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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On va revenir maintenant aux affaires politiques françaises.
00:03Ça va être le thème du signer qu'on signe en commençant par regarder des images.
00:07Ce sont des images de transition, des images de passation de pouvoir
00:10qui se sont passées entre les maires battues par les candidats de la France insoumise.
00:17Et ça s'est passé au Blanc-Ménil, à Mantes-la-Jolie, à Creil.
00:20Les maires battues, dont à Vaud-en-Velin aussi la maire Madame Joassin,
00:24est sorti sous les sifflets, sous les huées, sous les huées.
00:30Et Raphaël Cogné, qui est le maire sortant de Mantes-la-Jolie,
00:32et sa famille ont même dû être exfiltrés par la police.
00:36Protection toute la nuit, il y a eu des insultes, il y a eu des menaces,
00:39il y a eu des tentatives de violence.
00:40Il y a même eu des invectives qui ont été condamnées unanimement.
00:46Et on va en discuter maintenant.
00:48On va en discuter avec nos invités pour ce signer qu'on signe.
00:54avec la députée insoumise Alma Dufour.
00:58Bonsoir.
00:58Vous êtes venu en Seine-Maritime, je le rappelle.
01:00Et puis Charles Consigny qui est avec nous.
01:02Bonsoir, Charles.
01:04Ces humiliations, il ne fallait pas attendre autre chose de la part de la France insoumise ?
01:08Non, ça montre le caractère sécessionniste de ce parti, au fond.
01:14La France insoumise parie sur le séparatisme entre les religions, entre les milieux sociaux,
01:22entre les origines géographiques et entre les Français.
01:26Et je pense que c'est un marketing très communautaire auquel vous procédez.
01:32Et malheureusement, au-delà de ce marketing, ce qu'on peut remarquer,
01:36c'est que cela s'appuie sur une réalité sur le terrain
01:40qui est que, dans certains endroits, les racailles ont gagné, comme a dit ce maire.
01:45Oh, oh, oh, monsieur, non, non, non, non, je ne permets pas de dire ça.
01:47C'est vrai, c'est exactement ce qu'a dit le maire sortant.
01:49Oui, le maire d'extrême droite, c'est le maire d'extrême droite
01:51qui était détesté par les jeunes de sa vie.
01:53Il a l'emmené, là.
01:53Et qui les a insultés aussi, vous ne racontez pas toute l'histoire.
01:55Vous avez vu comment les gens se comportent avec cette élue ?
01:58Vous n'avez pas vu comment ça a commencé, c'est ça qui est rigolo, toute l'histoire.
02:01Ah, c'est toujours comment ça a commencé, c'est comme avec Quentin, c'est comment ça a commencé.
02:05Le néo-nazi ? Le néo-nazi ?
02:07Celui qui est adorateur d'Hitler, vous avez vu l'article de Mediapart ?
02:09Il est au néo-nazi, Quentin Véronche ?
02:11Ah oui, oui, il est néo-nazi.
02:12Il a arrêté de mourir ?
02:12Non, pas du tout, mais attendez, j'adore.
02:14La dernière fois que je suis venue ici, j'étais sur BFM,
02:16vous me regardez dans les yeux, tout le monde me disait « c'est pas vrai, il n'est pas
02:18néo-nazi ».
02:19Juste après, moi, je le savais déjà, puisque je voyais...
02:21Mais vous n'avez pas vu l'article de Mediapart ?
02:23Mais Mediapart, vous ne vous renseignez pas ?
02:24Non, ce n'est pas ça.
02:25Vous ne vous renseignez pas ?
02:26Quand quelqu'un dit qu'il adore Hitler, je pense qu'on peut quand même se dire qu'il y
02:29a un tifon...
02:30Pardon, pardon, pardon, la dernière fois que vous êtes venue à Madufour,
02:32moi, sur BFM, oui.
02:33Vous nous disiez « ce n'est pas la jeune garde ».
02:34Non, après, c'était le deuxième plateau juste après.
02:38Alors, les bras ont repoussé, parce que c'était malheureusement la jeune garde.
02:41Et vous savez, vous avez les résultats du procès ?
02:42En tout cas, il y a deux collaborateurs qui sont mis en cause.
02:46Vous savez qui ?
02:48En tout cas, ils sont mis en cause.
02:48Oui, mais ils sont mis en cause, mais est-ce qu'ils sont condamnés ?
02:50Ah non, il y a pris en mesure de l'innocence.
02:51Merci, voilà.
02:53Non, mais bon, excusez-moi, on peut quand même attendre un procès.
02:56C'est pas grave, ça peut arriver à tout le monde.
