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  • il y a 7 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Sébastien Chenu, député du Nord et vice-président du RN, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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00:01RMC, face aux grandes gueules.
00:05Vice-président du Rassemblement National et député Rassemblement National du Nord, Sébastien Chenuit est avec nous.
00:10Bonjour.
00:11Bonjour messieurs dames.
00:12Jordan Bardella est devenu macroniste ?
00:14Non, pas vraiment, non.
00:15Ah bah écoutez, je l'ai écouté ce matin chez nous, sur BFM et RMC.
00:20Il n'a rien à dire sur la position française vis-à-vis de cette guerre en Iran.
00:25Emmanuel Macron a la bonne position ?
00:27Plusieurs choses. D'abord, je pense que ce n'est pas notre rôle, quand il y a des crises de
00:31cette importance-là,
00:32de créer des polémiques qui soient inutiles.
00:38La France doit parler d'une seule voie à l'international et il se trouve qu'en ce qui concerne
00:42la crise,
00:43en tout cas la guerre en Iran, nous n'avons pas plus à ajouter ou autre chose à dire,
00:47c'est-à-dire une réserve sur la façon dont Donald Trump est intervenu, c'est le moins qu'on
00:51puisse dire,
00:51sur la méthode, mais se réjouir que ce régime tyrannique soit, en tous les cas, si ce n'est aujourd
00:59'hui mis à terre,
01:00soit forcément attaqué pour libérer les Iraniens.
01:03Donc là, le « en même temps », vous le voyez bien ?
01:05Il n'y a pas de « en même temps ».
01:06En fait, ce n'est pas du « en même temps ».
01:07En même temps, on est content que le guide suprême ne soit été éliminé,
01:11et en même temps, on estime que cette intervention est hasard.
01:14Vous m'interrogez sur la position d'Emmanuel Macron.
01:16Je ne vous dis qu'il n'y a pas de raison de créer une polémique à partir du moment
01:18où nous n'avons pas autre chose à dire que cela.
01:23Vous étiez plus critique sur l'Ukraine, par exemple, sur le dossier ?
01:25Oui, bien sûr, c'est un autre sujet, c'est une autre façon d'aborder les choses.
01:28Et sur l'Ukraine, on a eu raison d'être plus critique,
01:30parce que lorsqu'on voit, et on pourra en parler,
01:32l'envolée, par exemple, du prix des carburants,
01:35c'est que les sanctions, par exemple, infligées à la Russie
01:38ont eu des répercussions que nous avions indiquées
01:41directement pour nous, notre économie.
01:43Là, ce n'est pas le cas avec l'Iran.
01:44Pour l'Iran, vous parlez d'en même temps,
01:47parce que vous dites qu'on a des réserves sur la méthode de Trump.
01:49Ça n'a rien à voir avec Emmanuel Macron, avec le discours d'Emmanuel Macron.
01:52C'est qu'on peut dire que Trump n'a pas respecté le droit international.
01:56On peut le dire sans que ce soit scandaleux, parce que c'est la réalité.
01:59Et on peut dire qu'on est très heureux de voir que les Iraniens
02:02vont peut-être pouvoir se libérer de ce régime.
02:05Mais c'est aux Iraniens, demain.
02:07Pas aujourd'hui sous les bombes.
02:08C'est sûr qu'ils ne vont pas aller manifester,
02:10essayer de dévisser un régime sous les bombes.
02:12Mais demain, c'est aux Iraniens de prendre leur sort en main,
02:15leur sort en charge.
02:16Il faudra les aider.
02:16On a un peu aussi, quand même, il faut bien le dire,
02:18une dette vis-à-vis des Iraniens.
02:20Je pense qu'en 79, on a accueilli ici Khomeini.
02:22On a une dette vis-à-vis des Iraniens, demain.
02:25Et ça, je pense qu'Emmanuel Macron ne l'a peut-être pas dit,
02:27mais en tout cas, nous, nous le disons.
02:29On a surtout le sentiment que l'international n'est pas le fort de votre parti.
02:37Et que, c'est vrai, ce n'est pas le domaine dans lequel vous êtes forcément le plus allé.
02:41Vous trouvez que c'est le fort d'Emmanuel Macron ?
02:42Que nous a...
02:45Il faudrait savoir.
02:47Jordan Bardella nous explique ce matin qu'il n'a rien à redire à la position de Macron.
02:51C'est que donc...
02:52Mais quel est le problème ?
02:52J'arrive même pas à voir quelle polémique il faudrait faire naître par rapport à ça.
02:56On a le sentiment que les thèmes internationaux ne portent pas forcément le rassemblement national
03:03parce que les Français, peut-être, se disent que vous n'avez pas dans ce parti
03:07les profils suffisamment capés pour affronter des grandes crises internationales.
03:12Et que c'est peut-être pour ça que, de manière un peu raisonnable et prudente,
03:16le jeune Bardella se range derrière la position du président Macron en se disant
03:20« Bon, somme toute, si Macron dit ça, c'est que ça a été sous-pesé par des conseillers diplomatiques
03:26et par des gens du Quai d'Orsay, on va rester là-dessus et pas polémiquer. »
03:32Je finis ma question.
03:33À la différence, par exemple, hier, le jeune Villepin, moins jeune, pardon,
03:40il éructait dans tous les sens, il tempétait, etc.
03:42Mais parce qu'il a une position qui lui est propre
03:45et que peut-être il se sent suffisamment capable d'en avoir une.
03:48Voilà, c'est un peu ça qu'on se dit.
03:50Plusieurs choses.
03:50D'abord, je ne vois pas pourquoi il faudrait faire naître des polémiques sur tout.
03:53C'est insensé.
03:54Je sais que c'est un peu le rôle, finalement, des uns et des autres dans les médias.
03:57Mais pourquoi faire naître des polémiques sur tout ?
03:59Tous les partis politiques, j'allais dire républicains ou de la sphère politique française,
04:05sont d'accord avec la position de la France aujourd'hui.
