- il y a 5 minutes
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:13Évidemment, on va parler un peu des municipales, les enjeux.
00:15On va essayer de comprendre pourquoi il y a ce vote des extrêmes, pourquoi cette radicalité.
00:19Tout simplement parce que le maire est sans doute le dernier rempart,
00:22en tout cas celui qui peut aider à assimiler les craintes vis-à-vis de la politique du gouvernement ou
00:27vis-à-vis de l'Europe.
00:28En tous les cas, on va en parler avec deux spécialistes.
00:29Antoine Fouchi, que vous connaissez bien, qui est président de Quintet de Conseil.
00:33Et puis Édouard Tétrault, qui est présent des ponts neufs et conseiller de dirigeant d'entreprise.
00:37Mais tout de suite, juste après le journal Stéphanie Collot, c'est Vincent Salimont.
00:41Il est président du directoire de BMW Group France.
00:44Avec lui, ils ont présenté leurs résultats, vous savez, c'était juste avant le week-end.
00:48Avec vous, avec lui, on verra la question de savoir si l'industrie allemande souffre encore plus que l'industrie
00:54française.
00:54On parlera de préférences européennes et puis évidemment quand même des résultats de BMW Group.
00:59Ils s'en sortent plutôt pas trop mal.
01:01Mais tout de suite, Stéphanie Collot.
01:05Il est 18h. Bonsoir Stéphanie.
01:07Bonsoir Edwige.
01:07On commence avec Donald Trump qui presse encore les grandes puissances de s'impliquer pour rouvrir le détroit d'Hormuz.
01:15Oui, le président américain s'est exprimé il y a quelques minutes.
01:18Il reproche à certains pays de ne pas vouloir s'impliquer dans la sécurisation du détroit d'Hormuz.
01:25Ce week-end, il a lancé un appel à ses alliés et prévenait que s'il refusait d'aider, ce
01:29serait très mauvais pour l'avenir de l'OTAN.
01:32Sur les marchés, le Brent se maintient au-dessus des 100 dollars mais les cours se détendent.
01:36Un navire pakistanais a réussi à franchir le détroit en maintenant allumé son système de traçage,
01:41laissant espérer qu'un passage sécurisé est possible s'il est négocié avec l'Iran.
01:45Et puis, l'Agence internationale de l'énergie se dit prête à débloquer davantage de stocks stratégiques si nécessaires,
01:52en plus des 400 millions de barils en cours de libération.
01:56Sur le terrain, l'Iran se dit prêt à aller aussi loin que nécessaire dans la guerre
02:00et menace de viser des entreprises américaines au Moyen-Orient appelant à les évacuer.
02:06Téhéran multiplie les frappes dans le Golfe, notamment à l'aéroport de Dubaï
02:10et dans la zone industrielle pétrolière de Fujairah, dans les Émirats, où les chargements de bruts ont été arrêtés.
02:16De son côté, la France renforce ses capacités dans la zone, selon l'Express.
02:2124 Rafales sont présents en Jordanie et aux Émirats arabes unis,
02:24contre 10 habituellement des appareils qui ont abattu des dizaines de drones iraniens
02:29depuis le début du conflit, essentiellement dans le ciel des Émirats.
02:32Et j'en profite pour dire, Stéphanie, que demain à 18h, dans le 18-19, mon invité sera Jérôme Gantois.
02:38C'est le président de l'Union française de l'industrie pétrolière.
02:41Intéressant de voir un peu comment il voit l'évolution, évidemment, du prix du pétrole.
02:44Question d'approvisionnement.
02:45Et dans le reste de l'actualité, Unicrédit passe à l'action en Allemagne.
02:49La banque italienne lance une offre de rachat de 36 milliards d'euros sur Commerzbank,
02:54dont elle détient déjà 30%.
02:56Son patron, Orsel, appelle sa rivale au dialogue.
02:59Après 18 mois de bras de fer, le gouvernement allemand, lui, s'y oppose.
03:02Et puis, une vague de licenciements en vue chez Meta, la maison mère de Facebook et Instagram
03:07pourraient supprimer 20% des postes, selon Reuters.
03:10Le groupe anticipe des gains de productivité grâce à l'intelligence artificielle
03:14et cherche aussi à compenser le coût des dépenses engagées dans les infrastructures d'IA.
03:2118h02 sur BFM Business, les marchés.
03:26Les marchés avec Antoine Larigauderie. Bonsoir Antoine.
03:28Bonsoir Stéphanie, bonsoir Edouard.
03:29Bonsoir Antoine. Et le CAC termine en hausse ce soir ?
03:32Oui, alors qu'on était en baisse de 0,6% à la mi-séance.
03:35Changement de braquet, plus 0,31%, clôture, 7 935 points.
03:40On n'est pas au plus haut de la séance, mais enfin, on s'est quand même bien redressé
03:42du fait de l'amélioration de la tendance du côté de Wall Street,
03:45d'une légère, très légère accalmie sur les cours du brut.
03:48Le Brent est quand même à 102,27 dollars.
03:50Légère accalmie aussi sur les taux dix ans qui sont un tout petit peu détendus.
03:54La volatilité baisse un petit peu aussi du côté des marchés américains,
03:57ce qui a permis de libérer un petit peu de potentiel.
04:00C'est le secteur des semi-conducteurs qui était particulièrement bien orienté aujourd'hui,
04:03avec notamment STMicro qui signe la plus forte hausse du CAC 40 à plus de 67%, 29,38 euros.
04:09Mais Soitec sur le SBF 120 termine en hausse de 7%, 63,16 euros.
04:14Soitec qui gagne 140% en six mois.
04:17C'est assez fabuleux.
04:18A noter Atos aussi qui signe une hausse de 7,7% à 39,72 euros.
04:23Et on a Exel Technologies dans la défense qui signe la plus forte hausse du SBF 120 à plus 8
04:27,15, 138 euros.
04:29Les baisses du jour sur le CAC 40.
04:30Capgemini moins 255 à 105,105.
04:34Bureau Veritas moins 1,77 à 27,68.
04:37Et Thales moins 58, 249,20 euros.
04:40Le CAC donc plus 0,31%.
04:42On respire un peu sur les marchés.
04:437 935 points.
04:44Les volumes d'échanges tout à fait corrects, mais tout à fait normaux.
04:473,6 milliards.
04:49Merci beaucoup Antoine.
04:51Merci Stéphanie.
04:52Rendez-vous à 19h, 18h, 19h30 pour Grand Journal de l'Éco.
04:57Tout de suite, c'est le 18-19 justement avec le patron de BMW pour la France.
05:01BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
05:11Vous êtes bien dans le 18-19 avec mon invité Vincent Salimont qui est président du directoire de BMW Group
05:17pour la France.
05:18Bonsoir Vincent Salimont.
05:19Vous connaissez bien la maison.
05:21Beaucoup de questions à vous poser évidemment sur BMW.
05:23Vous avez présenté vos résultats.
05:25C'était jeudi soir, mais vous étiez dans l'avion, donc on ne pouvait pas vous avoir avant.
05:29Mais aussi beaucoup, c'est l'occasion de regarder un peu comment se portent les constructeurs allemands,
05:33comment se porte l'industrie allemande.
05:35Peut-être commencer par ça, une question.
05:37Est-ce que le conflit, même la guerre qui se passe autour de l'Iran,
05:43est-ce qu'un impact, comment c'est vécu par les industriels allemands ?
05:47Avec la hausse, ça a des conséquences sur l'énergie évidemment.
05:49On peut avoir une pensée pour les civils qui sont sous les bombes,
05:52mais j'avoue qu'au niveau industriel, la force du BMW Group,
05:57c'est d'avoir une production très flexible.
06:00On a beaucoup investi sur la technologie, sur l'innovation,
06:03et notamment au niveau de la production,
06:05qui fait qu'aujourd'hui, on n'est pas impacté.
06:08Je ne veux pas dire qu'on ne sera pas impacté dans le futur,
06:10mais aujourd'hui, il n'y a pas d'impact au niveau de la production.
06:13Les clients qui ont la chance de commander une BMW ou une Mini
06:16se font livrer dans le temps, en temps et en heure,
06:19et avec des voitures qui ont les équipements qu'ils souhaitaient au départ.
06:22Et pour l'industrie allemande, même si évidemment,
06:23vous êtes plutôt sur l'industrie en France, puisque vous êtes en France,
06:26mais là, vous rentrez de Munich, donc comment est-ce que vous voyez les choses ?
06:29Alors, honnêtement, je pense qu'on ne peut pas parler d'industrie allemande.
06:33En fait, on peut parler de groupe automobile,
06:35parce que vous l'avez vu, les résultats ont été présentés jeudi.
06:37Oui, et ceux de BMW sont meilleurs que les autres.
06:40Exactement, en fait.
06:41On fait preuve de résilience.
06:43Pourquoi ? Parce qu'on a une stratégie qui est spécifique
06:44par rapport aux autres constructeurs.
06:46Oui, on va y venir.
06:47Exactement.
06:48Donc, en fait, nos résultats sont vraiment forts aujourd'hui.
06:51Oui, on peut être fier des résultats qui ont été établis par le BMW Group,
06:56et ça montre bien qu'une stratégie qui est pérenne,
06:59une stratégie de flexibilité,
07:01malgré des niveaux d'investissement qui sont très importants,
07:03mais c'est justement notre force.
07:03Ne vous inquiétez pas, on va revenir sur BMW Group,
07:07parce que vous êtes là pour ça.
07:09Moi, ma question était un peu plus large, si vous voulez,
07:11sur l'industrie allemande,
07:14mais peut-être que vous n'avez pas la réponse, tout simplement.