02:57C'est pas la question, j'attends le procès, monsieur.
02:59Je me reconnaîtrai que je me suis trompée, si c'est le cas.
03:01Oui, mais c'était très affirmatif, c'est pour ça.
03:04Madame Dufour, en attendant, moi, je n'ai pas lu cet article de Mediapart.
03:07Bah oui, je sais, vous ne vous renseignez pas, c'est dommage.
03:09Non, bah excusez-moi, je ne lis pas Mediapart toute la journée.
03:12Bah, je suis désolée, en fait, quand on fait une minute de silence à un homme dont on a parlé
03:16beaucoup pendant un mois,
03:18c'est la moindre des choses de vous renseigner, monsieur.
03:20Il y a d'autres choses à faire dans la vie que de lire Mediapart toute la journée.
03:23Non, mais quand c'est vous qui en avez parlé, monsieur, c'est tue.
03:26Alors, attendez, laissez-vous parler.
03:27Est-ce qu'Alma Dufour, vous condamnez quand même ces scènes filmées sur les réseaux sociaux
03:31où on voit ces élus battus qui sont, pour certains, obligés de partir sous escorts policières ?
03:37Alors, il n'y a pas que le Blanc-Ménil, il y a aussi la mère socialiste battue à voix
03:41en velin,
03:42qui est insultée, qui est vilipendée.
03:44Est-ce que vous condamnez ces images, tout simplement ?
03:46Non, vous savez pourquoi ?
03:47Vous ne les condamnez pas ?
03:48Non, mais vous savez pourquoi ?
03:49Parce qu'encore une fois, vous avez une manière de tourner l'histoire qui est quand même particulière.
03:52Ce que vous voyez là, ce n'est pas des racailles.
03:54Est-ce que vous voyez là, c'est des jeunes qui se sont sentis méprisés, humiliés,
03:59qui vivent dans des conditions...
04:00Donc ils font la même chose ?
04:01Je peux finir ?
04:02Ils ont gagné ?
04:03Non, mais je peux finir ?
04:04Donc, dans des conditions, dans des logements sociaux atroces,
04:06nous on connaît ça par cœur, avec du clientélisme qui dure depuis des années.
04:09Là, au Blanc-Ménil, c'est un maire d'extrême droite, d'accord ?
04:12Mais à voix en velin, elle n'est pas d'extrême droite, elle est socialiste.
04:14Je m'en fiche.
04:14Là, je vous parle, vous m'avez montré les images du Blanc-Ménil.
04:16Je vous montre aussi voix en velin.
04:17Mais là, je ne vois rien, je ne vois même pas le son.
04:20Je ne sais même pas ce qu'ils disent.
04:20Vous voulez que je condamne, quoi ?
04:22Qu'il y a une jeunesse...
04:22Ah ben, si vous voulez, on peut le remettre.
04:24Non, mais monsieur, qu'il y a une jeunesse qui se débarrasse, monsieur.
04:28Donc là, c'est le Blanc-Ménil, le son.
04:29Et à gauche, c'est le...
04:31Oui, ben, mettez-moi le son, Alain.
04:32Et à droite, c'est Creil.
04:33Enfin, mettez-moi le son, parce que là, moi, je ne sais pas ce qu'ils disent.
04:35D'ailleurs, on demande, vous voyez, il y a des mains qui demandent, est-ce que ça s'apaise ?
04:39Oui, non, mais ça, d'accord.
04:40Avant que l'un et que Mme Joassin puissent sortir tranquillement.
04:42Ça, d'accord.
04:43Mais là, vous me demandez de condamner quelque chose que je n'ai même pas entendu.
04:46Est-ce que c'est le traitement qu'on doit réserver lorsqu'il y a une élection démocratique
04:51et lorsqu'on est entre Français civilisés, est-ce que c'est comme ça qu'on doit se comporter ?
04:55Français civilisés, c'est marrant.
04:56Pourquoi vous parlez de ça ?
04:57Parce que c'est pas...
04:57Pourquoi civilisés ?
04:59Oui, au sens de...
05:00Excusez-moi, parce que quand les agriculteurs font la grève et qu'ils insultent des gens,
05:03ils ne sont pas civilisés.
05:04Enfin, je veux dire, à un moment donné, ils voulaient condamner.
05:07D'insulter les gens, non.
05:07Et vous dites qu'il ne s'est pas civilisé.
05:08Vous l'avez dit.
05:09D'insulter les gens, oui, ce n'est pas civilisé.
05:10Non, mais vous l'avez dit quand c'était la grève des agriculteurs.
05:12Il faut le dire à chaque fois.
05:13Oui, ok, d'accord.
