprod et Banijé pour, en effet, rejoindre pour
00:12:54moi l'un des meilleurs producteurs,
00:12:57en l'occurrence Stéphane Courby, que vous avez reçu dans cette assemblée.
00:13:00Je tiens juste à préciser que le seul salaire que je reçoive du service public est de Radio France.
00:13:05Pour le reste, je suis salarié de Banijé, pas de France Télévisions, parce qu'encore une fois, nous livrons des
00:13:11émissions.
00:13:12Et comme je l'ai précisé dans ma réponse à M. le rapporteur, il ne faut pas confondre empocher et
00:13:19embaucher.
00:13:20Merci beaucoup. Je vais céder la parole au rapporteur pour qu'il puisse sans doute vous répondre et ensuite vous
00:13:26poser des questions.
00:13:28Je le redis. Je compte vraiment sur vous, M. le rapporteur, sur vous, Nagui, pour que nous puissions avoir des
00:13:33échanges approfondis,
00:13:35aller faire la transparence, aller au cœur des sujets et au bout des sujets avec vous, sur le statut notamment
00:13:40des producteurs, animateurs.
00:13:41Mais je vous demande à tous les deux, ainsi qu'aux membres de cette commission, parce que les Français nous
00:13:45regardent,
00:13:45parce qu'il y a beaucoup de journalistes présents, que ça se fasse dans le respect, la sérénité, la clarté
00:13:50et surtout la dignité
00:13:51que la commission d'enquête doit garantir à chaque instant. M. le rapporteur, je vous cède la parole.
00:13:55J'espère sincèrement ne pas avoir manqué de respect.
00:13:58Ce n'est pas ce que j'ai dit, mais je suis vigilant pour l'avenir.
00:14:01Quand on tire un peu le fil et qu'on en arrive, je vais en venir, on va sortir de
00:14:05ces années-là et en venir à aujourd'hui,
00:14:07je vois que ce scandale des animateurs producteurs n'a pas eu d'impact sur une émission que j'apprécie
00:14:13beaucoup d'ailleurs,
00:14:14dont vous êtes à l'origine, c'est l'émission Ta-Ata-Ta, qui fait votre succès depuis les années
00:14:1890,
00:14:19puisque elle est encore à l'antenne, notamment sur France Les Visions.
00:14:22Et je pense qu'on peut s'en réjouir parce que c'est une belle émission qui met en avant
00:14:25la chanson française.
00:14:27Je crois qu'elle est passée depuis 2015 à un rythme hebdomadaire, à un rythme mensuel.
00:14:31Ça fait une longévité d'à peu près 33 ans qui est assez inédite,
00:14:35qu'on doit n'en pas douter à votre talent d'animateur et au succès du format.
00:14:39Ma question porte sur votre omniprésence sur le service public,
00:14:44qui a été d'ailleurs soulignée, pour ne pas dire dénoncée,
00:14:47par un certain nombre de vos collègues animateurs qui sont venus de cette commission d'enquête.
00:14:51Vous avez animé et produit aussi beaucoup d'émissions quotidiennes.
00:14:54N'oubliez pas les paroles, la bande originale sur France Inter.
00:14:58Chacun son tour, je crois, que vous produisez.
00:15:01Tout le monde a son mot à dire.
00:15:04J'ai évoqué, donc tout le monde veut prendre sa place.
00:15:05Il y avait trouvé l'intrus aussi, le jeu de 2016 à 2022.
00:15:08Et il y a eu un certain nombre de primes aussi.
00:15:11Un nombre quand même très élevé sur le service public.
00:15:13Ils sont attribués chaque année.
00:15:15Il y a eu les bravos d'or en 2025.
00:15:16Tout le monde joue depuis 2015.
00:15:18Le club des Invincibles depuis 2021.
00:15:20Votre vie en jeu depuis 2023.
00:15:23100% France 2023.
00:15:24Tout le monde veut prendre la lumière 2024.
00:15:26Je pense que vous êtes l'animateur producteur le mieux servi du service public.
00:15:30Comment est-ce que vous l'expliquez ?
00:15:32Et pourquoi, parmi les milliers de salariés de l'audiovisuel public,
00:15:35vous n'avez pas l'impression que les dirigeants de l'audiovisuel public,
00:15:38Delphine Arnott, ne répartissent pas un peu davantage ces créneaux très importants entre plusieurs animateurs.
00:15:46J'ai du temps là ou pas ? Parce que ça va être long.
00:15:47Allez-y.
00:15:48Ça va être long.
00:15:49Là, on vient de survoler très rapidement 26 années.
00:15:53Je vous l'ai dit tout à l'heure, M. le rapporteur, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, rien.
00:16:02Peut-être envisager même de déposer le bilan.
00:16:05Donc l'omniprésence depuis 1993, j'en aurais peut-être rêvé, mais ce n'est pas du tout la réalité.
00:16:13La réalité du terrain, je vous l'ai dit tout à l'heure, quand une émission de marche, on vous
00:16:17en commande plus,
00:16:20on vous écoute sûrement un peu plus quand vous arrivez avec une nouvelle idée,
00:16:25parce que vous êtes peut-être dans l'air du temps, parce que vous êtes bankable,
00:16:28parce que le public que vous réunissez, que vous rassemblez a une certaine empathie avec vous.
00:16:35Il y a en tout cas un rapport qui s'installe entre le public et vous.
00:16:39Mais si vous me permettez, pour en revenir à la progression des émissions,
00:16:47par exemple, vous avez cité Pop Show.
00:16:50Je prends cet exemple parce que ça date d'il y a une dizaine d'années
00:16:56et c'est la période où Stéphane Sidbon et Delphine Ernot me proposent de le présenter.
00:17:04Il y a eu en 2015-2016 2,5 millions de personnes.
00:17:08Ce qui fait qu'une émission est recommandée, c'est évidemment son taux d'audience, sa qualité,
00:17:14mais surtout ses résultats, comme on dit, sur cibles, c'est-à-dire est-ce que l'on est dans
00:17:19un rajeunissement du public ?
00:17:22Est-ce que les cibles commerciales sont atteintes ?
00:17:24Je ne suis pas sûr que ça passionne tout le monde, mais en tout cas, en 2015-2016,
00:17:28on a eu deux Pop Show à 2,6 et 12% sur les 4 ans et 13% sur
00:17:36la cible commerciale.
00:17:37En 2016-2017, zéro, monsieur le rapporteur, zéro Pop Show.
00:17:432017-2018, 2018-2019, zéro.
00:17:47L'émission est... Il y a une émission qui arrive ensuite, en 2019-2020.
00:17:53Elle fait 2 millions de téléspectateurs.
00:17:55Et il y a une personne que vous avez accueillie ici, qui s'appelle Takis Kandelis,
00:18:00qui arrête cette émission et qui me dit « On ne va pas continuer cette émission ».
00:18:03Je sais qu'il y a eu beaucoup de questions posées sur la manière dont les chiffres d'affaires
00:18:08et les volumes avaient augmenté en sa présence.
00:18:11C'était plutôt l'inverse.
00:18:12Les émissions étaient arrêtées.
00:18:13Vous parlez de Taratata et merci pour les compliments que vous faites sur cette émission,
00:18:19qui a la chance de rayonner à l'international et pas uniquement en France.
00:18:24Mais elle a été arrêtée en 1997.
00:18:26Elle est revenue avec la TNT et France 4 en 2006.
00:18:30Elle a été à nouveau arrêtée en 2013.
00:18:34Vendeprivé.com l'a rebalancée sur ses réseaux sociaux.
00:18:37Et même les patrons de l'époque, de France Télévisions, m'en voulaient.
00:18:42Et je dis ça parce que ce qui est important, ce sont les formats,
00:18:45ce sont les émissions que l'on présente.
00:18:47À qui appartiennent-elles ?
00:18:49Et Taratata, en l'occurrence, c'est une idée dont on est propriétaire.
00:18:54Et dès l'instant où la chaîne nous a dit en 2013 « Vous vous arrêtez »,
00:18:58on est allé la proposer sur les réseaux sociaux.
00:19:00Peut-être pour avancer à la question du rapporteur qui était finalement aujourd'hui...
00:19:03Vous la refais ?
00:19:04Je l'ai vu parce qu'il y avait une question précise, comme ça vous apportez la...
00:19:07Oui, oui, non mais encore une fois, je réponds à l'omni-présence.
00:19:10C'est pour ça que je vous ai demandé si j'avais du temps.
00:19:12Pardon, il y a des hauts et il y a des bas.
00:19:152013, Taratata est arrêté, ça continue de vivre sur le web.
00:19:18Et on est revenu, oui, en 2015.
00:19:20On est revenu en 2015 avec des prime time.
00:19:23La première décision de Delphine Ernotte est de me demander de faire Taratata directement en prime time
00:19:29et pas en deuxième partie de soirée.
00:19:30On va aller dans le détail.
00:19:32La question est quelque chose simple.
00:19:34Pourquoi une omni-présence ?
00:19:35Vous expliquez très bien, il y a des hauts et il y a des bas.
00:19:37Mais c'est l'audience.
00:19:37Voilà, c'est l'audience.
00:19:38C'est l'audience, c'est-à-dire dès l'instant où une émission fonctionne,
00:19:43c'était le cas de Taratata, on a fait 5 millions de personnes, 21% de parts de marché.
00:19:47Immédiatement derrière, on me dit, est-ce que tu peux en faire d'autres ?
00:19:50Donc c'est là où il peut y avoir, en l'occurrence, des chiffres d'affaires qui augmentent
00:19:54parce que les résultats sont bons.
00:19:56Très bien, il y a une question complémentaire du rapporteur.
00:19:57Je vous redonne la parole, monsieur Fab.
00:19:59Allez-y, monsieur le rapporteur.
00:20:00Je vous remercie pour votre réponse.
00:20:01Effectivement, sur les raisons, j'ai pu lire un article en date du 25 avril 2023
00:20:06qui expliquait qu'un ancien dirigeant d'un groupe de médias
00:20:09qui s'exprime sous couvert d'anonymat, qui explique à votre endroit, je le cite,
00:20:12« Vous n'imaginez pas les bras de fer que Nagui engage derrière les sourires.
00:20:15C'est un personnage assez terrifiant.
00:20:17Il est multimillionnaire grâce aux services publics.
00:20:19Et le problème est là. »
00:20:21Alors, vous expliquez qu'il y a eu des audiences qui justifient votre omniprésence.
00:20:26Alors, depuis un temps peut-être un peu plus récent, effectivement,
00:20:28depuis l'arrivée de Delphine Arnotte en 2015.
00:20:30Et je me suis intéressant aux audiences que vous avez faites pour vos primes,
00:20:33donc les primes, pour ceux qui ne le connaissent pas et qui nous écoutent,
00:20:36ce sont les créneaux les plus disputés, ceux qui sont après le journal de 20 heures,
00:20:40donc ceux qui bénéficient d'une audience importante.
00:20:44Je vais vous donner quelques exemples.
00:20:45En 2018, « Tout le monde jouait avec le football » a réuni 4,8% des téléspectateurs.
00:20:51La même année, France Lévision vous a commandé « Seul contre tous »,
00:20:54ce qui a plafonné à 5,5% de parts d'audience.
00:20:57En 2019, vos émissions « Tout le monde joue aux vétérinaires »
00:21:00et « Tout le monde joue avec le brevet » ne dépassent pas les 10% d'audience.
00:21:03En 2020, « Pop Show », vous avez dit, c'était il y a une dizaine d'années,
00:21:06c'était en 2020, « Pop Show » plafonne à 7,5% d'audience.
00:21:09En 2022, l'émission « The Artist » est un échec d'audience,
00:21:14si bien que la direction de France Télévisions décide de le déplacer en deuxième partie de soirée.
00:21:18En 2023, l'émission « Votre vie en jeu » échoue sous le palier des 10% d'audience.
00:21:24Vous voyez, généralement dans le privé, lorsqu'on donne sa chance à un animateur et à un producteur
00:21:29qui n'arrivent pas sur un nombre assez limité d'émissions à réunir l'audience qu'on demande,
00:21:34on change de fournisseur, on ouvre à la concurrence.
00:21:37Comment est-ce que vous expliquez que depuis l'arrivée de Delphine Arnott,
00:21:39depuis 2015, sur un temps, je vous l'accorde, assez resserré,
00:21:43chaque année, on vous fait confiance pour animer des primes assez lucratifs,
00:21:47alors que bien souvent, dans plus de 80% des cas,
00:21:49ils ne dépassent pas une audience convenable pour ce type de créneau,
00:21:52c'est-à-dire une audience autour de 7-8%.
00:21:56C'est totalement faux.
00:21:58Les émissions que vous citez sont...
00:22:01Non, mais je vais vous en donner d'autres, des chiffres.
00:22:05Tout le monde joue avec l'histoire, 3,5 millions de téléspectateurs.
00:22:08Tout le monde joue avec le cerveau, 4 millions.
00:22:10Tout le monde joue avec la France, 2,5 millions.
00:22:12Tout le monde joue avec le code de la route, 3 millions.
00:22:15En fait, ce que je vous dis, c'est qu'au fur et à mesure,
00:22:17ces primes sont des succès d'audience,
00:22:19et que comme ce sont des succès d'audience,
00:22:21la première année, on en commande 2,
00:22:23les 2 font 4 millions,
00:22:25donc on me dit, est-ce qu'on pouvait en faire 5 ?
00:22:27Donc on en fait 5.
00:22:28Sauf qu'à un moment donné, peut-être qu'on tire un tout petit peu trop sur l'élastique,
00:22:32et forcément, comme on arrive, et vous avez raison,
00:22:35le foot a fait 1 million,
00:22:37qui est assez paradoxal,
00:22:38parce qu'on pensait avoir un bon sujet mainstream,
00:22:41et à partir de ce moment-là,
00:22:42décision de Takis Kandelis,
00:22:44eh bien de réduire,
00:22:45et on est passé de 5 primes à cause du foot à 1 million,
00:22:48à 3 primes sur le tout le monde joue.
00:22:51Vous parlez du vétérinaire à 1,5 million,
00:22:54juste après, il y a le docteur.
00:22:55Tout le monde joue avec le docteur, 3 millions.
00:22:57Donc là, à nouveau, le yo-yo de l'audience,
00:23:00et on se dit, France Télévisions et nous,
00:23:02peut-être que c'est simplement,
00:23:03non pas le format,
00:23:05non pas la mécanique,
00:23:06non pas un rejet peut-être
00:23:07de la manière dont ces émissions sont incarnées,
00:23:10mais peut-être les sujets abordés.
00:23:11Donc on met de côté le veto,
00:23:13on reçoit tout le monde joue avec l'histoire,
00:23:163 millions de spectateurs,
00:23:17tout le monde joue avec la France,
00:23:183 millions de spectateurs,
00:23:20et un dernier qui a été fatal,
00:23:23tout le monde joue avec la cuisine,
00:23:241,9 million,
00:23:25et là, on m'a dit, maintenant, on arrête.
00:23:26Donc c'est simple, encore une fois,
00:23:29et ça répond à toutes vos questions depuis le début.
00:23:32Une émission fonctionne,
00:23:33on vous la commande,
00:23:35on vous la recommande,
00:23:36on en demande plus.
00:23:37C'est le cas de n'importe quel prime time,
00:23:40de n'importe quelle case
00:23:41et de n'importe quel producteur ou animateur.
00:23:43Une émission ne fonctionne pas,
00:23:45on l'arrête.
00:23:45Ça veut dire juste,
00:23:46et le rapporteur va tout de suite rebondir,
00:23:48mais juste une précision,
00:23:49ça veut dire que dans vos discussions
00:23:52avec France Télévisions,
00:23:54vos deux émissions phares,
00:23:56n'oubliez pas les paroles,
00:23:57tout le monde le prend sa place,
00:23:58la question des prames est une discussion parallèle ?
00:24:00Totalement.
00:24:00D'accord.
00:24:01Totalement.
00:24:02Après, chaque émission a ses contrats
00:24:04et ses conditions.
00:24:05Chaque émission,
00:24:06encore une fois,
00:24:08moi, ce qui m'intéresse aussi
00:24:09de vous expliquer,
00:24:10c'est quel est le métier de producteur.
00:24:11On va revenir.
00:24:12Je n'ai pas de chance.
00:24:14Ça fait deux fois que j'essaie de le caser.
00:24:16C'est vous qui vous expliquez.
00:24:17C'est la règle,
00:24:17c'est les parlementaires
00:24:18qui posent des questions.
00:24:20J'entends.
00:24:21C'est la règle du jeu,
00:24:22monsieur le rapporteur.
00:24:23Je respecte.
00:24:26Merci monsieur pour votre réponse.
00:24:27Merci monsieur le président.