07:15Si, l'industrie allemande souffre aujourd'hui,
07:18en tout cas, l'industrie automobile allemande souffre aujourd'hui,
07:21mais c'est moins le cas de BMW Group Group.
07:23Est-ce qu'elle souffre ?
07:25Pourquoi ?
07:26Parce que, bizarrement, la Chine, on le voit bien,
07:29c'est la différence du reste de perception,
07:31notamment, on va en parler sur la préférence européenne
07:34entre les Français et les Allemands,
07:36c'est que les Allemands sont encore plus dépendants de la Chine,
07:39notamment les constructeurs.
07:40Je crois que la Chine, c'est le premier marché pour un BMW, non ?
07:43C'est le premier marché individuel.
07:45La région la plus importante, c'est l'Europe,
07:46mais le premier marché individuel, c'est effectivement la Chine.
07:49Mais je crois que ce qui est important,
07:51les groupes industriels allemands qui souffrent aujourd'hui
07:54parce qu'ils sont très exposés sur la Chine,
07:56il suffit simplement pour un groupe
07:59d'avoir une activité la plus large,
08:01la plus élargie possible, je dirais,
08:04entre les différentes régions,
08:06et c'est le cas pour le BMW Group,
08:07entre les États-Unis, l'Europe et la Chine.
08:10C'est vrai que la Chine a fait un moins 12% l'année dernière.
08:13Enfin, BMW en Chine a fait un moins 12% l'année dernière,
08:16mais on a fait un plus 5% aux États-Unis
08:17et un plus 7% en Europe.
08:19Donc ça permet d'équilibrer
08:21et ça permet d'être moins dépendant
08:23de résultats d'un pays en particulier.
08:24Mais alors, qu'est-ce qu'un constructeur comme BMW ?
08:27On va rappeler que BMW, c'est aussi, bien sûr,
08:29mini, et puis les Rolls-Royce.
08:31Vous avez vendu beaucoup de Rolls-Royce l'année dernière ?
08:34Alors, on vend autour de 6 000 voitures par an, à peu près.
08:366 000 Rolls-Royce ?
08:37Oui, c'était ça par rapport à l'année d'avant.
08:39Ou au Moyen-Orient, justement ?
08:40Alors, c'est aux États-Unis, en Chine, au Moyen-Orient,
08:43un petit peu en Europe, un petit peu moins en France
08:45parce qu'on n'a pas un marché.
08:46On a plutôt un marché de petites voitures en France.
08:48Mais c'est aussi la force du BMW Group.
08:51Donc, la marque Rolls-Royce gagne de l'argent ?
08:54Vous en vendez suffisamment pour gagner de l'argent ?
08:56Non, non, mais c'est une question.
08:57Non, non, la marque Rolls-Royce,
08:58c'est tout à fait profitable.
09:00Et vous avez oublié, si je peux me permettre,
09:02une activité,
09:03c'est qu'on vend aussi du deux-roues.
09:04On vend aussi BMW Motorrad.
09:06En fait, la marque qu'on commercialise,
09:08la marque BMW Motorrad.
09:09Le scooter électrique à 10 000 euros, c'est ça ?
09:11Mais ce qui permet d'être présent sur différents segments
09:14et de répondre aux besoins de mobilité
09:16d'un certain nombre de clients.
09:17Et plus on est présent sur les segments
09:19qui restent premium malgré tout,
09:20et moins on est dépendant des aléas de l'économie, justement.
09:24Et qu'est-ce qui...
09:24Alors, si on détaille un peu vos résultats,
09:27donc en fait, il y a un recul un peu partout
09:29sur vos marges, le chiffre d'affaires,
09:30sur le bénéfice,
09:32mais vous résistez malgré de tous ces vents contraires, en fait.
09:36Exactement.
09:37Si vous regardez le bénéfice, en fait,
09:39avant impôt, on recule de 6 %,
09:40après impôt, on recule de 3 %,
09:42mais on le fait en investissant toujours autant.
09:45C'est-à-dire qu'on a une stratégie d'investissement très forte,
09:48plus de 8 milliards d'euros encore en 2025,
09:51qui nous permet d'être présent sur toutes les motorisations, en fait,
09:55et c'est important,
09:56c'est qu'on a une approche de neutralité technologique.
09:58La position de BMW Group,
10:00qui n'a pas changé ces dernières années,
10:02contrairement à d'autres constructeurs qui, il y a 5 ans, disaient
10:04on va aller sur le tout électrique.
10:06Nous, on disait, il y a 5 ans,
10:07on privilégie toutes les technologies,
10:10parce qu'il faut écouter les consommateurs,
10:11les automobilistes, dans toutes les régions,
10:13et il faut pouvoir répondre à leurs demandes.
10:15Ça ne nous empêche pas de vendre des voitures 100% électriques,
10:17puisque dans le monde, l'année dernière,
10:18on a vendu 442 000 voitures 100% électriques.
10:21On a déjà 1 500 000 voitures sur la route.
10:24On a vendu 642 000 voitures électrifiées,
10:27avec les voitures hébrides rechargeables.
10:29Mais on vend également,
10:30et on continue à développer des véhicules thermiques,
10:33parce que, dans certaines régions,
10:34c'est important pour pouvoir répondre à la demande du marché.
10:37Et même en France,
10:38on voit que certains clients
10:40ont toujours besoin de véhicules thermiques,
10:42soit parce qu'ils ne sont pas convaincus par l'électrique,
10:44soit parce qu'ils ont besoin d'une autonomie
10:46qui fait qu'ils ne peuvent pas rouler en 100% électrique.
10:48On reviendra sur la question de l'électrique,
10:50parce que c'est important,
10:50et puis chez nous, en France, il y a eu quand même,
10:52vous savez, il y a eu beaucoup, beaucoup de débats.
10:55Juste pourquoi, à votre avis,
10:56BMW s'en sort plutôt bien par rapport à Volkswagen ou Mercedes ?
11:00Parce qu'on a une stratégie pérenne.
11:03Ce n'est pas le cas de Mercedes et de Volkswagen ?
11:05Ce n'est pas le cas.
11:05Alors, je ne vais pas citer la stratégie de mes concurrents,
11:08mais si vous regardez,
11:09je vous invite, et j'invite les téléspectateurs,
11:11à regarder la stratégie de certains constructeurs,
11:14il y a cinq ans.
11:15En fait, au moment de la pandémie, en 2020,
11:17beaucoup de constructeurs ont dit,
11:19on arrête le thermique,
11:20on ne fait que du 100% électrique.
11:22Or, le BMW Group, parce qu'on a du recul,
11:25parce qu'on a lancé notre première voiture 100% électrique en 2013,
11:29et qu'on a lancé notre stratégie d'électrification de la gamme en 2007,
11:33donc vous voyez, il y a près de 20 ans,
11:35on connaît les clients 100% électriques,
11:37on connaît nos clients,
11:38et on savait que toute la clientèle ne serait pas prête rapidement
11:41à basculer sur 100% électrique.
11:43C'est pour ça que, oui, on a lancé une voiture 100% électrique en 2013,
11:46mais en parallèle, on a lancé des voitures hybrides rechargeables
11:50pour assurer la transition,
11:52faire en sorte qu'ils puissent passer du thermique au 100% électrique à terme
11:57avec une voiture hybride rechargeable
11:59qui permet de faire un petit peu de 100% électrique,
12:00et en 2020, nous annoncions pour 2030
12:0450% de notre volume en 100% électrique,
12:07ce qui veut dire que le thermique ou l'hybride rechargeable
12:10représenterait encore 50% de notre volume,
12:13et c'est le cas, et c'est la stratégie qui paye,
12:15c'est pour ça que nos résultats sont différents de ceux d'autres constructeurs.
12:17Quel est le taux de pénétration des voitures chinoises en Allemagne ?
12:21Vous connaissez ça ?
12:21Ah non, ça, je ne pourrais pas vous dire.
12:23Non, je suis désolé, je ne connais pas le...
12:24Non, est-ce que BYD est très très présent ?
12:26Alors, vous savez, j'ai travaillé en Norvège,
12:28donc j'ai travaillé, j'ai été patron de la Norvège il y a une dizaine d'années,
12:31et c'est un marché qui est très très électrifié.
12:3595% des ventes sont 100% électriques,
12:38donc effectivement, les marques chinoises sont en train de monter,
12:41et en France aussi, c'est le cas,
12:44mais ce qui est une très bonne chose,
12:45parce que vous savez que l'ouverture du marché
12:48a toujours poussé l'innovation technologique,
12:51la concurrence a toujours poussé à faire mieux,
12:54et en l'occurrence, le BMW Group,
12:56nous, en France et dans le monde,
12:58à chaque fois qu'on a eu des concurrents,
12:59en fait, on a toujours progressé.
13:01Donc, est-ce que vous bénéficiez,
13:03est-ce que vous bénéficiez de la technologie chinoise,
13:06justement, sur l'électrique,
13:07parce que c'est très présent,
13:08vous nous l'avez dit, en Chine,
13:09qui est votre premier marché,
13:10or, évidemment, l'Europe,
13:12mais bon,
13:14est-ce que vous bénéficiez de la technologie chinoise ?
13:17– Bénéficie de notre technologie.
13:19– Votre technologie développée en Chine ?
13:21– Je vous explique comment ça se passe.
13:22Non, pas du tout développée en Chine,
13:24développée essentiellement en Europe,
13:25en tout cas pour les produits des marchés européens,
13:27ou des produits des marchés américains,
13:29développée en Europe.
13:31En fait, on a un centre de compétences en Allemagne,
13:33en fait, à Munich,
13:34qui développe nos moteurs électriques,
13:37qui développe nos batteries,
13:39qui développe même le cahier des charges de production des cellules.