05:14En tout cas, je vous explique les raisons.
05:15Vous vous dénoncez.
05:17Chaque fois, les insultes, vous les défendez, en fait.
05:18Non, ce n'est pas ça.
05:19C'est qu'en fait, quand il y a des gens qui sont en colère, j'essaie de comprendre pourquoi.
05:22Et tant que ça ne dépasse pas l'inacceptable, c'est-à-dire tant qu'il n'y a pas
05:24de coup, etc.
05:25Ah bon ?
05:25Bah, évidemment, je ne vais pas ne pas condamner des coups.
05:28Le maire du Blanc-Ménil, c'est limite quand même.
05:30Je sais que c'est limite.
05:31C'est la limite des violences physiques quand même.
05:32Mais vous avez vu comment il les a insultés ou pas avant que ça commence ?
05:34C'est ça le problème.
05:35C'est ça le problème.
05:38Il parlait d'une opposante qui a gagné.
05:40Il a dit, cette petite, je vais la faire tuer, etc.
05:42Je vous jure qu'il est extrêmement violent, qu'il n'a pas supporté sa défaite
05:45et qu'il s'est très mal comporté avec les habitants de cette ville pendant six ans.
05:49D'où la colère.
05:50Donc moi, je vous explique juste.
05:52À un moment donné, ça suffit, le petit jeu des condamnations.
05:55Personne n'a été blessé.
05:56Ça va.
05:56Je ne vais pas jeter la pierre à des jeunes qui sont contents de s'être débarrassés
06:00d'un maire qui les méprisait, qui les insultait, qui les traité de racailles,
06:03comme vous venez le faire toute la fin de journée.
06:05Mais il y en a qui sont des racailles.
06:06Je suis désolé, ils se comportent comme des racailles.
06:08Mais ils travaillent ou pas ? Vous savez s'ils ont une vie ?
06:12Ils peuvent travailler, mais là, ils se comportent.
06:13Mais là, vous avez dit que les racailles ont gagné.
06:14Ça veut dire que vous insultez la majorité d'une ville.
06:17On gagnait au sens où, quand je dis on gagnait, ce n'est pas on gagnait les élections.
06:20Bah si, on dirait, monsieur, c'est ça.
06:21Non, faites un effort, quand même.
06:23Non, non, non, je ne fais pas d'effort.
06:24C'est vous qui tenez les propos aux ordres racistes, donc je vous le dis.
06:27Je ne fais pas d'effort.
06:27On arrête les conneries une seconde ?
06:29Non, non, je suis désolée, monsieur.
06:30Quand je vous dis, non, s'il vous plaît, soit on débat, soit on débat pas.
06:34Il faut faire un effort pour se comprendre.
06:42Un élu de la République, sous les crachats, les colibets, à la limite de la violence physique,
06:47à tel point que ce pauvre maire est obligé de se faire protéger par des policiers.
06:50Ce pauvre maire qui a dit, je vais la faire tuer.
06:52Non, mais ce pauvre maire qui a dit, je vais, qui parle d'une de ses opposantes.
06:56Non, mais attendez, c'est comme ce pauvre Quentin Deranque.
06:57Ce pauvre maire, il a dit d'une de ses opposantes, je vais la faire tuer.
07:00Mais alors, ce pauvre Quentin Deranque, il est responsable de sa propre mort.
07:04Non, mais je vais dire à un moment donné.
07:05J'imagine que sous les coups de vos collaborateurs parlementaires.
07:07Pardon ?
07:07Mais voilà, mais en fait, vous recommencez.
07:09Vous parlez de débat, mais comment vous pouvez dire ça, en fait ?
07:13Vous dites la présomption d'innocence d'un côté,
07:15là, vous dites de mes collaborateurs parlementaires, c'est inaccessible.
07:18C'est inacceptable.
07:19Il ne faudra pas vous étonner.
07:20Quand on voit ce genre d'image, je suis désolé,
07:23les Français qui voient ce genre d'image,
07:25ils sont choqués et ils sont exaspérés.
07:27Parce qu'ils en ont marre de la racaïsation de ce pays.
07:30Parce que c'est le même phénomène de racaïsation
07:32qu'ils subissent dans les transports,
07:34quand ils se font harceler,
07:36quand il y a des bandes de jeunes
07:38qui leur gueulent dessus,
07:39qui se croient tous les droits,
07:41qui violentent les gens,
07:43qui volent,
07:44qui font ce genre de choses.
07:45Oui, ils sont exaspérés, les gens.
07:46Il ne faudra pas vous étonner.
07:48Il ne faudra pas venir pleurer des larmes de crocodile
07:51quand les Français voteront de plus en plus
07:53pour les partis d'extrême droite.
