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- #faceaface
Eliot Deval reçoit deux éditorialistes aux idées diamétralement opposées, dans #FaceaFace
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00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour le face-à-face.
00:05Et ce soir, cédant aux supplications du sieur Duval, le trop gentil chevalier blanc est rentré de Terre Sainte.
00:14Glève affûté, hors du fourreau pour affronter un baron noir trop futé pour être honnête.
00:20Mais ce madré politicien aurait tort de prendre son rival toujours jeune pour un blanc bec.
00:26Le retour, le comeback !
00:30J'ai cédé, que voulez-vous ? Je suis trop faible avec vous.
00:33Mais écoutez, ça fait quoi ? Deux semaines qu'on ne vous a pas vu ?
00:3615 jours.
00:37Mais je vous trouve un peu rouillé. Faites attention parce que lui, pendant deux semaines, le baron noir, il a
00:43tout préparé.
00:45Il est en pleine forme, il pète le feu.
00:47Moi, je pensais que par courtoisie et loyauté, il cessera toute activité et il en a profité.
00:54Dieu sait ce qu'il a dit, hors et à l'antenne, mais surtout hors antenne.
00:57Le baron noir, bonsoir.
00:58Bonsoir. Alors moi, je voudrais élever une protestation au jury ce matin, ce soir.
01:02Allez-y.
01:02Parce que je sais qu'il a pris des substances toxiques avant de venir.
01:05Avant de venir, on va faire un test.
01:07Je ne peux pas donner le nom, mais je sais qu'il a pris des substances toxiques.
01:10On va faire un test. J'ai vu sur les réseaux sociaux que vous étiez attaqué, Julien Drey.
01:15Alors, moi, je vous donne un conseil, Julien. Lorsque vous faites un tweet et que c'est du second degré,
01:22puisque, vous savez, avec l'extrême gauche radicale que vous connaissez très bien.
01:27Ça, pour la connaître, il la connaît bien.
01:29Avec l'extrême gauche, qui n'est peut-être pas le sens du second degré, mettez un petit astérisque quand
01:33c'est du second degré.
01:35Parce que même Jean-Luc Mélenchon tombe dans le piège, visiblement, parce que, sous forme d'une blague, vous avez
01:39relayé une générée par l'IA.
01:42Je pense que vous avez raison. Il va falloir que j'intègre le fait que le deuxième degré n'existe
01:46pas pour ces gens-là.
01:47Et que tout se prend au premier degré. Oui, j'ai fait un tweet qui était ironique par rapport à
01:54une tenue que portait Jean-Luc Mélenchon au Festival de Cannes.
01:56Voilà. Générée par l'intelligence artificielle.
01:59Et je trouvais qu'il avait un très beau costume.
02:01Eh bien, écoutez, il est le bienvenu, évidemment, au Festival de Cannes.
02:04Au Festival de Cannes, ça, je ne sais pas, ça lui est pas.
02:05Si, l'extrême gauche croisette. Justement, ça va être à la une de notre émission.
02:10L'actualité, ce week-end, nous envoie à Cannes avec une attaque contre le film L'Abandon,
02:16retraçant, vous le savez, la mort de Samuel Paty.
02:19Cette séquence que vous allez voir, j'avais décidé depuis le début de la journée de ne plus la passer.
02:23Du moins, ce matin, je me suis dit, on ne va plus la passer parce que c'est tellement de
02:27haine,
02:27tellement violent, tellement bête, que est-ce que ça a vraiment un sens de relayer encore ce message ?
02:33Mais, vous êtes aussi les patrons de cette émission, en soi, et vous disiez,
02:38mais il faut absolument la montrer parce qu'elle a été vue 5 millions de fois.
02:41Parce que peut-être que des téléspectateurs n'ont pas vu cette séquence.
02:44Je recontextualise, le film est projeté donc à Cannes, et puis vous avez désormais des,
02:50non pas des journalistes, mais des streamers.
02:52C'est une nouvelle forme de média, et d'ailleurs, ça marche très bien,
02:56dont un qui va interpeller un autre streamer très connu,
03:00suivi par, je crois, quasiment 800 000 personnes sur les réseaux sociaux.
03:04Et il va donner son avis, un avis très mesuré et respectueux,
03:10descend bien sûr sur le film Labrondon, écoutez.
03:14C'est un film de merde, c'est un film dangereux.
03:17C'est vrai que ça allait être nul, mais peut-être, ils allaient pas être si cons,
03:19ils allaient trouver un moyen de dire,
03:20Pati, c'est un martyr tourné, d'accord ?
03:21Mec, il y a quand même un truc de nuancer les choses sur le reste et pas faire un amalgame.
03:24Là, je sors, un couple de vie qui sort en mode,
03:25eh ben, on voit quand même ce mari qui dit,
03:27non, mais c'est pas tous, c'est pas tous.
03:29Tu sais, des fois, t'as des films qui sont mauvais,
03:30mais là, les gens, ils applaudissent, c'est quoi, franchement ?
03:33Quand tu vas voir un film comme ça, t'as forcément un biais,
03:35et du coup, t'as tes préjugés, mais le film les remplis.
03:37Genre, tous les musulmans hommes sont méchants.
03:38Toutes les femmes musulmanes, par contre, elles sont soit soumises à leur mari,
03:41soit elles sont gentilles, c'est toujours ça.
03:42Il y a des interviews que j'ai vues où il dit,
03:43il n'y a pas de sensationnalisme, c'est pas à montrer,
03:45mais il y a la scène du meurtre.
03:46C'est une faute de goût, c'est dingue !
03:47Déjà, ils font un teasing, attention, ils meurent à la fin.
03:49Et à la scène de la mort, ils crient à la Ouagba,
03:50avant de mettre le coup de couteau.
03:51Et après, les flics arrivent, je suis en mode,
03:53Ok les gars, plus on filme pour l'extrême droite, pour le RN.
03:55Un an de l'élection, c'est bien ça !
03:57En plus, les méchants musulmans,
03:58ah, ils sont antisémites, franchement, film dangereux,
04:00j'ai rien d'autre à dire.
04:00Pourquoi tu votes en 2027 ?
04:02La réponse est déjà donnée.
04:03Votez Mélenchon en 2027.
04:04On a le RN et l'extrême droite.
04:06On a le Twitch gauchiste.
04:07On a le Twitch gauchiste, toi et ta sale gueule.
04:09Alors, les réélections politiques se multiplient.
04:12Pas Jean-Luc Mélenchon qui était plus intéressé à vous répondre
04:15suite à votre tweet.
04:17Léon Desfontaines, le porte-parole du Parti communiste
04:20qui parle de honte à la gauche.
04:23Ces personnes font honte à la gauche.
04:24Mickaël Delafosse, qui est maire de Montpellier,
04:27du Parti socialiste, parle d'une indignité absolue.
04:31Quant à Bruno Retailleau, il constate des indécents commentaires.
04:36Je précise également que la première à avoir réagi,
04:38c'est Valérie Pécresse, d'où le fait qu'on en ait parlé
04:40puisque c'est devenu un fait politique.
04:42Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France
04:44et la région Île-de-France a financé en partie ce film.
04:51Julien Dré, vous l'avez vu le film.
04:52Mais qu'on l'ait vu ou pas, ce n'est même pas le problème.
04:55On peut critiquer un film.
04:57Mais là, on dépasse simplement l'idée de la critique dans cette séquence.
05:02Alors, moi d'abord, j'ai vu le film et je conseille à nos téléspectatrices et téléspectateurs d'y aller.
05:07Bon, parce que c'est un film qui est très juste dans le ton.
05:10On n'est pas dans le sanctionnalisme.
05:13On est dans un film qui, justement, ne tombe pas dans le manichéen
05:18qui montre, comme le dit le titre, l'abandon de ce professeur
05:22qui n'est pas soutenu comme il l'aurait dû
05:24et la chaîne administrative qui, finalement, le laisse tout seul.
