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  • il y a 6 semaines
Vendredi 21 novembre 2025, retrouvez Romain Daubry (Consultant pour Bourse Direct), Philippe Béchade (Rédacteur en chef, La Bourse au Quotidien), Jean-Louis Cussac (Trader et formateur, Perceval Finance Conseil) et Karine Lignel (DGD et COO, Oncodesign PM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00Musique
00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:19Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box.
00:25Vous nous suivez en live également sur les réseaux sociaux et notamment sur le compte LinkedIn de Bsmart for Change.
00:31Et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay sur notre plateforme Bsmart.fr et en replay ou en podcast bien sûr sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:43Au sommaire de cette édition ce soir, le bilan d'une semaine compliquée, peut-être la pire semaine de trading et de bourse depuis le mois d'avril et Libération Day.
00:53Avec une séance hier qui restera dans les grandes annales de l'histoire boursière, une séance de retournement majeur sur les indices américains.
01:04Pauline Grattel vous redonnera plus de précisions sur cette séance clé d'hier.
01:08Et ce regain de volatilité qu'on observe désormais depuis plusieurs semaines sur les marchés, une nervosité qu'on n'avait pas vue à ce niveau-là en tout cas au cours des mois précédents.
01:19Est-ce que cet épisode est un simple épisode de volatilité ou est-ce que c'est le début du commencement de l'idée d'un retournement de la tendance des marchés,
01:28notamment porté par l'IA au cours de ces derniers mois ?
01:32Question qu'on posera aux trois sorciers de Smart Bourse réunis en ce troisième vendredi du mois pour cette échéance mensuelle du mois de novembre.
01:41Discussions à suivre donc dans un instant.
01:43Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous reviendrons sur les trophées de l'innovation organisés par LBPM en ce mois de novembre.
01:51Be Smart for Change était bien sûr partenaire de l'événement.
01:54Nous avons réussi, reçu hier, les lauréats du prix de la French Tech.
02:00Nous recevrons ce soir les lauréats du trophée de la Health Tech.
02:05Et c'est Onco Design Precision Medicine qui sera notre invité dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse
02:10avec sa représentante Karine Lignel, directrice générale déléguée et chef des opérations d'Oco Design PM à retrouver dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
02:30Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:35Bonsoir Pauline. Les marchés sont donc nerveux et le repli est généralisé cette semaine.
02:41Oui, les prises de profit de fin d'année semblent s'intensifier sur fond de crainte concernant les valorisations de la Big Tech américaine.
02:49Mais pas que. La perspective d'une baisse des taux de la réserve fédérale en décembre s'est éloignée et puis elle est revenue.
02:56Le président de la fête de New York a indiqué ce vendredi qu'il voyait une marge de manœuvre pour une baisse des taux à court terme.
03:02Il considère en effet que la faiblesse du marché du travail représente un risque plus préoccupant que celui d'une résurgence de l'inflation.
03:10Oui, le marché du travail américain est devenu illisible entre un regain de création de poste en septembre après un recul en août et l'absence de rapport sur l'emploi pour le mois d'octobre.
03:21L'analyse de ces indicateurs, très étudiés par la réserve fédérale, devient un exercice périlleux.
03:26Que dire de la facture cette semaine à commencer par les indices actions asiatiques ?
03:31Le Hang Seng, le CSI 300 et le Nikkei ont cédé 2,5%.
03:35Les indices taïwanais ont perdu 3,5% et le COSPI près de 4%.
03:40Le MSCI Asie-Pacifique recule de 2%.
03:43En Europe, les indices évoluent en repli également mais plus modérés.
03:47Le stocks 607, 0,5% environ.
03:51En France, le CAC 40 évolue sans direction sous les 8000 points.
03:54Et que dire des indices américains au moment où on se parle, Pauline ?
03:57Tout d'abord, retour sur la séance d'hier qui a été bien mouvementée.
04:02Le Nasdaq avait bondi de 2% dans les premiers échanges et s'est complètement retourné pour clôturer en repli de plus de 2%.
04:09Aujourd'hui, le Nasdaq et le S&P 500 connaissent un début de séance prudent après leur plus forte volatilité intraday depuis le mois d'avril et depuis les droits de douane de Donald Trump.
04:21Ils sont néanmoins en hausse mesurée dans les premiers échanges.
04:23Bon, beaucoup d'autres classes d'actifs sont affectées.
04:26Il n'y a pas que les actions qui ont chuté cette semaine.
04:28En effet, il y a aussi les cryptos.
04:30Le Bitcoin plonge à nouveau de 10% au cours de la séance, légèrement au-dessus du seuil de 80 000 dollars.
04:36Depuis son pic historique du 6 octobre dernier à 125 000 dollars, le Bitcoin a plongé de 30%.
04:44Autre baisse à noter aujourd'hui, c'est celle des prix du pétrole qui reculent de 2% autour de 62 dollars pour le baril de Brent.
04:51Qu'en est-il par ailleurs des grands marchés obligataires ?
04:53Aujourd'hui, le rendement américain à 10 ans se détend légèrement de 5 points de base environ pour évoluer autour de 4,05%.
05:01Une tendance partagée par le rendement à 2 ans qui évolue autour de 3,50%.
05:06En Europe, le rendement allemand à 10 ans est assez stable, toujours autour de 2,70%.
05:12Côté japonais, les taux longs semblent se stabiliser avec un 10 ans autour de 1,80%.
05:18Enfin, sur le marché des changes, hier, le dollar a atteint son plus haut niveau en 6 mois avant de se replier.
05:24Dans l'actualité des entreprises aujourd'hui à Paris, notamment la reprise de cotation du titre Ubisoft.
05:30Oui, sur les chapeaux de roue, puisque le titre gagne plus de 10%, l'entreprise n'avait pas vraiment communiqué sur la suspension de sa cotation, laissant présager le pire pour les investisseurs.
05:42Au final, Ubisoft indique que c'était lié à un problème comptable.
05:45L'entreprise annonce par ailleurs la finalisation de son deal avec Tencent qui avait été annoncé en mars.
05:51Et puis, un mot de la macro avec les enquêtes auprès des directeurs d'achat, les PMI préliminaires pour le mois de novembre qui ont été publiés aujourd'hui.
05:58En zone euro, l'enquête manufacturière du mois de novembre ressort à 49,7% en zone de contraction, alors que les analystes tablaient sur une quasi-stagnation à 50,1%.
06:09Le PMI service s'établit à 53,1%, c'est supérieur aux attentes, et le composite s'établit à 52,4%.
06:16Enfin, aux Etats-Unis, on a aussi regardé ces enquêtes.
06:19Le PMI manufacturier est conforme aux attentes à 51,9%, le service supérieur aux attentes à 55%, et le composite ressort à 54,8%.
06:28Quels seront les temps forts la semaine prochaine à l'agenda des marchés, Pauline ?
06:32Les investisseurs prendront connaissance de l'indice IFO allemand du mois de novembre et de toute une série de statistiques américaines interrompues pendant le shutdown.
06:41La première estimation du PIB pour le troisième trimestre, l'indicateur CORE-PCE pour le mois de septembre,
06:47ou encore les ventes au détail aussi pour le mois de septembre.
06:50A noter qu'il n'y aura que trois séances et demie en bourse aux Etats-Unis en raison du week-end de Thanksgiving.
06:56Côté micro, les résultats de Alibaba sont attendus mardi, et en France, les comptes de Rémi Cointreau seront publiés jeudi.
07:04T'en pense mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel nous rejoint et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
07:09Les trois sorciers de Smart Bourse sont avec nous comme chaque troisième vendredi du mois pour décrypter cette échéance mensuelle sur les marchés,
07:28avec l'expiration de différents produits dérivés.
07:30Aujourd'hui, une échéance mensuelle un peu compliquée, on en parle avec Romain Dobry bien sûr, consultant pour Bourse Directe et cofondateur de l'atelier des options.
07:37Bonsoir Romain, Jean-Louis Cussac avec nous en plateau, formateur et trader chez Perceval Finance Conseil.
07:42Bonsoir Jean-Louis, et à distance avec nous Philippe Béchade, le président des Econoclastes et rédacteur en chef de la Bourse au quotidien également.
07:50Bonsoir Philippe, merci beaucoup d'être avec nous, merci à vous trois.
07:55Bilan d'une échéance, je le disais, compliquée, ça fait peut-être des mois qu'on n'a pas eu une échéance aussi compliquée, une fin d'échéance particulièrement compliquée et nerveuse Romain.
08:02Oui, on oublie que les marchés pouvaient baisser aux Etats-Unis.
08:04Parfois ça arrive.
08:05Parfois ça arrive, et cette fois-ci c'était la bonne si je puis dire, parce qu'on avait connu des événements techniques d'avalement baissier en hebdomadaire,
08:12la bougie de la semaine qui englobait la bougie de la semaine précédente, en haut de marché on craignait le pire.
08:16Ça a été le cas trois fois d'affilée sur le Nasdaq avant que ça crée un mouvement de consolidation un peu plus marqué.
08:20Il y a pas mal d'éléments qui expliquent ça à mon sens.
