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  • il y a 9 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Sébastien Martin, le ministre de l'Industrie, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00RMC face aux grandes gueules
00:05Face au GG, Sébastien Martin, ministre de l'Industrie.
00:08Bonjour Monsieur le Ministre.
00:09Bonjour.
00:11Voilà, c'est mieux avec le micro ouvert.
00:12Est-on face à un nouveau choc pétrolier, Monsieur le Ministre ?
00:15On est aujourd'hui face à une crise majeure.
00:18On n'est pas encore face à un choc pétrolier comme on l'a connu dans la fin des années
00:2360 et années 70.
00:25On est encore dans une crise.
00:27La question du choc, elle viendra effectivement si à un moment ou à un autre,
00:30cette crise dure trop longtemps et que nous avons des problèmes...
00:33Ça fait déjà un mois quand même.
00:34Oui, écoutez, on a connu des crises par le passé qui ont duré beaucoup plus longtemps.
00:39C'est vrai qu'aujourd'hui, avec les émissions que l'on a, avec les réseaux sociaux, avec tout ce
00:44que l'on veut,
00:45on a l'impression que quelque chose qui dure depuis trois semaines dure depuis finalement des mois.
00:49Pour l'instant, ça ne fait qu'un mois que cette crise a démarré.
00:52Et bien évidemment, il ne faut pas se voiler la face.
00:54Si les choses durent comme ça jusqu'à l'été, qu'on est privé d'approvisionnement,
00:58d'à peu près ce qui représente 20% de l'approvisionnement,
01:00c'est sûr qu'on ira vers une situation qui sera plus qu'une crise.
01:04Pardon, monsieur le ministre, mais le prix du gazole n'a jamais été aussi haut depuis au moins les années
01:0880.
01:10L'inflation est en train de repartir à la hausse.
01:12Le prix des matières premières explose.
01:14L'activité économique va reculer, on le sait.
01:17Et on a l'impression que le gouvernement observe et est pris chaque matin que la guerre s'arrête
01:23sans aucune autre mesure d'accompagnement précise, à part quelques aides très ponctuelles,
01:27parce qu'on nous explique qu'on n'a plus d'argent.
01:29C'est ça un gouvernement ? C'est de regarder passer les trains ?
01:32Je pense que vous savez très bien compter, parce qu'on a dit que c'est des miettes.
01:39Mais attendez, on a annoncé des aides pour un mois.
01:42Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si la crise continue,
01:47ça veut dire que ces aides seront reconduites.
01:51Donc si je ne m'abuse, 70 millions d'euros sur un mois,
01:55si ça doit durer plus d'un an, si ça doit durer un an,
01:58on sera à 850 millions d'euros.
02:01Si d'autres professions doivent être accompagnées,
02:03en fait, au final, sur une année, on sera à 1 milliard d'euros
02:07qu'il faudra essayer de trouver pour accompagner les professions dites
02:11qui sont en difficulté ou qui traversent une difficulté.
02:14On a le côté raisonnable de dire que cette crise,
02:19on souhaite qu'elle ne dure pas éternellement.
02:21Malheureusement, il ne semble pas que ce soit la France qui l'ait déclenchée.
02:25Ça serait bien aussi de rappeler ceux qui l'ont déclenchée,
02:27ce que je n'entends pas beaucoup sur les plateaux,
02:29ce que je n'entends pas beaucoup de la part de ceux qui nous tapent dessus
02:32toute la journée, notamment le Rassemblement National.
02:34Et Mme Le Pen, je vous rappelle, c'était la première à vouloir faire un selfie avec M. Trump.
02:37Donc, il y a un moment où je vais entendre tout ce qu'on veut...
02:40Le régime des Molas tombera, vous serez le premier à vous s'en satisfaire.
02:43Pardon ?
02:43Si le régime des Molas tombe, vous serez le premier à vous en féliciter.
02:47Personne ne se satisfaisait de ce régime.
02:49Mais on le laissait faire.
02:50Ce qui est important, c'est d'avoir une stratégie quand même.
02:52Or, on voit bien que la stratégie, elle pose question.
02:55D'accord, mais néanmoins, moi je vois les voisins espagnols, italiens,
02:59ils ont pris des mesures beaucoup plus importantes.
03:01Ils annoncent des budgets sur l'année.
03:02Ils annoncent des mesures sur l'année.
03:04Ils annoncent des mesures qui sont des budgets débloqués sur l'année.
03:08Vous voulez qu'on parle de l'Italie et de l'Espagne ?
03:10Je vais vous parler de l'Italie et de l'Espagne.
03:12L'Italie et l'Espagne, en ce moment, effectivement,
03:14ils ont un déficit budgétaire qui est moins élevé que le nôtre.
03:17La seule différence, c'est qu'en ce moment,
03:19ils sont à plein bénéficiaires du plan de relance européen post-Covid.
03:23La France a eu 70 milliards qui lui ont accompagné au lendemain du Covid.
03:27Et c'est vrai qu'on en a fait un bon usage.
03:29L'Espagne, c'est 120 milliards.
03:31L'Italie, c'est 200 milliards.
03:33En ce moment, en Italie, vous avez sur la dépense publique de l'Italie,
03:3630 ou 40 milliards qui sont payés par l'Europe.
03:38Et on voit bien que malgré ça,
03:39ils n'arrivent pas à avoir un déficit public qui est en dessous de 3%.
03:42Et que les mesures qu'ils prennent sont annoncées pour l'année.
03:45Parce que nous, on est au 10-5.