07:55C'est effectivement parce qu'ils en auront ras-le-bol
07:57que ces situations-là perdurent.
07:58Et moi, je suis désolé.
07:59Là, vous avez quand même un cas.
08:00C'est quoi le rapport entre un maire d'extrême droite
08:03qui a insulté et menacé de mort ?
08:05Non, mais vous me parlez de ce...
08:07Non, les scènes se sont répétées à Creil.
08:08Ce qui est symptomatique, c'est que c'est dans trois villes.
08:09Avec une agression de gens qui n'ont rien demandé.
08:12Mais c'est dans trois villes.
08:12Ça devrait vous faire réfléchir que ce soit dans trois villes.
08:15C'est comme quand il y a eu des dizaines et des dizaines de lycées
08:17où on n'a pas voulu faire une minute de silence pour Charlie, par exemple.
08:20Mais quel rapport !
08:21Ça faisait réfléchir ce genre de choses.
08:22C'est comme quand on a des établissements scolaires
08:25dans lesquels on ne peut plus enseigner la Shoah.
08:27Parce qu'il y a des élèves qui ruent dans les brancards.
08:30Vous savez que c'est une fake news ?
08:30Il y a plein de témoignages de professeurs.
08:34François Pigmal, d'ailleurs, il était professeur d'histoire
08:35et il enseignait la Shoah à tous les gens.
08:36Oui, il a perdu.
08:38C'est du séparatisme.
08:38Non, mais vous êtes vraiment...
08:40C'est du séparatisme.
08:41C'est pas un débat pour un gérir séparatisme.
08:43C'est pas un débat.
08:44Alors attendez, je vais répondre là-dessus.
08:45Parce que c'est marrant, vous n'avez rien dit
08:47quand on a vu des maires de droite,
08:48voire très à droite,
08:49quand M. Estrosi se trimballait dans des mosquées
08:52pour aller appeler à voter pour lui
08:53pendant la période électorale.
08:54Alors que c'est interdit.
08:55Il s'est fait sortir de la mosquée.
08:56Oui, il s'est fait sortir.
08:57Tout le monde s'est moqué.
08:57Non, mais personne n'a rien dit.
08:58Et il a perdu.
08:59Tout le monde s'est moqué.
09:00Le PS, M. Grégoire, etc.
09:01Là, par contre, il n'y a plus de séparatisme
09:03quand il y a des élus qui font quelque chose qui est légal.
09:05Mais tout le monde s'est foutu de sa gueule.
09:05Non, mais monsieur, par contre, vous n'en parlez pas.
09:07Nous, on ne sait pas pourquoi vous nous traitez de séparatisme.
09:10Mais des gens qui vont manifestement démarcher des musulmans
09:13pour essayer de s'acheter des voix alors que c'est interdit,
09:15ça, vous n'en parlez pas.
09:16Mais si on en a parlé, il a fait ça sous les colibés.
09:19Non, mais il n'y a pas eu que lui.
09:20M. Grégoire, vous en avez parlé aussi ?
09:22Il a perdu.
09:22Ou pas ?
09:23On a des images de lui dans une mosquée à Strasbourg.
09:25C'est pareil.
09:26Non, mais à un moment donné, vous êtes gentil.
09:27Mais vous voyez le procès en permanence.
09:29Vous avez trouvé un nouveau sujet.
09:31Chaque jour, c'est un nouveau sujet.
09:32Dimanche, c'était, regardez, les fusions.
09:34On fait perdre la gauche et les fusions avec LFI.
09:36On a calculé les voix.
09:37Il n'y a pas du tout eu de perte à cause de ça.
09:40Toutes les voix, on a fait le plein à Toulouse, à Clermont, etc.
09:43Donc, il n'y a pas du tout eu ce que...
09:44Si on additionne à Toulouse, vous devriez faire plus.
09:46À Toulouse, on fait le meilleur score à gauche
09:49depuis les trois dernières municipales.
09:51Excusez-moi.
09:52À Clermont, à Nantes, on gagne 8000 voix avec la fusion.
09:55Il y a 8000 personnes.
09:56Je peux finir, monsieur ?
09:57Il y a 8000 personnes.
09:58Non, c'est l'exception, oui.
09:59Non, aussi, à Besançon, 2500 personnes supplémentaires qui viennent voter.
10:03Donc, en fait, on a réussi à démontrer par A plus B
10:06que tout ce que les gens ont essayé de dire,
10:08les journalistes ont essayé de dire depuis dimanche, c'est faux.
10:10Donc, maintenant, c'est un nouveau sujet.
10:11Voilà.