08:22Pour s'il y ait de l'indice parisien, on a clôturé cette échéance avec une baisse de 215 points.
08:27On compense à 7.985,10 points, un peu plus de 2,5%.
08:32C'est un moindre mal.
08:33On préserve des niveaux pour l'instant techniques.
08:35À Wall Street, c'est un peu différent.
08:36On a vu cet excès aussi à mon sens se former, ce petit coup de...
08:41Je vais employer le mot d'euphorie mais il est modéré.
08:43Le mot d'euphorie de court terme se créé il y a quelques semaines où on a vu l'indice Nasdaq progresser de 2000 points et de 8% en 10 jours
08:51en laissant ouvert 5 gaps d'affilée dans une période qui précédait la réunion de la Fed et le début des résultats trimestriels.
08:58C'était fin octobre, c'est ça ?
08:59Les derniers tops de marché aux US et sur les dernières séances d'octobre, c'est ça ?
09:03Avant cette série de rendez-vous qui était quand même majeure, on voyait un petit coup de joie, on peut dire, de la part des opérateurs en haut de marché qui pouvaient laisser un peu de doute.
09:12Ça a créé cet excès un petit peu avec un ratio poudre-colle qui était assez bas et un marché qui était un peu vulnérable au moment de cette publication.
09:22Finalement, on ne s'en sort pas trop mal, la saison des publications est plutôt bonne mais moi je vois de plusieurs aspects.
09:27Il y a le côté déception quant à la baisse des taux à venir, on s'attendait vraiment à plus de 90% à cette baisse de taux pour le mois de décembre.
09:36Le consensus a largement tourné compte tenu des éléments récents.
09:40Le manque de visibilité concernant la macroéconomie, bien sûr, joue aussi sur la crainte.
09:44Puis l'année a été bonne, donc on prend du bénéfice, on encaisse, ça je pense que c'est un autre critère.
09:48Il y a un autre élément aussi qui joue à mon sens, c'est qu'il y a tout l'aspect trading qui alimente la liquidité du marché.
09:54Quand les traders ont fait de bonnes années, de bonnes performances, on leur donne pour consigne, fin octobre en général, de lever le pied,
10:00de ce qu'on appelle fermer les boucles, c'est-à-dire de travailler avec des positions qui sont insignifiantes par rapport au reste de l'année, de plus prendre de risques.
10:06En fait, les performances sont faites, donc ils sont toujours là mais le marché est plus creux.
10:11Et on le voit, on a eu de jolis contre-pieds, je ne sais pas si c'est le terme, d'importants contre-pieds sur le marché, sur fonds un peu baissiers, encore une fois,
10:19et puis dans un contexte qui était un peu plus retour à la réalité que ça n'était.
10:23Donc c'est pour l'instant un mouvement de consolidation qui se fait plutôt en bon ordre.
10:28On teste quand même des niveaux d'alerte qui sont un peu gênants sur le DAX, sur le S&P aussi.
10:33On rompt avec des niveaux et des niveaux techniques importants comme le point bas du mois d'octobre
10:39qui avaient systématiquement été préservés sur tous les indices statistiquement depuis 50 ans, dans 90% des cas.
10:45Donc ce n'est quand même pas un signal, mais on a eu une année aussi un peu exceptionnelle par certains côtés.
10:51Donc il est normal que le marché ne fasse pas toujours la même chose, c'est le cas.
10:55Ça reste à mon sens assez canalisé, marché un peu creux, un intérêt qui est relativement faible, les opérateurs qui sont au retrait.
11:00Puis il y a ce consensus qui pour moi est un poutre sur le marché pour l'instant,
11:04qui permet d'éviter à mon sens à court terme des risques majeurs.
11:08C'est que tout le monde appelle de ses voeux une baisse de 10 à 15% des indices pour pouvoir rentrer.
11:14Ce qu'on n'a pas encore fait.
11:15Sur le S&P, on doit être à moins 5 et le Nasdaq à moins 8 peut-être autour depuis les tops de fin octobre.
11:22Exactement.
11:22Et donc on sait qu'en général, quand ce comportement est déclaré, annoncé, c'est que les opérateurs ont débouclé des positions,
11:29ils ont fait du cash, ils sont prêts à rentrer dans le marché.
11:31Donc on n'a pas un marché qui est tout en haut, où tout le monde est surinvesti,
11:34et où tout le monde est euphorique en expliquant que tout va bien.
11:38On a même abordé la publication de Nvidia avec un peu plus de prudence que d'habitude.
11:41On avait perdu 15% avant la publication et on n'avait pas un ratio put-call qui était euphorique à 0,20, 0,25 comme on a pu le voir par le passé.
11:48On était à 0,60.
11:49C'est optimiste, mais ce n'était pas délirant.
11:51Et puis la position ouverte sur Nvidia avait beaucoup baissé aussi.
11:54On peut rappeler qu'au mois de mai, il y avait 5 millions de contrats d'options ouverts sur l'échéance en cours sur Nvidia.
11:59Je ne parle que de l'échéance mensuelle, pas des échéances plus courtes.
12:025 millions de contrats d'options, c'est monstrueux.
12:04Il n'y en avait plus que 2,5 millions au cours de cette échéance-là.
12:07Donc il y a moindre prise de risque, moindre prise de position qui explique aussi des décalages un peu plus rapides,
12:13un peu dans le vide aussi.
12:16Et puis à un moment, un marché qui temporise un peu, après un parcours qui était quand même intéressant.
12:20Donc ça reste quand même relativement ordonné à ce stade ?
12:22Ça reste ordonné, c'est plutôt même sain, puisqu'on se pose la question, et ça aussi c'est un élément intéressant.
12:27La séance d'hier, qu'on corrige, je comprends.
12:31Après c'est vrai que quand on voit le schéma d'une séance comme celle d'hier, j'ai du mal à imaginer que ce soit sain.
12:36Oui, pour moi c'est pour ça que j'essaie de relativiser.
12:40On approche de l'échéance des marchés dérivés.
12:41Donc il y a l'aspect technique contre pied qui peut jouer.
12:43Il y avait ce gap baissier laissé sur le VIX qui était un signal d'appel.
12:48Ce n'est pas toujours comblé dans la journée, mais c'est en général comblé assez rapidement.
12:52Il ne reste sur le VIX que le gap du mois d'avril dernier qui reste ouvert pour l'instant.
12:56Donc il y a ça aussi.
12:58Il y a l'aspect marché plus creux.
13:00Et puis effectivement des positions peut-être un peu plus spéculatives à la baisse pour l'instant,
13:05dans le contexte de marché où on joue un peu les contre-pieds.
13:08Ce qu'on peut dire aussi, c'est qu'en termes de comportement, il n'y a pas une journée où on n'évoque pas le fait qu'il n'y ait pas une bulle sur l'hier en ce moment.
13:15Ça, ça me rassure un peu.
13:17Tant qu'on est dans ce narratif, je pense que les choses s'éloignent.
13:20Tant qu'on s'inquiète d'une bulle, c'est qu'elle peut continuer de gonfler.
13:22Exactement.
13:23Ça, c'est un autre critère.
13:25Maintenant, ce qu'on va voir et ce qui va être intéressant, c'est dans quelle proportion, on va essayer d'en parler ensemble,
13:30dans quelle proportion on peut s'arrêter ou continuer à consolider un petit peu.
13:33Mais je ne pense pas que ce sera 10.
13:34Ça peut être un petit peu plus, mais pas 10 ou 15 puisque c'est ce que tout le monde attend.
13:37Donc si c'est le cas, c'est beaucoup plus grave.
13:40Mais je pense qu'on arrive rarement à ces niveaux-là.
13:41C'est la nature du rebond qu'on pourra observer ensuite, qui va être très intéressante.
13:45Est-ce que ça va être un fameux rebond du Chamorre, où on va remonter sans volume, sans soutien ?
13:50Et là, on pourra se dire qu'on était au début d'une phase de distribution et que c'est plus grave.
13:53Pour l'instant, on a des éléments qui montrent qu'il y a quand même eu un vrai coup d'arrêt dans la tendance.
13:56Ça, c'est sûr sur les indices américains.
13:57Des prises de bénéfices avec du volume.
14:00On ne va pas aller refaire des tops immédiatement, sauf surprise de Donald Trump.
14:03Mais sinon, je ne vois pas.
14:05Bon, simple épisode de volatilité, respiration légitime, prise de profit nécessaire aussi au terme d'une année solide, en termes de performance.
14:13Ou est-ce qu'il y a les germes d'un possible retournement de tendance dans ce qui se passe ces dernières heures, notamment, Jean-Louis ?
14:21Alors, oui à tout.
14:23Oui à tout.
14:24Mais pour l'instant, il n'y a pas de retournement.
14:25Tout est sur la table.
14:26Oui, et c'est un moment, si vous voulez, où on peut se dire, écoutez, il n'y a pas de quoi prendre d'initiative immédiate.
14:33Il y avait des choses à faire ces derniers temps, notamment se protéger.
14:41Je crois que je l'ai écrit tous les jours.
