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  • il y a 20 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Sébastien Chenu, vice-président RN de l'Assemblée nationale, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00RMC, face aux grandes gueules.
00:30a communiqué, donc a fait un communiqué
00:32pour l'expliquer, je dis de gauche, qui était lié
00:34à la mairie de Gauche, a expliqué que c'était
00:36entre guillemets, de leur part,
00:38une erreur matérielle, et que c'était eux qui avaient en tous les cas
00:41diffusé...
00:41Et vous croyez à l'erreur ?
00:43C'est pas la mairie de Carpentras et son maire
00:45avait de l'épinaux qui l'a diffusé, c'est cette association
00:48qui avait les haut-parleurs,
00:50eux disent que c'est une erreur, c'était probablement
00:52plus que ça. Vous pensez que c'était malveillant ?
00:54Malveillant, mais ce que je veux dire, c'est que
00:55quand j'entends Edouard Philippe dire
00:57c'est le Rassemblement National qui diffuse ça dans ses mairies,
01:00à un moment il faut revenir sur terre...
01:02Edouard Philippe, il a dit que vous aviez le choix entre
01:03la Marseillaise et le Maréchal
01:06Nouveau-là, vous avez pris cette chanson ?
01:08Oui, lui il avait le choix entre le courage et la LHT,
01:09il a choisi la LHT, enfin je veux dire
01:12qu'Edouard Philippe ne rentre pas sur ce terrain-là
01:14s'il veut aller à l'Elysée,
01:16je pense que vraiment le terrain des fake news
01:19pour quelqu'un qui a
01:20la dimension, qui imagine avoir la dimension
01:22d'Edouard Philippe, c'est pas
01:24le terrain de jeu dans lequel il devrait
01:26s'avancer. On ramène toujours le Rassemblement National
01:28à Pétain, à la France de Vichy...
01:29Il faut bien faire peur, enfin c'est ridicule.
01:32Donc ça commence un an avant la présidentielle
01:34où on prépare les esprits, c'est ça ?
01:35En fait quand il n'y a pas de débat d'idées,
01:38il y a la diabolisation
01:40où il y a tout simplement
01:43les faisceaux
01:43qui vont sur d'autres
01:47sujets, qui ne sont pas
01:48des sujets qui intéressent les Français.
01:49Moi je veux bien le débat d'idées surtout sur
01:51l'emploi, l'Europe, la sécurité, etc.
01:54Mais le reste, sincèrement,
01:56entre les caricatures, les fake news
01:58etc., ça prive les Français
01:59des débats d'idées et des solutions pour notre pays.
02:01Alors peut-être que M. Philippe, puisque c'est lui
02:03qui est monté au créneau, n'a pas d'idées en réalité
02:05à proposer et qu'il estime
02:07que le Rassemblement National doit être
02:10caricaturé, doit être...
02:12Je pense qu'en fait, en faisant ça,
02:14il prive les Français du débat.
02:15Nathalie Loiseau, qui est soutien
02:17d'Édouard Philippe, écrite sur Twitter.
02:20Vous la sentez depuis hier
02:21la fébrilité du RN dans le discours
02:23d'Édouard Philippe.
02:24Maintenant c'est le RN au bord
02:26de la crise de nerfs.
02:27Quand on pense aux choses sérieuses,
02:29c'est clair, Édouard Philippe est largement au-dessus du lot.
02:31Voilà, vous êtes fébrile.
02:32Bon, quand on pense aux choses sérieuses,
02:33on ne pense pas à Nathalie Loiseau.
02:34Vous savez, c'est Nathalie Loiseau qui a commencé
02:36quand elle était étudiante à militer au GUD.
02:37À chaque fois, elle le conteste,
02:39il y a des photos, etc. d'elle dans les organisations
02:41d'extrême droite, ça la rend totalement hystérique
02:43quand on lui rappelle ça.
02:44Donc, qu'elle soigne ses névroses,
02:46Mme Loiseau, vis-à-vis des mouvements d'extrême droite
02:48dans lesquels elle a milité
02:49lorsqu'elle était étudiante.
02:50Et puis que tout le monde revienne
02:52à ce qu'on appelle le débat d'idées.
02:54Notre pays mérite ça.
02:55Et moi, je ne fais pas, Édouard Philippe,
02:57des procès sur des choses fictives
03:01qu'il pourrait...
03:02Si Jordan Bardella a tweeté en gros
03:04qu'il était ringard
03:05avec son histoire de réunion d'appartement par visio,
03:08il a dit que c'était la France
03:10des années 70 ou 80.
03:12Oui, c'est plutôt mignon.
03:14Enfin, je veux dire, c'est un petit clin d'œil
03:15pour montrer qu'Édouard Philippe
03:17n'est pas un candidat effectivement très innovant.
03:19Mais il n'est pas non plus dans les idées,
03:21le problème, Édouard Philippe.
03:22C'est que ce n'est pas un candidat
03:22qui a beaucoup d'idées
03:23et à part nous ressortir les anciennes...
03:25C'est l'idée, c'est de nous battre.
03:26Oui, mais ça, ce n'est pas une idée pour la France.
03:30Au sein de ce qu'on appelle le bloc central,
03:32la question est de savoir
03:33qui sera le mieux placé
03:35pour empêcher le deuxième tour Mélenchon-Bardella
03:39et la victoire de Bardella.
03:40C'est la question qui obsède
03:42les gens aujourd'hui du bloc central.
03:44Et bien qu'ils fassent preuve d'idées tous,
03:46les Attal, les Édouard Philippe et autres,
03:49parce qu'en fait, moi, je n'entends pas grand-chose
03:51dans leur bouche
03:52qui puisse résoudre les problèmes économiques,
03:55sociaux, sécuritaires du pays.
03:57Je vois des gens qu'on a vus à la manœuvre,
03:59qu'on a vus au pouvoir.
04:00On les a vus exercer le pouvoir.
04:02Ils avaient tous les leviers.
04:03Regardez, quand on parle de l'Algérie,
04:04Édouard Philippe, il avait rencontré deux fois Téboune.
04:06Est-ce qu'il a parlé avec Téboune
04:07des accords de 68 ?
04:09Pas une seule fois.
04:10Donc, ces gens n'ont pas d'idées
04:11et finalement caricaturent leurs adversaires.
04:13Les Français méritent mieux que ça.
04:15Et encore une fois, je le dis...
04:16Édouard Philippe, il assume le fait
04:17qu'il a été le premier ministre d'Emmanuel Macron.
04:19Il dit d'ailleurs, ce premier quinquennat,
04:21ça a été le quinquennat des réformes,
04:22des réformes qu'il a portées.
04:23Il dit qu'avec moi, le chômage a baissé,
04:25que la France est redevenue attractive.
