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L'eurodéputée et présidente d'Identité et Libertés, Marion Maréchal était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:01Et notre invitée ce matin dans la grande interview CNews et Européens, c'est Marion Maréchal.
00:05Bonjour à vous.
00:05Bonjour.
00:06Eurodéputée, présidente d'Identité, Liberté, la mort de la petite Liana dans le Gers bouleverse les Français.
00:11Florence est une ville en colère dans un pays en colère, a dit hier le maire de la commune,
00:15cette petite commune du Gers, lors de la marche blanche, qui a réuni 6000 personnes autour de la famille de
00:20Liana.
00:21Ce soir, ce sont des milliers de Français qui sont appelés à se rassembler devant les tribunaux de tout le
00:25pays pour dire leur colère.
00:26Est-ce que vous en serez ? Est-ce que vous aurez manifesté ce soir, Marion Maréchal ?
00:30Écoutez, oui, je pense que je vais me joindre à ces manifestations, parce qu'en tant que maman, j'ai
00:33évidemment l'estomac retourné devant cette affaire.
00:36On n'a pas les mots. Moi, je vais vous dire, je n'attendais pas des excuses de Gérald Darmanin.
00:39J'attendais une démission. Je vois ces excuses.
00:41Ça aurait changé quoi ?
00:43Un peu de dignité en politique, ça fait du bien de temps en temps, parce qu'il faille attendre le
00:47viol et le meurtre,
00:48énième viol et meurtre d'une enfant, pour que d'un coup, le ministre de la Justice tape du poing
00:54sur la table
00:54et puis découvre qu'il faille peut-être en effet faire en sorte que les 70 000 plaintes en attente
00:58pour pédophilie soient prioritaires.
01:00C'est quand même malheureux. Voilà. Moi, je considère que Gérald Darmanin fait des excuses politiciennes,
01:06parce qu'en réalité, ce ministre aurait dû démissionner 20 fois.
01:08Il aurait dû démissionner dans l'affaire Lola, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur
01:11et que l'OQTF, l'obligation de quitter le territoire français, n'avait pas été appliquée.
01:15Il aurait dû démissionner au moment de la finale de la Ligue des Champions,
01:17quand il y a eu des débordements et des violences dans lesquelles il a accusé, souvenez-vous-en,
01:21les supporters anglais.
01:23Il aurait dû démissionner au moment où il a accueilli le bateau de clandestin de l'Océane Viking à Toulon
01:27contre la volonté de Gérald Darmanin.
01:31Mais on parle du cas d'une petite fille.
01:33Et là, on essaie de savoir comment on peut améliorer le fonctionnement.
01:35Précisément, excusez-moi, parce que dans toutes ces affaires, ce sont chaque fois des Français qui sont victimes.
01:40Voilà, et précisément ce que je veux dire, c'est qu'à un moment donné, la responsabilité et la dignité
01:44politique,
01:45c'est aussi de tirer les conséquences de son inefficacité, de son action,
01:48parce qu'on est face dans cette affaire à un scandale d'État.
01:50On est face à une faillite, une défaillance de toute la chaîne judiciaire et policière,
01:56parce qu'on est dans un département où on a manifestement pris plus de temps à convoquer,
02:00à mettre en garde à vue, à auditionner 40 agriculteurs parce qu'ils avaient fait des postes Facebook
02:05ou manifesté ou déposé du purin, plutôt que de traiter le cas d'un homme
02:10qui manifestement depuis 10 ans, 10 ans, avait de très nombreuses affaires liées à des cas de pédophilie
02:17et qu'il avait même été renvoyé de certaines fonctions pour des soupçons de pédophilie.
02:21Donc oui, je suis désolée, à un moment donné, j'attends des actes plus forts que ça.
02:24Très bien. Alors, est-ce qu'au lieu de démissionner Gérald Darmanin,
02:27ordonne une revue de 70 000 plaintes impliquant les enfants d'ici au 14 juillet ?
02:31Est-ce que c'est une bonne chose ? Est-ce qu'il faut valider cela ?
02:34C'est le moins qui puisse être fait.
02:36Je veux dire que les affaires pédocriminelles soient prioritaires sur le bureau du juge,
02:41sur le bureau de la gendarmerie, c'est le minimum évidemment qui doivent être faits.
