00:00Et donc, let's go, c'est parti avec notre Dream Team, on va parler de ces marchés américains avec, il
00:04est là, John Plassard.
00:05Bonjour John !
00:07Bonjour Guillaume, bonjour Antoine !
00:08Ravi de vous retrouver, John, depuis Cité et Gestion, et Antoine aussi est là.
00:11Re-bonjour Antoine !
00:13Re-bonjour Guillaume, bonjour John !
00:14Oui, et c'est une séance compliquée qui démarre à Wall Street.
00:17Le Brent est à 100 dollars.
00:18Ça y est, à nouveau.
00:20On aurait pu sonner la cloche.
00:21Juste à l'instant, oui.
00:22Ça y est.
00:23On n'en finit pas.
00:24Alors résultat, tout ça se paye aussi sur les indices actions.
00:26Nouvelle tension sur le pétrole et nouvelle baisse des indices actions, Antoine.
00:30Absolument, et une ouverture en repli assez marquée du côté de Wall Street,
00:34moins 1,6% pour le Nasdaq, moins 1,46% pour le Dow Jones.
00:37Le S&P 500, moins 1,2%.
00:40La volatilité remonte, alors pas tant que ça, mais doucement du côté des 26 points sur l'indice VIX.
00:46Le CAC 40, lui, accroît ses pertes, alors qu'on n'était quand même pas si mal orienté.
00:51Depuis le début de la journée, on était en baisse légère.
00:54Là, on plombe quand même d'1,23%.
00:567 942 points.
00:59L'Eurostock 50, même un petit peu plus, moins 1,48%.
01:02Voilà l'ambiance à nouveau difficile, lourde, cette ambiance sur les marchés,
01:06avec ce pétrole lourd ou léger en tout cas, qui souffre, avec des cours qui progressent à nouveau.
01:11John, dans le détroit d'Hormuz, on ne sait pas s'il y a des mines.
01:14Alors certaines sources nous disent qu'il y a une dizaine de mines qui ont été installées dans le détroit
01:18d'Hormuz par l'Iran,
01:20mais rien n'est vraiment confirmé.
01:21Parallèlement, l'Iran ne nie pas avoir posé des mines, mais parallèlement, l'Iran dit que les navires indiens sont
01:28autorisés à franchir le détroit d'Hormuz.
01:30Est-ce qu'on peut imaginer ce détroit miné, mais avec l'Iran autorisant quand même les navires indiens à
01:35passer ?
01:35Est-ce que ça peut marcher ? Des navires qui, selon la nationalité, pourraient passer sur les mines, mais ne
01:40pas exploser ?
01:41Et puis au contraire, si c'est des navires américains ou alliés des Américains, là ça explose.
01:44Est-ce que c'est possible ça ?
01:46Alors écoutez, Guillaume, c'est techniquement possible, mais ça a des limites.
01:50Parce que vous savez que vous avez certaines mines navales modernes, on appelle ça modernes maintenant,
01:55qui peuvent être programmées pour se déclencher uniquement selon certains critères.
01:59Alors quels sont les critères ?
02:01Évidemment, c'est la signature acoustique du moteur, la taille du navire, le signal magnétique du navire,
02:09ou encore la pression sous la coque.
02:11Donc vous avez des systèmes qui permettent, en théorie, de cibler certains types de navires,
02:17notamment les très gros navires qui sont très lourds.
02:20On imagine que dedans, potentiellement, on a du pétrole.
02:25En revanche, c'est très très compliqué de connaître l'identité d'un navire précis,
02:32savoir s'il est indien, chinois ou russe, par exemple.
02:36Mais dans la pratique militaire, et ce qu'on a vu par le passé,
02:41et même ça remonte même à la Deuxième Guerre mondiale,
02:44en fait, ce qui est possible de faire, c'est que le gouvernement iranien
02:50pourrait théoriquement donner la feuille de route à des navires indiens
02:57en leur indiquant où sont les zones minées et où sont les couloirs les plus sûres.
03:05On sait qu'évidemment, le Détroit, théoriquement, est miné,
03:09mais il y a des passages, si bien évidemment on les connaît,
03:13c'est très difficile de les connaître.