04:27Donc, il dit, j'ai des résultats.
04:29Édouard Philippe, c'est le fiasco
04:31avec un visage sérieux,
04:32avec un air sérieux.
04:34C'est-à-dire, le pays s'est endetté,
04:36le pays s'est insécurisé,
04:38le pays s'est affaibli
04:40sous l'autorité d'Édouard Philippe.
04:41Et c'est des gens qui ont un air sérieux,
04:44comme ça, qui ont une prestance,
04:46des diplômes.
04:47Et quand on les a au pouvoir,
04:48c'est un enfer absolu,
04:50c'est un fiasco total
04:51et c'est des résultats pathétiques.
04:53Donc, on a vu Édouard Philippe.
04:54Ce n'est pas comme s'il n'avait pas gouverné.
04:55Ce n'est pas un procès d'intention.
04:57Nous l'avons vu à l'œuvre.
04:58Nous avons vu ce qu'il voulait faire.
05:00On en revoit sur les 80 km heure.
05:03de sa gestion totalement hors-sol
05:05des 80 km heure.
05:07J'entendais encore Édouard Philippe
05:08dire, dans ce meeting,
05:09en politique, il n'y a pas d'héritage.
05:11Il faut faire ses preuves.
05:12Enfin, il est celui qui a hérité
05:14de la mairie du Havre,
05:15d'Antoine Ruffinac,
05:16qui lui a donné les clés.
05:17À un moment,
05:18ces gens qui donnent des leçons
05:19au monde entier,
05:20sans eux-mêmes faire l'analyse critique
05:23de ce qu'ils ont fait,
05:24de leur parcours,
05:25ils pensent que les Français
05:26n'ont pas de mémoire.
05:27Édouard Philippe,
05:28nous l'avons vu à l'œuvre
05:29et je ne suis pas persuadé
05:30à la fin qu'il y ait grand monde
05:31qui a envie de se retrouver
05:32avec Édouard Philippe.
05:33D'ailleurs, à mon avis,
05:34il ne sera même pas candidat.
05:35Il ne sera pas au second tour
05:35d'une présidentielle.
05:36Il ne sera pas au second tour, Édouard Philippe.
05:37Non, à mon avis,
05:37il ne sera pas au second tour
05:38d'une présidentielle.
05:39Pourquoi ?
05:39Parce que je pense qu'ils seront battus
05:41par tous ceux qui ont touché
05:42de trop près la Macronie,
05:45le macronisme,
05:46à mon avis,
05:46sont vérolés pour très longtemps.
05:48Je pense que,
05:49et je le regrette pour notre pays,
05:51mais je pense que
05:52ce sera Mélenchon
05:53parce que le premier tour,
05:55c'est la conclusion
05:56des cinq années.
05:57Ce n'est pas ce dont je rêve
05:59forcément pour mon pays.
06:00Non, je pense que
06:02Marine Le Pen le dit elle-même,
06:03elle dit que ce serait
06:03beaucoup plus clair
06:04et intéressant
06:05d'avoir un débat
06:06face à Édouard Philippe.
06:07Évidemment,
06:07parce que ce ne serait pas
06:08une élection
06:08faite sur juste le rejet
06:09et la peur.
06:10Avec Mélenchon,
06:10c'est une élection
06:11qui se fait sur le rejet
06:12et la peur.
06:13Mais je crois que,
06:13malheureusement,
06:14les cinq années passées
06:16se concluent normalement
06:18par l'accès au second tour
06:19d'un Jean-Luc Mélenchon.
06:21C'est la conclusion
06:21de la décomposition
06:23de la gauche
06:23et du bloc central.
06:24Mais je pense qu'en revanche,
06:25le débat,
06:26si Édouard Philippe sort
06:26de ces fake news,
06:27le débat avec Édouard Philippe,
06:29il serait plus intéressant
06:30et beaucoup plus légitimant
06:32dans le cadre
06:33d'une élection présidente.
06:34Charles ?
06:34Non, je suis d'accord
06:35sur le rejet
06:36du bloc central.
06:37C'est vrai que
06:38les gens n'ont ras-le-bol
06:40et veulent passer
06:41à autre chose.
06:42Moi, le problème
06:42que je vois
06:43au Rassemblement National,
06:44c'est toujours le même.
06:45C'est que,
06:46un, vous n'avez pas
06:47de programme
06:47sur les questions sérieuses
06:49économiques et sociales.
06:51C'est-à-dire,
06:51je vais expliquer pourquoi
06:55et deux,
06:55vous n'avez pas
06:56de candidat.
06:57Vous n'avez pas
06:58de programme
06:59parce que
07:00vous proposez
07:01en gros
07:01la continuation
07:02du merdier
07:03dans lequel on est.
07:04Vous n'avez aucun
07:05courage réformateur.
07:06Vous ne comptez pas
07:07baisser sensiblement
07:08les dépenses publiques.
07:09Vous ne comptez pas
07:10réduire le nombre
07:10de fonctionnaires.
07:11Vous ne comptez pas
07:12augmenter le temps de travail.
07:13Vous ne comptez pas
07:14avancer l'âge de départ
07:15en retraite.
07:15Donc, vous ne comptez
07:16rien faire
07:17de ce qu'il faut faire
07:17réellement
07:18pour essayer
07:19de sortir ce pays
07:20de son déclin.
07:22Et vous n'avez pas
07:22de candidat
07:23parce que je suis désolé
07:24mais votre candidat,
07:25il est trop jeune,
07:27trop inexpérimenté,
07:29trop court
07:29pour le poste.
07:30Et donc,
07:31à mon sens,
07:31vous êtes dans
07:32une espèce
07:33d'impasse
07:33qui fait qu'effectivement,
07:35en fait,
07:35votre planche de salut,
07:37c'est Mélenchon.
07:38C'est-à-dire que
07:38si Mélenchon
07:39est au second tour
07:40face au jeune Bardella,
07:42Bardella aura
07:43tout loisir
07:43de caricaturer
07:45Mélenchon
07:45ou même de décrire
07:46Mélenchon tel qu'il est
07:47et il sera probablement
07:49élu contre Mélenchon.
07:50Mais si c'est qui
07:50que ce soit d'autre
07:52que Mélenchon
07:52contre Bardella,
07:53à ce moment-là,
07:54vous loupez encore
07:55la marche.
07:56Je ne crois pas du tout.
07:57En fait,
07:57je suis en désaccord,
07:58Charles,
07:59sur l'ensemble
07:59de ce que vous avez dit.
08:00D'abord,
08:00je pense qu'on a un programme.
08:02D'ailleurs,
08:02on nous en fait
08:03suffisamment le reproche.
08:04En fait,
08:05vous me dites que vous n'avez
08:05pas d'idée ou pas de programme.