03:46On est la lanterne rouge de l'Europe avec la Belgique.
03:49Et on verra à quel niveau sera le déficit public italien
03:51quand il y aura plus 30 ou 40 milliards de fonds européens
03:54pour financer l'économie italienne.
03:56On regardera ça de très près l'année prochaine.
03:58Antoine Diers, Laura Barton-Martinez, Bruno Ponce,
04:00qui se lance, Antoine ?
04:02Moi, je me lance.
04:03On a le sentiment dans notre pays qu'il n'y a pas de politique énergétique.
04:08C'est-à-dire qu'on est très impacté tout de suite par le choc pétrolier.
04:11Moi, je suis Dunkerquois avec des grosses industries très électro-intensives.
04:16On n'a pas suffisamment développé le nucléaire.
04:19Et partout dans le monde, Trump, on l'évoquait en premier,
04:22a conscience que l'énergie, c'est l'économie.
04:25L'énergie peu chère, c'est une économie qui fonctionne.
04:29Mais justement, le nucléaire n'est même pas vendu aussi peu cher qu'il pourrait l'être.
04:32Et donc, moi, j'ai envie de poser une question au ministre de l'Industrie que vous êtes aujourd'hui.
04:36C'est quelle est la stratégie française d'énergie pour avoir une énergie peu chère disponible pour nos acteurs économiques
04:42?
04:42Je pense quand même que sur ce débat, sur ce plateau, vous avez du débat de la fameuse programmation pluriannuelle
04:48de l'énergie.
04:49Ça ne m'a pas échappé.
04:51En ce moment, moi, ce que je vois surtout, c'est que toute l'Europe peut dire merci à la
04:56France.
04:57Parce que si on n'avait pas les centrales nucléaires d'EDF qui tournent à plein régime,
05:03aujourd'hui avec EDF qui exportent de l'électricité...
05:06L'électricité économique ne bénéficie pas du choix stratégique français en ayant une électricité peu chère.
05:11Excusez-moi, parce que l'électricité en ce moment en France, elle est plus chère qu'en Allemagne ?
05:15Non, elle est moins chère.
05:17Elle est à peine moins chère.
05:18Non, elle est beaucoup moins chère.
05:19Elle est à peine moins chère.
05:20Elle est beaucoup moins chère.
05:21Alors, allez voir un ménage allemand et allez lui demander sa facture d'électricité par rapport à un ménage français.
05:27Quand on a un gros électro-intensif, on arrive à négocier.
05:29Les Allemands vont mettre 3,5 milliards sur la table pour essayer de se rapprocher de notre tarif.
05:36Pour qui ? Uniquement pour les hyper-électro-intensifs.
05:38Vous parlez de Dunkerque.
05:39Oui ?
05:39Non, mais attendez, attendez, je vous réponds.
05:41Vous parlez de Dunkerque.
05:42Les hyper-électro-intensifs, c'est Dunkerque.
05:44Ils vont négocier leurs tarifs avec vous.
05:46Oui, qu'est-ce qu'ils ont fait ?
05:47Et le petit blanger, il ne peut pas le négocier ?
05:49Mittal, il a négocié avec EDF.
05:52Il a un contrat de long terme pour plusieurs années.
05:55Et je pense que s'il n'avait pas un bon contrat, il ne l'aurait pas signé pour 10
05:59ans ou 12 ans.
05:59Excusez-moi, je n'ai plus exactement le chiffre en tête.
06:02Les Allemands, je le redis, vont mettre 3,5 milliards.
06:04Aujourd'hui, ils ont un coût de l'énergie qui est deux fois le nôtre.
06:07Les industriels ont un coût de l'énergie qui, après ces 3,5 milliards, peut-être l'année prochaine,
06:12sera encore plus de 12% supérieur au nôtre.
06:15Uniquement pour les hyper-électro-intensifs.
06:17C'est-à-dire une grosse centaine de sites industriels.
06:20Tout le reste, tout le reste, est bien plus cher que l'électricité en France.
06:24Alors moi, je veux bien recevoir des leçons de la Terre entière.
06:27Mais nous avons fixé...
06:28Je vous ai posé une question.
06:29Quelle est la stratégie française pour avoir une énergie bon marché, pour soutenir notre économie ?
06:33La stratégie française, c'est le cap de l'électrification, monsieur.
06:36Parce qu'à moins que le poulier...
06:39Donc, on doit payer moins cher notre électricité nucléaire et on doit sortir de l'arène, pardon, pour le consommateur.
06:46L'arène, ça n'existe plus, monsieur.
06:47L'arène, sortir de l'arène, bien ressort de l'arène, mais l'arène, ça n'existe plus.
06:50C'est la régulation du tarif.
06:52Vous voulez dire sortir du système européen de l'énergie.
06:54Je pense que c'est ça que vous vouliez dire, pas l'arène.
06:56Pardon, les Français entreprises...
06:58Vous tournez autour du mot.
06:59Les Français entreprises comme particuliers...
07:02Payent l'électricité trop cher.
07:04Les Français entreprises comme particuliers, aujourd'hui, payent leur électricité moins cher.
07:08Ce qui peut arriver...
07:09Pas au prix du nucléaire français ?
07:10Ce qui peut arriver, ce qui peut arriver, et ce qui arrive très marginalement en ce moment.
07:16Pourquoi ? Parce que justement, nos réacteurs nucléaires tournent à plein et que nous exportons.
07:21Qu'est-ce qui s'est passé en 2022 ?
07:23Parce que là, vous faites la référence à 2022.