04:09Seule la France insoumise n'est pas d'accord.
04:10Et Dominique de Villepin, dont le discours aujourd'hui est quand même très proche
04:13de celui de la France insoumise.
04:15C'est une réalité.
04:16Quand on écoute Dominique de Villepin, on a l'impression d'entendre la France insoumise.
04:19Donc tous les partis politiques sont d'accord avec la position française.
04:22Pourquoi est-ce qu'il faudrait essayer de trouver immédiatement une source de polémique ?
04:27Vous êtes vraiment définitivement banalisé.
04:29Non, mais on ne cherche pas la polémique à tout prix,
04:32surtout sur un domaine aussi sensible que l'international.
04:35Je veux dire, il y a des vies qui sont en jeu.
04:37On a des intérêts à préserver.
04:39Jordan Bordella l'a rappelé ce matin.
04:40Les intérêts de la France, que ce soit nos compatriotes
04:43ou que ce soit nos intérêts économiques dans la région, doivent être préservés.
04:47On peut être critique sur un certain nombre de choses sur l'international.
04:51Moi, je vous disais, Emmanuel Macron nous a brouillés avec beaucoup de pays.
04:54Donc, sincèrement, on a été critique.
04:56Vous l'avez dit, on a été sur l'Ukraine.
04:57On a été critique et on est critique sur beaucoup de choses.
05:00Il se trouve que là, sur l'Iran, on n'a pas envie d'être forcément critique pour le plaisir
05:04de l'être.
05:05On considère que la position aujourd'hui de la France ne peut pas être différente que celle de défendre nos
05:09intérêts.
05:10M. Chenu, est-ce que ça ne serait pas plutôt, en tout cas, moi, c'est comme ça que je
05:12l'analyse,
05:13mais plutôt une sagesse préélectorale, quand même ?
05:16Mais pourquoi faudrait-il être autre chose que sage en matière internationale ?
05:21Pourquoi faudrait-il être autre chose que prudent en matière internationale ?
05:24Pourquoi faudrait-il être autre chose que respectueux des grands équilibres internationaux
05:29et se dire que demain, il faudra qu'on parle à tout le monde ?
05:32Mais en revanche, nous, nous l'avons dit, la position que peut avoir Donald Trump,
05:37elle peut être soumise au débat.
05:39On peut en parler, ce n'est pas indécent d'en parler.
05:42Emmanuel Macron...
05:43Vous êtes moins Trumpiste qu'il y a quelques années.
05:45On m'a dit une fois dans une émission que j'étais moins Trumpiste qu'Emmanuel Macron au moment du
05:48Venezuela.
05:49Oui, je suis probablement, dans ces cas-là, moins Trumpiste qu'Emmanuel Macron,
05:52parce que pendant la crise du Venezuela, on avait critiqué la méthode, là encore, de Donald Trump,
05:56d'aller chercher un dictateur, et ensuite, dans sa zone dite d'influence,
06:01et ensuite, de décider de qui prendrait le pouvoir au Venezuela.
06:05On avait dit, avec la même logique, eh bien, il arrivera ce qui devait arriver au Groenland,
06:09et ceux qui s'émeuvent de ce qui se passe au Groenland
06:12devraient se dire que ce n'est que la suite logique de ce qui s'est passé au Venezuela.
06:16Avant d'évoquer les conséquences sur l'essence,
06:18mais est-ce que vous avez compris la stratégie de Benjamin Netanyo et Donald Trump ou pas ?
06:23Elle est multiple, cette stratégie.
06:24Est-ce que c'est pour protéger, ça c'est, je crois, Netanyahou et il a raison,
06:28la menace existentielle qui pèse sur Israël ?
06:31Est-ce que c'est pour décapiter un régime politique ?
06:34Est-ce que c'est pour des intérêts économiques ?
06:36Trump a été assez flou, c'est vrai, ces dernières heures.
06:41Moi, je pense qu'en tous les cas, la menace existentielle qui pèse sur Israël,
06:45elle est réelle, elle est historique,
06:46et il faut se débarrasser de ce régime parce qu'il fait peser une menace sur Israël,
06:50mais aussi sur toute la région.
06:52Maintenant que Donald Trump ait d'autres idées derrière la tête,
06:55peut-être et probablement, il y a probablement aussi un certain nombre d'intérêts économiques
06:58dans la région, on verra.
07:00La Chine en ligne de Miran.
07:01Peut-être le fait d'affaiblir, mais la Chine a un peu lâché l'Iran, il faut bien dire.
07:04On n'entend pas beaucoup la Chine aujourd'hui.
07:06Alors la Chine a dit, ne touchons pas au nouveau guide suprême, le troisième,
07:10le fils de celui qui vient d'être assassiné.
07:12En tous les cas, ce qui a été aussi, moi je trouve, important de regarder et d'écouter,
07:17c'est ce qu'a dit Donald Trump de l'Europe et de la France.
07:19En fait, beaucoup d'Européens ont dit, il ne nous a pas avertis, il ne nous a pas informés,
07:26ça veut dire qu'il a une sorte de mépris vis-à-vis d'État qu'il considère comme étant
07:29particulièrement faible,
07:30et ça, ça devrait nous questionner.
07:31L'Europe est surtout très divisée, pardon, entre la position espagnole et la position allemande.
07:36D'accord, mais les États ont le droit d'avoir des positions différentes,
07:38mais surtout pour Donald Trump, l'Europe est quantité négligeable,
07:42et ça doit nous interroger, pourquoi on est quantité négligeable,
07:45pourquoi est-ce qu'on ne compte pas à ses yeux dans le concert des nations ?
07:48Probablement parce qu'on est faible, mais surtout parce qu'on est affaibli par l'Union Européenne,
07:52et affaibli aussi par les politiques qu'aménées et Emmanuel Macron.
07:54Oui, mais pardon, mais s'il n'y avait pas d'Union Européenne,
07:55on voit bien que chaque État parle différemment, je le disais,
07:59les Allemands ne disent pas la même chose que les Espagnols,
08:01la France ne dit pas la même chose,
08:02donc finalement, ça changerait quoi qu'il n'y ait pas d'Union Européenne ?