05:29Il n'est pas du tout, je dirais, typé ou stéréotypé.
05:33Au contraire.
05:34Donc, c'est vraiment un très bon film.
05:36Et je suis content que la région Île-de-France, à travers la commission du cinéma,
05:40ait participé à le financement de ce film qui est un film de qualité.
05:43Et je veux même vous dire, si j'étais responsable politique et en exercice,
05:48un tel film, je le passerais chaque année dans les salles de classe
05:52et j'organiserais des débats autour de ce film.
05:54Tellement, je trouve que pour avoir une pédagogie par rapport à ce que c'est que, justement,
06:00le droit à la République, le droit au blasphème, le respect des choses, tout est dit.
06:05Et j'insiste, ce n'est pas vrai que ce film est marqué d'une sorte d'islamophobie
06:10puisque c'est ça qui est...
06:10Au contraire, dans le film, on voit les contradictions.
06:14Et il y a une scène, je ne veux pas dévoiler, une scène à la fin qui est très émouvante.
06:20William, au-delà du film, parce que les arguments qui sont posés,
06:25si c'est tenté qu'on puisse parler d'arguments,
06:29reprennent quasiment au mot près les arguments de ceux qui s'en sont pris à Samuel Paty.
06:34Oui, parce que, d'ailleurs, c'est la thématique de mon Figaro de demain,
06:38ça s'appelle le second abandon de Samuel Paty.
06:42Parce qu'au-delà de ces types en smoking sur tapis rouge à Cannes,
06:49qui sont dans l'extravagance et la sottise la plus immonde,
06:54il n'y a pas qu'eux.
06:56Il n'y a pas qu'eux.
06:57Vous avez une œuvre en hommage à Samuel Paty.
07:01Paty devrait être considéré comme le martyr national,
07:06égorgé au cri d'Allah ou Akbar, sur l'autel de l'islamisme.
07:10Et vous avez, par exemple, Huffington Post,
07:13qui explique que même s'il n'y a rien à dire sur le film,
07:17il est critiquable quand même,
07:19parce qu'en vérité, ça dit du mal des musulmans.
07:23Il y a dans Libération des articles et des éditoriaux à la mône.
07:28Donc, ça n'est pas du...
07:29Et je ne vous dis pas les commentaires de multiples types de chez LFI.
07:36Il n'est pas question de défendre Samuel Paty.
07:40Il est question de...
07:42Si l'islamo-gauchisme n'existe pas,
07:45alors j'ai un problème de vocabulaire.
07:46Encore aujourd'hui, pour beaucoup à l'extrême-gauche,
07:53dès l'instant où vous prenez la défense de Samuel Paty,
07:57égorgé sur l'autel de l'islamisme,
07:59vous seriez contre les musulmans.
08:01Si vous ne vous apercevez pas, encore une fois,
08:03que c'est la preuve du masochisme occidental
08:09et de la préférence pour l'autre, oriental,
08:13fut-il quelquefois lui-même sadique,
08:15vous êtes condamné à ne rien comprendre.
08:17Ça donne une image de ce qu'est la France aujourd'hui,
08:21qui est quand même, en partie sur le plan culturel,
08:25des fausses élites culturelles aux mains de l'extrême-gauche,
08:28alors que l'immense majorité du peuple français ne marche plus.
08:33On en est là.
08:33Attention, ceux qui ont témoigné dans la vidéo,
08:39ça a une grande distance avec le monde culturel.
08:41Excusez-moi, parce que le film, il a été salué, applaudi très largement.
08:48Il a été passionné à Cannes par tous ceux qui étaient là.
08:50Donc, on ne peut pas dire que les élites culturelles qui étaient présentes à Cannes
08:53ont boycotté ce film, l'ont saboté ou l'ont critiqué.
08:56Julien, pardonnez-moi de vous dire.
08:58Non, je veux dire, que des abrutis,
09:00parce que ce terme-là s'adapte particulièrement à celui qu'on voit à l'écran,
09:06soit livré à ce genre de commentaires.
09:09D'ailleurs, je me suis demandé si on avait vu le même film, lui et moi,
09:12pour ne pas jeter de l'opprobre.
09:13Non, mais Julien, il se trouve malheureusement que l'abruti est nombreux.
09:19Ah bah oui, ça serait...
09:20Trouvez-moi un type de chez LFI qui est désavoué,
09:25ce que je vous dis du Huffington Post.
09:27LFI, ce n'est pas le monde culturel.
09:29Heureusement, ce n'est pas...
09:30Oh là !
09:31Non, mais attendez, excusez-moi, le monde culturel en français,
09:33il est représenté par des gens qui sont...
09:35Moi, j'ai un problème, si vous voulez.
09:36Celui, ce film, il est défendu par France Inter.
09:40Le monde culturel, c'est ceux qui ont fait le film, par exemple.
09:42Non, mais Julien, ce film est défendu par France Inter.
09:46Depuis qu'il y a eu le Huffington Post,
09:48depuis qu'il y a eu les articles dans l'Ibée,
09:50depuis qu'il y a eu ces stupidités sur la croisette,
09:54je n'ai pas entendu un édito sur l'audiovisuel de service public
09:58qui dénonce cela.
10:00Il y a un manque de résistance
10:03par rapport à l'extrême-gauche islamo-gauchiste
10:06que je constate une fois de plus.
10:08Non, mais justement, d'ailleurs, si vous me permettez,
10:11le film, ce n'est pas un problème par rapport à l'islamophobie, etc.
10:15C'est un film qui est beaucoup plus centré
10:17sur la faiblesse de la société
10:18et la lâcheté même de la société
10:20par rapport à un professeur qui est courageux
10:23et qui ne fait d'ailleurs qu'appliquer le programme
10:26de l'éducation nationale,
10:27parce que c'est ça le fond de l'affaire.
10:29Et on voit bien d'ailleurs la chaîne de lâcheté
10:30qui se met en place
10:32et qui culmine par des séquences très difficiles
10:35sur ses propres collègues.
10:37Donc moi, je considère que ce film, d'abord,
10:40est un outil pédagogique essentiel
10:42et je félicite ceux qui l'ont fait.
10:45Je considère qu'il y a beaucoup de gens
10:46qui vont le voir et j'espère beaucoup encore
10:49et je ne jette pas l'opprobre sur l'ensemble
10:51de ceux qui se reconnaissent dans cette démarche.
10:54Alors après, oui,
10:56il y a aujourd'hui, on le sait,
10:57il y a dans la société française
10:58un segment de société
11:00qui est complètement aveuglé
11:01par son combat contre l'Occident.
11:04Vous me permettez une remarque ?
11:05Pardon ?
11:05Vous me permettez juste une remarque ?
11:07Parce que vous avez cité le...
11:08Si elle est brève, oui.
11:09Très brève.
11:10Vous citez le Huffington Post
11:11et la Libération
11:13qui sont lus par trois personnes.
11:14J'exagère un minimum.
11:16La personne que vous avez entendue,
11:18elle est suivie par des centaines
11:20de milliers de personnes.
11:22Oui, mais j'en suis sûr.
11:23Donc, moi, je ne dirais pas comme vous,
11:26abruti, par exemple.
11:28Parce que c'est...
11:29C'est moi qui dis.
11:29Oui, évidemment.
11:30Mais parce que ça dit quelque chose
11:33de la manière aussi dont s'exprime
11:35une partie de la nouvelle génération.
11:37Ça dit que dès l'instant
11:41où vous tentez de lutter
11:43contre l'islamisme,
11:45vous êtes taxés d'islamophobes.
11:47Ça en dit donc long
11:49sur une partie de la société française
11:52qui refuse de combattre l'islamisme.
11:55Non mais, ça, je suis d'accord.
11:57Ça révèle ce à quoi
11:59nous sommes confrontés aujourd'hui.
12:01Mais si vous voulez,
12:03moi, j'ai le sentiment
12:04qu'il ne faut pas qu'on tombe
12:06dans le piège.
