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  • il y a 3 heures
Ce jeudi 12 mars, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé, responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur les mines iraniennes sur le détroit d'Ormuz, les marchés boursiers face au conflit au Moyen-Orient, les marchés vers un net rebond selon Goldman Sachs, l'indice des obligations mondiale sous tension, et le déficit commercial américaine en baisse. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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Transcription
00:00Et donc, let's go, c'est parti avec notre Dream Team, on va parler de ces marchés américains avec, il
00:04est là, John Plassard.
00:05Bonjour John !
00:07Bonjour Guillaume, bonjour Antoine !
00:08Ravi de vous retrouver, John, depuis Cité et Gestion, et Antoine aussi est là.
00:11Re-bonjour Antoine !
00:13Re-bonjour Guillaume, bonjour John !
00:14Oui, et c'est une séance compliquée qui démarre à Wall Street.
00:17Le Brent est à 100 dollars.
00:18Ça y est, à nouveau.
00:20On aurait pu sonner la cloche.
00:21Juste à l'instant, oui.
00:22Ça y est.
00:23On n'en finit pas.
00:24Alors résultat, tout ça se paye aussi sur les indices actions.
00:26Nouvelle tension sur le pétrole et nouvelle baisse des indices actions, Antoine.
00:30Absolument, et une ouverture en repli assez marquée du côté de Wall Street,
00:34moins 1,6% pour le Nasdaq, moins 1,46% pour le Dow Jones.
00:37Le S&P 500, moins 1,2%.
00:40La volatilité remonte, alors pas tant que ça, mais doucement du côté des 26 points sur l'indice VIX.
00:46Le CAC 40, lui, accroît ses pertes, alors qu'on n'était quand même pas si mal orienté.
00:51Depuis le début de la journée, on était en baisse légère.
00:54Là, on plombe quand même d'1,23%.
00:567 942 points.
00:59L'Eurostock 50, même un petit peu plus, moins 1,48%.
01:02Voilà l'ambiance à nouveau difficile, lourde, cette ambiance sur les marchés,
01:06avec ce pétrole lourd ou léger en tout cas, qui souffre, avec des cours qui progressent à nouveau.
01:11John, dans le détroit d'Hormuz, on ne sait pas s'il y a des mines.
01:14Alors certaines sources nous disent qu'il y a une dizaine de mines qui ont été installées dans le détroit
01:18d'Hormuz par l'Iran,
01:20mais rien n'est vraiment confirmé.
01:21Parallèlement, l'Iran ne nie pas avoir posé des mines, mais parallèlement, l'Iran dit que les navires indiens sont
01:28autorisés à franchir le détroit d'Hormuz.
01:30Est-ce qu'on peut imaginer ce détroit miné, mais avec l'Iran autorisant quand même les navires indiens à
01:35passer ?
01:35Est-ce que ça peut marcher ? Des navires qui, selon la nationalité, pourraient passer sur les mines, mais ne
01:40pas exploser ?
01:41Et puis au contraire, si c'est des navires américains ou alliés des Américains, là ça explose.
01:44Est-ce que c'est possible ça ?
01:46Alors écoutez, Guillaume, c'est techniquement possible, mais ça a des limites.
01:50Parce que vous savez que vous avez certaines mines navales modernes, on appelle ça modernes maintenant,
01:55qui peuvent être programmées pour se déclencher uniquement selon certains critères.
01:59Alors quels sont les critères ?
02:01Évidemment, c'est la signature acoustique du moteur, la taille du navire, le signal magnétique du navire,
02:09ou encore la pression sous la coque.
02:11Donc vous avez des systèmes qui permettent, en théorie, de cibler certains types de navires,
02:17notamment les très gros navires qui sont très lourds.
02:20On imagine que dedans, potentiellement, on a du pétrole.
02:25En revanche, c'est très très compliqué de connaître l'identité d'un navire précis,
02:32savoir s'il est indien, chinois ou russe, par exemple.
02:36Mais dans la pratique militaire, et ce qu'on a vu par le passé,
02:41et même ça remonte même à la Deuxième Guerre mondiale,
02:44en fait, ce qui est possible de faire, c'est que le gouvernement iranien
02:50pourrait théoriquement donner la feuille de route à des navires indiens
02:57en leur indiquant où sont les zones minées et où sont les couloirs les plus sûres.