14:43Protégez-vous, etc.
14:44La volatilité implicite n'est pas si élevée que ça.
14:49Elle était à 13, 14.
14:51Elle n'était pas si élevée par rapport aux enjeux.
14:56Il y a eu derrière cette série d'alertes sur les valorisations de l'IA.
15:00D'ailleurs, les valeurs avaient déjà bien reculé, notamment Edviga.
15:08Il y avait déjà des moins 10, moins 20 sur les Max-Evon.
15:11Donc, les précautions ont été prises tout de même.
15:17D'ailleurs, on voit que ça a fortement reculé hier d'une manière assez incroyable.
15:21En effet, moi, je...
15:23Je trouve, mais bon.
15:24Ah oui, non, mais quand vous êtes sur le marché, je peux vous dire que ça vous fait mal.
15:28Vous savez, à un moment donné, j'ai vendu le futur et je vends des poutes.
15:31Je suis tenté, à un bon repli, de me dire, bon, qu'est-ce que je fais ?
15:34Je rachète mon fute.
15:35Et je me suis dit, c'est pas sain, tout ça.
15:40J'ai écrit que c'était pas sain.
15:42Je vais pas racheter mon futur.
15:43Quand je me suis retrouvé à 6540, je me suis dit, waouh !
15:49Non, mais il faut que les gens se rendent compte que, même si on est habitués,
15:53moi, ça fait quand même 45 ans que je fais ça,
15:54mais on se dit, waouh !
15:56Je l'ai rêvé, le marché l'a fait, quoi.
15:58Enfin, je l'ai cauchemardé.
16:01Et donc, non, c'est chaud, quoi.
16:03Et puis, aujourd'hui, bon, ça se calme.
16:05On voit sur le marché en France,
16:08j'ai vu qu'ils venaient payer des valeurs sur lesquelles les investisseurs
16:11n'étaient pas susceptibles de prendre des bénéfices pour payer de la casse,
16:16parce qu'ils ont acheté, là, aujourd'hui, des valeurs qui étaient déjà à la casse,
16:18comme Pernod Ricard, qui était en hausse, le secteur, on va dire.
16:22On rachète les losers, quoi.
16:23Oui, et ce que je me suis dit, tiens, ils sont prudents, quand même.
16:27Ils y vont doucement.
16:31Bon, le luxe, là, était encore dégradé.
16:33Il y a eu des...
16:34Enfin, dégradé, c'est pas vendé, c'est neutre, on va dire.
16:39Il n'y a pas de...
16:41On peut dire que les indices européens
16:43offrent des perspectives moins risquées.
16:46C'est pour ça que moi, j'avais fait...
16:47On voit d'ailleurs qu'on suit nettement moins la baisse de Wall Street
16:50que ce qu'on a vu en Asie, par exemple, ce matin.
16:53Oui, oui, oui.
16:53Plus de tech sur les indices asiatiques,
16:55Cospi, Taïwan, etc.
16:56Mais en Europe, on va finir flat, quoi.
16:59Oui, non, non, mais c'est pour ça que...
17:01Dans cet esprit, moi, j'avais dit, je vends...
17:03Enfin, si je dois investir, je ne vais pas investir aux Etats-Unis,
17:07à la limite, je peux même vendre les Etats-Unis et acheter l'Europe.
17:11Bon, là, on est repassé dans un arbitrage favorable
17:13qui n'a pas été fantastique au départ, mais...
17:15Bon, on est prêt à tout entendre, à tout...
17:18Est-ce que le marché américain est déjà survendu ou pas du tout ?
17:22Non, il est survendu.
17:23Non, non, mais c'est une question.
17:25En fait, les attentes sont tellement exigeantes
17:29que la moindre contrariété...
17:32Alors après, on cherche des excuses, toujours pareil.
17:35C'est expose, on cherche des explications.
17:37Voilà.
17:38Alors, le shutdown...
17:39Palantir avait déjà été un petit signal aussi.
17:42Un résultat spectaculaire et un titre qui perd, je crois, 8% sur la séance.
17:47En fait, bon, là, ils ne sont pas très contents parce que, évidemment,
17:51mais l'histoire de la baisse des taux d'intérêt, ça fait un bout de temps,
17:54qu'on savait que la Fed ne baisserait pas ses taux en décembre...
18:01On n'en sait toujours rien.
18:03En tout cas, on sait depuis un moment que c'est très partagé,
18:06que c'est un close call, qu'il y a du pour et du contre,
18:09et que oui, un jour, c'est dans un sens, et le lendemain, c'est dans l'autre.
18:12C'est plutôt à cause du shutdown qui a duré très, très longtemps, c'est le record.
18:18Les statistiques...
18:20La Fed a dit qu'ils étaient très data-dépendants.
18:24Donc, ça veut dire que, là, ils n'avaient pas de data,
18:26ils n'avaient pas d'informations.
18:28Et on sait qu'ils vont les avoir d'une manière un peu...
18:31Elles seront partielles à un certain moment, pas complètes.
18:34Et ils ne peuvent pas prendre de décision.
18:37Enfin, je veux dire, ils ne sont pas dans une situation
18:39où ils peuvent trancher très clairement
18:42et faire basculer les indécis, dans un sens comme dans l'autre.
18:47Donc, ça, ça ne plaît pas, OK.
18:49Après, il y a eu tout le système qui tient sur des choses,
18:56parfois un peu le financement par le fournisseur,
18:59tous les échanges qu'il y a eu.
19:00C'est quand même dangereux, les gens y pensent.
19:03On suive ça depuis des semaines, des mois, chaque deal.
19:06Juste au moment où ?
19:07Ah non, mais ça ne veut pas dire que ça ne présente pas de risque.
19:10Donc, ça aussi, c'est un côté circulaire et très monitoré, on va dire.
19:13C'est inquiétant.
19:14Mais oui, oui, oui.
19:14C'est inquiétant.
19:16Voilà.
19:16Donc, il y a des menaces diverses et variées.
19:21Donc, les investisseurs, il est normal que, de toute façon,
19:24dans un repli comme celui-ci, tout le monde va dans le même sens au même moment
19:27parce qu'on a beaucoup de spéculateurs présents sur le marché américain.
19:31Tu l'as dit, avec les options, on voit les enjeux qu'il y a sur les options à très court terme
19:36qui sont très importants.
19:37Hier, dans le repli, vous avez une gestion de Delta qui est,
19:42enfin, du gamma, des positions globales qu'ils peuvent avoir,
19:44les arbitragistes, qui est très impactante.
19:48Donc, vous avez un phénomène d'amplification du repli
19:51qui, sur le plan de la construction, sur le plan technique, est extrêmement important.
19:55Et là, il agit à plein.
19:57C'est-à-dire, quand ça baisse, il faut vendre.
19:59Et entre ceux qui doivent vendre parce que ça baisse
20:01et les spéculateurs qui vendent parce qu'ils n'ont plus le choix,
20:05ça fait du monde qui vend, quoi.
20:07Et ça fait un gros mouvement qui est assez violent.
20:10Philippe, votre bilan de cette échéance
20:13et puis la radioscopie aussi de la séance d'hier,
20:16qui est peut-être une séance clé, quand même, de cette fin d'année.
20:20Oui, clairement.
20:21C'est une séance clé, une séance pivot.
20:26Un vrai tournant qui survient alors qu'hier,
20:30on n'a eu qu'un chiffre et difficile à interpréter
20:33concernant l'emploi américain.
20:37Mais je dirais que le marché était mûr
20:41pour ce genre de décrochage
20:44parce que ça fait, en fait, maintenant presque trois semaines
20:49que le marché ignore le krach rampant
20:53du marché obligataire japonais.
20:56Je pensais que vous alliez me parler du krach des cryptos,
20:58mais parlons du krach obligataire japonais.
21:00Alors, effectivement, ça m'intéresse d'autant plus.
21:04Je vais vous enchaîner là-dessus
21:05puisque quand on parle de crypto,
21:06on parle effectivement d'actifs extrêmement sensibles à la liquidité.
21:10Et qu'est-ce que signifie le krach rampant au Japon ?
21:13C'est une envolée des taux longs
21:16qui ont battu tout leur record historique
21:19au-delà de 3,36, 3,38.
21:23Sur le 30 ans, on est monté à 3,84.
21:28Sur le 40 ans, ce sont des émissions qui existent depuis l'an 2000,
21:32donc on n'avait pas d'antériorité.
21:36On se trouvera sur du 10 ans des taux à 6 %
21:38à la fin des années 80.
21:39Mais là, clairement, avec des plus 15, plus 20 points en une poignée de séances,
21:49on est sur des ordres de variation du marché japonais
21:53qu'on n'a pas vu depuis 30 ans.
21:54Et il y a un lien très direct pour vous
21:56entre ce qui se passe sur le marché obligataire au Japon
21:59et le reste des marchés mondiaux,
22:00à commencer par le marché leader américain.