07:25En 2022, nos réacteurs tournaient à peine à 50%.
07:28Donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
07:30Plus de centrales à gaz étaient ouvertes.
07:32Il ne vous a pas échappé qu'en 2022, M. Poutine, encore un ami de Mme Le Pen, avait coupé
07:37les robinets.
07:38Un ami des Allemands ?
07:40Je finis, je finis.
07:41Avaient coupé les robinets.
07:42Et que donc, le gaz pesait de manière beaucoup plus importante sur le mix électrique.
07:49Aujourd'hui, le gaz pèse extrêmement marginalement.
07:52Et donc, quelle est la stratégie ?
07:53Moi, j'aimerais bien entendre le ministre de l'Industrie nous dire,
07:54il faut absolument qu'on développe le nucléaire français, qui est notre chance, etc.
07:58Je croyais que ça allait de soi.
07:59Donc, je vais vous le dire, parce que je suis élu en plus du territoire dans lequel j'ai deux
08:03usines framatomes,
08:04que nous développons massivement le nucléaire,
08:06que nous avons décidé de refaire six EPR de supplémentaires,
08:10et que nous prendrons la décision à la fin de l'année de savoir si nous en faisons huit de
08:14plus.
08:14Parce que oui, l'électrification, oui, le nucléaire est la base de notre mix énergétique.
08:19Simplement, on a aussi dit qu'il fallait aussi du renouvelable à côté, parce que les premiers EPR seront livrés
08:25en 2038.
08:26Et que donc, en attendant pour pouvoir monter la compétence en électricité, nous nous appuyons aussi sur le renouvelable,
08:32en ayant fait une part moins importante peut-être à l'éolien terrestre, qui pose des problèmes d'acceptabilité par
08:37la population,
08:38et par contre, en développant l'aéolien maritime et en gardant du photovoltaïque.
08:43On a l'hydroélectrique qui marche plutôt pas mal aussi en France.
08:46Avec l'hydroélectrique, avec un système qui consiste à re-remplir en amont, en fait, les réservoirs des barrages
08:52pour pouvoir produire de l'électricité plus régulièrement avec les barrages.
08:55Mais on a deux chiffres qui sont arrivés à quelques jours d'intervalle.
08:58On a des prévisions de croissance qui sont un peu revues à la baisse.
09:02Et puis on a une inflation qui repart.
09:04Bien sûr.
09:04Donc ça, c'est quand même pas bon pour notre moteur économique.
09:07Plus cette crise que l'on connaît, dont on ne mesure pas encore les effets à moyen terme.
09:12Et tout le monde souhaite que ça s'arrête assez vite, la guerre au Moyen-Orient.
09:16Donc on a une économie qui patine là un petit peu.
09:19Il y a plusieurs choses, mais ça, ce sont des chocs extérieurs qu'on essaye du mieux possible d'absorber
09:26comme on le peut.
09:28Parce que vous l'avez dit, la crise iranienne, elle ne dépend pas de nous.
09:32Le choc pétrolier, entre guillemets, le choc de l'impact du pétrole, il ne dépend pas de nous.
09:37Et donc il a un impact sur la situation.
09:39C'est-à-dire que si on était dans un pays avec moins de dette, moins de déficit, on pourrait
09:45peut-être amortir ces chocs beaucoup mieux.
09:47On est au grande gueule, donc on va avoir un ton un peu plus léger, pas plus léger, mais franc
09:53et direct.
09:55La France a connu une année de récession depuis la crise du Covid-2020.
09:58Non, on a une faible croissance, mais qui n'est pas suffisante le chômage.
10:01Dites-moi l'Allemagne, l'Allemagne qu'on nous paye tout le temps en exemple.
10:03C'est moins bien.
10:05Récession, récession.
10:06On peut toujours se comparer aux mauvais élèves.
10:08Pas, pas, pas, pas.
10:09L'Allemagne, autant se comparer aux bons élèves.
10:11Excusez-moi, les Allemands ont toujours été les bons élèves de l'Europe.
10:14Mais l'Espagne a fait des réformes.
10:16C'est sûr, ils ont demandé aux Espagnols de travailler un peu plus pour toucher la retraite.
10:20Nous, on a suspendu la réforme des retraites.
10:22L'Espagne a eu des années de récession.
10:25Oui, et ensuite des années de réformes difficiles.
10:27Et aujourd'hui, par quoi est tirée la croissance espagnole ?
10:30Par un marché intérieur et une consommation qui est relevée,
10:32parce qu'ils ont une forte population qui arrive d'Amérique du Sud.
10:36Ils ont 1,5 million de population qui arrive d'Amérique du Sud,
10:40qui est une main-d'oeuvre qui arrive dans ce pays pas forcément très chère,
10:46parce qu'en plus le coût de la main-d'oeuvre en Espagne n'est pas très élevé,
10:48et qui alimente en plus une consommation intérieure importante
10:52et qui explique une part de leur croissance.
10:53Plus, plus, et moi je m'en réjouis,
10:56parce qu'ils sont aussi axés vers l'industrie,
10:59qu'ils ont envie de développer des projets industriels.
11:00Et le tourisme qui fait beaucoup tourner l'économie espagnole.
11:02Et le tourisme qui participe à l'économie espagnole.
11:04Bruno Ponset.
11:05On peut quand même vous dire que...
11:07On peut tout dire.
11:08Voilà, attendez, je ne vais pas vous faire plaisir.
11:11Votre chèque carbone que vous êtes en train d'envoyer aux Français,
11:14on peut quand même vous dire que ce n'est pas une bonne idée.
