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  • il y a 4 minutes
Vendredi 27 mars 2026, retrouvez Kevin Le Nouail (Directeur associé, Avant-Garde Family Office) et Bertrand Lamielle (Directeur, Portzamparc Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:05Générique
00:10Chaque dernier vendredi du mois, nous dressons le grand tableau de bord des marchés avec deux experts à mes côtés.
00:16Bertrand Lamiel, directeur général de Porzant par gestion. Bonsoir Bertrand.
00:19Bonsoir Grégoire.
00:20Kevin Lenoir, il nous accompagne, directeur associé chez Avant-Garde Family Office.
00:24Bonsoir Kevin.
00:25Bonsoir Grégoire.
00:25Un mois de mars évidemment marqué par cette guerre dans le Golfe, ce conflit et cette crise iranienne.
00:32Bertrand, on va revenir évidemment sur les enjeux de marché mais un mot de la situation à travers notamment l
00:39'indice VIX qui mesure la volatilité des marchés
00:43et le graphique de long terme que vous nous apportez qui remonte à plus de 10 ans maintenant qui montre
00:50effectivement, et c'est assez visible, ce retour de la volatilité depuis le mois de mars.
00:55Alors sur des niveaux que vous avez arrêtés autour de 25 pour le VIX, même si au cours de la
01:00séance là on est tenté d'aller plutôt vers le niveau de 30.
01:03Que veut dire ce niveau de stress ? Qu'est-ce qu'il représente aujourd'hui et à quoi est
01:07-ce qu'on peut se comparer de ce point de vue-là Bertrand ?
01:1025 en général c'est un peu la borne où on se dit ok au-delà de 25, là les
01:15tensions commencent à se matérialiser.
01:17Tout le monde est en train de regarder ses petits pour se dire oh là là, où est-ce que
01:20je peux retirer de l'argent ?
01:21C'est le moment où on commence à sentir des tensions et en général, c'est ce qu'on a
01:26constaté sur les dernières crises, c'est le moment aussi où tous les actifs se recorrèlent.
01:32Donc en fait les endroits où on peut se mettre à l'abri, en général il n'y en a
01:35plus beaucoup parce que ça se tend sur les taux, ça se tend sur les matières premières, enfin bref.
01:39Donc voilà, on est dans cette période-là et sans avoir vraiment, alors peut-être juste aujourd'hui on arrive
01:46à 30,
01:46mais quand on dépasse les 30, là c'est qu'on est vraiment dans une période où là, tous sont
01:52aux abris.
01:52Donc ça se fait avec des journées où on peut avoir des marchés concrètement qui vont perdre 2 ou 3
02:00ou les regagner le lendemain.
02:02Donc il y a aussi beaucoup de nervosité sur la volatilité de la volatilité.
02:07Donc voilà, on est au milieu de ça.
02:09Par contre, ça c'est ce qu'on constate sur les marchés, enfin oui en général sur les indices.
02:15Quand on redescend un cran plus bas, la donne n'a pas véritablement changé.
02:21C'est-à-dire que les secteurs qui étaient mal lotis continuent à l'être et voire encore pire.
02:27Et ceux qui au contraire s'en sortaient bien sont toujours présents.
02:31La rotation sectorielle, on l'a eu plutôt fin d'année, début d'année,
02:35où les banques qui sont les grandes gagnantes depuis 3 ans, 4 ans sont toujours là.
02:41Par contre les assurances, elles ont lâché le train, elles sont retournées derrière.
02:44La tech, en fait la tech c'est une scission, c'est vraiment les semi-conducteurs.
02:49On a connu des belles années avec SAP par exemple sur les logiciels en Europe.
02:54On est passé sur ASML sur les semi-conducteurs.
02:58Aux Etats-Unis, on a vu que les 7 magnifiques, elles n'arrivaient pas à accrocher.
03:03Et que c'était d'autres acteurs qui arrivaient, souvent aussi des semi-conducteurs.
03:07Et ce qu'on a vu arriver fin d'un mois, à partir d'octobre-novembre,
03:12c'est hors des secteurs énergie, services aux collectivités, télécommunications.
03:21L'économie dure quoi !
03:23Les actifs tangibles !
03:24Les actifs tangibles !
03:25Et donc le portefeuille c'est assez étrange, c'est pas souvent qu'on a ça.
03:29Avoir des valeurs de pure tech, très cycliques, avec des valeurs complètement cycliques et capitalistiques.
03:36Mais aujourd'hui c'est ce qui fonctionne et ça fait maintenant plus de 6 mois.
03:40Et le mois de mars n'a pas changé ces tendances-là ?
03:43Au contraire !
03:44Même dans la baisse globale du marché, il y a une surperformance relative quand même de ces secteurs-là.
03:50Certains ont pu reculer évidemment, mais très peu.
03:54Les meilleurs sont restés sur des moyennes mobiles 20 ou 50 jours,
03:56là où tout le monde est passé en dessous de la 200 ou voire en dessous.
04:00Donc non, ça s'est même accentué.
04:04Je reviens sur ce que vous disiez, effectivement peu d'endroits pour se cacher.
04:08Là je regardais la performance d'un 60-40 évidemment sur le mois de mars.
04:11Donc évidemment, ça rappelle certains mois qu'on a vécu en 2022, Kevin.
04:17C'est la plus forte baisse pour un portefeuille équilibré, actions, obligations,
04:22depuis le mois de septembre 2022 je crois,
04:25sachant que l'année 2022 a été marquée par plusieurs mois de fortes corrections
04:28et de corrélations positives entre ces deux grands marchés, actions et obligataires.
04:34Sur le niveau de volatilité, qu'est-ce que vous dites Kevin ?
04:36Un VIX entre 25 et 30.
04:41Quelle histoire ça reflète ?
04:42Le marché là, chaque jour, est pris entre les doutes et les espoirs,
04:47avec en plus un facteur Trump et une communication et beaucoup de postures
04:51qui sont très difficiles à interpréter pour les investisseurs.
04:54Qu'est-ce que vous dites là au bout de quatre semaines ?
04:56On dit qu'on ne sait pas, et je crois que c'est ce que représente le marché,
04:59c'est ce qu'évoque Bertrand ici.
05:00On a un moment effectivement qui est très difficile à lire,
05:03très emprunt de bruit, ce qu'on appelle le bruit auprès de nos clients,
05:06c'est-à-dire un bruit quasiment médiatique effectivement avec les interventions de Trump,
05:09et on sait qu'on ne sait pas.
05:10Et c'est ce que l'on communique aujourd'hui à nos clients,
05:12et le marché fondamentalement se trouve pris entre deux feux,
05:15puisqu'il considérait effectivement un conflit très court-termiste pour commencer,
05:18c'est-à-dire plutôt ce qu'on anticipait même le mois dernier,
05:21et le temps étant l'ennemi de ce type de conflit,
05:24chaque jour qui passe, vous l'avez dit en introduction,
05:26la peine se renforce.
05:27Donc c'est aussi très illustratif de ce que disait Bertrand sur la rotation des actifs,
05:31c'est tout à fait vrai qu'on n'a pas de rotation, de nouvelle rotation en l'occurrence,
05:35on poursuit un mouvement qui a été entamé effectivement,
05:38moi je le considère plutôt en début d'année,
05:40et en l'occurrence ce mouvement il se poursuit parce qu'on ne sait pas quoi faire en réalité.
05:43On n'a pas une rupture qui est une rupture aujourd'hui structurelle,
05:47elle reste très conjoncturelle dans l'approche des investisseurs,
05:50à considérer que le choc peut vite se résorber,
05:52donc dans ce cadre-là effectivement, on ne sait peu quoi acheter et on ne sait peu quoi vendre.
05:57Le point essentiel sur la volatilité,
05:59c'est qu'effectivement on arrive maintenant sur des niveaux,
06:01dans lesquels là, rien ne tient.
06:03Et on le voit très très bien, le seul actif aujourd'hui qui protège nos portefeuilles,
06:06c'est le dollar.