03:15Il y a des cartographies qui varient presque tous les jours.
03:18Et c'est pour ça que c'est très compliqué, mais je réponds à votre question,
03:22c'est théoriquement possible, mais vraiment très dangereux.
03:26Il faudrait 300 mines pour bloquer efficacement le Détroit d'Ormuz.
03:29300 mines, ça peut parler de beaucoup, c'est rien, c'est 5% de l'arsenal iranien, 300 mines.
03:34Bon, on continue de suivre ça, mais c'est vrai, les cours repartent à la hausse
03:38avec donc en plus ce premier discours, cette première parole publique
03:42du nouveau guide suprême là-bas en Iran,
03:44qui appelle à poursuivre les hostilités avec les Américains.
03:47Il appelle le peuple iranien à faire corps autour du régime.
03:50Donc on ne baisse absolument pas les bras, pas du tout, côté iranien.
03:54C'est vrai que les indices reculent, John, mais on n'est pas sur du moins 5% aujourd'hui,
03:58en tout cas la semaine dernière, oui.
04:00Aujourd'hui en Europe, le CAC perd 1,2%,
04:02mais depuis le début de la semaine, il avait bien progressé.
04:04Puis à Wall Street, depuis le début de la semaine,
04:06on ne perd qu'un pour cent en tenant compte de la baisse du jour.
04:08Ça tient à peu près sur les indices.
04:10Est-ce que les marchés actions pressent un conflit qui,
04:13malgré ce qu'on vient de décrire, resterait court dans la durée ?
04:16Oui, la réponse, elle est clairement oui.
04:19On a une décorrélation entre la forte hausse du pétrole
04:23et puis les indices boursiers.
04:26Ce qui est intéressant de noter, c'est qu'à hier soir,
04:28eh bien depuis le déclenchement, pas cette semaine,
04:31mais depuis le déclenchement de la guerre,
04:33eh bien le Nasdaq est en léger territoire positif.
04:37Donc effectivement, ici, on joue un conflit long.
04:40Il faut rappeler qu'aujourd'hui, ça marque une date spéciale
04:45parce que c'est le 13e jour des combats
04:48et que l'année passée, on avait eu cette fameuse guerre des 12 jours
04:52qui s'était appelée la guerre des 12 jours
04:54lorsque les Américains et les Israéliens
04:57avaient visé certains centres nucléaires en Iran.
05:02Donc on est en train d'aller un peu plus loin.
05:04Mais on a quand même un message qui nous est donné
05:09par la partie obligataire, par des taux qui commencent à se tendre
05:14et par des anticipations de remontée aussi de taux des banques centrales.
05:20Alors aujourd'hui, ce n'est pas encore dans le marché.
05:21On est très complaisant, vous l'avez dit.
05:23Il y a vraiment un décalage, mais sur certaines autres poches
05:26et aussi sur les devises.
05:29On a vu le dollar face à l'euro qui continue de baisser,
05:33c'est-à-dire la paire, l'euro, le dollar monte.
05:36Et puis le franc suisse, il est quasiment à son plus haut niveau historique
05:39par rapport à l'euro.
05:41Donc pas les actions, mais d'autres poches d'actifs,
05:44oui, nous donnent un message.
05:45Goldman Sachs, ça sent d'ailleurs, alors on verra comment ce conflit évolue,
05:48mais ça tend quand même à un rebond,
05:50un rebond peut-être même très puissant,
05:51monstrueux, dit Goldman Sachs, des marchés financiers.
05:55Oui, comme à chaque fois.
05:56Alors, vous me direz, c'est assez évident parce qu'on a l'impression,
05:59même si ça ne se traduit pas, on vient de le dire,
06:02on a l'impression quand même que théoriquement,
06:05lorsqu'on regarde les indicateurs contrariants de sentiments,
06:09eh bien qu'on est beaucoup plus vendeur sur les marchés qu'acheteur.