13:43On a même une petite usine, en fait,
13:45qui permet de prédéfinir le processus de production
13:48des cellules électriques qui sont dans les batteries.
13:51Et ensuite, effectivement,
13:53on va produire là où les spécialistes,
13:56les experts, mais qui ne sont pas qu'en Chine,
13:58il y a aussi la Corée,
13:59Samsung, par exemple, est un de nos fournisseurs,
14:01nous produisons là où le marché est présent.
14:05Donc, aujourd'hui, c'est essentiellement en Asie,
14:07mais on travaille avec nos partenaires
14:08pour justement rapatrier la production des cellules en Europe.
14:11Et c'est le cas aujourd'hui, en partie,
14:13parce qu'on a une stratégie
14:16de faire en sorte que notre production
14:18soit la plus centralisée là où le marché existe.
14:22Ça fait lien tout de suite
14:23avec la question de la préférence européenne.
14:27Vous savez qu'il y a un texte,
14:28donc il est en préparation,
14:29qui a été présenté par ces journées,
14:31et le commissaire français,
14:34enfin européen,
14:35parce qu'évidemment,
14:36on parle de nationalité française, on va dire.
14:38Quelle est la position allemande ?
14:40Parce qu'on sait que le BDI,
14:41qui est l'équivalent du MEDEF allemand,
14:43est très divisé là-dessus.
14:45Même le patron du BDI a parlé
14:46des anciens et des modernes,
14:48donc ça a fait grincer quelques dents.
14:50Et même au sein des constructeurs allemands,
14:54il y a beaucoup de divergences
14:56sur la question de la préférence européenne.
14:58Quelle est votre position, Vincent Salimant ?
15:01En fait, la position du BMW Group
15:03est relativement simple,
15:04c'est que les instances européennes,
15:07les instances législatives,
15:08doivent nous fixer des objectifs,
15:10des objectifs ambitieux
15:11de réduction des émissions de CO2,
15:14de décarbonation du parc,
15:15pas d'électrification du parc,
15:17de décarbonation du parc, exactement.
15:19C'est une taxe carbone,
15:20et puis en fait,
15:20qui taxerait notamment des voitures chinoises.
15:22Les instances doivent fixer des objectifs
15:25et ensuite chargent aux entreprises,
15:27aux industriels,
15:28de développer des technologies
15:30permettant d'atteindre ces objectifs.
15:32Non, c'est d'accord, c'est d'accord.
15:34Et que ce soit fabriqué en Europe ou pas ?
15:35Peu importe.
15:37Si, c'est toute la question.
15:38C'est de dire justement,
15:39il faut que ça soit fabriqué en Europe,
15:40et si ce n'est pas fabriqué en Europe,
15:42mais par exemple en Chine,
15:43à ce moment-là,
15:44il y a une taxe qui va s'appliquer.
15:45Donc vous voyez,
15:46c'est l'enjeu de savoir,
15:47est-ce qu'il faut cette taxe ?
15:49Qu'est-ce qu'il faut mettre ?
15:50Est-ce qu'il y a le Brésil avec qui on a un accord
15:53sur le Mercosur ?
15:53Est-ce que le Brésil fait partie de l'Europe ?
15:55En tous les cas,
15:56sur la question du Made in Europe.
15:57Voilà, c'est quoi la position de BMW ?
16:00La position, à l'essai,
16:00c'est qu'il faut limiter les taxes au maximum.
16:03Il faut essayer de ne pas fermer les frontières.
16:05Parce que les allemands
16:05ne sont pas très positifs là-dessus.
16:06Alors, tout le monde n'est pas aligné,
16:08c'est clair,
16:08mais en tout cas,
16:09c'est la position du BMW Group.
16:10Il faut éviter de fermer les frontières
16:11parce que la fermeture des frontières
16:13est un frein à l'innovation.
16:15Et en l'occurrence,
16:16la position du BMW Group,
16:17c'est d'ouvrir les frontières,
16:18à nous de développer les technologies,
16:20à nous de produire là où on le souhaite.
16:22Et vous savez,
16:22notre intérêt,
16:23c'est de produire
16:24le plus près possible du consommateur.
16:26Et d'ailleurs,
16:27on l'a annoncé,
16:27c'est qu'on a un objectif
16:29de baisse d'émissions de CO2.
16:31Et cet objectif,
16:32il est de 60 millions de tonnes
16:34entre 2019 et 2030.
16:36Et nous y arriverons.
16:37Et la preuve,
16:37c'est que nous sommes
16:38le seul constructeur européen aujourd'hui
16:40à atteindre les objectifs
16:42d'émissions de CO2
16:42fixés par l'Europe
16:44sans avoir à acheter
16:47des droits de bonification
16:50à certains constructeurs.
16:50Donc vous,
16:51on va voir la position,
16:51mais comme certains,
16:52en fait,
16:53c'est l'innovation,
16:54enfin les taxes,
16:55ça bloque l'innovation.
16:56Et donc vous dites,
16:56il faut plutôt se développer,
16:59trouver les bonnes innovations
17:00et pas forcément bloquer
17:02les voitures chinoises
17:03à l'entrée.
17:04Il ne faut pas fermer.
17:05Effectivement,
17:05je peux prendre un autre exemple,
17:07c'est qu'il y a 30 ans,
17:08vous me demandiez,
17:09quand j'avais commencé
17:10chez BMW Group France,
17:11justement,
17:11c'est il y a 30 ans,
17:12il y avait des quotas
17:13sur les voitures japonaises.
17:15A l'époque,
17:15BMW en France
17:16vendait 24 000 voitures.
17:18Maintenant,
17:18on parle de fermeture
17:19de frontières,
17:20de quotas pour,
17:21enfin,
17:22d'essayer de freiner
17:23les importations
17:25de voitures
17:25de marques chinoises.
17:27En l'occurrence,
17:27l'année dernière,
17:28BMW a vendu
17:29trois fois plus de voitures,
17:3061 000 voitures.
17:31Donc vous voyez,
17:31plus il y a de concurrence,
17:32en France,
17:33oui, tout à fait,
17:33et on a vendu
17:342 500 000 voitures
17:35dans le monde,
17:36donc on est toujours
17:36sur un train
17:37tout à fait compétitif.
17:38On a gagné
17:39des parts de marché,
17:40nous sommes leaders
17:41de la mobilité premium,
17:42donc plus il y a de concurrence,
17:43plus on progresse
17:44et plus on avance.
17:45Parce que vous savez bien
17:45que notamment en France,
17:46il n'y a pas forcément
17:47cette même ligne.
17:48Donc c'est là où
17:49il y a une différence
17:50entre les constructeurs
17:51automobiles français
17:52et les constructeurs
17:53automobiles allemands.
17:54Mais c'est aussi
17:56ce qui fait la différence
17:57et la force de BMW Group,
17:58c'est qu'aujourd'hui,
17:58on ouvre les usines.
18:00Il y a un autre sujet
18:01qui a pénalisé
18:02un peu vos résultats,
18:03c'est la question
18:04des droits de douane
18:04qui ont pesé,
18:06ils ont pesé
18:07de 1,5 points
18:10en 2025
18:11et puis vous prévoyez
18:12sur 1,6 points
18:14à 25,
18:15à 25 absolument,
18:16un tout petit peu moins.
18:19Comment,
18:19l'impact le plus fort,
18:21il est réalisé comment ?
18:21Sachant que vous avez
18:22une usine aux Etats-Unis,
18:24vous ?
18:24On a notre plus grosse usine
18:26du groupe aux Etats-Unis,
18:27nous sommes le premier
18:28exportateur en valeur
18:30de véhicules américains,
18:31quasiment un constructeur américain.
18:33Et pourtant,
18:33c'est les BMW
18:34qui ont agacé Donald Trump
18:35et qui sont peut-être
18:36à l'origine
18:38des droits de douane
18:38avec les Odise,
18:39la crispation.
18:41L'impact que ça a
18:41sur le marché américain,
18:43c'est quoi ?
18:44Alors,
18:44l'impact que ça a
18:45sur le marché global en fait,
18:46parce que ce n'est pas
18:47que le marché américain,
18:48vous l'avez dit,
18:49c'est 1,5%
18:49sur notre rentabilité
18:51de l'année dernière,
18:51ce sera,
18:52on prévoit,
18:531,25% cette année
18:55et donc,
18:55c'est ce qu'on disait
18:56tout à l'heure,
18:57évitons ces taxes
18:58parce que ce sont des taxes
18:59en fait qui freinent
18:59à l'innovation.
19:00Vous savez,
19:01on continue à investir
19:028 milliards d'euros par an
19:03mais ça a un impact
19:04sur notre rentabilité
19:05ces taxes.
19:06Donc,
19:06moins on sera taxé,
19:08plus on pourra investir
19:09et plus on pourra travailler
19:10sur la décarbonation du parc
19:12et si je me permets
19:13une petite remarque,
19:15c'est qu'on parle beaucoup
19:15du prix de l'essence
19:16aujourd'hui
19:16et vous savez,
19:17une voiture thermique
19:19moderne
19:19émet 25%
19:21de CO2 de moins
19:22donc consomme
19:2325% de moins
19:25qu'une voiture
19:25qui a 10 ans.
19:26Donc,
19:26si on veut réduire
19:28la consommation,
19:29si on veut réduire
19:29les émissions de CO2,
19:30en fait,
19:30il faut renouveler ce parc,
19:32il faut travailler
19:33sur la décarbonation
19:35du parc
19:35et pas uniquement
19:36son électrification
19:37parce que certains clients
19:38ne sont pas prêts.