00:24:28Si je vous pose la question
00:24:29de cette omniprésence,
00:24:31notamment sur les primes,
00:24:32c'est parce qu'on a entendu,
00:24:33notamment hier,
00:24:34monsieur Patrice Sébastien,
00:24:36et qu'on avait aussi entendu
00:24:37monsieur Takis Kandilis.
00:24:38Vous savez,
00:24:39le cœur de cette commission d'enquête,
00:24:40c'est d'enquêter sur
00:24:41les éventuels délits de favoritisme,
00:24:43les éventuels conflits d'intérêts
00:24:44entre les sociétés de production
00:24:46et d'anciens dirigeants
00:24:47de l'audiovisuel public.
00:24:48Le parcours de monsieur Kandilis
00:24:50interroge,
00:24:51puisqu'il a été recruté
00:24:52chez France Télévisions
00:24:53en tant que numéro 2
00:24:54en février 2018.
00:24:55Il venait directement
00:24:56de baniger société
00:24:57pour laquelle vous êtes coactionnaire.
00:25:00Et pendant ces années-là,
00:25:02le nombre de primes
00:25:03qui vous a été accordé,
00:25:04comme le dit Patrick Sébastien,
00:25:06et je vais le citer,
00:25:06il nous l'a dit hier
00:25:07devant la commission d'enquête
00:25:08sous serment,
00:25:09il explique
00:25:10« Moi, Patrick Sébastien,
00:25:11j'avais 16 primes,
00:25:128 années bonheur,
00:25:138 plus grands
00:25:13qui apparaissent du monde
00:25:14le samedi,
00:25:14et dès que monsieur Takis Kandilis
00:25:16est arrivé,
00:25:17donc de baniger
00:25:18et devenu numéro 2
00:25:19de France Télévisions,
00:25:21ancien dirigeant
00:25:21d'une entreprise
00:25:22dont vous êtes coactionnaire,
00:25:23je n'en ai eu plus que 10,
00:25:25plus que 7,
00:25:25et puis 0,
00:25:26et entre temps,
00:25:26Nagui,
00:25:27le samedi,
00:25:27en avait 3,
00:25:28puis 7,
00:25:28puis 11.
00:25:29Fin de la citation.
00:25:30Vous voyez qu'il y a
00:25:31une suspicion
00:25:32d'élite favoritisme
00:25:33qui est une suspicion grave,
00:25:35donc à nouveau,
00:25:37c'est le cœur
00:25:37de cette commission d'enquête,
00:25:38comment est-ce que
00:25:39vous avez négocié
00:25:40cette augmentation
00:25:40de prime
00:25:42passée avec France Télévisions,
00:25:43est-ce qu'il y a eu
00:25:44un favoritisme
00:25:45de la part
00:25:45d'un ancien dirigeant
00:25:46d'une société
00:25:47dont vous êtes coactionnaire
00:25:48qui vous a permis
00:25:49d'augmenter significativement
00:25:51le nombre de cases
00:25:52de divertissement
00:25:53et de prime
00:25:53dont vous bénéficiez
00:25:54sur France Télévisions ?
00:25:56Je vous laisse répondre
00:25:57avec le temps qu'il faut,
00:25:58M. Fahm,
00:25:58à cette question qui est importante.
00:26:00Aucun favoritisme.
00:26:01Je viens de vous donner
00:26:013 exemples
00:26:03d'émissions
00:26:03qui ont été arrêtées
00:26:04par Takis Candélis.
00:26:07Les prime
00:26:08n'ont pas augmenté,
00:26:09mes prime n'ont pas augmenté
00:26:10parce que tel ou tel dirigeant
00:26:12était là,
00:26:13simplement les prime
00:26:13ont augmenté
00:26:14parce qu'il y avait
00:26:16de bonnes audiences,
00:26:17notamment sur les cibles
00:26:18les plus jeunes
00:26:18et pardon,
00:26:19de meilleures audiences
00:26:20que certaines personnes
00:26:21à qui ont réduisé
00:26:22les prime
00:26:23au fur et à mesure.
00:26:24Les audiences
00:26:25de Patrick Sébastien
00:26:27étaient globalement
00:26:28peut-être
00:26:30bonnes.
00:26:30Je n'ai pas
00:26:31ici à en parler.
00:26:33Par contre,
00:26:34ce qui est sûr,
00:26:35c'est que la cible,
00:26:36la fameuse cible
00:26:36des moins de 50 ans,
00:26:39c'est-à-dire
00:26:39le rajeunissement
00:26:40et les cibles commerciales,
00:26:42là, par contre,
00:26:42nous faisions
00:26:433 à 4 fois plus
00:26:44que ces prime.
00:26:45Et ce qui est
00:26:46formidable,
00:26:48formidable,
00:26:48M. le rapporteur,
00:26:49c'est que
00:26:49les prime
00:26:50de Patrick Sébastien
00:26:51étaient le samedi soir.
00:26:52Tous les prime
00:26:52dont on parle
00:26:53sont le mardi soir.
00:26:55Donc,
00:26:56strictement,
00:26:57rien à voir
00:26:57avec un système
00:26:58de vastes communicants.
00:26:59On arrête d'un côté
00:27:00pour recommencer de l'autre.
00:27:01Nous étions le mardi,
00:27:03qui était une case
00:27:04avant de fiction,
00:27:04qui est devenue
00:27:05une case de divertissement.
00:27:06C'est important
00:27:06ce que vous nous dites là
00:27:07parce que ça n'a rien à voir.
00:27:08Ça veut dire que
00:27:08ce n'est pas vous
00:27:09qui avez remplacé
00:27:10le samedi soir
00:27:10les émissions
00:27:10de Patrick Sébastien.
00:27:11Il y a dû y avoir
00:27:134-5 samedis
00:27:14peut-être dans l'année,
00:27:14j'en sais rien.
00:27:15Et ces émissions
00:27:16dont on parle
00:27:17qui étaient de 5-6-7
00:27:19prime dans l'année
00:27:20était le mardi soir.
00:27:23Si je vous pose
00:27:23cette question,
00:27:26M. Naguifam,
00:27:27c'est parce que
00:27:27je me réfère
00:27:28à l'enquête de Mediapart
00:27:29qui a été publiée
00:27:29le 17 juillet 2020
00:27:31intitulée
00:27:31« Naguilhomme
00:27:32qui valait 100 millions
00:27:33d'euros d'argent public ».
00:27:34La même année,
00:27:35le syndicat CGC
00:27:36a déposé une plainte
00:27:38contre vous au pénal.
00:27:39Et le 6 novembre
00:27:40de cette même année,
00:27:41c'est la députée macroniste
00:27:42qui a réclamé
00:27:44l'ouverture
00:27:45d'une commission d'enquête
00:27:46sur ces contrats-là.
00:27:47Et elle révèle,
00:27:49dans une interview
00:27:50aux Nouvelles Ops
00:27:50le 9 février 2021,
00:27:52je vous cite ces propos
00:27:53« des clauses exorbitantes
00:27:55du droit commun
00:27:56et dérogatoires
00:27:57par rapport
00:27:57aux usages professionnels
00:27:58dans les clauses
00:27:59de vos contrats »
00:28:00et elle ajoute ensuite
00:28:01« la commande porte
00:28:02sur certaines émissions
00:28:03dont le concept
00:28:03n'est pas précisé
00:28:04alors que le montant financier
00:28:05lui est bien garanti ».
00:28:07Donc vous nous expliquez
00:28:08que si le service public
00:28:10vous fait confiance,
00:28:10c'est parce que
00:28:11vous avez des émissions
00:28:12avec une audience très forte.
00:28:13Vous vous expliquez
00:28:14que PopShow,
00:28:15votre émission,
00:28:15a fait 7,5%
00:28:16de part d'audience.
00:28:17The Artist
00:28:18a été déplacé
00:28:19en deuxième partie
00:28:20de soirée
00:28:20de l'aveu
00:28:20de la direction
00:28:21de Translégion
00:28:21parce que l'échec
00:28:22d'audience.
00:28:23Votre vie en jeu
00:28:24est sous 10%,
00:28:25tout le monde joue
00:28:26avec le brevet,
00:28:27tout le monde joue
00:28:27avec le vétérinaire
00:28:28de la même façon.
00:28:29Comment est-ce que
00:28:30vous répondez
00:28:31à cette députée
00:28:32qui n'est pas de mon bord,
00:28:33qui est Macron-Nils,
00:28:33qui explique
00:28:34que la commande
00:28:35que vous passez
00:28:36avec des émissions
00:28:37du service public
00:28:39est faite
00:28:40alors que le concept
00:28:41de vos émissions
00:28:42n'est pas précisé
00:28:42et que le montant financier
00:28:44lui pourtant est garanti ?
00:28:45Est-ce que vous n'avez
00:28:46pas l'impression
00:28:46qu'il y a une sorte
00:28:47de favoritisme ?
00:28:48On vous accorde,
00:28:48quelle que soit l'idée,
00:28:49quelle que soit l'audience,
00:28:50la direction de France
00:28:51et d'Alphine Arnott
00:28:52vous accordera
00:28:53une sorte de blanc-seing
00:28:53de chèque en blanc
00:28:54pour faire vos émissions ?
00:28:56Le choix des mots,
00:28:57monsieur le rapporteur,
00:28:58c'est formidable.
00:29:00Alors non,
00:29:01absolument pas.
00:29:02Dans la mesure
00:29:03où chaque fois
00:29:03qu'une émission
00:29:04est proposée,
00:29:05il y a
00:29:08un concept,
00:29:08un pitch.
00:29:09Alors peut-être pas
00:29:10suffisant pour détailler,
00:29:11mais vous imaginez bien
00:29:12que si dans un contrat,
00:29:13par exemple,
00:29:14on me demande
00:29:14de faire quatre intervilles,
00:29:17peut-être que
00:29:18la chaîne,
00:29:19en l'occurrence,
00:29:20ne ressent pas le besoin
00:29:21de détailler exactement
00:29:22ce qui va se passer
00:29:22dans cette émission
00:29:23puisque tout le monde
00:29:24comprend et entend
00:29:24ce que ça veut dire.
00:29:25Idem pour un prime
00:29:27concernant
00:29:28Taratata
00:29:28ou des primes
00:29:30autour des spéciales
00:29:31de n'oubliez pas
00:29:31les paroles.
00:29:33Il n'y a aucun
00:29:34chèque en blanc,
00:29:36il y a surtout,
00:29:38et ça aussi,
00:29:39c'est important,
00:29:40des valeurs
00:29:40qui sont données
00:29:41par le service public
00:29:42à différentes cases
00:29:43et qui sont globalement,
00:29:45peut-être que ça se joue
00:29:46avec un plus ou moins
00:29:48X pourcentage,
00:29:49j'en sais rien,
00:29:50mais je ne connais pas
00:29:51les contrats,
00:29:52mais vous,
00:29:52vous les avez en tout cas,
00:29:53mais je pense que globalement,
00:29:54tous les primes
00:29:55sont logés
00:29:57à la même enseigne,
00:29:57peut-être des différences
00:29:58entre ceux
00:30:00qui sont en direct,
00:30:01ceux qui ne le sont pas,
00:30:02ceux qui sont à Paris,
00:30:03ceux qui sont en province
00:30:04et ceux qui viennent
00:30:05sur un concept
00:30:07régulier,
00:30:08quotidien,
00:30:09contrairement à des nouveautés
00:30:10qui sont créés,
00:30:11l'exemple des primes
00:30:12de n'oubliez pas les paroles
00:30:13sont,
00:30:14et vous devez l'avoir
00:30:15sur la data room,
00:30:16les primes les moins chers
00:30:18du service public
00:30:19parce qu'ils sont issus
00:30:21d'une émission quotidienne
00:30:22et que donc,
00:30:23la valorisation de ces primes
00:30:25ne nécessite pas
00:30:26une création
00:30:27d'une nouvelle équipe,
00:30:28c'est du travail,
00:30:28oui,
00:30:29mais ce sont les moins chers
00:30:30et quand je dis les moins chers,
00:30:31je pense que c'est
00:30:32moitié moins chers
00:30:33que n'importe
00:30:34quel autre prime,
00:30:35donc il n'y a pas
00:30:36de chèques en blanc,
00:30:37il n'y a pas de cases
00:30:38qui sont attribuées
00:30:38sans savoir ce qu'il y a
00:30:39en face et quand vous me dites
00:30:42mais pourquoi
00:30:44on vous écoute tant,
00:30:45pourquoi finalement
00:30:46on vous propose
00:30:46des émissions,
00:30:48est-ce que j'ai le temps
00:30:49d'expliquer ce qui s'est passé
00:30:50avec n'oubliez pas les paroles
00:30:50ou pas non plus ?
00:30:52Parce que c'est,
00:30:53parce que n'oubliez pas les paroles
00:30:54et pardon de vous contredire,
00:30:56la case stratégique,
00:30:58c'est pas tant les primes,
00:30:59c'est n'oubliez pas les paroles,
00:31:01c'est-à-dire que c'est
00:31:02la locomotive pour le 20h,
00:31:04c'est comment rassembler,
00:31:05comment réunir les publics,
00:31:07comment obtenir le plus de pubs possible
00:31:10avant qu'il n'y ait plus de publicité
00:31:12qui arrive derrière
00:31:13et comment affronter la concurrence
00:31:16de fictions,
00:31:17de journaux,
00:31:18de talks,
00:31:20de directs,
00:31:20alors que nous,
00:31:21nous sommes enregistrés.
00:31:23Le problème,
00:31:23il se situe là
00:31:24et le nerf de la guerre,
00:31:25à mes yeux,
00:31:26alors c'est peut-être mes yeux
00:31:27parce que c'est mon point de vue
00:31:28et que je suis en accès
00:31:29depuis pas mal d'années,
00:31:31c'est là.
00:31:32L'access prime time,
00:31:32pour ceux qui nous écoutent,
00:31:33c'est le créneau 18h,
00:31:34enfin je l'ai dit,
00:31:35pour ceux qui nous écoutent,
00:31:36l'access prime time,
00:31:36c'est avant le journal télévisé.
00:31:38Voilà,
00:31:38si on prend large,
00:31:39c'est 18h-20h,
00:31:39si on prend plus pointu,
00:31:40c'est juste avant le 20h,
00:31:41c'est-à-dire combien de personnes
00:31:44apportez-vous
00:31:46pour la messe du 20h ?
00:31:48Voilà,
00:31:49et pour l'anecdote,
00:31:50souvent j'ai des textos
00:31:51de différentes personnes
00:31:52qui présentent le 20h
00:31:53avec des remerciements
00:31:54pour les audiences
00:31:55parce que ça installe,
00:31:57entre guillemets,
00:31:58un point de départ
00:31:58pour ce journal.
00:32:00Donc,
00:32:01n'oubliez pas les paroles,
00:32:02au début,
00:32:02n'étaient que hebdomadaires,
00:32:05uniquement hebdomadaires.
00:32:06C'était une case
00:32:07qui était le samedi.
00:32:09Alors,
00:32:09il y aura une question dédiée
00:32:10là-dessus
00:32:10et vous pourrez revenir là-dessus.
00:32:12Pardon.
00:32:14On va y arriver.
00:32:14Allez-y,
00:32:15monsieur le rapporteur.
00:32:16Merci, monsieur,
00:32:17pour votre réponse.
00:32:18Merci, monsieur le président.
00:32:19Effectivement,
00:32:20sur n'oubliez pas les paroles,
00:32:21donc j'ai pu accéder
00:32:22à un certain nombre
00:32:23de documents
00:32:23que France Télévisions
00:32:24a bien voulu me transmettre.
00:32:26J'ai pu comprendre,
00:32:27j'ai pu constater
00:32:28que vos contrats,
00:32:29n'oubliez pas les paroles,
00:32:30sur trois ans,
00:32:31ont été renouvelés
00:32:32en 2021,
00:32:33puis en 2024,
00:32:34sans qu'il y ait eu
00:32:35le moindre appel d'offres.
00:32:36Donc, ça,
00:32:36c'est ma première question.
00:32:38Comment est-ce que
00:32:38vous l'expliquez ?
00:32:39Comment expliquer
00:32:39à être mieux traité
00:32:41que probablement
00:32:41d'autres animateurs
00:32:42producteurs
00:32:43sur cette case-là ?
00:32:44Et parce que j'ai aussi
00:32:45pu constater,
00:32:46je vous laisserai répondre,
00:32:48j'ai aussi pu constater,
00:32:50n'oubliez pas les paroles
00:32:51sur le renouvellement
00:32:52des contrats,
00:32:52oui, mais pour ça,
00:32:53vous regardez votre téléphone,
00:32:54mais c'est bien aussi
00:32:55d'écouter les questions.
00:32:57Vos contrats sur trois ans
00:32:58ont été renouvelés en 2021,
00:32:59mais je vais la répéter,
00:33:002021-2024,
00:33:02sans qu'il y ait
00:33:02le moindre appel d'offres.
