00:00C'est complet dans mon propos, c'est qu'il n'y a jamais été question d'un désarmement total
00:03de la police municipale.
00:04On est d'accord jusque-là.
00:05La deuxième chose, c'est que nous avons intégré l'idée que nous étions dans un processus de désarmement.
00:09Nous avons aussi évoqué la question de désarmement qui sera liée aussi à la doctrine,
00:13la définition d'une nouvelle doctrine, en renforçant la question de la police de proximité
00:17et surtout en allant jusqu'à discuter avec l'ensemble de celles et ceux qui ont un intérêt sur les
00:22questions de sécurité
00:23pour apprécier juste que nous allions dans le processus de désarmement.
00:26Le LBD est l'acte immédiat qui a été mis en place, qui consiste à ne pas renouveler
00:31dans l'appareillage en fin de compte de l'arme de la police municipale, le LBD en tant que tel.
00:36Il restera bien sûr dans les véhicules et il n'a pas vocation à pouvoir être sur l'espace public.
00:40Donc il ne s'agit pas d'un recul, il s'agit de la mise en œuvre à la fois
00:44d'un processus,
00:45il s'agit bien d'un processus et l'on aura l'occasion d'apprécier jusqu'où le désarmement de
00:50la police municipale de Saint-Denis sera.
00:52Pour l'instant, je rappelle juste une chose, nous ne sommes qu'à deux mois de l'élection.
00:56Je vois Alain sourire.
00:58Oui, parce que c'est quelque chose que je connais bien, la différence entre ce qu'on dit pendant la
01:03campagne et ce qu'on peut faire ensuite.
01:07Bien sûr que c'est une question essentielle, bien sûr que tout ce qui peut ressembler à un usage abusif
01:13des armes,
01:14y compris détenu par la police, etc.
01:17Et ce qu'on appelle, d'un mot épouvantable d'ailleurs, les bavures.
01:21Parce que quand on dit bavures, il s'agit souvent de morts ou de blessures d'hommes et de femmes
01:26qui, quelquefois d'ailleurs, ne sont pour rien dans l'affaire.
01:29Donc tout ça, évidemment, ça mérite d'être sérieux, de faire attention.
01:32Mais en même temps, on n'est pas dans une situation gérable où on se trouve avec une délinquance qui,
01:40notamment en ce qui concerne le narcotrafic et ce qui tourne autour, est croissante.
01:45Et face auxquelles, il faut disposer de moyens.
01:50Je ne dis pas n'importe quel moyen, je ne dis pas utilisé par n'importe qui ni n'importe
01:55comment,
01:55mais il ne faut pas être angélique.
01:58Effectivement, il ne faut pas être angélique.
01:59Mais ne pas être angélique, c'est aussi ne pas rajouter de la confusion à la confusion.
02:02Mais je sais d'être clair.
02:04Oui, non mais pas vous.
02:05L'idée, par exemple, du ministre de l'Intérieur, y compris avec un projet de loi qui était en cours,
02:08qui vise concrètement à renforcer les moyens de la police municipale
02:11pour permettre à ce que l'État se désengage d'avantage de ses responsabilités.
02:15C'est aussi cette supercherie dans laquelle il ne faut pas que l'on tombe.
02:18La police municipale, c'est une police de proximité.
02:19Et la police nationale est une police qui doit agir,
02:22puisque c'est l'expert de la tranquillité publique sur les territoires.
02:24Et donc, c'est la raison pour laquelle nous nous disons,
02:26nous assumons nos responsabilités en maintenant les effectifs de la police municipale,
02:29puisqu'elles seront de 135, donc nous les maintenons.
02:31Et nous allons maintenir d'ailleurs les vidéoprotections,
02:33puisqu'il y a 834 caméras sur la ville de Saint-Denis.
02:35Nous n'avons pas vocation à les développer.
02:37Et nous verrons ensuite, au fur et à mesure du remplacement de ces caméras,
02:42si elles sont efficientes ou pas, si elles sont efficientes en les maintien,
02:45elles seront démontées.
02:46Donc c'est ça le principe pragmatiste.
02:48Et donc après, sur la question du désarmement de la police municipale,
02:52nous le mettrons en place dans le cadre d'un processus qui sera,
02:55y compris porté dans le cadre d'une doctrine que nous sommes en train d'ailleurs de définir.
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