22:03Je sais bien que tous les marchés globaux sont connectés
22:05d'une manière ou d'une autre,
22:06mais on peut se dire que la dette japonaise,
22:08bon, c'est très domestique, c'est traité par les banques japonaises
22:12et que de là à faire baisser Nvidia,
22:15je ne sais pas, du pic au creux de 7 ou 8 %,
22:18c'est peut-être aller un peu vite en besogne.
22:22Et d'ailleurs, je n'ai pas été trop vite en besogne
22:25puisque je ne l'ai pas dit.
22:26Oui, non, d'accord.
22:27Par contre, ce qui est certain,
22:31c'est que le carry trade est le mécanisme
22:33par lequel le système financier se finance à bas coût
22:37et s'est financé à très bas coût pendant plus de 30 ans
22:40avec des taux à 10 ans qui étaient entre 0 et 0,25,
22:47passé négatif en 2020-2021, moins 0,30
22:50et maintenant on est à 1,80.
22:53Autrement dit, l'argent pas cher, il n'est plus au Japon.
22:55Donc, le mécanisme du carry trade consistant à emprunter pas cher
22:59et aujourd'hui, à 30 ans, si on est à 3,25, 3,30,
23:03évidemment, ce ne sont plus des taux cadeaux.
23:06C'est 300 points de plus qu'il y a 3 ans,
23:11novembre 2022, on était à 0,50, 0,60
23:14sur des taux longs japonais.
23:16On est maintenant 280 à 300 points plus hauts.
23:20Autrement dit, ceux qui avaient utilisé
23:24le Yen comme source de financement,
23:27aujourd'hui, quand ils se disent,
23:28il faudrait que je retrouve des liquidités pas cher,
23:31elles ne sont plus au Japon.
23:34Donc, ça, ça raréfie la liquidité.
23:37D'où le plongeon des cryptos qui sont les plus sensibles
23:40à la liquidité, voire la sur-liquidité,
23:44parce qu'on va sur les cryptos quand on a acheté
23:47un petit peu tout ce qui était prioritaire par ailleurs.
23:49Et on a donc maintenant un Bitcoin
23:53qui perd, je crois que c'est 35%,
23:5735% sur ses sommets de fin octobre.
24:01Le Bitcoin, à l'instant, il vaut 82 800.
24:06Alors, on a un Ethereum à moins de 2700.
24:10Donc, on va voir ces 45% de replis.
24:13Donc, des replis de cet ordre-là, oui,
24:15dans le monde des cryptos,
24:16ça commence à s'apparenter à un krach.
24:19Tous les leviers sont en train de voler en éclats.
24:22On régule par tous les moyens.
24:25Et un palier enfoncé déclenche
24:28de nouveaux programmes de vente.
24:31Donc, oui, les cryptos sont peut-être
24:33le canari dans la mine.
24:35Et tout ce qui était acheté avec effet de levier
24:40est en train aujourd'hui d'être balancé.
24:43et je pense que les positions sont tellement gigantesques
24:47que ce que c'est probablement pas terminé.
24:50Bon, ouvre le Bitcoin, Romain.
24:51Vous êtes venu avec le beau graphique du Bitcoin
24:54en dollars, bien sûr.
24:57Et est-ce qu'effectivement,
24:59comme le suggère Philippe,
25:00est-ce que c'est un indicateur avancé
25:02d'une spéculation ou d'une sur-spéculation
25:06en partie générée par le retail américain,
25:10par les particuliers,
25:10qui est en train de s'épuiser ?
25:12Est-ce que c'est un indicateur avancé
25:14qu'il faut prendre au sérieux
25:15pour d'autres actifs dans l'univers des marchés ?
25:18Il s'est comporté comme un indicateur avancé souvent.
25:21Donc, effectivement, c'est peut-être...
25:23On disait le mois dernier déjà.
25:24Je me souviens.
25:24Oui, effectivement.
25:25Ça, manifestement, pour l'instant est le cas,
25:27pas dans les mêmes proportions,
25:28mais il se passe quelque chose.
25:30C'est un actif qui est aussi beaucoup utilisé
25:32par les professionnels
25:33et par le trading des professionnels
25:35ou semi-professionnels.
25:36Puisqu'en fait, il y a beaucoup de traders
25:37qui se sont aperçus
25:38qu'en appliquant leurs algorithmes
25:40de trading institutionnels dans les salles de marché
25:42au Bitcoin,
25:43ils avaient des histoires de marché
25:44qui étaient en trois semaines ou un mois
25:45l'équivalent d'une année de bourse classique
25:47sur un indice.
25:48Donc, ils ont trouvé des terrains de volatilité importants.
25:50Donc, il y a eu aussi l'entrée
25:51de gros acteurs dans le marché
25:53et puis des signes importants.
25:56Le Bitcoin a prévenu depuis le mois de juillet
25:57de désorientation
25:58avec ce triangle inversé
26:00qu'on voit probablement à l'écran
26:02avec ce comportement de marché
26:04qu'on avait évoqué déjà plusieurs fois ensemble
26:05qui indique de la désorientation.
26:07On attribue ce phénomène souvent au fait
26:08que les gros acteurs allègent du papier,
26:11créent un premier mouvement de baisse
26:12puis enlèvent cette pression baissière.
26:14Donc, souvent, après un pic haussier,
26:15il commence à y avoir un premier mouvement de baisse
26:16puis on enlève la pression baissière.
26:18Ça permet d'aller former rapidement
26:19un nouveau plus haut
26:20et ça, c'est le début.
26:21Parce que le retail achète ce creux.
26:22Parce que le retail achète ce creux, effectivement.
26:24Et donc, ça permet d'aller former
26:25un nouveau plus haut
26:25en général avec des volumes plus faibles.
26:27Puis, on a une deuxième vague de baisse
26:28un peu marquée
26:29qui est un peu plus gênante
26:30qui commence à permettre
26:31de dessiner cette structure
26:33en porte-voix
26:33au triangle inversé
26:34qui fait qu'on fait des sommets
26:36des plus hauts de plus en plus hauts
26:37et des plus bas de plus en plus bas à la fois.
26:39Ce manque d'harmonie,
26:40ce signe de manque d'harmonie dans le marché
26:41est en général à prendre avec du...
26:43comme au warning, au sérieux.
26:45Et ça se termine statistiquement
26:479 fois sur 10
26:47par un mouvement de baisse marqué.
26:49C'est une figure assez fiable.
26:51Alors, elle est fiable
26:51mais elle est compliquée à travailler
26:53puisqu'elle n'a pas de borne propre
26:54dans la mesure où, justement,
26:55on fait des plus hauts de plus en plus hauts
26:56et des plus bas de plus en plus hauts.
26:57Tout ce qui manque d'harmonie
26:58en analyse graphique,
26:59c'est un warning, un signal.
27:03avec un volume modeste
27:05et avant d'avoir un pic baissier
27:07et une accélération baissière.
27:08Donc, c'était vraiment le cas
27:10et le schéma typique.
27:12Pour trouver des niveaux cibles,
27:13ce qu'on fait,
27:14c'est qu'on prend les ranges
27:14dans lesquels on évoluait précédemment
27:16et que le range d'avant,
27:17c'était 104 700, 123 540.
27:20On pue par le bas,
27:21ça donnait 86 400
27:22et le gros support autour de ce niveau-là,
27:25c'était 82 500.
27:26Donc, c'est là, maintenant, aujourd'hui ?
27:27On s'est arrêté sur cette zone de prix
27:28pour l'instant.
27:29Donc, savoir si ça va s'arrêter là,
27:31c'est difficile de le dire.
27:32Il y a quand même du volume.
27:33Il y a quand même un mouvement
27:34qui est assez brutal.
27:35Il y a un changement de comportement
27:36et on sait, grâce à cette structure,
27:37que ce sont des gros acteurs du marché
27:38qui sont sortis pour l'instant.
27:40Donc, on arrive sur des niveaux clés.
27:43Il va falloir préserver un niveau important,
27:45c'est 71 000.
27:46Et en dessous, le gros support suivant,
27:48c'est 58 800.
27:4971 000, ce n'est pas n'importe quel niveau
27:51parce que c'est le niveau
27:51à partir duquel les mineurs
27:52sont encore rentables.
27:54Donc, c'est un niveau qui n'a jamais,
27:56dans l'histoire du bitcoin,
27:56été enfoncé.
27:57Donc, pas le niveau de 71 000,
27:58mais le niveau de rentabilité des mineurs.
27:59Donc, ça peut être un point vraiment clé
28:02aussi sur ce marché-là.
28:03Pour l'instant, on arrête de baisser
28:06sur ce niveau-là,
28:06mais c'est très récent,
28:07de 82 500, 86 400.
28:09Donc, il va falloir voir le comportement
28:10du bitcoin sur ces prix-là,
28:12sur ces niveaux-là.
28:13Sinon, on peut assez rapidement
28:14doubler le score à la baisse,
28:15comme on l'indiquait.
28:17Il est où le buy the dip ?
28:19Il est où le retail
28:20qui achète tous les creux de marché ?
28:22Pas depuis deux mois,
28:23pas depuis trois mois,
28:24depuis des années maintenant,
28:25peut-être même depuis Covid 2020.