00:33:03Comment est-ce que
00:33:03vous l'expliquez ?
00:33:04Alors que vous avancez
00:33:06et que vous êtes mis
00:33:07sur le même plan
00:33:08que vos concurrents,
00:33:09animateurs et producteurs
00:33:10et qu'il n'y a pas
00:33:11de favoritisme
00:33:12de la part de la direction
00:33:13de France Télévisions.
00:33:14Et pour compléter ma question,
00:33:16ce qui m'a interrogé
00:33:17dans les documents
00:33:18que j'ai pu auditer
00:33:19de France Télévisions,
00:33:20c'est que vous faites partie
00:33:22des rares à bénéficier
00:33:23du contrat pluriannuel.
00:33:24Ça a été d'ailleurs
00:33:24l'objet d'une des questions
00:33:25que j'ai posées
00:33:26à la directrice du divertissement
00:33:27de France Télévisions,
00:33:29qui a dit au début oui,
00:33:30puis non,
00:33:30puis a fini par expliquer
00:33:31qu'il y avait bien
00:33:32des contrats pluriannuels.
00:33:33Et j'ai pu voir,
00:33:34par exemple,
00:33:34que France Télévisions
00:33:35s'engageait avec vous
00:33:36pour près de 1665 émissions,
00:33:40et de revenir sur sa décision,
00:33:42si les conditions d'ailleurs
00:33:43venaient à changer.
00:33:45Donc vous voyez,
00:33:45France Télévisions
00:33:46ne peut pas revenir,
00:33:47je crois, sur le prix,
00:33:48ni sur votre clause d'audience
00:33:49que vous signez avec eux
00:33:50pendant une durée de 3 ans,
00:33:52à l'heure où Delphine Arnot
00:33:53cherche 180 millions d'euros
00:33:55d'économie.
00:33:56Est-ce que vous n'avez pas
00:33:57l'impression que vos contrats
00:33:58sont une entrave
00:33:58à ces optimisations nécessaires
00:34:00du service public ?
00:34:04Il y a plusieurs questions
00:34:05dans votre question.
00:34:07Voilà.
00:34:08Je vais commencer
00:34:09par l'appel d'offres.
00:34:13Il y a une course,
00:34:16et c'est même la raison
00:34:17pour laquelle j'étais
00:34:19extrêmement heureux
00:34:20de rejoindre Stéphane Courby
00:34:21et Badidjé,
00:34:22parce que la véritable course,
00:34:23elle n'est pas à l'antenne,
00:34:25elle n'est pas à l'audience,
00:34:26elle est dans les catalogues,
00:34:28dans les contrats,
00:34:28dans les idées,
00:34:29dans ce qui fonctionne ou pas.
00:34:32En l'occurrence,
00:34:33lorsqu'une émission fonctionne
00:34:34à l'étranger,
00:34:36commence à voir poindre,
00:34:38si ce n'est une idée,
00:34:39un concept,
00:34:40au moins une tendance.
00:34:42Alors tendance
00:34:43à des jeux de potache,
00:34:46à des jeux d'étudiants,
00:34:46ou tendance,
00:34:47et c'est ce qui était le cas
00:34:48en 2007-2008,
00:34:50tendance au karaoké.
00:34:51Il y avait deux émissions
00:34:52aux Etats-Unis
00:34:52qui avaient un énorme succès.
00:34:54Une émission qui s'appelait
00:34:55Singing Bee,
00:34:56une autre qui s'appelait
00:34:57Don't forget the lyrics,
00:34:58c'est-à-dire
00:34:58N'oubliez pas les paroles.
00:35:00La première était chez Endemol,
00:35:04catalogue Endemol,
00:35:05qui n'était pas encore
00:35:06Badidjé à l'époque,
00:35:07et l'autre était entre guillemets
00:35:08libre de tout droit.
00:35:10Une fois que j'ai obtenu
00:35:13la possibilité d'avoir l'option,
00:35:16et pour avoir une option,
00:35:18ça aussi,
00:35:18c'est intéressant à savoir,
00:35:20il faut qu'un producteur
00:35:21ait les épaules,
00:35:22la capacité financière,
00:35:24de débourser 150-200 000 dollars
00:35:29pour avoir pendant trois mois
00:35:31le droit d'aller de chaîne en chaîne
00:35:32en disant,
00:35:33voilà, j'ai cette idée,
00:35:34voulez-vous la produire,
00:35:36voulez-vous la mettre à l'antenne ?
00:35:39Comme à l'époque,
00:35:40Endemol était très marié à TF1,
00:35:43un peu à M6,
00:35:44mais surtout à TF1,
00:35:45mais pas beaucoup
00:35:45avec le service public,
00:35:47lorsque j'ai eu ce format
00:35:48et que je l'ai proposé
00:35:49à Patrice Duhamel
00:35:50et Patrick de Carolis,
00:35:52ils voyaient une manière,
00:35:52en le mettant en hebdomadaire,
00:35:54de couper un peu l'herbe
00:35:55sous le pied de ce format,
00:35:58d'apporter donc ce nouveau,
00:35:59cette nouvelle manière
00:36:00de jouer avec un karaoké,
00:36:03et ils m'ont dit,
00:36:05écoutez, on va faire un test,
00:36:06on va partir sur deux mois,
00:36:08le samedi,
00:36:09mais comme une espèce
00:36:10de pilote en direct.
00:36:11Alors oui,
00:36:12il n'y a pas d'appel d'offres,
00:36:13il y a un format
00:36:14qui cartonne à l'étranger,
00:36:15dont ils peuvent profiter
00:36:17et on essaye pendant deux mois
00:36:19de le mettre à l'antenne.
00:36:20On est en décembre 2008.
00:36:23C'est immédiatement un succès,
00:36:26on est à plus de 15%
00:36:28de parts de marché
00:36:28et à plus de 2 millions
00:36:29de téléspectateurs.
00:36:30Et c'est comme ça
00:36:31pendant plusieurs mois
00:36:33en étant uniquement,
00:36:34uniquement le samedi.
00:36:36Donc si vous voulez,
00:36:37il n'y a pas d'appel d'offres,
00:36:38on s'installe,
00:36:39j'ai presque envie de dire
00:36:40en catimini
00:36:41ou dans une case comme ça
00:36:42le samedi.
00:36:43Mais évidemment,
00:36:44une chaîne,
00:36:45que fait-elle ?
00:36:45Elle compare les audiences
00:36:46de la semaine
00:36:47et celles du week-end.
00:36:48Elle voit que dans la semaine,
00:36:49ce n'est pas génial
00:36:50ce qui se passe,
00:36:51notamment au moment
00:36:52des écrans publicitaires
00:36:53et qu'il y a une émission
00:36:55qui est demandée
00:36:56par les annonceurs,
00:36:57qui a des parrains,
00:36:58qui a des écrans pubs remplis
00:37:00et qui amène du monde
00:37:00au journal de 20 heures.
00:37:02Donc ce qui s'est passé ensuite,
00:37:03c'est que la question s'est posée
00:37:05de est-ce que ce jeu
00:37:06pourrait passer quotidiennement
00:37:09et je vous avoue,
00:37:10j'ai déjà dit dans la presse,
00:37:12mais comme je sais
00:37:12que vous avez beaucoup lu
00:37:14et préparé cette rencontre
00:37:16en lisant des articles,
00:37:17je pense que vous avez dû voir
00:37:17que j'ai dit
00:37:18ne jamais croire
00:37:20à n'oublier pas les paroles.
00:37:21Je vais vous dire
00:37:22si j'ai du nez,
00:37:23ne jamais croire
00:37:24à n'oublier pas les paroles
00:37:25en quotidienne
00:37:26et j'étais tellement inquiet
00:37:27de voir n'oublier pas les paroles
00:37:28en quotidienne
00:37:30que j'ai demandé
00:37:31à Patrick Sabatier
00:37:33de présenter cette émission
00:37:35pendant l'été 2008.
00:37:36Je vous pose une autre question
00:37:39des faits qui m'ont interpellé,
00:37:40c'est le 14 septembre 2019
00:37:42dans une interview aux Parisiens
00:37:43où vous expliquez
00:37:44que dans un contexte budgétaire restreint
00:37:46pour France Télévisions
00:37:47et c'est le cas,
00:37:48vous avez tout fait
00:37:48pour réduire le coût
00:37:49de vos programmes,
00:37:49pour ne pas impacter les emplois.
00:37:51Vous avez expliqué
00:37:52en échange procédé à,
00:37:53je vous cite,
00:37:54une cadence de tournage infernale,
00:37:56on y reviendra,
00:37:57qui a certainement emporté
00:37:58des conséquences sur vos salariés.
00:38:00Quand on s'intéresse
00:38:01à l'audit de production,
00:38:01n'oubliez pas les paroles
00:38:02pour la saison 2022-2023,
00:38:04on constate surtout
00:38:05que les efforts,
00:38:06vous ne les avez pas faits
00:38:07sur votre propre rémunération.
00:38:09On a entendu
00:38:10M. Patrice Sébastien
00:38:11qui nous disait hier
00:38:12sous serment devant la commission
00:38:14que lui,
00:38:15ses marges tournaient
00:38:15autour de 8 à 10%.
00:38:17Vous, pour l'émission,
00:38:18n'oubliez pas les paroles,
00:38:19c'est 25% de marge.
00:38:21Vous êtes très bien payé,
00:38:22c'est votre droit,
00:38:23vous avez beaucoup de talent,
00:38:24mais à nouveau,
00:38:25ce ne sont que des chiffres
00:38:26et que des faits.
00:38:27mais vous percevez
00:38:292 500 euros par émission,
00:38:31n'oubliez pas les paroles,
00:38:32ce qui est plus
00:38:33que le salaire médian des Français.
00:38:36Donc vous gagnez
00:38:37en 30 minutes d'émission
00:38:38plus que le salaire médian mensuel
00:38:40des Français,
00:38:41ce qui vous permet
00:38:42d'atteindre,
00:38:43pour cette émission,
00:38:44n'oubliez pas les paroles,
00:38:451 500 000 euros
00:38:47uniquement sur cette émission
00:38:49payée par le service public.
00:38:51Et après tout,
00:38:52encore une fois,
00:38:52ce qui est rare
00:38:53peut être cher
00:38:54et vous m'interrompez,
00:38:56et je vous laisserai vraiment répondre.
00:38:58Mais ce qui m'a interpellé,
00:39:00ce n'est pas dans le montant
00:39:01de la rémunération,
00:39:01vous pourrez y revenir,
00:39:03c'est que l'audit de production
00:39:04révèle noir sur blanc
00:39:05que vous êtes versé
00:39:07une rémunération supplémentaire
00:39:08de 378 000 euros
00:39:10sur cette seule saison.
00:39:12Donc finalement,
00:39:13pour vous,
00:39:13le salaire de Delphine Arnaud,
00:39:15qui gagne à peu près ça
00:39:16sur un an,
00:39:17ça a été un ajustement
00:39:18de salaire supplémentaire
00:39:19pour une seule émission,
00:39:21n'oubliez pas les paroles,
00:39:22payée par le service public.
00:39:24Vous êtes en train de rire,
00:39:26mais c'est encore
00:39:26des choses factuelles
00:39:28qui ont été mises
00:39:29dans les rapports d'audit
00:39:30transmis par France Télévisions.
00:39:32Comment est-ce que vous pouvez
00:39:33nous expliquer à la fois
00:39:34ces montants,
00:39:35mais surtout cet écart,
00:39:36c'est surtout ça
00:39:36qui m'interroge.
00:39:37Pourquoi, à la fin,
00:39:38vous percevez
00:39:39près de 400 000 euros
00:39:40supplémentaires de rémunération
00:39:41pour une émission
00:39:42qui devait en coûter moins
00:39:44alors que c'est de l'argent public ?
00:39:45Alors, monsieur Fahm,
00:39:47vous comptez sur ces chiffres,
00:39:48je vous laisse répondre.
00:39:48Non, mais ce qui est formidable,
00:39:49c'est qu'on a commencé
00:39:51en disant qu'il ne fallait
00:39:51placer aucune cible
00:39:53dans aucun dos
00:39:54d'aucun citoyen
00:39:56et de balancer des chiffres.
00:39:58Non, vous balancez, monsieur,
00:39:59des chiffres qui sont encore une fois
00:40:00des volumes,
00:40:01des chiffres d'affaires.
00:40:03Ce sont 10 000.
00:40:0410 000.
00:40:05Non, ce sont...
00:40:06Mais non, mais vous mélangez.
00:40:07C'est-à-dire que,
00:40:07encore une fois,
00:40:08comprenez bien,
00:40:10lorsque...
00:40:11Je voudrais vraiment avoir le temps
00:40:12de vous expliquer
00:40:13comment tout ça fonctionne.
00:40:14Lorsqu'on propose une émission,
00:40:16on nous demande un devis.
00:40:18Vous n'avez pas envie
00:40:19de m'écouter, j'ai l'impression.
00:40:21Lorsque...
00:40:21Ben si, écoutez-moi,
00:40:22si ça vous intéresse.
00:40:23On nous demande un devis.
00:40:25On propose ce devis.
00:40:26Généralement, il est discuté,
00:40:27très souvent, à la baisse,
00:40:29et on doit respecter ce devis.
00:40:31Qu'est-ce qu'il y a sur un devis ?
00:40:32Il y a des lignes,
00:40:33il y a des cases
00:40:34qui partent du principe
00:40:36qu'il y a des postes
00:40:37qui sont et qui méritent
00:40:38une rémunération.
00:40:39Ces postes-là
00:40:40sont au prix catalogue.
00:40:42Convenez que les prix
00:40:43que vous avez eus,
00:40:44la gentillesse,
00:40:46de citer,
00:40:46mais je rejoins
00:40:48Virginie et Fiera
00:40:49dans les Happy Few.
00:40:51Ces prix-là
00:40:52sont des prix catalogue.
00:40:53Regardez les prix
00:40:54des autres animateurs
00:40:55d'autres émissions
00:40:55et vous verrez
00:40:56que c'est même
00:40:56prix catalogue cheap.
00:40:58Pourquoi ?
00:40:59On est obligé
00:40:59de mettre une ligne
00:41:00en disant
00:41:01tant que c'est lui
00:41:01qui présente,
00:41:02c'est à ce prix-là,
00:41:03et puis le jour où,
00:41:04et c'est déjà arrivé,
00:41:05un autre animateur
00:41:05devrait le présenter,
00:41:06il faut quand même
00:41:07que ce budget-là
00:41:08soit prévu.
00:41:09Alors oui,
00:41:12ça va dans la production
00:41:13globale de l'émission.
00:41:15Une fois que ce devis
00:41:16est accepté,
00:41:18qu'est-ce qui se passe ?
00:41:18Il y a un audit.
00:41:19En effet,
00:41:19il y a une vérification
00:41:20de où sont les sommes.
00:41:22Avec tout le respect
00:41:22que je dois aux auditeurs,
00:41:23ce ne sont pas
00:41:24des personnes de télévision
00:41:25qui arrivent.
00:41:26Donc ils sont
00:41:26un tout petit peu
00:41:28pris dans les phares
00:41:29d'une voiture
00:41:30en se demandant
00:41:30à quoi correspondent
00:41:31telle ou telle somme,
00:41:32à quoi correspondent
00:41:33les CDI
00:41:34qui peuvent y avoir
00:41:35full-time
00:41:35dans une société de production
00:41:37et pourquoi
00:41:37une autre personne
00:41:38d'une autre société
00:41:39de production
00:41:39viendrait vous donner
00:41:40des conseils
00:41:40et comment vous la valorisez
00:41:41et comment vous vous payez
00:41:43entre sociétés de production.
00:41:44Mais au bout du compte,
00:41:45qu'est-ce qu'il y a
00:41:46de plus important ?
00:41:47Où va l'argent
00:41:49du contribuable ?
00:41:50Où va l'argent
00:41:51des Français ?
00:41:53Où va l'argent
00:41:54de l'actionnaire,
00:41:55en l'occurrence,
00:41:55de l'État ?
00:41:56Si vous le permettez,
00:41:58et laissez-moi le faire,
00:41:59j'ai fait un petit exercice
00:42:00pour vous expliquer
00:42:02le plus simplement
00:42:03du monde
00:42:05où allaient
00:42:07ces sommes ?
00:42:09Avant de faire ça,
00:42:10vous n'avez pas répondu
00:42:11à la question du rapporteur,
00:42:12donc il évoque,
00:42:13moi je l'ai dit déjà au rapporteur,
00:42:15je pense qu'ici,
00:42:16il faut parler
00:42:18en chiffres généraux
00:42:19et pas définir
00:42:20des sommes précises.
00:42:21Mais bon,
00:42:21il le sait,
00:42:22on va avancer.