02:44Il faut aussi poser, il faut bien le dire, la question de la responsabilité professionnelle
02:49des magistrats en cause, procureurs, pour savoir s'il doit y avoir des sanctions professionnelles
02:54qui doivent être prises. Je rappelle que dans ce pays, les sanctions pour faute professionnelle
02:59décidées par le Conseil supérieur de la magistrature sont extrêmement rares.
03:0210 à 15 par an.
03:03Voilà, extrêmement rares. Et il n'y a pas eu de réclusion pour faute professionnelle
03:06depuis plus de 15 ans. Voilà, parce que nous ne sommes pas une institution
03:09qui est très corporatiste. Ce sont les juges qui jugent les juges.
03:12Voilà, et qu'il est interdit dans notre pays, quasiment pour des raisons morales,
03:15de poser la responsabilité d'un juge. On l'a vu dans l'affaire Elias,
03:18où il y avait là encore manifestement une très grave défaillance du discernement
03:22d'une décision judiciaire qui a permis la remise en liberté des criminels
03:26qui ont tué Elias. Et là encore, on attend toujours qu'il puisse y avoir
03:30une responsabilité posée plus largement. D'ailleurs, se pose aussi la question
03:34de l'adaptation peut-être du texte législatif. Quand on viole une enfant
03:39dans ce pays, un mineur, on ne peut pas prendre plus de 20 ans
03:43de réclusion criminelle. Il faudrait probablement la perpétuité réelle,
03:46pas probablement, d'ailleurs très certainement, parce que je ne sais pas
03:48quelle est la capacité de réinsertion de gens qui violent et qui tuent des enfants.
03:51Voilà, en tout cas, pour ma part, je suis très peu optimiste et je préfère
03:54qu'il soit mis définitivement hors d'état de nuire.
03:56Marion Maréchal, est-ce qu'il n'y a pas aussi un problème de fond ?
03:58C'est-à-dire, c'est ce qu'a dit le maire de Florence, on nie la parole des enfants.
04:02Est-ce qu'il ne faut pas sanctuariser la parole des enfants et rendre imprescriptibles
04:06aussi les crimes commis contre eux ?
04:07Ce qui est vrai, c'est qu'il y a probablement, et les chiffres le démontrent d'ailleurs,
04:11trop peu aujourd'hui de gendarmes, de policiers qui sont formés
04:15à la réception de la parole de ces enfants.
04:19Donc ça, il y a vraisemblablement des efforts à faire.
04:21Il faut dire que depuis quelques années, on peut se féliciter,
04:23la parole des enfants est davantage écoutée, sanctuarisée, et c'est heureux.
04:27Mais je veux dire, notre système judiciaire, il faut aussi le rappeler,
04:30souffre d'une forme d'embolie.
04:32Je veux dire, on a aujourd'hui 100 000 plaintes non traitées en attente,
04:34une embolie qui est liée, pardon de le rappeler,
04:37mais à l'explosion aussi de la criminalité étrangère.
04:40Je rappelle que les étrangers sont surreprésentés dans tous les crimes et délits de notre pays.
04:4325% des détenus sont des détenus de nationalité étrangère.
04:46Donc on est là aussi victime.
04:47C'est l'une des conséquences de cette immigration incontrôlée de masse,
04:51et notamment clandestine, qui pèse très lourdement sur un système judiciaire
04:54totalement débordé, notamment par les mineurs isolés,
04:58là encore, qui participent de l'aggravation de la criminalité.
05:00Donc c'est une réponse transversale qu'il faut apporter.
05:03Et j'irai même plus loin.
05:05Il faut se poser aussi, me semble-t-il, la question de l'accessibilité des dossiers,
05:11des fichiers plus exactement de prédateurs criminels et notamment pédophiles,
05:16peut-être sur le modèle de la Grande-Bretagne,
05:17puisque un citoyen peut, à travers la police, au commissariat,
05:21demander à accéder à ce fichier lorsqu'il a un doute sur un profil,
05:24ce qui permettrait peut-être de s'épargner les scandales
05:27que nous voyons notamment dans le périscolaire parisien,
05:29où là, manifestement, on recrute des gens
05:31sans même connaître la dangerosité de ces profils.
