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Jeudi 26 mars 2026, retrouvez Christophe Aulnette (senior advisor, Seven2), Kevin Polizzi (Président, Unitel Group), Thaima Samman (avocate, réseau WIL) et Pascal Malotti (directeur de la stratégie, Valtech) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech, aujourd'hui c'est le jour du débrief de l'actu tech, il est
00:1210h45, vous nous regardez sur la chaîne Bsmart.
00:20C'est parti, c'est parti pour le grand débrief de l'actu tech, il est 10h45, on est en
00:24direct sur la chaîne Bsmart.
00:25Et aujourd'hui autour de la table pour commenter ces actualités qui nous ont fait réagir, j'ai le plaisir
00:30de recevoir Théma Saman.
00:32Bonjour, très heureuse de vous recevoir avocate au barreau de Paris et de Bruxelles, un spécialiste en affaires publiques et
00:39réglementation européenne.
00:40Et puis avec nous également Christophe Holnet, bonjour Christophe, senior advisor du fonds d'investissement 7-2, ancien PDG de
00:48Microsoft France.
00:49Et puis Pascal Malotti, bonjour Pascal, directeur de la stratégie de l'agence marketing digitale Valtech.
00:56Voilà, que des spécialistes en innovation mais chacun dans sa spécialité.
01:00On va confronter nos points de vue sur l'impact de l'IA sur le marché du travail.
01:05Pourquoi ? Parce qu'on a découvert des chiffres récemment assez affolants.
01:0816% des emplois seraient en danger en France avec le décollage de l'IA.
01:13C'est ce qu'avance une étude de COFAS et l'Observatoire des emplois menacés et émergents.
01:18Voilà, moi beaucoup de choses m'ont fait réagir.
01:21J'attends également vos impressions sur ce sujet.
01:24On va aussi faire notre petite revue de presse qui est maintenant un rendez-vous habituel de Smartech.
01:29Et puis on sortira nos cartons rouges, nos cartons verts pour dire ce qu'on pense de ce qui se
01:33dit en ce moment.
01:34Mais je vous propose qu'on démarre avec la 5G, la 5G privée et l'industrie face à ces enjeux
01:41de transformation.
01:42Et pour lancer cette discussion, on est connecté avec Kevin Polizzi.
01:44Bonjour Kevin.
01:46Bonjour à tous.
01:47Kevin qui a un magnifique ciel bleu derrière lui.
01:50Quelle chance !
01:51Le PDG d'Unitel Group qui est installé à Marseille donc, opérateur et intégrateur de solutions télécom dédiés aux entreprises
01:58et aux acteurs publics.
01:59Vous organisez demain avec l'alliance 5G industrielle, un événement, sur le thème de la valeur que peut apporter la
02:075G au secteur de l'énergie en particulier.
02:10Alors, on parle de 5G privée, donc ça veut dire des 5G en fait des réseaux qui ne sont pas
02:14publics, qui sont fermés, dans des environnements donc très sécurisés, qui intéressent l'industrie pour toutes leurs activités, leur numérisation.
02:24Mais je dis qui intéresse, je ne sais pas parce que finalement, on attend toujours quand même le décollage.
02:29Je ne sais pas si vous étiez comme moi au Mobile World Congress, Kevin, cette année.
02:34Bon, ce n'était pas du tout la star, ce n'était pas le sujet que les opérateurs et pourtant
02:38tous les spécialistes mettaient en avance cette année.
02:41On a l'impression qu'il y a un retard à l'allumage, voire même peut-être un peu un
02:46abandon d'espoir autour de cette 5G privée.
02:48Quelle est votre impression ?
02:51Vous avez tout à fait raison, les opérateurs n'en parlent pas pour la simple et bonne raison, c'est
02:55que les opérateurs sont concentrés sur le marché grand public.
02:58Et là, on est spécifiquement dans le monde du B2B, dans le monde des collectivités, dans le monde de l
03:03'entreprise, sur des réseaux qui sont privatifs,
03:07qui ne fonctionnent plus sous forme d'abonnement, donc n'y rentrent plus dans le business modèle traditionnel de l
03:12'opérateur qui vend ses cartes cibles, ses services.
03:16Et un réel retard qui a été accumulé en Europe par rapport à ce qu'on trouve en Asie ou
03:21aux États-Unis.
03:22Cette 5G privée, elle a démarré dès 2020 dans les usines d'Alcatel Submarine Network qui avaient besoin d'accélérer
03:30leur productivité.
03:31Les GAFAM commandent plus de câbles sous-marins, il fallait produire plus de kilomètres de câbles avec les mêmes équipes,
03:37les mêmes moyens.
03:39Et puis aujourd'hui, c'est les collectivités qui s'en emparent.
03:41La vidéoprotection, c'est un sujet de déploiement massif qui coûte très cher.
03:46Avec la 5G privée, on a réussi à diviser par 7 le prix de raccordement d'une caméra.
03:50On commence à avoir tout un tas de nouveaux usages qui émergent sur les communications critiques, sur l'intelligence artificielle
03:59qui se nourrit de données.
04:01Et donc, cette 5G privée, elle a trois grandes caractéristiques.
04:04Elle est mobile, c'est de la 5G.
04:06Elle est à haut débit, c'est de la 5G.