12:06Je pense qu'il faut défendre ce film.
12:08Mec et ongles.
12:09Il faut défendre la qualité
12:10de ce film qui est,
12:11y compris sur le plan cinématographique,
12:13très sobre.
12:14Je trouve même filmé
12:15avec aucun effet spectaculaire.
12:19Et dans ce sens-là,
12:19il est extrêmement poignant.
12:21Et c'est pour toi l'honneur
12:22du cinéma français aussi.
12:23Parce que ça existe.
12:24C'était une oeuvre cinématographique.
12:26Et puis, surtout,
12:27il faut l'instrumentaliser
12:28maintenant en positif.
12:29Je pense que tous ceux
12:30qui disent des bêtises,
12:32moi, je rêverais, par exemple,
12:34d'avoir un débat
12:35avec celui qui a fait
12:37ou celle qui a fait
12:38la critique de ce film
12:39dans Télérama.
12:40Pardon.
12:41Parce que là,
12:42on pourrait avoir
12:43une confrontation.
12:44Et c'est pour ça que je dis...
12:46Puisque Télérama,
12:47je préférerais 100 fois
12:48pouvoir échanger
12:49avec le youtubeur
12:51qui s'appelle Grimm,
12:53qui a 25 ans,
12:54et de comprendre pourquoi
12:55il est aussi virulent
12:56à l'endroit de ce film.
12:57Moi, j'ai pris Télérama
12:58parce que...
12:58Télérama, c'est un microclimat.
13:01Avec ces gens-là,
13:01je ne suis plus dans le débat,
13:03je suis dans le combat.
13:04Oui, mais le combat passe par le débat.
13:06Oui, vous pouvez débattre.
13:08Vous croisez le fer,
13:09regardez, là.
13:09Ah non, non, pardon.
13:13Ça fait déjà depuis quelque temps
13:15que je considère
13:16que je ne souhaite plus
13:19traiter les gens
13:20d'extrême-gauche
13:22avec urbanité.
13:25Je suis désolé
13:26de vous le dire.
13:28J'ai sorti
13:29sur X
13:31quelque chose
13:32qui s'appelait
13:33quelque chose
13:33comme ta gueule,
13:34Mélenchon.
13:35Je ne veux pas
13:36débattre maintenant
13:37avec ces gens-là.
13:39Ces gens-là
13:39sont de l'autre côté.
13:41Là, il y a une nuance.
13:44Moi, je pense
13:44qu'il faut débattre
13:45parce que je me sens
13:46en capacité de débattre.
13:47Et je ne veux pas
13:48donner le sentiment
13:49que je fuis le débat
13:50et la confrontation.
13:51Et vous êtes plus fort
13:52que William Galdedal.
13:53Je ne sais pas
13:53si je suis plus fort.
13:54J'ai toujours pensé.
13:55Je n'ai pas cette prétention-là.
13:57Avançons.
13:58Et encore une fois,
13:59pardonnez-moi,
13:59vous pouvez,
14:00parce que vous avez dit
14:00qu'il faut défendre le film,
14:01il faut défendre la mémoire
14:02de Samuel Paty,
14:03mais le film peut être critiqué
14:04sur le fond
14:05comme sur la forme.
14:06Mais c'est pour ça qu'il faut.
14:06Mais là,
14:06on dépasse la critique.
14:08Là, on attaque
14:09en disant
14:09c'est un film de merde.
14:10les rires gras
14:11quand on parle de la mort.
14:13Il a été décapité.
14:13Je vais vous dire,
14:14je me pose une question
14:15depuis plusieurs jours d'ailleurs.
14:16Je vais être honnête avec vous.
14:17J'ai vu une pétition
14:18qui circulait
14:19demandant
14:19à ce que
14:20les centres de Samuel Paty
14:22soient transférés
14:23au Panthéon.
14:25Et au début,
14:26j'ai dit non,
14:26on ne peut pas.
14:27Et à la sortie du film,
14:29je n'ai plus la réponse
14:30aussi ferme
14:30que j'avais
14:31au point de départ.
14:32Avant de reprendre
14:33notre débat,
14:34vous savez que demain,
14:35CNews va proposer
14:36un grand documentaire
14:38sur les nouveaux martyres
14:40de la République,
14:41les professeurs
14:42produits par
14:43Janton Productions.
14:45Ce sera
14:45aux manettes
14:46un certain
14:47Gauthier Lebrecht.
14:48Je vous propose
14:48de voir une séquence
14:49de ce reportage.
14:54Nous nous sommes rendus
14:55à la sortie
14:55d'un collège
14:56de banlieue parisienne
14:57pour sonder les élèves
14:58sur la vision
14:58qu'ils ont
14:59de leurs professeurs.
15:00Et ce que nous avons entendu
15:02est tout aussi édifiant
15:03qu'inquiétant.
15:04Moi, j'avais frappé des fois.
15:05Ma prof de français,
15:06par exemple,
15:07j'aurais eu beaucoup
15:08de favoris
15:08qui sont dans ma classe.
15:09J'ai envie de l'attendre
15:10à la sortie,
15:11le prof,
15:11il baise sa mère.
15:12J'ai envie de tuer,
15:13j'ai envie de tuer un prof,
15:14mais aussi tout le monde.
15:16Même si tu ne vas pas le faire,
15:17mais tu as envie de le faire.
15:20Je découvre à l'instant
15:24les témoignages,
15:25du moins les déclarations
15:25de ces adolescents
15:27qui sont à peine,
15:28qui doivent être encore
15:29au collège.
15:30J'ai envie de tuer mon prof,
15:32mais je ne l'ai pas fait.
15:32J'ai envie, pardonnez-moi,
15:34de lui baisser sa mère.
15:36Voilà le rapport aussi
15:37qu'il y a désormais
15:39dans les écoles en France.
15:41C'est quelque chose
15:42qu'on ne veut pas voir,
15:43parfois,
15:44je viendrai.
15:46Attention aux effets sensationnels
15:48où on survalorise.
15:49Moi, je connais aussi
15:49beaucoup d'élèves
15:50qui respectent leur prof.
15:51Mais personne ne dit ça.
15:52Oui, d'accord,
15:52mais quand vous focalisez
15:55quelque chose,
15:55comme on dit au cinéma,
15:56vous faites focalisation
15:57sur un objet.
15:58Moi, je ne veux pas
15:59qu'on donne le sentiment
16:00que dans l'éducation nationale,
16:02tous les élèves
16:02détestent leurs professeurs.
16:04Non, mais il y a...
16:05Julien.
16:06Personne ne dit ça.
16:07Il est malheureux...
16:08Personne,
16:08mais j'ai le droit
16:09de le penser.
16:10Évidemment.
16:10Julien, tu as tous les droits,
16:11mais...
16:11Non, je n'ai pas tous les droits.
16:12Il est indéniable.
16:13Moi aussi, je sais
16:13qu'on a des droits
16:14et des devoirs.
16:14Il est indéniable,
16:16malheureusement,
16:17de constater
16:19la violence
16:21qui s'est installée
16:23chez les jeunes.
16:24Pardon.
16:25De notre temps,
16:26on n'avait pas de couteau.
16:28De notre temps,
16:30la drogue
16:31n'était pas un phénomène
16:32aussi massif.
16:33De notre temps,
16:35le professeur
16:36inspirait
16:37davantage d'autorité.
16:40Moi, d'ailleurs,
16:41je suis...
16:41Je suis d'ailleurs
16:43dans le...
16:43dans le deuil
16:45des hussards noirs
16:47de la République
16:47parce que
16:49je ne pense pas,
16:50je ne pense pas
16:51que les professeurs
16:53d'aujourd'hui
16:54aient la même autorité
16:56que ceux d'autrefois.
16:59Donc,
17:01moi, j'ai connu...