19:38Oui,
19:39ça c'est clair
19:39mais il faut dire ça
19:40au Parlement européen,
19:41vous êtes d'accord ?
19:42Mais on le fait,
19:43on discute avec les politiques
19:44tout à fait
19:44qui commencent à entendre.
19:46Je fais un tout petit détour
19:50Vincent Salimant,
19:51vous produisez toujours
19:52beaucoup en Ukraine
19:54parce que c'était en Ukraine
19:55où vous aviez une partie
19:57justement de,
19:57je ne sais pas,
19:58j'étais à un point du moteur
19:59qui était fabriqué
20:00en fait,
20:01c'était les capes
20:01de communication
20:02dans la ville,
20:03là je vous dirais une bêtise
20:04parce que c'était une usine
20:06en fait,
20:07qui était près de la frontière
20:08côté des polonais
20:09et je vous dirais une bêtise
20:10donc je préfère
20:11ne pas vous répondre.
20:11parce que mon sujet
20:12c'était aujourd'hui celui
20:14qui est le président
20:14du conseil de surveillance
20:16du BMW,
20:17j'avais des discussions
20:18sur ce sujet-là.
20:19à l'époque on produisait en Ukraine
20:21et effectivement la production
20:22avait été arrêtée
20:23pour les raisons.
20:24Sur la question
20:24des voitures électriques
20:25d'abord sur 2035,
20:27vous c'est quoi votre position ?
20:29C'est on doit électrique,
20:31ok,
20:31il faut maintenir le cap
20:32mais il faut aussi
20:34continuer à produire
20:35quoi ?
20:36Des hybrides ?
20:37En fait,
20:38c'est la neutralité technologique
20:40en fait pour deux raisons,
20:41c'est qu'il faut pouvoir répondre
20:42à la demande des consommateurs
20:43et faire en sorte
20:44de décarboner le parc.
20:45Donc ça veut dire quoi ?
20:46C'est vente de l'électrique,
20:4726% du mix pour BMW en France
20:49l'année dernière
20:50et 44% pour Mini.
20:51C'est aller sur l'hybride rechargeable
20:53donc toujours un petit peu de thermique
20:55pour assurer la transition.
20:56C'était 22% l'année dernière
20:57donc on était une voiture sur deux
20:59quasiment en électrifier
21:02en fait tout simplement en France.
21:03Il faut pouvoir répondre
21:05à la demande des consommateurs
21:06et donc c'est pour ça
21:07que cette neutralité technologique
21:09le permettra
21:10et si je me permets
21:11une remarque supplémentaire,
21:13c'est qu'en France,
21:13je suis isolé,
21:15je vous donne des chiffres français,
21:16le parc automobile
21:17représente 40 millions de voitures.
21:19Si on veut décarboner
21:2140 millions de voitures,
21:22l'année dernière
21:22on a vendu en France
21:24le marché,
21:24je ne parle pas de BMW,
21:25le marché a immatriculé
21:27327 000 voitures
21:29100% électriques.
21:30Vous imaginez
21:31quel rythme il faudra
21:32pour électrifier
21:33100% du parc.
21:34Donc notre position
21:36est de dire
21:37mais utilisons toute la technologie
21:39qui existe sur le marché
21:40et il existe par exemple
21:42des biodiesels
21:43qui permettent
21:43d'émettre
21:4490% de CO2
21:46de moins
21:46sur les voitures
21:47qui sont
21:48sur le parc actuel
21:49qui peuvent être
21:50tout à fait
21:51utilisées par
21:52les BMW,
21:53les Mini
21:53et d'autres marques
21:54bien évidemment
21:55et ça permettra
21:56justement
21:57d'avoir un parc
21:57qui émet moins de CO2
21:59alors qu'aujourd'hui
21:59ces émissions augmentent.
22:00Maire maintenant
22:01Vincent Salimond
22:01vous êtes très présent
22:03sur les réseaux sociaux
22:03et vous aviez interpellé
22:05la ministre de l'Environnement
22:06en disant
22:06il faut baisser la fiscalité
22:07sur les voitures électriques
22:08si vous voulez un choc.
22:10Elle vous a répondu
22:11c'était il y a un mois
22:12je crois à peu près.
22:12Alors on a l'occasion
22:14de discuter en fait
22:15effectivement
22:16la ministre de l'Écologie
22:17et je m'en félicite
22:17je l'avais interpellé
22:18en disant
22:19vendons 442 000 voitures électriques
22:20en France
22:21ce qui était le volume
22:22du BMW Group
22:23dans le monde
22:24en 2025
22:24et ce qui représente
22:26sur un marché
22:26à 1 700 000 voitures
22:28on en a fait
22:281 630 000 l'année dernière
22:30donc c'est un peu optimiste
22:3126% du mix
22:32et la ministre
22:34alors aucun lien
22:35avec le défi
22:35que j'avais lancé
22:36bien évidemment
22:37a annoncé un objectif
22:38de 33%
22:40de véhicules électriques
22:41cette année
22:42en 2026 en France
22:43on peut s'en féliciter
22:45mais sur la fiscalité
22:4633%
22:46c'est un objectif
22:49un peu lunaire
22:50et surtout ça dépend du marché
22:52c'est ok pour 33%
22:53mais sur un marché
22:54à 1 7 000
22:54pas sur un marché
22:55à 1 4 000
22:56ou à 1 5 000
22:56et donc pour la fiscalité
22:58vous avez raison
22:58il faut arrêter
22:59de matraquer l'automobile
23:01il y a eu 21 changements
23:02de fiscalité
23:04en 5 ans
23:05c'est comme
23:05un prix de rénov'
23:06on n'y comprend rien
23:0721 changements
23:08de fiscalité
23:09donc ce qu'on dit
23:1021 changements
23:10en 5 ans
23:11depuis 2020
23:12donc ce qu'on dit
23:13c'est un moratoire
23:14sur les taxes
23:15sur le malus
23:15pour les véhicules thermiques
23:16et pour l'électrique
23:18dans l'automobile
23:19on ne parle pas
23:20de véhicules neufs
23:21sans parler
23:21de véhicules d'occasion
23:22donc il faut accompagner
23:23le véhicule électrique
23:24d'occasion
23:25via un bonus
23:26le easing social
23:27et notamment
23:27pour les fraudes d'entreprise
23:28parce que c'est ça
23:29qui crée le marché
23:29de l'occasion
23:30exactement
23:31toute dernière question
23:32le télétravail
23:33chez vous c'est quoi ?
23:34alors chez nous
23:34c'est 12 jours par mois
23:3512 jours par mois
23:376 jours possibles
23:38d'affilée
23:39parce qu'on considère
23:40que le télétravail
23:41en fait à partir du moment
23:41où on a des collaborateurs
23:43motivés
23:44et qui sont fiers
23:45de travailler
23:46pour BMW Group
23:47ils sont efficaces
23:48tout autant
23:49au siège
23:50qu'à la maison
23:51voire un petit peu plus
23:52à la maison
23:52et ben voilà
23:53comme ça c'est dit
23:54moi ce qui est bien c'est clair
23:55la position
23:56elle est assez nette
23:58chez BMW
23:58on est chez les Allemands
24:00merci beaucoup
24:00Vincent Salimant
24:01d'avoir été avec nous
24:02donc le président
24:03du directoire
24:03de BMW Group
24:05pour la France
24:06dans un instant
24:07on parlera
24:07de l'enjeu des municipales
24:08on a le sentiment
24:09que voilà
24:10c'était la prime
24:10à la radicalité
24:11qu'est-ce que ça veut dire
24:12on essaiera de comprendre
24:13en fait pourquoi
24:14il y a cette radicalité
24:15c'est à dire que le maire
24:17c'est peut-être
24:17le dernier bouclier
24:18par rapport
24:19aux peurs des français
24:20on en parlera avec Antoine
24:22Fouché
24:22le président de Quintet de Conseil
24:23que vous connaissez bien
24:24et Édouard Tétrault
24:25président des ponts neufs
24:26et conseiller de dirigeant
24:27d'entreprise
24:27à tout de suite
24:29BFM Business et la Tribune
24:31présente
24:34le 18-19
24:35d'Edwis Chevrillon
24:39Vous êtes bien
24:40dans le 18-19
24:42on va parler des municipales
24:43avec mes deux invités
24:44Antoine Fouché
24:45qui est président
24:45de Quintet de Conseil
24:46bonsoir Antoine
24:47bonsoir
24:47merci d'être là
24:48en général
24:49on vous interroge plutôt
24:50sur la réforme des retraites
24:51le travail
24:52mais on va essayer
24:52de parler des municipales
24:53justement sous un angle
24:54un peu différent
24:55pour essayer de comprendre
24:56un peu de décrypter
24:57ce qui s'est passé
24:57avec vous
24:58face à vous
24:59quelqu'un que vous connaissez bien
24:59Édouard Tétrault
25:00bonsoir Édouard
25:01bonsoir Edwige
25:02vous êtes président fondateur
25:03des ponts neufs
25:04pour une fois
25:04je vous propose
25:05ça vous présente comme ça
25:06les ponts neufs
25:07c'est un club
25:07une sorte de siècle
25:09version moderne
25:10très intéressant
25:11où vous invitez
25:12de nombreuses personnalités
25:13où il y a beaucoup de monde
25:14et puis vous êtes conseiller
25:15bien sûr de dirigeant
25:16d'entreprise
25:16ce que je trouvais intéressant
25:18c'est d'essayer
25:18de comprendre
25:19pourquoi il y a eu
25:20cette prime à la radicalité
25:21parce qu'on voit quand même
25:22que ça soit
25:23Rassemblement National
25:24où les filles
25:25ont soit obtenu
25:27soit en passe de l'obtenir
25:28soit en tous les cas
25:29ils font le jeu
25:30que ce soit à Toulouse
25:31à Marseille
25:32ou encore ailleurs
25:34ce qu'on peut dire
25:35c'est que les résultats
25:36de ce premier tour
25:36ils relèvent une résurgence
25:37du clivage droite-gauche
25:39sur fond d'effondrement
25:41quand même
25:41du bloc central