04:08Et elle est ultra cybersécurisée puisqu'elle embarque nativement trois niveaux de chiffrement.
04:14Et ça vient totalement résoudre une partie de l'équation.
04:18J'ai besoin d'un réseau télécom, peu coûteux, très flexible, à très haut débit.
04:23Et puis, je vais venir nourrir mon IA et mes process.
04:26Ça s'appelle la digitalisation.
04:28Oui, c'est ça.
04:30Moi, j'avais reçu Philippe Herbert sur la mission 5G industrielle.
04:34Ça fait quand même cinq ans que cette mission est lancée et que ces réseaux sont ouverts et disponibles.
04:43Et là, je regardais les derniers chiffres.
04:45Seulement une douzaine de réseaux déployés aujourd'hui en France, si c'était des chiffres de fin 2025, de l
04:53'alliance 5G industrielle d'ailleurs.
04:55Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui vous faites un focus en particulier sur l'énergie ?
04:59Qu'est-ce que vous pensez que ça peut transformer ?
05:01Et comment vous allez convaincre les industriels vraiment de s'y mettre ?
05:04Il y a vraiment deux idées.
05:06Petit un, on est dans des réseaux 5G privés, sur des bandes de fréquences dédiées.
05:10À ce titre, l'ARCEP, l'Autorité de régulation des télécoms, n'a libéralisé ces fréquences qu'en fin d
05:15'année 2025.
05:16Ce qui explique le faible nombre de réseaux déployés et qui aujourd'hui va connaître sur l'année 2026 une
05:23accélération importante.
05:25Lorsque Philippe Herbert a été mandaté par la DGE pour faire un état des lieux de la 5G,
05:31il a réuni des industriels et on s'est très vite aperçu que les industriels parlent fonctionnel,
05:38ils ne parlent pas informatique, ils ne parlent pas IT, ils ne parlent pas quinquairie.
05:42Et donc on est obligé d'épouser ensemble la révolution des usages,
05:47de leur expliquer quels sont les ROI, les retours sur investissement sur des enjeux présents,
05:53leur expliquer qu'il y a une nouvelle génération de salariés qui sont digital natives
05:57et qui s'attendent à avoir un smartphone, des réseaux, de la numérisation.
06:01Et là-dessus la France n'est malheureusement pas très en avance.
06:04Et donc avec l'Alliance 5G industrielle, on réunit régulièrement quatre coins de la France,
06:10des industriels pour leur montrer les technologies,
06:13mais avant toute chose leur expliquer comment ça se déploie, comment ça s'exploite,
06:18quels sont les bénéfices et comment finalement on a capacité à améliorer sa compétitivité
06:24en déployant des outils. C'est un premier pas vers la modernité
06:28et c'est un prérequis nécessaire vers l'IA.
06:31Qui veut réagir en plateau sur cette 5G privée industrielle
06:36qui tarde à décoller comme ça en France, mais qui est pourtant plein d'arguments ?
06:39Quand on parle de la 5G, on pense grand public, c'est vrai.
06:42C'est-à-dire qu'on pense au bobo parisien qui est en train de regarder sa série
06:46en format 4K dans le métro, alors que là je me rends compte que finalement
06:50la révolution c'est dans les postes électriques et dans les parcs éoliens.
06:53Donc c'est bien, ce qui veut dire que le réseau électrique c'est vrai
06:56ne peut pas fonctionner avec de la fibre s'il n'y a pas de fibre disponible
07:00et que la 5G devient le lien absolument indispensable.
07:04Et finalement c'est une chose très pertinente.
07:07Ça veut dire aussi que...
07:07Après la création de réseaux 5G privés, c'est vraiment au niveau des usines.
07:12Voilà, ça permet en fait de créer une 5G qui est complètement étanche
07:15à tous les réseaux extérieurs et c'est vraiment un sujet de transformation digitale.
07:21Je comprends, c'est un réseau décentralisé, intermittent,
07:24avec des millions de points de production.
07:26On crée un cœur de réseau dédié.
07:27Théma ?
07:27Dans la période actuelle et vu la situation de l'Europe aujourd'hui,
07:31c'est plutôt bien deux choses que je retiens.
07:34D'abord c'est toujours bien qu'il y ait des gens qui viennent expliquer
07:36la technologie, comment ça fonctionne, comment on l'utilise
07:39et de partir d'ailleurs des usages.
07:41Moi je me souviens, lorsque nous étions ensemble chez Microsoft,
07:44notre grand Craig Mundy qui disait
07:47« Mais vous allez arrêter de parler de logiciel et parler d'énergie,
07:50d'éducation, de télécom, parce que ça les gens comprennent. »
07:55Donc c'est toujours bien d'avoir cette partie très éducative.
07:58La deuxième chose, c'est que comme on a pris beaucoup de retard
08:02sur les infras des technologies qui aujourd'hui vont développer l'IA,
08:07on va vivre avec ce retard.
08:09Et la manière sans doute de reconquérir un peu notre chemin de souveraineté,
08:13c'est que tous les acteurs aient du choix sur les technologies
08:15et qu'ils puissent changer ou qu'ils puissent avoir un élément de négociation
08:22pour dire « Je n'ai pas forcément besoin de vous parce que j'ai d'autres outils
08:25qui peuvent être utiles. »
08:28Moi j'ai toujours dit que c'est plus facile de se marier
08:30quand on sait qu'on peut divorcer.
