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  • il y a 1 jour
Elle a grillé toutes les étapes de la politique en commençant directement comme ministre. Elle a d'ailleurs survécu à tous les Premiers ministres d'Emmanuel Macron pendant 7 ans.
Désormais députée, Agnès Panier-Runacher siège dans le groupe Ensemble pour la République.

Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Chaque jour, Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !

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Transcription
00:00Mon invitée a grillé toutes les étapes de la politique en commençant directement comme ministre.
00:05Elle a d'ailleurs survécu à tous les premiers ministres d'Emmanuel Macron pendant 7 ans.
00:08Elle est désormais députée et siège dans le groupe Ensemble pour la République.
00:26Bonjour Agnès Pagny-Renaché.
00:27Bonjour.
00:28Alors je le disais à l'instant, vous avez longtemps été une ministre indéboulonnable, membre de tous les gouvernements à
00:33partir de 2018, à différents postes.
00:35Mais avec une constante, c'est que vous avez dû gérer des crises hors normes.
00:40On va revoir cela avec quelques images.
00:43Ça veut dire qu'il y a deux mois, on fabriquait 3,5 millions de masques par semaine, chirurgicaux et
00:49FFP2, et que fin mai, nous fabriquerons 20 millions de masques.
00:55Je suis en train de monter une opération commando pour faire en sorte que toutes les capacités qui peuvent être
01:01mises au service du développement du vaccin soient mises au service du développement des vaccins.
01:06Si un pic de consommation est atteint, le gestionnaire de réseau RTE pourrait couper l'électricité dans certaines zones.
01:13Ce sont des mesures ponctuelles et évidemment, notre responsabilité, c'est de nous préparer à tous les scénarios.
01:20Alors, ces trois archives datent de 2020, 2021, 2022, et alors à chaque fois, trois crises majeures que vous avez
01:25dû gérer.
01:26La crise des masques anti-Covid, celle des vaccins, et puis celle des coupures, enfin des risques de coupures d
01:31'électricité.
01:32Gérer des crises, c'est votre petit plaisir personnel ?
01:36Ce n'est pas un plaisir, mais c'est vrai que ça a été un fil rouge de ma vie
01:39professionnelle, puisque moi, je suis rentrée très tard en politique.
01:42Je suis vraiment un pur produit de la société civile, je découvre la politique à 44 ans, et par contre,
01:50avant, j'ai géré des crises.
01:51J'ai géré des crises à l'hôpital public, j'ai été numéro 3 de l'assistance publique hôpitaux de
01:55Paris au moment de la crise de la canicule,
01:58et j'ai géré des crises financières. J'étais en 2008 au moment de l'effondrement des banques et de
02:07la crise de subprime,
02:08et j'ai géré notamment la chute de Dexia, et à ce moment-là, j'ai lancé, sous l'égide
02:14du président de la République de l'époque, Nicolas Sarkozy,
02:17le premier fonds souverain français.
02:19J'ai géré des crises dans l'automobile.
02:20Vous aimez décortiquer les problèmes, analyser, trouver des solutions, c'est votre truc ?
02:25Alors, j'aime bien, effectivement, sortir de la caricature, j'aime bien la complexité, et j'aime bien démêler les
02:32fils de sujets complexes.
02:33C'est peut-être ça aussi ma patte, j'ai travaillé dans le public, j'ai travaillé dans le privé,
02:38ça me permet de parler différents langages,
02:40et je pense que ça explique aussi que le président de la République m'ait confié des crises,
02:45parce que peut-être j'avais cette capacité à les démêler avec plus d'assurance et d'innovation que d
02:52'autres.
02:52Moi, j'aimerais qu'on reparle un peu de ce que vous évoquiez à l'instant, c'est-à-dire
02:55que vous avez un CV impressionnant,
02:57HEC Sciences Po, l'ENA, vous l'avez dit, enchaîner des postes importants, à la fois dans le public et
03:02dans le privé,
03:02et en même temps, vous expliquez qu'en politique, on vous a souvent prise de haut parce que vous étiez
03:09une femme,
03:10parce que vous faisiez plus jeune que votre âge.