06:08C'est le seul actif pour d'autres raisons qui se renforcent.
06:11Mais la crise étant aujourd'hui également une crise potentiellement inflationniste,
06:14effectivement les taux ne tiennent pas et ne servent à rien aujourd'hui dans le portefeuille.
06:18Alors vous êtes venu avec des graphiques évidemment représentant la performance des indices
06:23depuis ces derniers mois.
06:25La guerre coûte cher aux indices européens, vous dites Bertrand,
06:29avec un graphique qui montre effectivement, au moins dans les premiers temps,
06:34que c'est plutôt l'Europe qui était plutôt en phase de surperformance par rapport aux Etats-Unis.
06:40On parlait là pour le coup, on parlait beaucoup de cette rotation en dehors des marchés américains.
06:45Beaucoup d'investisseurs se projetaient vers d'autres marchés dont l'Europe.
06:48C'est l'Europe qui, pour l'instant, accuse le coût le plus fort.
06:53Oui, alors l'euro-dollar a cessé de se dégrader.
06:57Globalement, on est à peu près flat depuis le début de l'année.
06:59L'Europe qui avait pris pas mal d'avance sur l'année 2025,
07:03en fait s'est fait rattraper très rapidement, en termes boursièrement parlant.
07:07Alors que quand on regarde du côté des Etats-Unis, franchement l'image n'est pas géniale.
07:12On a été habitué à avoir des Etats-Unis tirés par les 7 magnifiques.
07:17L'indice composé des 7 magnifiques, on doit être à moins 12.
07:21On citait avant l'émission Microsoft à moins 30 depuis le début de l'année.
07:24Donc franchement, ça fait pas rêver.
07:26Pour autant, voilà, il y a eu un...
07:27Depuis octobre, c'est des valeurs qui sont quasiment toutes en bear market, quasiment aujourd'hui.
07:31Oui, clairement, il y a Alphabet qui tient, qui tenait encore à peu près,
07:36qui devait être juste à moins 4.
07:37Mais bon, voilà, ça fait pas des performances géniales.
07:42Et en fait, ça se passe ailleurs, parce qu'on a quand même 63% des valeurs du S&P
07:49500
07:50qui font mieux que le S&P 500.
07:53Donc voilà, sauf qu'elles sont petites.
07:55Donc en fait, voilà, elles arrivent pas à tracter...
07:57Et que leur poids n'arrive pas à compenser la baisse de quelques autres, quoi.
08:01Ben non, parce que les 7 magnifiques, on doit être à quasiment 30% de l'indice en pondération.
08:05Donc voilà, quand vous avez un tiers qui marche pas...
08:07Bon, mais les deux tiers, du coup, font quasiment mieux.
08:10Mais il faut aller les chercher, et souvent, c'est sur des secteurs qui sont petits dans les indices américains.
08:16Typiquement, je crois que l'énergie, on doit être à 3 ou 4%.
08:18Enfin, je veux dire, clairement, chez nous, c'est total, on doit être à 8% du cap, quelque chose
08:23comme ça.
08:23Aux États-Unis, malgré le fait qu'ils aient des masses solontes avec des chevrons ou autres,
08:27c'est un tout petit secteur pour eux.
08:29Donc voilà, mais en stock picking, pour le coup, on arrive vraiment à bien s'en sortir et à marquer
08:37la différence.
08:37Parce que le S&P 500 en euros doit être à moins 3, moins 4%, à peu près comme en
08:42dollars.
08:43Nous, notre mandat US, on était à plus 7, plus 8.
08:45Donc en fait, et sans faire des trucs géniaux, objectivement.
08:48Juste, vous avez choisi de sortir les 7 magnifiques parce qu'elles sont vraiment très faibles.
08:55Déjà, ça évite la sous-performance.
08:57Et après, du bon picking avec des dossiers comme Micron ou Silliette,
09:00parce que c'est le segment qui marche bien dans la tech,
09:03c'est vraiment le segment dur de la mémoire des sociétés hyper cycliques,
09:07mais qui du coup vous rentre des performances entre 40 et 80%.
09:11Une fois que vous avez fait ça, vous avez fait une partie du job.
09:14Donc en fait, oui, c'est un marché qui est un peu spécial et on n'y est plus du
09:18tout habitué.
09:19Ça fait très, au moins 5-6 ans que le S&P Equal White n'a pas fait mieux que
09:24le S&P 500.
09:26Donc il y a aussi une nouvelle donne qui est en train de se faire là-bas aux Etats-Unis.
09:29Sur l'Europe, quand même, pourquoi est-ce que c'est nous qui accusons le coût le plus lourd ?
09:34Sur le plan boursier, j'entends évidemment Bertrand.
09:38Et est-ce que ça change les perspectives qu'on avait en début d'année pour les marchés européens
09:43qui pouvaient bénéficier de valorisations un peu moins élevées qu'aux Etats-Unis,
09:48qui bénéficiaient d'un setup macro plutôt favorable, il faut le dire,
09:52avec des plans d'investissement, de la dépense budgétaire en Allemagne essentiellement,
09:57et donc l'idée d'une reprise cyclique ?
09:59Est-ce que cette histoire-là, elle s'est arrêtée au 28 février ?
10:02Non, mais quelque part, les indices européens, ils payent un peu la surperf qu'ils ont eue antérieurement,
10:11qui était due à la banque.
10:12Parce que là, pour le coup, on parlait de poids des secteurs.
10:15La banque, c'est un gros secteur en Europe, on est du côté des 16%.
10:18C'est une performance depuis trois ans qui est énorme.
10:21L'an dernier, l'indice bancaire, il fait 80%.
10:24Donc au bout d'un moment, quand ça tremble un petit peu, c'est quand même très cyclique une banque.
10:28C'est quand même ce qui finance une économie.
10:31Donc forcément, les bruits de bottes d'un côté,
10:33des sujets sur la dette privée,
10:35donc où on voit revenir le spectre qu'on a connu en 2007-2008
10:40avec les dettes sur l'immobilier américain.
10:43Sauf que bon, il y a un effet taille, c'est quand même 10 fois plus petit.
10:46Oui, oui, oui.
10:48Mais ça peut suffire.
10:49Rappelons-nous la Grèce, 2% de l'Europe.
10:51À chaque fois, on nous dit que ce n'est pas systémique.
10:53Enfin, ça commence toujours comme ça.
10:55Non, non.
10:55La classique, cette fois-ci, ce n'est pas la même.
10:57Bon, et donc forcément, là, les banques, c'est un secteur qui s'est renversé.
11:02Mais comme il y avait une grosse performance,
11:04objectivement, ça reste un secteur haussier.
11:06Donc ça, il ne faut pas se bien prendre la tête.
11:07Ça n'a pas cassé la tendance.
11:08Non, ça n'a pas cassé la tendance.
11:09Parce qu'il y avait une telle pente qu'il en faudra beaucoup plus pour casser la tendance.
11:13Il y a quand même un sujet.
11:14On se pose des questions sur la croissance.
11:17On aura probablement moins de croissance.
11:19Parce que globalement, tout ce qui se passe du côté du golf,
11:25ça va recréer des tensions sur les chaînes logistiques.
11:29Donc on sait que les trimestriels arrivent bientôt.
11:35ce que les entreprises sont capables de nous dire.
11:37C'est quand même très récent.
11:40Mais voilà, l'hypothèse de se dire qu'on fera moins de croissance
11:43que ce qu'on avait prévu en début d'année,
11:45franchement, ce n'est pas...
11:46Oui, on ne prend pas trop de risques.
11:47On va prendre des grands clairs pour le deviner, oui.
11:49Ça, j'entends.
11:50Donc voilà, ça va peut-être recaler un petit peu les niveaux sur les banques.
11:54Mais les banques ont des ratios de capitalisation,
11:58des ratios prudentiels.
12:00Nickel.
12:00Ça sert du dividende.
12:02Enfin bref, donc...
12:03Elles ont traversé SVB, Crédit Suisse, etc.