08:33Christophe ?
08:33Vive l'interopérité !
08:34Notre France veut dire la même chose.
08:37Oui, je trouve que ce qui est intéressant, c'est que pour avoir joué un peu
08:42avec ces réseaux privés, il y a un vrai potentiel.
08:46C'est vrai qu'aussi ça challenge un peu le modèle traditionnel des opérateurs.
08:49Et la question que je me pose, c'est est-ce qu'on a une infrastructure aussi ?
08:53C'est très bien ce qu'expliquait Kevin, à savoir d'avoir des personnes
08:56qui font le pont entre la technologie et l'usage,
09:01mais je crois qu'il nous faut aussi qu'un certain nombre d'acteurs
09:04qui déploient des infrastructures se forment à ces outils-là
09:08et qu'il y ait une disponibilité de compétences et d'expertise sur le marché
09:13pour bénéficier de ça.
09:15Parce qu'il y a un verrou qui a été débloqué avec les fréquences,
09:19c'est important, puisqu'en fait il fallait quand même que le régulateur
09:22donne l'autorisation de pouvoir utiliser ces fréquences pour les isoler du reste
09:27et qu'elles demeurent vraiment privées.
09:29Mais il faut qu'on ait aussi un mini-écosystème.
09:32Alors il y a 12 réseaux privés aujourd'hui, c'est peut-être pas assez alléchant,
09:35mais il peut y en avoir des centaines.
09:36Et c'est aussi une façon de garder aussi une certaine forme de souveraineté
09:41sur des infrastructures connectées, des infrastructures sensibles.
09:45Et donc je pense qu'il y a, de ce point de vue,
09:47faire un événement et un peu de bruit autour peut aussi attirer des personnes
09:51qui se disent qu'il y a une opportunité business vis-à-vis des industriels.
09:55C'est vrai qu'il y avait le verrou réglementaire.
09:57Bon, ça n'a pas empêché quand même des expérimentations de se lancer.
10:01Il y a le verrou des compétences, ça c'est sûr, c'est un grand sujet.
10:06Et puis il y a le verrou du coût, j'imagine, non, quand même ?
10:09Kevin ?
10:11Oui, le coût est relativement faible par rapport au ROI.
10:14Quand vous prenez une collectivité de tailles intermédiaires
10:18qui payent entre 15 et 20 000 euros le déploiement d'une caméra,
10:21lorsqu'on lui explique que le coût tombe à 10 ou 12 000 euros,
10:24au bout de 15, 20 caméras, le réseau est payé, amorti,
10:27et va pouvoir héberger de nouveaux usages.
10:30Si on prend spécifiquement l'événement de demain qui focus sur l'énergie,
10:34il y a des opérations au Moyen-Orient, il y a des usines qui sont détruites,
10:38on va avoir un impact majeur sur le prix du kilowattheure, du mégawatttheure.
10:43On a des enjeux de décarbonation qui sont, entre guillemets,
10:46un petit peu mis en suspens ou qui sont repassés sous le radar,
10:49mais il ne faut pas les oublier parce qu'à la fin de la décennie,
10:52une taxe carbone va forcément émerger.
10:54Et donc aujourd'hui, digitaliser les flux énergétiques,
10:57c'est avoir la garantie de ROI très important.
11:00Et à ce titre, le coût du réseau, le coût de la technologie est sincèrement marginal.
11:05Bon, écoutez, on vous souhaite un bon événement,
11:07de réussir à convaincre tous ceux que vous avez invités.
11:10Kévin Polizzi, je rappelle que vous êtes le président d'Unitel Group.
11:14Voilà, enfin en vrai, c'est le sujet de la révolution industrielle en France,
11:19et du retard qu'on a pris déjà.
11:21Je vous propose qu'on enchaîne sur notre autre sujet,
11:23c'est l'impact de l'IA sur l'emploi.
11:26On nous dit, et je voulais avoir votre avis,
11:28ce que vous pensez de ces prévisions réalisées par deux économistes
11:31issus de l'Observatoire des marchés émergents et de la compagnie d'assurance COFAS,
11:35qui nous dit que l'IA, dite agentique, met en danger 16,3% des emplois privés et publics en
11:42France.
11:43Ça fait 5 millions d'emplois en France menacés d'ici à la fin de la décennie,
11:47avec un focus particulier en plus sur les métiers à forte valeur cognitive, nous dit cette étude.
11:54Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
11:575 millions d'emplois menacés, déjà, ce n'est pas 5 millions d'emplois supprimés.
12:01Je vais essayer de rester positif.
12:02Ok, c'est vrai.
12:04Pour l'instant, ce qu'il y a de certain, c'est que l'IA détruit des tâches,
12:07ne détruit pas encore des métiers.
12:08Mais c'est vrai que quand on lit l'étude, ça fait sensation de se dire qu'à court terme,
12:13le plombier est plus protégé que le juriste fiscaliste.