17:02On a connu une époque
17:03il y a encore 15 ans
17:04où les professeurs
17:06très idéologisés
17:08ne voulaient pas
17:09qu'il y ait des policiers
17:11aux abords des écoles.
17:13maintenant,
17:13ils les réclament
17:14à corps et à cri.
17:16Ils ont fini par comprendre.
17:18Ils ont mis du temps
17:19pour comprendre.
17:20Non, mais il y a 15 ans,
17:21on ne réclamait pas.
17:21Il y a 20 ans, d'ailleurs.
17:22Parce que...
17:233 ans, déjà.
17:23Il y a 20 ans,
17:24on ne réclamait pas
17:24de policiers
17:26à la sortie des écoles
17:27puisqu'il n'y avait pas
17:27de raison d'avoir...
17:28Oh, si, déjà.
17:29Oh, si.
17:30Bien sûr que oui.
17:31Dans les écoles...
17:32Bien sûr que oui.
17:33Dans les écoles
17:33où vous alliez vous,
17:34parce qu'évidemment,
17:35avec un délinquant comme vous,
17:36c'est normal
17:37qu'on aille chercher
17:38des policiers.
17:39Mais moi,
17:39j'étais dans des lycées
17:40dans un département
17:42du 93.
17:43Je peux vous dire
17:43qu'il n'y avait pas besoin
17:44de policiers.
17:44Au contraire,
17:45l'école, pour nous,
17:46c'était notre deuxième maison.
17:47On était pressés
17:48d'aller à l'école le matin.
17:50Nos parents,
17:50ils ne se inquiétaient pas.
17:51Ils savaient où on était
17:52et ils savaient
17:52qu'on était avec nos profs.
17:54Alors maintenant,
17:54oui, c'est vrai
17:54que le métier de professeur
18:01aujourd'hui,
18:02l'autorité du professeur,
18:03mais dans la société
18:04en général.
18:05Le professeur aujourd'hui,
18:06il n'a pas l'autorité
18:07qu'il avait
18:08du temps où moi,
18:08j'étais jeune
18:09et où quand on disait
18:10que vous étiez professeur
18:11ou instituteur,
18:12tout le monde disait
18:12chapeau bas.
18:13Autre sujet à présent.
18:14Et voilà ce qu'on pouvait dire,
18:16ce sera à découvrir demain
18:17à partir de 21h
18:18sur CNews,
18:20reportage inédit
18:21les nouveaux martyrs
18:22de la République
18:23suivi d'un débat
18:25avec notre ami
18:26l'excellent Gauthier Le Bret.
18:28Parlons de l'Eurovision
18:29à présent.
18:30L'Eurovision
18:31qui a rendu son verdict
18:32et c'est la chanteuse
18:33bulgare
18:34qui a remporté
18:35la 70e édition
18:37et le chanteur
18:38franco-israélien
18:39Noam Betam
18:40qui est arrivé
18:41deuxième.
18:42Deuxième
18:42malgré les boycotts,
18:44malgré les menaces,
18:45malgré les huées
18:46quand il a pris le micro
18:47pour chanter
18:48en hébreu
18:49et en français.
18:50Donc les censeurs,
18:51ils avaient ce matin
18:52la gueule de bois.
18:53Deuxième
18:53est une position
18:54quand même honorable.
18:55Je vous montrerai aussi
18:56le détail,
18:57la différence
18:58entre les résultats
18:59du public
18:59et les résultats
19:00des professionnels.
19:01Mais d'abord,
19:02pour le plus grand plaisir
19:03de ceux qui ont voulu
19:04censurer Noam Betam,
19:05je propose une petite séquence
19:07de cette chanson.
19:28Michel, Michel, Michel, Michel, Michel, Michel.
19:37Je vous aime tous.
19:38Je vous aime.
19:39Je vous aime.
19:39Et Emeric Caron a réagi.
19:42Caprange.
19:43Israël a encore raté sa tricherie.
19:46Un complot ?
19:47Un complot israélien peut-être ?
19:49En même temps,
19:50si l'arnaque avait fonctionné,
19:52cela aurait obligé Israël
19:53à organiser la prochaine édition
19:54et il aurait dû affronter l'an prochain
19:56la honte d'un boycott massif.
19:59Voilà le climat
20:00dans lequel
20:01s'est une nouvelle fois tenu
20:04l'Eurovision
20:05avec cette volonté
20:08de censurer
20:10un artiste franco-israélien,
20:12en plus,
20:12William.
20:14Ça m'a fait très plaisir.
20:15Ce n'est pas la première fois,
20:16d'ailleurs,
20:16qu'Israël s'illustre
20:18à l'Eurovision.
20:19Même l'année dernière,
20:21c'était la même chose.
20:22Alors,
20:23Israël est arrivé second.
20:25Ils étaient quand même déjà,
20:27par rapport au vote du jury,
20:30huitième.
20:32Huitième pour le jury,
20:33mais deuxième pour le public.
20:35Oui,
20:35ce que je veux dire quand même,
20:37ce n'est pas uniquement
20:39le vote populaire
20:40qui a fait que,
20:41déjà,
20:42le jury,
20:42ils étaient huitièmes
20:43dans les dix premiers.
20:45Mais j'étais évidemment
20:47très content
20:48pour le chanteur,
20:50mais encore plus content
20:52pour le dépit
20:54de ceux qui rêvaient
20:56qu'Israël soit dernier
20:58ou quoi que ce soit.
20:59Ça prouve qu'au-delà,
21:01évidemment,
21:01du champ médiatique
21:02ou du champ politique,
21:05Israël reste populaire
21:06dans les cœurs,
21:07notamment,
21:08notamment,
21:08pardon de le dire,
21:09dans les pays où on voit,
21:11dans les pays où l'immigration
21:12est très forte.
21:12Dans les pays où l'immigration
21:14est très forte,
21:15Israël a été particulièrement
21:18plébiscité.
21:18C'est sans doute
21:20parce que les gens
21:22comprennent bien
21:23pourquoi les gens
21:24ont pris parti
21:25comme ça
21:26pour Israël
21:27après le 7 octobre
21:28s'ils comprennent
21:29que nous sommes
21:29dans le même bateau.
21:30Ça joue,
21:31ça joue beaucoup.
21:32Mais quand je vois
21:32un caron
21:33expliquer qu'Israël
21:34a triché,
21:35alors qu'au contraire,
21:37ils avaient réduit
21:38l'influence
21:39du vote populaire,
21:42là,
21:42ça m'a beaucoup amusé.
21:43Je lui ai dit,
21:44d'ailleurs,
21:44je lui ai dit,
21:45je vous tenais à prendre
21:46de vos nouvelles
21:46parce que vous avez passé
21:47une mauvaise journée,
21:48M. Caron,
21:49parce que,
21:49d'une part,
21:50le dernier responsable
21:52du 7 octobre
21:53a été éliminé
21:54par Israël
21:55et en plus,
21:55Israël est arrivé second.
21:56Il n'a pas été très content,
21:57Caron.
21:58C'est un week-end difficile.
21:59C'est difficile,
22:00c'est pour ça que je voulais
22:00prendre de ses nouvelles.
22:01Julien André.
22:02Bon,
22:03moi,
22:03je ne cherche pas
22:04d'assurer,
22:05d'interpréter les résultats
22:06parce que je pense
22:07que, d'abord,
22:08beaucoup de gens votent
22:09d'abord par rapport
22:10à la qualité
22:10de ce qu'ils voient
22:11ou de ce qu'ils aiment
22:12et heureusement,
22:13d'ailleurs,
22:13que ce n'est pas
22:14qu'un vote politique.
22:15Ce sera première chose.
22:16La deuxième chose,
22:17il y a un savoir-faire.
22:19En Eurovision,
22:20il y a une école.
22:21Il y a un savoir-faire israélien,
22:22c'est clair,
22:23dans la mise en scène,
22:24dans le spectacle,
22:25dans la qualité,
22:26dans aussi le fait
22:27de chanter en anglais,
22:29en hébreu,
22:30en français.