08:05On aurait des États qui ont des avis divergents sur cette guerre en Iran ?
08:10Non, mais on peut et on doit avoir en matière de défense
08:13des partenariats, des coopérations entre États souverains.
08:16Notamment sur le nucléaire ?
08:17En tous les cas sur le nucléaire.
08:19Alors c'est la seule chose qui nous avait peut-être un peu rassuré
08:23après nous avoir beaucoup inquiété,
08:24c'est que le Président de la République a dit que finalement
08:25le déclenchement de la force nucléaire,
08:27elle resterait entre les mains du Président de la République.
08:29Tant mieux ! Ouf !
08:31Parce qu'on avait quand même entendu beaucoup de choses
08:32et des ambiguïtés, Emmanuel Macron, il est toujours dans l'ambiguïté.
08:35Le reste, moi je n'ai pas bien compris ce dont il parlait,
08:39la satisfaction partagée.
08:42On ne voit pas bien ce que ça veut dire,
08:43avec quelle contrepartie, au nom de quoi,
08:45pour dans quel objectif.
08:46Bon, tout ça c'est plutôt de la com.
08:48La réalité c'est que le bouton nucléaire,
08:50c'est nous qui en avons la maîtrise,
08:51c'est le Président de la République française qui en a la maîtrise.
08:53C'est bien de l'entendre de temps en temps
08:54parce qu'Emmanuel Macron, il a quand même eu du mal à le dire.
08:57Et je pense que c'est aussi parce qu'on a beaucoup mis la pression,
08:59nous au Rassemblement National,
09:01sur la nécessité de conserver la décision de l'engagement nucléaire,
09:05qu'Emmanuel Macron finit aussi par le dire.
09:07Alors justement, puisque vous parliez de com,
09:08Premier ministre Sébastien Lecornu
09:10qui annonce un plan exceptionnel de 500 contrôles
09:12dans les stations-services françaises
09:14entre aujourd'hui et mercredi.
09:16C'est de l'efficacité ou c'est de la com ?
09:17Je trouve ça un peu grotesque pour vous dire.
09:21J'ai l'impression d'une espèce de bureaucratie permanente
09:23où on va aller chercher des inspecteurs.
09:25Moi, je n'ai pas eu besoin de faire un contrôle.
09:26Hier, j'étais dans ma circonscription à Denain.
09:28Je suis allé à la pompe à essence.
09:29J'ai vu le sample 98 qu'il était à plus de 2 euros.
09:33Le 95, il était à plus d'1,90 euros.
09:37Je l'ai vu à Denain.
09:38Je n'ai pas besoin.
09:38Parce que des contrôles, c'est bien.
09:39Mais pour constater...
09:40Enfin, ce qu'il faut, c'est des mesures.
09:42Des sanctions ?
09:43C'est des mesures de soutien pour le consommateur.
09:46Quelles mesures ?
09:46Des mesures de soutien pour le consommateur.
09:47Faire baisser les taxes.
09:49Un quoi qu'il en coûte ?
09:50Non, ce n'est pas quoi qu'il en coûte faire baisser les taxes.
09:52Donc, ça, on peut en parler.
09:54Mais des constats, des contrôles qui, derrière, n'ont aucune incidence,
10:00qui n'amènent à aucune modification de la politique en la matière,
10:05ça me semble être juste de la com'.
10:06Vous l'avez dit, d'ailleurs, finalement, c'est de la com'.
10:08Vous proposez, pardon, de baisser la TVA.
10:11Mais comment vous financez ça ?
10:13Oui, c'est ça.
10:13Où est-ce que vous avez trouvé l'argent ?
10:15Puisque réduire encore les taxes, c'est 17 milliards encore dans un pays qui est déjà...
10:18Non, ce n'est pas 17 milliards.
10:19Ça, c'est le chiffre du ministre des Finances.
10:21C'est combien ?
10:22Et ça, c'est bien longtemps, je viens, mais ça fait bien longtemps que je ne retiens plus les chiffres
10:26de ces dirigeants macronistes
10:28qui nous ont mis dans le mur financier.
10:30Non, mais sincèrement, la com' du ministre des Finances, ça ne vaut rien.
10:32Je veux dire, les analyses économiques et financières des macronistes, on peut les prendre avec quand même beaucoup de recul.
10:37On est entre 9 et 12 milliards d'euros.
10:39Mais nous, nous l'avons dit...
10:40Et où est-ce que vous trouvez l'argent, alors ?
10:41Il y a deux sources.
10:43Dans un pays qui est déjà très endetté.
10:45Mais avant de regarder comment on finance, il faut peut-être qu'on se pose la question de pourquoi est
10:50-ce qu'on demande cette baisse de taxes.
10:51Parce qu'aujourd'hui, effectivement, l'État va s'enrichir sur la hausse du prix des carburants.
10:57C'est-à-dire que c'est l'État qui va engranger, finalement, sur les Français, une hausse des prix
11:01du carburant, alors qu'on a de la réserve.
11:02On a trois mois de réserve devant nous.
11:04Donc déjà, vous dites, comment on pourrait financer ?
11:06Déjà, peut-être qu'on peut ouvrir un peu la réserve.
11:08On peut se poser la question de ce déblocage.
11:11Ce qui permettrait, effectivement, de faire baisser l'État.
11:14Oui, c'est une première mesure.
11:15Mais pour le reste, nous, on a demandé.
11:17Il y a bien longtemps qu'on considère que l'énergie, les énergies, soient considérées comme des biens de première
11:23nécessité.
11:24On ne peut pas vivre sans se chauffer, sans électricité, voire sans se transporter.
11:30Et donc, il faut baisser cette TVA comme un bien de première nécessité.
11:33Et là, effectivement, il y a la nécessité d'aller négocier aussi.
11:38Ça a déjà été fait dans le passé avec l'Union européenne.