05:34Prenons le cas de ces 70 000 plaintes impliquées des enfants
05:37d'ici au 14 juillet, elles vont être revues.
05:39Personne ne partira en vacances, ça dit le garde des Sceaux.
05:41Qu'est-ce qu'on fait après ?
05:42Est-ce qu'on met 30 000 personnes en prison ?
05:44Vous savez parfaitement qu'il n'y a pas de place dans les prisons,
05:47nous sommes le pays d'Europe où la surpopulation carcérale est la plus importante.
05:51Il faut aller au bout du raisonnement.
05:53Mais là encore, là encore.
05:55Et qu'est-ce que vous proposez ?
05:55Là encore, c'est-à-dire que oui, nous manquons à minima
05:57de 40 000 places de prison dans ce pays.
05:59Notre président, Emmanuel Macron, en avait promis 15 000,
06:02à peine 3 500 ont été construites.
06:04Alors là encore, Gérald Darmanin en a fait des tonnes
06:06sur la construction des prisons à très haute sécurité.
06:10À un moment donné, il y a une question de volonté politique.
06:12Je veux dire, quelle est la priorité dans ce pays ?
06:15Manifestement, ça n'est pas celle-ci.
06:16Depuis des années, il faut bien le dire,
06:18il y a quand même une idéologie dominante
06:19au sein de l'institution judiciaire,
06:21mais aussi dans le cœur du monde politique
06:22qui consiste à dire que la prison, c'est l'école de la récidive,
06:25que tout vaut mieux que finalement les peines privatives de liberté,
06:28qu'il faut favoriser les peines alternatives.
06:31Madame Dati en a été l'une des plus grandes chantres.
06:35Et en effet, on gère aujourd'hui la pénurie.
06:37Donc oui, de fait, je suis désolée de vous dire
06:39que ce type de crime devait être prioritairement traité
06:42par des peines privatives de liberté
06:44et pas, comme on le voit trop souvent,
06:47des peines privatives qui interviennent déjà,
06:49un, très tardivement après les crimes commis,
06:50mais surtout dont la plupart ne vont jamais au bout.
06:53Parce que la spécialité quand même de notre système judiciaire,
06:55c'est de condamner à des peines
06:57et que la plupart du temps,
06:58des peines ne sont pas réalisées pour moitié
07:00parce que le juge d'application des peines intervient derrière.
07:02On nous a expliqué qu'il a fait de la poterie,
07:04qu'il s'est bien tenu en prison,
07:05qu'il a été agenti avec son co-détenu
07:07et que donc, il n'a plus rien à faire en prison.
07:09Donc oui, oui, je suis d'accord avec vous.
07:12Il n'y a pas de baguette magique,
07:13mais à un moment donné,
07:14sur ce type de crime et de délit,
07:16il faut être capable de dire qu'on priorise
07:18et qu'on ne peut pas se permettre de laisser ces gens en liberté.
07:20Ce n'est pas possible.
07:21Marion Maréchal, Bruno Retailleau propose
07:23de créer une cour disciplinaire de la magistrature
07:26parce qu'il dit que les mécanismes de sanction des magistrats
07:28ne fonctionnent pas.
07:29Est-ce que vous soutenez cette proposition ?
07:30Est-ce qu'il faut remplacer le Conseil supérieur de la magistrature
07:33par une cour disciplinaire comme il le propose ?
07:35Tous les hommes politiques ont des propositions à faire en la matière.
07:39Oui, je l'ai dit tout à l'heure,
07:40ce qui est sûr, c'est qu'il faut revoir la composition
07:41aujourd'hui du Conseil supérieur de la magistrature.
07:43On peut lui donner un nouveau nom,
07:45on peut, voilà, tout ce qu'on veut,
07:46mais il y a quand même un sujet sur le fait
07:48que ce soit les juges qui jugent les juges.
07:50C'est forcément un réflexe corporatiste.
07:52On le voit bien, on l'a vu, comme je l'ai dit.
07:55C'est dans tous les instants, policiers, des médecins.
07:57C'est précisément pour ça qu'il faut probablement élargir
08:00la composition à des citoyens,
08:03avec des gens de la société civile.