03:12Ce n'est pas un peu rageant, ça, de faire preuve de ses compétences et en même temps de ne
03:16pas être jugée sur ses résultats ?
03:18Non, je ne le dis pas sous forme de plainte, parce que moi, j'ai eu un énorme plaisir à
03:23porter les différents portefeuilles que j'ai eus.
03:26Le fait que parfois, il y ait un peu de condescendance à mon égard m'a aussi un peu protégé,
03:30parce que j'ai été une heureuse surprise dans la gestion d'un certain nombre de crises.
03:35Si vous voulez, si on n'attend pas grand-chose de vous, quand vous faites des bonnes choses...
03:38C'est-à-dire qu'on vous a peut-être sous-estimé, vos adversaires ne vous ont pas...
03:41Quand on lance l'alliance du nucléaire, par exemple, personne ne l'avait vu venir et ça peut aussi aider
03:45à faire bouger des choses.
03:47Et moi, je ne recherche pas nécessairement la lumière et le pouvoir.
03:50Ce qui m'intéresse, ce qui me passionne, ce qui m'a toujours passionnée,
03:53quand j'ai été dans le public et dans le privé, c'est de faire avancer les sujets, c'est
03:56les politiques publiques.
03:59Et donc, c'est un peu ce fil-là que j'ai tiré dans les différents portefeuilles que j'ai
04:02occupés.
04:03Alors, on va parler de vous, de votre parcours, de votre histoire, peut-être familiale aussi,
04:07parce que j'ai l'impression que vous avez été éduquée pour performer.
04:11Je dis ça parce qu'à propos de vos parents, vous expliquez les études et la réussite.
04:16Ça a été une obsession familiale jusqu'à la névrose.
04:20Oui, c'est vrai, parce que...
04:21Vous étiez sous pression.
04:22Non, pas sous pression, mais ma grand-mère n'a pas pu faire d'études.
04:29Elle est née dans un milieu modeste.
04:32Exactement.
04:33Elle était excellente à l'école.
04:36Elle est née dans un milieu modeste.
04:38C'était une jolie jeune fille.
04:40On lui a dit très expressément, écoute, toi, tu vas faire un mariage.
04:43Et elle a eu une sorte de souffrance de ça qu'elle a reportée sur ses enfants.
04:48Et l'éducation est devenue notre façon de nous affirmer et de conquérir le monde.
04:55Ça a été le cas de mon père qui a fait une grande école.
04:58Et derrière, mon père a reporté un peu cette attente professorale sur moi.
05:03C'est le mot qu'on puisse dire, parce que visiblement, il ne comprenait pas pourquoi les enfants, ça pouvait
05:06pleurer.
05:06Il ne voyait pas l'intérêt d'aller à une boum pour une adolescente.
05:10Il trouvait que c'était une perte de temps.
05:13Vous avez eu une enfance ?
05:14Non, j'ai eu... Alors, c'est vrai que ma cousine me disait, tu as des loisirs de vieux.
05:20Donc, j'allais au musée, j'allais voir des spectacles, etc.
05:23Mais j'ai eu une enfance, parce que j'ai eu aussi une extraordinaire liberté.
05:27Moi, à 14 ans, je partais en week-end chez les copains, ce qui n'était pas forcément partout pareil.
05:32Comme j'avais un an d'avance, j'étais avec des gens un peu plus âgés que moi.
05:36Donc, je vous rassure.
05:38Mais c'est vrai que la règle du jeu était très claire.
05:40C'est, si tu es bonne à l'école, tu as une liberté.
05:44Si tu es bonne à l'école, on te visse.
05:46Et du coup, j'étais très très bonne à l'école, parce que ça me permettait...