00:42:22Maintenant,
00:42:23ce qui m'intéresse surtout,
00:42:24et c'est aussi la question
00:42:24du rapporteur,
00:42:25c'est quoi du coup
00:42:26le statut ?
00:42:26C'est une rémunération ?
00:42:28C'est une facturation ?
00:42:30Je suis salarié de l'État.
00:42:30Donc ces sommes
00:42:31dans le contrat
00:42:32que le rapporteur évoque,
00:42:33c'est quand il y a marqué
00:42:34rémunération
00:42:34pour chaque émission ?
00:42:35C'est la valorisation
00:42:36au catalogue
00:42:37de ce qu'un producteur
00:42:38ou de ce qu'un animateur
00:42:39sur l'endroit
00:42:40de réclamer.
00:42:41Exactement.
00:42:42Vous alors,
00:42:42pour qu'on soit très clair,
00:42:43pour bien comprendre,
00:42:44c'est pour bien comprendre
00:42:45aussi ces statuts
00:42:45d'animateur-producteur,
00:42:46vous aujourd'hui,
00:42:48la seule rémunération
00:42:49que vous avez
00:42:50de l'audiol public,
00:42:51c'est un salaire
00:42:52d'un côté de Radio France
00:42:53et un salaire de Banijet.
00:42:55Mais qui n'est pas
00:42:55du service public ?
00:42:56Non, non,
00:42:56mais c'est un salaire
00:42:57de Banijet.
00:42:57Et donc quand on voit
00:42:58dans tous ces contrats
00:42:59des lignes
00:43:00rémunération,
00:43:01etc.,
00:43:01c'est en fait
00:43:02des lignes
00:43:03qu'il faut avoir
00:43:04dans ces contrats-là
00:43:05pour valoriser
00:43:05votre prestation,
00:43:07mais vous,
00:43:08votre rémunération,
00:43:08c'est un salaire
00:43:10de Banijet.
00:43:11Déjà,
00:43:11on est dans
00:43:13une situation
00:43:14de concurrence
00:43:15vis-à-vis
00:43:16des autres producteurs
00:43:17et il y a
00:43:18un coût de case
00:43:20annoncé par la chaîne
00:43:21aussi,
00:43:22avec des budgets
00:43:22qu'ils attribuent
00:43:23à telle ou telle émission.
00:43:24Ce qu'ils font
00:43:25le plus souvent possible,
00:43:27c'est évidemment
00:43:27de négocier
00:43:28et de se battre
00:43:29pour que ce coût
00:43:29soit le moins élevé possible.
00:43:30Et tout à l'heure,
00:43:31M. le rapporteur,
00:43:32vous avez dit
00:43:32que quoi qu'il arrive,
00:43:33les sommes étaient
00:43:34les mêmes
00:43:35tout le long
00:43:35dans le contrat
00:43:36et que les audiences
00:43:37et que les audiences
00:43:37étaient impossibles
00:43:39à bouger.
00:43:39Vous êtes parfaitement
00:43:40au courant
00:43:41que depuis le mois
00:43:42de septembre,
00:43:42on nous a demandé
00:43:43entre 6 et 7 %
00:43:44de baisse
00:43:46sur les budgets
00:43:46des émissions
00:43:47pour faire justement
00:43:48un effort
00:43:49par rapport au prix
00:43:50de cette émission.
00:43:51Si maintenant,
00:43:52je peux vous expliquer
00:43:53comment est répartie
00:43:55la commande...
00:43:56Je peux le faire,
00:43:57M. le Président ?
00:43:58Votre commande ?
00:43:59Non,
00:44:00écoutez,
00:44:00j'ai pris un exemple
00:44:03sur une commande
00:44:05de 100 euros.
00:44:06La chaîne
00:44:07nous passe
00:44:08une commande
00:44:08de 100 euros.
00:44:09Allez-y,
00:44:09et puis après,
00:44:10ça va être très court.
00:44:12Ça va être très court.
00:44:13Allez-y,
00:44:13100 euros de commande
00:44:14pour vous,
00:44:14pour bannir.
00:44:15Pour fabriquer une émission,
00:44:17on nous commande
00:44:18quelque chose
00:44:19à 100 euros.
00:44:20J'aurais une dernière question
00:44:21du rapporteur
00:44:21et je donne la parole
00:44:22à Mme Parmentier.
00:44:23à partir de ces...
00:44:27Oui, écoutez,
00:44:29le plus facilement du monde.
00:44:31Allez-y,
00:44:32mais ça va nous écouter.
00:44:33À partir de ces 100 euros
00:44:34de commande,
00:44:3550 euros
00:44:37vont dans les caisses
00:44:38de l'État.
00:44:40TVA,
00:44:41charge patronale,
00:44:42charge sociale,
00:44:43toutes les taxes.
00:44:44Il y a 50 euros
00:44:45sur les 100
00:44:45qui vont dans les caisses
00:44:46de l'État.
00:44:48restent 50 autres euros.
00:44:50Sur ces 50 autres euros,
00:44:51il y en a,
00:44:52en fonction des émissions,
00:44:53entre 40 et 45 euros
00:44:55qui vont aux prestataires,
00:44:57aux salaires,
00:44:58aux dépenses,
00:44:59aux consommables,
00:45:00aux loyers,
00:45:01aux locations,
00:45:02aux décors,
00:45:02à la fabrication,
00:45:03à tout ce que vous voulez.
00:45:04Et il reste entre 5 et 10 euros
00:45:07pour Banijé.
00:45:09Je vous fais grâce
00:45:10de ce que va
00:45:12parmi les 40,
00:45:1540, 45 euros,
00:45:16de ce qui va à l'État
00:45:17puisque les prestataires
00:45:18payent des impôts,
00:45:19puisque les employés
00:45:20payent leurs impôts,
00:45:21puisqu'on fait vivre
00:45:22la vie économique.
00:45:2310 000 fiches de paye par an
00:45:26sortent de notre société.
00:45:2710 000 fiches de paye.
00:45:28Donc ça représente
00:45:29une masse d'emplois.
00:45:30Vos marges nettes
00:45:30seraient entre 5 et 10 %
00:45:31si je le fais calculer.
00:45:33Sans compter les émissions
00:45:35qui sont à moins 4,
00:45:37voire moins 20 %
00:45:38pour ce qui est de taratata.
00:45:40Et il y a des audits
00:45:41qui le courent.
00:45:42De manière indirecte,
00:45:42mais je serais important
00:45:43pour vous poser une dernière question
00:45:44peut-être sur le sujet.
00:45:45Vous nous indiquez
00:45:45avec ce calcul
00:45:48que les marges
00:45:49de vos émissions là
00:45:51sont en gros
00:45:52entre 5 et 10 %
00:45:54si je sais compter.
00:45:55Exactement.
00:45:57Alors une dernière question
00:45:57du rapport.
00:45:58Le produit,
00:45:58pardon,
00:45:59je finis simplement.
00:46:00Le produit,
00:46:01c'est 100 euros
00:46:02commandé par la chaîne,
00:46:04rapporte,
00:46:06ce produit rapporte
00:46:08150 euros
00:46:10à l'actionnaire.
00:46:11donc 150 euros
00:46:13à l'État
00:46:13par la publicité,
00:46:15le parrainage,
00:46:16le sponsoring.
00:46:17Ce qui veut donc dire,
00:46:18et là j'ai fini,
00:46:19que lorsqu'il y a
00:46:20une commande de 100 euros,
00:46:22200 euros
00:46:23vont à l'État,
00:46:24à l'actionnaire
00:46:25et donc,
00:46:26si vous voulez,
00:46:26aux contribuables
00:46:27et entre 5 et 10 euros
00:46:29à Banijé.
00:46:31Donc si vous posez
00:46:32la question
00:46:32de savoir pourquoi
00:46:33une chaîne
00:46:35commande
00:46:35une émission,
00:46:36vous avez la réponse.
00:46:37Elle rapporte
00:46:38de l'argent
00:46:38à l'État,
00:46:40elle est numéro 1
00:46:41en termes d'audience
00:46:42et elle répond
00:46:43aux critères
00:46:44de rassembler
00:46:45des publics,
00:46:45de création française,
00:46:47de patrimoine,
00:46:48pardon aussi.
00:46:49On joue avec
00:46:49la chanson française,
00:46:50on joue avec les textes,
00:46:52on joue avec l'orthographe,
00:46:53tout ça fait partie
00:46:54de ce qu'on me demande
00:46:55de présenter tous les soirs.
00:46:56Monsieur le rapporteur
00:46:56vous fait un rebond,
00:46:57une nouvelle question
00:46:57et puis ensuite
00:46:58je passerai la part
00:46:58de le groupe politique.
00:46:59Allez-y,
00:46:59monsieur le rapporteur
00:47:00pour une dernière question.
00:47:00Oui, merci monsieur le président.
00:47:04Tout ça est honnêtement
00:47:06assez confus,
00:47:06j'ai du mal à comprendre
00:47:07pourtant les faits
00:47:10sont avérés
00:47:10dans les documents
00:47:11que France Télévisions
00:47:12m'a transmis.
00:47:13L'émission,
00:47:13n'oubliez pas les paroles,
00:47:15c'est 25% de marge
00:47:16pour vous,
00:47:17c'est une rémunération
00:47:18de 2500 euros
00:47:19pour 30 000 d'émissions,
00:47:20ce qui fait une rémunération
00:47:22totale pour cette seule émission
00:47:23du service public
00:47:24d'un million 500 000 par an.
00:47:25Je n'inventerai un,
00:47:26encore une fois,
00:47:27encore une fois,
00:47:28je pourrais vous fournir
00:47:29parce que visiblement
00:47:30vous n'avez pas les éléments,
00:47:31tous ces éléments
00:47:32m'ont été fournis
00:47:32par France Télévisions
00:47:33et tout est factuel.
00:47:36Et vous ne m'avez pas répondu
00:47:37sur une question
00:47:37qui a été clé,
00:47:38pourquoi un écart
00:47:38de 378 000 euros
00:47:40sur une seule saison,
00:47:42n'oubliez pas les paroles,
00:47:43entre la rémunération
00:47:44qui a été initialement prévue
00:47:45avec France Télévisions
00:47:46et ce que vous avez finalement
00:47:48empoché au titre
00:47:49de votre rémunération ?
00:47:50Pourquoi un tel écart
00:47:51aussi important ?
00:47:51Qui correspond d'ailleurs
00:47:52au salaire annuel
00:47:53de Delphine Arnaud ?
00:47:53Déjà, peut-être,
00:47:54pourquoi le rapporteur
00:47:55dit 25,
00:47:55vous nous dites entre 5 et 10 ?
00:47:57Je ne sais absolument pas
00:47:59à quoi correspond
00:48:00la somme dont vous parlez.
00:48:01Je veux bien avoir le document
00:48:02et vous répondre ultérieurement.
00:48:03Merci beaucoup, très bien.
00:48:04Sur le reste,
00:48:05je vous le redis,
00:48:06mais j'ai l'impression
00:48:06que c'est une notion
00:48:08que vous ne voulez pas entendre.
00:48:10Ce qui apparaît
00:48:11comme une ligne,
00:48:13monsieur le rapporteur,
00:48:14ce qui apparaît...
00:48:15En même temps,
00:48:16c'est vrai que si vous ne m'écoutez pas,
00:48:17on va avoir du mal
00:48:17à s'entendre,
00:48:18ce qui est une ligne
00:48:20d'animateur,
00:48:22de producteur
00:48:24ou de direction artistique,
00:48:26c'est une ligne de valorisation,
00:48:28appelez ça un catalogue,
00:48:30et après,
00:48:31on fait un travail
00:48:32pour mutualiser notre travail.
00:48:34Et en effet,
00:48:35cela va dans peut-être des dépenses.
00:48:37Il y a certaines émissions
00:48:38que l'on tourne
00:48:39et on passe du temps
00:48:39et on paye des gens
00:48:40et puis on ne les diffuse pas,
00:48:42on les jette.
00:48:43Il y a d'autres temps
00:48:43que l'on passe
00:48:44à développer des projets
00:48:45et des formats
00:48:45qui ne verront jamais le jour.
00:48:47Tout ça fait partie
00:48:49de la gestion
00:48:51d'une boîte de production.
00:48:53Pour moi,
00:48:54et je pense pour beaucoup
00:48:55de personnes qui nous écoutent,
00:48:56qu'est-ce qui est important ?
00:48:57Combien coûte cette émission ?
00:48:59Qu'est-ce qu'elle rapporte à l'État ?
00:49:00Et qu'est-ce qu'elle rapporte
00:49:02à Benidji ?
00:49:03De redire,
00:49:04vous, monsieur Nagui,
00:49:06vous gagnez tant,
00:49:07je vous ai dit 25 fois,
00:49:08mais oui,
00:49:09mais c'est faux,
00:49:09mais répétez-le,
00:49:10à l'envie,
00:49:11c'est faux.
00:49:12C'est faux.
00:49:13Je suis désolé.
00:49:15Merci,
00:49:15monsieur le Président.
00:49:17En fait,
00:49:18vous évoquez des marges nettes
00:49:20là où tous les animateurs
00:49:21et producteurs
00:49:22résonnent en marge brute.
00:49:24Personne n'est venu
00:49:25devant cette commission d'enquête
00:49:26en disant,
00:49:26après impôt sur le revenu,
00:49:28mon solde net de net,
00:49:30ça m'a coûté ça.
00:49:30Et vous êtes aussi
00:49:31actionnaire de Benigé.
00:49:32Donc en fait,
00:49:33les émoluments
00:49:34qui sont versés
00:49:35à Benigé,
00:49:36vous êtes aussi
00:49:36co-actionnaire de Benigé.
00:49:38Donc l'argent du service public
00:49:39pour un contrat
00:49:40en coproduction
00:49:41avec Benigé,
00:49:42vous est aussi reversé
00:49:44à la fin
00:49:44parce que vous êtes
00:49:45co-actionnaire
00:49:45de cette entreprise.
00:49:47Donc vous voyez,
00:49:47il y a une différence
00:49:48qui est difficile à comprendre.
00:49:50Je voudrais simplement
00:49:51vous poser une question
00:49:52parce que vous l'avez peut-être
00:49:53omis,
00:49:54c'est sur les conditions
00:49:55de travail
00:49:56et les méthodes managériales.
00:49:57Vous engagez sur vos plateaux,
00:49:59je vais prendre juste
00:49:59l'émission,
00:50:00n'oubliez pas les paroles,
00:50:00de nombreux danseurs
00:50:01qui doivent improviser
00:50:02des chorégraphies.
00:50:04Le 12 novembre 2025,
00:50:05il y a un des danseurs
00:50:06que vous avez engagé
00:50:07qui a publié une vidéo
00:50:08sur ses réseaux sociaux
00:50:09dans laquelle il décrit
00:50:10les conditions de travail,
00:50:11ces conditions de travail
00:50:12et à quel point
00:50:12elles sont éprouvantes
00:50:13sur vos émissions.
00:50:15Je le cite,
00:50:16c'est le pire taf
00:50:17que vous pouvez faire
00:50:17en tant que danseur,
00:50:19fin de la citation,
00:50:19détaille-t-il.
00:50:20Il continue ensuite,
00:50:21il cite encore,
00:50:22je cite encore,
00:50:23on arrive à 8 heures,
00:50:24on repart à 20 heures,
00:50:2512 émissions,
00:50:26c'est énorme
00:50:27et pourtant,
00:50:28explique-t-il,
00:50:29c'est vraiment
00:50:29pas très bien payé.
00:50:31Et vous avez expliqué,
00:50:32c'était ma question précédente
00:50:33dans une interview
00:50:33aux Parisiens en 2019,
00:50:35procéder à une cadence
00:50:36de tournage infernale,
00:50:37ce sont vos mots.
00:50:39Hier,
00:50:39devant cette commission d'enquête,
00:50:40Patrick Sébastien
00:50:41a dénoncé
00:50:42des cadences de tournage
00:50:43qui allaient jusqu'à
00:50:4314 tournages d'émissions
00:50:45par jour
00:50:46sur vos plateaux
00:50:47pour optimiser
00:50:48votre rentabilité
00:50:49alors qu'à nouveau,
00:50:49ce sont quand même
00:50:50des missions
00:50:51de services publics
00:50:52et selon lui,
00:50:53vous payeriez
00:50:54certains de vos employés
00:50:55100 euros par jour
00:50:55pour 12 heures
00:50:56de travail extrêmement intense,
00:50:58c'est-à-dire
00:50:58moins que le SMIC horaire.
00:51:00Compte tenu des marges
00:51:01dont on a parlé,
00:51:02compte tenu des niveaux
00:51:03de rémunération,
00:51:04est-ce que vous n'avez pas
00:51:04l'impression que le droit
00:51:05des travailleurs,
00:51:06le droit social
00:51:07est bafoué
00:51:07pour ce type d'émissions
00:51:09qui pourtant
00:51:09sont des émissions
00:51:10du service public ?