08:04Qui jugeraient des magistrats ?
08:05Des médecins, des avocats, des policiers ?
08:07Absolument, apporter un regard extérieur,
08:09différent, non corporatiste,
08:11et non pas moins avisé, d'ailleurs,
08:13sur, y a-t-il eu une défaillance manifeste,
08:15une faute professionnelle, une erreur de jugement
08:18très grave,
08:19et qui devrait pouvoir conduire à ce qu'on puisse récuser,
08:21en effet, des juges dans ce pays ?
08:22La justice est indépendante,
08:24mais elle n'est pas irresponsable à un moment donné.
08:26Et quand il y a une défaillance comme ça successive,
08:29il faut que les Français puissent avoir une réponse.
08:32C'est trop grave pour laisser ça sans lendemain.
08:34Et c'est vrai qu'on a eu tendance,
08:35ces dernières années,
08:36à vouloir s'interdire même
08:38de poser la question de la responsabilité individuelle.
08:41Donc, les politiques sont responsables,
08:43ils doivent rendre des comptes,
08:44mais les magistrats aussi ont une grande responsabilité.
08:46Et face à une telle,
08:48comme vous le disiez,
08:48une affaire d'une telle importance,
08:49est-ce qu'il ne faudrait pas
08:50que les politiques se mettent d'accord ?
08:52Et qu'il y a une espèce de programme commun
08:54sur la réforme de la justice ?
08:55Au moins, vous ne vous rentrez pas dans les polémiques
08:57sur ce sujet qui est majeur
08:59pour tous les Français qui nous regardent.
09:00Mais il ne s'agit pas de polémiques,
09:02il s'agit justement d'apporter une réponse politique.
09:04Que, évidemment, la lutte contre la pédocriminalité
09:07puisse, de manière transversale,
09:09nous rassembler,
09:09je ne peux que le souhaiter.
09:11Voilà, maintenant, ce qui est vrai,
09:12c'est que nous nous heurtons aussi
09:13à une forme de gouvernement des juges
09:15qui fait que, maintenant,
09:16nous avons un Conseil constitutionnel
09:17qui n'a de cesse de censurer
09:19la plupart des grandes initiatives législatives
09:21qui ont été portées.
09:22On l'a vu notamment récemment
09:24sur la délinquance des mineurs,
09:25on l'a vu sur la loi d'immigration
09:27qui est passée.
09:28Et c'est vrai que ça pose une autre question
09:31qui est celle de la latitude
09:32laissée aujourd'hui à la politique
09:35et qui implique, me semble-t-il,
09:37en 2027,
09:37la nécessité d'une grande réforme constitutionnelle.
09:39Parce que si on veut reprendre,
09:41comment dire,
09:42un véritable pouvoir
09:44pour une réponse judiciaire
09:46et pénale et carcérale efficace,
09:47on ne passera pas à côté
09:49de la nécessité...
09:49Par quel biais le référendum à ce moment-là ?
09:51Absolument, la nécessité,
09:53une réforme constitutionnelle
09:54par le biais parlementaire.
09:55Mais là, vous avez raison,
09:56ça veut dire qu'il faut que les LR
09:57prennent aussi à un moment donné
09:58leurs responsabilités.
09:59Parce que tant que les LR
10:01continueront à préférer
10:02leurs alliances avec la Macronie
10:03qui sont quand même tributaires
10:04de ce bilan-là,
10:05je crains que les Français
10:06n'obtiendront pas la rupture
10:07qu'ils attendent
10:08et le grand changement
10:09qu'ils attendent
10:09dans les échéances à venir.
10:11Macron a dit à l'occasion
10:12de cette affaire dramatique
10:13qu'on sera intraitable.
10:14Il l'avait déjà dit,
10:16il trouve ça inacceptable.
10:17Est-ce que, encore une fois,
10:18le régalien n'est pas
10:19l'angle mort de ces deux quinquennats ?
10:21De fait, vous voyez bien
10:23que vous l'avez dit vous-même,
10:24d'ailleurs, il l'a dit,
10:25il l'avait déjà dit,
10:26il le re-re-redit.
10:27La parole présidentielle
10:28est totalement démonétisée.