22:30C'est-à-dire,
22:32on voit bien
22:32qu'il y a une école.
22:34Cette école,
22:34elle produit des bons résultats
22:35du point de vue du public.
22:37Je pense que c'est ça
22:37qu'il faut comprendre
22:38et que, d'ailleurs,
22:40certains devraient
22:41mieux étudier.
22:42Après,
22:43ce qui est intéressant,
22:44parce que c'est le chiffre
22:44que vous donnez
22:45et qui est le chiffre
22:46le plus important,
22:47c'est les professionnels
22:48eux-mêmes
22:49avec la séance de chanson
22:50en huitième.
22:51Ça veut dire,
22:51donc,
22:52on n'est pas dans
22:54la filouterie,
22:55dans la combine.
22:55C'est qu'ils avaient reconnu
22:56qu'il y avait
22:57une qualité réelle
22:58et j'insiste sur une chose,
23:00c'est que la prestation
23:01du chanteur israélien,
23:02elle était particulièrement
23:03émouvante
23:04parce que,
23:05nous,
23:05on n'entend pas
23:06le téléspectateur,
23:07mais il avait énormément
23:08de cris hostiles
23:09et avec même le risque
23:11qu'à tout moment,
23:12il puisse se passer
23:12quelque chose dans la scène.
23:13Vous savez qu'il s'est
23:14entraîné en amont
23:15avec les huées,
23:16etc.,
23:17comme les deux précédentes
23:18candidates israéliennes.
23:20C'est-à-dire que,
23:21depuis le 7 octobre,
23:23et au lieu de soutenir
23:25les artistes israéliens
23:26et notamment,
23:27vous aviez deux rescapés,
23:28enfin,
23:29une rescapée
23:29et une jeune femme
23:30qui s'appelait
23:31Dan Godan
23:32qui chantait pour
23:33les victimes du 7 octobre,
23:35c'est dans des conditions
23:36qui sont...
23:36On peut dire
23:37qu'ils sont habitués
23:37à vivre dans l'adversité,
23:39mais saluons quand même
23:40la victoire de la Bulgare.
23:41Ah bah oui,
23:42formidable !
23:43La petite Bulgare,
23:44justement,
23:45elle a refusé
23:46jusqu'au bout
23:48de ne pas soutenir
23:49la candidature israélienne.
23:51Donc,
23:51il y a une justice.
23:52Voilà.
23:52Et pour une fois,
23:53on avance.
23:54Deux ou trois fois,
23:56les choix qui avaient été faits
23:57et on était un peu
23:57dans la vulgarité,
23:58je trouvais que
23:59cette chanteuse
24:00était de la qualité.
24:00Oui, c'est vrai.
24:01Et sa chanson était bien.
24:03Mais j'insiste,
24:04parce que moi,
24:05je pense qu'il y a
24:05un grand perdant.
24:06C'est qui ?
24:07Parce que l'Amérique Caron,
24:07ce n'est pas beaucoup d'importance.
24:09C'est le président,
24:10le premier ministre espagnol.
24:12Ah, Pedro Sanchez.
24:14Bien sûr.
24:14Voilà.
24:15La publicité,
24:16on revient dans un instant.
24:16Il y a une région aussi,
24:17en même temps,
24:18sur les élections.
24:20La publicité,
24:21on revient dans un instant.
24:2719h30,
24:27pour la suite
24:29du face-à-face
24:30entre Gilles William,
24:31Golnadel
24:32et Julien Drey.
24:33Je voudrais qu'on parle
24:34de l'esclavagisme.
24:37Pourquoi ?
24:37Parce que c'est une semaine
24:38qui a été importante.
24:40C'est les 25 ans
24:40de la loi Taubira.
24:43Et mardi,
24:44lors de l'émission
24:45Les 4 vérités
24:46sur France 2,
24:46Marion Maréchal
24:47a évoqué
24:48les trois traites.
24:50La traite transatlantique,
24:52mais aussi la traite
24:53intra-africaine
24:54et la traite arabo-musulmane.
24:56Il se trouve
24:56que le 25 mars dernier,
24:58et personne n'en avait parlé,
25:00l'Assemblée générale
25:02de l'ONU
25:03a voté une résolution
25:04pour qualifier
25:05la traite atlantique
25:07de plus grave crime
25:08contre l'humanité.
25:10Et cette résolution
25:11semble avoir omis
25:13la traite arabo-musulmane
25:15ainsi que la traite
25:17intra-africaine.
25:18Je vous propose
25:19d'écouter
25:20la déclaration
25:22de Marion Maréchal
25:23parce qu'elle s'en est prise
25:25indirectement.
25:25du moins elle a voulu
25:27parler de Bali Bagayoko,
25:29le maire de Saint-Denis
25:30qui lui-même lui a répondu.
25:31Je vous montrerai
25:32sa déclaration.
25:35Écoutez, moi je l'aurais tenue
25:36cette commémoration
25:37et je crois que ça aurait été
25:38l'occasion d'ailleurs
25:39de parler des esclavagismes
25:41tabous et oubliés.
25:43Je pense notamment
25:43à la traite arabo-musulmane
25:44qui a duré plusieurs siècles
25:45et qui a fait 17 millions
25:46d'esclaves.
25:47Je pense à la traite
25:48intra-africaine
25:48qui a fait 14 millions
25:49d'esclaves,
25:50c'est-à-dire plus
25:51qu'en l'occurrence
25:52la traite transatlantique
25:53qui est le seul sujet
25:54qui généralement occupe
25:56ces commémorations
25:57mises en place
25:58par Mme Christiane Taubira.
25:59Ce serait aussi
25:59l'occasion de rappeler
26:00par exemple
26:01qu'un profil
26:02comme M. Bali Bagayoko,
26:03maire de Saint-Denis,
26:05maire LFI,
26:06a plus de chances
26:07d'être un descendant
26:08d'esclavagiste que moi,
26:10voyez-vous,
26:10puisqu'en l'occurrence
26:11il affirme venir
26:12d'une famille
26:13de nobles maliens
26:14qui pratiquaient
26:15jusqu'au XXe
26:16l'esclavage
26:17de manière structurelle.
26:19Donc c'est une façon
26:19aussi quand même
26:20me semble-t-il
26:21de rappeler qu'il n'y a
26:23pas qu'une mémoire
26:23et que cette mémoire
26:24de l'esclavage
26:25qui est évidemment
26:26une ignominie
26:27ne doit pas concerner
26:29uniquement la culpabilité
26:30des Européens
26:31et des Français
26:32avec évidemment
26:33à chaque fois
26:34un objectif politique
26:36biaisé.
26:37Et donc si on devait
26:38être juste,
26:38oui, il faudrait
26:39commémorer
26:39tous les esclavages
26:41pour que bien sûr
26:41cela n'arrive plus jamais.
26:43Et Bali Bagayoko
26:45lui a répondu
26:45que les mémoires historiques
26:47sont multiples
26:48mais en France
26:48nous avons la responsabilité
26:49de regarder lucidement
26:50notre propre histoire,
26:51celle de la traite négrière,
26:52du commerce triangulaire
26:54et des conséquences
26:55humaines, sociales
26:56et politiques
26:56qui l'ont laissé.
26:57Cette histoire
26:57font pleinement partie
26:58de l'histoire de France.
27:00Mais vous savez
27:00que c'est incroyable
27:01une déclaration pareille.
27:03Ça veut dire
27:04que les Français
27:04n'auraient pas été victimes
27:06de la traite arabo-islamique.
27:09Moi quand j'avais
27:0912, 13, 14 ans
27:11il y avait encore
27:12des livres
27:12il y avait encore
27:13dans la mémoire nationale
27:15des livres
27:16qui parlaient
27:17des razias
27:19de pirates
27:20qui venaient
27:21d'Alger
27:22et qui faisaient
27:24des razias
27:24sur les côtes françaises.