08:07Mais si on en a un,
08:08ça c'est autre chose.
08:10Un programme qui peut être contesté.
08:11Mais ça,
08:12moi,
08:12ça ne me pose pas de problème
08:12que ce qu'on propose
08:13soit contesté.
08:14En matière d'économie,
08:15dans le contre-budget
08:16qu'on avait fait,
08:16Jean-Philippe Tanguy
08:17avait fléché 100 milliards
08:19d'économies
08:21sur un budget.
08:22Donc,
08:22c'est quand même
08:23très important.
08:24On avait évidemment
08:26et on a évidemment
08:28un programme très différent
08:29en matière de relations
08:30à l'Union européenne,
08:31en matière de gestion
08:32de la politique migratoire.
08:34Je veux dire,
08:34on a des réformes
08:35très fortes
08:36en matière de pratiques
08:37du pouvoir
08:37avec le recours
08:38au référendum.
08:39On a évidemment
08:40à la fois une pratique
08:41et un programme
08:42qui est très différent.
08:43Peut-être que ce n'est pas
08:44celui que vous vous souhaitez,
08:45mais vous ne pouvez pas dire
08:46qu'on n'en a pas.
08:46Ce n'est pas celui
08:47en tout cas
08:48qui est préconisé.
08:49De plus en plus,
08:50il y a énormément de gens
08:51qui s'expriment en ce moment
08:52sur ce que la France
08:53devrait faire
08:54si elle veut sortir
08:54de l'ornière.
08:56Il y a plein de gens
08:56très sérieux,
08:57etc.,
08:58qui ne sont pas forcément
08:59des macronistes sortants,
09:02qui sont des économistes
09:03objectifs,
09:03qui sont des Européens,
09:05qui sont des Américains,
09:06etc.
09:06Plein de gens regardent,
09:08préconisent un traitement
09:09en gros pour la France.
09:10Ce n'est pas celui
09:11que vous reprenez
09:11dans votre programme.
09:12Moi, je peux entendre
09:15qu'il y ait des gens
09:15qui ne sont pas d'accord
09:16avec nous,
09:17mais moi, je considère
09:18qu'on a un programme
09:18qui est, c'est vrai,
09:19une rupture par rapport
09:20à la politique
09:21que nous connaissons
09:21depuis 40 ans ou 50 ans.
09:23Si, en matière migratoire,
09:25sur le régalien,
09:26en matière économique
09:27et sociale.
09:28Vous dites vous-même
09:28sur le migratoire,
09:29sur le régalien,
09:30pas sur l'économique
09:31Je viens de dire
09:31qu'en matière économique
09:32et sociale,
09:33ce n'est pas parce qu'on a
09:33une conscience sociale
09:36assez aboutie
09:36qu'on n'a pas
09:37de programme économique.
09:39D'accord, mais le RN,
09:40le RN,
09:41il est de gauche
09:42ou de droite ?
09:42Alors, j'y viens.
09:43Et juste sur les candidats,
09:45je vais vous répondre,
09:45juste sur les candidats,
09:46on a même...
09:47Sauf si Marine Le Pen
09:48peut concourir.
09:48On est même
09:49le seul mouvement politique
09:50qui a aujourd'hui
09:50deux candidats possibles.
09:52Il se trouve que c'est
09:53quand même assez original
09:55que ce soit...
09:55C'est original
09:56que dans une démocratie,
09:57à la fin,
09:58ce soit la justice
09:59qui décide du candidat
10:01à l'élection présidentielle
10:02du premier parti politique
10:04de France.
10:04Parce qu'à la fin,
10:04c'est quand même ça.
10:05C'est la justice
10:06qui va autoriser ou pas
10:07Marine Le Pen à concourir.
10:08Et si la justice
10:09n'autorise pas Marine Le Pen,
10:10sanctionne Marine Le Pen
10:11et l'empêche de concourir,
10:13alors Jordan Bardella
10:14va prendre le relais.
10:15Mais ça devrait quand même
10:17poser question.
10:18Je sais que vous,
10:18vous l'avez déjà dit,
10:19ça pose aussi question
10:21dans une démocratie.
10:23Droite toute gauche.
10:24Vous savez ce que disait
10:25Pierre Desproges ?
10:26À part la droite,
10:28il n'y a rien au monde
10:28que je méprise
10:29plus que la gauche.
10:30C'est Pierre Desproges
10:31qui disait ça.
10:32En fait, moi,
10:33je veux dire,
10:34le Rassemblement national,
10:35il a évidemment
10:36des chromosomes de droite
10:38sur un certain nombre
10:38de valeurs.
10:39L'autorité,
10:41le travail,
10:42le mérite,
10:43c'est en général
10:44des valeurs
10:44qu'on rattache à la droite.
10:45Mais il a une conscience sociale
10:47qui est très aboutie,
10:47ce qui fait qu'il ne peut pas
10:48être réduit à la droite.
10:50C'est-à-dire qu'effectivement,
10:51et d'ailleurs Charles Constantine
10:52dit toujours qu'on est de gauche.
10:53On n'est pas de gauche,
10:54on a une conscience sociale.
10:56C'est vrai qu'on considère...
10:56C'est le nouveau en même temps.
10:57On considère...
10:59On considère...
10:59Et ce qui fait que ça ne nous
11:01enferme ni dans l'un
11:02ni dans l'autre.
11:03Donc en fait,
11:03ça nous permet de...
11:04Non, non, non, non, non, non.
11:06C'est dû en même temps
11:07de ramasser les voix
11:08du Pascale, c'est ça.
11:10La conscience sociale,
11:11elle démarre
11:11à votre implantation
11:13dans le nord de la France.
11:15On va chercher
11:15le vote ouvrier.
11:16Non, mais non.
11:17Elle n'a pas toujours existé.
11:19Mais non, je vais vous expliquer
11:19pourquoi.
11:20D'abord, c'est pas...
11:21Emmanuel Macron,
11:21c'était et la droite
11:22et la gauche.
11:23Rappelez-vous,
11:24et je prends le meilleur
11:25de la droite
11:25et je prends le meilleur
11:26de la gauche.
11:26Il a pris le pire des deux
11:27en réalité,
11:28y compris dans les pratiques.
11:29La conscience sociale,
11:30en réalité,
11:30c'est pas du tout
11:31pour ramasser le vote ouvrier.
11:32Pourquoi les ouvriers
11:33ont été les premiers
11:34à voter pour le Rassemblement
11:34National ?
11:35Suivi d'ailleurs après
11:36par tout le monde
11:36de la ruralité.
11:37Parce qu'ils ont vu
11:38que la politique de Maastricht,
11:39qui est une politique
11:40plutôt libérale,
11:41c'est d'abord celle
11:42de la désindustrialisation
11:43du pays.