10:30Parce que c'est quand même
10:31le triomphe permanent
10:32de la communication.
10:33Et le drame, si vous voulez,
10:35c'est qu'on voit d'ailleurs
10:36toutes ces affaires s'accumuler.
10:37Chaque fois, quand il y a
10:38un peu d'émotions populaires,
10:39une reprise médiatique,
10:41bon, le politique va aller
10:42faire des grandes annonces
10:42et puis dans une semaine,
10:43on passera à autre chose.
10:44Et puis, dans un mois
10:45ou dans deux mois
10:46ou dans six mois,
10:47on aura une affaire similaire
10:48et on découvrira que,
10:49comme c'était le cas manifestement,
10:50là, les circulaires
10:51n'avaient pas été respectés.
10:52Bon, donc si vous voulez,
10:53moi, je conclue de tout ça
10:56qu'à un moment donné,
10:57même s'il faut faire le maximum
10:58dans le temps
10:59qui nous est imparti,
10:59et je pense qu'on ne pourra pas dire
11:00que tous les élus
11:02du camp national RN,
11:03alliés dont je fais partie,
11:04ne sont pas disposés
11:05à travailler sur ces sujets
11:07à l'Assemblée nationale
11:07pour voter les textes.
11:09Je crois que le grand sujet
11:10est quand même de changer
11:11la génération politique
11:12qui nous a mis dans cette panade.
11:13Pour que l'État protège
11:14ses enfants,
11:15pour que l'État protège
11:16ses concitoyens,
11:17ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
11:18Mais oui, nous ne protégeons pas
11:18nos enfants dans ce pays.
11:20Voilà, nous ne les protégeons pas.
11:21Quand on y pense, d'ailleurs,
11:23le fait que le scandale dramatique
11:26des affaires pédocriminelles
11:28dans le périscolaire parisien
11:30ait fait si peu de bruit, finalement,
11:31au point, imaginez quand même
11:33que, finalement,
11:36cette majorité a été reconduite
11:37aux affaires à Paris,
11:39sans que ça fasse
11:40plus de bruit que cela.
11:41Alors qu'on parle
11:42de dizaines d'affaires
11:43d'agressions sexuelles,
11:45manifestement,
11:45les enfants ne votent pas
11:46comme les enfants ne votent pas.
11:48Ça intéresse moins, semble-t-il.
11:49Vous en ferez une priorité ?
11:51Ça devrait être une priorité.
11:52Si on a un minimum d'humanité,
11:54ça devrait être une priorité.
11:55Mais une fois de plus,
11:55c'est une réponse transversale.
11:57Parce que c'est la question
11:58de l'insécurité plus largement
12:00qui frappe aussi nos enfants.
12:02Il y a les affaires pédocriminelles,
12:03mais il y a aussi
12:04l'insécurité du quotidien,
12:05les violences,
12:06les agressions.
12:07Et c'est vrai que,
12:08je vais vous dire,
12:08j'ai été frappée, moi,
12:09par une vidéo qui circule
12:10sur les réseaux sociaux
12:11depuis quelques jours.
12:12On voit une magistrate
12:14qui regarde une vidéo
12:15dans laquelle un jeune homme
12:17est agressé par d'autres mineurs.
12:18C'est une vidéo extrêmement violente.
12:20Et la magistrate est quasiment
12:21en train de se demander
12:22oui, mais bon,
12:23est-ce qu'on poursuit ?
12:24Est-ce que c'est si grave ?
12:25Elle a un interlocuteur au téléphone
12:26qui, je pense,
12:26c'est un policier
12:28qui lui dit
12:29« Ah, quand même,
12:30l'enfant s'est fait fracasser par terre. »
12:31Oui, mais moi,
12:32c'est vrai que je suis un peu immunisée.
12:33Vous vous rendez compte,
12:34en fait,
12:34à quel point on s'est habitués
12:36à cette espèce de surviolence.
12:37Voilà.
12:37Et donc,
12:38tout l'enjeu,
12:38c'est de ne pas s'habituer
12:40et de revenir au bon sens élémentaire.