00:51:13Alors plusieurs choses,
00:51:15je vais essayer de répondre
00:51:16sans vous agacer.
00:51:21Nous respectons
00:51:23les conventions collectives,
00:51:24nous sommes soucieux
00:51:25des conditions de travail
00:51:26de toutes les personnes
00:51:27présentes sur le plateau
00:51:28et les artistes
00:51:30dont vous parlez,
00:51:31que j'appelle
00:51:32les ambianceurs,
00:51:34sont des intermittents
00:51:35du spectacle,
00:51:36ils sont payés
00:51:36au cachet,
00:51:38en effet,
00:51:38et ce sont
00:51:40les minimas sociaux
00:51:41de leur statut
00:51:42de figure,
00:51:44de figurant,
00:51:47de danseur,
00:51:48sans avoir à intervenir
00:51:49dans l'émission.
00:51:52La somme
00:51:53qui a été avancée
00:51:54n'est pas la bonne,
00:51:56je suis désolé
00:51:57pour mon confrère,
00:51:59mais c'est 50%
00:52:01de plus
00:52:02que ce qui est annoncé.
00:52:04Sachant qu'il se relaie,
00:52:06en plus,
00:52:07vous imaginez bien
00:52:07que jamais personne,
00:52:11sous emprise
00:52:12d'aucun produit,
00:52:13ne peut danser
00:52:14et se trémousser
00:52:15pendant 14 émissions
00:52:16sans se reposer,
00:52:17sans aller boire un coup,
00:52:18à part moi,
00:52:19parce que moi,
00:52:20je reste sur le plateau,
00:52:21mais sans emprise
00:52:22de quoi que ce soit,
00:52:22je vous rassure,
00:52:23et de rester sur le plateau
00:52:24pour danser
00:52:26et pour animer.
00:52:26Il y a un chorégraphe
00:52:27qui est en face,
00:52:29le Bad Buzz
00:52:29dont vous parlez
00:52:30est un ancien danseur
00:52:32qui n'a pas été
00:52:34reconduit
00:52:34dans le planning,
00:52:35je peux comprendre
00:52:37une forme d'aigreur
00:52:38de ne plus être
00:52:39sur cette émission
00:52:40et s'il est heureux
00:52:41dans ce qu'il fait,
00:52:41tant mieux.
00:52:42Ceux qui viennent,
00:52:43en tout cas,
00:52:43sont tous des artistes
00:52:45qui soit jouent au théâtre,
00:52:47soit font des spectacles,
00:52:48soit font des disques,
00:52:49des chorégraphies
00:52:49et viennent comme une espèce
00:52:50de complément
00:52:51parce qu'ils ont besoin
00:52:52de faire leurs heures
00:52:53en tant qu'intermittents
00:52:53du spectacle
00:52:54et ce ne sont jamais les mêmes.
00:52:56Jamais,
00:52:56jamais les mêmes.
00:52:57Sur la rentabilité
00:52:59d'un tournage
00:53:00d'une émission,
00:53:01pourquoi arriver
00:53:01jusqu'à 14 par jour ?
00:53:03Au début,
00:53:04nous étions à 7,
00:53:066-7 émissions par jour.
00:53:08Puis on est passé à 8,
00:53:10puis on est passé à 10,
00:53:11puis à 12
00:53:12et en effet à 14
00:53:14de temps en temps.
00:53:15Pensez-vous sincèrement
00:53:16que c'est pour le plaisir
00:53:18de gagner plus
00:53:19et que moi-même,
00:53:20avec mes 64 ans,
00:53:21il n'y a pas un moment
00:53:22où je suis crevé,
00:53:23où j'ai envie de m'asseoir,
00:53:24où j'ai envie de me reposer ?
00:53:25Non.
00:53:25Il y a eu décision
00:53:27qui a été prise
00:53:28en réunissant
00:53:29tous les techniciens
00:53:30sur le plateau,
00:53:31tous les intermittents
00:53:32du spectacle,
00:53:33tous les musiciens,
00:53:34les cadreurs,
00:53:35les ingénieurs du son,
00:53:36puisque tout étant live,
00:53:39avec la volonté
00:53:40de produire
00:53:40un spectacle vivant
00:53:42et de leur dire
00:53:43voilà,
00:53:43on a des baisses
00:53:44de budget.
00:53:45Savez-vous,
00:53:46avez-vous étudié
00:53:48quelle est la baisse
00:53:49entre le premier,
00:53:51la première minute
00:53:51de n'oubliez pas les paroles
00:53:53et la minute actuelle
00:53:54de n'oubliez pas les paroles ?
00:53:55Avez-vous une idée
00:53:56de la différence de prix
00:53:57de production
00:53:59entre...
00:53:59Ah oui,
00:54:00je n'ai pas le droit
00:54:00de vous poser des questions,
00:54:01c'est ça ?
00:54:02Dommage.
00:54:03Je vais répondre
00:54:04à la question.
00:54:05Monsieur le Président,
00:54:06vous voulez jouer ?
00:54:07Non, non, mais...
00:54:08Ce n'est pas un jeu.
00:54:09Ce n'est pas un jeu.
00:54:10Non, mais...
00:54:11C'est plus fort que moi.
00:54:12Pardon.
00:54:13Restons dans le cadre
00:54:14de cette commission d'enquête,
00:54:15s'il vous plaît.
00:54:15Excusez-moi,
00:54:16excusez-moi.
00:54:16Je voulais juste
00:54:18détendre l'atmosphère.
00:54:20Allez-y.
00:54:21En dix ans,
00:54:22la minute
00:54:23de n'oubliez pas les paroles,
00:54:25a baissé dans son prix de vente
00:54:27de 33%.
00:54:3033% de moins
00:54:31en dix ans.
00:54:33À aucun moment,
00:54:34l'émission s'est retrouvée
00:54:35plus chère
00:54:36qu'elle ne l'était
00:54:37les années précédentes.
00:54:38Pourquoi ?
00:54:39Parce qu'il y a
00:54:39des amortissements déjà
00:54:40et pourquoi ?
00:54:41Parce que,
00:54:41vous le savez très bien,
00:54:42le service public
00:54:43a de moins en moins
00:54:44de finances de l'État,
00:54:46a de moins en moins
00:54:47de budget
00:54:47et nous demande
00:54:49systématiquement,
00:54:49régulièrement,
00:54:50de faire des efforts.
00:54:51Donc là,
00:54:52vous avez une décision
00:54:53à prendre.
00:54:55Comment faire
00:54:56pour trouver
00:54:57et pour assumer
00:54:57ces réductions,
00:54:58pour garder l'antenne
00:54:59parce qu'on a quand même
00:55:00envie de produire
00:55:00ces émissions
00:55:01et de les présenter ?
00:55:02Elles ont du succès.
00:55:04On est encore une fois
00:55:05leader de l'accès.
00:55:06La solution,
00:55:06c'est de faire
00:55:07la règle de trois
00:55:08et de dire
00:55:09est-ce que vous êtes
00:55:10toutes et tous
00:55:11d'accord
00:55:11pour faire des efforts
00:55:13et en l'occurrence
00:55:14pour faire plus d'émissions
00:55:16en une journée ?
00:55:17Vous imaginez bien
00:55:18que tout ça,
00:55:18c'est accompagné par
00:55:19des augmentations
00:55:20de salaire
00:55:21et puis au tout début
00:55:22de n'oubliez pas
00:55:23les paroles,
00:55:24je vous encourage
00:55:24à aller voir les archives,
00:55:26il y avait
00:55:26sept,
00:55:27huit musiciens
00:55:28qui jouaient.
00:55:29Aujourd'hui,
00:55:30il y en a 14.
00:55:31Il n'y a jamais eu
00:55:32d'ambianceur avant.
00:55:33On les a installés
00:55:34il y a quelques années.
00:55:35On les a maintenus
00:55:36pendant le Covid
00:55:37et je vous prépare,
00:55:39si vous le voulez,
00:55:39du nombre de lettres
00:55:40et de remerciements
00:55:41de ces intermittents
00:55:42pour avoir maintenu
00:55:43leur travail
00:55:43et leur emploi.
00:55:44Merci beaucoup.
00:55:44Je remercie les collègues
00:55:45de leur patience.
00:55:47Les règles,
00:55:48j'ai du jeu,
00:55:50monsieur Fahm,
00:55:50puisque vous y avez fait référence,
00:55:53même si ici,
00:55:53c'est un cadre
00:55:54tout à fait sérieux,
00:55:55une commission d'enquête.
00:55:57Les règles du jeu,
00:55:57si vous me passez
00:55:58cette expression,
00:55:59c'est deux minutes
00:55:59de questions
00:56:00des parlementaires,
00:56:01deux minutes de réponses
00:56:03parce que c'est normal
00:56:03qu'il y a au moins
00:56:0420 minutes
00:56:05sur une audition
00:56:05de trois heures
00:56:05qui soient accordées
00:56:07et données
00:56:07aux groupes politiques
00:56:08de cette assemblée,
00:56:09ce qui n'est déjà pas beaucoup
00:56:11dans une audition
00:56:11de trois heures.
00:56:12Je donne la parole
00:56:12à un parmentier
00:56:13pour le Rassemblement national
00:56:14pour deux minutes
00:56:15et monsieur Fahm,
00:56:15je vous donnerai
00:56:16une réponse de deux minutes.
00:56:18Merci monsieur le Président.
00:56:20Nagui,
00:56:21vous avez toujours pris
00:56:22des positions
00:56:23anti-Rassemblement national,
00:56:25des positions politiques
00:56:26et partisanes marquées.
00:56:28En 2024,
00:56:28comme déjà en 2017,
00:56:30vous exhortez les Français
00:56:31à faire barrage
00:56:32à Marine Le Pen.
00:56:33En 2017,
00:56:34vous co-signez
00:56:35une violente tribune
00:56:36dans l'Ibé
00:56:37intitulée
00:56:37Madame Le Pen,
00:56:38vous n'aurez pas nos haines,
00:56:40assurement que le Rassemblement
00:56:41national prospère
00:56:42sur les attentats islamistes
00:56:43qui ont endeuillé la France.
00:56:44En 2024,
00:56:46aux dernières législatives,
00:56:47vous appelez
00:56:47à une mobilisation
00:56:48contre le Rassemblement national
00:56:50pour sauver la culture
00:56:51et la liberté d'expression
00:56:53en grand danger.
00:56:54Mais vous,
00:56:55Nagui,
00:56:55en fait de liberté d'expression,
00:56:57vous censurez
00:56:58sur France Inter
00:56:58l'humoriste
00:56:59Pierre-Emmanuel Barré
00:57:01dans votre émission
00:57:02la bande originale
00:57:04à cause d'un sketch
00:57:05qui ne vous a pas plu
00:57:06car il prône l'abstention
00:57:07au second tour
00:57:08de la présidentielle.
00:57:09Il ne prône même pas
00:57:11le vote
00:57:11pour Marine Le Pen,
00:57:12mais il prône l'abstention.
00:57:14Et vous déclarez
00:57:15ce n'est pas de la censure,
00:57:16surtout par rapport
00:57:17à la vraie censure
00:57:18qui risque d'arriver
00:57:19si Le Pen passe.
00:57:20Je suis sidérée
00:57:21qu'on banalise le fait
00:57:22que le FN soit au premier tour,
00:57:25qu'il n'y ait pas eu de manif.
00:57:26Alors vraiment,
00:57:27encourager l'abstention,
00:57:29ça me paraît irresponsable.
00:57:31C'est ça la liberté
00:57:32des chroniqueurs
00:57:33sur France Inter.
00:57:33C'est ça la liberté d'opinion
00:57:35sur le service public.
00:57:36C'est ça la neutralité politique
00:57:38de France Télévisions
00:57:39et de Radio France,
00:57:40d'être obligé
00:57:41d'appeler à voter Emmanuel Macron
00:57:43quand on est un humoriste
00:57:44ou sinon de démissionner.
00:57:46C'est ce que fera
00:57:47Pierre-Emmanuel Barré,
00:57:49il démissionnera.
00:57:50Est-ce que c'est votre rôle
00:57:51d'animateur
00:57:52d'émissions culturelles
00:57:53et de variété,
00:57:54payer des fortunes
00:57:55avec les impôts des Français,
00:57:58vous servir du service public
00:58:00pour affirmer
00:58:01vos positions politiques,
00:58:03jugeant,
00:58:04méprisant
00:58:05et disqualifiant
00:58:06des millions d'électeurs
00:58:07du Rassemblement national ?
00:58:09Je vous remercie.
00:58:10Merci à M. Parmentier.
00:58:11Ça m'aura permis
00:58:12de vivre le jour
00:58:13où le Rassemblement national
00:58:14parle favorablement
00:58:15de Pierre-Emmanuel Barré.
00:58:16Oui.
00:58:16Ce qui ne manque pas de sel.
00:58:17Je pense qu'il va en profiter.
00:58:18Mais je vous laisse répondre
00:58:19à la question
00:58:20qui était tout à fait sérieuse
00:58:21à M. Parmentier.
00:58:21Absolument.
00:58:22Je vous laisse répondre.
00:58:23Et donc on était d'accord
00:58:24pour que initialement
00:58:26cette commission
00:58:27ne soit pas
00:58:28un débat politique ?
00:58:31Non, non,
00:58:31mais alors la question
00:58:32du pluralisme
00:58:32est une question,
00:58:33voilà,
00:58:34vous apposez...
00:58:34Alors le pluralisme...
00:58:37Par exemple...
00:58:38Vous êtes salarié
00:58:38du service public.
00:58:39Vous êtes salarié
00:58:40donc comme tout salarié
00:58:41du service public.
00:58:41Je n'emploie pas
00:58:42Pierre-Emmanuel Barré.
00:58:43Non, non,
00:58:43mais je crois que la question
00:58:44était plus large.
00:58:45Oui, oui,
00:58:46mais je vais y répondre.
00:58:48Alors, M. Fahm,
00:58:49je vous garantis,
00:58:51je ne fais pas tout bien
00:58:52comme président,
00:58:52mais quand la question
00:58:53sort du cadre,
00:58:54je le rappelle.
00:58:54Comme vous êtes salarié
00:58:55de l'auduel public,
00:58:56c'est une question,
00:58:57voilà,
00:58:58comme une autre,
00:58:59mais vous y répondez
00:59:00comme vous voulez,
00:59:01mais répondez-y.
00:59:01Je ne connais pas
00:59:02les opinions politiques,
00:59:03par exemple,
00:59:03des chanteurs
00:59:04que je programme
00:59:04dans Taratata.
00:59:05Je ne connais pas
00:59:06les opinions politiques
00:59:06des candidats
00:59:07qui viennent dans mes émissions.
00:59:10Je ne connais pas même
00:59:11leur cursus,
00:59:12leur parcours.
00:59:13Il m'est arrivé
00:59:13d'une manière extrêmement dramatique,
00:59:15je vais répondre
00:59:16à votre question,
00:59:16ne vous inquiétez pas,
00:59:17mais d'avoir,
00:59:18par exemple,
00:59:19une dame qui m'écrit
00:59:21comment avez-vous pu
00:59:22être gentil
00:59:22avec tel ou tel candidat
00:59:23alors que je suis victime
00:59:26de ces violences conjugales
00:59:27et autres,
00:59:28et j'en suis vraiment confus
00:59:29et désolé,
00:59:30je suis le premier
00:59:32à évoquer
00:59:33le 39-19
00:59:34pour se battre
00:59:35contre les violences
00:59:36faites aux femmes
00:59:37et j'ai même eu
00:59:38le grêlé,
00:59:38un tueur en série
00:59:39qui est venu
00:59:40dans une de mes émissions
00:59:41et je ne dirai pas
00:59:43de nom,
00:59:44j'ai même eu
00:59:44certains de vos confrères,
00:59:46candidats de jeu
00:59:49et de personnalités
00:59:50qui sont venus.
00:59:50Ce que je veux dire par là,
00:59:51c'est que je ne sais pas
00:59:52qui sont
00:59:53ou ce que portent
00:59:53les personnes
00:59:54qui viennent
00:59:54dans les émissions.
00:59:55pour revenir sur Inter,
00:59:57je ne vais absolument
00:59:58pas me défausser,
00:59:59je n'ai jamais,
01:00:00et j'ai plein de textos
01:00:01à vous montrer
01:00:01si vous le souhaitez,
01:00:02je n'ai jamais censuré
01:00:03Pierre-Emmanuel Barré,
01:00:05je ne sais pas
01:00:05quels sont les textes
01:00:06qui vont être dits,
01:00:08joués,
01:00:08interprétés
01:00:08par les humoristes
01:00:09depuis 12 ans
01:00:11sur Inter.
01:00:13Croyez-moi,
01:00:13souriez,
01:00:14mais au moins,
01:00:14je suis ravi
01:00:15de vous faire rire.