12:07Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain.
12:09Il faut bien remettre les choses en perspective de ce point de vue-là.
12:12Sur cette grande comparaison des marchés boursiers,
12:14alors il y a les prix et également les valorisations de ces marchés,
12:19Kevin, et vous nous montrez.
12:21Alors là, c'est une chute assez homogène
12:24entre les Etats-Unis, l'Europe et l'Asie,
12:27des niveaux de valorisation partant des marchés les mieux valorisés
12:31qui sont et restent toujours les marchés américains
12:33et puis les marchés plus value qui sont les marchés émergents et européens.
12:37Absolument, absolument.
12:38Pour accrocher ce qui vient d'être dit globalement,
12:40sur le mois, les investisseurs ont fait le choix
12:44d'aller vendre globalement les zones
12:46qui étaient les plus dépendantes énergétiquement.
12:47Je pense qu'il ne faut pas aller chercher beaucoup plus loin,
12:50notamment dans les compositions indicielles ou économiques,
12:52parce que sur la Corée, ça peut se discuter,
12:55mais globalement, c'est le schéma qu'on a vu.
12:57Donc, c'est très peu étonnant, effectivement,
12:59de voir, un, l'Europe reculer beaucoup plus
13:01par rapport aux Etats-Unis
13:03parce que, comme le disait Bertrand,
13:04elles ont pris de l'avance, ces européennes,
13:06et aussi dans la construction des indices.
13:08Si on regarde un Eurostock 50,
13:09effectivement, on a quand même une dépendance financière,
13:11industrielle qui est plus importante
13:13vis-à-vis d'un S&P 500 qui ne l'est pas.
13:15Mais regardons, on change de zone,
13:16mais regardons un FTSE,
13:17sur le FTSE, on n'a pas cette difficulté-là
13:19qui reste en territoire neutre à positif.
13:21Ça dépend de la minute à laquelle on regarde ça.
13:23Donc, c'est aussi cette composition qui a fait beaucoup,
13:25mais quand on rentre, effectivement, dans l'indice,
13:28en réalité, on a peu de dossiers,
13:31aujourd'hui, selon nous, qui se sont ouverts.
13:32J'en viens à la valorisation après.
13:35Ce que montre le graphique, effectivement,
13:37très intéressant, il y a plusieurs lectures.
13:38En fait, si on a une lecture un peu par réflexe,
13:40on se dit, quel point d'entrée fabuleux.
13:42L'année dernière, à cette date-là,
13:44c'est exactement le moment où on appelle nos clients
13:46en leur disant, c'est maintenant.
13:47On ne sait pas quel est le point bas,
13:49on ne sait pas quelle est la fin de la volatilité,
13:50mais vous ne faites pas une très grosse erreur
13:51à rentrer à 19, 18 fois les bénéfices
13:53sur le S&P 500 anticipé.
13:55Aujourd'hui, on est plus prudent.
13:57Il y a une différenciation,
13:58c'est qu'effectivement, ça recorige très fortement.
13:59C'est le Libération Day, on le voit sur le graphique.
14:02La baisse de PE de quelques points,
14:05elle correspond à peu près à ce qui s'est passé
14:07au moment de Libération Day en avril 2025.
14:10Absolument, sauf qu'à Libération Day,
14:12on n'est pas encore dans la mode du taco,
14:14mais on se dit, effectivement,
14:14il va y avoir un demi-tour.
14:15On n'est pas dans une géopolitique militaire,
14:17en l'occurrence.
14:18Donc, on se dit que le retour en arrière
14:19est beaucoup plus facile d'un trait de plume
14:21par rapport au bruit des bottes qui vient d'être évoqué.
14:23Première chose.
14:24Et puis, la deuxième chose,
14:25c'est qu'à l'heure actuelle,
14:26les bénéfices par action ne sont pas revus.
14:28Donc, on a, en fait...
14:29Les années, ils ne sont pas encore bougées.
14:30Exactement.
14:31En fait, on a...
14:32Très difficile pour eux, bien entendu.
14:34C'est aussi pour ça qu'on dit
14:34pas d'achat par réflexe, de ce point de vue-là,
14:36parce que, attention,
14:38sur les bénéfices par action,
14:39on n'a pas refait nos calculs,
14:40ils n'ont pas été réajustés.
14:42Donc, potentiellement,
14:42votre dénominateur dans le ratio,
14:44il va être très chahuté, en l'occurrence.
14:46S'il est chahuté, il va être chahuté à la baisse.
14:48Donc, en l'occurrence,
14:49ça fait remonter votre ratio,
14:50ça veut dire que votre indice,
14:50il peut perdre 10 points
14:51sans que la valorisation ne reboute.
14:53Maintenant, sur la lecture propre,
14:55ce que l'on voit mal sur le graphique,
14:56et j'en suis désolé pour l'épaisseur,
14:58c'est qu'évidemment,
14:59les États-Unis corrigent,
15:00et ça, c'est intéressant,
15:01parce que malgré un choc qui est plus terne,
15:04en fait, les BPA sont recorrigés
15:05sur les techs, notamment, pour partie.
15:07Donc là, ça se voit directement.
15:09Mais ce sont les émergents, en réalité,
15:10qui quasiment dessinent un point d'entrée idéal,
15:12si on devait en venir ici.
15:14Et l'Europe,
15:15l'Europe, en réalité,
15:16le graphique, encore une fois,
15:18elle montre mal,
15:18mais on ne retrace pas tant que ça,
15:20de ce point de vue-là.
15:21Et là, on a, pour moi,
15:22la crainte, encore une fois,
15:23sur les BPA à avoir en tête.
15:24C'est-à-dire que le retracement de l'Europe,
15:25il n'est même pas à la moitié du niveau.
15:27Vous dites que le pays de type ne peut pas être aussi
15:29systématique ou aussi aveugle
15:30qu'au moment de l'Iberation.
15:31Absolument pas,
15:32parce qu'on a une implication
15:33dans la crise actuelle
15:34ou dans le conflit actuel
15:35qui a une implication sur les deux hypothèses,
15:38encore une fois, de nos valorisations,
15:39je le rappelle,
15:40bénéfices par action,
15:41donc ça, ça n'a pas été revu,
15:42et puis les taux, bien entendu.
15:43Ça, c'est la discussion
15:45qu'ont les investisseurs aujourd'hui,
15:46ce sont les taux.
15:47C'est les anticipations
15:48de taux de banque centrale.
15:49On avait des anticipations
15:50qui étaient à encéphalogramme plat
15:52sur l'Europe.
15:53Elles étaient plutôt à la baisse
15:54sur les États-Unis.
15:55Et donc, quand vous êtes
15:56sur cette hypothèse-là,
15:57globalement, le marché aujourd'hui,
15:58c'est deux à trois hausses de taux
15:59d'ici la fin de l'année en Europe.
16:00Donc, mécaniquement,
16:01votre facteur d'actualisation,
16:03il n'est pas terminé.
16:04On pourra y revenir, évidemment,
16:06mais je reste sur l'histoire du taco.
16:08Est-ce que trop de tacos
16:09tue le taco ?
16:10Il y a un phénomène d'apprentissage.
16:13C'est-à-dire que si le marché
16:16refuse de baisser en se disant
16:18qu'il y aura de toute façon un rebond,
16:21finalement, il ne se passe rien.
16:24Et c'est vrai que là,
16:26les marchés actions corrigent
16:28plutôt gentiment.
16:29La chute était beaucoup plus forte
16:31entre le 2 et le 9 avril dernier.
16:34Les niveaux de taux sont sensiblement
16:36les mêmes.
16:36On est quasiment à 5%
16:37sur du 30 ans américain aujourd'hui.
16:39Mais est-ce qu'il y a un phénomène
16:40d'habituation aussi
16:42à ce phénomène taco ?
16:43Est-ce qu'on a moins envie
16:44de vendre dans ces phases de stress
16:46en se disant
16:46la dernière fois que j'ai vendu,
16:47j'ai mis 6 mois
16:48avant de revenir dans le marché
16:49et j'ai raté tout le rebond ?