05:49L'échec n'était pas possible.
05:51Oui, mais ça me permettait aussi de...
05:53Mon frère était un peu plus résistant, et du coup, on lui privait d'argent de poche, on lui privait
05:57de choses.
05:58Moi, ça m'a permis, quelque part, d'avoir une extraordinaire liberté, de circuler comme je voulais.
06:04Enfin, adolescente à 13-14 ans, je rentrais tard le soir, je passais des week-ends chez les copains, je
06:11passais des soirées chez les copains.
06:12Et j'avais une paix royale de ce côté-là, dès lors que je délivrais les résultats scolaires qu'on
06:17me demandait.
06:17Délivrer, on a l'impression que c'est la ministre qui parle de l'adolescente.
06:21On va reprendre le fil de votre engagement en politique.
06:23Ça s'est fait à partir de 2016.
06:25Vous êtes engagée aux côtés d'Emmanuel Macron, vous avez fait campagne pour lui à Paris, sauf que vous vous
06:30êtes arrêtée là.
06:30Vous n'êtes pas présentée aux législatives dans la foulée.
06:33Pas du tout. Parce que je n'avais pas du tout envie de le faire.
06:35Vous n'aviez pas envie, mais alors là, on vous a proposé, j'ai lu, d'être directrice adjointe du
06:38cabinet d'Edouard Philippe, quand il a été nommé à Matignon.
06:40J'ai également refusé.
06:41Pourquoi ?
06:42Parce que j'étais dirigeante d'entreprise.
06:44Je dirigeais une entreprise de 5 000 personnes.
06:47Je m'éclatais à ce poste.
06:49J'avais une rémunération qui était tout à fait importante.
06:54Et donc, je n'avais pas du tout envie de quitter mon poste.
06:57Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis un an plus tard ?
06:59Parce qu'un an plus tard, là, on vous dit, maintenant, on vous propose d'être ministre.
07:01Et là, vous dites oui.
07:01Et là, mon époux de l'époque m'a dit, ah, ça, c'est autre chose.
07:07J'étais en Chine pour le travail.
07:09Je reçois 5 appels en absence sur mon téléphone quand j'atterris à Pékin.
07:15C'est Matignon.
07:16Je me dis, oh là là, il y a encore un truc qu'on a dû faire dans notre entreprise,
07:19puisqu'on avait une partie d'actionnariat public.
07:21Donc, je me suis dit, ça y est, il va falloir que je trouve des excuses, que je m'explique.
07:26Et en fait, c'est des messages pour me dire, pour me proposer d'entrer au gouvernement.
07:29Et je tombe littéralement de l'armoire.
07:31Et après, je me suis dit, ça ne va pas durer longtemps.
07:35Tu fais cette expérience une fois dans ta vie.
07:37Tu as un bagage professionnel qui est suffisamment important pour rebondir derrière.
07:43Donc, il faut quand même tenter l'aventure.
07:45– Mais alors, à quel prix ?
07:46Mais au sens propre du terme, parce que vous avez évoqué votre salaire.
07:49Si j'ai bien lu, vous avez accepté, du coup, de diviser par 5 votre salaire de l'époque en
07:55devenant ministre.
07:56Qu'est-ce qui fait accepter ça ?
07:58– D'abord, vous vous dites que ça ne va pas durer forcément très longtemps.
08:01Ensuite, c'est rendre, moi, ce dont j'avais bénéficié tout au long de la jeunesse.
08:09Moi, je sais à combien je dois à la République française.
08:13Les écoles, la santé, un cadre de vie formidable.
08:16Moi, mes parents sont d'une bourgeoisie intermédiaire.
08:21Mon père a réussi grâce aux études et je suis un produit un peu pareil.
08:25C'est-à-dire, c'est les études qui m'ont ouvert énormément de portes.
08:27Ce n'est pas le réseau familial, ce n'est pas l'argent.