28:28Le retail était en première ligne
28:30pour acheter le creux de marché
28:31de 2022.
28:32Le retail était en première ligne
28:34pour acheter le creux de marché
28:35de Liberation Day
28:36en 2000,
28:38oui, cette année,
28:39avec Trump.
28:42À moins 30,
28:43moins 40 sur les cryptos,
28:45visiblement,
28:45on ne se précipite pas
28:46pour racheter.
28:47Nvidia est encore en baisse,
28:48là, aujourd'hui.
28:49Pareil,
28:49le Nasdaq a du mal,
28:50là aussi,
28:51en cette fin de semaine,
28:52à se remettre
28:52de la séance d'hier.
28:53Parce que la situation
28:54est très complexe.
28:56et la séance d'hier
28:57le montre très bien,
28:59l'illustre très bien.
29:01Ce n'est pas que c'est mauvais,
29:03ce n'est pas que c'est bon.
29:04C'est que c'est compliqué.
29:05Quand il sort sa pancarte
29:08Liberation Day,
29:10c'était quand même complexe.
29:11Pour autant,
29:12le retail,
29:13comme d'un seul homme
29:14ou comme d'une armée,
29:15s'est rué sur le creux
29:17pour acheter.
29:18Non, mais je me souviens
29:19bien des discussions
29:20qu'on avait en avril,
29:21quand même.
29:21Le monde était complexe
29:22en avril aussi.
29:23Oui, mais il réagissait
29:24à la parole de Trump.
29:25Là, il ne dit rien
29:26en ce moment.
29:27Trump avait dit d'acheter.
29:28Trump disait...
29:29Il n'a pas dit d'acheter.
29:30Non, mais c'est vrai.
29:31Ah, ben oui, je sais.
29:32C'est ce que je viens de dire.
29:32Donc, il réagissait
29:33à des annonces précises.
29:36On fait, on ne fait pas.
29:37Les taxes, les machins,
29:38les trucs, on reporte.
29:39Bon, là, c'est autre chose.
29:40Et vous avez des acteurs
29:41diverses.
29:44Et donc, moi,
29:45si le Bitcoin est un éclaireur,
29:46moi, j'ai 74 700
29:48comme objectif.
29:50Donc, c'est bien.
29:51Ce n'est pas les mêmes
29:51que Romain.
29:53Et ça veut dire
29:54qu'il y a encore
29:55moins 7 %
29:56par rapport
29:57au plus bas
30:00qu'on a fait ce matin.
30:01Donc, il y a encore
30:02des possibilités.
30:03Donc, vous avez
30:04tout un tas d'acteurs
30:04qui sont fragilisés.
30:07Et de toute façon,
30:09pour...
30:10Si on n'a pas
30:10quelqu'un qui dit
30:11qu'il faut acheter
30:11comme Trump l'a fait
30:13au mois d'avril
30:14ou à plusieurs reprises,
30:16eh bien,
30:17il faut plusieurs jours
30:18de stabilité,
30:19un petit peu,
30:20de retour au calme
30:22avant
30:22que l'on puisse
30:24se dire,
30:24bon, là...
30:25Alors,
30:26la stabilité,
30:27elle peut être nerveuse,
30:28mais au moins
30:29que ça s'arrête
30:30de baisser,
30:30vous voyez,
30:30ou que ça freine
30:32dans la baisse.
30:32On n'enfonce pas
30:33de nouveaux planchers.
30:33On voit qu'il y a
30:34un appétit
30:35pour des valeurs
30:38comme il y a
30:40et d'autres.
30:43Mais pour l'instant,
30:44on ne voit rien.
30:45On ne voit rien
30:45et, encore une fois,
30:47il y a...
30:47Vraiment,
30:49je vous assure
30:49que pour prendre
30:50des décisions,
30:51c'est complexe
30:51parce qu'il y a
30:53du pour,
30:54du contre
30:54et du bien
30:56de le contraire.
30:56Donc,
30:57à la fin,
30:58qu'est-ce qu'on fait ?
30:58On ne fait rien,
30:59tout simplement.
31:00Et moi,
31:00je comprends
31:01que les gérants,
31:01aujourd'hui,
31:02se disent...
31:02Bon,
31:03et il a raison,
31:05Romain,
31:05quand il dit
31:05que quand on a fait
31:06une bonne année,
31:07on va arriver
31:08vers la fin...
31:09On n'a pas envie
31:09de tout vendanger
31:09en deux semaines.
31:10Oui,
31:11donc on essaye
31:12de monter un peu en douche.
31:14L'IA était tellement puissante,
31:16tellement concentrée
31:17que quand on est benchmarké,
31:19c'est toujours le problème
31:20de ce métier.
31:20Non, mais s'ils sont en retard,
31:21c'est qu'ils avaient un biais
31:22à ne pas acheter.
31:22Ce n'est pas maintenant
31:23qu'ils vont faire.
31:24C'est que la gestion benchmarkée,
31:25vous le savez aussi bien que moi,
31:26c'est très compliqué.
31:27Et suivre un benchmark,
31:28aujourd'hui,
31:29quand en plus,
31:29tu es concentré
31:30sur quelques valeurs.
31:31Donc,
31:31il y a quand même
31:32des gérants très bons
31:33qui peuvent être aussi en retard
31:35par rapport à des performances indicielles
31:37qui sont spectaculaires
31:38cette année.
31:39Oui,
31:39mais les gens
31:42qui sont en retard
31:42sur une gestion
31:43quand même
31:44un petit peu discrétionnaire,
31:45quand même,
31:45c'est parce qu'ils n'y croyaient pas.
31:47Et aujourd'hui,
31:49si le marché leur dit
31:50qu'ils sont en train d'avoir raison,
31:51ils ne vont pas y aller non plus.
31:53Donc voilà,
31:53aujourd'hui,
31:54il y a tout pour ne pas y aller.
31:56C'est tout.
31:57Je ne vous dis pas
31:58qu'il faut vendre,
31:58je ne vous dis pas
31:59qu'il faut acheter.
32:01Prenez les vacances, quoi.
32:02Non, mais c'est difficile
32:03parce qu'il y a des moments
32:04où on est capable,
32:05à tort ou à raison,
32:06on peut dire je vends,
32:07ok,
32:07parce que je n'y crois pas
32:08pour différentes raisons.
32:10Et il y a des moments
32:10où on ne peut pas,
32:11où on dit,
32:12bon, ok,
32:13on vient de perdre
32:13300-400 points
32:15pratiquement sur le marché
32:17sur la SP500.
32:20Bon,
32:20ça reste raisonnable,
32:22mais la séance d'aujourd'hui,
32:25elle me fait un peu peur.
32:27Avec le vendredi soir,
32:29le week-end.
32:30Semaine 13h courtée
32:31la semaine prochaine
32:32aux Etats-Unis.
32:32Il y a un peu plus
32:34de trois séances de bourse,
32:35mais il y a trois séances
32:36de bourse pleines.
32:37Et une nouvelle échéance
32:38du marché dérivé.
32:39Non,
32:39c'est le CAC 40,
32:41c'est tout.
32:42Oui,
32:42on s'en fiche.
32:43Non, non,
32:43le CAC 40,
32:44l'échéance,
32:45il n'y a plus rien.
32:46L'échéance,
32:47sur les futurs américains,
32:49c'est les trimestrielles
32:50et l'Eurostox également.
32:53D'ailleurs,
32:53l'Eurostox,
32:53c'est le CAC,
32:54n'envoie pas de signal
32:55de retournement.
32:57Le marché américain,
32:58sous 6570,
33:00il y a un biais
33:01de neutralité quand même.
33:02Moi,
33:02en tout cas,
33:02ce matin,
33:03c'est ce que j'ai dit.
33:04On n'achète que
33:05sur des signes techniques
33:05ou on vend sur...
33:06Il vaut mieux être
33:07hyper technique
33:08que d'anticiper
33:09la poursuite d'un mouvement
33:10puisque le mouvement,
33:11il est remis en cause.
33:12Donc,
33:13on y va doucement,
33:13c'est tout.
33:14Et voilà,
33:15il va falloir attendre,
33:17en effet,
33:18d'avoir des...
33:19Le problème,
33:19c'est que ça va encore
33:20être extrêmement violent.
33:22Dès qu'on va y voir
33:23un peu plus clair,
33:24dès que la Fed,
33:25on aura l'idée
33:27qu'elle va baisser ses taux
33:28au mois de janvier,
33:29ça va être anticipé
33:30violemment.
33:31Il y a beaucoup de statistiques
33:32qui arrivent la semaine prochaine,
33:33quand bien même
33:33elles seront encore partielles,
33:35quand bien même
33:35on n'aura plus de rapport
33:36sur l'emploi
33:36avant la décision de la Fed.
33:38Il y a encore du grain à moudre
33:39de ce point de vue-là.
33:39D'ailleurs,
33:40Philippe,
33:41est-ce qu'une prise de parole
33:42comme celle du patron de la Fed,
33:44John Williams,
33:44aujourd'hui,
33:44qui fait remonter quand même
33:45substantiellement
33:46la probabilité de baisse de taux
33:47de la Fed en décembre ?