16:52Ou est-ce que là,
16:53c'est une histoire différente, justement ?
16:55Je pense que
16:58les réflexes humains
16:58ne vont pas changer.
16:59Donc là,
17:01peut-être que certains se disent
17:02mais non, il va changer.
17:03En gros, j'ai appris
17:04et de toute façon,
17:05j'ai le cuir épais
17:06jusqu'au moment
17:07où la QRS va sceller
17:08et tout le monde
17:09va vendre en panique
17:10et on retrouvera
17:11la volatilité
17:12qu'on a parlé tout à l'heure
17:13qui reste en dessous de 30.
17:14On aura ce moment
17:15où à un moment donné,
17:16tout va partir
17:17et on aura une journée
17:19à moins 5,
17:20moins 6
17:20et une volatilité
17:22qui va monter
17:22à 36 ou plus.
17:25Je serais très étonné
17:26qu'on s'arrête là.
17:28Il faut qu'il y ait
17:28un moment un peu
17:29de climax quand même,
17:30un moment un peu
17:30de capitulation générale.
17:32Oui,
17:33la dernière,
17:34c'était quoi ?
17:35C'était en 93,
17:36je crois,
17:37j'ai regardé.
17:38Le point bas,
17:39c'est le moment
17:39où les troupes débarquent.
17:41Oui.
17:42Derrière,
17:43le marché repart.
17:44Donc,
17:44c'est assez souvent
17:44qu'on pourrait avoir ça.
17:46Donc,
17:47je ne sais pas
17:47ce qui va se passer.
17:49Donc,
17:49nous,
17:49ce qu'on voit,
17:50je le disais,
17:51pas de changement
17:55sur les techs
17:55pour en revenir
17:56à ce qui était dit
17:57sur les niveaux de valorisation
17:58aux US.
18:01Je vais bien dans le sens
18:02de ce que dit Kevin
18:02parce qu'il y a
18:03un autre sujet,
18:04c'est que
18:06les 7 magnifiques
18:07sont des gros pourvoyeurs
18:08de rachats d'actions.
18:10Or,
18:11il n'y a pas d'argent magique.
18:12C'est-à-dire que
18:12l'argent
18:13et les sommes considérables
18:15qu'on leur a reprochées
18:17d'avoir mis
18:17pour acheter
18:18de la mémoire à Nvidia
18:19pour faire des constructions
18:21de centrales électriques
18:22ou autres,
18:23elles ne pourront pas le mettre
18:23dans le share buyback.
18:24Elles ne pourront pas le mettre
18:25dans le rachat d'actions.
18:26Or,
18:26ça a été
18:28pendant
18:29les dernières années
18:30le premier acteur,
18:31le premier acheteur
18:32sur le marché américain,
18:33c'était les sociétés
18:34elles-mêmes.
18:35C'était des centaines
18:35de milliards par an
18:36que ces boîtes-là
18:37rachetaient.
18:37Apple,
18:37c'était 90 milliards
18:39par an
18:39pour racheter
18:40ses propres titres.
18:41Il y avait
18:411000 milliards
18:42de rachats d'actions.
18:44Donc là,
18:44on est à peu près sûr,
18:46enfin,
18:47dit autrement,
18:47je serais très étonné,
18:49je ne vois pas
18:49d'où elle sortirait l'argent,
18:50ce n'est pas possible
18:51à un moment donné.
18:51Donc ça,
18:52ce moteur-là
18:54d'achat
18:54sur les 7 magnifiques,
18:57il va être
18:57beaucoup moins puissant.
18:59Donc c'est pour ça
18:59qu'on ne se précipite pas
19:00pour en racheter
19:02et donc on préfère
19:03aller sur ceux
19:04qui pour l'instant
19:05vendent les pelles
19:06et les pioches
19:07plutôt que d'aller chercher...
19:08Le graphique,
19:09effectivement.
19:09Mac7 versus Sox,
19:10Sox,
19:11c'est l'indice
19:11des semi-conducteurs,
19:13le Philly Sox
19:15aux Etats-Unis.
19:16C'est ce que vous disiez,
19:17ça,
19:17il y a la gueule
19:18de crocodile
19:18qui est en train
19:19de sourire
19:20entre ces deux univers.
19:22On a le client,
19:22le fournisseur,
19:23donc pour l'instant,
19:24ceux qui sont très à l'aise,
19:25c'est les vendeurs
19:26parce que tout le monde
19:27fait la queue
19:28pour en avoir.
19:29Ils ont des carnets
19:30de commandes record.
19:31Ça leur permet
19:32de continuer à investir
19:33et de sortir des puces
19:33toujours nouvelles.
19:35Mais en fait,
19:36là aussi,
19:37est-ce qu'il y a des limites
19:38à la croissance
19:39de ces boîtes
19:40de semi-conducteurs ?
19:41Des limites physiques.
19:42On parlait des chaînes
19:43d'approvisionnement,
19:45on parle des gaz
19:46qui peuvent se retrouver
19:47perturbés,
19:47évidemment,
19:48avec le blocage
19:50d'Ormuz.
19:51Et puis,
19:52simplement,
19:53que tous les fabricants
19:54de puces,
19:55de mémoires vives,
19:56vous dites,
19:56on n'arrive pas
19:57à servir la demande
19:59telle qu'on le voudrait.
20:01Donc,
20:01en bout de chaîne,
20:02on se retrouve
20:03avec des composants
20:04qui manquent
20:04et peut-être aussi
20:06un manque d'énergie,
20:06un manque de main-d'oeuvre
20:07aussi dans l'industrie
20:08des semi-conducteurs.
20:09Visiblement,
20:10il manque quand même
20:10beaucoup de gens
20:11aujourd'hui
20:12si on voulait tourner
20:13à plein régime.
20:15Tant et si bien
20:15que les taux de capacité
20:16sont obligés
20:17de production
20:18dans les usines
20:19sont parfois obligés
20:20d'être un peu abaissés
20:21parce qu'on n'a pas
20:22suffisamment de main-d'oeuvre
20:23pour faire tourner
20:23les usines à plein régime.
20:25Il y a des investissements...
20:26Il y a des problèmes de riche,
20:27j'entends.
20:27Il y a des usines
20:28qui sont en train
20:29de voir le jour
20:30et les carnets de commandes
20:32qui sont records
20:33ne vont pas être servis
20:33en une année.
20:34Ah ben non.
20:35Donc,
20:36ça restera quand même
20:37des sociétés
20:37qui vont être
20:38sur des taux de croissance
20:39à 25-30%
20:40mais surtout,
20:41ce qui va se passer
20:42c'est que c'est les marges
20:43qui étaient déjà
20:44très coquettes
20:44au-dessus de 50%
20:45qui vont atteindre
20:46globalement souvent
20:47les 70%.
20:48Donc,
20:49ça rentre aussi
20:50dans la composition
20:51de la valeur
20:51des semi-conducteurs.
20:54Après,
20:55il faut avoir en tête
20:56que vu de loin
20:58on se dit
20:58bon ben ok,
20:58très bien,
20:59je mets tout sur les semis
20:59et en avant
21:00j'ai bien le remis.
21:01Attention parce que
21:02il y a...
21:02Très cyclique.
21:04Très cyclique.
21:05Les prix et les volumes
21:06marchent ensemble.
21:06Donc,
21:07en ce moment,
21:07les prix et les volumes
21:07montent.
21:08Donc,
21:08c'est génial.
21:09Mais quand ça se retourne,
21:10c'est des boîtes
21:11qui potentiellement
21:12vont en perte.
21:13Il y a un autre sujet,
21:14c'est qu'à un moment donné,
21:15vous pouvez louper une marche.