08:31– J'aimerais qu'on évoque un moment peut-être compliqué de votre carrière politique
08:34quand le groupe de journalistes Disclose s'est intéressé à la carrière de votre père
08:39dans le deuxième groupe pétrolier français, Perenco,
08:41et à une donation qu'il a faite à vos enfants au moment,
08:45les journalistes s'y sont intéressés,
08:47au moment où vous avez été nommée à la transition énergétique.
08:50Et là, la presse a dit qu'il y a un conflit d'intérêts.
08:52Vous ne l'aviez pas vu venir, ça ?
08:54Parce qu'en fait, vous étiez liée par votre père à l'industrie du pétrole.
08:58– Alors, je ne l'ai pas vu venir parce qu'il n'y avait pas conflit d'intérêts.
09:01Et d'ailleurs, l'HATVP a été très clair sur le sujet.
09:04Mon père avait 77 ans au moment où j'ai été élue.
09:09Et Perenco est un groupe, je ne vais pas rentrer dans le détail,
09:12mais c'est un petit poussé par rapport à Total.
09:13Alors certes, c'est le deuxième groupe pétrolier,
09:15mais c'est un peu comme si vous comparez Grand Carrefour et le magasin,
09:19et l'épicerie du coin.
09:19On n'est pas du tout sur les mêmes tailles.
09:22Et ça a été particulièrement violent,
09:24parce que la donation qu'avait faite mon père à ses petits-enfants
09:27n'avait rien à voir avec ce groupe.
09:28C'est un salarié qui a toujours été salarié de ce groupe depuis 1979,
09:35et qui est parti à la retraite,
09:37qui avait conservé un petit lien de travail avec le groupe,
09:41et qui était même plus salarié du groupe,
09:43et qui avait fait dix ans avant une donation à ses petits-enfants
09:47avec l'argent qu'il avait gagné comme salarié.
09:50Et c'est devenu une histoire...
09:54Je pense que je suis une des rares politiques
09:57à avoir eu un communiqué de presse,
09:59disons que c'était faux, de l'achat de l'épée.
10:02Très vite, en deux mots, vous avez été élue députée en 2024.
10:06Première victoire au suffrage universel.
10:07Est-ce que ça a changé le regard du reste de la classe politique sur vous ?
10:10Totalement.
10:11C'est-à-dire que la techno est allée gagner
10:14dans une élection qui était difficile,
10:17puisque moi je parle vent de face en 2024,
10:19je ne suis pas génération Macron 2017,
10:21où on remporte beaucoup de circonscriptions,
10:24et je pars sur un territoire qui est difficile.
10:28Mais je pars en sincérité...
10:29Vous avez vu le regard des autres changer sur vous après ça ?
10:31Oui, et je suis partie en sincérité,
10:33parce que je suis partie sur un territoire où j'avais dit
10:34moi je ne veux pas une circo,
10:36où je ne rentre pas dormir chez moi le soir,
10:38je suis sur une circo,
10:40qui est ma circo,
10:41là où je suis,
10:42là où j'habite.
10:43Dernière question,
10:45vous avez été ministre pendant 7 ans, je crois ?
10:467 ans, tout à fait.
10:47Ça s'est arrêté en octobre 2025,
10:48j'aimerais vous confronter à cette phrase de François Goulard,
10:51ancien député,
10:52et puis ancien ministre,
10:53être ancien ministre,
10:53c'est s'asseoir à l'arrière d'une voiture
10:54et s'apercevoir qu'elle ne démarre pas.
10:57Est-ce qu'il n'y a pas une part de vérité ?
10:57Est-ce qu'on ne s'habitue pas quelque part
10:59à tout ce qui fait aussi la vie de ministre ?
11:00Non, parce que moi j'ai fait le choix
11:02de sortir du gouvernement.
11:03J'ai été renommée par Sébastien Lecornu,
11:08le 5...
11:08C'est votre choix personnel.