11:43Moi, je l'ai vue
11:44dans mon territoire du nord.
11:45En fait, ce qu'on a dit aux gens,
11:46c'est on va fermer vos usines
11:47et en échange,
11:47vous aurez une aide sociale.
11:49Eh bien, les ouvriers du nord,
11:50ils ont été les premiers
11:51à voter pour le Rassemblement
11:52National parce qu'on a été
11:53les premiers à se mobiliser.
12:01Donc, en fait, évidemment,
12:02on a cette conscience sociale
12:04et on a des valeurs
12:05et des chromosomes
12:06qui nous relient historiquement
12:07aux valeurs de la droite,
12:08mais on n'est pas réductible
12:09à la droite.
12:10Et c'est vrai que ça gêne beaucoup
12:11le fait qu'on ait
12:12une conscience sociale,
12:13mais nous, on ne sera jamais
12:13pour...
12:15Ça, on peut l'entendre,
12:16mais du coup,
12:16est-ce que ça veut dire
12:17que si c'est Marine Le Pen...
12:19La conscience sociale,
12:20c'est en fait
12:20le laisser aller généraliser
12:22sur les déconstances publiques.
12:22Pourquoi réduire ça ?
12:23L'assistana,
12:24les chèques pour tous...
12:26D'ailleurs, Marine Le Pen
12:26a condamné l'assistana
12:27dans son discours.
12:29Non, mais Marine Le Pen
12:30dans son discours de Macron
12:31a condamné l'assistana.
12:33Marine Le Pen
12:33dans son discours.
12:34Et pourquoi ?
12:34Je vais vous dire,
12:35moi qui suis élu
12:35d'un territoire très populaire,
12:37les classes populaires
12:38détestent l'assistana.
12:39Les gens qui se lèvent
12:40le matin pour aller bosser,
12:42qui vont dans des usines,
12:43par exemple,
12:43de l'automobile dans le Nord,
12:45eh bien, c'est ce que
12:46Marine Le Pen
12:47a exactement expliqué.
12:48Mais il faut écouter aussi
12:49ce que disent...
12:49Mettez la retraite à 70 ans.
12:51Ce que disent nos candidats
12:52et Marine Le Pen
12:54dans ses discours.
12:55Nous, on souhaite
12:56de la croissance.
12:56On n'est pas pour la décroissance.
12:58On n'est pas pour le droit
12:58à la paresse.
13:00Mais ça veut dire quoi, Charles ?
13:01Vous dites, c'est des paroles...
13:02Ça veut dire quoi ?
13:02Supprimer un million de fonctionnaires.
13:04Pourquoi un million ?
13:04Pourquoi pas deux ?
13:05Pourquoi pas 500 000 ?
13:06Quel fonctionnaire ?
13:07Quel fonctionnaire ?
13:09Charles, quel fonctionnaire ?
13:10Dans quoi ?
13:11On a besoin de policiers
13:13et on a besoin d'infirmiers.
13:14On n'a pas besoin
13:15de suradministration du pays.
13:17Mais ça, on est d'accord.
13:18Mais par contre,
13:19on a besoin de policiers
13:20et on a besoin d'infirmiers.
13:22On est d'accord aussi.
13:25Non, mais par exemple,
13:26le nombre de postes de gens
13:27qui font que de l'administratif
13:29dans l'éducation nationale,
13:30je suis désolé, virez-les.
13:32Les gens qui font que
13:32de l'administratif dans la santé,
13:34virez-les.
13:35Et je viens de vous dire
13:35qu'il fallait...
13:36Les gens qui sont deux fois
13:37trop nombreux à Bercy,
13:38virez-les.
13:39Mais en fait,
13:40vous ne nous écoutez pas.
13:41En fait, vous ne nous écoutez pas.
13:43Vous ne nous écoutez pas.
13:44Vous nous caricaturez.
13:45Mais non, la preuve,
13:46je viens de vous dire
13:46qu'il y avait une fonction publique
13:47dont on avait besoin.
13:48Il y a une fonction publique
13:49qui suradministre le pays
13:50dont nous n'avons pas besoin.
13:52Donc, évidemment...
13:53Marie-Lepaille, quand on dit ça,
13:53elle dit ces trucs de droite.
13:55Elle a dit ça à texto.
13:56Mais parce qu'en fait,
13:57quand on vous entend,
13:57vous dites, allez,
13:58un million, tout le monde dehors,
13:59etc. à l'âge.
14:00Mais moi, je vais vous dire,
14:01ce n'est pas de l'âge qu'il faut.
14:02C'est du sur-mesure.
14:03C'est de la dentelle
14:04qu'il faut pour notre pays.
14:04Je ne sais pas si on en est là.
14:06Je pense qu'on est au tas
14:07de la dangrème
14:07et qu'il faut amputer.
14:09Je vais sortir un peu
14:10de la politique politicienne.
14:11Et pendant les élections présidentielles,
14:13j'espère qu'on va parler d'avenir,
14:15notamment d'avenir technologique,
14:17d'innovation.
14:18Et j'aimerais connaître un peu
14:19quelles sont vos solutions.
14:20En France, on manque d'ingénieurs.
14:22On a eu le président,
14:24je crois, de Thalès
14:24qui s'est exprimé dessus.
14:25Et les chefs d'entreprise
14:27ne cessent de parler de cela.
14:29On forme 42 à 45 000 ingénieurs
14:32en France.
14:33La Chine en forme plus d'un million.
14:35Les États-Unis, plus de 250 000.
14:37Donc, on est en train
14:38de se faire carrément écraser,
14:40bouffer.
14:41On est presque mort dans le film.
14:43Donc, moi, ce que je veux savoir,
14:44c'est si dans votre politique migratoire,
14:46vous prévoyez quelque chose
14:48pour attirer de nouveaux talents
14:49ou si dans votre politique éducative,
14:52vous prévoyez quelque chose
14:53pour former plus d'ingénieurs
14:54puisqu'il nous faudrait
14:55à peu près 25 000 ingénieurs en plus.
14:57J'ai l'impression
14:58qu'on n'en prend pas le chemin.
14:59Donc, qu'est-ce que vous proposez dessus ?
15:01Par exemple, les États-Unis,
15:02eux, ils ont leur visa H1B
15:05pour attirer des talents
15:06puisque même avec leurs 250 000 ingénieurs,
15:08ça n'est pas suffisant
15:09pour alimenter la machine.
15:11Donc, comment vous comptez, vous,
15:13relever ce défi ORN ?
15:15Moi, je crois qu'en fait,
15:18les gouvernements qui sont succédés,
15:19la France a loupé plusieurs virages
15:20en ce qui concerne deux types,
15:23j'allais dire, de fonctions dans notre pays.
15:25Vous parlez des ingénieurs.