21:16C'est-à-dire que
21:17vous êtes très bien
21:18et tout d'un coup,
21:19votre puce,
21:19il y a le concurrent
21:20qui vous double par la droite
21:22et qui dit
21:22tiens,
21:22moi j'en ai une
21:23alors qu'il ne sera pas
21:24moins cher
21:25mais qu'il sera plus performante
21:26ou il peut y avoir
21:27des solutions
21:30pour faire en sorte
21:31qu'elle consomme
21:33moins d'énergie
21:34ou qu'elle soit
21:35plus performante,
21:36des assemblages différents.
21:38Donc,
21:38ça,
21:38c'est des choses
21:39qui viendront
21:40perturber
21:40le chemin de performance
21:41de ce type de valeur.
21:43On en a eu un dernièrement.
21:45Là,
21:45manifestement,
21:45Google a trouvé une façon
21:48dans les intelligences
21:49artificielles
21:50d'avoir le même
21:51taux de réponse
21:52avec une consommation
21:53beaucoup moindre
21:54de mémoire,
21:546 fois moindre.
21:56Ça explique entre autres
21:58pourquoi des dossiers
22:00comme Microm,
22:01comme Sandisk ou autres
22:02ont dû perdre
22:036 ou 7% hier
22:04sur un sujet.
22:06De concurrence.
22:07L'ambiance générale
22:08n'est déjà pas géniale
22:09mais quand vous avez
22:09ce type de nouvelles,
22:10des moments
22:11comme on a eu
22:12avec DeepSeek.
22:14Oui,
22:14ou DeepSeek,
22:15évidemment.
22:16Oui, bien sûr.
22:17Alors après,
22:17il va falloir encore une fois
22:19faire la différence.
22:20Est-ce que ça fonctionne
22:21ou pas ?
22:23Ce n'est pas de tout repos
22:24mais c'est une vraie révolution
22:26à laquelle on est en train
22:27d'insister
22:28et ça fait bouger
22:29pas mal les lignes.
22:30Oui.
22:31On parlait,
22:32alors la saison de résultats
22:34va assez vite revenir
22:35dans les prochaines semaines
22:36aux Etats-Unis
22:37mais on parlait
22:37des niveaux
22:38de cash flow
22:39des entreprises
22:41américaines
22:41en l'occurrence.
22:42Kevin,
22:43oui,
22:43là vous le montrez
22:44avec la marge
22:46de free cash flow
22:47du S&P 500,
22:48c'est ça ?
22:48Absolument.
22:49Bon,
22:49on voit une lente décrue
22:51effectivement
22:52partant de niveau
22:53qu'atteignait les 10%,
22:55voire qu'il dépassait
22:55les 10%
22:56il y a encore
22:57quelques années à peine.
22:58Absolument.
22:58C'était faire un pas
22:59avec ce graphique-là
23:00sur l'historique
23:01par rapport
23:02au dernier choc inflationniste
23:03que l'on avait eu
23:03et la réaction des entreprises.
23:05Et donc effectivement,
23:07la simple lecture
23:09donne à voir
23:10effectivement
23:10des marges
23:11qui sont réduites.
23:12On ne parle pas ici
23:13de marges opérationnelles
23:14en l'occurrence,
23:15mais des marges
23:15qui in fine se réduisent.
23:16Et donc ça,
23:17dans un monde
23:17qui est un monde
23:18encore une fois
23:19inflationniste,
23:20concurrentiel,
23:20comme ça a très bien été dit,
23:22méfiance sur ces niveaux-là.
23:24Puisque globalement,
23:25ce que l'on dit,
23:25c'est que la réserve
23:26aujourd'hui,
23:26elle s'amenuise.
23:27Et si elle s'amenuise
23:28en plus dans un univers
23:29de taux qui augmente,
23:30si vous avez encore
23:31des investissements
23:32à faire
23:32et des surcapacités
23:33à pourvoir,
23:34ça peut potentiellement
23:35poser problème.
23:36C'est ça qui fait
23:37l'ambiance du marché
23:37aujourd'hui.
23:38C'est ce qui a été évoqué,
23:44très élevé
23:44et donc des niveaux
23:45de trésorerie
23:45qui étaient très élevés.
23:47Elles dormaient
23:47sur des trésors de guerre
23:48pour certaines.
23:49Elles ne les ont plus
23:50ou en tout cas,
23:50elles sont en train
23:51de les épuiser
23:51sur de nouvelles capacités.
23:53C'est tant mieux
23:53pour l'investissement
23:54et pour le renouvellement
23:56de la croissance.
23:57Mais si on croit cela
23:58avec un choc,
23:59non pas cyclique,
24:00mais uniquement un choc
24:01sur les taux potentiels,
24:03le choc peut être très rude
24:04en l'occurrence.
24:05C'est simplement
24:06ce que l'on voulait
24:06de dire ici.
24:06Avant même de parler
24:07des investissements,
24:08des capex,
24:09des dépenses,
24:10il y a aussi la manière
24:11dont les entreprises
24:12vont absorber
24:13ce choc de prix
24:14ou ce choc inflationniste.
24:17Je ne sais pas
24:17comment il faut le calivier
24:19parce qu'on va bien le voir
24:22même si c'est que
24:23sur quelques mois,
24:24avril, mai, juin
24:25et peut-être un peu plus,
24:26seront des mois marqués
24:28par une hausse
24:29des prix des entrants
24:31pour les entreprises.
24:32On l'a déjà vu
24:33dans les premières enquêtes.
24:34Là, ça va assez vite.
24:35Est-ce que les entreprises
24:36auront encore la capacité
24:38à répercuter
24:38ces hausses de coût
24:39dans les prix finaux ?
24:40Exactement.
24:41C'est la vraie question
24:41qui se pose.
24:42En fait, vous avez
24:43deux solutions
24:44comme on aime à le répéter.
24:45Vous augmentez votre volume
24:46ou vous baissez votre prix.
24:47Vous augmentez votre prix, pardon.
24:49Donc là, ça pose
24:49une vraie difficulté
24:50parce qu'encore une fois,
24:51quand on a déjà
24:52des niveaux de marge
24:53qui sont des niveaux de marge
24:53historiquement non pas faibles
24:54parce qu'en fait,
24:57si on dézoome quelque peu,
24:58on verrait des niveaux de marge
24:59plus faibles historiquement
25:00mais qui ont déjà été en réduction.
25:02C'est-à-dire que l'effort
25:03a déjà été fait post-2022
25:05et on n'est pas revenu
25:06sur des niveaux de marge incroyables
25:07à part certains secteurs
25:07effectivement en boum,
25:09ça signifie qu'il va y avoir
25:10une vraie goulée d'étranglement.
25:11C'est tout le problème,
25:13non pas d'une spirale inflationnée,
25:14je ne rentre pas du tout
25:14dans ce terme de débat-là,
25:16mais effectivement,
25:16ça veut dire que les entreprises
25:17aujourd'hui n'ont pas le luxe
25:18de se payer une nouvelle inflation.
25:20Le marché, dans sa globalité,
25:22n'a pas le luxe
25:22de se payer une nouvelle inflation.
25:23C'est impossible
25:24par rapport aux hypothèses actuelles.
25:26Si on rentre dans un schéma
25:27tel que celui-ci,
25:28ça signifie qu'on retourne
25:30potentiellement là
25:30vers quelque chose
25:31qui est beaucoup plus critique.
25:32On avait beaucoup parlé
25:33de la greedflation
25:34pendant l'épisode ukrainien.
25:36Les banques centrales
25:37documentaient comment
25:38certains secteurs,
25:39certaines entreprises
25:41profitaient de la situation
25:42inflationniste générale
25:44pour augmenter leurs prix
25:45un peu plus
25:46et donc tirer leurs marges
25:47à l'os,
25:48reconstituer pour certaines
25:49des marges
25:49qui étaient sous pression
25:50parfois depuis des années
25:52dans des secteurs industriels
25:53ou autres.
25:54On peut imaginer encore
25:55ce type de phénomène là ?
25:56C'est encore possible ?
25:57Le client final
25:58peut encore accepter ça ?
26:00Ou est-ce qu'on est vraiment
26:00au bout de cette logique ?