01:00:16Je ne les connais pas.
01:00:18Dès l'instant
01:00:19où,
01:00:19juste avant,
01:00:20il me dit
01:00:21« Tu ne vas pas être content »,
01:00:22je pousse
01:00:23à l'abstention,
01:00:25là,
01:00:26en effet,
01:00:26je réagis
01:00:27comme
01:00:28un enfant
01:00:29accueilli
01:00:30par un pays
01:00:30à l'âge de 4 ans
01:00:31qui a grandi
01:00:32et qui a pu
01:00:33s'épanouir
01:00:34et qui est reconnaissant
01:00:35de ce pays,
01:00:37de l'accueil
01:00:37de ce pays
01:00:38face à un étranger.
01:00:39J'ai vécu
01:00:39un jour
01:00:41de...
01:00:43Je n'ai jamais dit ça.
01:00:44J'ai vécu un jour
01:00:45où mon papa
01:00:46a ouvert la boîte aux lettres
01:00:46pour comprendre
01:00:47que son permis de séjour
01:00:50était refusé
01:00:50et qu'il fallait quitter
01:00:51à nouveau la France,
01:00:52ce qui a été le cas
01:00:53pendant deux ans.
01:00:53Donc,
01:00:54j'ai vécu cette situation
01:00:54de bienvenue,
01:00:55pas bienvenue.
01:00:56Et on ne peut pas dire
01:00:58que le fait
01:00:59de ne pas s'engager
01:01:00en politique
01:01:00soit une solution.
01:01:01Quand je dis
01:01:02s'engager en politique,
01:01:03c'est voter.
01:01:03Peut-être,
01:01:03la question de Mme Parmentier,
01:01:05c'est est-ce qu'en tant
01:01:05que salarié de l'audiol public,
01:01:09absolument pas ?
01:01:09Mais je ne les ai pas indiqués.
01:01:11J'ai simplement dit
01:01:11à Pierre-Emmanuel,
01:01:12quand tu auras fait ton sketch,
01:01:14et je vous montrerai...
01:01:15Il me semble que vous aviez
01:01:16signé une tribune en 2022
01:01:17pour appeler à voter.
01:01:18Ça, c'est autre chose.
01:01:18Non, mais on ne va pas...
01:01:19Sur l'antenne...
01:01:20On va élargir la question.
01:01:22Élargissons.
01:01:23Sur l'antenne du service public,
01:01:24je lui ai dit
01:01:25fais ton texte,
01:01:26fais ton sketch.
01:01:27Je te préviens
01:01:27et je ne veux pas te prendre
01:01:28par traîtrise.
01:01:30Derrière, je dirais
01:01:31allez voter.
01:01:32Allez voter pour qui vous voulez,
01:01:34mais allez voter.
01:01:35Jamais je lui ai dit
01:01:36de dire de voter
01:01:38pour qui que ce soit.
01:01:39Quant à ces tribunes signées,
01:01:42quant à ma vie de, pardon,
01:01:45citoyen dans ce pays,
01:01:46et je vote à toutes les élections,
01:01:48j'ai ma carte d'électeur,
01:01:49je peux vous montrer
01:01:49qu'elle est bien tamponnée
01:01:51et qu'elle est bien noircie
01:01:52par l'encre des bureaux de vote.
01:01:56Je pense avoir le droit
01:01:58de m'exprimer,
01:01:59d'avoir, oui,
01:02:00signé sur un front républicain
01:02:02sans pour autant me servir
01:02:04des antennes du service public.
01:02:06Je n'ai jamais à l'antenne, madame.
01:02:07Jamais à l'antenne
01:02:09dit la moindre chose
01:02:10et encore moins
01:02:11de dire pour qui voter.
01:02:12Merci.
01:02:13La réponse est claire.
01:02:15Merci de votre réponse
01:02:15franche et claire.
01:02:16Ensemble pour la République,
01:02:17Mme Calvès,
01:02:18pour deux minutes.
01:02:19Merci, M. le Président.
01:02:21M. Naguifam,
01:02:23dans votre réponse
01:02:23du 5 janvier,
01:02:24vous écrivez
01:02:25au rapporteur
01:02:26à l'oncle,
01:02:28je cite,
01:02:28je vous cite,
01:02:29vous dites,
01:02:29les jeux sont plus rentables
01:02:31que les émissions de plateau
01:02:32et là,
01:02:32fini le conditionnel,
01:02:33vous avez raison.
01:02:34Après quelques lignes,
01:02:35je vous recite,
01:02:36rentable pour le service public
01:02:37puisqu'il semblerait,
01:02:39je parle au conditionnel,
01:02:40que n'oubliez pas les paroles,
01:02:41générerait près de 30 millions
01:02:42d'euros par an
01:02:43de chiffre d'affaires
01:02:43de la régie pub.
01:02:44On approcherait,
01:02:45je pense,
01:02:46au conditionnel
01:02:46des 10%
01:02:48de la publicité globale
01:02:49de tout le groupe
01:02:50France Télévisions.
01:02:52M. Naguifam,
01:02:53est-ce vraiment le rôle
01:02:54des programmes
01:02:54de services publics
01:02:55ou de visuels
01:02:56que celui d'engager
01:02:57des recettes publicitaires ?
01:02:59Vous allez répondre
01:02:59que ces ressources propres
01:03:01viennent compenser
01:03:02le manque
01:03:03de financement public
01:03:04de l'audiovisuel public,
01:03:05et là,
01:03:05on pourrait être d'accord,
01:03:07que rien n'interdit
01:03:08la possibilité
01:03:09de recourir
01:03:09aux ressources publicitaires,
01:03:10mis à part certaines limites
01:03:12comme notamment
01:03:13celle de l'interdiction
01:03:14de la publicité
01:03:15entre 20h et 6h
01:03:17sur les antennes linéaires
01:03:18de France Télévisions.
01:03:19Ne pensez-vous pas
01:03:20que la programmation
01:03:21de vos émissions,
01:03:22comme n'oubliez pas
01:03:23les paroles,
01:03:24devrait être avant tout
01:03:25appréciée à l'aune
01:03:26des missions
01:03:26de services publics
01:03:28qu'elles remplissent,
01:03:28divertissement,
01:03:29exposition du patrimoine
01:03:31musical,
01:03:31au-delà des performances
01:03:33publicitaires
01:03:33qu'elles peuvent atteindre,
01:03:35donc 10%
01:03:35de la publicité globale
01:03:36du tout le groupe
01:03:37France Télévisions.
01:03:38France Télévisions.
01:03:38Ne pensez-vous pas
01:03:39que cette programmation
01:03:40en quotidienne
01:03:41répond à une opportunité
01:03:43pour France Télévisions
01:03:43de maximiser ses recettes
01:03:45publicitaires
01:03:45avant 20h ?
01:03:46Qu'est-ce qui différencie
01:03:48alors selon vous
01:03:49la programmation
01:03:50du service public
01:03:51de celle de l'audiovisuel
01:03:52privé
01:03:52si on laisse
01:03:53les logiques publicitaires
01:03:55occuper une place
01:03:56déterminante
01:03:56dans les choix éditoriaux ?
01:03:58Merci beaucoup.
01:03:59Je vous laisse répondre.
01:04:01Merci madame.
01:04:02Alors ce n'est pas
01:04:02moi de décider
01:04:03de la stratégie
01:04:04de France Télévisions.
01:04:05Est-ce que c'est bien
01:04:06ou pas
01:04:07de faire beaucoup
01:04:07de publicité
01:04:08avant le journal
01:04:09de 20h ?
01:04:10Est-ce que c'est bien
01:04:11ou pas
01:04:11qu'il y ait
01:04:123 millions de personnes
01:04:13qui arrivent
01:04:13pour le journal de 20h ?
01:04:15Naïvement,
01:04:16je me dis
01:04:16qu'ils sont
01:04:17globalement contents
01:04:18et en effet,
01:04:19ils signent des contrats
01:04:19et ils les renouvellent
01:04:20suite aux audiences.
01:04:21Et la seule clause
01:04:23qui est dans le contrat
01:04:26et qui leur permettrait
01:04:27encore une fois
01:04:28chaque année
01:04:28de me dire
01:04:29au revoir et merci
01:04:30sans dédit,
01:04:31sans parachute,
01:04:33la seule clause,
01:04:33c'est l'audience.
01:04:35C'est la qualité du programme
01:04:37et c'est le respect
01:04:38des valeurs
01:04:39défendues par le service public,
01:04:41c'est-à-dire
01:04:42des valeurs de diversité,
01:04:43de mise en valeur
01:04:44de patrimoine culturel
01:04:46et d'accueillir
01:04:48toute personne,
01:04:49toute obédience,
01:04:51toute religion
01:04:52dans cette émission
01:04:53et de la diversité
01:04:54parce que là aussi,
01:04:55on a une parité,
01:04:56par exemple,
01:04:56dans les candidats,
01:04:58c'est une parenthèse
01:04:58mais qui est peut-être
01:04:59importante aussi,
01:05:00il y a systématiquement
01:05:01un homme,
01:05:02une femme,
01:05:02un homme,
01:05:02une femme
01:05:03et on est vraiment
01:05:03à 50-50
01:05:04et on joue avec ça
01:05:05et on ne passe pas
01:05:05avec des sélections
01:05:07autres,
01:05:08enfin,
01:05:08évidemment autres
01:05:09sur les qualités
01:05:09des candidats
01:05:10mais on a toujours
01:05:12cet équilibre
01:05:13de parité
01:05:13homme-femme.
01:05:15Ce n'est pas à moi,
01:05:16encore une fois,
01:05:16de dire si le service public
01:05:18a raison ou pas
01:05:19de faire de la publicité.
01:05:20Par contre,
01:05:21vous parlez,
01:05:22cette commission,
01:05:22c'est pour le financement
01:05:23du service public,
01:05:25rapporter 30 millions
01:05:26d'euros à l'État,
01:05:28donc aux contribuables
01:05:29et donc à des économies,
01:05:31ouais,
01:05:32je suis,
01:05:32pardon,
01:05:33je suis fier,
01:05:33je suis extrêmement fier
01:05:35parce que je pourrais entendre
01:05:36vous coûter
01:05:36et vous rapporter rien.
01:05:37Je sais simplement
01:05:38qu'on coûte
01:05:40et on coûte
01:05:40parmi les émissions
01:05:41les moins chères,
01:05:42les moins chères
01:05:43à la minute d'antenne,
01:05:45il n'y a rien,
01:05:46aucun programme
01:05:47que vous pourrez trouver
01:05:48qui coûte moins cher
01:05:49qu'un jeu.
01:05:50Mais par contre,
01:05:50ce qu'on nous demande,
01:05:51c'est de faire plus audience
01:05:52que la moyenne de la chaîne
01:05:53pour tirer cette audience
01:05:54vers le haut.
01:05:56Donc,
01:05:56pardon,
01:05:57si j'ai déjà répondu
01:05:58à cette question
01:05:59tout à l'heure,
01:06:00merci beaucoup,
01:06:00mais remplir
01:06:03les engagements
01:06:03que l'on me demande
01:06:04et rapporter de l'argent
01:06:05à l'État
01:06:06et aux contribuables,
01:06:07ouais,
01:06:08c'est pas mal.
01:06:08Merci beaucoup,
01:06:09monsieur Saint-Houle,
01:06:10pour deux minutes
01:06:11pour la France Insoumise.
01:06:12Merci,
01:06:13monsieur le Président.
01:06:14Merci de vos éclairages.
01:06:16Je vous avoue
01:06:16que je suis un peu
01:06:18encore une fois
01:06:19d'accord
01:06:19avec notre collègue
01:06:21Céline Calvez.
01:06:22Le fait est que
01:06:23dans cette audition,
01:06:25on a beaucoup parlé
01:06:26de chiffres,
01:06:27beaucoup de,
01:06:27et après tout,
01:06:28pourquoi pas,
01:06:29la question de la bonne gestion
01:06:30du service public
01:06:31est une question
01:06:31très, très légitime.
01:06:32mais je me sens
01:06:34un peu ennuyé
01:06:35de voir qu'un parti
01:06:36si pro-patronal
01:06:37le reste du temps
01:06:38vienne vous chercher,
01:06:39Noaz,
01:06:39pour avoir défendu
01:06:41votre situation
01:06:42d'entrepreneur
01:06:43dans un rapport de force
01:06:44qui est en fait
01:06:45un rapport de force
01:06:46qui est dicté
01:06:47par le marché.
01:06:48Ceux qui ont voulu
01:06:49que l'audiovisuel
01:06:50soit un marché
01:06:51comme les autres
01:06:52devraient peut-être
01:06:53s'en prendre à eux-mêmes.
01:06:54Et s'ils pensent
01:06:55que vous touchez
01:06:55trop d'argent,
01:06:56peut-être qu'ils devraient
01:06:57voter avec nous
01:06:58des augmentations d'impôts
01:06:59qui,
01:07:00vraisemblablement,
01:07:00vous toucherez.
01:07:01Néanmoins,
01:07:03vraisemblablement,
01:07:04parce que je ne sais pas
01:07:04combien vous touchez,
01:07:05évidemment,
01:07:06j'en profite quand même
01:07:07pour vous poser
01:07:08une question
01:07:09de bonne gestion
01:07:14parce que je partage
01:07:16au moins la préoccupation
01:07:17du rapporteur
01:07:18concernant la bonne gestion.
01:07:20Concernant ces émissions
01:07:21de Prime,
01:07:22parce que je ne suis pas
01:07:23certain d'avoir compris,
01:07:24est-ce qu'il y a
01:07:25un mécanisme de partage
01:07:26du risque
01:07:27en cas d'échec
01:07:28tout simplement
01:07:29puisque ce que vous
01:07:29nous avez dit
01:07:30c'est que ces programmes
01:07:31sont susceptibles
01:07:32d'être arrêtés
01:07:33mais en général
01:07:34c'est après un échec
01:07:36relatif sans doute
01:07:37mais s'il y a donc
01:07:39un bide,
01:07:41est-ce que le risque
01:07:42est partagé
01:07:42c'est-à-dire que
01:07:43par exemple
01:07:43vous avez une part variable
01:07:45ou quelque chose
01:07:46comme ça
01:07:46dans la rémunération
01:07:47de la société,
01:07:47est-ce que ce genre
01:07:48de mécanisme existe
01:07:50dans le public,
01:07:50dans le privé,
01:07:51ailleurs
01:07:51et est-ce qu'il vous concerne ?
01:07:54Merci.
01:07:55Je ne sais pas
01:07:56de quoi il s'agit,
01:07:57je n'ai pas compris
01:07:57le partage de risque.
01:07:59Est-ce qu'il y a
01:08:01peut-être des clauses
01:08:02qui font que...
01:08:03Non, une fois que...
01:08:03Pardon,
01:08:04enfin je veux dire
01:08:04vous achetez une voiture,
01:08:08vous l'avez,
01:08:10elle roule bien,
01:08:11tant mieux,
01:08:12elle ne roule pas,
01:08:12vous la revendez,
01:08:13vous n'irez pas
01:08:14chez le même constructeur,
01:08:15on est vraiment
01:08:16des fabricants
01:08:16de produits.
01:08:19Si, encore une fois,
01:08:22cela convient...
01:08:24Peut-être que la question
01:08:25c'est que parfois
01:08:25vous proposez
01:08:28des concepts
01:08:28ou des émissions
01:08:29à France Télévisions
01:08:29et peut-être que
01:08:30pour les tester
01:08:31et les mettre à l'antenne
01:08:32vous consentez
01:08:33à des réductions
01:08:34de vos...
01:08:35Je pense que c'était
01:08:35ça la question,
01:08:36c'était quand vous...
01:08:36Oui, oui, oui,
01:08:37simplement...
01:08:38Quand vous lancez
01:08:38des pilotes.
01:08:39Si une émission
01:08:40n'a pas fonctionné
01:08:40au troisième
01:08:41ou au quatrième numéro,
01:08:43est-ce que...
01:08:43Voilà, donc il n'y a pas
01:08:44de partage du risque
01:08:45entre guillemets,
01:08:46c'est-à-dire que
01:08:46si l'argent ne rentre pas,
01:08:48on ne vous dit pas
01:08:48vous avez une part variable
01:08:50et dans ces cas-là,
01:08:50vous ne touchez pas
01:08:51à votre part variable.
01:08:51Ça existe dans le commerce.
01:08:52Il n'y a pas une prime
01:08:53de succès.
01:08:55J'adore l'idée
01:08:56de la prime de succès
01:08:56mais je ne suis pas sûr
01:08:58que ce soit ce que vous vouliez.
01:09:00C'était une question.
01:09:00En tout cas,
01:09:01c'était une question.
01:09:01Oui, mais c'est ma réponse
01:09:02comme dirait Georges.