12:19Et ça demande aussi, évidemment, de repenser ce qu'on raconte depuis 30 ans à nos enfants,
12:24c'est-à-dire nos chers telles blanques qu'il faut faire des études de longue durée
12:27pour essayer de s'en sortir, ou bien ce qu'on racontait sur les 10 dernières années,
12:30que, mon cher enfant, être développeur, c'est le métier d'avenir.
12:34Et on se rend compte qu'en réalité, c'est fini.
12:37Et tous les 6 mois, il va falloir revoir sa grille.
12:40Et c'est aussi un changement de paradigme par rapport à la révolution industrielle.
12:44Parce que la révolution industrielle, c'est la fin des métiers manuels,
12:47au profit des métiers à forte valeur cognitive.
12:51Et là, on se rend compte que, pour l'instant, c'est les métiers à col blanc
12:53qui sont potentiellement menacés.
12:55Je rajouterai un dernier élément. Je ne sais pas si c'est un risque.
12:57Alors, entre menacés et supprimés, en fait, ils ont fixé à 30%.
13:02Ils estiment que, dès 30% des tâches d'un métier qui peuvent être automatisés par une IA,
13:07alors, ça veut dire que ce métier est en danger.
13:10Bon.
13:12Oui, Christophe ?
13:13Non, je t'en prie, Edémar.
13:15Alors, je pense qu'il ne faut pas raisonner mécaniquement.
13:18Vous êtes directement concerné, vous savez.
13:19Il y a écrit l'avocat.
13:22Alors, attendez. Non, non, mais c'est écrit.
13:23L'avocat était protégé jusqu'ici par son savoir, mais à l'avenir, cela ne sera probablement plus le cas.
13:29Alors, je pense que l'avocat va devoir réfléchir différemment à sa manière de fonctionner.
13:35Moi, je suis avocate, mais j'ai travaillé 10 ans pour Microsoft.
13:37Donc, je ne suis pas une digitale native,
13:41mais quand même, j'ai compris l'intérêt des outils de productivité de la tech.
13:46Et je me souviens, quand, dans mon cabinet, on défendait une grande entreprise de VTC,
13:53les chauffeurs de taxi me disaient, mais vous aussi, vous allez disparaître.
13:55Je me disais, non, non, moi, je ne vais pas disparaître.
13:57Parce qu'en fait, la technologie va juste me permettre d'aller plus vite
14:00et de me rendre plus intelligente.
14:03Et du coup, alors, j'ai un de mes amis patron d'une boîte dans le spatial qui me disait,
14:08c'est la fin des métiers assis et c'est le nouveau règne des métiers debout.
14:13Ceux qui sont devant leur ordinateur et qui tapent, qui tapent, qui tapent,
14:16ils peuvent très bien être modifiés,
14:18mais on ne va pas vous remplacer par un robot.
14:20Dans ma négociation, dans la subtilité de l'effet cognitif,
14:24de la conviction que peut avoir un avocat,
14:27le robot, ça ne va pas fonctionner.
14:29L'argument, il n'est pas aussi important que le ton, la confiance,
14:35la relation qui a pu être mise.
14:37Premier élément.
14:38Deuxième élément, moi, j'adore, en fait.
14:40Pourquoi ?
14:40Parce que ça me permet d'aller beaucoup plus vite
14:42et d'approfondir mes sujets.
14:45D'ailleurs, entre les métiers,
14:47en fait, je dis à mon associé qu'elle est plus réticente,
14:50elle a changé,
14:51elle était beaucoup plus réticente,
14:52mais quand même, il ne peut pas penser comme moi,
14:54j'ai dit, écoute, si tu ne t'y mets pas,
14:56tu vas juste être moins rapide
14:58qu'un certain nombre de tes collègues.
14:59Et me dit-elle, oui, mais j'en ai ras-le-bol
15:01de passer du temps à des clients
15:04qui m'envoient la note tchat GPT.
15:06Oui, alors il paraît que ça, c'est devenu fréquent
15:08dans les cabinets d'avocat.
15:09Tu factures la correction des bêtises
15:11qu'on a pu te dire,
15:13parce qu'au cas particulier
15:14et dans ton accumulation d'expérience,
15:17on n'est pas du tout dans la disparition.
15:20Oui, et puis, aujourd'hui,
15:22ce n'est pas très bon pour l'instant,
15:25le résultat produit,
15:26mais on peut imaginer que ça s'améliore.
15:28Oui, mais moi, ce que je dis,
15:31moi, mon point de vue, c'est de dire,
15:32un, ça ne va pas supprimer,
15:34on va être augmenté,
15:35on va avoir des gains de productivité,
15:37le sujet n'est pas mécanique,
15:38il y aura des métiers qui auront disparu,
15:40on n'a plus de cochers.
15:41Les cochers ont disparu,
15:43mais ce n'est pas très grave, en fait.
15:44Mais d'autres métiers émergeront
15:47qui seront liés à ces gains de productivité.
15:49D'ailleurs, je renvoie...
15:51Moi, de toute façon,
15:52sur la question des métiers manuels,
15:54j'ai quand même un gros doute,
15:55parce qu'un des business importants de l'IA,
15:59c'est la robotique.
16:00C'est l'IA physique.
16:01Et la robotique, c'est les métiers manuels.
16:04Oui, mais enfin,
16:05ce n'est pas non plus le plombier devant vos toilettes.