10:11Donc, c'est les jeunes qui se font insulter par un maire d'extrême droite
10:14et qui réagissent.
10:15Et il y a la police qui arrive.
10:16Et tant mieux, parce que je ne veux pas que personne ne soit blessée.
10:18Alors, on peut faire un débat ?
10:19On peut faire un débat ?
10:19Je peux répondre, s'il vous plaît ?
10:20Allez-y.
10:21Sur les accords, l'électorat et les CPS.
10:23Vous dites que c'est des jeunes qui en ont marre d'un maire d'extrême droite, etc.
10:27Qu'est-ce que c'est pour les deux autres villes ?
10:28C'est ce que je vous ai dit, monsieur.
10:29C'est trois mairies d'extrême droite ?
10:30Non.
10:30La socialiste sortante, elle était d'extrême droite ?
10:32La socialiste, je vous ai demandé de me passer les enregistrements
10:34parce que je n'ai rien entendu.
10:35Ah, donc là, vous niez.
10:36Donc là, ça n'existe pas.
10:37Mais ce n'est pas ça.
10:38Quand la réalité vous dérange, vous voyez, on les a vues, les images.
10:41Monsieur, vous êtes avocat.
10:42Non, mais moi, je ne vois rien, là, sur ces images.
10:44Ah, bon, d'accord.
10:44Je vois une petite vignette, je n'entends pas ce qui se dit.
10:46Vous êtes la seule à ne pas voir que ça s'est reproduit à Creil,
10:48à Mante-la-Jolie, à Voix-en-Velin.
10:50Et de la part d'une élue, je trouve ça inquiète.
10:52Et moi, j'essaie de vous expliquer,
10:54parce que vous êtes visiblement les seuls à ne pas vouloir regarder
10:56comment vivent les gens dans une certaine partie de ces quartiers prioritaires, justement.
11:01Et si vous ne comprenez pas...
11:02Il faut insulter et humilier quelqu'un qui a été battu.
11:04Vous avez gagné ça, je ne comprends pas.
11:05C'est quand on a gagné, on n'a pas besoin d'humilier la personne qui s'en va de
11:09la mairie.
11:09Déjà, moi, je n'étais pas là.
11:10C'est pas comme ça qu'on doit se conforter.
11:16Vous ne parlez jamais à ces jeunes, vous ne leur demandez jamais leur avis sur ce qui se passe,
11:19vous ne leur demandez jamais leur avis sur comment ils sont traités par les municipalités.
11:22Et la seule fois, évidemment, c'est quand il se passe ça.
11:24Et vous ne comprenez pas.
11:25Moi, j'essaie de vous donner du contexte.
11:26Si vous ne voulez pas du contexte...
11:27Vous pouvez toujours expliquer les insultes.
11:28Vous avez déjà condamné les insultes.
11:30Madame Geoffroy a eu droit à aller, sors de là, va-t'en, arrache ta mère, tu veux un mouchoir,
11:34va chialer ailleurs, etc.
11:36Oui, d'accord, ok.
11:37Ça, c'est normal, ça.
11:38Je ne dis pas que c'est normal, mais encore une fois, est-ce que vous avez un mot pour
11:41condamner le fait que l'élu d'extrême droite s'est dit que c'est déçu ?
11:43Non, mais non, ça ne se dit pas, mais on ne répond pas effectivement à la vective, à l'insulte
11:48par des objectifs et des insultes.
11:48Non, mais d'accord, et donc là, en gros, va-t'en un mouchoir, c'est gravissime.
11:52Ce que vient de dire Alain Marshall, là, il vous a donné le son.
11:55Après, vous pouvez dire qu'il invente en direct.
11:57Non, je ne dis pas ça.
11:58Mais vous trouvez ça dramatique au point d'en faire un JT ?
12:00Oui, franchement, quand trois élus de la République se font insulter par des bandes…
12:06Des bandes ?
12:07Oui, par des bandes.
12:09Écoutez, ouvrez un dictionnaire, qu'est-ce que c'est des bandes ?
12:11C'est plusieurs gens réunis.
12:12C'est ce qu'on appelle une bande.
12:14Passons aux accords LFI-PS.
12:17Alors, Amna Dufour nous dit que finalement, c'était plutôt gagnant.
12:20Au Parti Socialiste, ils ont plutôt l'impression que c'était perdant lorsque ces accords ont été passés,
12:26en prenant comme démonstration des villes comme Paris ou Marseille, où il n'y a pas eu d'accord.
12:30Je vais vous dire, moi, je ne participais pas pendant longtemps à ce qui m'apparaissait
12:35comme une espèce de diabolisation de la France Insoumise.