01:09:04Nous, on n'est pas au courant
01:09:05de tout,
01:09:05donc c'était une question.
01:09:07Si quand même,
01:09:07de plus en plus.
01:09:08Non, ce que je veux dire,
01:09:09monsieur le député,
01:09:10c'est que dès l'instant
01:09:12où on est à l'antenne,
01:09:13si l'émission ne marche pas,
01:09:14elle est arrêtée,
01:09:14il n'y a aucun partage
01:09:16à faire dans la mesure
01:09:17où il y a zéro publicité
01:09:18après 20 heures,
01:09:19vous le savez.
01:09:20Donc, il y a un coup de gris
01:09:21qui a été prévu.
01:09:22On met un programme.
01:09:24Il marche, tant mieux.
01:09:25Il ne marche pas.
01:09:26Il est arrêté.
01:09:27Vous avez raison.
01:09:27Par moment,
01:09:28il peut marcher.
01:09:29Il est arrêté
01:09:29parce qu'il ne correspond pas
01:09:30aux valeurs.
01:09:31Ce n'est pas le moment.
01:09:32Il y avait une mauvaise image
01:09:35de marque.
01:09:35Je ne sais pas pour quelles raisons.
01:09:36On n'a jamais les raisons réelles
01:09:38pour lesquelles
01:09:38on n'est pas à nouveau recommandé.
01:09:41Enfin, commandé à nouveau.
01:09:44Mais notre travail
01:09:46est de faire le mieux possible
01:09:47et le meilleur score.
01:09:48Et vous l'avez compris,
01:09:50pour qu'il y ait à nouveau
01:09:50des commandes
01:09:51de ce même programme.
01:09:53Si je peux me permettre
01:09:54une image extrêmement rapide,
01:09:56vous allez acheter
01:09:57un pain au chocolat
01:09:58ou une chocolatine
01:10:00chez votre boulanger.
01:10:03S'il est bon,
01:10:03ce pain au chocolat
01:10:04à 1,50 €
01:10:06pour le prix parisien,
01:10:07vous allez y revenir.
01:10:08Vous pouvez vous amuser
01:10:09à dire, d'ailleurs,
01:10:10vous savez quoi ?
01:10:11Ce que je vais faire,
01:10:11c'est que moi, j'ai plein de gars
01:10:13qui veulent des pains au chocolat.
01:10:14Je vais vous en commander
01:10:15100 par jour.
01:10:17Vous me faites un prix
01:10:18quand même pour les 100 par jour.
01:10:19Puis là, vous êtes tombé
01:10:20à 1,30 € de pain au chocolat
01:10:21et ainsi de suite.
01:10:22Tant qu'il est bon,
01:10:23tant qu'il est bien fait,
01:10:24tant que vous êtes content
01:10:24de votre dépense,
01:10:25ça va continuer.
01:10:26Le jour où vous êtes déçus,
01:10:27ça s'arrête.
01:10:28Merci beaucoup.
01:10:29Madame Aïda Adizadeh
01:10:31pour le groupe socialiste
01:10:31pour deux minutes.
01:10:33Merci, monsieur le Président.
01:10:34Avant de me poser ma question,
01:10:36quand même,
01:10:36revenir sur le fait
01:10:37que la liberté d'expression
01:10:39que vous avez,
01:10:40dire aux représentants
01:10:42du Rassemblement national
01:10:43que sans doute d'autres
01:10:43sur le service public l'auront,
01:10:45le Rassemblement national
01:10:46est le seul parti
01:10:47qui écrit noir sur blanc
01:10:48qu'il faut privatiser
01:10:49l'audiovisuel public.
01:10:50Donc on peut s'attendre
01:10:51au fait que d'autres salariés
01:10:53ou d'autres personnes
01:10:54qui travaillent
01:10:54dans le service public
01:10:55prennent la parole
01:10:56publiquement
01:10:56ou sous différentes formes
01:10:57pour défendre
01:10:58leur outil de travail
01:10:59et leur entreprise
01:11:00auxquelles ils sont attachés
01:11:00comme beaucoup d'autres Français.
01:11:03Ma question maintenant
01:11:04porte sur les contrats
01:11:06pluriannuels
01:11:06que vous avez signés là
01:11:07à l'heure actuelle
01:11:08pour les émissions
01:11:09que vous produisez
01:11:10et que vous animez
01:11:11sur le service public.
01:11:12Vous êtes dans le cadre
01:11:13d'un contrat pluriannuel.
01:11:14C'est bien ça ?
01:11:16Pardon.
01:11:17Ah pardon, je dois répondre.
01:11:18Pour repréciser tout à l'heure,
01:11:19le contrat nous engage
01:11:21à garder exactement
01:11:22le même prix,
01:11:23la même obligation
01:11:25pendant deux ans
01:11:26en l'occurrence
01:11:27et si on ne répond pas
01:11:29à ces obligations-là,
01:11:31on est arrêté
01:11:32au bout de la moyenne
01:11:33calculée à la première année.
01:11:35D'accord.
01:11:35Je le répète,
01:11:35sans dédit,
01:11:36sans parachute.
01:11:37Donc c'est un contrat
01:11:38bien sur deux ans ?
01:11:40Oui, c'est pluriannuel.
01:11:41Alors des fois c'est deux,
01:11:42des fois je crois
01:11:43que j'ai eu une fois
01:11:44ou deux fois trois ans
01:11:45mais généralement c'était un
01:11:46voire par émission
01:11:48et là en l'occurrence
01:11:49pardon,
01:11:50le prochain c'est sur
01:11:50les deux années qui viennent.
01:11:52Deux années.
01:11:53Parce que l'accord cadre
01:11:55signé en 2017
01:11:56qui est mentionné
01:11:57dans l'article de Mediapart
01:11:58auquel le rapporteur
01:11:59fait référence,
01:12:01a fait plusieurs fois référence,
01:12:03avait précisé
01:12:04que c'était un accord cadre
01:12:05signé pour trois ans
01:12:06et avec des clauses
01:12:10qui semblent être
01:12:11un peu exceptionnelles
01:12:12de maintien
01:12:13même si échec.
01:12:15ça c'est faux.
01:12:16Donc ce qui est écrit
01:12:16dans l'article de Mediapart
01:12:17c'est...
01:12:19Alors je n'ai pas lu l'article
01:12:21parce qu'il fallait payer
01:12:21et être abonné
01:12:22que je trouvais un peu
01:12:23ça too much
01:12:24de payer
01:12:25pour me prendre
01:12:25des sauts
01:12:26de je ne sais pas quoi
01:12:28mais en l'occurrence
01:12:29il n'y a aucune clause
01:12:30qui me garantisse
01:12:31d'être propriétaire
01:12:33d'une case
01:12:34si c'est ça
01:12:34qui est sous-entendu
01:12:36c'est-à-dire
01:12:36même si l'émission s'arrête
01:12:38soit on continue l'émission
01:12:40malgré l'échec
01:12:40soit on vous en commandera
01:12:42une autre
01:12:43vous inquiétez pas
01:12:44mais vous êtes à l'abri
01:12:45ça ça n'existe pas
01:12:45D'accord
01:12:46En fait dans l'article
01:12:48de Mediapart
01:12:50c'est important
01:12:50parce que c'est ça
01:12:51qui choquait un peu
01:12:52parce que dans le même temps
01:12:53que vous avez signé
01:12:55ce contrat cadre
01:12:56en 2017
01:12:56il y avait un plan
01:12:57de départ volontaire
01:12:58touchant 900 salariés
01:13:00où il fallait faire
01:13:01400 millions d'économies
01:13:02et dans ce qui était mentionné
01:13:04c'est que
01:13:04même si tout le monde
01:13:06veut prendre sa place
01:13:06s'arrêter
01:13:07faute d'audience
01:13:08il vous était proposé
01:13:09dans le cadre
01:13:10de ce contrat
01:13:11un programme
01:13:11de remplacement
01:13:13c'est à dire
01:13:14qu'on gardait
01:13:14le présentateur
01:13:15et non
01:13:18Merci Mme Diadé
01:13:18je vous laisse répondre
01:13:19Je n'étais pas
01:13:20le producteur exécutif
01:13:22je n'étais pas
01:13:23le producteur délégué
01:13:24responsable
01:13:25de ce programme
01:13:26donc je ne sais pas
01:13:27quel est le contrat
01:13:28de tout le monde
01:13:28pour prendre sa place
01:13:29ça il faut demander
01:13:30à Simone Harari
01:13:31moi j'étais simplement
01:13:33animateur
01:13:34et producteur exécutif
01:13:35l'exécutif
01:13:36ça veut dire quoi
01:13:36vous occuper
01:13:37de la lumière
01:13:38du maquillage
01:13:38du réalisateur
01:13:39de l'artistique
01:13:40de la musique
01:13:41des flonflons
01:13:42mais je ne m'occupais
01:13:43même pas
01:13:43de la rédaction
01:13:44des questions
01:13:45que je découvrais
01:13:46à l'antenne
01:13:47et si j'ai
01:13:49parce que ça veut dire
01:13:50que si l'émission
01:13:51s'arrêtait
01:13:51je ne sais pas
01:13:52ce qui se passe
01:13:53pour Simone Harari
01:13:54mais enfin pour moi
01:13:55ça s'arrêtait
01:13:55il n'y avait pas
01:13:56d'émission alternative
01:13:58et pourquoi alors
01:13:59pardon
01:13:59parce que vous expliquez
01:14:00que Mediapart
01:14:01vous n'avez pas
01:14:02abonné
01:14:02vous ne l'avez pas lu
01:14:03mais j'imagine
01:14:03que vous faites attention
01:14:04à votre réputation
01:14:04pourquoi ne pas avoir
01:14:05par exemple
01:14:05porté plainte
01:14:06si tout est faux
01:14:06dans cet article
01:14:07parce que dans
01:14:08les pratiquement
01:14:0948 heures
01:14:10il y a eu
01:14:10une réponse
01:14:11faite par le public
01:14:13et par tout le monde
01:14:14en disant
01:14:14c'est dégueulasse
01:14:15de confondre
01:14:16chiffre d'affaires
01:14:16et bénéfices
01:14:17et ça fait un
01:14:18pour reprendre
01:14:19une expression politique
01:14:21je voulais simplement
01:14:22monsieur le député
01:14:22tout à l'heure
01:14:23j'ai oublié de préciser
01:14:23que je paye mes impôts
01:14:25en France
01:14:26et que Banijé aussi
01:14:28est une société française
01:14:29fiscalisée en France
01:14:30et ils sont venus
01:14:31et nous l'ont dit
01:14:32madame Taillé-Pollian
01:14:33pour deux minutes
01:14:34pour le groupe
01:14:34écologiste et social
01:14:36merci monsieur le président
01:14:37monsieur femme
01:14:39vous avez dit tout à l'heure
01:14:40que vous étiez
01:14:41un fabricant de produits
01:14:42alors on peut s'interroger ici
01:14:44sur le rôle
01:14:45et la mission
01:14:45du service public
01:14:49et je voulais vous demander
01:14:50si quand vous proposez
01:14:51des produits
01:14:52non encore réalisés
01:14:53est-ce que vous proposez
01:14:55des produits différents
01:14:56au service public
01:14:56et aux chaînes privées
01:14:58c'est très important
01:14:59pour nous
01:14:59de comprendre
01:15:00et de
01:15:00enfin en tout cas
01:15:01nous sommes ici
01:15:02quelques-uns
01:15:03quelques-unes
01:15:04à vouloir
01:15:06un service public
01:15:06fort
01:15:07et qui garantisse
01:15:09aussi un certain
01:15:10nombre de qualités
01:15:10vous l'avez esquissé
01:15:11tout à l'heure
01:15:12mais j'aimerais
01:15:12que vous puissiez
01:15:13nous en reparler
01:15:15parce que c'est vrai
01:15:15quand on entend
01:15:16et les questions
01:15:17et les réponses
01:15:17on a quand même
01:15:18le sentiment
01:15:19d'un gros business
01:15:21avec des gros contrats
01:15:22etc
01:15:22mais on parle quand même
01:15:24de
01:15:24voilà
01:15:24donc
01:15:26vous puissiez
01:15:26nous en dire plus
01:15:27et peut-être aussi
01:15:28je vais vous poser
01:15:30la question
01:15:30que vous souhaitiez
01:15:31qu'on vous pose
01:15:32qu'est-ce que vous pensez
01:15:33du statut
01:15:33de producteur animateur
01:15:34est-ce que vous préféreriez
01:15:36être salarié
01:15:37de France Télévisions
01:15:38ou est-ce que vous considérez
01:15:40que c'est beaucoup mieux
01:15:41comme ça
01:15:42et je vous pose
01:15:44cette question
01:15:45que vous attendiez
01:15:47alors je suis
01:15:48une question importante
01:15:49puisque
01:15:49non non non
01:15:50je vais même gratter
01:15:52vos 45 secondes
01:15:53que vous ne voulez pas
01:15:53alors allez-y
01:15:54ah bah non
01:15:54ça a été remis à zéro
01:15:55c'est pas cool
01:15:56je vais
01:15:57je vais
01:15:58je vais
01:15:58je vais
01:15:58je vais
01:15:58je vais
01:15:59je vais
01:15:59je vais
01:15:59je vais
01:15:59je vais
01:15:59je voulais simplement
01:16:03vous dire que
01:16:04le
01:16:04je sais pas ce que je voulais dire
01:16:05à force de faire le
01:16:07non
01:16:08être employé par
01:16:09France Télévisions
01:16:10encore une fois
01:16:11je ne le suis pas
01:16:12je suis
01:16:12par Banijé
01:16:14ça me permet de travailler
01:16:15pour beaucoup de chaînes
01:16:16toutes les chaînes
01:16:17sur plein de formats
01:16:18totalement différents
01:16:19et même à l'international
01:16:21à m'intéresser à ce qui se passe
01:16:22à l'étranger
01:16:22je vous jure
01:16:23que c'est passionnant
01:16:24et que je
01:16:25je n'osais même pas en rêver
01:16:26quand j'étais
01:16:27quand j'étais gamin
01:16:28quand pour répondre
01:16:30à votre question
01:16:30sur la différence
01:16:30entre le privé et le public
01:16:31j'ai été dans les deux
01:16:33sur un
01:16:34sur un jeu par exemple
01:16:35dans une règle de jeu
01:16:36je ne sais pas
01:16:37quel jeu vous aimez
01:16:38ou quel jeu vous regardez
01:16:39mais par exemple
01:16:39il est hors de question
01:16:40que dans
01:16:41le service public
01:16:43il y ait une part de hasard
01:16:44qu'il y ait une part de chance
01:16:46qu'il y ait une part de tirage au sort
01:16:48une roue qui tourne
01:16:49et qui s'arrête sur
01:16:50un million
01:16:51ça n'existera jamais
01:16:52c'est toujours le mérite
01:16:53le travail
01:16:54les connaissances
01:16:55la culture générale
01:16:56le patrimoine
01:16:57ce sont des valeurs
01:16:58qui sont présentées
01:16:59et même pour Interville
01:17:01qui est un jeu ludique
01:17:04un divertissement
01:17:04c'est des valeurs
01:17:05de sport
01:17:06de dépassement de soi
01:17:07c'est chronométré
01:17:08ce sont des courses
01:17:08c'est un mur des champions
01:17:09enfin ce sont des fêtes votives
01:17:12même j'ai envie de dire
01:17:13mais qui correspondent
01:17:13à notre patrimoine
01:17:15et à nos valeurs
01:17:16sur le privé
01:17:17où j'ai été
01:17:19il faut faire de l'audience
01:17:20et il faut faire de l'audience
01:17:21chaque minute
01:17:22donc tout doit être
01:17:24spectacle
01:17:24tension
01:17:26rebondissement
01:17:27alors ce sont des valeurs
01:17:28que l'on peut garder
01:17:28sur les services publics
01:17:29mais il y a une exigence
01:17:31dans le privé là-dessus
01:17:31et on tolère totalement
01:17:33le fait qu'il y ait
01:17:35quelqu'un qui puisse jouer
01:17:36avec
01:17:37tirer au sort une enveloppe
01:17:38prenez ce qu'il y a dans l'enveloppe
01:17:39bravo vous avez gagné
01:17:41c'est fini
01:17:41ça ça ne pourra jamais arriver
01:17:43sur le service public
01:17:44et pardon
01:17:46je ne sais plus
01:17:47à quel moment
01:17:48vous avez posé la question
01:17:49sur la privatisation
01:17:51je ne sais plus pardon
01:17:53quel député
01:17:53a posé cette question
01:17:54sur la privatisation
01:17:55c'est vous madame
01:17:56je crois
01:17:57en disant
01:17:57c'est normal
01:17:58de vous inquiéter
01:17:59de la privatisation