11:40L'Union européenne a déjà baissé, a déjà accepté des baisses de TVA sur les produits de première nécessité.
11:47Donc, c'est là aussi.
11:47Mais évidemment, c'est un plan d'ensemble.
11:49Ce n'est pas au moment où on est dans la crise qu'il faut se poser la question.
11:52Et nous, nous portons, je viens de vous dire déjà qu'il y a une négociation à l'FR.
11:56Et nous, nous portons cette proposition depuis très longtemps de la baisse de la TVA sur les produits de première
12:01nécessité.
12:02Mais les recettes fiscales en moins, parce que c'est bien de baisser la TVA, mais on en a besoin
12:07visiblement.
12:08C'est pour ça que je vous dis, ça s'écrit dans un budget global.
12:11Avec nous, on l'avait financé d'ailleurs dans notre projet de budget avec des baisses de dépenses publiques de
12:16l'État.
12:16Parce qu'évidemment, si vous enclenchez des baisses de recettes, il faut de l'autre côté enclencher des baisses de
12:21dépenses publiques.
12:22Donc, le gouvernement est à la traîne, le gouvernement n'a pas compris ce qui se passait ?
12:26Mais le gouvernement n'est pas qu'à la traîne.
12:28Un, il n'a jamais voulu prendre en considération notre proposition de baisse de la TVA sur les produits de
12:32première nécessité, comme les énergies.
12:34Ils n'ont jamais voulu aller dans cette direction.
12:36Aujourd'hui, on se retrouve là-dedans.
12:38Et puis, on est pieds et poings liés, j'allais dire, avec un système.
12:40Ça, c'est pour ensuite l'électricité, parce qu'il va y avoir une hausse de l'électricité.
12:44Il suffit de regarder comment ça se passe.
12:45Et ils sont pieds et poings liés par le marché européen de l'électricité auquel ils sont liés.
12:50Je rappelle que des pays comme l'Espagne et le Portugal en sont sortis de façon provisoire.
12:54Et ça a permis des baisses pour le consommateur.
12:57Mais moi, à une époque, je me souviens, Bruno Le Maire, l'homme de la ruine, à une époque, il
13:01avait dit,
13:01on va regarder la sortie du marché européen, l'électricité.
13:05Puis finalement, ils ne l'ont jamais fait.
13:07Parce qu'Emmanuel Macron, en fait, en réalité, veut toujours être tellement bon élève qu'il en est soumis.
13:11Mais Maude Bréjon, qui est la ministre déléguée à l'énergie, a dit qu'il était trop tôt.
13:16Pour parler de nouvelles aides concernant le prix de l'essence.
13:18Mais ce n'est pas des aides dont je vous parle.
13:20La sortie du marché européen de l'électricité sur l'électricité ou de la baisse de la TVA,
13:23ce ne sont pas des aides.
13:24Des aides, ils en ont fait.
13:26Elles ont coûté très cher.
13:26Tiens, regardez, je contestais le chiffre de ce que pouvait compter une baisse de la TVA par an.
13:32Je vous dis, c'est à peu près 9 milliards.
13:33C'est exactement le coût des aides.
13:35Entre 9 et 12, vous disiez.
13:379 milliards, c'est le coût des aides que ces gouvernements ont mis entre les chèques carburants,
13:41les aides à la pompe, etc., la dernière fois.
13:43Donc vous disiez, au lieu d'avoir une politique pérenne, au lieu de réfléchir dans le temps long,
13:47on a un gouvernement qui finalement fait du bricolage permanent et ça coûte cher.
13:51Ils ne vont finir par faire un chèque.
13:52Parce que quand la ministre dit qu'il est trop tôt pour parler de nouvelles aides,
13:55c'est qu'un jour ça va arriver.
13:57Mais je vais vous dire, la logique en réalité de ce gouvernement, c'est que
14:001. on prélève beaucoup.
14:022. on répartit mal.
14:033. on ouvre des guichets, c'est-à-dire on fait des chèques.
14:05Et ça, ça coûte très cher aux finances publiques.
14:07Tant qu'on sera dans cette logique de prélever beaucoup sur la France qui bosse,
14:12mal répartir, tous nos services publics sont exsangues,
14:15plus l'argent gâché, les agences, etc.
14:18Et ensuite, combler tout ça par des morceaux de scotch, c'est-à-dire par des chèques,
14:21eh bien on sera un pays qui ira vers la ruine.
14:23Vous restez avec nous Sébastien Chenu, on va continuer la discussion bien évidemment
14:26sur ces histoires de carburant qui ne cessent de monter.
14:29Et puis il y a les élections municipales.
14:31Premier tour c'est dimanche prochain, deuxième dimanche suivant.
14:33Donc Sébastien Chenu, vice-président du RN avec Les Grandes Gueules,
14:36avec Abel Boyi, Charles Consigny et Sandrine Pégan.
14:43RMC.
14:44Alain Marshall, Olivier Trussaud.
14:47Les Grandes Gueules.
14:481, 2, 3, 4.
14:57Les Gégés, Les Grandes Gueules sur RMC, RMC Store avec notre invité.
15:00Aujourd'hui Sébastien Chenu, c'est le vice-président du Rassemblement National.
15:03On l'a compris, vous demandez de baisser les taxes sur l'essence.
15:07Alors avant de continuer la discussion et de parler des élections municipales,
15:10justement à propos de l'essence, c'est Thomas qui veut réagir avec nous au 3216.
15:14Il nous appelle de Charente-Maritime, il est gérant de station-service Total.
15:18Bonjour Thomas.
15:19Oui, bonjour.
15:20Attention, vous allez être contrôlé.
15:22On peut, il n'y a aucun problème.
15:24On est à jour.
15:26Juste pendant trois jours.
15:28Oui, non, non, mais on est à jour à l'année.
15:29Jeudi, vous êtes peinard.
15:30Vous savez, l'État peut nous contrôler, on fait les choses bien comme on l'a toujours fait.
15:36Alors à combien c'est dans votre station le plein en ce moment-là ?