25:42vous vous apparteniez
25:43Antoine
25:44je vous pointe du doigt
25:45au bloc central
25:46puisque vous étiez
25:47au cabinet
25:47de la ministre du Travail
25:49Muriel Pénicaud
25:50comment vous
25:51comment vous d'abord
25:52vous analysez
25:53ces résultats
25:54d'aujourd'hui
25:55sachant que
25:56pendant que nous parlons
25:57il y a tous les accords
25:58qui sont en train
25:58de se faire autour
25:59de la liste
26:00pour le deuxième tour
26:01je dirais deux choses
26:03la première
26:03c'est qu'il faut distinguer
26:05me semble-t-il
26:06les zones rurales
26:08et les grandes villes
26:10et les métropoles
26:10parce que la lecture
26:11n'est pas la même
26:13dans les zones rurales
26:15l'abstention a quand même
26:17été assez forte
26:18et il y a eu
26:1923 000 communes
26:21sur 34 000
26:22dans lesquelles
26:22il n'y avait qu'une seule liste
26:23pour des raisons
26:24technico-politiques
26:25de parité
26:26qui fait que
26:27quand même
26:28il y a une spécificité
26:29là
26:30d'abstention
26:32qui peut s'expliquer
26:33par le fait
26:34qu'il n'y avait pas de choix
26:34et que donc
26:35de toute façon
26:35on ne déplace ou pas
26:36c'était une liste
26:37il n'y avait pas le choix
26:38et en plus
26:38on ne pouvait plus rater
26:39il y a un changement
26:41aussi
26:41il y a beaucoup moins
26:43de liberté
26:44donc en fait
26:45beaucoup moins d'intérêt
26:46à participer
26:47me semble-t-il
26:47et je pense que
26:48ce n'est pas excessif
26:48en tout cas
26:49de proposer
26:49cette interprétation-là
26:51pour expliquer
26:52l'abstention
26:52qui est quand même
26:53historique
26:53la plus forte
26:54depuis 1959
26:55hors Covid
26:56évidemment
26:56mais 15 points de moins
26:57par rapport à la moyenne
26:5859-2014
26:59donc c'est absolument énorme
27:01et puis
27:01ville
27:02et grande métropole
27:04là pour le coup
27:04je pense qu'on peut dire
27:05que le scrutin
27:06s'est nationalisé
27:07c'est-à-dire que
27:10il a
27:10je ne suis pas d'accord
27:11avec vous
27:11on va y aller
27:12allez-y
27:14la radicalité
27:15elle s'explique
27:16par le vote protestataire
27:17qui monte
27:18aux élections nationales
27:19qui a été amplifiée
27:21par le fait
27:21qu'il n'y a quand même
27:22pas de campagne municipale
27:23c'est pas tellement
27:24à cause des personnes
27:25et des élus
27:26qui se présentaient
27:26c'était lié
27:27à l'actualité internationale
27:28à cause de monsieur Trump
27:29notre Trump
27:30l'Iran
27:30etc
27:30et donc
27:33la mobilisation
27:34parce que là
27:34pour le coup
27:35il y a eu plus de mobilisation
27:36dans les grandes villes
27:37me semble-t-il
27:37elle s'est faite
27:38plus sur l'étiquette
27:41sur les courants nationaux
27:42que sur les programmes
27:44parce que quand on regarde
27:45les programmes en détail
27:47il ne me semble pas
27:48qu'on trouve
27:49des divergences
27:51ou des caractéristiques
27:52qui permettent
27:52d'expliquer les différences
27:54Edouard Tétro
27:55quelle est votre lecture
27:55est-ce que vous partagez
27:56celle d'Antoine
27:57ou pas ?
27:57je partage celle d'Antoine
27:59absolument
27:59je la complète
28:00avec trois points
28:01avec trois points
28:02le premier
28:03c'est vous demandez
28:04Edwige
28:04pourquoi la radicalité paye
28:07en fait
28:07quand on regarde
28:08les élections récentes
28:09même aux Etats-Unis
28:10l'élection du maire
28:11de New York
28:11plus vous êtes radical
28:12plus vous allez bouger
28:14des électeurs
28:15qui ne votent pas
28:16ou votre ethnie
28:17parce que là
28:18le vote LFI
28:20a été largement
28:21un vote ethnique
28:22dans ces municipales
28:23et bien
28:24plus vous vous frappez fort
28:26donc moi
28:26la première surprise
28:28la première analyse
28:29c'est quand même
28:29le poids de l'abstention
28:31et ceux qui
28:32donc comme un peuple
28:33qui n'a plus tellement
28:34envie de voter
28:35et en revanche
28:36ceux qui réussissent
28:37à mobiliser
28:38sont les plus radicaux
28:40la deuxième chose
28:41qui m'a frappé
28:43oui
28:43ça juste
28:44pardon
28:44mais vous avez raison
28:45mais sur LFI
28:46c'est sûr que eux
28:46ils se sont adressés
28:47notamment aux jeunes
28:48en disant
28:48si vous votez
28:49on peut changer des choses
28:50voilà
28:51ils ont été quand même suivis
28:52ça c'est plutôt une bonne chose
28:54c'est ma deuxième surprise
28:55mais qui est une surprise
28:56un peu triste
28:56c'est-à-dire un mois
28:57après l'assassinat
28:58de Quentin
28:59du jeune Quentin
29:00à Lyon
29:00par des milices
29:02d'extrême gauche
29:02qui sont associées
29:04à LFI
29:05pour ne pas dire plus
29:06et bien LFI
29:07continue de faire
29:08un score important
29:09là on est vraiment
29:10sur la communautarisation
29:11l'ethnicisation
29:12de la politique en France
29:13ce qui est un vrai sujet
29:14c'est un peu important
29:15mais bon
29:16le troisième point
29:17alors il est plus
29:17sur nos affaires
29:18BFM Business
29:19c'est que
29:20vous savez aujourd'hui
29:21on est le 16 mars
29:21c'est l'anniversaire
29:22de Marc Carnet
29:23donc c'est l'anniversaire
29:24aussi de personnes
29:25très sympathiques
29:25l'ex-gouverneur
29:27de la Banque d'Angleterre
29:28qui est aujourd'hui
29:29premier ministre du Canada
29:31la rigueur
29:32l'orthodoxie
29:33et alors là
29:34la surprise
29:35c'est pas vraiment
29:36l'anniversaire
29:37et la fête
29:37des maires
29:38qui sont bons gestionnaires
29:39en France
29:40vous prenez le top 10
29:41des villes
29:42les plus mal gérées
29:43en France
29:43qui se mesurent
29:44par le poids de leurs dettes
29:45quand on a une dette
29:47dans une ville
29:47c'est que vraiment
29:48les dépenses de fonctionnement
29:49s'emballent
29:50Paris, Marseille, Nice
29:51Montpellier, Strasbourg
29:52Lille, Argenteuil
29:53Bordeaux, Nantes et Lyon
29:55à une exception près
29:56tous les sortants
29:57arrivent en pôle position
29:59dans ces villes
30:00et ce sont les villes
30:01les plus mal gérées
30:02donc
30:02et évidemment
30:04tout en haut
30:04tout en haut
30:04vous avez Paris
30:0510 milliards de dettes
30:07la dette multipliée
30:08par 7 en 25 ans
30:10si ce n'est
30:10c'est pas complètement exact
30:11parce que
30:11alors certes
30:13Grégoire
30:13c'est pas le fils légitime
30:16d'Alain Delgou
30:17mais enfin
30:17il a quand même géré
30:18il est à ses côtés
30:19pendant longtemps
30:19il est en tête
30:20il était là
30:21c'est la même famille
30:22oui mais il est largement en tête
30:24et là on va un peu
30:25sur les terres d'Antoine
30:26le message c'est
30:27au fond
30:29moins vous faites d'efforts
30:31pour bien gérer votre ville
30:32plus vous laissez filer la dépense
30:35plus vous promettez
30:36moins et merveilles
30:37non financées
30:38plus vous avez de chances
30:39d'être élu
30:39je trouve que c'est un très mauvais signal
30:41pour
30:42pour 2027
30:43notamment
30:43une exception
30:44David Lissnard
30:45qui a été élu
30:46au premier coup
30:48au premier tour
30:48à Cannes
30:49oui mais sa ville
30:50est très bien gérée
30:51oui
30:52là je vous faisais le top 10
30:53des villes
30:54les plus mal gérées
30:54l'exception
30:56c'est Éric Ciotti
30:57parce que
30:58le maire sortant
31:00de Nice
31:01avait fait
31:02Estrosi
31:03avait fait de vrais efforts
31:04pour baisser les dépenses
31:05etc
31:06et bien il était sanctionné
31:07négativement
31:08pour les électeurs
31:08alors moi la question
31:10je voulais vous poser
31:10quand je disais
31:11je ne suis pas tout à fait d'accord
31:11avec vous
31:12Antoine
31:12moi j'ai le sentiment
31:13et il y a un chiffre justement
31:14qui est une enquête
31:15qui montre que
31:16le maire c'est la figure politique
31:19avec le plus haut niveau de confiance
31:20il y a 62% des français
31:21qui font confiance à leur maire
31:23et quelque part
31:24je pense que le maire
31:25c'est
31:26ça les rassure
31:27ça les a rassurés
31:28du reste
31:28il y a eu une prime au sortant
31:29y compris pour ceux
31:30qui n'avaient pas forcément
31:31fait une mauvaise gestion
31:32qui avaient plutôt fait une mauvaise gestion
31:33c'est un peu le rempart
31:35le bouclier
31:36face aux craintes des français
31:37et on sait
31:38qu'elles sont nombreuses
31:39non vous ne trouvez pas Antoine
31:41c'est possible
31:42parce que de toute façon
31:43les enquêtes de Fourquet
31:44sont souvent très précises
31:45et très instructives
31:46mais
31:50il me semble que
31:51je ne vois pas
31:52ce qui permet
31:53de lire
31:54en ce sens
31:55enfin
31:56ce qui permet
31:57dans ce scrutin là
31:57d'aller
31:58d'avoir un biais
32:00de confirmation