03:05On sait qu'évidemment, le Détroit, théoriquement, est miné,
03:09mais il y a des passages, si bien évidemment on les connaît,
03:13c'est très difficile de les connaître.
03:15Il y a des cartographies qui varient presque tous les jours.
03:18Et c'est pour ça que c'est très compliqué, mais je réponds à votre question,
03:22c'est théoriquement possible, mais vraiment très dangereux.
03:26Il faudrait 300 mines pour bloquer efficacement le Détroit d'Ormuz.
03:29300 mines, ça peut parler de beaucoup, c'est rien, c'est 5% de l'arsenal iranien, 300 mines.
03:34Bon, on continue de suivre ça, mais c'est vrai, les cours repartent à la hausse
03:38avec donc en plus ce premier discours, cette première parole publique
03:42du nouveau guide suprême là-bas en Iran,
03:44qui appelle à poursuivre les hostilités avec les Américains.
03:47Il appelle le peuple iranien à faire corps autour du régime.
03:50Donc on ne baisse absolument pas les bras, pas du tout, côté iranien.
03:54C'est vrai que les indices reculent, John, mais on n'est pas sur du moins 5% aujourd'hui,
03:58en tout cas la semaine dernière, oui.
04:00Aujourd'hui en Europe, le CAC perd 1,2%,
04:02mais depuis le début de la semaine, il avait bien progressé.
04:04Puis à Wall Street, depuis le début de la semaine,
04:06on ne perd qu'un pour cent en tenant compte de la baisse du jour.
04:08Ça tient à peu près sur les indices.
04:10Est-ce que les marchés actions pressent un conflit qui,
04:13malgré ce qu'on vient de décrire, resterait court dans la durée ?
04:16Oui, la réponse, elle est clairement oui.
04:19On a une décorrélation entre la forte hausse du pétrole
04:23et puis les indices boursiers.
04:26Ce qui est intéressant de noter, c'est qu'à hier soir,
04:28eh bien depuis le déclenchement, pas cette semaine,
04:31mais depuis le déclenchement de la guerre,
04:33eh bien le Nasdaq est en léger territoire positif.
04:37Donc effectivement, ici, on joue un conflit long.
04:40Il faut rappeler qu'aujourd'hui, ça marque une date spéciale
04:45parce que c'est le 13e jour des combats
04:48et que l'année passée, on avait eu cette fameuse guerre des 12 jours
04:52qui s'était appelée la guerre des 12 jours
04:54lorsque les Américains et les Israéliens
04:57avaient visé certains centres nucléaires en Iran.
05:02Donc on est en train d'aller un peu plus loin.
05:04Mais on a quand même un message qui nous est donné
05:09par la partie obligataire, par des taux qui commencent à se tendre
05:14et par des anticipations de remontée aussi de taux des banques centrales.
05:20Alors aujourd'hui, ce n'est pas encore dans le marché.
05:21On est très complaisant, vous l'avez dit.
05:23Il y a vraiment un décalage, mais sur certaines autres poches
05:26et aussi sur les devises.
05:29On a vu le dollar face à l'euro qui continue de baisser,
05:33c'est-à-dire la paire, l'euro, le dollar monte.
05:36Et puis le franc suisse, il est quasiment à son plus haut niveau historique
05:39par rapport à l'euro.
05:41Donc pas les actions, mais d'autres poches d'actifs,
05:44oui, nous donnent un message.
05:45Goldman Sachs, ça sent d'ailleurs, alors on verra comment ce conflit évolue,
05:48mais ça tend quand même à un rebond,
05:50un rebond peut-être même très puissant,
05:51monstrueux, dit Goldman Sachs, des marchés financiers.
05:55Oui, comme à chaque fois.
05:56Alors, vous me direz, c'est assez évident parce qu'on a l'impression,
05:59même si ça ne se traduit pas, on vient de le dire,
06:02on a l'impression quand même que théoriquement,
06:05lorsqu'on regarde les indicateurs contrariants de sentiments,
06:09eh bien qu'on est beaucoup plus vendeur sur les marchés qu'acheteur.