27:26Pour faire peur
27:28aux petits enfants
27:28dans les Chaumières
27:31on disait
27:32tu vas être rasié
27:33justement
27:34par les pirates
27:35barbaresques.
27:37Dans la mémoire collective
27:38ça existait encore.
27:40La traite arabo-islamique
27:41est plus ancienne.
27:43Marion Maréchal
27:44a parfaitement raison.
27:45Elle est plus ancienne.
27:46elle est plus cruelle
27:48que la traite transatlantique
27:49qui est déjà cruelle.
27:51Et dans certains pays
27:52elle perdure encore.
27:53Mais qui a fait ça ?
27:55La loi Tobira
27:56la loi Tobira
27:57elle ne parle pas
27:59de la traite arabo-islamique.
28:00Et quand on a posé
28:01la question
28:02au moment de la création
28:03de la loi
28:04à Madame Tobira
28:05mais pourquoi Madame
28:07c'est l'Express
28:08qui lui pose la question
28:09mais pourquoi Madame
28:09on ne parle pas
28:10de la traite arabo-islamique
28:12et elle répond en substance
28:15je ne veux pas
28:17désespérer
28:17les jeunes arabes
28:18des quartiers.
28:19Si ça
28:20c'est pas profondément
28:22raciste
28:22j'ai là encore
28:24un problème
28:25de vocabulaire.
28:26Alors oui
28:26il faut parler
28:27de tous les esclavages
28:29et pas seulement
28:30de la traite transatlantique
28:32parce que ça concerne
28:33les occidentaux
28:34qui seraient le seul
28:35comme toujours
28:36à blâmer.
28:37Une fois de plus
28:38le schéma
28:39que je vous décris
28:40régulièrement ici
28:41le masochisme occidental
28:43se manifeste
28:44à tous les coins de rue.
28:47Monsieur Jerry ?
28:48Non je pense que
28:49le pire des dangers
28:50c'est la concurrence
28:51mémorielle.
28:52C'est d'essayer
28:52de faire croire
28:53qu'il y a des mémoires
28:54qui sont supérieures
28:55à d'autres
28:55où un génocide
28:57n'efface pas
28:58un autre génocide.
28:59Une traite négrière
29:01n'efface pas
29:01une traite
29:03intra-africaine.
29:04C'est vrai
29:04que dans l'histoire
29:05une partie des historiens
29:07se sont focalisés
29:08par rapport
29:08à ce qu'était
29:09la traite négrière
29:10ces drames
29:11qu'elle a été mise en scène
29:12énormément au cinéma
29:13mais parce qu'elle représentait
29:14une réalité terrible.
29:16Mais il y a eu
29:16un esclavagisme total
29:18et qui d'ailleurs
29:19a perduré
29:20beaucoup plus longtemps
29:20que la traite négrière.
29:23En fait
29:23l'histoire ne le dit pas assez
29:25mais en 1830
29:26quand la France
29:27envahit l'Algérie
29:28au départ
29:29elle ne va pas
29:29pour coloniser.
29:30Oui exact.
29:30Elle va tout simplement
29:32parce qu'ils en ont assez
29:34ce que vous appelez
29:35des razias
29:35qui n'étaient pas
29:36que sur les côtes françaises
29:38mais qui étaient aussi
29:38concernées l'Italie
29:39et qu'il y avait
29:40régulièrement cela.
29:42Et c'est des bateaux
29:43qui venaient
29:44et qui emportaient
29:45comme esclaves
29:46beaucoup de jeunes femmes
29:47d'ailleurs
29:47à l'époque.
29:48Et c'est pour ça
29:49que la France décide
29:50d'aller mettre en terme
29:51à cela.
29:51Et à partir de là
29:52elle va être impliquée
29:53dans la colonisation
29:54de l'Algérie.
29:54Vous voyez
29:55l'histoire
29:55c'est ça aussi.
29:56Mais les historiens
29:58je crois que c'est
29:58monsieur
29:58je peux me tromper
29:59je sens que c'est
30:00monsieur Chevillier Gendrot
30:01mais il y a un historien
30:02il y a une vingtaine
30:03d'années
30:04qui a osé
30:06parler
30:07traiter
30:07de la traite
30:08à robot islamique
30:09mais il a reçu
30:11si j'ose dire
30:12une correction intellectuelle
30:14par une partie
30:15de la classe intellectuelle.
30:16C'est pas une question
30:17de concurrence
30:18il n'y a pas de concurrence
30:19puisque c'est un sujet
30:20tabou.
30:22Voilà.
30:23Oui mais
30:24vous avez raison
30:25qu'il y a eu
30:25pendant toute une partie
30:26de l'histoire
30:28du XXème siècle
30:29on a mis de côté
30:30cette réalité
30:30les historiens
30:32sont peu penchés
30:32sur cette question-là
30:33moi je me rappelle
30:34et ça me permet
30:35de saluer sa mémoire
30:37les émissions
30:38remarquables
30:39que faisait Jean-Pierre
30:39Elkabach
30:40qui justement
30:41à l'époque
30:41avait mis en évidence
30:43tous les ouvrages
30:44qui traitaient de cela
30:45et c'est vrai que
30:46c'est pour ça que je dis
30:47concurrence mémoriale
30:48c'est vrai que
30:48je me rappelle
30:49une discussion là
30:49juste pour la confidence
30:50la première confrontation
30:52que j'ai eue avec
30:52Dieu Donné
30:53qui au départ
30:53était un artiste de qualité
30:54un humoriste de qualité
30:56et comment ?
30:57c'est difficile
30:59de le trouver plus drôle
31:00et je lui dis
31:01mais je ne comprends pas
31:02pourquoi tu es en train
31:03de faire la concurrence
31:04entre la tête négrière
31:05et oui mais parce qu'on
31:06parle que des juifs
31:07j'ai dit d'accord
31:08tu as raison de dire
31:09qu'il faut parler
31:09de tête négrière
31:10mais c'est pas d'effacer
31:11un crime par rapport
31:12à un autre
31:12et c'est à partir de là
31:13qu'il s'est enfermé
31:14dans ses délires
31:15et qu'il est ce qu'il est
31:16aujourd'hui
31:16et que je regrette
31:17parce que honnêtement
31:18moi je l'ai connu au début
31:19c'est un très bon artiste
31:20dans l'actualité
31:22également cette semaine
31:24la guerre contre
31:25le trafic de drogue
31:27avec des victimes
31:28parfois qui n'étaient
31:30potentiellement pas
31:31impliquées dans ce trafic là
31:32et en une semaine
31:34on a eu 6 morts
31:35avec cette question
31:36la France a-t-elle perdu
31:38la guerre
31:39dans la même semaine
31:40le narcotrafic
31:41je le disais
31:41a fait 6 morts
31:422 à Nice
31:433 morts dans un incendie
31:45criminel à Lyon
31:46la suspicion
31:47de ce soit lié
31:49à un incident
31:50en lien avec le trafic
31:511 mineur à Nantes
31:53bien sûr à Nantes
31:53justement le ministre
31:55de l'intérieur
31:56s'est rendu sur place
31:57promettant de tout faire
31:58pour lutter contre
31:59le narcotrafic
31:59écoutez
32:01hier ici
32:02ce qui s'est passé
32:02c'est très grave
32:03vous savez deux personnes
32:05qui sont venues
32:06cagoulées
32:06avec une arme automatique
32:07et qui ont rafalé
32:09un peu à l'aveugle
32:10et ils ont tué
32:11un jeune de 15 ans
32:13en ont blessé
32:13un autre de 13 ans
32:14un autre de 14 ans
32:15mais il y avait aussi
32:16de plus jeunes enfants
32:17autour d'eux
32:17voilà
32:18donc je veux le dire
32:19c'est inacceptable
32:20et on sera
32:21on continuera ce combat
32:22et pour nous
32:23cette lutte
32:24que nous menons
32:26parquet
32:27force de sécurité intérieure