16:08Non, mais je veux dire,
16:09ce n'est pas parce qu'on a un métier aujourd'hui manuel
16:12ou à faible valeur cognitive,
16:14qu'on n'est pas menacé par les IA.
16:15Et je voudrais juste terminer par dire
16:16que les chiffres montrent...
16:17Là, je ne sais pas si vous avez vu
16:18le point de vue de Philippe Aguillon,
16:20qui est quand même prix Nobel,
16:21qui dit, en fait,
16:22dans le passé,
16:22la technologie a créé des gains de productivité
16:24qui ont permis d'en faire autre chose.
16:27Les codeurs-développeurs sont en difficulté,
16:29c'est sûr.
16:30Et puis, il ne vaut pas confondre aussi
16:32avec les annonces des grandes boîtes de la tech
16:33de leur nombre de licenciements
16:35parce qu'ils ont besoin d'argent
16:36pour pouvoir développer l'IA
16:37ou qu'ils s'adressent au marché.
16:39Et la réalité,
16:40dans les entreprises
16:41ou par exemple,
16:42sur le machine learning,
16:46les boîtes qui l'ont utilisée
16:47ont embauché.
16:49Elles ont augmenté leur productivité,
16:50augmenté leur activité
16:52et donc augmenté leurs besoins
16:53dans toute une autre série de domaines.
16:55Donc, on ne sait pas.
16:57Mais il ne faut pas s'affoler.
16:59Il faut plutôt embrasser et utiliser.
17:01Ça fait un point de vue différent.
17:02Christophe ?
17:03Oui.
17:03Enfin, moi, ce que je sens aujourd'hui,
17:05c'est assez anxiogène
17:06parce que tout le monde a pu voir
17:08que ChatGPT est à la fois fasciné
17:10et puis enfin se questionner.
17:11Et puis, tout ça est alimenté aussi
17:12par le AI-washing
17:14qu'on voit d'un certain nombre d'entreprises
17:15qui justifient des plans de licenciement
17:17par l'IA.
17:18Et tout ça envoie,
17:19comme vous disiez Théma,
17:20un message négatif.
17:22Bon, ceci étant,
17:23c'est très transformatif,
17:25l'IA génératif.
17:26C'est évident.
17:26Ce qu'on a vu dans l'histoire
17:27de la technologie,
17:28c'est que ça prend toujours
17:29un peu plus de temps
17:29à se mettre en œuvre.
17:31Et qu'aujourd'hui,
17:32il y a des métiers
17:33qui vont être menacés.
17:34Ça, c'est certain.
17:35Mais globalement,
17:36c'est plus, comme tu le disais,
17:37des tâches qui vont être...
17:38Donc la question,
17:39c'est de savoir
17:40quand un certain nombre
17:41de pourcentages de tâches
17:43sont automatisées.
17:44Alors là, vous êtes d'accord
17:45avec les 30% par exemple,
17:46Christophe ?
17:47Quand il y a 30%...
17:47Je ne sais pas
17:48si le métier est menacé.
17:49Ce que j'aimerais,
17:49c'est qu'on ait une vision
17:50un peu plus holistique des choses.
17:51Oui.
17:52C'est-à-dire que...
17:52Et je trouve que ça manque beaucoup.
17:54C'est-à-dire se dire...
17:55Moi, si on me dit demain,
17:56dans l'éducation nationale
17:57ou dans les hôpitaux,
17:59on peut éliminer
18:00tout un ensemble
18:01de jobs de bureaux
18:02qui ne servient plus
18:03et qui ne seront plus nécessaires
18:05avec l'IA
18:06et réallouer
18:07plus d'infirmiers,
18:09plus de profs,
18:10voire plus de managers
18:11de terrain dans les entreprises,
18:13plus de personnes
18:13au plus proche des clients,
18:15je pense qu'à coût équivalent,
18:17on peut avoir
18:17des entreprises
18:18beaucoup plus efficaces.
18:19Donc je trouve
18:20que ce qui manque beaucoup
18:21dans le débat aujourd'hui,
18:23c'est une prise en compte
18:24un peu plus...
18:25de prendre un peu de recul
18:26par rapport à ça.
18:28Et l'autre élément,
18:29c'est que...
18:30Évidemment,
18:31il y a une incertitude.
18:32Est-ce que ça va être
18:32une job-pocalypse
18:33ou est-ce qu'on va aller
18:34vers une augmentation ?
18:35On ne sait pas.
18:35Mais la seule réponse
18:36qu'on peut donner,
18:37ce que dit Théma,
18:38c'est formez-vous.
18:39Parce que de toute façon,
18:40demain,
18:40vous serez beaucoup plus compétitif
18:42sur le marché du travail
18:43en étant un étudiant augmenté,
18:45un stagiaire augmenté,
18:46un salarié augmenté
18:47ou un seigneur augmenté
18:48que si vous êtes rétif
18:51et que vous avez une attitude
18:53de réticence
18:54par rapport à ces outils-là.
18:55Moi, je suis tout à fait d'accord.
18:56Je trouve qu'il y a
18:57un ton très apocalyptique
19:00quand même
19:00sur cette étude
19:02et les études en particulier
19:03menées sur l'IA,
19:04le marché de l'emploi.