11:15Le chèque énergie.
11:16Le chèque énergie.
11:17Le chèque qui existait déjà.
11:18Oui, non, mais à un moment donné, il faut que ça s'arrête,
11:19parce que mine de rien.
11:20Vous dites, ça va toucher 3,8 millions de foyers, 6 millions de personnes.
11:24Sauf qu'en fait, aujourd'hui, ne serait-ce que sur l'énergie,
11:26là on va parler un peu malheureusement de l'essence,
11:28avec ce qu'il y a aujourd'hui,
11:29mais tous les Français sont impactés.
11:30Moi, j'ai la chance d'habiter dans une grande ville.
11:32J'habite à côté de Paris.
11:33Je prends les transports tous les jours.
11:34Ma voiture, c'est vraiment un truc d'appoint.
11:37Sauf que la plupart des gens, ils ont mis leur voiture
11:39pour aller au travail, pour trouver du travail, pour les enfants et tout.
11:41Moi, je trouve que ça aurait été quand même plus juste et moins inique
11:44de faire quand même, de descendre le prix à la pompe pour tout le monde,
11:48plutôt que d'envoyer des chèques à une portion congrue de la population française, en fait.
11:53Des chèques, enfin, baisser les prix à la pompe pour tout le monde,
11:57ça veut aussi dire que vous en faites bénéficier à une part importante de la population
12:01qui, elle, peut surmonter ce moment difficile.
12:04Donc, nous, nous essayons plutôt d'avoir des mesures ciblées.
12:09Pour le moment, on s'est ancré, on s'est fixé sur certaines professions
12:16particulièrement utilisatrices de leurs véhicules.
12:18Les transporteurs.
12:18Hier, nous avons fait un point avec le Premier ministre,
12:21avec le ministre des Transports, avec d'autres membres du gouvernement,
12:24sur d'autres populations qui, éventuellement, aujourd'hui,
12:28commencent à poser des difficultés.
12:30On a pris des décisions pour le mois d'avril.
12:32Celles-ci seront adaptées à la réalité de la situation.
12:35La politique qui consisterait à dire,
12:38allez, on ouvre les vannes massivement,
12:40en faisant les mêmes mesures pour tout le monde,
12:42ne nous sent pas être la bonne des définitions.
12:44Vous savez très bien que les carburants français
12:46sont quasiment les plus taxés d'Europe.
12:48Donc, là, aujourd'hui, quand on a la chance d'habiter
12:51près de la frontière espagnole ou près de la frontière italienne,
12:54on paye moins cher.
12:55Est-ce que c'est normal pour le même produit
12:56de payer autant, d'avoir 60% de taxes sur les carburants ?
13:01Alors, je voudrais juste apporter une précision
13:03dans ce qui est la taxe.
13:05Parce que quand vous dites 60% de taxes,
13:06ce n'est pas vrai.
13:07Ah !
13:08Ce n'est pas vrai à l'heure à laquelle nous parlons.
13:10Parce que la composition...
13:13Non, non, non, mais c'est important que les auditeurs comprennent bien.
13:15Parce que la composition de la fiscalité sur les carburants,
13:20la part la plus importante, en fait, est une part fixe,
13:23autour de 60 centimes, c'est ce qu'on appelle les axes.
13:26Voilà.
13:26Ça, c'est une part fixe.
13:27Donc, le carburant, ça va à 2,20 euros,
13:30ou à 1,65 euros, ou à 1,70 euros.
13:33Il y a cette axe qui, elle, est fixe.
13:35Après, ce qui varie, c'est la TVA.
13:38Mais la TVA ne représentait que moins sur le produit fiscal
13:40que moins d'un tiers.
13:42Moins d'un tiers, 20%, comme vous le dites.
13:45Donc, au final, aujourd'hui,
13:47quand le prix du carburant,
13:48la proportion de la fiscalité n'augmente pas,
13:51elle n'est pas à 60%.
13:52En fait, elle est passée en dessous de 50%.
13:53Je ne vais pas vous dire que ce n'est pas trop,
13:56que ce n'est pas ce que vous entendrez,
13:58mais ce n'est pas ce que vous dites.
14:00Ce n'est pas ce que vous...
14:01Sur 2 euros, c'est 1,20 euros pour l'État.
14:03C'est 60%.
14:04Ah non, non, non.
14:06Non, parce que...
14:07Je viens de vous expliquer qu'on était en dessous de 50%.
14:11Donc, 2 euros, 1,20 euros, ça fait plus de 50%.
14:13Excusez-moi.
14:14J'essaie de compter rapidement.
14:15Oui, d'accord.
14:16Mais on paye toujours plus cher
14:17que nos voisins espagnols, italiens.
14:19Pour le même produit.
14:20On paye plus cher que nos voisins espagnols ou italiens.
14:23On paye moins cher que les Allemands.
14:26Je ne sais pas par rapport aux Belges.
14:28Je n'ai pas tous les pays.
14:29Je pense que c'est quand ça vous arrange.
14:30Effectivement.
14:31Pardon ?
14:31L'Allemagne en exemple et contre-exemple,
14:33c'est quand ça vous arrange.
14:34Ah non, j'ai tout le temps pris en exemple
14:35que l'Allemagne et ce n'est pas un contre-exemple.
14:37Aujourd'hui, mais c'est quand même un contre-exemple.
14:38Alors, monsieur le ministre de l'Industrie,
14:39vous restez avec nous
14:40puisqu'il parle franchement.
14:42Il répond franchement au GG.