33:49On sent que c'est un close call,
33:50on sent qu'il y en a
33:51des deux côtés
33:51au sein du board
33:52et du FOMC
33:53et que la bataille fait rage,
33:55etc.
33:56Néanmoins,
33:57c'est quand même une Fed
33:58qui a commencé
33:58à rebaisser ses taux
34:00en septembre,
34:01qui a suivi
34:02sur la réunion d'octobre.
34:03C'est vrai qu'il y a aussi
34:04l'idée d'être à un moment
34:05un peu cohérent
34:06avec ce qu'on fait
34:07et que s'arrêter
34:07au bout de deux baisses de taux
34:09quand on a enclenché
34:10un mouvement d'ajustement,
34:11ça peut paraître bizarre.
34:12Bref,
34:13est-ce qu'une prise de parole
34:13comme celle du patron de la Fed
34:15de New York aujourd'hui
34:16peut permettre
34:17de venir stabiliser
34:18un peu les marchés ?
34:19Est-ce que ça suffit
34:19ou est-ce que non,
34:21on est dans autre chose ?
34:22Je pense que la principale
34:24préoccupation de la Fed
34:25c'est de faire
34:26que les marchés
34:27ne s'effondrent pas.
34:30Ce qui reste de consommation
34:32et qui est tenu
34:33par les 10%
34:34les plus riches
34:35qui représentent
34:36plus de 49%
34:38de l'argent dépensé
34:39aux Etats-Unis,
34:40tout repose
34:42sur l'effet richesse.
34:43Quant à ceux
34:43qui ont des retraites
34:45cumulées
34:46durant toute leur carrière,
34:48si du jour au lendemain
34:49ils perdent 20-25%
34:51sur la valeur
34:53de cet encours,
34:55ils vont évidemment
34:55moins consommer.
34:58Donc,
34:59ce que la Fed
35:00a tenté de faire
35:01à mon avis,
35:02c'est avec les 4 prises
35:03de parole
35:04qu'on a eues consécutivement
35:05où ils disaient
35:05baissez les taux
35:07en décembre
35:07qui est peut-être
35:07un peu prématuré,
35:09on n'est pas sûr
35:10d'avoir bien ancré
35:11l'inflation.
35:11Je pense que c'était
35:12peut-être pour
35:13tempérer
35:14Wall Street
35:16son euphorie,
35:17éviter qu'on rentre
35:18dans une bulle
35:19qui pourrait éclater,
35:20qui serait un
35:21incontrôlable,
35:22sans oublier
35:23que l'effet richesse
35:24produit par
35:25la hausse de Wall Street
35:25a évidemment
35:27des conséquences
35:27inflationnistes
35:29dans la mesure
35:29où les gens
35:30sont très incités,
35:31enfin ceux qui en ont
35:32les moyens,
35:33les plus riches
35:33sont très incités
35:34à consommer.
35:36Bon, là,
35:36ça commence
35:37à devenir
35:37un petit peu chaud,
35:38la séance
35:39de jeudi,
35:41on l'a suffisamment
35:42commenté,
35:43c'est quelque chose
35:43qui survient rarement
35:45à la veille
35:46d'une échéance mensuelle,
35:48on a été habitué
35:49cette année pratiquement,
35:50sauf peut-être avril,
35:51à avoir
35:52des fins d'échéance
35:54qui se terminent
35:55bien,
35:55voire très très bien,
35:57là,
35:58d'un seul coup,
35:59gros coup de froid.
35:59Donc là,
36:00cette déclaration
36:00de M. Williams,
36:01on sait que c'est une colombe,
36:03donc on ne s'attendait pas
36:04à ce qu'il dise autre chose,
36:05parce qu'il dit toujours
36:06la même chose,
36:07il est toujours en faveur
36:08des baisses de taux,
36:09donc là,
36:10tout va bien,
36:11on est en terre inconnue.
36:12La prudence de Wall Street
36:14démontre que là,
36:16on se dit,
36:16ouais,
36:16peut-être qu'ils peuvent
36:17rebaisser une troisième fois
36:19les taux,
36:20mais c'est déjà
36:20ce qu'on avait intégré
36:21dans les cours
36:22au 29 octobre dernier,
36:25quand le Nasdaq 100
36:26était à 26 000,
36:28et le Nasdaq 100,
36:30aujourd'hui,
36:30vient de toucher
36:31un point très intéressant,
36:33je ne sais pas si Romain
36:34a le graphique sous les yeux,
36:35On a un graphique de Nasdaq 100,
36:37oui,
36:37on peut l'afficher
36:38en même temps,
36:3823 900,
36:40et là,
36:41on est sur le sommet
36:42de la mi-août,
36:43bon voilà,
36:44ex-résistance peut devenir
36:46effectivement un support,
36:47ça serait pas mal,
36:49je pense que ça rassurerait
36:51un petit peu,
36:52mais globalement,
36:53on est sortis
36:54de la tendance haussière,
36:56et comme je le dis,
36:57les leviers n'ont pas fini
36:59d'être réduits,
37:00et je l'ai dit aussi,
37:02la liquidité
37:03n'est plus vraiment là,
37:05donc peut-être
37:07qu'aujourd'hui,
37:07ce sont vraiment
37:08les fondamentaux
37:09qui vont devenir
37:09les vrais drivers du marché,
37:12est-ce qu'une troisième
37:14baisse de taux
37:14change quelque chose
37:16à la dégradation
37:17de l'activité
37:18dans la plupart des secteurs,
37:20comme l'ont observé
37:21les fêtes d'Atlanta,
37:24la fête de Saint-Louis,
37:25tous ont dit
37:26chez nous,
37:27chez nous,
37:27ça ralentit,
37:28alors évidemment,
37:29si vous allez dans
37:29la Silicon Valley,
37:30bon ben là,
37:31on est sur les 1 400 milliards
37:32de projets d'investissement
37:33d'OpenAI,
37:36donc là,
37:36ça va encore très très bien,
37:38mais je pense
37:40que le fondamental
37:41va,
37:42d'un seul coup,
37:43ramener les marchés
37:44à la réalité,
37:45et par fondamental,
37:46de quoi est-ce que
37:46je parle exactement ?
37:48Ben,
37:48quand vous écoutez
37:48de Saint-Louis Wang,
37:49donc voilà,
37:50c'est merveilleux,
37:51Nvidia a un carnet d'ordre,
37:53un carnet de commande plein
37:54jusqu'en 2026,
37:56les clients n'achètent que
37:57le dernier modèle
37:58le plus cher,
38:00c'est merveilleux,
38:01mais ce que l'intelligence
38:03artificielle est affectée
38:05dans la publication
38:06de Nvidia,
38:07ben c'est qu'il y a,
38:08il commence à y avoir
38:09des impayés,
38:10ou des retards de paiement,
38:12ou le prix de location
38:14des GPU
38:15est en train de baisser,
38:17et la dernière génération
38:19de puces,
38:21enfin de GPU,
38:22de Nvidia,
38:23ben elle n'a pas été
38:25amortie du tout,
38:26les gens passent déjà
38:27au Blackwell
38:27sans que la génération
38:29précédente
38:30leur ait permis
38:31de générer
38:31des revenus
38:32et encore moins
38:33de profits,
38:35donc il y a quand même
38:36des fragilités
38:37dans les bilans annoncés,
38:39mais il y a surtout
38:40quelque chose
38:41qui est énorme
38:41qui est l'éléphant
38:42dans le corridor,
38:43c'est que si vraiment
38:44Jensang Wang a raison,
38:47et qu'il y a 5 millions
38:48de GPU vendus
38:49d'ici fin 2026,
38:51il va falloir,
38:53pour les faire tourner,
38:55il va falloir
38:56l'équivalent
38:56de 20 ou 30,
38:58c'est sûr,
38:58il y a la question,
38:59ça fait partie
39:00des limites connues,
39:01oui,
39:01non mais ça fait partie
39:02des limites connues
39:03à l'IA,
39:04la question de l'énergie
39:06et de l'approvisionnement
39:07énergétique.
39:08Romain,
39:08un mot rapide
39:09de votre graphique
39:10du NAS d'Axan,
39:10qu'est-ce qu'il faut
39:11retenir effectivement,
39:13la situation technique ?