32:00ou d'information
32:01de cette idée là
32:03parce que
32:04encore une fois
32:05ce qui
32:06je suis assez d'accord
32:08avec ce qui vient d'être dit
32:09c'est-à-dire qu'il y a
32:11on a le sentiment
32:12que quel que soit
32:14le bilan
32:16des personnes
32:17qui géraient leur ville
32:18auparavant
32:20elles sont reconduites
32:21oui parce que c'est mon maire
32:22oui
32:23on est d'accord
32:24on peut le dire comme ça
32:24c'est vrai
32:25on peut le dire comme ça
32:26moi j'aurais plutôt
32:27tendance à dire que
32:28c'est
32:29il y a une prime au sort
32:30quand même
32:30c'est-à-dire que
32:32les gens qui lient
32:33qui gouvernent aujourd'hui
32:34les villes
32:35ne sont pas les gens
32:36qui gouvernent le pays
32:37et donc
32:38on a
32:39sanctionné
32:41directement
32:41ou indirectement
32:42tous ceux qui
32:43de près ou de loin
32:44sont associés
32:45au centre
32:46et au bloc central
32:47et au macronisme
32:48parce que
32:49ce qui domine dans le pays
32:50c'est vraiment la colère
32:51une colère qui est en partie justifiée
32:53mais qui prend
32:54de telles proportions
32:55d'irrationalité
32:56qui conduit
32:57à ce que
32:59tous au feu
33:00vraiment tous au feu
33:02et donc
33:02et donc
33:03quel que soit le bilan
33:05du mandat précédent
33:08du moment
33:09que c'est pas le bloc central
33:10et plus c'est extrême
33:12plus c'est tentant
33:13parce que plus c'est en rupture
33:15avec ce qui s'est présenté
33:17ou ce qui gouverne le pays
33:18depuis
33:19une dizaine d'années
33:21voire davantage
33:22moi je le verrais
33:23davantage comme ça
33:24et c'est pour ça
33:24que si cette lecture
33:25est à peu près juste
33:26je partage l'inquiétude
33:28pour 2027
33:29parce que
33:30autant on peut être
33:30vraiment en colère
33:31contre
33:32l'état du pays
33:34aujourd'hui
33:34par rapport à il y a 10 ans
33:35même par rapport à il y a 20 ans
33:36il y a 30 ans
33:37c'est pas le sujet d'aujourd'hui
33:38mais il y a des raisons légitimes
33:39vraiment d'être en colère
33:40quand on regarde
33:41la dégradation
33:42de l'indépendance
33:43de la France
33:44du pouvoir d'achat
33:44le travail ne paye plus
33:46depuis 30 ans
33:48mais les radicaux
33:49ou les extrêmes
33:50que ce soit le RN
33:50ou le LFI
33:51n'ont pas le début
33:52d'un commencement
33:52d'esquisse de solution
33:53et donc
33:54cette colère là
33:57qui encore une fois
33:57est légitime
33:58elle va déboucher
34:00au mieux
34:01si elle se traduit
34:02dans les urnes
34:03sur une déception
34:05triste
34:05à pleurer
34:06pour ceux
34:07qui auront voté
34:08pour eux
34:08parce que ça sera
34:09encore pire
34:09qu'avec les macronistes
34:11oui ça il y a des chances
34:12juste avant de vous passer
34:13la parole Edouard
34:13pourquoi vous dites
34:14cette colère
34:16est légitime
34:18ah pardon
34:19excusez moi
34:20parce que vous l'avez répété
34:21plusieurs fois
34:21en quoi elle est légitime
34:22elle est légitime
34:24parce que quand on regarde
34:25le pays
34:25il y a 50 ans
34:26et aujourd'hui
34:28à peu près tous
34:29les indicateurs
34:30se sont dégradés
34:31c'est à dire que
34:32quand on prend
34:32la balance commerciale
34:33la France est-elle
34:34plus ou moins indépendante
34:35pour être capable
34:36de subvenir
34:37à ses propres besoins
34:38il y a 50 ans
34:39on produisait
34:4080% de ce qu'on consommait
34:41aujourd'hui c'est 38%
34:43il y a 50 ans
34:44on produisait 80%
34:45de ce qu'on mangeait
34:46aujourd'hui c'est 60%
34:48il y a 50 ans
34:49oui mais on est d'accord
34:50mais les prix ont plutôt baissé
34:51de ce point de vue là
34:52tout le monde peut manger
34:53de la viande
34:54alors qu'avant
34:54c'était pas le cas
34:55tout le monde peut
34:55vous voyez c'est à dire
34:56il faut regarder aussi
34:56l'autre côté
34:57oui c'est vrai
34:58c'est vrai
34:59je ne suis pas en train de dire
35:01qu'on vit moins bien en France
35:02aujourd'hui
35:03qu'il y a 50 ans
35:04mais
35:05ce qui est vrai
35:06c'est que
35:06la France est un pays
35:08moins indépendant
35:09et
35:10pour la première fois
35:11depuis 1945
35:12les gens qui vivent
35:13aujourd'hui
35:13n'améliorent plus
35:14leur niveau de vie
35:15en travaillant
35:16et pour la première fois aussi
35:17les jeunes adultes
35:18vivent moins bien
35:19que leurs parents
35:19donc le progrès matériel
35:21et la liberté de la France
35:23dans le monde
35:23et son influence
35:24son influence
35:25à l'émut
35:25on veut dire
35:26c'est secondaire
35:26mais notre capacité
35:28quand on vote
35:30à définir des règles collectives
35:31qu'on a choisies
35:32elle est moins forte
35:33parce qu'être indépendant
35:34c'est pas pour être indépendant
35:35interdépendant
35:36ça veut dire que
35:36quand on vote une loi
35:37ça change la vie en France
35:39mais quand on est
35:40complètement dépendant
35:41de l'extérieur
35:41on peut voter
35:42toutes les lois
35:42qu'on veut en France
35:43ça ne changera rien
35:44à la vie collective
35:45des Français
35:45et donc
35:46en ce sens-là
35:47me semble-t-il
35:48on est moins indépendant
35:51qu'il y a 20, 30 ou 50 ans
35:53et du coup
35:55on vit
35:55et à force d'être
35:57moins indépendant
35:58on vit
35:59oui
36:00on s'intéresse
36:01à la où je vis
36:01mais surtout
36:02on est dans une situation
36:03où pour la première fois
36:05là depuis plusieurs décennies
36:06les gens se disent
36:08là pour l'autre
36:08enquête de Fourquet
36:09à 90%
36:10que leurs enfants
36:12vivront moins bien
36:12qu'eux
36:12c'est ça la raison
36:14principale
36:14on peut la résumer
36:15comme ça
36:15on s'en souvient
36:16Antoine
36:16mais je voudrais quand même
36:17voir ce qu'on vient de dire
36:19Edouard
36:19vos réactions
36:20votre lecture
36:21encore une fois
36:21moi je complète
36:25dans 4 ans
36:26le PIB par habitant
36:27des français
36:28sera dépassé
36:29par le PIB par habitant
36:30des polonais
36:31nous avons un PIB par habitant
36:33qui est 25% en dessous
36:34de celui des danois
36:3515% en dessous
36:36de celui des néerlandais
36:37c'est un appauvrissement
36:39je ne sais pas
36:40si c'est du jamais vu
36:41dans notre pays
36:41mais en Europe
36:42c'est rare de voir ça
36:44et effectivement
36:45l'effondrement
36:46mais d'une certaine façon
36:47il se lie
36:48il se lie dans les votes
36:50de ce premier tour
36:53c'est la prime
36:54au moindre effort
36:55c'est
36:56on fait le calcul
36:58que au fond
36:58regardez
36:59Paris
37:00vous avez la dette
37:01qui a augmenté
37:02de 40% en 3 ans
37:03les impôts
37:04qui ont augmenté
37:05de 20%
37:05c'est pas grave
37:06parce qu'on compte
37:07sur la minorité
37:08et je ne vais pas faire
37:09de démarrer
37:10les téléspectateurs
37:11de BFM Business
37:12sont probablement
37:13dans cette minorité
37:14on compte sur la minorité
37:15qui va les payer
37:16c'est à dire
37:17ceux qui travaillent
37:18produisent de la richesse
37:19dans le secteur marchand
37:20et ne vivent pas
37:21de subventions
37:22ou d'allocations
37:23et donc
37:24se dessine
37:25le portrait
37:25d'un pays
37:26comme disait Antoine
37:27qui avait les moyens
37:28et qui se donnait
37:29les moyens
37:29de son indépendance
37:30il y a quelques décennies
37:32et qui aujourd'hui
37:33a lâché
37:33et moi
37:34ce qui me préoccupe
37:36vraiment
37:36dans ce premier tour
37:38des élections
37:39c'est qu'au fond
37:40c'est la prime
37:40au moindre effort
37:41c'est pas
37:42on va faire
37:44avec un budget
37:46contenu
37:46on va faire
37:47le maximum
37:47c'est pas
37:48on va travailler
37:49plus
37:50l'employé municipal
37:51de Paris
37:51pardon
37:52j'ai pas une dent
37:52contre Paris
37:53mais nous sommes parisiens
37:54nous voyons
37:55ce qui s'y fait
37:55vous connaissez
37:56les effectifs
37:57des fonctionnaires
37:58de la mairie de Paris
37:59c'est 53 000 personnes
38:00c'est la moitié
38:01de la gendarmerie nationale
38:03la moitié
38:04de la gendarmerie nationale
38:05qui est un foutu
38:06d'être au 35 heures
38:07le contrat de travail
38:08d'un employé
38:09de la mairie de Paris
38:09et bien
38:10pas de problème
38:12on met au premier tour
38:13bah oui
38:14mais c'est ça
38:15la démocratie
38:18cela reflète
38:19l'état
38:19d'un pays
38:20qui est en train
38:21de baisser les bras
38:21qui est en train
38:22de compter
38:23de plus en plus
38:24sur une minorité
38:25de plus en plus petite
38:26d'actifs
38:27qui continuent
38:28de vouloir
38:28se retrousser les manches
38:29et voilà
38:31on en vient presque
38:32à souhaiter
38:33qu'à un moment
38:33la poule aux oeufs d'or
38:35des subventions
38:36des taxes
38:37etc.