14:44Sébastien Martin, ministre de l'Industrie,
14:46en direct du Salon Global Industrie,
14:47ici à Villepinte.
14:48A tout de suite.
15:05Les GG, les Grandes Gueules sur RMC, RMC Story,
15:08et surtout les Grandes Gueules
15:09en direct du Salon Global Industrie,
15:11ici à Villepinte.
15:13Nous sommes avec Bruno Poncet-Lechemineau,
15:15Laura Varton-Martinez-Sophrologue,
15:16Antoine Diers, qui est consultant juridique,
15:18et nous sommes surtout avec le ministre de l'Industrie,
15:20Sébastien Martin.
15:222 300 exposants ici,
15:2460 000 industriels attendus,
15:26beaucoup de jeunes également,
15:28pour expliquer à la jeunesse française
15:29que les métiers de l'industrie
15:30sont des métiers d'avenir.
15:32On est souvent d'ailleurs mieux payés
15:33dans ces métiers-là
15:34que dans d'autres métiers,
15:35notamment les métiers de service.
15:36Et quand on parle de l'industrie française,
15:38c'est assez mitigé
15:39parce qu'il y a des choses qui marcheraient bien,
15:40l'armement, le médical,
15:43l'agroalimentaire,
15:44d'autres qui sont en grande difficulté,
15:46notamment l'automobile,
15:47on va y revenir,
15:48mais est-ce qu'on a toujours
15:49cette vision négative de l'industrie en France ?
15:51On a toujours ça en tête ?
15:53C'est vrai que parfois,
15:54il y a un peu l'image d'épinal de l'industrie.
15:57L'industrie, ça ne serait pas propre.
15:59L'industrie, c'est ancien.
16:00L'industrie, ça pollue, etc.
16:01C'est un peu ce qu'on a mis
16:02dans la tête des gens pendant les années
16:03et on s'est désindustrialisés quand même.
16:05Oui, finalement,
16:06c'était peut-être le moyen
16:08de faire passer la pilule,
16:09je ne sais pas,
16:10d'expliquer que ce n'était pas bien.
16:12et en même temps,
16:15ça a accompagné
16:16effectivement un mouvement de désindustrialisation,
16:18donc un flux qui était assez négatif.
16:20Ce qui explique aussi pourquoi,
16:22vous savez,
16:22il faut du temps
16:25pour reconquérir aussi une forme
16:26d'acceptation
16:27et reconquérir les esprits
16:28en faveur de l'industrie.
16:30D'ailleurs, hier, je me suis amusé,
16:32j'ai fait un petit sondage
16:33lorsqu'on était sur la Grande Seine,
16:35on était à Global Industrie,
16:37j'avais en face de moi
16:38pratiquement que des chefs d'entreprise
16:39dans l'industrie.
16:39Je dis, au fait, parmi vous là,
16:41combien ont leurs enfants
16:42qui sont dans des filières
16:43scientifiques et techniques ?
16:44Et d'ailleurs,
16:44ça m'amuserait de faire
16:45le même sondage ici.
16:47Et là, je me suis rendu compte
16:48qu'il y en avait bien moins
16:49d'un sur deux
16:50qui avaient leurs enfants
16:51dans les filières scientifiques
16:52et techniques.
16:53Et pourquoi ?
16:55Parce que finalement,
16:57après tout,
16:57on va aller faire plutôt
16:58une école de commerce,
16:59on va plutôt aller faire du droit.
17:01C'est très bien le droit,
17:02je n'ai pas de problème avec ça,
17:04il en faut aussi.
17:05Plutôt que de se dire,
17:06ben non, en fait,
17:07mon gamin,
17:08il a de la place dans l'industrie
17:09qui est mieux payée.
17:11Les salaires dans l'industrie,
17:13c'est 20% de plus
17:14dans les services
17:14si je mets à part la finance,
17:16parce que la finance
17:16est vraiment très très à part.
17:18Voilà.
17:18L'industrie,
17:19c'est de l'emploi
17:20partout dans les territoires.
17:21Ce n'est pas forcément
17:22des gamins qui ont besoin
17:23de quitter leur territoire
17:24pour trouver un lot.
17:24On manque d'ingénieurs en France d'ailleurs.
17:25On manque d'ingénieurs
17:26et en plus,
17:28on ne forme pas suffisamment
17:29d'ingénieurs
17:29et on a une part
17:30trop importante des ingénieurs
17:32qui ne restent pas
17:32dans l'industrie
17:33et qui vont plutôt
17:34aller dans la finance.
17:35Et ça,
17:35c'est un vrai sujet.
17:36L'industrie moderne,
17:37monsieur le ministre,
17:38il y a quand même
17:39peu d'emplois qualifiés
17:41ou de moins en moins
17:42d'emplois
17:43en dehors des ingénieurs.
17:44C'est très robotisé,
17:45etc.
17:46Donc,
17:46c'est là où l'enjeu industriel
17:48aujourd'hui,
17:48il est peut-être un peu décorrélé
17:50de l'enjeu de l'emploi.
17:50En fait,
17:51je dirais
17:53qu'en réalité,
17:55l'avenir de l'industrie
17:57à travers l'utilisation
17:58des nouvelles technologies,
17:59au contraire,
18:00va demander sans doute
18:01un niveau de qualification
18:02plus élevé.
18:04Parce que finalement,
18:05aujourd'hui,
18:05un conducteur de ligne,
18:06ce n'est plus quelqu'un
18:08qui juste vérifie
18:09que les machines fonctionnent,
18:10mais c'est bien quelqu'un
18:11qui va devoir avoir
18:12quelques compétences
18:13en termes de programmation.