12:38Aujourd'hui, je trouve que malheureusement, la France Insoumise prête le flanc à sa propre diabolisation.
12:44C'est-à-dire qu'entre ce que vous nous dites aujourd'hui, où finalement vous légitimez la violence,
12:48entre les blagues de Mélenchon, entre les violences sur Quentin Deranque, fut-il je ne sais quoi…
12:55Non, non, mais arrêtez, monsieur, de parler de Quentin Deranque,
12:57si vous n'avez pas lu les articles sur la personne.
13:00Mais ça ne justifie pas de le tuer à coup de poing en pleine rue.
13:04Et quand je vois que sur Quentin Deranque, vous nous dites qu'il est des néo-nazis,
13:09quand je vois que sur ses vidéos, vous nous dites que ce n'est pas grave, c'est un maire
13:12d'extrême droite,
13:13et quand je vois que sur les blagues de Mélenchon, vous dites que non,
13:16que vous n'avez rien vu, rien entendu, rien compris,
13:19eh bien, je suis désolé, oui, moi, je pense que vous êtes en pleine dérive
13:22et vous êtes en pleine dieudonisation à la France insoumise.
13:25– Ça ne va pas, là.
13:25– Et franchement, et c'est dommage, je pense, pour vous,
13:28parce que, autant je pense que vous pouviez, à une époque,
13:32avoir une espèce de rôle moteur dans la gauche,
13:34autant là, j'ai l'impression que vous êtes plutôt en train de faire déraper la gauche,
13:38et tout ce qui vous pend au nez, d'ailleurs,
13:40c'est de vous faire supplanter par des gens un peu plus raisonnables à gauche.
13:44– Alors, madame Jufource.
13:45– Je vais répondre, parce que, honnêtement, dieudonisation, c'est quoi le rapport ?
13:49Excusez-moi, je n'ai pas dit que c'était parce que c'était un maire d'extrême droite,
13:52je vous ai expliqué, encore une fois, je vous ai expliqué d'où sont parties les violences.
13:55Désolé de remettre un contexte, et désolé, voilà, de mettre aussi,
13:59d'expliquer ce qui se passe, pardon.
14:01– Vous avez dit quatre fois qu'il était d'extrême droite.
14:03– Ben oui, vous pouvez comprendre que pour des jeunes
14:05qui se trouvent être des jeunes racisés dans une ville
14:08où il y a un maire d'extrême droite qui est la plus 6 ans,
14:10il a dû se passer pas mal de choix.
14:12– Encore une fois, mais parce que je ne sais pas,
14:13– Est-ce que la France insoumise pousse le bouchon trop loin, c'est ce que dit…
14:17– Encore une fois, ces jeunes-là ne sont pas de la France insoumise,
14:21ils ont célébré la victoire de la France insoumise, ils en ont main de…
14:24– D'une manière plus générale, Charles, parlez de votre parti de manière plus générale
14:28en disant, est-ce que vous ne vous diabolisez pas vous-même
14:31en poussant le bouchon trop loin dans les déclarations ou autres ?
14:35– Quelle déclaration ?
14:36– On a isolé, regardez, on a…
14:37– Non mais en fait, je vais répondre.
14:38– On a isolé le son de voix en velin, on va l'écouter,
14:40comme ça au moins on aura une vision des choses précises.
14:43– On va prendre un mouchoir, ça va, je veux dire, on ne va pas passer la journée là-dessus.
14:46– C'est une mère socialiste qui a été battue par un candidat insoumise.
14:49– Une mère anti-union, une mère anti…
14:51– Allez, sors-toi, arrache ta mère !
14:54– Oh, tu nous as trop fait la misère !
14:57– Allez, t'es testé !
14:58– Respecté !
15:04– Respecté !
15:06– Attire-toi !
15:08– Attire-toi !
15:09– T'as où, tu veux des mouchoirs ?
15:16– Mais là, vous trouvez qu'avec ce genre d'image…
15:19– Par exemple, si on peut parler de fond, moi je suis très très étonnée.
15:22– Une brutalisation de la vie politique.
15:23– Je suis très très étonnée, voilà, encore une fois je vous ai expliqué.
15:25Moi, j'étais ravie qu'on ait eu des grandes victoires,
15:28on a maintenant 500 000 personnes qui sont dans des communes de la France insoumise,
15:32j'aurais aimé pouvoir célébrer ces victoires tranquillement,
15:34mais non, depuis dimanche et lundi, on a décidé, encore une fois,
15:38de nous faire porter le chapeau d'on ne sait pas quoi,
15:40puisque vous avez menti, je dis vous les journalistes.