15:39Enfin le prix plutôt.
15:40Comme l'avait été négocié, comme Total l'avait dit, de toute façon, à l'heure actuelle,
15:45les prix sont bloqués et bridés en fait à 1,99€.
15:49Donc ils ne monteront pas pour le moment plus cher.
15:53Total bloque les prix en dessous de 2€.
15:56Oui, c'était quelque chose qui avait été mis en place lors de la dernière crise il y a deux
16:00ans
16:01et qui est resté maintenu en fait.
16:04À l'époque, il y avait eu en plus une remise qui avait été effectuée.
16:06Je ne sais pas si vous vous en rappelez.
16:08Mais aujourd'hui, Total avait pris l'engagement de maintenir ces tarifs à 1,99€.
16:11Alors pourquoi ça monte ?
16:12Pourquoi ça monte autant les prix selon vous, Thomas, en ce moment ?
16:15Après, c'est très géopolitique.
16:18Les conflits, ça aujourd'hui, personne ne peut plus les cacher.
16:22Il y a aussi le surenchère.
16:24Alors c'est un avis personnel, mais aujourd'hui, quand on voit que dans ces pays-là,
16:29ils revendent, des bateaux sont revendus aux enchères.
16:33Ça peut être revendu en Chine, sachant que la Chine est beaucoup plus consommateur que nous.
16:37Donc automatiquement, le prix du marché augmente
16:39et les conséquences sont quasi immédiates sur le prix de la distribution.
16:44Et puis, il y a les taxes ici, en France, en plus.
16:47Alors là, c'est encore une autre histoire.
16:49Effectivement, d'ailleurs, je vous remercie pour l'article que vous avez mis en place,
16:53comme quoi vous demandez des excuses pour les stations-services.
16:56Aujourd'hui, nous, on en est directement impactés.
16:59Les clients ne comprennent pas non plus.
17:01Ils ont vraiment l'impression que c'est nous qui jouons avec le curseur
17:03à faire augmenter les tarifs.
17:05Ça ne fonctionne pas comme ça.
17:06Et j'aimerais aussi que l'État soit un petit peu plus clair sur ce discours
17:10et qu'ils expliquent aujourd'hui pourquoi.
17:12Alors, effectivement, ils demandent aux stations-services de baisser,
17:15mais ça ne fonctionne pas comme ça.
17:17Par contre, quand le carburant monte, les taxes augmentent aussi.
17:20Ça, c'est mécanique.
17:21D'où, effectivement, c'est sur les taxes.
17:24La répercussion, quand le carburant monte des prix, elle est immédiate.
17:29L'État laisse augmenter, etc.
17:32Quand elle baisse, parce que le carburant peut baisser,
17:35les prix peuvent baisser aussi,
17:36on ne voit pas une répercussion aussi rapide.
17:38Donc, c'est là où l'État, il a un levier.
17:39C'est là, à travers ces deux taxes,
17:42la TICPE, enfin, l'ex-TICPE, c'est l'assise, en réalité,
17:45sur le volume et la TVA sur le prix.
17:47Il a ces leviers dont il peut jouer et il ne le fait pas.
17:52Ce qui fait qu'en fait, l'État va,
17:54contrairement d'ailleurs aux commerçants,
17:56ce n'est pas les commerçants qui vont s'en mettre plein les poches,
17:57c'est l'État qui va s'en mettre plein les poches.
18:00Parlons des municipales, Abel.
18:01Merci Thomas d'avoir été avec nous.
18:02Abel Boyy.
18:03Alors, vous avez, comme on dit, le vent en poupe.
18:06Mais que représentent ces municipales pour vous ?
18:08Est-ce que c'est vraiment une étape que je qualifierais
18:10de déterminante en vue des présidentielles
18:12ou peu importe le résultat,
18:14l'objectif étant 2027 et étant le plus grand,
18:17vous vous dites qu'à part un ou deux coups d'éclat que l'on peut faire,
18:20ça n'aura pas tant d'incidence que ça dans votre stratégie de communication ?
18:23Non, c'est important.
18:25Tous les scrutins d'ailleurs sont importants.
18:26Celui-ci est important pour plusieurs raisons.
18:28D'abord, c'est la première fois que les Français vont pouvoir voter
18:31ou la dernière fois avant les élections présidentielles.
18:34Les Français ont été privés de vote.
18:36Emmanuel Macron n'a pas voulu dissoudre.
18:38Les Français ont été privés de référendums.
18:40Il nous avait promis des référendums sur des sujets il n'y en a pas eu.
18:43Donc là, les Français peuvent se saisir à travers leur bulletin de vote
18:46et là où il y a des listes de rassemblement national de ce bulletin
18:50pour dire ce qu'ils ont sur le cœur.
18:52Donc ça, c'est important.
18:53La deuxième chose, on a besoin de milliers de relais,
18:55de centaines de milliers de relais partout sur le territoire
18:58à travers les élus, des élus rassemblement national
19:01et nos partenaires de chez Éric Ciotti
19:03pour montrer que d'autres politiques sont faisables.
19:05Nous, nos maires, en général, ils ont trois actions principales.
19:08Ils font baisser la fiscalité locale,
19:10ils font baisser l'insécurité
19:12et ils rendent leurs communes attractives.
19:16Sur l'insécurité, il suffit d'aller dans toutes les mairies rassemblement national.
19:19Ils ont déployé tout ce qui pouvait être déployé,
19:21évidemment de la vidéoprotection, évidemment de la police municipale.
19:24Je vous rappelle qu'Armée, qu'il y a beaucoup de communes
19:26qui ne veulent pas de police municipale.
19:28Moi, je vois dans ma circonscription la commune communiste de Douchy-les-Mines.
19:31L'équipe sortante n'a jamais voulu de police municipale.
19:35Alors aujourd'hui, ils disent, peut-être qu'en réalité,
19:37ceux qui n'ont pas fait ça pendant 15, 20 ou 30 ans ne le feront pas demain.