15:26Moi, je pense que l'enjeu demain,
15:27c'est l'intelligence artificielle.
15:28C'est tous les gens qui vont de près ou de loin
15:30travailler dans l'intelligence artificielle.
15:32Il y aura des ingénieurs,
15:33il y aura des data analystes,
15:34il y aura des métiers
15:34qu'on ne connaît pas aujourd'hui.
15:36C'est aujourd'hui qu'il faut les anticiper.
15:37Mais de l'autre côté,
15:39à l'autre bout de la chaîne,
15:39il faut aussi former des gens,
15:41des métiers de la main,
15:43des serruriers,
15:44des chaudronniers, etc.
15:45On a totalement loupé.
15:46Et je rappelle que les crédits
15:47sur l'insertion et la formation professionnelle,
15:49aujourd'hui, sont en baisse
15:50dans le budget de M. Lecornu.
15:52Donc, on n'en prend pas le chemin.
15:53De l'autre côté, vous dites,
15:54il faut les faire venir.
15:55Moi, je ne crois pas du tout à ça.
15:56C'est comme l'histoire des médecins.
15:57Je n'ai pas dit ça.
15:57Est-ce que vous comptez ?
15:58D'accord.
16:00Comme l'histoire des médecins,
16:00on dit qu'il faut faire venir
16:01des médecins du monde entier
16:02parce qu'on n'en forme pas assez.
16:03Il faut en former ici.
16:04Ça ne se forme pas en 5 ans,
16:05ça se forme en 10 ans.
16:06Un médecin minimum.
16:07Donc, ça veut dire qu'il faut,
16:08évidemment, en prendre la mesure
16:10dès à présent.
16:11Mais je pense qu'on nous dit
16:12qu'il faut faire venir des gens
16:13pour des secteurs en tension.
16:15Ça fait 30 ans qu'on nous dit
16:16qu'il y a les mêmes secteurs en tension.
16:17Ils sont toujours en tension.
16:18On fait toujours venir du monde.
16:19Il y a 500 000 personnes
16:20qui arrivent par an sur notre territoire.
16:22Donc, c'est que ça ne marche pas.
16:23En tous les cas, ce n'est pas les bons.
16:24En tous les cas, ça ne fonctionne pas.
16:25Et de l'autre côté, je vais vous dire,
16:26attention, tous les pays
16:28à qui on va dire,
16:28venez amener vos ingénieurs,
16:30vos médecins,
16:31mais un jour ou l'autre,
16:31ils nous en font le reproche, madame,
16:33de les dépouiller
16:35de leurs intelligences,
16:37de leurs forces de travail.
16:39C'est à nous, aujourd'hui,
16:40de faire entrer
16:41et de former plus jeunes
16:42les jeunes sur le marché du travail
16:43et de les orienter
16:44ou dans les métiers de l'avenir,
16:46intelligence artificielle, ingénieur, etc.
16:48Ou au contraire,
16:49dans les métiers du nécessaire besoin d'aujourd'hui.
16:51On a 15% des jeunes ingénieurs
16:53qui vont travailler ailleurs,
16:54hors de nos frontières.
16:55Et justement, ça vous alerte
16:57sur votre incapacité
16:59à remettre en cause le système
17:00qui, justement, fait partir
17:02tous ces talents.
17:03Donc, comment vous faites
17:04sans remettre en cause ce système
17:05et en même temps produire
17:07beaucoup d'ingénieurs,
17:08ne pas en faire venir ?
17:09Vous voyez, il y a quelque chose quand même.
17:10Oui, regardez, on avait une proposition
17:11dans le programme de Marine Le Pen
17:12en 2022
17:13qui était celle d'exemper de l'impôt
17:15sur le revenu.
17:16Tout jeune qui créerait une entreprise, etc.
17:18C'était aussi pour faire en sorte
17:19que des jeunes
17:20qui se lancent dans l'aventure
17:21entrepreneuriale
17:22restent en France.
17:23Eh bien, je pense que c'est une voie à suivre.
17:24Chez Bastien Chenu,
17:25restez avec nous
17:26dans un vice-président
17:27du Rassemblement National.
17:28Dans un instant,
17:28on continue la discussion
17:29notamment sur les problèmes
17:30de financement.
17:31Comment allez-vous financer
17:32votre campagne électorale
17:34puisque les banques
17:34ne veulent toujours pas vous prêter ?
17:36Il est 11h20.
17:37Restez avec les Grandes Gueules
17:52Les Gigi et les Grandes Gueules
17:54sur RMC, RMC Story
17:55avec l'avocat Charles Consigny,
17:56Joël Dagosseri,
17:57la coach de ville,
17:58l'agriculteur DJ Giroux
17:59puis notre invité
17:59et Sébastien Chenu,
18:01le vice-président
18:02du Rassemblement National.
18:03Le maire de la France Insoumise,
18:04Bali Bagayoko,
18:05vous l'avez entendu,
18:06il évoque une insurrection populaire
18:08en cas de victoire
18:09du Rassemblement National,
18:10dit-il.
18:11Soit c'est nous,
18:12soit c'est eux,
18:13mais ils auront peut-être
18:14la légitimité,
18:15ils n'auront pas la popularité.
18:16Qu'est-ce que vous lui répondez,
18:17M. le maire de Saint-Denis ?
18:20Hier, j'ai dit
18:21sur l'une de vos antennes amies
18:23qu'il me rappelait
18:24la citation qu'on entend
18:26dans le film
18:27« Des rayons et des ombres »
18:28de Raymond Lindon,
18:29le magistrat qui dit
18:30« Les mots des salauds
18:31arment les bras des imbéciles ».
18:33Et en fait,
18:34Bali Bagayoko dit tout haut
18:36la violence
18:37avec laquelle LFI se construit
18:40et avec laquelle LFI
18:41entend empêcher
18:42l'expression du suffrage universel.
18:44Moi, je reconnais
18:45à M. Bagayoko
18:46d'être maire de Saint-Denis.
18:47Il a été élu
18:48avec beaucoup d'abstention,
18:49mais il a été élu
18:50et je ne conteste pas
18:52son élection.
18:52Or, lui,
18:53il est en train de nous dire
18:53si demain,
18:54une majorité de Français
18:56vote pour le candidat
18:57ou la candidate
18:58du Rassemblement national,
18:59celui-ci gagne,
19:01eh bien,
19:01quand bien même
19:02une majorité l'aurait décidé,
19:03il fera en sorte
19:04que la minorité
19:06conteste
19:07cette élection
19:08par une insurrection,
19:10c'est-à-dire par la violence,
19:10car l'insurrection,
19:11c'est la violence,
19:12c'est une forme de violence.