15:42Non, les fusions n'ont pas fait perdre des voix à gauche.
15:46François Piquemal à Toulouse, il a fait le meilleur score à gauche
15:48depuis trois municipales, d'accord ?
15:49– Il a perdu.
15:50– Ah, non mais vous êtes odieux !
15:52– Non mais je ne dis pas que ça nous a fait gagner !
15:55– Mais je ne dis pas que ça nous a fait gagner, je vous dis que…
15:57– Il a amélioré le score.
15:58– A toute la bande de gens qui sont venus raconter n'importe quoi
16:01sur le fait que c'était de la faute de la France insoumise,
16:03c'est faux, à Belfort, rien à voir, une ville qui est à droite
16:05et qui est très très loin d'être le bouchiste.
16:07– Non mais je vous réponds, parce que moi j'ai vu que vous n'avez pas
16:10trop d'intérêt à faire un vrai débat, donc je vais vous dire ce que j'ai à dire.
16:13– C'est ce qui est inquiétant, c'est cette classe, ça ne veut pas.
16:15– Si nous sommes si démoniaques que ça,
16:17– Il y a une crise des vocations en politique, ça va aider ?
16:20– Si nous sommes si démoniaques que ça, nous faisons 29% en alliance avec ELV,
16:25le PS tout seul fait 9%.
16:27– Alors pourquoi ?
16:27– Là, quelque chose qui est bien plus scandaleux démocratiquement,
16:30le maire de droite a radié combien ?
16:311500 personnes en pleine élection, y compris 200 radiations
16:35entre le premier et le deuxième tour.
16:37Ça, on n'en parle jamais, ça ce n'est pas des violences,
16:39empêcher les gens dont la tête ne revient pas d'aller voter,
16:42ce qui arrive dans toutes les communes, ça n'a aucun rapport.
16:45– Que répondez-vous ?
16:45– Désolée, ça ne vous intéresse pas, la démocratie ?
16:47Et vous dites qu'il n'y a pas de vocation ?
16:49– Que répondez-vous à Olivier Faure qui dit que le boulet de la gauche,
16:53c'est désormais Jean-Luc Mélenchon ?
16:54– Moi je lui réponds que c'est le PS qui a fait perdre deux villes à ELV,
16:58excusez-moi, mais on nage en plein délire, on est dans une post-vérité.
17:03Les écologistes…
17:03– Le Parti qui fait beaucoup plus de voix que vous d'ailleurs à ces élections.
17:06– Mais parce qu'ils ont déposé beaucoup plus de listes que nous,
17:08et ils étaient alliés, tant mieux, enfin grand bien leur face.
17:11Néanmoins, bonjour l'alliance, c'est-à-dire que ELV gagne toutes les villes
17:14qu'elles conservent, c'est grâce au fait qu'on les soutienne au deuxième tour,
17:17et se fait planter un énorme couteau dans le dos à Poitiers
17:20et à Strasbourg par le PS.
17:22Place publique fait perdre la gauche à Angoulême.
17:24– M. Doucet a été réélu à Lyon.
17:25– Place publique, M. Luxpan a perdu sa seule mairie, d'ailleurs, à Saint-Brieuc.
17:28Ben oui, je vous dis, Doucet, il a été réélu aussi, on l'a soutenu, ou pas ?
17:31– Il était avec le PS.
17:33– Oui, non mais les seuls, mais ils se sont fait trahir par qui ?
17:36Par le PS, et c'est nous le boulet de la gauche,
17:38je veux dire toutes les mairies qui ont été perdues à Gauche.
17:39– À Tulle, par exemple.
17:41– Et alors à Saint-Brieuc, il a refusé, c'est le seul maire de Place publique de France.
17:45– Moi je vous dis à Tulle et vous me parlez de Saint-Brieuc.
17:47On vous parle des vidéos, vous parlez des accords,
17:49je vous parle du mairie, vous m'en parlez d'une autre.
17:49– Moi je parle de ce que je veux, puisque vous anglez toujours
17:52de façon extrêmement défavorable.
17:54– Ça peut être un dialogue.
17:55– Ben non, je n'ai pas envie de dialoguer avec vous,
17:56parce que je vous trouve extrêmement de mauvaise foi, je suis désolée.
17:58Moi je suis venue parler des accords, etc.
18:00Soit disant, on est diabolique.
18:02– Alors, est-ce que le parti socialiste reste un partenaire ?
18:05– Écoutez, moi le problème du parti socialiste,
18:07c'est qu'il y en a deux ou trois déjà.
18:08Il y a M. Glucksmann, il y a M. Hollande, des accords.
18:10– C'est vrai, il y a plusieurs lignes.