32:28cette lutte intraitable
32:30on va la poursuivre
32:30avec beaucoup de détermination
32:32il y a beaucoup de
32:33il y a beaucoup de batailles
32:34à gagner encore
32:34mais on ne perdra pas
32:35la guerre contre le narcotrafic
32:37on ne perdra pas
32:38cette guerre
32:38est-ce que
32:40c'est pas
32:42remettre en question
32:43la motivation
32:44de Sébastien Lecornu
32:46le Premier ministre
32:46ou encore de son ministre
32:47de l'Intérieur
32:49Laurent Nunez
32:50la question qu'on se pose
32:51c'est est-ce qu'on l'a perdue
32:52c'est-ce qu'on est en train
32:52de la perdre
32:53les chiffres parlent de même
32:54on est en train de la perdre
32:55et on est même en train
32:56de la banaliser
32:58parce que bon
32:59je respecte effectivement
33:00d'abord le combat
33:01que mènent
33:02les policiers
33:03les parquetiers
33:04les animateurs de quartier
33:05les familles
33:06mais
33:06et aussi l'éducation nationale
33:08mais excusez-moi
33:09mais quand je vois
33:10finalement maintenant
33:11ça fait deux lignes
33:12dans la presse
33:13trois morts ici
33:14deux morts
33:14avec en plus maintenant
33:15le fait que ça
33:16ça rafale de partout
33:17et c'est souvent
33:18des gens qui n'ont même pas
33:19lien avec ce trafic
33:21qui sont tués
33:22donc ça veut dire que
33:23dans la lutte contre le trafic
33:24de stupéfiants
33:25nous sommes en train
33:26non pas de reculer
33:27mais de la perdre
33:27de laisser s'installer
33:29des narcotrafiquants
33:30moi j'aurais jamais imaginé
33:31excusez-moi
33:31il y a 20 ans
33:32que j'allais voir
33:33des jeunes arriver
33:33et nous faire des scènes
33:35à la Chicago
33:36comme vous voyez
33:37dans les films
33:38donc ça veut dire quoi
33:39ça veut dire que
33:42objectivement
33:42on devrait se poser
33:43le problème
33:43des instruments
33:45qu'on met en place
33:46et de leur efficacité
33:47la prohibition
33:48aujourd'hui
33:49elle est en cause
33:50de la nature
33:52des drogues
33:52qui sont consommées
33:53et je prends un exemple
33:56les Québécois
33:57ont mis en place
33:58une politique
33:58d'éducation sanitaire
33:59très très forte
34:01dès les écoles
34:02contre la condition
34:03de cannabis
34:03et ça produit des effets
34:05en un mot
34:06William Golnadel
34:07j'ai encore
34:07beaucoup de sujets
34:08à vous poser
34:09en trois mots
34:10nous sommes devenus
34:11pratiquement un narco-état
34:13d'abord parce qu'il y a
34:14une consommation massive
34:16dans la jeunesse aujourd'hui
34:17de drogue
34:18et notamment de drogue
34:19de synthèse très dangereuse
34:21ensuite parce que
34:22ils sont tellement puissants
34:24maintenant
34:24qu'ils en sont
34:25à acheter
34:26les matons
34:28et quelquefois même
34:29les juges
34:30et enfin
34:31il ne faut pas l'oublier
34:32le phénomène migratoire
34:34avec des clandestins
34:35qui vendent aussi
34:36du crack
34:37et ça n'est pas
34:38un hasard cosmique
34:40si le ministre
34:41de l'Intérieur
34:42va parler
34:42en Algérie
34:43de la DZ mafia
34:44des Z ça veut dire
34:45Algérie
34:46donc si on ne veut pas
34:48voir aussi
34:48que l'immigration
34:50massive
34:51et invasive
34:52est évidemment
34:54l'une des grandes
34:55responsables
34:56du phénomène
34:57de drogue en France
34:58on ne verra jamais rien
34:59on ne peut pas réduire
35:00je m'excuse
35:01j'ai pas dit réduire
35:03pardon
35:04la question de la montée
35:05de la consommation
35:06des drogues
35:06dans tous les pays
35:07et dans le monde entier
35:08simplement en disant
35:08ce n'est que lié
35:10à un problème migratoire
35:11parce que derrière
35:11il y a des mafias
35:13j'ai terminé par ça
35:14j'ai donné deux
35:15j'ai terminé ça
35:17j'ai donné par deux exemples
35:18et la France
35:19n'est pas
35:20la seule
35:21victime
35:22du problème migratoire
35:23même aux Etats-Unis
35:25les trafiquants
35:26notamment les colombiens
35:27les nicaragouiens
35:29sont évidemment
35:31des dealers
35:32parmi eux
35:33évidemment
35:33bon
35:34donc ça veut dire
35:35qu'il faut faire attention
35:35ça veut dire
35:37qu'il faut faire attention
35:38si on pense
35:39qu'on peut s'en sortir
35:40dans la lutte contre
35:41la trafic
35:41de stupéfiants
35:42simplement en disant
35:43ce n'est qu'un problème
35:44migratoire
35:44je pense qu'on se trouve
35:45est-ce que j'ai dit ça ?
35:47non mais
35:49c'est pas parce que
35:50je cite l'immigration
35:51que je ne vois que l'immigration
35:52j'ai dit notamment
35:53j'en suis réduit
35:54à constater aussi
35:56qu'il va falloir être
35:58effectivement
35:59beaucoup plus
36:01dur
36:02avec les consommateurs
36:05dernier sujet
36:05puisqu'il nous reste
36:06quelques minutes
36:07on va parler de Jean-Luc Mélenchon
36:08et se poser la question
36:09quel début de campagne
36:11Jean-Luc Mélenchon
36:12a officialisé
36:16sa candidature
36:17à la présidentielle
36:18merci de m'aider
36:18au premier rang
36:19d'un meeting
36:20cette semaine
36:21vous savez que par exemple
36:22il était en meeting
36:22cette semaine
36:23il y a eu un échange
36:24du moins une réunion publique
36:26il y avait
36:26pour ne pas le citer
36:28Raphaël Arnaud
36:29fondateur
36:29de la jeune garde
36:31jeune garde
36:32dissoute
36:32par le conseil d'état
36:33avec certains de ses membres
36:35qui sont suspectés
36:36dans le tabassage à mort
36:38de Quentin de Ranck
36:39mais ce n'est pas
36:40Jean-Luc Mélenchon
36:40que vous allez entendre
36:41parce qu'il revient
36:42sur son histoire
36:43sa famille
36:46c'est Karim Bouhamran
36:47le maire de Saint-Ouen
36:49qui a interpellé
36:50Jean-Luc Mélenchon
36:51parce que visiblement
36:52ce qu'il dit
36:53notamment lorsqu'il était
36:54à Marseille
36:55je crois qu'il est revenu
36:55sur son histoire
36:56ses grands-parents
36:56et ce que Karim Bouhamran
37:01nous dit aujourd'hui
37:02est une légère différence
37:05La France insoumise
37:07ce monsieur
37:08Jean-Luc Mélenchon
37:09qui parle du peuple
37:10veut utiliser le peuple
37:12en le ghettoisant
37:13en l'assignant
37:14à résidence politique
37:15sociale
37:16culturelle
37:17pour servir ses intérêts
37:18il va même jusqu'à s'inventer
37:19des origines
37:20d'arabes
37:23de colonisés
37:24alors qu'il est descendant
37:25de colonialistes
37:26pour justement
37:27utiliser tous les nouveaux
37:28tirailleurs
37:29et on les a vus monsieur
37:30tout au long de cette
37:31toute la salve
37:32qui a été lancée
37:35à mon endroit
37:36mais
37:37comme dirait l'autre
37:38condamnez-moi
37:39l'histoire m'acquittera
37:40et vous avez vu
37:41les françaises et les français
37:42veulent du bon