11:09C'est mon choix personnel.
11:10Quand je suis renommée...
11:11Cette question me tournait dans la tête.
11:13Quand je suis renommée le 5 octobre
11:15et que je vois que c'est exactement
11:17le même gouvernement que le précédent...
11:18Vous ne voulez pas en être ?
11:19Je me dis,
11:20il y a quelque chose qui me tourne pas rond
11:21et là, effectivement,
11:23je prends mon courage à deux mains
11:24et j'annonce,
11:26un, qu'il ne me semble pas...
11:28Parfois on annonce qu'on ne veut pas continuer
11:30parce qu'on sait qu'on ne va pas être repris.
11:32Oui, mais quand on est renommé le dimanche
11:34et qu'on annonce le mardi
11:35qu'on ne repart pas
11:36alors que le Premier ministre n'est pas renommé,
11:38je pense qu'il y a une certaine forme de sincérité
11:40sur la position.
11:42On va conclure avec notre quiz.
11:44Vous allez devoir compléter les phrases
11:45que je vais vous proposer.
11:46Quand on voit l'âge d'or de Bunuel
11:48à l'âge de 4 ans...
11:51Oui, c'est vrai.
11:53Bunuel, c'est quand même pas n'importe quel réalisateur.
11:56Vous l'avez vécu comment, ce film ?
11:58Parce que j'ai regardé.
11:59Il est bizarre.
12:00Oui, il est bizarre.
12:01Mais vous savez, quand on est...
12:02D'abord, je pense qu'il faut faire confiance
12:06à l'imagination des enfants.
12:07Quand les enfants sont des éponges
12:10et on a tendance à les sous-estimer
12:13et je trouve que cette médiocrité
12:15vis-à-vis des enfants
12:16est une violence qu'on leur fait.
12:18Ils ont droit à leur enfance, les enfants aussi.
12:20Mais oui, mais moi...
12:21Vous n'avez pas vu les Disney, par exemple,
12:23vous vous expliquez ?
12:23Oui, mais je les ai vus après.
12:24Les premiers, vous les avez vus
12:25quand vous êtes devenue maman.
12:26Exactement.
12:27Je les ai vus après, mais par contre,
12:28j'ai vu des films merveilleux.
12:29Moi, je suis une passionnée de cinéma.
12:31J'adore l'animation japonaise.
12:33Je les ai tous vus aussi.
12:35Et j'ai découvert des choses différentes,
12:37mais ça nourrit votre imagination.
12:39Donc là aussi, attention,
12:40une forme de restriction.
12:43Je veux dire, quand on prend les enfants
12:45pour des idiots, on n'est jamais déçus.
12:47Si j'étais devenue médecin ?
12:49Je crois que vous vouliez devenir médecin.
12:51Oui, ça, c'est peut-être...
12:52Ma fille est devenue médecin.
12:54Elle l'a fait pour vous.
12:56C'est peut-être comme ça
12:57que j'ai eu cette transmission.
12:58Enfin, être hyperlaxe en politique.
13:00Est-ce que c'est utile ?
13:01Vous êtes hyperlaxe.
13:02Au sens propre du terme.
13:03Je suis hyperlaxe au sens propre du terme.
13:05Vous faites des choses bizarres.
13:05Je vous le démontre.
13:06Ça fait très, très peur.
13:09Mais je ne suis pas hyperlaxe en politique.
13:11Non.
13:11Je pense des convictions assez fortes.
13:14Je les porte avec beaucoup de détermination.
13:17Et je me suis toujours dit
13:18que la proposition qu'on s'était faite en 2017,
13:21c'était de faire la politique autrement.
13:23Et j'essaye de continuer à faire de la politique autrement.
13:25Merci beaucoup, Agnès Pagnon-Renacher,
13:27d'être venue dans La politique et moi.
13:28Merci à vous.
13:29Sous-titrage Société Radio-Canada
13:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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