19:14Et en cela,
19:15il nous démontre
19:16que la France insoumise
19:17n'est pas démocrate,
19:18évidemment,
19:18n'est pas républicaine.
19:19Pas républicaine,
19:20on le sait,
19:20parce que M. Bagayoko,
19:21ça fait longtemps
19:22qu'il tape sur un peu près
19:23tout ce qui tient encore
19:24l'édifice républicain.
19:25Vous savez,
19:25c'est lui qui demandait
19:26que la police municipale
19:27fasse allégeance
19:28lorsqu'il est devenu
19:29maire de Saint-Denis.
19:30C'est lui qui enlève
19:31les portraits d'Emmanuel Macron.
19:32Moi, je n'aime pas voir
19:33la tête d'Emmanuel Macron
19:33quand je vais dans une mairie.
19:34Ça ne me réjouit pas.
19:35Mais en fait,
19:36je ne vois pas la tête
19:36d'Emmanuel Macron.
19:37Je vois le président
19:38de la République.
19:39Donc, voilà,
19:40c'est ça une démocratie.
19:42Eh bien, lui,
19:43conteste et sable tout ça.
19:45Et en fait,
19:45il est un peu
19:48l'idiot utile
19:49de la France insoumise
19:49parce qu'il dit tout haut
19:50ce que Jean-Luc Mélenchon
19:51en a dit,
19:52il envoie des signaux.
19:53Si Jean-Luc Mélenchon
19:54arrivait à l'Élysée,
19:55vous vous appeleriez au calme ?
19:57Bien sûr,
19:58nous, on respecte
19:58le suffrage populaire.
20:00On n'a pas appelé...
20:01Regardez les maires LFI.
20:03Lorsqu'ils ont été élus,
20:03c'est un peu comme
20:04des espèces de conquête
20:05territoriale.
20:06Ils ont humilié
20:08les maires sortants
20:09qui avaient été battus
20:10lors de la première séance
20:11du Conseil municipal.
20:12Ils les ont fait sortir
20:12sous les crachats,
20:13sous les insultes.
20:14C'était extrêmement violent.
20:16Nous, on a des élus
20:17à Roubaix.
20:18Céline Saïa
20:19qui mène notre position.
20:20C'est un maire LFI.
20:21Elle n'a pas contesté.
20:23Il y avait énormément
20:24d'abstention aussi.
20:25Elle n'a pas contesté.
20:26Elle se bat politiquement
20:27contre le maire LFI
20:28de Roubaix.
20:29Vous parliez
20:30d'Édouard Philippe
20:31en estimant
20:32qu'il devait faire
20:33des propositions.
20:33Alors, il y a Bruno Rotaillot
20:34qui était ici
20:35la semaine dernière.
20:36Lui, il a fait une proposition.
20:36Il veut plafonner
20:37à 70% du SMIC
20:40toutes les aides sociales.
20:41Il veut les regrouper
20:42et les plafonner
20:43pour que le travail
20:44rapporte mieux
20:45et plus
20:47que les aides sociales.
20:49Vous êtes d'accord
20:49avec cette proposition ?
20:50Non, on a une autre proposition
20:52qui est ce qu'on appelle
20:54la priorité nationale.
20:56C'est-à-dire faire en sorte
20:56que les aides sociales
20:57non contributives
20:58soient réservées aux Français.
20:59Donc, chacun
21:00est dans son couloir.
21:02Je pense que
21:03que les usines à gaz
21:03de M. Rotaillot
21:05à la fin
21:06n'obtiennent pas
21:08les résultats
21:09escomptés.
21:10Donc, voilà.
21:10Moi, je pense que
21:11lorsqu'on contribue
21:12par son travail, etc.,
21:13on a le droit
21:14d'avoir une aide sociale
21:14lorsqu'on est au chômage,
21:15même si on est étranger
21:17puisqu'on a contribué
21:17à la richesse,
21:18pas de problème.
21:19Lorsqu'on arrive
21:19du bout du monde
21:20et qu'on obtient
21:20simplement un certain nombre
21:22d'aides sociales,
21:23c'est aussi des aides
21:24en matière de logement,
21:25etc.,
21:25eh bien, je pense
21:26qu'effectivement,
21:26ça pose un problème.
21:27Sur le carburant,
21:29pour l'instant,
21:30Sébastien Lecornu
21:31reste fidèle
21:32à sa stratégie
21:33des aides ciblées,
21:34pas généralisées,
21:35même s'il va élargir,
21:36semble-t-il,
21:37ces aides ciblées
21:37à d'autres professions
21:38et ça sera sans doute
21:40annoncé cette semaine.
21:41Il a raison
21:42parce qu'on n'a plus
21:42les moyens
21:43d'arroser tout le monde,
21:44si j'ose dire ?
21:45D'abord, vous dites
21:45qu'on n'a plus les moyens
21:46d'arroser tout le monde.
21:47Ça veut dire qu'en fait,
21:47les Français sont deux fois victimes.
21:49Victimes de la gestion
21:49catastrophique du pays
21:50par les macronistes
21:51depuis dix ans
21:52qui ont ruiné le pays.
21:57C'est un coup dur
21:57en tous les cas
21:58que ce conflit en Iran.
22:01Eh bien, on ne peut plus aider
22:01les Français
22:02ou en tous les cas...
22:03Ils ont été peut-être
22:04trop aidés avant.
22:05Ça veut dire surtout
22:05qu'ils ont ruiné le pays.
22:06Ça veut dire qu'il faut
22:07en réalité des mesures pérennes.
22:08Nous, on est pour la baisse
22:09de la TVA sur les énergies.
22:11C'était déjà dans le programme
22:12de Marine Le Pen
22:13en 2022.
22:14Et ça, c'est...
22:15Le résultat, c'est que ces gens
22:16n'ont pas fait de choix.
22:17En réalité, n'ont pas eu de courage.
22:19Et donc, résultat,
22:20ils en sont à mettre
22:21des rustines.
22:21Mais ce que je vois surtout,
22:22c'est que le cornu
22:24cherche à gagner du temps.
22:25Tous les jours,
22:25ils diffèrent d'ailleurs,
22:26vous avez remarqué.
22:27Tous les jours, ils disent
22:27attendez, l'aide,
22:28on y réfléchit,
22:28ce sera pour demain,
22:29ce sera pour après-demain.
22:29On n'est concentré sur l'antavirus.
22:31Voilà, c'est l'antavirus
22:32et puis ce sera encore autre chose.
22:33Parce qu'en fait,
22:34chaque jour qui passe,
22:35évidemment,
22:35c'est de l'argent en moins
22:37à dépenser
22:38au bénéfice des Français.
22:39En fait, ce qu'il faut,
22:40c'est des mesures pérennes.
22:41C'est des mesures
22:42qui durent dans le temps.