06:13Et souvent, lorsqu'on est dans ces configurations,
06:16alors il n'y a pas énormément de volume,
06:17mais lorsque l'on est dans ces configurations,
06:20eh bien le rebond, si il y a un rebond, est d'autant plus grand.
06:24Mais évidemment, rebond, il faudrait deux choses.
06:28Un, que le prix du baril baisse,
06:30et deux, qu'il y ait une solution, on l'espère pacifique,
06:35une solution au Moyen-Orient qui arrive rapidement.
06:39Parce que, on le rappelle encore une fois,
06:42eh bien l'inflation va poindre son nez
06:45et on a des estimations qu'à partir de trois semaines,
06:48un mois de conflit,
06:50eh bien on a, après, des impacts sur l'inflation.
06:54Et donc là, on en est au 13e jour aujourd'hui.
06:56Oui, impact sur l'inflation et donc aussi sur le marché obligataire
06:59parce qu'on a eu des mouvements assez puissants quand même
07:01ces derniers jours sur l'obligataire,
07:02d'autant que désormais, le marché ne price plus pour la Fed
07:04qu'une seule baisse de taux,
07:06une seule 25 points, petit point de baisse de taux
07:08pour cette année, John.
07:10Oui, tout à fait.
07:11Et ce qui est assez intéressant,
07:12c'est qu'on a l'impression qu'on revient dans un scénario de 2022.
07:18Qu'est-ce qui s'était passé en 2022 ?
07:20Eh bien, on avait mal,
07:21les banques centrales avaient mal anticipé la hausse de l'inflation.
07:25On se souvient de ce terme, l'inflation transitoire.
07:28Et on avait eu la poche-action,
07:31c'est-à-dire les actions qui avaient fortement baissé,
07:33mais aussi les obligations.
07:35Donc, le portefeuille type 60-40, 60% d'actions,
07:4040% d'obligations n'avaient pas fonctionné.
07:42Et ce matin, on apprend que si on prend l'indice des obligations mondiales,
07:49eh bien, il est repassé en territoire négatif depuis le début de l'année.
07:53Donc, ça se traduit par un marché,
07:56depuis le début de l'année,
07:57qui baisse, un marché actions,
07:59et aussi un marché obligations.
08:01Donc, potentiellement, on pourrait se retrouver dans une situation comme 2022,
08:06où ces deux classes d'actifs, eh bien, seront dans le rouge.
08:09Wall Street en baisse.
08:10Donc, aujourd'hui, il y a des cours du pétrole.
08:12Antoine, vous nous disiez qu'il refranchisse la barre des 100 dollars.
08:14Le baril de Brent à 100,50 dollars.
08:16En ce moment, résultat, le S&P perd 1,3%.
08:19Le Nasdaq, moins 1,6%.
08:21Et le CAC, dans cette histoire,
08:23il recule aussi d'un peu plus d'1,2%.
08:25Si vous avez des questions sur vos portefeuilles,
08:27bien sûr, n'hésitez pas à nous les envoyer.
08:29Culture Bourse, ce sera dans quelques minutes,
08:30avec Julie Cohen-Eurton.
08:31Pour nous adresser vos questions,
08:32vous pouvez flasher ou scanner le QR code
08:34qui est en train d'apparaître à l'écran
08:36pour ceux qui nous suivent à la télé,
08:37ou en replay aussi.
08:38Ce QR code, vous pouvez le retrouver en replay.
08:40Bon, on vit dans ce monde de brut.
08:42On est difficile d'y échapper.
08:44On va parler dans un instant d'un sujet beaucoup plus léger.
08:46Avant de parler de ce sujet beaucoup plus léger
08:48et d'appli de rencontre côté à Wall Street,
08:51un mot quand même de la balance commerciale.
08:52Parce que ça aussi, ça tient au cœur de Donald Trump.
08:56La balance commerciale, il tient absolument à ce qu'elle s'améliore.
08:58On a eu le dernier chiffre, celui du mois dernier.
09:00Est-ce qu'elle s'améliore, cette balance commerciale, John ?
09:03Oui, elle s'améliore.