19:06Moi, je suis en désaccord
19:07sur la question
19:07des métiers
19:08à forte valeur cognitive
19:09qui seraient les plus menacés
19:12parce que c'est quand même
19:13ces métiers-là aujourd'hui
19:14qui créent les IA
19:15et qui vont les faire évoluer
19:16pour les rendre meilleurs.
19:18Et puis, ça voudrait dire
19:19qu'on deviendrait tous...
19:20Si on lit l'étude comme ça,
19:21on se dit
19:21qu'on va tous devenir
19:22des ouvriers de l'IA.
19:23On va tous devenir en fait
19:24au service de l'IA.
19:26Et ça, pour moi,
19:27c'est une vision un peu
19:27de collapsologue.
19:29Voilà.
19:31Je voudrais résumer
19:33avec nos cartons.
19:34Est-ce que vous êtes d'accord ?
19:37Oui, carton vert
19:37avec cette étude
19:38qui annonce
19:39l'hécatombe
19:39sur le marché de l'emploi
19:40ou non, carton rouge.
19:42vous n'êtes pas d'accord
19:44avec la conclusion,
19:47on va dire,
19:47de cette étude ?
19:50Moi, je...
19:51Alors, attendez.
19:52Théma, je ne comprends pas
19:53ce carton.
19:54Ah, mais voilà.
19:54J'allais dire
19:55que ce n'est pas...
19:56Je suis trop vu de couleurs.
19:56C'est pour ça,
19:57je regardais la couleur.
19:58Je suis trop vu de couleurs.
19:59D'accord.
19:59Et de Théma,
20:00je me méfiais.
20:01Mais on a encore
20:02Pascal qui doute.
20:05Mais en fait,
20:05on ne sait pas.
20:05Qui doute.
20:06On ne sait pas.
20:06On ne sait pas.
20:07On ne sait pas.
20:07Mais en fait,
20:09ce sera ce qu'on en fera.
20:10En fait, ce sera ce qu'on en fera.
20:12Donc, ce n'est pas écrit.
20:13Exactement.
20:14C'est pour ça qu'on a besoin
20:15de garder nos cerveaux actifs.
20:16Une chose positive,
20:17si on est tous réduits
20:19à ne devoir rien faire
20:20de nos journées,
20:21on va créer plein de nouveaux business
20:22parce qu'on va inventer
20:24des nouveaux besoins.
20:24Exactement.
20:25Tout à fait.
20:26Et on inventera autre chose
20:27que l'IA,
20:27la future révolution.
20:28Donc, ça maintiendra
20:30le règne de Schumpeter.
20:32Voilà.
20:32Bon.
20:33Alors,
20:33revue de presse,
20:34on commence avec Libération.
20:36Libération qui titre
20:37Chine,
20:38la justice française
20:39balaye les demandes
20:40de l'État.
20:41La marketplace
20:42ne sera pas suspendue.
20:44Donc,
20:44en fait,
20:45c'est la suite et fin,
20:47on va dire,
20:48de l'histoire
20:49de la vente
20:50des poupées sexuelles
20:51qui ressemblaient fortement
20:53à des petites filles,
20:54de vente d'armes,
20:55de vente de médicaments,
20:57enfin,
20:57d'où des produits illégaux
20:59sur la marketplace
21:00de Chine.
21:02L'État demandait
21:03sa suspension
21:03et donc la justice
21:04dit non.
21:05C'est une demande
21:06tout à fait disproportionnée.
21:07Donc,
21:08vous dites,
21:09oui,
21:11la solution,
21:11c'était l'interdiction
21:12et c'est bien dommage
21:13cette décision
21:14ou non,
21:15de toute façon,
21:16l'interdiction,
21:17ça n'avait pas lieu
21:18et place dans cette affaire.
21:19Non,
21:19c'est quoi ?
21:20C'est le rouge ou le vert ?
21:20Oui,
21:21non,
21:21c'est rouge.
21:24Rouge,
21:24t'es mal,
21:24C'est très ennuyeux.
21:26On est tous d'accord.
21:27Donc,
21:28pourquoi ?
21:28Un petit argument chacun.
21:30C'est une réponse émotionnelle
21:31à un sujet de fond.
21:32Oui.
21:33C'est-à-dire qu'interdire Chine,
21:35c'est comme essayer
21:36d'arrêter l'océan
21:37avec un dé à coudre.
21:39Donc,
21:39la digue,
21:40en fait,
21:41elle doit être réglementaire.
21:42C'est la DSA,
21:42c'est les droits de douane,
21:44c'est la responsabilité
21:45de ces plateformes.
21:46Parce que c'est ça,
21:46le problème.
21:46En fait,
21:46ces plateformes
21:47ne sont pas contrôlées.
21:48Exactement.
21:49Donc,
21:49on ne sait pas ce que...
21:50Et eux-mêmes ne le savent pas,
21:51d'ailleurs.
21:52Ou ils affirment
21:53ne pas le savoir.
21:53Peut-être qu'ils ne mettent
21:54pas assez de moyens,
21:54mais bon.
21:55Est-ce que les vendeurs
21:56tierces peuvent refourguer
21:59comme produit
22:00sur ce type de plateforme ?