22:43Les autres pays européens,
22:45pas tous,
22:45mais de façon très différente,
22:46l'ont faite.
22:47Ils ont aidé
22:49ou baissé les taxes.
22:50En temps normal,
22:52on paye moins cher
22:53l'essence en Espagne
22:53et en Italie.
22:54Mais on la paye plus cher
22:55en Allemagne.
22:55Oui, en Allemagne,
22:56on la paye plus cher,
22:56mais en Espagne,
22:57en Italie,
22:57beaucoup de Français...
22:59J'avais une question
23:00justement par rapport à ça.
23:02On a évoqué un peu
23:03le fait que ça pouvait être
23:04ou Marine Le Pen
23:05ou Jordan Bardella
23:06qui se retrouvent
23:06à l'Elysée demain.
23:08Qu'est-ce que ça change
23:09vis-à-vis de la position
23:11que vous avez à l'Europe ?
23:12Parce que moi,
23:14j'ai le sentiment
23:15que les deux,
23:15ils n'ont pas exactement
23:16le même discours
23:17sur l'Europe
23:17et comment demain
23:20la France peut exister
23:24avec, contre,
23:25je ne sais pas
23:25comment il faut dire,
23:26contre l'Europe
23:27pour construire
23:28à la fois
23:29un peu d'autosuffisance alimentaire,
23:31un peu d'indépendance industrielle,
23:34un peu d'enfin...
23:35Les sujets qui vous tiennent à cœur,
23:36comment on fait
23:36pour le faire contre l'Europe ?
23:39C'était ma question.
23:40D'abord,
23:40ils ont défendu...
23:41Jordan et Marine
23:41défendent le même programme.
23:42Aux élections européennes,
23:43ils défendent le même programme.
23:44Aux élections nationales,
23:45ils défendent les mêmes programmes.
23:45Les candidats du Rassemblement National
23:47défendent le même programme.
23:49Vous savez,
23:49la France est le deuxième contributeur
23:51de l'Union européenne.
23:52Donc,
23:52à partir du moment
23:53où la France,
23:54à la table des négociations européennes,
23:56dit écoutez,
23:56nous,
23:57on va ou moins contribuer,
23:58ou cette année,
23:59on ne va pas contribuer,
24:00on ne va pas mettre
24:006 milliards de plus
24:01parce qu'on n'en a pas les moyens,
24:02ça change considérablement
24:03les rapports de force.
24:04De toute façon,
24:05tout n'est que rapport de force
24:06dans la vie.
24:07Donc,
24:07à partir du moment
24:07où vous entretenez
24:08un rapport de force
24:09avec l'Union européenne
24:10en disant écoutez,
24:10nous,
24:11on veut récupérer
24:11des leviers de souveraineté.
24:12On veut récupérer,
24:14on veut qu'il y ait moins
24:15de normes,
24:16par exemple,
24:17sur l'industrie.
24:18Je pense,
24:18par exemple,
24:19à l'industrie automobile
24:20qui sont en train de couler
24:21ou alors sinon,
24:22on va contribuer moins.
24:23Croyez-moi que l'Union européenne
24:24déjà va bouger un peu
24:25et en plus,
24:25on n'est pas seul.
24:26Mais comment vous allez trouver
24:27le financement
24:28pour la campagne électorale
24:30présidentielle
24:30puisque les banques
24:31ne veulent pas vous prêter ?
24:33Alors,
24:33grâce à vos députés,
24:35votre groupe,
24:35vous avez quand même
24:36de l'argent de côté,
24:37j'imagine.
24:38Combien vous avez
24:39le Rassemblement National
24:39dans la caisse aujourd'hui ?
24:40Vous le savez ou pas ?
24:41Je vais vous dire,
24:42on a toujours pu compter
24:43que sur nous-mêmes.
24:44Ce n'est pas la première fois.
24:45Vous avez de l'argent de côté,
24:46M. Chenu, là.
24:47Je n'ai pas fait les comptes,
24:48je ne suis pas trésorier du parti.
24:49De toute façon,
24:50on a été présents
24:51à tous les rendez-vous électoraux
24:54depuis toujours.
24:55Donc,
24:55on sera encore présents.
24:56Mais la difficulté
24:57qui est la nôtre devrait...
24:58Sauf si vous ramassez
24:59une amende copieuse
25:00au porté de Marine Le Pen.
25:01La difficulté qui est...
25:02Non, ça, c'est déjà fait,
25:03ça a été réglé.
25:04La difficulté qui est la nôtre
25:07devrait interpeller
25:08tout le monde.
25:09Que le premier parti de France
25:11en termes de militants,
25:12d'élus et de résultats électoraux,
25:13je ne parle pas des sondages
25:15et je ne me projette pas,
25:17soit rencontre autant de difficultés
25:19à trouver une banque française
25:20pour le financer.
25:21Mais ça devrait scandaliser
25:22tout le monde.
25:23La réalité,
25:24c'est qu'il faut une banque...
25:24Le président de l'association des banques
25:26dit qu'il ne trouve pas ça normal,
25:27d'ailleurs, il l'a dit.
25:28Oui, il n'a qu'à s'activer un peu
25:30et convaincre,
25:31parce qu'il est mieux placé que moi,
25:31probablement,
25:32pour convaincre les banques
25:33de nous prêter,
25:34d'autant qu'il n'y a pas de chance...
25:34François Bayrou avait proposé
25:35une banque publique
25:36de la démocratie.
25:37Oui, il ne l'a jamais fait vivre.
25:38Il ne l'a pas mis en place.
25:39Et puis, il ne l'a pas mis en place.
25:41Donc, effectivement,
25:42il faudra que nous nous débrouillons,
25:44il faudra que nous trouvions
25:45des partenaires,
25:46des soutiens.
25:47On les trouve souvent, d'ailleurs...
25:48À l'étranger ou pas ?
25:48D'abord en France.
25:50On les trouve d'abord souvent
25:51chez nos propres militants
25:52et adhérents,
25:53que je remercie les adhérents
25:54et les militants
25:54du Rassemblement National.
25:55M. Stérain,
25:56ça peut être un financier
25:57du Rassemblement National
25:57pour la présence ?
26:00Les dons sont plafonnés.
26:02Voilà, si à titre personnel,
26:04il voulait faire un chèque,
26:05il sera de toute façon
26:06plafonné au même montant
26:07que n'importe quel Français.
26:09Donc, il faut arrêter
26:09de fantasmer sur...
26:10Ils sont dans la main
26:11de milliardaires,
26:12x ou y,
26:12on est dans la main de personnes.
26:14Et d'ailleurs,
26:14on n'a pas d'ascenseur
26:15à renvoyer.
26:15On est probablement, d'ailleurs,
26:16les seuls
26:16à ne pas avoir d'ascenseur
26:17à renvoyer à quiconque.