26:03J'ai pas de réponse absolue
26:06sur le problème
26:07et de secteur par secteur
26:08et en fait...
26:10On voit des compagnies aériennes
26:12qui sont en train
26:13de répercuter
26:13assez immédiatement
26:15la hausse du prix du fuel,
26:16du jet fuel pour elles
26:17sur les billets
26:20des clients
26:21mais elles ont l'avantage
26:22d'être en direct
26:23avec le client final
26:24et donc pouvoir
26:25gérer ça assez vite.
26:26Oui, parce qu'après
26:27il y a le sujet
26:28sur les produits finis.
26:30Souvent vous avez
26:30une chaîne de production
26:31qui est très longue
26:32et en fait la répercussion
26:34elle se fait
26:34sur plusieurs acteurs.
26:36Sur chaque maillon.
26:38Alors après voilà,
26:40ça va être
26:40combien de temps ça dure ?
26:41Parce que vous avez aussi
26:43un phénomène de stock
26:44et un phénomène
26:45de potentiellement
26:46sur certaines matières
26:47de couverture
26:48qui n'est pas forcément
26:49toujours très bien ajusté.
26:51Et on peut avoir
26:52des effets
26:52décalés dans le temps
26:54parce que sous la pression
26:55de l'augmentation des prix
26:56vous dites
26:57alors j'ai mon stock
26:58très bien.
26:59Par contre
27:00comme je vois les prix monter
27:01je préfère me couvrir
27:02parce que j'imagine
27:03qu'ils vont encore monter
27:04plus fort
27:04et donc je me couvre
27:06pour l'an prochain
27:07à ce prix-là.
27:08Et si l'an prochain
27:08le prix a été divisé par deux
27:09trop tard c'est fait.
27:10Donc les sujets
27:12peuvent ne pas arriver
27:13immédiatement.
27:14Alors après
27:15encore une fois
27:16on a les trimestriels
27:16qui arrivent
27:17c'est trop tôt pour en parler.
27:18Je pense que
27:19assez peu de sociétés
27:21auront
27:22de la visibilité
27:23pour justement
27:23nous en donner
27:24à nos investisseurs.
27:26par contre oui
27:28potentiellement
27:28ça va être
27:29les trimestriels
27:30de septembre
27:30où là
27:31on va voir
27:32qui est qui.
27:33Mais ça veut dire
27:34que pendant
27:34une ou deux saisons
27:36de publication trimestrielle
27:37on va être à chaque fois
27:38dans l'expectative
27:39dans l'attente
27:40de savoir
27:41quelle séquelle
27:42ou quelle répercussion
27:43cette crise du golf
27:45pourra encore avoir.
27:47Oui
27:47
27:49on a perdu
27:50en visibilité
27:51clairement
27:52on voit bien
27:53que l'équation
27:54se complique
27:57probablement
27:57on va avoir
27:57des sujets
27:58sur la chaîne logistique
27:59comme je disais
28:00tout à l'heure
28:00des sujets
28:01sur les matières premières
28:02qui se répercuteront
28:03sur les produits
28:04semi-finis
28:06de quelle ampleur
28:07pendant combien de temps
28:07et avec quelles conséquences
28:08ça on ne le sait pas
28:09donc du coup
28:10je pense qu'il y aura
28:11une certaine nervosité
28:13sur les publications
28:14après la nervosité
28:15si les indices
28:17voilà
28:17si à la prochaine publication
28:18on est 15% plus bas
28:20la nervosité
28:21je pense qu'elle est derrière nous
28:22et on peut avoir
28:23des saluts
28:24de finalement
28:24ouf
28:25finalement
28:25on pensait que ce serait
28:26plus médiocre
28:27que ça
28:28à mon avis
28:29le sujet
28:29il va plutôt être
28:30du côté de septembre
28:32parce que là
28:32on aura eu
28:32du temps de la diffusion
28:33bon l'été
28:34où il ne se passe
28:35jamais rien
28:35c'est quand même
28:36plutôt flat
28:37et là
28:38la rentrée
28:39c'est là
28:40où on peut
28:41attendre
28:41avoir des changements
28:43parce que là
28:43on aura eu
28:439 mois
28:44et il nous reste
28:45en fait
28:45les 3 mois de l'année
28:46on verra
28:46s'il est prévisionnel
28:47de début d'année
28:48on arrive à les faire
28:49sur les 3 derniers mois
28:51bon et puis
28:51vous parliez
28:52des banques centrales
28:52tout à l'heure
28:53il faut y revenir
28:54bien sûr
28:54Kevin
28:54avec un graphique
28:56qui montre
28:56l'évolution
28:58voire le renversement
28:59des anticipations
29:00des taux directeurs
29:02pour les 2 grandes banques centrales
29:03que sont la Fed
29:04et la Banque Centrale Européenne
29:07vous montrez
29:07avec ce graphique
29:08les anticipations
29:09qu'on avait
29:09en janvier
29:11pour l'une et l'autre
29:13et vous nous montrez
29:14les dernières anticipations
29:16quasiment à date
29:17de mars
29:182026
29:19on passe d'un monde
29:20où on envisageait
29:21évidemment
29:22des baisses de taux
29:23encore possibles
29:24du côté de la réserve
29:25fédérale américaine
29:26le débat était plus ouvert
29:27du côté de la BCE
29:28mais certains économistes
29:30n'excluaient pas l'idée
29:31que la BCE
29:31puisse en faire encore
29:32une petite baisse
29:34pour la route
29:35là on n'est plus du tout
29:36dans ce monde là
29:37on est dans un monde
29:38où désormais
29:39les probabilités
29:39de hausse de taux
29:40sont supérieures
29:41voire nettement supérieures
29:43dans le cas de la BCE
29:44à probabilités
29:45de baisses de taux
29:46qui sont
29:47annihilées totalement
29:47absolument
29:49pour moi
29:49c'est deux graphiques
29:51et le troisième
29:52en complément
29:52mais les deux graphiques
29:53résument
29:54juste le mois
29:55que l'on vient de vivre
29:55on change
29:56d'environnement potentiel
29:58parce qu'encore une fois
29:59elles peuvent se retracer
30:00donc effectivement
30:01sur les deux graphiques
30:02vous avez
30:03la courbe claire
30:04qui sont les anticipations
30:05de taux
30:06à la fin de l'année
30:07en janvier
30:08donc ça signifie
30:09encore une fois
30:09pas de hausse de taux
30:10attendue au mois de janvier
30:11là maintenant
30:12à mesure que le conflit dure
30:14on voit
30:15entre guillemets
30:16une pontification
30:16de cette courbe là
30:17et aujourd'hui
30:18sur une BCE
30:19on attend
30:19deux à trois hausses de taux
30:21donc deux à trois hausses de taux
30:22d'ici la fin de l'année
30:24effectivement encore une fois
30:25dans les hypothèses de départ
30:26que l'on avait
30:26ça joue beaucoup
30:28sur nos hypothèses
30:29de valorisation
30:30donc là ça va vraiment
30:31être à regarder
30:32sur la Fed
30:33on a un schéma
30:33qui est un peu inversé
30:34la différence
30:35c'est que la BCE
30:36est en territoire
30:37aujourd'hui neutre
30:37on peut le considérer ainsi
30:39d'ailleurs ça sera sûrement
30:40une comparaison
30:40qu'on pourra faire
30:41avec 2022
30:42puisque comparaison
30:43n'est pas raison
30:43avec 2022
30:44ça c'est important
30:45mais le marché
30:46tend à se faire peur
30:47de ce côté là
30:47donc
30:49BCE neutre
30:49qui redeviendrait restrictive
30:51et au contraire
30:51aux Etats-Unis
30:52on est déjà
30:52en territoire restrictif
30:53a priori
30:54sur les dernières données
30:55d'inflation
30:55et donc le marché
30:56considère simplement
30:57qu'elle ne pourra pas
30:58baisser les taux
30:58en l'état actuel des choses
30:59et ça encore une fois
31:00ça rebat totalement