09:04C'est une bonne nouvelle pour Donald Trump.
09:07Alors, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne nouvelle
09:08pour les Américains,
09:09mais c'est une bonne nouvelle pour Donald Trump.
09:11On a les chiffres de janvier 2026.
09:14On a un déficit commercial
09:17qui s'est réduit à 54,5 milliards de dollars,
09:20alors qu'on était à près de 73 milliards en décembre.
09:24Donc, on est en train de baisser.
09:25On a ce déficit commercial qui est au plus bas depuis octobre.
09:30Et qu'est-ce que ça traduit ?
09:31Eh bien, ça traduit un rebond des exportations, 5,5%,
09:36et une légère baisse des importations, moins 0,7%.
09:41Intéressant aussi, à chaque fois,
09:43de regarder avec qui il y a un déficit bilatéral
09:46qui est le plus élevé.
09:48Eh bien, c'est le Vietnam, Taïwan, le Mexique et la Chine.
09:54Donc, évidemment, on est dans une situation,
09:57potentiellement, le gouvernement américain
09:59va taper sur les doigts de la Chine.
10:01Alors, nous, on est, d'une certaine manière,
10:04les bons élèves,
10:05puisque le déficit commercial avec l'Union européenne
10:07s'est fortement réduit,
10:10passant de 11,1 à 6 milliards,
10:12quasiment divisé par 2.
10:14Et ça, c'est quelque chose que Donald Trump
10:16surveille de très près.
10:17– Oui, Donald Trump, l'administration Trump,
10:19d'ailleurs, qui lance une série d'enquêtes
10:20visant une douzaine de partenaires économiques
10:22des États-Unis, dont l'Union européenne,
10:24des investigations qui pourraient ouvrir la voie,
10:26vous savez, à de nouveaux droits de douane
10:27après ceux annulés par la Cour suprême américaine
10:29il y a maintenant trois semaines.
10:31Voilà, ça permettra, en fait,
10:31de prolonger les droits de douane
10:33malgré leur annulation par la Cour suprême.
10:35On va continuer de suivre ça.
10:36Et donc, dans l'actu des entreprises,
10:38il y a encore quelques publications.
10:39Ce soir, Adobe va annoncer ses résultats,
10:41mais avant, on disait un peu de douceur,
10:43un peu de rencontre, quoi,
10:44un peu d'éducation sentimentale.
10:46C'est possible aussi, en bourse,
10:47avec ce titre Bumble, l'appli de rencontre.
10:49Bumble a publié et le titre gagne combien ?
10:5136%, plus 36% là, John.
10:54– Ouais, incroyable, incroyable.
10:55Alors, il faut quand même rappeler l'histoire de Bumble,
10:58où elle a dit site de rencontre,
10:59mais qui a été nettement marquée en bourse,
11:04négativement, par la concurrence,
11:06par les rumeurs que Meta, par exemple,
11:09allait faire un site de rencontre
11:10qui détruirait tout sur son passage.
11:13Mais là, on a un chiffre d'affaires trimestriel
11:15qui est de 224 millions de dollars.
11:18C'est supérieur aux analystes.
11:20Et surtout, ça remet en avant
11:23le fait que la fondatrice de Bumble,
11:27qui était partie, qui s'appelle Whitney Wolf,
11:29qui était partie et qui est revenue il y a un an,
11:32est en train de relancer l'entreprise.
11:35Elle va lancer ce qu'on appelle Bumble 2.0.
11:38Retenez ce nom, Guillaume, Bumble 2.0,
11:43qui va intégrer davantage d'outils
11:45d'intelligence artificielle, bien évidemment,
11:49pour améliorer la qualité des rencontres
11:51et l'expérience des utilisateurs.
11:54Donc, même l'intelligence artificielle
11:56va permettre aux spectateurs
12:00de trouver son âme sœur.
12:02– Voilà, je ne sais pas si les rencontres
12:04seront moins artificielles,
12:05mais plus intelligentes, on verra.
12:06En tout cas, Bumble gagne 36% aujourd'hui.
12:08Merci John Plassard avec nous, cité gestion.
12:10– Sous-titrage Société Radio-Canada –
12:10– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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