38:37s'arrête
38:38par une crise
38:39ou autre
38:39pour qu'on
38:40fasse revenir
38:41des vertus
38:42d'efforts
38:44toucher le fond de la piscine
38:45pour parler de manière
38:46moins économique que vous
38:47ce premier tour
38:49est inquiétant
38:49de ce point de vue là
38:51vous partagez cette inquiétude
38:52Antoine
38:52et après je voudrais
38:53revenir sur ce que vous disiez
38:54sur la baisse du pouvoir d'achat
38:56d'une manière quand même
38:57très impressionnante
38:59et puis surtout
39:00le fait qu'aujourd'hui
39:01il n'y a pas
39:02les inquiétudes
39:03pour l'avenir
39:05je partage largement
39:06parce qu'une fois
39:08qu'on a dit
39:08que les gens
39:09ont raison d'être en colère
39:10parce que c'est la première génération
39:11qui va voir ses enfants
39:12vivre moins bien qu'elle
39:14et c'est déjà le cas
39:15mais c'est quand même
39:16inédit depuis 1945
39:18et ce n'est pas incompatible
39:19avec le fait
39:20qu'on n'a jamais
39:20aussi bien vécu en France
39:21c'est juste qu'en 20 ans
39:22ça ne change pas
39:23et donc c'est la première fois
39:24depuis 1945
39:24qu'en 20 ans
39:25ça ne change pas
39:25donc c'est la première fois
39:26qu'une génération
39:28ne vit pas mieux
39:29que celle que ses parents
39:30voire sur le logement
39:31vivent moins bien
39:32donc c'est ça
39:32si on le résume très vite
39:33c'est ça le fondement
39:34de la colère
39:35les gens sont inquiets
39:36pour leurs enfants
39:36pour eux-mêmes
39:37et pour leurs enfants
39:38et ils ont raison de l'être
39:39mais une fois qu'on a dit ça
39:40le problème
39:41c'est qu'on est responsable
39:43collectivement de ça
39:44et c'est là où je rejoins
39:44complètement Edouard
39:45c'est que
39:48c'est notre choix collectif
39:49qui nous a conduit
39:50à nous appauvrir
39:52relativement aux autres
39:52pas en valeur absolue
39:53mais relativement aux autres
39:54et à moins libre
39:55La question qu'on peut poser
39:56c'est à ce moment-là
39:56pourquoi le fait
39:57de voter les filles au RN
40:00pourquoi ça va améliorer
40:01le sort de nos enfants
40:02C'est ce que je disais tout à l'heure
40:03je pense que ça n'améliore pas
40:05mais au moins
40:05ça donne le sentiment
40:07mais je ne justifie pas
40:08mais j'essaye de comprendre
40:09parce que je suis d'accord
40:10avec vous
40:10c'est la démocratie
40:11donc il faut comprendre
40:12et se mettre à la place des autres
40:13sinon on ne comprend pas
40:14la raison que moi
40:15la principale que je vois
40:16c'est au moins
40:16ça donne la satisfaction
40:18de voir les gens
40:19qui incarnent le gouvernement
40:20être battus
40:21et être
40:22si je prends le mot un peu
40:24qui s'exprime
40:24dégagés
40:25voilà
40:25on va faire dégager
40:27ceux
40:27qu'on considère être
40:29les responsables
40:30de la situation
40:30là où il y a un malentendu
40:32et qui risque de se prolonger
40:33en 2027
40:34c'est que les responsables
40:35de la situation
40:36depuis 50 ans
40:37c'est nous
40:37c'est les français
40:38parce que gauche droite
40:39sont tous gouvernés
40:41et donc à la fin
40:43c'est nos choix
40:48de désindustrialisation
40:48de sous-investissement
40:50dans l'éducation
40:51de charge
40:52sur le travail
40:53qui fait que
40:53c'est pas la seule raison
40:54mais qui paye plus
40:55c'est ça qui fait
40:56de préférer la retraite
40:58à l'investissement
40:59sur l'éducation
41:00la transition énergétique
41:01l'industrie
41:02qui détourne
41:03on est le seul pays du monde
41:04dans lequel on vit aussi bien
41:05à la retraite
41:05que lorsqu'on travaillait
41:07donc à la limite
41:08on pourrait dire
41:09ok
41:09ce sont des choix
41:10collectifs français
41:11mais on ne peut pas tout faire
41:12et donc à la fin
41:14expliquer
41:14qu'on va redevenir
41:15une nation
41:15dans laquelle
41:17les enfants
41:18sont bien formés
41:19à l'école
41:19qui va faire
41:20sa transition énergétique
41:21pour prendre ses responsabilités
41:22sur la transition
41:23qui va réindustrialiser
41:24pour que le travail paye enfin
41:25et qui va partir
41:26à la retraite
41:27à 62 ans
41:27vous croyez au Père Noël
41:29je m'en étais au fin
41:29mais non mais ça n'existe pas
41:31ça n'existe pas
41:32bien sûr ça n'existe pas
41:33et donc c'est là
41:33où il peut y avoir
41:34un malentendu
41:35c'est que
41:35oui certes
41:37le pays ne va pas bien
41:38et pour la première fois
41:39les enfants vivent
41:40moins bien
41:40que les parents
41:41mais c'est pas lié
41:43ou c'est lié
41:44en deuxième rideau
41:46à la classe politique
41:47c'est lié
41:47à nos choix fondamentaux
41:49nous
41:50historiques
41:50français
41:50c'est nous qui avons voté
41:53on n'est pas en dictature
41:55depuis 50 ans
41:55non non
41:56de ce point de vue là
41:57vous avez raison
41:57mais en même temps
41:58quand même les choix
41:59de nos dirigeants
41:59vous prenez parce que
42:00vous oubliez un point
42:01essentiel
42:02qui change tout
42:03c'est le logement
42:03parce que vous dites
42:04les retraités
42:05ils vivent mieux
42:06que la même chose
42:07que lorsqu'ils étaient salariés
42:08non parce que
42:09ils vivent mieux
42:10parce qu'ils ont un logement
42:11ils ont un logement
42:12en tenant compte du logement
42:13oui
42:13en tenant compte du logement
42:14ça c'est une donnée fondamentale
42:16parce que c'est à peu près
42:17un tiers du revenu
42:18bien sûr
42:18mais on ne peut pas comparer
42:20les niveaux de vie
42:20si on ne comprend pas
42:21non mais on est d'accord
42:23je pense que c'est là
42:25la grande différence
42:26entre les générations
42:27oui c'est principalement
42:28principalement
42:29voilà
42:29comme vous ne l'avez pas dit
42:30je me permets
42:31Edouard Tétrault
42:32c'est une spécificité française
42:35en France en moyenne
42:36on consacre 35%
42:38de nos revenus au logement
42:40en Allemagne c'est 25%
42:42donc il y a vraiment
42:42un bug énorme
42:44et pour revenir
42:44sur ce qu'on se disait
42:45tout à l'heure
42:46quel est le point commun
42:48dans le programme
42:49LFI-RN
42:50et bien justement
42:51l'absence
42:52d'un discours
42:53construit
42:54sur comment est-ce
42:55qu'on va travailler
42:56davantage
42:56comment est-ce qu'on va
42:58renforcer
42:59nos finances publiques
43:01le poids
43:02l'influence
43:02de la France
43:03dans le monde
43:03comment est-ce qu'on va
43:04faire en sorte
43:04de travailler davantage
43:05pour rattraper
43:06les polonais
43:07vous vous rendez compte
43:08on en est à rattraper
43:09les polonais
43:10pardon pour eux
43:11et bien là
43:11en fait
43:12le point commun
43:13c'est qu'ils n'ont
43:14pas le moindre début
43:15de commencement de discours
43:16là-dessus
43:16et résultat
43:17ils engrangent les votes
43:18en revanche
43:19quand vous êtes
43:20dans les parties
43:21qu'ils soient
43:22centre-droite-gauche
43:23de l'effort
43:24le redressement
43:25on se retrousse les manches
43:27on y va
43:28on a un vrai projet collectif
43:29au-delà du dégagisme
43:30et bien alors là
43:31on est sanctionné
43:32et je ne sais pas
43:34comment on sort
43:34de cette impasse
43:35autrement que par
43:36un robinet
43:37un robinet d'argent
43:39qui se tarie
43:41là où j'aurais
43:42peut-être une toute
43:42petite nuance
43:43et aussi pour le plaisir
43:44pour le plaisir
43:46du débat
43:47c'est que
43:49je pense que
43:49la majorité des gens
43:50ne sont pas dupes
43:51c'est-à-dire qu'ils
43:52utilisent le vote
43:54RN et LFI
43:55et c'est d'autant
43:56moins grave
43:57quand c'est au niveau
43:57local
43:59pour dégager les autres
44:01les gens pourront