31:01ça change beaucoup de choses
31:02par contre la volatilité
31:03de cette courbe
31:04si on devait la regarder
31:05elle est très très importante
31:07on a un réajustement
31:08quasiment tous les jours
31:09de ce point de vue là
31:10à mesure que les déclarations
31:11sur ce fonds
31:12donc on n'achète absolument pas
31:13pour l'instant
31:14ce type de courbe là
31:15mais ça change complètement
31:16l'ambiance du marché
31:17et on n'a pas les moyens
31:18globalement
31:19d'un marché tel que celui-ci
31:20comment on est passé
31:21d'un monde à l'autre
31:22alors l'autre partie
31:23de ce graphique
31:24montre évidemment
31:25les courbes du pétrole
31:26WTI et Brent
31:27les deux grands pétroles
31:29de référence
31:30sur les marchés
31:32alors certes
31:33les prix spot
31:34sont très élevés aujourd'hui
31:35mais ces courbes
31:36montrent bien
31:36alors ce phénomène
31:37de backwardation
31:38comme on l'appelle
31:39même s'il faut aller
31:41assez loin dans le temps
31:42pour retrouver des niveaux
31:43le Brent
31:44qui était autour de 60-70 dollars
31:46en début d'année
31:47il faut se projeter
31:48sur plusieurs années
31:50tout à fait
31:50quand on regarde
31:51les anticipations de marché
31:52pour imaginer
31:53qu'on revienne à ces niveaux là
31:54ça veut dire quand même
31:54que le marché
31:55dans le pétrole
31:57anticipe qu'on ne va pas
31:58revenir là tout de suite
31:59aux 60 dollars
31:59au début d'année
32:00on a deux lectures
32:01la lecture effectivement
32:02c'est que le marché
32:03continue de considérer
32:04que c'est court-termiste
32:05mais court-termiste
32:05ça commence à durer
32:06oui c'est ça
32:07du transitoire qui dure quoi
32:08exactement
32:08le terme c'est
32:09ça infuse
32:10encore une fois
32:11dans les anticipations
32:12l'inflation va peut-être
32:13infuser dans l'économie
32:14enfin en tout cas
32:15ce phénomène là
32:16peut infuser dans l'économie
32:17donc effectivement
32:18le phénomène de backwardation
32:19il est intéressant
32:19parce que
32:20un ça répond à ce que l'on disait
32:21sur les couvertures
32:22des couvertures
32:23non pas long terme
32:24mais à 18 mois
32:25sont encore possibles
32:25sur les niveaux précédents
32:26ça c'est plutôt
32:27la bonne nouvelle de la chose
32:28et effectivement
32:29le marché considère
32:30qu'on est sur un choc court terme
32:31c'est tout ce que représente
32:32en fait ce graphique là
32:34le marché fait la différenciation
32:35il avait commencé comme ça
32:36en 2022
32:36c'est pour ça que la différence
32:38elle est intéressante
32:39la seule
32:39l'élément aujourd'hui
32:41que voit le marché
32:41c'est de se dire
32:42en 2022
32:43j'ai un choc
32:44qui est un choc d'offre
32:45bien entendu
32:46parce que la Russie
32:47n'a plus de capacité
32:48c'est une rupture
32:49d'approvisionnement
32:50exactement
32:52mais la différence
32:52qui est importante
32:53c'est qu'il y avait
32:53un choc de demande pré-existant
32:54ça c'est la chance
32:55que l'on a entre guillemets
32:56aujourd'hui
32:57c'est l'économie médiocre
32:59donc je ne sais pas
32:59si c'est une chance
33:00mais effectivement
33:01aujourd'hui
33:01on n'a pas de préliminaire
33:02de choc de demande
33:03donc le marché veut encore croire
33:04à la résorption rapide
33:06c'est à dire
33:0612 à 14 mois
33:07pour y revenir
33:09c'est ce que montre
33:09encore une fois
33:10ce graphique là
33:11et pas beaucoup plus
33:12en réalité
33:13là aussi
33:13le différentiel
33:14si on agrège
33:15en fait
33:15ces trois éléments là
33:17le différentiel
33:18qu'il faut avoir en tête
33:18c'est que
33:19non seulement
33:20c'est très volatil
33:21sur ces anticipations là
33:22mais encore une fois
33:22la différence avec 2022
33:23elle ne tient pas
33:24parce qu'on n'est pas
33:24par contre
33:25sur les mêmes niveaux de départ
33:26en 2022
33:27que ce soit sur les taux
33:28ou sur le bret
33:28on avait tout à faire
33:29pour sortir de la zone
33:32d'accommodation monétaire
33:34et aller vers une zone
33:35de restriction
33:35c'est ça
33:36on devait être à
33:37moins 0,50 sur l'Europe
33:39et 0,25 sur la Fed
33:40donc globalement
33:42on avait un chemin
33:43pour contrer cette inflation
33:44qui était plus important
33:45ce qui montre le côté
33:46très court-termiste
33:47aujourd'hui de la vue marché
33:47peut-être à tort
33:48on en reparle le mois prochain
33:50comment
33:50parce que évidemment
33:51tous les économistes
33:52qui viennent
33:53beaucoup d'entre eux
33:54on rappelle
33:55Trichet
33:56la hausse de 2008
33:57la hausse de 2011
33:58également
33:58ne l'oublions pas
33:59pour la banque centrale
34:01européenne
34:01et c'est vrai que
34:02quand on écoute
34:03les discours
34:04des unes et des uns
34:06au sein du conseil
34:07des gouverneurs
34:08et quand on voit
34:09ce que les traders
34:10sont prêts à pricer
34:11aujourd'hui dans le marché
34:12on se dit que ça va être
34:14difficile
34:15d'éviter
34:17une ou deux hausses
34:18de taux
34:19assurantielles
34:20comme ils le disent
34:21pour s'assurer
34:22qu'il n'y aura pas
34:23de désancrage
34:23des anticipations
34:24d'inflation
34:25même si la bosse
34:26peut être vue
34:27comme transitoire
34:28oui oui
34:29en fait
34:29le problème
34:32il est là
34:32c'est le sujet
34:33de la stagflation
34:34où on voit
34:35revenir une inflation
34:36mais qui est
34:36une inflation
34:38importée
34:38de matières premières
34:39très spécifiques
34:40en l'occurrence
34:41et une croissance
34:42sous le potentiel
34:43avec une croissance
34:44qui n'est
34:44quand même pas
34:45exceptionnelle
34:46loin s'en faut
34:48oui et donc
34:49la tentation
34:49de se dire
34:50de manière classique
34:51une banque centrale
34:51voit arriver l'inflation
34:52hop je monte les taux
34:53et donc là
34:54elle se retrouve
34:54dans cette tension là
34:57oui c'est ça
34:59qui va rajouter
34:59du
35:00ça change l'histoire
35:01du peps
35:02sur les marchés
35:04donc le sujet
35:06il est là
35:06donc ça veut dire
35:07que globalement
35:08nous voyant ça arriver
35:11on se dit
35:11attention
35:11il va falloir regarder
35:12de très près
35:13notamment du côté
35:14des entreprises
35:15en fait
35:16celles qui sont
35:17autosuffisantes
35:18qui vont pouvoir
35:18se financer
35:19qui vont pouvoir
35:20passer le cut
35:21enfin donc
35:22voilà
35:22là on est
35:23voilà
35:24les boîtes
35:25qui sont fragiles
35:26avec des gros niveaux
35:28d'investissement à venir
35:29sauf à penser
35:30parce qu'il y a toujours
35:31mais ça
35:32on en voit quand même
35:33assez peu souvent
35:34il y a toujours la capacité
35:35à aller se refinancer
35:36sur le marché
35:37mais ça
35:37les augmentations de capital
35:38il y en a un peu moins
35:40sauf
35:43sauf dans la tech
35:44
35:44oui
35:44ou là c'est encore possible
35:45voilà
35:46les poches