19:40Parfois, il y a des brigades canines aussi à mettre en place.
19:42Ils utilisent l'ensemble de leurs prérogatives
19:45pour aujourd'hui rendre leur ville plus sûre.
19:49La grande problématique de l'insécurité, c'est le narcotrafic.
19:51Bien sûr, bien sûr.
19:52Le narcotrafic n'a pas baissé.
19:54Ça, c'est plus aussi le prérogatif complémentaire, voire primordial, de l'État.
19:58Bien sûr, vous pourrez regarder que dans les programmes
20:01des candidats à Rassemblement National,
20:02il y a tout un volet lutte contre le narcotrafic au niveau municipal,
20:06avec les moyens qui sont.
20:07Mais en tous les cas, il y a une détermination
20:08et les chiffres ont montré,
20:10peut-être pas sur toute la palette.
20:13Le narcotrafic, c'est évidemment quelque chose
20:14qui nous percute, qui percute le pays de plein fouet.
20:17Mais en tous les cas, sur la délinquance de proximité,
20:19les chiffres dans les mairies Rassemblement National sont meilleurs.
20:22Quelles sont les villes qui pourraient passer Rennes dans 15 jours ?
20:26Il y a beaucoup de villes qui pourraient passer Rassemblement National.
20:28On parle beaucoup de Toulon, avec Laure Lavalette,
20:31de Nice, avec Éric Ciotti.
20:33Mais on peut parler de Menton, Alexandra Masson,
20:35Lens, dans les Hauts-de-France avec Bruno Clavey,
20:37Caine-sur-Mer, Brian Masson, Tarascon, Alexandre Ducouré.
20:41Il y a beaucoup de villes de différentes tailles.
20:43Vous voyez, des très grandes villes, des villes moyennes.
20:45Je vous parlais de Douchy-les-Mines, c'est chez moi avec Brian Ménager,
20:48ou Denain, dans ma circonscription, avec Josué Auchard.
20:51Des villes de toute typologie, de tout profil,
20:54mais qui se retrouvent sur la nécessité d'être plus attractives,
20:57plus sécures et moins écroulées fiscalement.
21:01Parce que moi, ce dont j'ai remarqué,
21:02ce que j'ai remarqué, c'est que souvent,
21:04lorsque la gauche est aux manettes, la ville, elle croule sous la dette
21:08et elle croule sous l'insécurité.
21:09Et parfois, les deux en même temps.
21:11Et il n'y a pas beaucoup de contre-exemples.
21:12Il suffit de regarder toutes les mairies qui sont gérées par la gauche,
21:14elles croulent sous la dette et l'insécurité.
21:16– Oui, mais M. Chenu...
21:17– Juste une chose, parce que là, vous avez fixé vos objectifs
21:21pour les municipales,
21:22mais vous êtes la vague brune.
21:24C'est ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon.
21:26Il dit, tel était pétain, tel est bardé là.
21:28Il faut s'opposer à la vague brune.
21:30C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon, on va l'écouter.
21:32– L'intérêt commercial et stratégique, a dit M. Bardella,
21:37s'impose à propos du Groenland.
21:40Écoutez maintenant la voix traînante de la capitulation,
21:45celle de la déroute et de la défaite,
21:46qui cède avant même d'avoir combattu,
21:49simplement parce qu'il voit dans l'envahisseur
21:51quelque chose de magnifique,
21:53qui porte des valeurs auxquelles il croit
21:55et qu'il croit supérieure à celui de sa propre patrie.
21:57Tel était pétain, tel est bardé là,
22:00quand il dit l'intérêt commercial et stratégique
22:02s'impose pour les Etats-Unis d'Amérique.
22:04Et il ajoute, et il ajoute,
22:06nous devons en prendre acte.
22:08Non monsieur, nous n'en prenons pas.
22:10– Qu'est-ce que vous en pensez ?
22:13– Je ne suis pas sûr que je devrais avoir envie
22:15de commencer les excès de M. Mélenchon,
22:17qui essaye évidemment de faire du bruit.
22:20Vous savez, le bruit fait peu de bien,
22:21le bien fait peu de bruit.
22:23C'était Saint-François de Sales,
22:25je crois, qui écrivait ça.
22:27Quand on abrite des assassins,
22:29on ferme sa gueule.
22:30M. Mélenchon, il abrite des assassins dans son mouvement,
22:32il devrait se faire tout petit.
22:34– Des assassins, vous parlez de qui ?
22:35– Ben oui, il abrite à travers la Jeune Garde,
22:38mouvement associé, revendiqué comme partenaire
22:40de la France Insoumise,
22:41des militants de la Jeune Garde
22:42qui ont tué un jeune homme dans notre pays.
22:44Il abrite des assassins.
22:45– L'enquête est en cours.
22:46– Oui, mais je vous le dis,
22:48ce sont des gens qui sont liés à la Jeune Garde.
22:50Jean-Luc Mélenchon indiquait qu'il abritait la Jeune Garde,
22:52que c'était un partenaire et qu'il en était fier.
22:54– À Roubaix, David Guiraud, le candidat insoumis,
22:57pourrait l'emporter.
22:58Est-ce que vous appelez un front républicain
23:00contre David Guiraud à Roubaix ?
23:02– Non, mais je ne sais pas ce que c'est
23:02qu'un front républicain.
23:03Nous, on a une candidate, Céline Saïa,
23:05elle va, je pense, faire un très bon score.
23:06Elle fait une campagne dans une ville difficile à Roubaix.
23:09– Si elle n'arrive pas deuxième et troisième,
23:11est-ce qu'elle se retire ?
23:12– Justement, moi, je pense qu'elle peut arriver deuxième.
23:15Donc, moi, je pense que Céline Saïa peut…
23:16– Et si elle arrive troisième ?
23:18– Ça dépend qu'il arrive deuxième.
23:19Si c'est des gens de gauche qui arrivent second,
23:21il faut attendre les résultats du premier tour.
23:23Mais nous, on n'est pas prêts à se retirer.