12:42Mario Maréchal,
12:43Jean-Luc Mélenchon a été hier,
12:44vous ne l'avez pas manqué,
12:45en meeting
12:46pour sa campagne présidentielle
12:47à Saint-Denis
12:48devant la nécropole royale
12:49des rois de France.
12:50Les rois morts,
12:56portés par le RN.
12:57Qu'est-ce que vous voulez répondre ?
12:58Oui, écoutez,
12:59je suis un peu étonnée
13:00par le commentaire médiatique
13:01parce que le commentaire médiatique,
13:02c'est d'expliquer
13:03« Oh là là,
13:03il y avait beaucoup de monde,
13:04il a repris le leadership
13:05sur la gauche. »
13:06Voilà, on continue
13:07comme si rien ne s'était passé
13:08ces derniers mois
13:08alors que Jean-Luc Mélenchon,
13:09pendant des semaines et des mois,
13:11a soufflé
13:12sur les braises
13:13de la haine anti-française,
13:14sur les braises
13:14du racisme anti-blanc,
13:15sur les braises
13:16du communautarisme islamisme,
13:19entre autres choses,
13:19sur les braises
13:20de la légitimation
13:21de la violence antifa.
13:27Vous n'êtes pas étonnée,
13:28c'est à chaque fois la même chose.
13:29Non, non, non, voilà.
13:30Donc il reprend les habits
13:31de l'anticapitalisme,
13:33voilà,
13:33des démagogiques habituels,
13:35en oubliant quand même
13:36de rappeler
13:36que la Nouvelle-France,
13:38dont il présente le visage
13:40comme celui de M. Bali Bagayoko,
13:41qui lui-même est intervenu,
13:43voilà, c'est un homme
13:44qui, derrière le sourire
13:46tasti-crousti,
13:47va défendre le port du voile
13:49dans le sport,
13:50le burkini à l'école,
13:52va sur des chaînes islamistes
13:54aux côtés de candidats
13:55du parti islamiste tunisien
13:57aux côtés du recteur de la mosquée
13:58qui avait relayé les attaques
13:59à l'égard de Samuel Paty.
14:02Donc c'est un homme,
14:03si vous voulez,
14:03qui veut interdire
14:05CNews, par exemple,
14:06M. Bali Bagayoko.
14:08Donc c'est un profit,
14:09en fait, radical.
14:11Et rien de tout cela
14:13n'est commenté.
14:13Et moi, je vais simplement
14:14faire un commentaire très simple.
14:15Moi, je prends la candidature
14:16de Jean-Luc Mélenchon
14:17très au sérieux.
14:18Je pense que Jean-Luc Mélenchon
14:19peut être qualifié au second tour.
14:20Voilà, il est toujours...
14:20Face au RN.
14:21Face au RN, bien sûr.
14:23Et donc, je crois
14:24qu'il n'y a plus de temps
14:25pour les candidatures d'égo,
14:28les aventures personnelles,
14:29les petits calculs politiciens
14:31de tactique à court terme.
14:33Je pense que toute la droite
14:35doit se rassembler
14:36face à ce danger terrible
14:38que représente
14:39Jean-Luc Mélenchon
14:40et qu'aujourd'hui,
14:41la seule affiche manifestement
14:43qui se présente
14:44et qui nous assure une victoire
14:45face à cette menace,
14:46c'est celle de la candidature
14:48du camp national.
14:49Voilà, et donc moi,
14:50je ne peux qu'inviter
14:50tous les électeurs
14:51à ne pas perdre de temps
14:52et à être à nos côtés
14:53pour combattre ce projet mortifère
14:54qu'est la Nouvelle-France.
14:55Puisque Jean-Luc Mélenchon,
14:56qu'est-ce qu'il veut ?
14:57Il veut combattre la France
14:58qu'il considère comme rance et dépassée.
15:00Il veut la régénérer
15:01et la purifier par l'immigration.
15:03Ce sont quasiment ses mots.
15:04Bon, ben donc,
15:05je crois que ça n'est
15:06ni un projet bienveillant,
15:07ni tolérant,
15:07ni inclusif.
15:08Quand il accuse
15:09le RN de suprémacisme,
15:11quand il dit
15:11M. Bardella,
15:12en bon Trumpiste,
15:13veut même supprimer
15:14le droit du sol
15:15de naissance,
15:16ce serait un crime
15:17antinational
15:17né en France français.