18:11– Et le problème c'est qu'il y a toujours plusieurs lignes,
18:13et que chaque année ils ont un congrès quasiment,
18:15et que chaque année, c'est toujours la même histoire.
18:16C'est-à-dire que là, on voit des gens qui à peine,
18:19les élections passées, se mettent à insulter même jusqu'à Olivier Faure
18:22en disant il a perdu, sa ligne a perdu, etc.
18:24– Ils appellent à la démission.
18:25– Ils appellent à la démission d'Olivier Faure,
18:27donc non, on ne peut pas s'allier.
18:28En fait, le problème du PS, c'est que tant qu'il n'y aura pas de clarification
18:30en interne de ce machin qui est là pour gagner des places,
18:33c'est très difficile d'envisager quoi que ce soit comme alliance,
18:36parce qu'en vrai, comment vous voulez faire ?
18:38– Là, c'est vrai que le Parti Socialiste est illisible,
18:40c'est-à-dire que Olivier Faure dit tout et son contraire,
18:43et Alain Dufour n'a pas tort de dire qu'il y a un problème chez le Parti Socialiste.
18:47– Le PS, à mon sens, se compromet en réalité.
18:51D'ailleurs, Hollande, quand il appelle le maire de Tulle,
18:55qui est son grand ami de toujours,
18:57à faire l'union avec la France Insoumise
18:59pour aller ensuite expliquer, une fois que ça a perdu,
19:02puisqu'effectivement, ces listes d'union ont perdu
19:04dans de très nombreuses villes, contrairement à ce que vous dites.
19:06– Mais bon, c'est pas grave.
19:08– Je dis que c'est pas à cause de la France Insoumise,
19:10si on a perdu.
19:10– Vous pouvez réinventer les choses après.
19:11– Non, je vous donne des chiffres, c'est vous qui montez.
19:13– C'est vous qui montez, comme quand j'avais soi-disant
19:16posé devant une voiture en feu.
19:17Vous vous souvenez quand vous avez menti aux gens ?
19:18– Vous alliez posé devant une palette.
19:19– Une palette, pas une voiture.
19:20– On va revenir là-dessus.
19:21– Mais tiens, chère madame,
19:23vous soutenez la violence physique
19:26au nom de votre but politique.
19:28– Je ne soutiens pas la violence physique, mais c'est faux.
19:30– Vous soutenez les incendies,
19:31vous soutenez les insultes,
19:33vous soutenez les crachats sur les élus,
19:36comme ça a été le cas là-bas.
19:37Rien de tout ça vous dérange,
19:39parce que vous considérez que la fin justifie les moyens.
19:42Et donc moi, je trouve que vous êtes dangereuse
19:44pour notre pays.
19:44– Où ça, je soutiens les incendies ?
19:46– Et je comprends cette diabolisation.
19:48Et c'est dommage que vous perdez déjà en cours de route.
19:50Moi, je m'opposais avant cette diabolisation.
19:52– Et malheureusement…
19:53– Regardez, j'en suis l'exemple premier.
19:56– Mais mot de la fin.
19:56– Non mais j'en suis l'exemple premier, monsieur Cousine.
19:58– Mot de la fin.
19:59– On a fait un plateau d'une demi-heure
20:01où vous m'avez dit, vous soutenez les incendies,
20:03je vous parle du fait que c'est une palette
20:04grulée par des grévistes sur un rond-point.
20:07Deux semaines après, vous dites que je me suis prise en photo
20:09devant une Mercedes qui brûlait.
20:10– C'est fini, c'est fini.
20:12– Voilà, je suis en TACIA ?
20:14– Oui, vous envoyez des messages très clairs aux gens.
20:16– Et vous êtes paracite, racaille, dans TACIA.
20:19– Vous savez, ça s'appelle la dissimulation.
20:21– Vous vous rendez compte que vous êtes en train de devenir d'être un roi ?
20:23Je suis en dissimulation de quoi ?
20:24– Oui, vous faites semblant que vous n'êtes pas violente,
20:26mais vous envoyez des messages subliminaux très clairs
20:29en soutenant les violents et en posant devant des palettes enflammées,
20:32ce qui, excusez-moi, n'est pas le message plus pacifique qu'on puisse envoyer.
20:35– Non mais je n'ai pas posé devant une voiture, vous avez menti aux gens.
20:38– Vous avez mal vu l'image.
20:39– Non, je vous avais expliqué pour 20 minutes.
20:40– Merci Madame Dufour, merci Madame la députée.
20:43– Non mais bon, ça va.
20:43– Merci Charles Consigny.
20:45– Sous-titrage ST' 501
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