18:14c'est que de l'emploi massif,
18:15c'est de l'emploi qualifié.
18:16Il faut être clair avec les Français,
18:18on n'est pas en train
18:18de recréer des emplois
18:19pour ceux qui n'auraient pas
18:20de qualification.
18:20Non,
18:21mais attendez,
18:21l'industrie,
18:21elle a évolué.
18:23Vous dire,
18:24demain,
18:25j'implante une méga-usine
18:26avec 10 000 emplois
18:27comme c'était le cas,
18:29ça a complètement changé.
18:31Mais c'est aussi un enjeu
18:32parce que vous prenez
18:34en Asie aussi,
18:35en Asie aussi,
18:36ils robotisent,
18:37en Asie aussi,
18:37ils modernisent.
18:38Et puis,
18:38vous savez,
18:39on a aussi un enjeu démographique
18:40qui fait qu'on a un pays
18:41qui vieillit
18:42et donc avoir des emplois
18:44avec plus de compétences
18:45et plus modernisés,
18:45c'est aussi une réponse à ça.
18:46Et on a un enjeu
18:47de transition
18:48pour ceux qui travaillaient
18:50dans l'ancienne industrie,
18:51réussir à former,
18:53à requalifier au cours de la vie.
18:55Et là,
18:55je nous trouve assez absents
18:56sur la capacité
18:58à donner à quelqu'un
18:59qui a déjà un début de carrière
19:00les qualifications
19:01pour les nouvelles industries,
19:03les nouvelles usines.
19:03Je vois à Dunkerque,
19:04je sais qu'ils ont du mal
19:05à recruter du personnel qualifié.
19:07C'est tout le paradoxe.
19:08C'est tout le paradoxe
19:09parce qu'on se dit
19:10qu'on est dans des bassins industriels
19:11qui ont connu à un moment
19:12des chocs et des crises.
19:14Et comment est-ce qu'on arrive
19:15à accompagner les gens
19:16vers les formations ?
19:18Et vous avez raison,
19:19moi je crois qu'on a
19:20un des volets supplémentaires
19:22que là je suis...
19:24Vraiment,
19:25je veux développer ça.
19:26C'est-à-dire qu'on veut calquer
19:27sur les périmètres
19:28des territoires industriels
19:29une carte des formations
19:30qui corresponde
19:31à ces territoires industriels
19:32et mieux s'en saisir
19:33aussi avec les entreprises
19:34parce qu'on attend
19:36beaucoup de l'éducation nationale
19:37qui parfois
19:38n'avait plus ses métiers
19:39au sein de l'éducation nationale.
19:41Avec Édouard Geoffray,
19:42on recrée des places
19:43dans les lycées professionnels.
19:45Mais je pense aussi,
19:46moi c'est ce que j'ai fait
19:46dans mon territoire
19:47à Charlon-sur-Saône,
19:48on s'est beaucoup appuyé
19:49sur d'autres acteurs.
19:50Vous avez l'UMM
19:51qui est le syndicat
19:52de la mécanique
19:52ou de la métallurgie
19:53qui a des centres de formation.
19:54Vous avez des acteurs
19:55comme le Conservatoire national
19:56des arts et métiers,
19:57le CNAM,
19:57qui est très connu
19:58pour le cours du soir
19:59mais qui propose des diplômes
20:00qui sont labellisés par l'État
20:02parce que moi je me méfie beaucoup
20:03des diplômes pochettes surprise.
20:04Vous avez des boîtes privées
20:05qui arrivent
20:06et qui vous disent
20:06vous inquiétez pas
20:07votre gamin va avoir un super poste
20:09et vous payez la formation
20:11de 10 000 euros l'année
20:12et puis à la fin
20:12vous avez un truc
20:13qui est absolument
20:14ni reconnu par l'État
20:15et qui n'a pas créé de compétence.
20:17Et il y a d'autres acteurs
20:17qui existent
20:18et donc on va créer
20:19ce que je vais appeler
20:20des académies industrielles
20:21et technologiques.
20:22On calque sur les territoires,
20:24on fait intervenir
20:24des acteurs différents
20:25pour avoir le parcours
20:26de formation
20:26de Bac moins 2
20:27à Bac plus 3.
20:28Laura.
20:29Oui, bonjour Monsieur le Ministre.
20:31Bonjour Laura.
20:32Moi il y a un truc
20:33qui m'interpelle
20:34c'est qu'en tant que ministre
20:35de l'Industrie
20:36vous êtes le ministre
20:36également de l'Innovation
20:37et je trouve que malheureusement
20:38en France
20:39il y a
20:41l'État stagne
20:42sur ses solutions.
20:44Je vais essayer
20:44de me permettre aujourd'hui
20:45de balancer des idées.
20:47Alors moi je ne suis pas ministre
20:48je suis sophrologue
20:48vu que j'ai réfléchi
20:49dans mon petit coin.