15:19Ah ben oui,
15:20évidemment qu'il faut supprimer
15:20le droit du sol,
15:21mais si nous supprimions
15:22le droit du sol,
15:23Jean-Luc Mélenchon
15:23perdrait manifestement
15:25une grande partie
15:25de ses électeurs.
15:26Voilà,
15:27donc je comprends
15:27qu'il s'y oppose,
15:29mais le seul
15:29qui a aujourd'hui
15:30un projet racialiste,
15:32c'est bien
15:33Jean-Luc Mélenchon,
15:33voilà,
15:34qui a fait finalement
15:35du vote communautaire,
15:36ethno-religieux,
15:37la base finalement
15:38de sa base arrière électorale,
15:41sans et contre
15:41le peuple de souche,
15:42sans et contre
15:43les immigrés assimilés,
15:44sans et contre
15:45les juifs.
15:45Donc je crois
15:46que de ce point de vue-là,
15:46on n'a pas de leçons
15:47à recevoir de cet homme-là.
15:48En tout cas,
15:49sa proposition est claire,
15:50son message est clair.
15:51L'est-il autant
15:52du côté du Rassemblement national ?
15:53On sait que la ligne politique
15:54sera différente
15:55si elle est portée
15:56par Marine Le Pen
15:56ou par Jordan Bardella,
15:58ce sont les juges,
15:59là encore,
15:59qui en décideront
16:00le 7 juillet prochain.
16:01Est-ce qu'il y a
16:02de lignes au RN,
16:03Marine Maréchal ?
16:04Non, je ne crois pas
16:04qu'il puisse y avoir de lignes.
16:05En revanche,
16:05ce qui est vrai,
16:06c'est que Jordan Bardella
16:07n'est pas Marine Le Pen.
16:08Ils ont vraisemblablement,
16:09ce qui serait logique,
16:10peut-être des sensibilités
16:12différentes,
16:12des sujets d'intérêt
16:14qui peuvent varier.
16:16Ce serait légitime
16:16que Marine Le Pen
16:17qui porte ses idées ?
16:18Ce qui est sûr,
16:18c'est qu'un projet présidentiel
16:20n'est jamais le projet
16:21d'un parti politique.
16:22Et donc,
16:22ce projet présidentiel
16:23est en train d'être réalisé.
16:25Il sera le fruit,
16:25j'imagine,
16:26d'abord et avant tout
16:27d'un consensus entre eux,
16:29le fruit d'un travail commun
16:30également avec les alliés
16:31dont je fais partie
16:32pourra offrir cette offre
16:33toujours dans les grands principes
16:35évidemment qui nous rassemblent
16:36au sein du camp national
16:37mais qui seront adaptés
16:38à la gravité,
16:39la situation budgétaire,
16:40financière
16:41à laquelle nous devons faire face
16:42par la force des choses.
16:43Je vous posais la question
16:44sur les juges
16:44parce que ce sont les juges
16:45qui vont décider.
16:46Est-ce qu'ils ont tous les pouvoirs
16:47dans ce pays, au fond ?
16:48On en revient au début
16:49de notre conversation.
16:50Ils en ont beaucoup
16:51et ce qui est vrai,
16:52c'est que j'ai vu
16:54une initiative législative
16:55de Mme Aurore Berger
16:56qui a été présentée hier
16:57et qui consiste à vouloir
16:58leur en donner
16:59d'autant plus
17:00puisque je trouve ça
17:02absolument scandaleux
17:03d'ailleurs au prétexte
17:04de vouloir lutter
17:04bien légitimement
17:05d'ailleurs contre la mentée
17:06de l'antisémitisme en France.
17:07On est en train
17:07de nous préparer exactement.
17:08On est en train
17:09de nous préparer
17:09en réalité un projet de loi
17:11qui pourrait dériver
17:12dans la criminalisation
17:14finalement de la critique
17:16de l'immigration
17:17et de l'islamisation
17:19avec un pouvoir supplémentaire
17:21donné aux associations
17:21d'extrême gauche
17:22avec des juges
17:23qui demain pourraient
17:24en peine complémentaire
17:25décider de l'inégibilité
17:26finalement de politiques
17:28pour des délits d'opinion
17:30qui ne leur conviendraient pas.