01:18:00du service public
01:18:00puisque
01:18:03l'extrême droite
01:18:05dit vouloir privatiser
01:18:06le service public
01:18:09j'ai la chance
01:18:10d'être encore
01:18:10un tout petit peu
01:18:11bankable
01:18:11d'avoir régulièrement
01:18:12des propositions
01:18:13qui puissent venir
01:18:14d'ailleurs
01:18:15et j'ai la chance
01:18:15puisque vous l'avez
01:18:16souligné aussi
01:18:17de faire des émissions
01:18:18qui font de l'audience
01:18:19et qui rapportent de l'argent
01:18:20donc naïvement
01:18:22je me dis qu'il y aura
01:18:23toujours une chaîne privée
01:18:25avec laquelle je pourrais
01:18:26travailler
01:18:26et puis sincèrement
01:18:28si je ne montre plus
01:18:29mon visage sur une émission
01:18:30mais que je continue
01:18:31de travailler à la production
01:18:32ce que je fais
01:18:33au sein de Banijé
01:18:34j'en serais ravi
01:18:35et je ne vais pas
01:18:36je vous rassure
01:18:36m'accrocher non plus
01:18:37au micro
01:18:38et à la caméra
01:18:39ad vitam aeternam
01:18:41mais en l'occurrence
01:18:41tant que ça fonctionne
01:18:43les chaînes me demandent
01:18:44et j'ai cette
01:18:47cette fragilité
01:18:48cette
01:18:50cette douceur
01:18:51qui m'anime
01:18:51en disant
01:18:52ils sont gentils avec moi
01:18:52donc je vais rester
01:18:53mais je suis bien content
01:18:54en tout cas de faire
01:18:54ces émissions
01:18:55merci
01:18:56beaucoup
01:18:56effectivement
01:18:57c'est une question
01:18:58qu'on a posée
01:18:58jusqu'alors
01:18:59et je dois dire
01:18:59que votre réponse
01:19:00était particulièrement
01:19:03précieuse
01:19:03pour bien comprendre
01:19:04ce que fait la spécificité
01:19:05de l'audiovisuel public
01:19:06et ce que doit être
01:19:07pardon
01:19:08le divertissement
01:19:09et les jeux
01:19:10c'est à dire
01:19:11une question
01:19:12qu'avait posé
01:19:12le rapporteur
01:19:12à la direction
01:19:13de France Télévisions
01:19:13et je dois dire
01:19:14que votre réponse
01:19:15m'apparaît bien plus précise
01:19:16sur ce que doit être
01:19:17les jeux et le divertissement
01:19:18dans le service public
01:19:19moi j'ai
01:19:19pardon
01:19:19le triptyque
01:19:20non le triptyque
01:19:21du service public
01:19:22divertir
01:19:23instruire
01:19:24informer
01:19:24vous le mettez
01:19:25dans le sens
01:19:25dans lequel vous voulez
01:19:25généralement on dit
01:19:26informer
01:19:28cultiver
01:19:28et divertir
01:19:29mais c'est vraiment
01:19:30ce qu'on nous demande
01:19:30alors tant que l'une
01:19:31de ces trois valeurs
01:19:32sont portées
01:19:34dès l'instant
01:19:34on est dans la transmission
01:19:35pareil à France Inter
01:19:37et la bande originale
01:19:38est l'émission
01:19:39la plus écoutée de France
01:19:39avec deux millions
01:19:40d'auditeurs
01:19:41devant toutes les autres
01:19:42radios
01:19:43quelle que soit la manière
01:19:44dont elles veulent
01:19:44attirer du monde
01:19:45par des jeux
01:19:46par des discussions
01:19:47de comptoir
01:19:48ou autres
01:19:48ou des clashs
01:19:49mais en tout cas
01:19:50cette émission
01:19:50ne reçoit que des artistes
01:19:52on ne parle que de culture
01:19:54de théâtre
01:19:54de cinéma
01:19:55de livres
01:19:56de bandes dessinées
01:19:57mais jamais de politique
01:19:58jamais d'autre chose
01:19:59avec des valeurs
01:20:00j'ai une question là-dessus
01:20:01monsieur Ballard
01:20:01pour une minute
01:20:02allez-y
01:20:04oui merci président
01:20:06dans cette commission
01:20:07d'enquête
01:20:07ça parle aussi
01:20:08de la neutralité
01:20:09du service public
01:20:10vous nous avez parlé
01:20:10de votre attitude
01:20:11lorsque vous avez mis
01:20:12l'émission
01:20:12sur France Inter
01:20:13sur France Inter
01:20:14pardon
01:20:15il se trouve que
01:20:16dans une émission
01:20:17diffusée le 20 décembre
01:20:18de Taratata
01:20:19il y a un chanteur
01:20:20du groupe
01:20:22Sakapon
01:20:22que je ne connais pas
01:20:23ce monsieur
01:20:24mais il chante sûrement
01:20:25très bien
01:20:25il a beaucoup de talent
01:20:27qui a tenu des propos
01:20:28anti-rassemblement national
01:20:30tel point que l'ARCOM
01:20:31a été saisi
01:20:32et après sa diatribe
01:20:33vous avez affirmé
01:20:34je cite
01:20:35je vous cite
01:20:36tu remarques
01:20:37que tu as pu le faire
01:20:38librement sur ce plateau
01:20:39et c'est surtout
01:20:40grâce à France 2
01:20:42est-ce que votre rôle
01:20:43d'un animateur
01:20:44sur le service public
01:20:45c'est d'avoir
01:20:46une telle attitude
01:20:47et si un autre parti politique
01:20:49avait été ciblé
01:20:50est-ce que vous auriez eu
01:20:51la même attitude
01:20:55alors écoutez
01:20:55je ne vois pas
01:20:56ce qui vous choque
01:20:57j'ai simplement précisé
01:20:58qu'il n'a pas été censuré
01:20:59et qu'il a pu s'exprimer
01:21:02enregistrer
01:21:03c'est pas du direct
01:21:04vous avez pas été surpris
01:21:05par le fait
01:21:06qu'il ait ses propos
01:21:08après vous avez
01:21:09la réaction
01:21:10que je viens de lire
01:21:11mais à la limite
01:21:13au montage
01:21:13pour être nickel-chrome
01:21:14pour avoir d'ennuis
01:21:15avec personne
01:21:15vous auriez pu l'enlever
01:21:17un petit coup de ciseau
01:21:20comme ça
01:21:21allez-y
01:21:22pardon
01:21:22allez-y monsieur
01:21:23que je sache
01:21:24je n'ai pas eu
01:21:25de problème
01:21:26avec qui que ce soit
01:21:27Chaka Ponk
01:21:28en l'occurrence
01:21:29qui est
01:21:30l'un des meilleurs
01:21:31groupes de rock
01:21:31en France
01:21:32qui n'est plus
01:21:34en tournée
01:21:35malheureusement
01:21:35porte des propos
01:21:36et je laisse
01:21:37totalement libre
01:21:38de ses propos
01:21:40après
01:21:40vous me dites
01:21:41si un autre artiste
01:21:43je vous entends pas
01:21:43madame
01:21:43je suis désolé
01:21:44allez-y
01:21:44il n'y a que monsieur
01:21:45femme qui a micro
01:21:46pardon
01:21:46mais de
01:21:48je sais plus ce que
01:21:49je voulais dire
01:21:49ah oui
01:21:49si quelqu'un d'autre
01:21:50s'est exprimé
01:21:51différemment
01:21:51je ne sais pas
01:21:53ce que j'aurais
01:21:54répondu
01:21:54dites-le moi
01:21:55mais en tout cas
01:21:56là en l'occurrence
01:21:57j'ai simplement dit
01:21:58tu as pu dire
01:21:59ce que tu as voulu dire
01:22:00et vous avez raison
01:22:01l'émission est enregistrée
01:22:02et la seule chose
01:22:04et je vous encourage
01:22:04à voir cette émission
01:22:05que nous ayons faite
01:22:05c'est lorsqu'il a
01:22:08poussé des coups de gueule
01:22:09sur les produits
01:22:10de consommation
01:22:10en citant des marques
01:22:12de sport
01:22:13des sodas
01:22:14et autres
01:22:14et où là en effet
01:22:16je lui ai dit
01:22:16je ne vais pas laisser ça
01:22:17parce que là tu attaques
01:22:20tu attaques des marques
01:22:21et là tu attaques
01:22:22des personnes
01:22:22qui ne peuvent pas répondre
01:22:24et qui en tout guillemets
01:22:26ne sont pour rien
01:22:26parce que lui
01:22:27même pas attaquer
01:22:29en disant
01:22:29ne buvez pas de soda
01:22:31c'était
01:22:31il y avait des insultes
01:22:32qui étaient directes
01:22:34et là
01:22:35pardon
01:22:37c'est 13 millions de français
01:22:38qui étaient attaqués
01:22:39donc vous pourriez
01:22:40avoir eu le même raisonnement
01:22:42alors j'ai beaucoup de respect
01:22:43pour les 13 millions de français
01:22:45j'ai beaucoup de respect
01:22:46pour tous les millions de français
01:22:48quel que soit
01:22:48leur bulletin de vote
01:22:49il ne faut pas se méprendre
01:22:51là-dessus
01:22:51entre
01:22:52je suis désolé
01:22:53mais entre
01:22:54les phrases
01:22:59les problèmes judiciaires
01:23:01les détournements
01:23:02de fonds
01:23:02puisque apparemment
01:23:03c'est l'un des sujets
01:23:04qui vous préoccupe aussi
01:23:05les médias training
01:23:06l'argent européen
01:23:07qui est utilisé
01:23:08moi je n'invente rien
01:23:08je vois ce qui se passe
01:23:09merci beaucoup
01:23:10je propose que là
01:23:12on sort un peu du périmètre
01:23:12de la commission d'enquête
01:23:14on sort du périmètre
01:23:17de la commission d'enquête
01:23:17vous avez répondu
01:23:18à monsieur Ballard
01:23:18que vous n'avez pas voulu
01:23:19censurer un artiste
01:23:22vous en discuterez
01:23:22moi j'ai une question
01:23:24parce que je n'ai pas posé
01:23:25de questions jusqu'à ce stade
01:23:25et ensuite je redonne rapidement
01:23:26la parole au rapporteur
01:23:28je voudrais revenir
01:23:30sur ce qui s'est passé
01:23:31il y a quelques jours
01:23:31dans la bande originale
01:23:34Julie Conti
01:23:37qui était chroniqueuse
01:23:38chez vous
01:23:39qui plaisantait
01:23:42sur son manque
01:23:43de légitimité
01:23:44pour écrire une chronique
01:23:45sur l'islamophobie
01:23:47et qui avait dit
01:23:48chercher l'avis
01:23:50d'un humoriste
01:23:51islamophobe
01:23:52indiquant que malheureusement
01:23:53Sophia Aram
01:23:54ne passait que le lundi
01:23:55sur France Inter
01:23:58vous êtes salariée
01:23:59du service public
01:24:00Sophia Aram
01:24:01l'est également
01:24:02vous avez indiqué
01:24:03être vous-même
01:24:04la cible de menaces
01:24:05elle est elle-même
01:24:06la cible de différentes menaces
01:24:07elle a vécu sous protection policière
01:24:10j'avais indiqué ici
01:24:12à une collègue députée
01:24:13que quand on portait
01:24:13des attaques
01:24:14sur l'un de nos concitoyens
01:24:15qui consistait
01:24:17parfois
01:24:18à travers les mots
01:24:19qu'on employait
01:24:19à placer des cibles
01:24:20dans le dos de nos concitoyens
01:24:21ça m'apparaissait être dangereux
01:24:22est-ce que vous-même
01:24:23qui êtes un salarié
01:24:24et je ne parle pas
01:24:26du cadre de l'humour
01:24:26je sors du champ de l'humour
01:24:28je l'ai dit à plusieurs reprises
01:24:29l'humour dans notre pays
01:24:31est protégé
01:24:31très protégé
01:24:32et c'est tant mieux
01:24:33il y a une liberté
01:24:33des humoristes
01:24:34et c'est ainsi
01:24:35mais est-ce que
01:24:36que vous-même
01:24:37salarié du service public
01:24:38dans une de vos émissions
01:24:40vous contribuyez
01:24:41d'une manière indirecte
01:24:42c'est pas vous
01:24:43mais à renforcer
01:24:45les menaces
01:24:46qui pèsent sur Sophia Aram
01:24:47puisqu'elle est qualifiée
01:24:48d'une manière indirecte
01:24:49d'humoriste islamophobe
01:24:50et on sait que ce mot
01:24:51ne peut pas être pris
01:24:52à la légère
01:24:54voilà
01:24:54quel est votre regard
01:24:55sur ce qui s'est passé
01:24:56on me dit moi
01:24:57mais peut-être que c'est faux
01:24:58que l'émission
01:25:00enfin que l'émission
01:25:02est enregistrée
01:25:03ou pas enregistrée
01:25:03peut-être que c'est pas le cas
01:25:04aller en direct
01:25:05absolument
01:25:05que les chroniques sont
01:25:06la chronique n'est jamais relue
01:25:07d'accord
01:25:10certaines émissions
01:25:11sont en direct
01:25:11d'autres enregistrées
01:25:12et sincèrement
01:25:13pardon
01:25:13c'est pas de la langue de bois
01:25:14je n'ai aucun souvenir
01:25:15de savoir dans quelle catégorie
01:25:16cette chronique rentre
01:25:19je l'ai dit
01:25:20tout à l'heure
01:25:21nous laissons
01:25:22totalement libres
01:25:23les humoristes
01:25:25et croyez-moi
01:25:26que si c'était pas le cas
01:25:27ça se saurait
01:25:28ils sont totalement libres
01:25:30de dire
01:25:30ce qu'ils veulent
01:25:31et je tiens
01:25:32à votre disposition
01:25:33les textos de Pierre-Emmanuel Barré
01:25:35où je lui dis
01:25:36reviens
01:25:37fais ton papier
01:25:37parce qu'il n'a pas voulu venir
01:25:38je te dis simplement
01:25:39que derrière
01:25:40je répondrai
01:25:42sur le vote
01:25:43sur cette
01:25:44sur cet épisode
01:25:46entre Julie Conti
01:25:47et Sophia Aram
01:25:49c'est justement
01:25:49un épisode
01:25:50dans ce deux humoristes
01:25:51Sophia
01:25:52fait des vannes
01:25:53fait de l'humour
01:25:54pique
01:25:55sûrement
01:25:56Julie
01:25:56idem
01:25:57pique
01:25:58ce qui m'a été reproché
01:25:59c'est de ne rien dire
01:26:02derrière
01:26:02je vous avoue
01:26:03que j'ai été
01:26:03pris dans le flot
01:26:05et dans les éclats de rire
01:26:07qu'il y avait
01:26:07autour de la table
01:26:08quand j'ai su
01:26:09que Sophia
01:26:10avait été
01:26:12blessée
01:26:12j'ai peut-être pris
01:26:13la mesure
01:26:14en effet
01:26:14de
01:26:15de cette
01:26:16de cette vanne
01:26:18qui encore une fois
01:26:19pour moi était une vanne
01:26:20on m'a toujours dit
01:26:21à Inter
01:26:21tout le monde
01:26:21vanne dans tous les sens
01:26:22on fait des vannes
01:26:23on est libre
01:26:23et tout le monde
01:26:24dit ce qu'il veut
01:26:24ok ça fait 12 ans
01:26:25que c'est comme ça
01:26:26j'ai cru que c'était
01:26:27encore le cas
01:26:27et en effet
01:26:28je m'en suis pris
01:26:28des tonnes de vannes
01:26:30et ça continue
01:26:31mais j'ai appelé
01:26:33Sophia
01:26:33je lui ai dit
01:26:33ça serait bien
01:26:34qu'on se parle
01:26:34ça serait bien
01:26:35qu'on se voit
01:26:36elle n'a pas souhaité
01:26:37le faire
01:26:38elle a publié
01:26:39une lettre ouverte
01:26:40mais à mon encontre
01:26:42et pas sur Julie
01:26:44je lui ai répondu
01:26:45en présentant
01:26:46des excuses
01:26:47si elle avait été
01:26:49blessée
01:26:49et en expliquant
01:26:50que cette liberté
01:26:51de parole
01:26:52revenait à Julie
01:26:53Julie n'a pas voulu répondre
01:26:55je pense même pas
01:26:56qu'elle ait envie
01:26:56de revenir
01:26:57d'ailleurs sur Inter
01:26:58avec cette ambiance là
01:26:59mais je ne savais pas
01:27:01quoi faire d'autre
01:27:02si ce n'est
01:27:05m'excuser
01:27:06si une blessure
01:27:07avait été commise
01:27:08c'est la fin
01:27:09de cet épisode
01:27:09à bientôt sur LCP
01:27:11suite
01:27:11à bientôt
01:27:12l'anxi
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