22:01Alors,
22:02oui,
22:02après,
22:03ils ne veulent pas savoir,
22:04forcément,
22:04parce qu'ils ont les moyens,
22:06quand même.
22:06Justement,
22:06aujourd'hui,
22:07ils sont équipés
22:07d'intelligence artificielle,
22:08par exemple.
22:09Oui,
22:09mais ça ne répond pas
22:11à tous les besoins non plus.
22:13Là où c'est hypocrite
22:14de la part de la justice,
22:15dire que fermer Chine,
22:17c'est disproportionné,
22:18on dirait du baladurisme
22:19ou du balamoude,
22:21ça fait dix ans
22:22qu'il n'y a pas
22:22de cadre légal
22:23et c'est ça
22:24qui est disproportionné,
22:25finalement.
22:26Je ne suis pas du tout
22:27d'accord sur le fait
22:28qu'il n'y ait pas
22:28un cadre légal.
22:29Il y a un cadre légal
22:30qui vient d'être exercé
22:32là.
22:33En fait,
22:34ce que dit la justice,
22:35c'est qu'il y a un...
22:35D'abord,
22:36je rappelle que le DSA,
22:38donc l'Acte pour les services
22:39numériques,
22:40est rentré en application,
22:41qu'il est rentré en application
22:43en 2024 ou 2023
22:45si je ne m'abuse
22:46et qu'il commence
22:47à fonctionner.
22:47Chine est une très grande
22:48plateforme soumise
22:50à un certain nombre
22:50de règles
22:54plus fortes
22:54que pour les plus
22:55petites plateformes
22:56et que par ailleurs,
22:57ils ont respecté
22:58la règle sur un modèle
22:59économique
22:59sur lequel il faut revenir.
23:01La plateforme,
23:02c'est l'endroit
23:02où toute une série
23:03de gens
23:04peuvent exercer
23:20leur...
23:21qui sont responsables.
23:22Je rappelle,
23:23ne pas respecter
23:25l'acte pour le service numérique,
23:26ça peut aller jusqu'à 6%
23:27de votre chiffre d'affaires
23:28mondial.
23:29Donc,
23:30personne ne rigole
23:30avec ça.
23:31Qu'est-ce qu'a fait Chine
23:32d'ailleurs ?
23:33Ils ont supprimé
23:34les...
23:35C'est quoi leur obligation ?
23:36Leur obligation,
23:36c'est quand on leur signale
23:38qu'il y a un problème,
23:39qu'ils enlèvent.
23:40Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
23:41Quand on leur a signalé,
23:42ils ont enlevé.
23:43Ensuite,
23:44on pourrait penser
23:44qu'ils aient des éléments
23:45de modération
23:46qui leur permettent
23:47de voir plus vite.
23:48C'est en train
23:48de se mettre en place
23:49et c'est là-dessus
23:50qu'il faut qu'ils soient
23:51sanctionnés.
23:52Est-ce qu'on peut avoir
23:53un résumé
23:54parce que le temps finit ?
23:55Oui, bien sûr.
23:56Grosso modo,
23:59on a déjà...
23:59Oui, mon désaccord
24:00est sur le fait
24:01qu'on a une régulation
24:02en place
24:02qui commence à fonctionner,
24:03que dans des états de droit,
24:04on ne peut pas décréter.
24:06Il faut parfois donner
24:07du temps au temps
24:08qu'on a ce qu'il nous faut
24:09en matière réglementaire.
24:11Et là où je suis aussi
24:12d'accord avec vous,
24:12on ne va pas traiter
24:13la disproportion
24:15et le retard européen
24:17par rapport
24:17à la production chinoise
24:20en interdiction
24:21parce que l'interdiction
24:21est toujours plus facile.
24:22L'interdiction,
24:23c'est trop facile à dire,
24:24en tout cas.
24:25Je n'ai pas d'éléments
24:26très complémentaires
24:26à donner sur le sujet,
24:28je suis assez d'accord.
24:28Allez, on passe
24:29à Numérama
24:30qui titre
24:31« Nous sommes extrêmement fiers
24:33du travail accompli. »
24:35Le FSD,
24:35donc le Full Self Drive
24:37de Tesla,
24:39doit arriver
24:39en avril,
24:41au mois d'avril,
24:42en Europe.
24:42Voilà, c'est...
24:43En fait,
24:44c'est le régulateur néerlandais
24:45qui a les cartes en main.
24:46Donc, vous êtes pour ou contre
24:48l'arrivée
24:49de la conduite autonome
24:50totale Tesla ?
24:53Telle qu'elle est aujourd'hui.
24:54Oui.
24:55C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
24:56elle est encadrée.
24:57Oui.
24:58C'est-à-dire qu'en fait,
24:59il y a une certaine forme
24:59de paradoxe
25:00puisque celui qui est censé
25:02être surveillé,
25:04le surveilleur devient surveillé
25:05parce qu'il est censé
25:06superviser le FSD
25:07mais constamment,
25:08on lui rappelle
25:09que son regard
25:10a décalé sur son téléphone
25:12ou qu'il faut qu'il mette
25:13les mains sur les volants.
25:14Un certain nombre d'utilisateurs
25:16disent d'ailleurs
25:16que c'est assez épuisant
25:18de conduire une Tesla
25:19dans ce mode-là.