17:32Par exemple,
17:32ça aurait concerné Éric Zemmour ?
17:33Par exemple,
17:34avec cette loi,
17:34Éric Zemmour pourrait
17:35ne pas être candidat
17:36à l'élection présidentielle
17:37et quoi qu'on pense
17:38d'Éric Zemmour,
17:38ce serait évidemment
17:39un scandale absolu
17:40et puis moi je tiens
17:41à dénoncer l'hypocrisie
17:42derrière cette initiative
17:43parce que si vraiment
17:44on voulait lutter
17:45contre l'antisémitisme
17:45dans notre pays,
17:47on arrêterait finalement
17:48de promouvoir sa cause
17:50et sa cause
17:50c'est évidemment
17:51la montée de l'islam radical
17:53qui n'est lui-même
17:54que le fruit
17:54de l'immigration massive
17:56et donc c'est vrai
17:57qu'on voit bien
17:57qu'aujourd'hui
17:58il y a quand même
17:58cette tendance
17:59à donner un pouvoir
18:02au juge
18:02qui consiste
18:03à dorénavant
18:04expliquer au législateur
18:05ce qu'il a le droit
18:06de dire,
18:06de faire et de voter
18:07de plus en plus
18:08avec une interprétation
18:09très extensive
18:09de la constitution
18:11et du droit européen
18:13et dans le même temps
18:14de vouloir
18:15criminaliser la pensée
18:17parce qu'on voit bien
18:17que cette gauche
18:19perd pied
18:21n'arrive plus
18:22à imposer ses thèmes
18:23n'arrive plus
18:23à imposer la censure
18:25qui est la sienne
18:25perd pied électoralement
18:27et donc qu'est-ce
18:28qu'il lui reste ?
18:29Eh bien il lui reste
18:29la possibilité
18:30de finalement
18:32criminaliser le débat
18:33et on voit
18:34à quoi ça aboutit
18:35ça aboutit
18:35à la mort
18:37d'Henri Novak
18:38en Angleterre
18:39victime de l'antiracisme.
18:40Marion Maréchal
18:41on le disait
18:42le 7 juillet
18:43les juges décideront
18:44si Marine Le Pen
18:44peut se présenter
18:45s'il la condamne
18:46à une peine
18:48avec un bracelet électronique
18:50et qu'elle soit
18:51en capacité
18:52de se présenter
18:52doit-elle le faire
18:53selon vous ?
18:53Est-ce que vous l'encouragez ?
18:54Elle a dit pour l'instant
18:55qu'elle ne se présenterait pas
18:56s'élève à un bracelet électronique
18:58techniquement
18:59elle pourrait se présenter
19:00Cette décision
19:00lui appartient
19:01c'est techniquement possible
19:03parce qu'évidemment
19:03on peut avoir
19:04des aménagements
19:06Je souhaite qu'elle soit candidate
19:07Moi je souhaite
19:08qu'elle soit candidate
19:09parce que Marine Le Pen
19:09se prépare à cela
19:10depuis des années
19:11c'est une femme
19:12qui est une femme
19:13d'une grande puissance
19:14politique
19:15qui a créé une relation
19:16extrêmement forte
19:17avec les Français
19:19donc je ne peux
19:19que l'inviter
19:20et aller au bout
19:20parce que moi
19:21je considérerais
19:22que cette décision judiciaire
19:23serait un scandale
19:23démocratique absolu
19:25et qu'elle ne devrait pas
19:26permettre
19:26même avec un bracelet électronique
19:28à Marine Le Pen
19:28de s'empêcher de se présenter
19:29mais bon évidemment
19:30cette décision lui appartient
19:31elle sera prise en temps
19:31et en heure
19:32et une fois de plus
19:32quoi qu'il arrive
19:33nous serons derrière
19:34le candidat du RN
19:34à ses côtés
19:35pour porter la victoire
19:37nécessaire en 2027
19:38Marion Maréchal
19:39était notre invitée ce matin
19:40merci beaucoup
19:40bonne journée à vous
19:41sur CNews d'Europe
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