23:24– Mais est-ce qu'il faut faire un barrage
23:25contre le LFI coup de queue-coup ?
23:27– C'est nous le barrage.
23:28C'est ce que je dis aux lecteurs.
23:29Le vote utile, le barrage, c'est nous.
23:30Vous savez, dans les Hauts-de-France,
23:33tous ces gens sont en train de payer,
23:35les émanations de LR et des Macronistes
23:36sont en train de payer leur complicité
23:38avec les réseaux islamistes, avec AVEROS,
23:40avec le fait d'avoir accepté le soutien de l'extrême-gauche
23:44pour se faire élire,
23:44comme M. Bertrand, qui a financé pendant des années
23:46le lycée AVEROS.
23:47Ils sont en train d'en payer le prix.
23:49Le vrai barrage, c'est nous.
23:50Donc, moi, je dis aux électeurs de Roubaix,
23:52votez Céline Saïa, c'est elle le barrage.
23:54– Alors, Charles et Alexandre Binerie.
23:56– Non, c'est juste parce que j'ai le sentiment
23:58que finalement, vous mentez un peu aux Français
24:00parce que vous aussi, à un moment donné,
24:01il a été question que vous deviez faire le ménage
24:04dans vos rangs, notamment par rapport
24:05à vos listes municipales.
24:06Et je pense que vous avez pris connaissance
24:09de cet article sur les 150 profils inquiétants
24:13qu'on appelle les brebis galeuses.
24:14Il y a quand même au sein de vos listes RN
24:16pour les municipales qui ont des profils inquiétants.
24:19Ne serait-ce que Mme Delion, qui est dans le Var,
24:21qui a qualifié la griffe gap de maman dégorgeur
24:24parce que dans une publicité,
24:25il y avait une petite fille qui portait le voile.
24:27Vous avez dans une de vos listes en Corse,
24:30notamment un jeune homme qui a été condamné
24:33pour du terrorisme.
24:35Voilà, à quel moment on peut vous faire conscience
24:37sur le fait que vous aussi, vous êtes là en train de dire
24:39on va faire le ménage dans nos listes.
24:41Et puis finalement, il y a 150 profils
24:43qui ont été ciblés et qui sont inquiétants.
24:45Maître, je vais vous répondre très simplement.
24:47Les élections municipales, ce sont des centaines
24:49de milliers de Français qui s'engagent
24:50sur des listes municipales.
24:52Et vous avez dans tous les...
24:53Vous devez faire le contrôle.
24:54Oui, mais vous avez dans tous les partis,
24:55je peux en citer quelques-uns,
24:57vous avez chez les Républicains des élus,
24:59vous en avez l'ancien maire de Saint-Etienne
25:00et tantôt, vous en avez un qui est accusé de violence,
25:03un sénateur qui est accusé de violence...
25:04Mais pourquoi vous vous défaussez là sur les autres listes ?
25:06Parce que justement, vous aviez promis de faire le ménage.
25:08Je vais vous expliquer.
25:09Un sénateur qui a tabassé une élue.
25:11Il est candidat aujourd'hui aux élections municipales.
25:14Ça ne fait pas la une.
25:15Je n'ai pas entendu que LR sortait ce sénateur
25:17de son groupe.
25:18C'est attendu, vous avez Aïssi Lemoulineau,
25:20le maire qui est poursuivi pour des agressions sexuelles
25:23qui a 85 ans.
25:24On n'a pas le sentiment que la République en marche
25:26de M. Attal ait fait le ménage.
25:28Et quant aux candidats insoumis,
25:29allez, à Douai, dans les Hauts-de-France,
25:31dans les propos antisémites, etc.,
25:34il y en a des centaines.
25:35Donc, nous, ce que nous faisons,
25:36c'est que lorsqu'il n'est pas sur notre ligne
25:38et que nous, nous le découvrons,
25:41parfois, ça nous a été caché,
25:43nous le sortons.
25:45Et d'ailleurs, je vois que la presse
25:46ne fait le travail que dans un sens,
25:47car tous les exemples que je vous ai donnés,
25:49vous en parlez peu sur vos plateaux.
25:51Donc, nous, quand quelqu'un n'est pas dans la ligne,
25:52on le sort, mais est-ce qu'à LF, il les sort ?
25:54Non, il les abrite, il les glorifie,
25:56ils en font des députés.
25:57Est-ce qu'à LR, il les sort, leurs élus violents ?
25:59Non, en réalité, ils tournent la tête.
26:01Est-ce que chez les macronistes, ils les sortent ?
26:04Non, en réalité, ils tournent le regard.
26:06Donc, nous, quand quelqu'un n'est pas dans la ligne
26:08de ce que nous défendons,
26:09et parfois, c'est vrai que des gens
26:10cachent des choses pour figurer sur des listes
26:13et nous la prenons après,
26:14eh bien, nous les sortons.
26:15C'est sur ça qu'il faut être jugé.
26:17Oui, mais il y a quand même une tendance.
26:18Pourquoi est-ce que ces personnes...
26:20Si, quand même.
26:20Sont attirées par vous.
26:21Voilà.
26:21Pourquoi ces personnes votent pour...
26:23On enlève LFI.
26:24On les enlève.
26:25Ils en ont pris plein la gueule, déjà.
26:26Bon.
26:26Pourquoi est-ce que les gens
26:27issus des mouvances d'ultra-dottes...
26:29Et je ne suis pas là pour dire
26:30que tous les électeurs du Rassemblement National
26:31sont racistes ou autres, d'accord ?
26:33On sort de la caricature.
26:34Pourquoi est-ce que ces mouvances
26:35qui abritent des personnes
26:36qui rendent gloire à Hitler,
26:38qui font le salut nazi,
26:39qui affichent fièrement des croix gammées,
26:41qui portent des t-shirts HHH,
26:43qui ne veulent pas dire « Hello, Henry »,
26:45pourquoi ils votent soit pour vous,
26:48soit pour Reconquête ?