06:13Et souvent, lorsqu'on est dans ces configurations,
06:16alors il n'y a pas énormément de volume,
06:17mais lorsque l'on est dans ces configurations,
06:20eh bien le rebond, si il y a un rebond, est d'autant plus grand.
06:24Mais évidemment, rebond, il faudrait deux choses.
06:28Un, que le prix du baril baisse,
06:30et deux, qu'il y ait une solution, on l'espère pacifique,
06:35une solution au Moyen-Orient qui arrive rapidement.
06:39Parce que, on le rappelle encore une fois,
06:42eh bien l'inflation va poindre son nez
06:45et on a des estimations qu'à partir de trois semaines,
06:48un mois de conflit,
06:50eh bien on a, après, des impacts sur l'inflation.
06:54Et donc là, on en est au 13e jour aujourd'hui.
06:56Oui, impact sur l'inflation et donc aussi sur le marché obligataire
06:59parce qu'on a eu des mouvements assez puissants quand même
07:01ces derniers jours sur l'obligataire,
07:02d'autant que désormais, le marché ne price plus pour la Fed
07:04qu'une seule baisse de taux,
07:06une seule 25 points, petit point de baisse de taux
07:08pour cette année, John.
07:10Oui, tout à fait.
07:11Et ce qui est assez intéressant,
07:12c'est qu'on a l'impression qu'on revient dans un scénario de 2022.
07:18Qu'est-ce qui s'était passé en 2022 ?
07:20Eh bien, on avait mal,
07:21les banques centrales avaient mal anticipé la hausse de l'inflation.
07:25On se souvient de ce terme, l'inflation transitoire.
07:28Et on avait eu la poche-action,
07:31c'est-à-dire les actions qui avaient fortement baissé,
07:33mais aussi les obligations.
07:35Donc, le portefeuille type 60-40, 60% d'actions,
07:4040% d'obligations n'avaient pas fonctionné.
07:42Et ce matin, on apprend que si on prend l'indice des obligations mondiales,
07:49eh bien, il est repassé en territoire négatif depuis le début de l'année.
07:53Donc, ça se traduit par un marché,
07:56depuis le début de l'année,
07:57qui baisse, un marché actions,
07:59et aussi un marché obligations.
08:01Donc, potentiellement, on pourrait se retrouver dans une situation comme 2022,
08:06où ces deux classes d'actifs, eh bien, seront dans le rouge.
08:09Wall Street en baisse.
08:10Donc, aujourd'hui, il y a des cours du pétrole.
08:12Antoine, vous nous disiez qu'il refranchisse la barre des 100 dollars.
08:14Le baril de Brent à 100,50 dollars.
08:16En ce moment, résultat, le S&P perd 1,3%.
08:19Le Nasdaq, moins 1,6%.
08:21Et le CAC, dans cette histoire,
08:23il recule aussi d'un peu plus d'1,2%.
08:25Si vous avez des questions sur vos portefeuilles,
08:27bien sûr, n'hésitez pas à nous les envoyer.
08:29Culture Bourse, ce sera dans quelques minutes,
08:30avec Julie Cohen-Eurton.
08:31Pour nous adresser vos questions,
08:32vous pouvez flasher ou scanner le QR code
08:34qui est en train d'apparaître à l'écran
08:36pour ceux qui nous suivent à la télé,
08:37ou en replay aussi.
08:38Ce QR code, vous pouvez le retrouver en replay.
08:40Bon, on vit dans ce monde de brut.
08:42On est difficile d'y échapper.
08:44On va parler dans un instant d'un sujet beaucoup plus léger.
08:46Avant de parler de ce sujet beaucoup plus léger
08:48et d'appli de rencontre côté à Wall Street,
08:51un mot quand même de la balance commerciale.
08:52Parce que ça aussi, ça tient au cœur de Donald Trump.
08:56La balance commerciale, il tient absolument à ce qu'elle s'améliore.
08:58On a eu le dernier chiffre, celui du mois dernier.
09:00Est-ce qu'elle s'améliore, cette balance commerciale, John ?
09:03Oui, elle s'améliore.
09:04C'est une bonne nouvelle pour Donald Trump.