20:51Pourquoi ne pas créer
20:52par exemple
20:52des zones franches
20:53d'imposition
20:54pour des entreprises
20:54qui viennent d'être créées
20:55et en contrepartie
20:56ces industries
20:58qui viennent s'implanter
20:59dans un territoire
21:00alors l'idéal
21:01ce serait de le faire
21:01dans des territoires ruraux
21:03où le chômage
21:05monte à la hausse
21:06et pourquoi pas
21:07en contrepartie
21:08demander à ces entreprises
21:09de financer justement
21:10les écoles d'ingénieurs
21:11de ses élèves
21:12de financer les cours du soir
21:13pour des personnes
21:14en reconversion
21:15je pense par exemple
21:15à une personne
21:16qui a 50 ans
21:17qui ne peut plus travailler
21:18comme elle travaillait avant
21:19quelqu'un qui a bossé dans la métallurgie
21:20que sais-je
21:21et justement de lui payer
21:22cette formation
21:23c'est-à-dire qu'on remet enfin
21:25les chefs d'entreprise
21:27les personnes qui innovent
21:28au sein de notre pays
21:31à la barre
21:32c'est-à-dire que c'est eux
21:33qui font tourner notre pays
21:34alors monsieur le ministre
21:36je pense que dans ce que
21:37ce que vous dites
21:38est très vrai
21:40on a besoin d'abord
21:42moi hier par exemple
21:43j'ai reçu à Bercy
21:44là tous les industriels
21:45qui étaient ici
21:46il y en avait 700
21:46que j'ai reçu à Bercy
21:48parce que
21:50moi j'ai voulu leur dire aussi
21:51que ce qui s'est passé
21:52ces derniers mois
21:53où finalement
21:54ils en ont pris plein la gueule
21:55on est aux grandes gueules
21:56donc je vais dire plein la gueule
21:57voilà
21:58où on leur a expliqué
21:59pendant 6 mois
22:00grâce à monsieur Zuckman
22:01ou à d'autres
22:02que tout ce qui n'allait pas
22:03dans ce pays
22:03c'était de leur faute
22:04que tout ce qui n'allait pas
22:06dans le pays
22:06c'était de la faute des riches
22:07et des chefs d'entreprise
22:08que tout ça était
22:09tout simplement
22:10assez inacceptable
22:11et que les chefs d'entreprise
22:13aujourd'hui
22:13il faut les emmener
22:14avec nous
22:15alors il y a des territoires
22:16où il y a des zones franches
22:17qui existent
22:18il n'y en a pas partout
22:19il y a ce qu'on appelle
22:21par exemple
22:21les zones de revitalisation rurale
22:23c'est exactement ce que vous ciblez
22:24qui permet d'avoir
22:25une fiscalité
22:26beaucoup plus favorable
22:27à l'implantation
22:27d'entreprises
22:28il y en a un nombre
22:30très important
22:31qui permet d'accompagner
22:32dans des zones franches
22:34puisque la fiscalité
22:34est quasiment proche de zéro
22:36le développement des entreprises
22:37il faut remettre
22:38les chefs d'entreprise
22:39à la barre
22:40sur les questions
22:40comme vous dites
22:41de compétences et de formation
22:42notamment parce qu'en plus
22:43ils en payent
22:43avec la taxe d'apprentissage
22:45la taxe d'apprentissage
22:46ils en payent
22:47je suis très heureux
22:48par exemple du modèle
22:48des IUT
22:49les instituts universitaires
22:51et technologiques
22:51parce que dans les IUT
22:52le président du conseil d'administration
22:54d'un IUT
22:55c'est un chef d'entreprise
22:57c'est le monde économique
22:58qui est autour de la table
22:59et il doit être mieux associé
23:01vous avez totalement raison
23:02mais une question
23:02parce que juste avant
23:03qu'on commence l'émission
23:04ici on est au village
23:05de l'électronique
23:06je discutais avec
23:07quelques chefs d'entreprise
23:08qui nous disaient
23:10la France
23:10on est super bien positionné
23:11en ce qui concerne
23:12l'électronique
23:13l'électronique de pointe
23:14dans les domaines pharmaceutiques
23:16dans les domaines
23:16de l'armement
23:17le domaine d'innovation
23:18en revanche en France
23:19on a raté un virage
23:20c'est celui de l'intelligence artificielle
23:22on se fait bouffer
23:23par les américains
23:24on va se faire bouffer
23:25par les chinois
23:25même si on a Mistral
23:26qui est un leader
23:27oui mais il y en a un
23:28oui mais il y en a un
23:30vous comparez les chinois
23:31les américains
23:32c'est un continent
23:33je sais bien
23:34mais c'est leur puissance
23:35c'est leur puissance de feu
23:36donc aujourd'hui
23:38on aurait dû
23:39on aurait dû mettre en place
23:40une espèce de plan
23:41ce que font aussi régulièrement
23:42les chinois
23:43un plan qui pousse
23:44l'industrie
23:45de l'intelligence artificielle
23:46on a raté ce virage
23:47en France
23:48hormis quelques licornes
23:49qui sont devenues
23:50des pépites
23:51monsieur le ministre
23:51quand même par rapport
23:53à ça
23:54à l'innovation
23:55dont vous parliez
23:56tout à l'heure
23:56on a quand même
23:5753 milliards d'euros
23:58sur la table
23:59avec France 2030
24:01qui a permis
24:02d'ailleurs
24:03d'accompagner
24:04Mistral
24:05ou d'accompagner
24:06d'autres entreprises
24:07de la tech
24:07ou de l'innovation
24:10dans notre pays
24:11par contre
24:12je pense que
24:13effectivement
24:14aujourd'hui
24:15vous parliez
24:15de l'électronique
24:17et du microprocesseur
24:18il est certain