26:20Une question sur l'antavirus,
26:22parce qu'on s'interroge
26:24de nouveau un virus
26:25sur notre territoire
26:26puisqu'il y a un premier cas français
26:28qui a été officiellement constaté
26:31et annoncé par les autorités.
26:34Cette personne faisait partie
26:35de ceux qui ont été rapatriés
26:36par avion
26:37après avoir été évacués
26:39par ce navire
26:41qui était en croisière.
26:42Est-ce que ça vous inquiète ?
26:43Est-ce que les autorités,
26:44pour l'instant,
26:46sont dans le bon ton,
26:47agissent bien ?
26:48Est-ce que ce qu'on met en place
26:50est nécessaire, suffisant ?
26:52Vous feriez quoi à leur place ?
26:53Nous, d'ailleurs,
26:53avec les députés du Nord
26:54à l'initiative d'Alexandre Dufossé,
26:56mon collègue député de Cambrai,
26:57on vient d'interpeller
26:57la ministre de la Santé
26:58à ce sujet-là.
27:00On peut être légitimement inquiet
27:02comme le sont les Français
27:03en se demandant
27:03si, effectivement,
27:05ce virus
27:07a une létalité forte.
27:08Vous me disiez en antenne
27:09que oui,
27:10j'avais entendu
27:10complètement l'inverse
27:11sur une autre antenne.
27:12Donc, j'ai l'impression
27:13qu'on ne tire pas forcément
27:15les conséquences
27:17du Covid
27:18en la matière.
27:19mais surtout,
27:22là où je ne suis pas rassuré,
27:23c'est un peu,
27:24vous savez,
27:24c'est comme dans le dîner de con,
27:25ce qui m'inquiète,
27:25ce n'est pas la stratégie,
27:26c'est le stratège.
27:27C'est-à-dire que ce gouvernement,
27:28en réalité,
27:29je ne peux pas vraiment
27:30lui faire confiance
27:31dans sa capacité
27:32à avoir une stratégie,
27:33une réponse
27:34qui me rassure.
27:35Je ne leur fais pas
27:36de procès d'intention,
27:37pas du tout à Mme Rist,
27:38je la laisse
27:39travailler sereinement,
27:40mais je suis presque
27:41plus inquiet
27:42par la stratégie gouvernementale
27:43et leur capacité
27:45à répondre
27:45que par le virus lui-même.
27:47Est-ce que vous pensez
27:47qu'on a suffisamment de masques ?
27:49J'en sais rien,
27:50je n'ai pas fait le décompte,
27:50vous l'avez ?
27:51Le gouvernement dit que oui,
27:52que désormais,
27:53on a les masques.
27:53Donc ça veut dire
27:54probablement que non.
27:56Voilà,
27:56c'est ça la réponse.
28:00Aucune confiance.
28:02Ah non,
28:02mais je n'ai pas confiance
28:03dans ces gens
28:03qui nous gouvernent.
28:05Pour les Français
28:05qui nous regardent,
28:06que va-t-il se passer
28:06à l'Assemblée nationale
28:08jusqu'à la présidentielle ?
28:10Il y a un certain nombre
28:11de textes.
28:11Déjà,
28:12il y aura 38% de morts,
28:15si on en croit les chiffres.
28:17Il y a 38% de l'Assemblée
28:18qui va venir.
28:20Donc il faudra
28:21déléguercer des rations.
28:23Non,
28:24vous savez,
28:25nous ne sommes pas maîtres
28:26de l'ordre du jour.
28:27Nous,
28:27des textes à proposer,
28:29on en a.
28:30On en a des palanqués.
28:31L'augmentation des salaires
28:32de 10% en échange
28:33du gel des cotisations patronales,
28:35on aimerait ouvrir
28:35un débat sur les salaires,
28:36on aimerait,
28:37sur les questions de sécurité,
28:38il y a une mini-loi
28:39qui arrive de nuire.
28:40Il n'y a pas rien à se passer.
28:41Il faut dire les choses
28:42comme elles sont.
28:42Forcément,
28:42ce gouvernement,
28:43c'est un gouvernement
28:44des affaires courantes.
28:46Sébastien Lecornu,
28:47depuis qu'il est là,
28:47de toute façon,
28:48il est là pour gagner du temps.
28:49D'ailleurs,
28:49il le fait très bien
28:49parce qu'il est là
28:50et il va durer jusqu'à la fin.
28:52Donc il ne fait rien
28:53et c'est les Français
28:53qui a la fin,
28:54mais il a dit si on.
28:55Il ne fait rien,
28:55il ne fait bien de rien faire.
28:57Si on n'a besoin de rien,
28:58il faut appeler Lecornu.
28:58Au lendemain de la dissolution,
29:00ceux qui disaient
29:00il ne va rien se passer
29:01jusqu'à 2027,
29:03il ne se passe rien.
29:04On nous a rayonné,
29:05moi j'en fais partie,
29:06on nous a rayonné
29:07autour de ce plateau,
29:07mais en même temps,
29:08il ne va rien se passer du tout.
29:10Eh bien non,
29:11parce que ce gouvernement
29:11a choisi finalement
29:12de laisser les Français
29:13à leur triste sort.
29:14Une dernière question
29:15parce que ça sera
29:16notre prochain sujet de discussion.
29:17Vous avez déjà goûté
29:18Master Poulet
29:19ou Constantine Poulet ou pas ?
29:20Vous allez le faire ?
29:21Oui, moi je veux bien
29:22manger du poulet, oui.
29:23Est-ce que ça vous dérange ?
29:24Si je n'attrape pas
29:24l'antavirus par cette voie-là.
29:26Alors là, il y a un risque.
29:27Parce que l'antavirus,
29:29il vient quand même...
29:29Il paraît que les symptômes,
29:30c'est d'être un peu fatigué
29:31le lundi en fin de matinée.
29:33Ah, donc ça ne va pas bien
29:34pour toi ?
29:35Vous êtes plutôt...
29:36Moi, je suis dans...
29:37Mais je n'ai pas...
29:38Il y a les comorbidités
29:40qui jouent.
29:41Je pense qu'on n'est pas
29:41concerné ici.
29:42Non, mais vous ne serez pas
29:43contre-goûté quand même.
29:44Vous ne partez pas en guerre.
29:45Non, je ne suis pas
29:46contre-goûté.
29:47Je n'ai jamais d'a priori
29:49et je ne me forge un avis
29:50qu'après avoir moi-même testé.
29:53Pour de bon,
29:53vous vous traitez pour de bon ou pas ?
29:55Parce que le maire de Saint-Nir
29:56vous est goûté.
29:58Merci.
29:59Merci.
30:00Son contrat l'oblige
30:01à la tarte aux maroilles.
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