25:20Donc, tant que ça restera
25:22comme ça,
25:23en fait,
25:23c'est quasiment aussi sécurisé
25:25si ce n'est plus
25:26que la conduite normale.
25:29Les questions
25:30demeurent
25:30sur, effectivement,
25:32le fait d'aller
25:32vers une autonomie totale,
25:34sur les problématiques
25:35de responsabilisation
25:36et tout ça,
25:37il faudra bien
25:37l'adresser à un moment donné.
25:38Mais cette première étape
25:39me paraît très positive.
25:41Oui,
25:42pour l'évolution
25:43de la réglementation
25:44parce qu'on ne peut pas
25:44rester à la traîne
25:45éternellement
25:46sur la conduite autonome
25:47en Europe
25:47derrière la Chine
25:48et les États-Unis.
25:49On parle en permanence
25:50sur ce plateau
25:50de l'absence
25:52d'avant-gardisme
25:53et de notre souveraineté
25:54et on ne fait rien
25:55pour changer
25:55la réglementation.
25:56Non pour le produit
25:57parce que ça fait,
25:59le produit FSD,
26:01c'est niveau 2,
26:02je rappelle,
26:02donc c'est de la supervision
26:03obligatoire,
26:04ce qui veut dire
26:05que Mercedes
26:06a des produits
26:07niveau 3
26:07depuis 3 ans.
26:08Donc c'est le godot
26:10de la conduite autonome,
26:12Musk.
26:13Le problème,
26:13ce n'est pas le produit
26:14d'ailleurs,
26:15c'est lui-même.
26:17Donc c'est une absence
26:18de direction
26:18et un problème
26:19de réputation
26:20chez Tesla.
26:21Donc oui,
26:22il faut que ça arrive,
26:23tant mieux.
26:23Peut-être que ça va
26:24obliger les autres pays
26:25à accepter la conduite autonome.
26:27J'ai vu que la France
26:28avait une position
26:29très, très, très, très,
26:31très, on va dire,
26:33courageuse
26:33qui est de dire
26:33si les autres pays
26:34l'adoptent
26:35ou l'Union Européenne
26:35l'adopte,
26:36on l'adoptera,
26:37comme souvent.
26:38Mais donc,
26:39oui,
26:40pour l'évolution.
26:40Avec les robots-taxis
26:41pour les JO,
26:41on pensait
26:42qu'on allait avoir
26:42l'expérimentation,
26:43mais pas.
26:43Toujours pas.
26:44Non, toujours pas.
26:45Allez,
26:45on passe à La Croix
26:46qui nous rappelle
26:47que X a fêté ses 20 ans.
26:49Et oui, ça y est,
26:50retour sur 10 tweets
26:51qui ont marqué l'histoire.
26:52C'est comme ça
26:52que La Croix
26:53a voulu célébrer ce moment.
26:55Moi, je voulais vous demander
26:55si c'était un réseau social
26:57qui continue de compter
26:58aujourd'hui.
27:00Oui,
27:00ça continue
27:01d'être important Twitter.
27:02Non.
27:03Alors, Pascal,
27:04on donne la parole
27:04à Pascal encore une fois
27:05et après à Théma
27:06et c'est pas fini.
27:08Non, mais Twitter,
27:09c'est la plus grosse
27:09destruction de valeur
27:11économique
27:12dans l'histoire du digital.
27:1320 ans.
27:14Mais est-ce que vous avez quitté X ?
27:16Je suis toujours,
27:18j'ai un profil sur X
27:19mais je n'ouvre pas X.
27:21Donc,
27:22l'oiseau bleu est mort.
27:23Enfin,
27:23si on veut être au courant,
27:24vous êtes d'accord,
27:25il faut quand même
27:25aller voir ce qui se passe.
27:26Oui, alors voilà,
27:26si on répond à la question
27:27pour qui ça compte ?
27:28Ça compte pour les journalistes.
27:31Oui, non, mais d'accord,
27:31mais quand on a
27:32un modèle économique
27:33de PME régional,
27:34ça pose un problème.
27:35Ça compte pour les journalistes,
27:37ça compte pour les politiques
27:37parce que Blue Sky,
27:39parce que Mastodont,
27:40parce que Thread
27:40ne répondent pas à la demande.
27:42Mais les annonceurs,
27:44le texta qu'aujourd'hui,
27:45il n'est absolument pas
27:46assez pointu
27:47pour faire du targeting
27:48comme sur Meta.
27:49Et alors,
27:50la vérité factuelle,
27:51on oublie.
27:52Allez,
27:52merci beaucoup
27:53à tous les trois,
27:54Théma Seman,
27:55de votre cabinet,
27:57avocate
27:58au barreau de Paris
27:59et Bruxelles.
28:00Christophe Holnett,
28:01senior advisor
28:02de 7-2
28:02et Pascal Malotti,
28:03directeur de la stratégie
28:04chez Valtech.
28:04Merci à vous de nous suivre
28:05et puis joyeux anniversaire
28:06à Émilie Roche
28:07qui est la programmatrice
28:09de cette émission.
28:10Bon anniversaire, Émilie.
28:11Sous-titrage Société Radio-Canada
28:15Sous-titrage Société Radio-Canada
28:17Sous-titrage Société Radio-Canada
28:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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