26:49Non, mais il y a une sorte d'entrisme
26:51d'un certain nombre de militants extrémistes
26:53pour essayer de pulluler,
26:55de coloniser un certain nombre de listes
26:57pour nous combattre.
26:59En réalité, de l'intérieur,
27:00parce que ces gens-là,
27:01on n'est pas leur refuge.
27:03Ils veulent, depuis l'intérieur,
27:04en essayant d'entrer dans nos listes,
27:06ils veulent nous fracasser.
27:07Ils mènent un combat contre nous.
27:08L'extrême-droite mène un combat
27:09contre le Rassemblement National.
27:11Ils ne votent pas pour nous.
27:12De toute façon, le problème, je trouve,
27:15n'est pas tant qu'il y ait encore au RN
27:18quelques ex-Gudars, etc.
27:20Bon, sans doute que ça existe,
27:22mais pour moi,
27:23ce n'est pas ça le sujet pour la France.
27:26C'est qu'à force d'avoir tué l'alternance,
27:30les macronistes ont fait du Rassemblement National
27:32un des partis possibles d'alternance.
27:35Et c'est un parti qui prône, à mon sens,
27:38une ligne qui n'est pas la bonne ligne pour le pays.
27:40En tout cas, pas celle
27:42qu'à peu près tous les économistes,
27:44un peu, j'ose pas dire objectifs,
27:46parce que vous allez hurler,
27:47mais ce qu'on entend dans énormément
27:50de cercles d'économistes,
27:52de patrons, de dirigeants, etc.,
27:55qui disent qu'en gros, la France,
27:56tout ce qu'elle a à faire là,
27:57c'est réduire drastiquement ses dépenses publiques,
28:00réduire drastiquement la place de son État,
28:02relever l'âge de départ en retraite,
28:05réduire les impôts,
28:06réduire les prélèvements obligatoires,
28:08redonner de l'air à son économie.
28:09En gros, ils expliquent tous
28:11qu'elle a besoin d'une sorte
28:12de programme tachérien.
28:13Or, le Rassemblement national
28:15est sur une ligne plutôt à gauche
28:19sur ces sujets-là,
28:20qui est la ligne de Marine Le Pen,
28:21qui est peut-être la vôtre,
28:22qui est celle de Jean-Philippe Tanguy.
28:23En réalité, vous êtes chevènementiste,
28:25vous êtes de gauche,
28:27vous êtes pour l'État nounou,
28:28l'État providence,
28:30la retraite à 60 ans, etc.
28:32Et donc, pour moi, c'est ça,
28:34le principal problème,
28:35c'est pas les trois gudards qui restent.
28:37Le problème, c'est que vous êtes plutôt
28:39enténébrés comme les autres
28:41dans le socialisme,
28:42et on reste dans 50 nuances
28:43de socialisme.
28:44– La réalité, c'est que nous,
28:45effectivement, on a une conscience sociale.
28:47Et moi, mon programme,
28:48ce ne sera jamais mort aux pauvres.
28:49Ça, c'est une réalité.
28:50Et je pense qu'il y a toujours eu,
28:52dans la droite populaire aussi,
28:54dans la droite populaire,
28:55c'est pas démagogique,
28:55ce que tu viens de raconter,
28:56en disant qu'on est socialiste,
28:58c'est pas démagogique.
28:58– Vous êtes quoi ?
28:59Vous êtes gaulliste social ?
29:00– Comme Gérald Darmanin.
29:02– Non, mais il y a toujours eu
29:02une tendance à droite,
29:04dans la droite populaire,
29:05de gens qui ont une conscience sociale.
29:07– Non, mais qu'est-ce qui vous différencie
29:08de Gérald Darmanin, par exemple ?
29:09– Elle était chez Philippe Séguin aussi,
29:10parce que tu cites Jean-Pierre Chevènement,
29:12mais moi, je pense que Philippe Séguin,
29:15c'est la bonne référence, par exemple.
29:17Donc, moi, j'ai entendu
29:18la baisse de la dépense publique, etc.
29:20Mais on y arrive comment ?
29:21On y arrive aussi en s'attaquant
29:22au coût de l'immigration.
29:24Ils ne l'ont jamais fait, en réalité.
29:26On peut tous être d'accord sur les constats.
29:27L'État doit être davantage à sa place.
29:30– La retraite, c'est majeur.
29:31C'est un sujet majeur.
29:32Est-ce que vous allez à la retraite
29:34à 67 ans, par exemple ?
29:35– Mais jamais nous dirons
29:37sur un modèle qui ne tient pas compte
29:39des réalités économiques et sociales du pays.
29:42Vous avez des gens qui, aujourd'hui,
29:43ne peuvent pas aller à la retraite
29:44à 63, 64, 65 ans,
29:46parce qu'ils sont cassés par la vie
29:48et par leur métier.
29:49Vous pouvez y aller très bien.
29:50Moi, je peux y aller très bien.
29:51Il y a des gens, des ouvriers,
29:53des employés, des chaudronniers,
29:54des gens qui travaillent de façon manuelle, etc.,
29:56qui ne peuvent pas y aller.
29:57C'est un choix de société.
29:58– Oui, mais donc vous ne voulez pas changer ça.
30:00– Maintenant, parmi les choix de société,
30:01il y a celui aussi de s'attaquer à l'immigration,
30:03de s'attaquer à une place trop forte de l'État
30:05là où il n'a rien à faire,
30:06type l'audiovisuel public, par exemple.
30:08– Vous voyez qu'on n'est pas socialiste.
30:10– 4 millions d'euros de frais de taxi par an.
30:12– On est des gens de bon sens.
30:14– On prend des taxis pour arriver à 4 millions d'euros.
30:16– On est des gens pragmatiques, de bon sens.
30:18Et on considère que ce qu'on propose,
30:21ça doit bénéficier aux Français.
30:23– Merci Sébastien Chenu, vice-président du RN,
30:25à être passé par les GG, par les Grandes Galles.
30:27Il est midi moins 20.
30:28– Sous-titrage Société Radio-Canada
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