37:43du meilleur
37:44pour eux et leur famille
37:46Intéressant
37:47cette déclaration
37:47de courageuse
37:48de Karim Bouhamran
37:49Non seulement courageuse
37:50mais intelligente
37:51ce qui ne gâche rien
37:54non mais moi
37:55pardon de vous le dire
37:56je suis fasciné
37:58par l'impunité
38:00dont jouit encore
38:02monsieur Mélenchon
38:04et son parti
38:04l'antisémitisme
38:07l'affaire
38:08l'affaire de la jeune garde
38:10où le jeune
38:11où le jeune
38:12de rank
38:13est complètement oublié
38:15les blancs
38:17les blancs
38:18les blancs moches
38:19monsieur Bagayoko
38:21qui jouit
38:23qui jouit
38:23d'une impunité totale
38:25lorsqu'il appelle
38:26lorsqu'il ose appeler
38:28justement
38:29à l'insurrection
38:30en cas de victoire
38:31démocratique
38:32d'un parti
38:33qu'il déteste
38:34et puis finalement
38:36ça passe
38:37à ses crèmes
38:37il y a là aussi
38:39encore une fois
38:40pardon de me répéter
38:41un privilège rouge
38:43totalement invraisemblable
38:45alors je sais bien
38:46que monsieur Mélenchon
38:49dit des bêtises
38:50et qu'on les remarque
38:51mais je trouve
38:52pardon de vous le dire
38:54que ce qu'il
38:54ce qu'il commette
38:56n'est pas
38:57à la hauteur
38:58de la punition
38:59morale
39:00qu'il devrait récolter
39:04je pense que
39:05Karim est un excellent maire
39:07à Saint-Ouen
39:08d'ailleurs il a été réélu
39:09malgré tous les pièges
39:10qui lui étaient tendus
39:11et je dois dire
39:12que le combat
39:13qu'il mène en ce moment
39:14est le combat juste
39:15c'est-à-dire qu'il refuse
39:16d'être envahi
39:17par des enseignes
39:18bas de gamme
39:18parce que soi-disant
39:20les quartiers populaires
39:21ne peuvent consommer
39:21que ça
39:22et il s'affronte d'ailleurs
39:24à ses voisins
39:25et notamment à LFI
39:26qui voudraient
39:28assigner justement
39:29comme il le dit très bien
39:30les populations
39:31de ces quartiers-là
39:32à un certain statut
39:33ça c'est la première chose
39:34la deuxième chose
39:35et avant
39:37je dirais ça prouve
39:38qu'on n'a pas perdu
39:39la bataille
39:39sur cette affaire-là
39:40et qu'il y a aujourd'hui
39:41des gens qui l'amènent
39:42avec courage
39:43il faut les soutenir
39:44ça c'est la première chose
39:45la deuxième
39:46sur l'histoire
39:47de Jean-Luc Mélenchon
39:48alors je souris
39:49parce que
39:50maintenant
39:50je lis tout
39:51et n'importe quoi
39:52et lui-même
39:53ça c'est vrai
39:54alimente le tout
39:55et n'importe quoi
39:56je prends un exemple
39:58je prends un exemple
40:00très simple
40:00il a dit dans une déclaration
40:02que ses parents
40:05avaient été enterrés
40:06dans la fosse commune
40:08je me suis dit
40:10mais qu'est-ce que c'est
40:11que ce truc
40:12ses parents ont été
40:13enterrés
40:13malheureusement
40:14comme nous tous
40:15dans des cimetières
40:16c'est pas la fosse commune
40:18ou alors
40:18pour lui
40:19le cimetière
40:19c'est la fosse commune
40:20je me suis dit
40:21mais qu'est-ce qu'il veut dire
40:21par là
40:23quelle est la faute
40:25deuxièmement
40:25sur la réalité
40:26parce que
40:27je me suis penché
40:28sur cette question là
40:29parce que souvent
40:29quand je travaillais
40:30avec lui à l'époque
40:31il me disait
40:31mais on est tous pareils
40:32alors moi
40:33j'ai pas regardé à l'époque
40:34j'étais un peu naïf
40:34je considérais
40:35qu'il était vraiment
40:36bon c'est pas un pied noir
40:38désolé de vous le dire
40:39ses parents étaient
40:40des
40:43sa mère était
40:43à l'instituterie
40:44je crois
40:45son père
40:46fonctionnaire
40:46fonctionnaire
40:47voilà
40:47c'était des fonctionnaires
40:48qui étaient détachés
40:49et qui avaient quitté l'Algérie
40:50pour aller au Maroc
40:51les pieds noirs
40:52au sens politique du terme
40:54ce sont ceux
40:54qui ont été victimes
40:55pendant la guerre d'Algérie
40:56de la réalité de cette guerre
40:59et qui ont été obligés
40:59de quitter ce territoire
41:00une main devant
41:01et une main derrière
41:02et je voudrais dire
41:02parce que
41:03je le dis honnêtement
41:05et c'est pour ça
41:05qu'il faut faire très attention
41:06les trois quarts de ces gens
41:08étaient des gens modestes
41:10des gens qui aimaient
41:11ce pays
41:11et qui d'ailleurs
41:12sur le fond
41:13auraient aimé rester
41:14même dans une Algérie
41:15indépendante
41:15voilà
41:16parce que c'était leur terre
41:17voilà
41:18et quand je dis ça
41:19j'ai des ancêtres
41:20qui sont morts
41:20parce qu'on les a
41:22déracinés
41:22voilà
41:23donc
41:24les pieds noirs
41:25je veux bien
41:25et la colonisation etc
41:27il y aura beaucoup de choses
41:28à dire
41:28un jour peut-être
41:29on fera une émission spéciale
41:30sur l'Algérie
41:31et bien avec grand plaisir
41:33il nous reste une minute trente
41:34et chose promise
41:35chose due
41:35parce que pendant la publicité
41:37on reparlait de l'Eurovision
41:38alors là ça va faire
41:39encore plaisir
41:39à Émeric Caron
41:40on a entendu
41:42Noam Betham
41:43mais moi je pense
41:43il faut lui dire une chose
41:43mais je voudrais vous faire écouter
41:45il lui reste un an
41:46et après il y a des élections législatives
41:48je ne suis pas sûr
41:48qu'il aura autant d'autorité
41:49Eden Golan
41:50on écoute Eden Golan
41:53qui était la candidate
41:54de 2024
41:55ah mais moi j'écoute cette chanson
41:56je pleure
41:57c'est pas compliqué
41:57donc en 2024
41:59on est quelques mois
42:00après le pogrom du 7 octobre
42:02qui a fait plus de 1290 victimes
42:05et c'est l'attentat
42:06le pogrom
42:07ou l'attentat terroriste islamiste
42:09le plus meurtrier
42:09pour la France également
42:10on l'oublie souvent
42:11pour la France
42:12puisque 50 français
42:14plus de 50 français
42:15sont morts
42:16lors du 7 octobre
42:17Eden Golan
42:19va chanter
42:19Hurricane
42:20ce soir là
42:21ça se passe à Malmö
42:23elle est bunkerisée
42:24bunkerisée
42:25lorsqu'elle est à Malmö
42:28et on va se quitter
42:30sur cette belle chanson
42:31je vous remercie
42:32cher Gilles-Louis M. Golnadel
42:34et je vous remercie
42:35Julien Drey
42:36on pourrait faire un débat
42:37sur l'Eurovision
42:38et inviter
42:39pourquoi pas un jour
42:39Eden Golan
42:40vous avez le bras long
42:41le baron noir
42:42donc vous êtes gentil de le faire
42:43je vous remercie
42:44pour cette chanson
42:45c'est pas moi
42:47qui la chante
42:47un safariote dur
42:48là ce soir
42:49non non
42:50est-ce qu'on peut la passer
42:51franchement
42:51les amis
42:52là c'est le cri du coeur
42:53allez-y
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