39:14Ce qu'il faut retenir,
39:15c'est les 23 932 points,
39:17donc on est d'accord
39:18effectivement avec Philippe,
39:19il faut absolument
39:20préserver ce niveau-là,
39:21pour l'instant,
39:22on est au sein
39:22d'un canal haussier
39:23de long terme
39:23qui a très bien fonctionné
39:24avec des petits débordements,
39:26notamment celui du mois d'avril
39:26par le bas,
39:27mais qui a bien fonctionné,
39:28on tentait de le déborder
39:29par le haut,
39:29on le réintègre violemment,
39:30le message aussi,
39:31c'est qu'on est peut-être
39:31en train de former
39:32un avalement baissier
39:33en mensuel,
39:34la bougie du mois de novembre
39:35est peut-être en train
39:35d'englober
39:36celle du mois d'octobre,
39:37on n'est pas à la fin du mois
39:38donc j'anticipe,
39:39mais c'est pour ça
39:39que je vous ai placé
39:40ce niveau de 25 190,
39:42il faut non seulement
39:42clôturer au-delà
39:43du plus bas
39:44de la bougie précédente,
39:45de l'ouverture
39:46de la bougie précédente,
39:46mais au-delà de la médiane
39:47parce que sinon ça ferait
39:48ce qu'on appelle
39:49une couverture en nuage noir,
39:51dans les deux cas de figure,
39:51avalement baissier
39:52ou couverture en nuage noir,
39:53c'est pas un bon signal
39:53et ça a l'air bien parti
39:55pour que ça se termine
39:56du mauvais côté,
39:57donc il y a au moins
39:57un coup d'arrêt
39:58dans la tendance
39:58très probable
39:59sur le Nasdaq.
40:00Quelques autres graphiques,
40:01là on a beaucoup parlé
40:02de la volatilité,
40:03vous êtes venu avec le graphe
40:04de la volatilité américaine,
40:05l'indice VIX,
40:07volatilité implicite
40:07du marché américain,
40:08du S&P 500,
40:10là aussi,
40:11vous nous disiez
40:12encore un gap
40:13à aller chercher,
40:15un gap qui date
40:16du mois d'avril
40:17d'un gap baissier,
40:18c'est ça,
40:18de Liberation Day,
40:19un peu de la 35
40:20qui a été partiellement comblée
40:22mais pas totalement
40:22et les gaps sont souvent comblées,
40:24même toujours comblées.
40:25C'est le seul actif au monde
40:26sur lequel tous les gaps
40:27soient comblés.
40:27C'est souvent le cas
40:31à court terme,
40:32là, dans ce cas de figure,
40:33ça n'a pas été le cas encore,
40:35donc il y a eu des gaps
40:35qui ont été un peu plus loin,
40:36en 2022 de mémoire,
40:37il y en avait un qui était
40:37resté ouvert assez longtemps
40:38mais qui a fini par être comblée.
40:40Donc ça c'est à surveiller,
40:41ce qu'on voit aussi
40:41c'est cette structure
40:42qui m'inquiète un petit peu,
40:43je vous ai fait un joli arrondi
40:45d'en bas de la volatilité,
40:48il y a ce petit rounding bottom
40:49qui est possible,
40:50donc attention au débordement
40:51de 28,40,
40:52on pourrait accélérer.
40:53On a testé deux points hauts
40:54récemment à 28,40
40:55et on a buté contre ce niveau,
40:57si on le déborde,
40:57ça peut être une accélération
40:58haussière de la volatilité,
41:00donc baissière pour les marchés.
41:01Un peu de prudence
41:02donc à avoir de ce côté-là,
41:03il faut qu'on réintègre,
41:04on est quand même en alerte
41:05maintenant à mon sens
41:06sur la volatilité,
41:07il faut qu'on réintègre
41:08ces niveaux de 23,35,
41:0919,75 pour se détendre
41:11et invalider l'alerte
41:12qui est possible pour l'instant.
41:13En timing,
41:13je n'y crois pas tellement
41:14mais on a quand même
41:15cette possible structure
41:16en rounding bottom
41:16où tu as séance
41:17en deux mouvements,
41:19en timing,
41:19je serais plus prudent
41:20en début d'année
41:20parce qu'encore une fois,
41:22on va voir si c'était
41:22une phase de distribution
41:23vraiment qui se met en place.
41:24Ce ne serait aussi
41:25pas complètement illégitime.
41:26Je rappelle que le Nasdaq
41:27a quand même pris 200%
41:28depuis 2020.
41:29Donc, pouvoir digérer un peu
41:32et qu'on sait que des gros fonds
41:33n'ont pas participé
41:34à ce mouvement de hausse,
41:35on sait que des acteurs majeurs
41:38sont sortis de ce mouvement de hausse.
41:40Donc, est-ce qu'il n'y a pas
41:41une phase de distribution
41:42qui se met en place
41:42et vous évoquez
41:43le réflexe acheteur
41:45des retails ?
41:46Peut-être qu'il a été là
41:48encore une fois
41:48mais peut-être qu'il a été
41:49mis à mal par cette fois-ci
41:50des vendeurs
41:50qui sont plus lourds,
41:52plus forts, plus gros
41:53cette fois-ci
41:53que de racheter
41:54dans des creux de marché
41:55qui ont moins de contrepartie
41:57en face de soi.
41:58Bon, il est urgent
41:59de ne rien faire donc, Jean-Louis ?
42:01Ah oui, toujours, bien sûr.
42:03Moi, la volatilité implicite,
42:04j'ai une analyse très différente
42:05de Romain
42:06puisqu'elle évolue en gros,
42:07si on pouvait résumer,
42:09entre 0 et 1.
42:10C'est-à-dire que historiquement,
42:12entre 0 et 1, 8 au plus bas
42:14et puis au plus haut,
42:16bon, ça peut être à 25, 30.
42:18Après, ce qu'on peut regarder,
42:19c'est la moyenne des pics de vol,
42:21la moyenne qui aujourd'hui
42:24est à 14, 15 alors qu'à une époque...
42:27Là, vous parlez quoi ?
42:27Du marché parisien ?
42:29Non, mais vous savez,
42:30tous les indices en action
42:32en Europe et aux Etats-Unis
42:36ont à peu près la même volatilité.
42:39Ça se joue là actuellement.
42:40Vous voyez, la semaine dernière,
42:41moi, je regardais,
42:41je ne suis pas tout le temps dessus,
42:42mais on était à 16 à peu près,
42:4615,7.
42:47Là, elle a dû remonter un petit peu.
42:49Mais de toute façon,
42:50c'est normal que...
42:51Ce n'est pas un actif
42:53qui va progresser
42:55et sur lesquels
42:56les gaps sont intéressants.
42:57Pour moi,
42:58les gaps n'ont pas d'intérêt du tout
43:00puisque de toute façon,
43:02encore une fois,
43:03c'est quasi borné.
43:04Même si parfois,
43:05on peut trouver des trucs incroyables
43:07comme sur le pétrole
43:08quand les prix étaient passés.
43:10Négatif, oui.
43:12C'était 350 de vol implicite,
43:14un truc comme ça.
43:15C'est assez délirant.
43:17Non,
43:18le message de la vol implicite,
43:21c'est qu'il y a toujours
43:22de la méfiance sur les marchés
43:23et on pourrait considérer
43:26que tout n'est pas perdu,
43:27qu'il y a des...
43:28C'est pour ça que c'est compliqué
43:30parce qu'on ne peut pas dire
43:31qu'il faut vendre.
43:33Parfois, j'ai dit
43:34pareil, vous,
43:35en fin 2019.
43:37Là, ce n'est pas le cas du tout
43:38et on pourrait rapidement...
43:41Alors, quand je dis rapidement,
43:42ça peut être à tout moment
43:43parce qu'en fait,
43:44ça dépend de l'anticipation
43:45que vont faire encore une fois
43:46les investisseurs.
43:47Mais c'est quoi
43:48le potentiel catalyseur
43:50d'un mouvement ?
43:52Alors, on peut en trouver
43:53plein à la baisse,
43:54plein à la hausse,
43:55mais le principal,
43:56ça va être encore une fois
43:57la baisse des taux d'intérêt
43:58par la Fed
43:59et si beaucoup l'attendent
44:01pour le début 2026,
44:03on pourrait considérer
44:04que peut-être...
44:05Voilà, on aura des anticipations
44:07ou en tout cas,
44:08ça sera comme un rappel
44:10à chaque fois que les marchés
44:11vont se casser la figure.
44:13Oui, mais ils vont finir
44:13par rebaisser les taux d'intérêt,
44:15ça va remonter, etc.
44:16Oui, le boudin est quand même
44:17installé là,
44:17que ce soit décembre, janvier.
44:19Bon, après, on peut hermoter.
44:21Ce sera plutôt janvier, mais...
44:22Ben, là, le consensus
44:25se trompe souvent.
44:26Tu paries ?
44:27Moi, je paye un.
44:28Moi, je...
44:29Je parie déjà sur le marché.
44:33Moi, je pense qu'elle a la place
44:34dans le fond.
44:34C'est pas toujours simple en ce moment.
44:35Allez !
44:36C'est pas toujours simple.
44:37Non, mais voilà.
44:38Donc, oui,
44:39c'est une situation particulière.
44:41A priori,
44:42comme tu l'as dit sur le Nasdaq,
44:44c'est pas remis en cause
44:45pour l'instant la tendance.
44:46Donc, l'idée d'acheter
44:47n'est pas stupide sur des replis.
44:48Il va falloir être hyper vigilant,
44:51chasser les opportunités,
44:53pas forcément porter trop longtemps.
44:57Donc,
44:59si un investisseur me dit
45:02« Moi, temps mort,
45:05je vous laisse,
45:06on se donne rendez-vous vers le 10 janvier »,
45:10je dis « Oui, c'est un comportement extrêmement... »
45:13Rationnel.