35:46on aura peut-être des IPOs
35:48cette année
35:48dans la tech
35:49les poches sont profondes
35:51et même des fois surprenantes
35:53on échangeait avant
35:55mais Nokia
35:56qui est quand même
35:56la valeur
35:58phare
35:58du crack
35:59de la tech
35:59des années 2000
36:00ça repart
36:02Nvidia a pris
36:032,9%
36:04du capital
36:04en novembre
36:07parce qu'ils offrent
36:08une solution
36:10qui intéresse Nvidia
36:11justement
36:11pour faire en sorte
36:12que ces IPOs
36:13communiquent mieux
36:14plus facilement
36:15et Nvidia se dit
36:16bah tiens
36:16tant qu'à faire
36:17vu que je vais
36:17lui finir du business
36:18je vais prendre
36:19une part au capital
36:20bon qu'est-ce qu'on fait là
36:21il nous reste 3 minutes
36:21messieurs
36:22vous le dites
36:23c'est quand même
36:24ces moments de stress
36:25de marché
36:26un peu de crise
36:27ça permet quand même aussi
36:28de nettoyer un peu
36:29les portefeuilles
36:30de se recentrer
36:31sur les convictions
36:31les plus fortes
36:32qu'on peut avoir
36:33c'est un peu le sens
36:34du message Bertrand
36:35alors oui
36:36faire le ménage
36:38d'accord
36:38se concentrer
36:39attention
36:40dans un moment de crise
36:41enfin il faut faire attention
36:42parce qu'il y a ce côté
36:43ça peut plus baisser
36:44ou la dé
36:45j'y vais
36:46j'en remets
36:46et puis derrière
36:47ça capitule
36:48donc nous
36:48on est en train
36:49de chercher
36:49véritablement
36:50il n'y a pas d'urgence
36:51expressivité
36:52de la diversification
36:54intelligente
36:54on ne va pas acheter
36:55diversifié pour diversifier
36:56on n'est pas obligé
36:57d'avoir une pièce
36:58sur toutes les cartes
37:00par contre
37:00effectivement
37:01au bout d'un moment
37:01on ne peut pas
37:02ne pas voir
37:02que des dossiers
37:04comme les télécoms
37:05qui objectivement
37:05ne font rêver personne
37:06enfin en tous les cas
37:07pas moi
37:07plutôt adeptes de la croissance
37:09mais que ça fonctionne bien
37:11et que globalement
37:12il y a les trois quarts
37:13des valeurs télécoms
37:13en Europe
37:14qui fonctionnent bien
37:14mais qui deviennent chers
37:16non ?
37:17oui mais en fait
37:18le paradigme
37:19est en train de changer
37:20c'est à dire
37:21que les investissements
37:21de la 5G
37:22qui étaient
37:23un des cailloux
37:24dans la chaussure
37:25de télécom
37:25c'est fait
37:26c'est terminé
37:28dessus vient se remettre
37:29le côté actif stratégique
37:31des sociétés
37:32qui sont en train
37:33de changer de choses
37:35et on voit
37:36typiquement en Italie
37:37on a vu
37:37le gouvernement italien
37:39via une structure
37:41qui s'appelle
37:41Postitaliani
37:42reprendre le contrôle
37:43de Telecom Italia
37:44pour remettre en forme
37:47quelque chose
37:47de beaucoup plus synergique
37:48à son niveau
37:50Orange
37:51qui a fait une acquisition
37:52en Espagne
37:52les réseaux
37:54les actifs tangibles
37:55les actifs
37:56qui sont le moins
37:59victimes
37:59ou soumis
38:00aux questions
38:00d'obsolescence
38:01ça c'est tout le thème
38:02halo
38:03donc il y a ça
38:04et puis après
38:05on continue à aller chercher
38:06c'est pas évident
38:07parce qu'effectivement
38:07les absents de ce marché
38:09l'agroalimentaire
38:10c'est compliqué
38:11dans la santé
38:11normalement
38:12le secteur est éminemment défensif
38:13en fait
38:14il n'y a pas grand chose
38:15qui en ressort
38:16donc c'est un peu compliqué
38:17pour autant
38:18il faut quand même
38:18se donner la peine
38:19d'aller chercher
38:19même dans des secteurs
38:20moins évidents
38:21Kevin
38:21quelles sont les décisions
38:23à prendre
38:23ou à ne pas prendre
38:24dans ce contexte
38:25ne pas agir par réflexe
38:26effectivement
38:27je pense que ça a été dit
38:28mais c'est une tautologie
38:29mais garder la discipline
38:30en réalité
38:31aujourd'hui
38:32on regarde beaucoup
38:32les fondamentaux
38:33ça nous empêche
38:34de faire des mouvements
38:34globalement
38:35parce qu'on aimerait
38:36beaucoup renforcer
38:37parfois certaines positions
38:38mais les fondamentaux
38:39ne se dégradent pas
38:40et les valorisations
38:41non plus
38:41pour les beaux dossiers
38:42donc restons disciplinés
38:43restons sur nos fondamentaux
38:45ça c'est important
38:46le caillou dans la chaussure
38:47aujourd'hui
38:47que l'on a
38:48c'est la diversification
38:49je trouve
38:49c'est pas le côté picking
38:50c'est même pas le côté
38:52action
38:52dans sa globalité
38:53parce que la volatilité
38:54est encore assez ténue
38:56c'est le côté diversification
38:57comment être diversifié
38:58dans un monde
38:59où tous les actifs
38:59sont corrélés
39:00d'une manière ou d'une autre
39:01on a vraiment ce spectre
39:02encore une fois
39:03de 2022 qui revient
39:04pas dans les mêmes proportions
39:05du tout
39:06mais on voit très bien
39:07aujourd'hui
39:07que sur l'obligataire
39:08ça ne suffit plus
39:09ça ne tient plus
39:11on a revendu
39:12nos positions
39:1210 ans américaines
39:14on s'attendait pas
39:15à le faire
39:15globalement
39:16et on s'attendait encore moins
39:17à le faire
39:17avec un dollar
39:18qui se renforce
39:19et ça c'est très représentatif
39:21selon nous
39:21de la difficulté
39:22de diversification
39:23parce qu'aujourd'hui
39:24les spreads ont beau s'écarter
39:25on n'y reviendra certainement pas
39:27aujourd'hui
39:27le prix du risque
39:28n'est toujours pas payé
39:29et quand bien même
39:30il y a une quantification
39:30plus importante
39:31là non plus
39:32les niveaux de taux
39:33le rendement
39:33il n'est pas du tout agréable
39:34c'est pas un screaming buy
39:36il n'y a pas d'achat évident
39:37il n'y a pas d'achat héroïque
39:38c'est ce que l'on dit à nos clients
39:39si vous n'êtes pas installé
39:41déjà sur le marché
39:41oui ça devient un peu plus confortable
39:44parce que dans des TRI
39:45à 5-10 ans
39:45prospectés avec nos clients
39:46oui bien sûr
39:47c'est très confortable
39:48pour nos clients
39:48qui sont déjà installés
39:49en portefeuille
39:50la question c'est
39:51faire le ménage
39:52oui mais le ménage
39:53il est censé être fait
39:54déjà par le gérant
39:54depuis le début
39:55donc en l'occurrence
39:56rester discipliné
39:57et ce que l'on a tendance
39:58à faire peut-être
39:59par excès de méconnaissance
40:01de ce qui arrive
40:01c'est d'acheter du bêta
40:03en réalité
40:03achetons du bêta
40:04si vous êtes satisfait
40:05de ces valorisations là
40:06oui on commence à le faire
40:07merci beaucoup messieurs
40:08merci d'être avec nous
40:09chaque mois
40:09pour dresser ce grand
40:10tableau de bord des marchés
40:11Kevin Lenoaille
40:12directeur associé
40:13chez Avant-Garde
40:14Family Office
40:14et Bertrand Lamiel
40:15directeur général
40:16de Port-en-Part-Gestion
40:17était à mes côtés
40:18en plateau
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