09:07Alors, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne nouvelle
09:08pour les Américains,
09:09mais c'est une bonne nouvelle pour Donald Trump.
09:11On a les chiffres de janvier 2026.
09:14On a un déficit commercial
09:17qui s'est réduit à 54,5 milliards de dollars,
09:20alors qu'on était à près de 73 milliards en décembre.
09:24Donc, on est en train de baisser.
09:25On a ce déficit commercial qui est au plus bas depuis octobre.
09:30Et qu'est-ce que ça traduit ?
09:31Eh bien, ça traduit un rebond des exportations, 5,5%,
09:36et une légère baisse des importations, moins 0,7%.
09:41Intéressant aussi, à chaque fois,
09:43de regarder avec qui il y a un déficit bilatéral
09:46qui est le plus élevé.
09:48Eh bien, c'est le Vietnam, Taïwan, le Mexique et la Chine.
09:54Donc, évidemment, on est dans une situation,
09:57potentiellement, le gouvernement américain
09:59va taper sur les doigts de la Chine.
10:01Alors, nous, on est, d'une certaine manière,
10:04les bons élèves,
10:05puisque le déficit commercial avec l'Union européenne
10:07s'est fortement réduit,
10:10passant de 11,1 à 6 milliards,
10:12quasiment divisé par 2.
10:14Et ça, c'est quelque chose que Donald Trump
10:16surveille de très près.
10:17– Oui, Donald Trump, l'administration Trump,
10:19d'ailleurs, qui lance une série d'enquêtes
10:20visant une douzaine de partenaires économiques
10:22des États-Unis, dont l'Union européenne,
10:24des investigations qui pourraient ouvrir la voie,
10:26vous savez, à de nouveaux droits de douane
10:27après ceux annulés par la Cour suprême américaine
10:29il y a maintenant trois semaines.
10:31Voilà, ça permettra, en fait,
10:31de prolonger les droits de douane
10:33malgré leur annulation par la Cour suprême.
10:35On va continuer de suivre ça.
10:36Et donc, dans l'actu des entreprises,
10:38il y a encore quelques publications.
10:39Ce soir, Adobe va annoncer ses résultats,
10:41mais avant, on disait un peu de douceur,
10:43un peu de rencontre, quoi,
10:44un peu d'éducation sentimentale.
10:46C'est possible aussi, en bourse,
10:47avec ce titre Bumble, l'appli de rencontre.
10:49Bumble a publié et le titre gagne combien ?
10:5136%, plus 36% là, John.
10:54– Ouais, incroyable, incroyable.
10:55Alors, il faut quand même rappeler l'histoire de Bumble,
10:58où elle a dit site de rencontre,
10:59mais qui a été nettement marquée en bourse,
11:04négativement, par la concurrence,
11:06par les rumeurs que Meta, par exemple,
11:09allait faire un site de rencontre
11:10qui détruirait tout sur son passage.
11:13Mais là, on a un chiffre d'affaires trimestriel
11:15qui est de 224 millions de dollars.
11:18C'est supérieur aux analystes.
11:20Et surtout, ça remet en avant
11:23le fait que la fondatrice de Bumble,
11:27qui était partie, qui s'appelle Whitney Wolf,
11:29qui était partie et qui est revenue il y a un an,
11:32est en train de relancer l'entreprise.
11:35Elle va lancer ce qu'on appelle Bumble 2.0.
11:38Retenez ce nom, Guillaume, Bumble 2.0,
11:43qui va intégrer davantage d'outils
11:45d'intelligence artificielle, bien évidemment,
11:49pour améliorer la qualité des rencontres
11:51et l'expérience des utilisateurs.
11:54Donc, même l'intelligence artificielle
11:56va permettre aux spectateurs
12:00de trouver son âme sœur.
12:02– Voilà, je ne sais pas si les rencontres
12:04seront moins artificielles,
12:05mais plus intelligentes, on verra.
12:06En tout cas, Bumble gagne 36% aujourd'hui.
12:08Merci John Plassard avec nous, cité gestion.
12:10– Sous-titrage Société Radio-Canada –
12:10– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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