44:01à des cingles
44:02parce qu'il y a
44:02de la colère dedans
44:03que le mot dégager
44:04exprime plus que
44:05faire sortir
44:06ou remplacer
44:08mais que quand
44:08il s'agira en 2027
44:10de voter
44:11avec une conséquence
44:13sur le niveau
44:14de vie de ses enfants
44:16chacun
44:17ou une grande majorité
44:18des gens
44:18se rendra compte
44:19et sera
44:20et sera embêté
44:21de penser
44:22que si le pays va mal
44:23c'est soit de la faute
44:24des immigrés
44:24soit de la faute
44:25des riches
44:25parce que c'est ni l'un
44:26ni l'autre
44:27et que c'est une responsabilité
44:29collective encore une fois
44:30et la question est d'autre
44:31du coup
44:31qu'est-ce qu'on fait
44:31il faut toujours
44:32des boucs émissaires
44:32vous savez bien
44:33oui bien sûr
44:33mais je pense que
44:35la grande majorité
44:38d'entre nous
44:38c'est
44:40ce sont des boucs émissaires
44:42et donc les boucs émissaires
44:43ça peut faire plaisir
44:44à court terme
44:45mais si vraiment
44:46le souci
44:47c'est d'améliorer
44:48la vie de ses enfants
44:49ça suffit pas
44:50le bouc émissaire
44:50il faut trouver
44:51des vraies solutions
44:51concrètes
44:52et pas baratiner
44:52à ses gosses
44:53et là
44:54pour le coup
44:55je pense qu'il y a
44:56une place
44:56peut-être que je me trompe
44:57une place
44:57pour un discours de vérité
44:59qui passerait
45:00parce que la méfiance
45:00est très forte
45:01sur le bloc central
45:02qui passerait
45:02par des référendums
45:03en disant
45:04on va vous mettre
45:04face à vos responsabilités
45:06sur l'éducation
45:07le travail
45:08la transition énergétique
45:09et si la majorité du pays
45:11choisit le fossé
45:12comme disait De Gaulle
45:12et bien on choisira le fossé
45:14on choisira
45:14que nos enfants
45:15vivent moins bien que nous
45:16mais au moins
45:17il y aura la possibilité
45:18de choisir une alternative
45:19ça dépend de la question
45:20et puis souvent
45:21ils ne regardent même pas
45:22la question
45:23ils votent contre
45:23la personne
45:24ça si je peux me permettre
45:25d'être viche
45:25c'est un préjugé
45:26d'élite parisienne
45:27parce que quand on remet
45:29quand on prend
45:30je suis parisienne
45:30mais c'est vous l'élite
45:31quand on dézoome
45:32il y a eu 10 référendums
45:34depuis 1958
45:35le peuple
45:36a suivi le gouvernement
45:378 fois sur 10
45:38donc on est traumatisé
45:39par 2005
45:40où la majorité
45:41des élites
45:42était pour
45:42et la majorité du peuple
45:43a répondu non
45:44mais en fait
45:46un on répond
45:47à la question
45:47et deux
45:49quand on saisit
45:51l'essentiel
45:52de l'important
45:53dans un enjeu
45:56par exemple
45:56que les enfants
45:57vivent mieux ou pas
45:58peu importe
45:59le taux de CSG
46:00c'est secondaire
46:00Edouard Tétrault
46:01ça dit quoi
46:02du vote de 2027
46:04pour vous ?
46:05surtout comment on fait
46:06de la pédagogie
46:06c'est ça qu'il faut
46:08mais c'est toute la difficulté
46:09celui qui a essayé
46:10de faire de la pédagogie
46:11sur la lettre
46:11c'était François Béraud
46:12fait 34%
46:13celui à peau
46:14donc ça veut dire
46:15si ça ne paye pas
46:15bon d'abord
46:16moi je vote en toi
46:18voilà
46:19je vote en toi
46:20non mais c'est
46:21on va le retrouver
46:23dans les programmes
46:23rien ne peut se faire
46:25sans
46:27pas plus que l'assentiment
46:28mais sans embarquer
46:29le peuple
46:29il faut faire confiance
46:30au peuple
46:31et le mettre
46:32dans la confidence
46:33comme disait Marc Bloch
46:34il n'est pas impossible
46:35que l'on ait fait signe
46:36à Antoine
46:37justement pour
46:38venir
46:41comment est-ce qu'on relance
46:42le pouvoir d'achat
46:43le pouvoir de vivre
46:44des français
46:46et là
46:47il n'y a pas
46:47il n'y a pas
46:4810 000 clés
46:48c'est le travail
46:50le travail
46:50le travail
46:51il n'y a pas
46:52il n'y a pas
46:53l'épopée fantastique
46:54mais comment on raconte ça
46:55aux français
46:56d'abord
46:56la chance peut-être
46:58que l'on a
46:58si vous me permettez
46:59un très beau drapeau
47:00tricolore
47:00la chance que l'on a
47:01c'est que
47:02la guerre est à nos portes
47:04nous avons des discours
47:06d'économie de guerre
47:08du président de la république
47:09qui ne sont absolument
47:10pas suivis
47:12et donc là
47:14nous avons
47:14un défi collectif
47:16à relever
47:16pour mettre
47:17notre économie
47:18en ordre de marche
47:19pour
47:19le cas échéant
47:21confronter
47:22le plus difficile
47:22ça c'est
47:23la menace extérieure
47:25pèse sur nous
47:25nous allons vivre
47:27avec
47:28le conflit en Iran
47:29qui va s'enliser
47:30je suis d'accord
47:31mais c'est déjà le cas
47:32et vous voyez bien
47:33le résultat
47:34des élections
47:35qu'on vient d'avoir
47:35on est déjà
47:37dans cette situation
47:38oui mais on n'est pas encore
47:39en situation de pénurie
47:40on n'est pas encore
47:42à 3 euros
47:43le litre d'essence
47:44on n'est pas
47:45et il y a un moment
47:46il faut que ça fasse encore plus mal
47:47pour qu'on comprenne
47:49malheureusement
47:49l'histoire nous a montré
47:52l'histoire de notre pays
47:53nous a montré
47:54que nous sommes incapables
47:56de nous auto-réformer
47:57surtout quand nous avons
47:58la possibilité
47:59d'accroître
48:00vous vous rendez compte
48:00Paris
48:02fois 7 la dette
48:03en un quart de siècle
48:04et tout le monde applaudit
48:05et avec un niveau de service
48:08on ne va pas faire
48:09de polémique simple
48:10mais ce n'est pas
48:11dans les subventions
48:11et les déficits
48:12que réside le rebond
48:14c'est dans le travail
48:15dans l'effort
48:16et l'effort collectif
48:18le mot
48:19l'autre mot de la fin
48:22en train de foucher
48:23un mot d'optimisme
48:24ou pas d'optimisme du tout
48:25parce que là
48:25il nous a un peu plombé
48:26on a été pessimiste
48:28au départ
48:29en se disant
48:30c'est de mauvaise augure
48:31pour 2027
48:32oui mais
48:33pour le plaisir de le bas
48:34oui mais
48:34un enjeu local
48:35et pas un enjeu national
48:36et autant voter extrême
48:38au niveau local
48:39ça n'a pas de conséquences
48:41très graves
48:42pour l'avenir du pays
48:43autant au niveau national
48:45ça l'a
48:46et je pense
48:47qu'il y aura
48:48on peut espérer
48:49raisonnablement
48:49sans être bisonnance
48:50qu'on ait un vrai débat
48:52pour l'élection
48:53de 2027
48:54avec une chance
48:55pour un discours
48:56de vérité
48:57parce que
48:57encore une fois
48:58je pense que
48:58personne n'a envie
48:59que ses enfants
49:00vivent moins bien que soi
49:01et de penser
49:02que c'est
49:03en chassant les immigrés
49:04ou en taxant les riches
49:06qu'on va améliorer
49:07le niveau de vie
49:08de ses enfants
49:08je pense que
49:09personne n'y croit
49:10ou 90% des gens
49:11n'y croient pas
49:11et ils ont raison
49:12merci beaucoup
49:13merci Antoine Fauché
49:15merci Edouard Tétro
49:16merci de ce débat
49:17voilà c'est la fin
49:18de ce 18-19
49:18tout de suite
49:19vous retrouvez
49:19Stéphanie Collot
49:20pour son grand journal
49:21de l'écho
49:22et nous on se retrouve
49:23demain
49:24tiens avec notamment
49:25le patron de l'UFIP
49:26l'Union française
49:27d'industrie pétrolière
49:28intéressant de voir
49:29un peu comment
49:29il voit l'avenir
49:30du pétrole justement
49:31et du prix
49:32du gaz
49:33et du pétrole
49:34à la pompe
49:35à tout de suite
49:35à demain
49:36bonne soirée
49:38le 18-19
49:40d'Edwish Chevrillon
49:41sur BFM Business
49:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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