24:19et d'ailleurs
24:19d'ici l'été
24:20on va y travailler
24:20en fait
24:22on n'a pas suffisamment
24:23sur l'électronique
24:24pris
24:24notamment
24:25dans la question
24:25des microprocesseurs
24:26l'orientation
24:27autour des microprocesseurs
24:28qui sont extrêmement
24:29nécessaires
24:30plutôt à l'IA
24:31on a de la chance
24:32parce qu'on a quand même
24:33vous l'avez dit
24:34des champions
24:34ST Microélectronique
24:36par exemple
24:37qui est une entreprise
24:38franco-italienne
24:39on parlait des Italiens
24:40tout à l'heure
24:41qui est un leader
24:42en la matière
24:43et qu'on va accompagner
24:44notamment vers le virage
24:45de l'IA
24:45je voudrais parler
24:46de l'industrie automobile
24:47on parlait de l'industrie
24:48qui fonctionne
24:48il y en a une
24:49qui est en grande difficulté
24:50c'est l'industrie
24:50automobile française
24:51en un peu plus de 10 ans
24:53on a perdu 30%
24:54des emplois
24:55dans l'industrie
24:55automobile française
24:56on a l'impression
24:58qu'on va définitivement
25:01dans quelques années
25:01se faire manger
25:02par les chinois
25:03sur l'électrique
25:04notamment
25:05puisqu'ils sont en avance
25:06sur nous
25:06qu'est-ce qu'on a loupé
25:08on a imposé
25:10trop de choses
25:11à nos constructeurs français
25:14à leur détriment
25:15et à l'avantage
25:16de la concurrence étrangère
25:18je vais peut-être vous dire
25:19quelque chose
25:20qui va vous sembler
25:21extrêmement surprenant
25:22parce que c'est tout
25:23sauf l'idée reçue
25:23que l'on a en ce moment
25:25mais en fait
25:25en ce moment
25:26les chinois
25:26là où gagnent
25:27des parts de marché
25:28notamment en France
25:29c'est pas sur l'électrique
25:31c'est sur des véhicules
25:32thermiques hybrides
25:33non mais c'est important
25:35c'est important ce que je dis là
25:35c'est extrêmement important
25:38ce que je dis là
25:39le premier véhicule électrique
25:40en France
25:41par le nombre
25:42d'immatriculations
25:43et de ventes
25:44c'est la R5 électrique
25:46produite à Douai
25:47dans les 10 véhicules électriques
25:49les plus vendus
25:51en France
25:52il y a
25:52zéro véhicule électrique
25:54chinois
25:55pourquoi ?
25:56parce que fin 2023
25:57et notamment
25:58à l'initiative de la France
25:59ont été mis en place
26:00des mesures de protection
26:01anti-dumping
26:02contre les véhicules
26:03électriques chinois
26:04qui sont passés
26:05du jour au lendemain
26:06de 60% des ventes
26:08à 10% des ventes
26:09sauf que c'est l'hybride
26:10qui se vend en France
26:11par contre
26:11il n'y a pas eu la même chose
26:12il n'y a pas eu la même chose
26:13sur l'hybride
26:14sur l'électrique
26:15aujourd'hui
26:15on a 25%
26:17des immatriculations
26:18qui sont des véhicules électriques
26:20et la crise actuelle
26:20fait que ça progresse
26:21d'ailleurs
26:22les derniers chiffres
26:22on était plutôt
26:23autour de 30%
26:24très aidé par l'Etat
26:26dans tous les pays
26:27où l'électrique
26:28s'est développé
26:29les pays nordiques
26:30des pays nordiques
26:31d'ailleurs parfois
26:32on nous explique
26:32l'électrique c'est pas bien
26:33ça marche pas
26:34parce que quand il fait froid
26:35ça marche pas
26:35d'accord
26:36Norvège, Danemark
26:37ils sont à 90%
26:38de véhicules électriques
26:39il me semble
26:40qu'il fait un peu plus froid
26:41même par rapport à Dunkerque
26:44avec un taux d'équipement
26:46remarquable
26:46dans ces pays là
26:47avec un taux d'équipement
26:48remarquable
26:48en matière de bornes de recharge
26:50en matière de bornes de recharge
26:52nous sommes le pays européen
26:53le plus en avance
26:55en matière d'équipement
26:56vous regardez
26:56tout le réseau autoroutier
26:57vous avez des bornes de recharge
26:59dans toutes les stations
27:00services
27:00aujourd'hui
27:01on maintenant
27:02dans les territoires
27:03dans les collectivités locales
27:04on met en place
27:05des plans de déploiement
27:06de bornes de recharge
27:07le vrai sujet
27:08le vrai sujet aujourd'hui
27:10il est un sujet
27:12presque
27:13culturel
27:14de prix
27:14on va en reparler
27:15mais aussi d'acceptation
27:17le français aujourd'hui
27:18a peur d'avoir
27:19un véhicule électrique
27:20il se dit
27:20je vais jamais arriver
27:21à faire le parcours
27:22et puis au final
27:22c'est trois fois par an
27:23vous avez à faire
27:24500 km d'un coup
27:26mais dans vos trajets
27:27du quotidien
27:28domicile
27:28travail
27:29même si vous faites
27:3020, 30 ou 40 km
27:31pour aller au travail
27:32le matin et revenir
27:33avec un véhicule électrique
27:35vous avez largement
27:35l'autonomie
27:36si vous habitez en plus
27:37en maison
27:37vous vous branchez chez vous
27:38ça vous coûte 5 euros
27:39le plein
27:39alors qu'un plein d'essence
27:41ça vous coûte beaucoup plus cher
27:42merci monsieur le ministre
27:43merci d'être passé
27:44dans les GG
27:45dans les Grands Vieux
27:46le ministre de l'Industrie
27:47Sébastien Martin
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