45:14Oui, c'est ça.
45:15Savoir acheter, savoir vendre
45:17et savoir s'arrêter.
45:18Voilà.
45:19Et voilà.
45:19Et donc là,
45:20on est dans une phase
45:21où moi, je vais peut-être pas arrêter
45:22parce que j'essaye de faire
45:24des positions combinées,
45:25options, futures, etc.
45:26Mais sincèrement,
45:28parfois, on se dit
45:29« Waouh ! »
45:30Tout ça pour pas grand-chose à la fin.
45:32Moi, je dis que vous devriez vous arrêter.
45:34Ça fait 15 ans, j'en ai envie de maintenant.
45:36J'aime ça, j'aime ça.
45:37Bon.
45:37Bonne vacances, messieurs.
45:38Non, on se retrouve le 19 décembre.
45:39Prochaine date d'échéance
45:41et ce sera la veille de notre break
45:43de fin d'année
45:44sur l'antenne de Bsmart.
45:46Merci à vous trois,
45:47les trois sorciers de Smart Bourse.
45:48Avec nous chaque troisième vendredi du mois,
45:50Jean-Luc Hussac, Romain Dobry
45:51et Philippe Béchade.
46:02Le dernier quart d'heure de Smart Bourse
46:04chaque soir,
46:05c'est le quart d'heure thématique.
46:06Le thème ce soir,
46:07c'est celui de l'innovation.
46:09Nous célébrons à nouveau l'innovation
46:10dans le sillage des trophées
46:12de l'innovation organisées par LBPM
46:14au cours de ce mois de novembre.
46:16Nous recevions hier
46:17le lauréat de la French Tech
46:19et à E4 Alpha,
46:19nous recevons ce soir
46:20le lauréat de la Health Tech
46:22avec Onco Design PM
46:23et sa directrice générale déléguée,
46:25chef des opérations également,
46:27Karine Lignel,
46:28qui est à mes côtés en plateau.
46:29Bonsoir Karine.
46:29Bonsoir.
46:30Merci beaucoup d'être avec nous.
46:32On est dans le monde de la biotech,
46:33évidemment,
46:33avec Onco Design PM,
46:35PM pour Precision Medicine.
46:37On est dans la médecine de précision.
46:39Je veux bien que vous nous expliquiez
46:40effectivement l'origine,
46:42la naissance d'Onco Design PM,
46:45parce qu'on connaît,
46:46ceux qui s'intéressent en tout cas
46:47au compartiment à la sphère biotech française
46:48depuis quelques années,
46:50connaissent sans doute Onco Design.
46:52Et donc Onco Design PM
46:54est issu d'Onco Design.
46:55Vous avez,
46:55c'est la division biotech,
46:58c'est ça ?
46:58Absolument.
46:59Historique d'Onco Design.
47:00Absolument.
47:00Donc en 2022,
47:01on a décidé de couper Onco Design
47:03ancienne mouture en deux
47:05en faisant LBO sur la partie CRO,
47:08donc la partie préclinique service.
47:10Et on a créé Onco Design Precision Medicine
47:12avec à la fois la biotech
47:14et l'intelligence artificielle.
47:16Et donc on a,
47:17chez Onco Design Precision Medicine,
47:18trois plateformes technologiques.
47:20On est une entreprise technologique.
47:21Je vais essayer de vous les expliquer simplement.
47:24Donc la première,
47:25c'est basée sur l'intelligence artificielle,
47:27c'est l'identification de cibles thérapeutiques
47:29permettant de savoir
47:30où il faut qu'on aille
47:31pour qu'un médicament soit efficace.
47:33La deuxième plateforme,
47:34qui est la plus mature
47:35et dont sont issus nos deux molécules
47:37dont je parlerai plus tard,
47:38c'est une plateforme qui s'appelle Nanocycliques.
47:40Là, on est dans la chimie médicinale.
47:42Et en fait,
47:43on crée des inhibiteurs de kinase
47:45et on les crée en les macrocyclisant.
47:47C'est important
47:48parce que ça leur donne une sorte de rigidité
47:50qui les rend plus spécifiques
47:51de la kinase qu'on cible.
47:53Ça permet d'avoir moins d'effets secondaires.
47:55Je comprends.
47:56La troisième,
47:57c'est ce qu'on appelle
47:57les radiothérapies internes vectorisées.
48:00Là, on apporte la radiothérapie
48:02sur la cellule cancéreuse.
48:03Donc, on revient sur une cible thérapeutique,
48:06dont on a parlé il y a deux minutes.
48:08Il faut un vecteur
48:09qui permette d'apporter l'isotope
48:11sur la cellule
48:11et de détruire la cellule en direct.
48:13Donc aujourd'hui,
48:14on a ces trois plateformes technologiques.
48:16On a coté OncoDesign,
48:18Precision Medicine,
48:18parce qu'OncoDesign,
48:19OncoDesign était coté
48:21et qu'on a voulu
48:22que nos actionnaires puissent nous suivre.
48:24Ils ont fait une plus-value
48:25sur la partie service.
48:26La majorité, une plus-value.
48:27Et on souhaite qu'ils puissent faire
48:29une plus-value
48:29sur la partie biotech.
48:31Et aujourd'hui,
48:32on a deux actifs
48:34qui ont fini leur phase 1 volontaire sain.
48:36Donc, je répète...
48:38Phase 1, phase 2, phase 3...
48:39Phase 1, volontaire sain,
48:40sauf en Onco.
48:42Donc, juste la toxicité.
48:44Phase 2, on commence
48:45à prouver l'efficacité.
48:46Phase 3, on prouve l'efficacité
48:47sur une plus grande population.
48:49Donc là, vous êtes au début
48:49de l'aventure sur ces molécules-là.
48:51Oui et non,
48:52parce que pour arriver
48:52jusqu'en fin de phase 1,
48:54il faut quand même déjà
48:54beaucoup d'argent,
48:55beaucoup de temps.
48:56Et donc là,
48:56on a deux molécules.
48:58Donc, je vais essayer
48:58de vous les présenter
48:59simplement aussi.
49:01OPM 101,
49:02la première molécule,
49:03qui vise à la fois
49:04les maladies inflammatoires
49:05chroniques de l'intestin,
49:06qu'on appelle les MICI,
49:07en fait mon bon français,
49:09et à la fois l'immuno-oncologie.
49:11Et donc, aujourd'hui,
49:12sur cette molécule-là,
49:14on a fait une phase 1
49:15où on a pu augmenter les doses
49:17de manière très importante.
49:18En fait, l'idée,
49:18c'est d'augmenter les doses,
49:19voir s'il y a une toxicité.
49:21Nous, on a eu un facteur 200
49:22entre la première et la dernière dose
49:23sans aucune toxicité
49:25et avec une efficacité
49:26qui s'est révélée
49:28à des doses assez basses.
49:29Donc, on a une fenêtre thérapeutique,
49:31comme on l'appelle,
49:31qui est très intéressante.
49:33Et donc, maintenant,
49:33on veut nous financer
49:35la partie phase 1B de A.
49:38Alors, pourquoi on refait
49:39une petite phase 1 ?
49:40Parce qu'en fait,
49:40on a prouvé,
49:41en même temps qu'on faisait
49:42la phase 1,
49:43on a prouvé en préclinique
49:44que cette molécule
49:45resensibilisait des souris
49:47qui étaient devenues résistantes
49:49aux immune-checkpoint-inhibiteurs.
49:51D'accord.
49:52Et donc, on fait une phase 1B
49:53parce qu'on veut mettre
49:54notre molécule
49:54plus l'immune-checkpoint-inhibiteur
49:56pour trouver la bonne dose,
49:58puis ensuite aller chez des patients
49:59avec la bonne dose,
50:00ce qui sera la phase 2A.
50:01Donc ça, c'est sur la première molécule.
50:03La deuxième molécule
50:04qui s'appelle OPM-2001
50:05vise Parkinson.
50:06Donc elle vise une cible
50:07qui s'appelle l'ARC-2
50:08qui, dans les malades de Parkinson,
50:10soit est surexprimée,
50:12soit est mutée.
50:14Et donc là,
50:14l'idée, c'est de dire
50:15soit on fait une phase clinique
50:17sur l'ensemble de la population
50:18de Parkinson,
50:19soit seulement sur les mutés.
50:20Pareil, phase 1,
50:21volontaire sain,
50:22aucune toxicité.
50:23Et donc là,
50:24la question,
50:25c'est comment financer
50:25la suite du développement
50:26de cette molécule Parkinson ?
50:28C'est une grosse population.
50:29C'est une indication énorme,
50:30bien sûr.
50:31Oui, et du coup,
50:31ça implique une phase clinique
50:32très lourde.
50:33Très lourde.
50:34Que vient faire l'IA
50:35dans tout ça, Karine ?
50:37Alors l'IA,
50:37comme je l'ai dit,
50:38elle permet à la fois
50:40de trouver des cibles thérapeutiques
50:42en prenant en fait
50:42toutes les données.
50:43Alors nous,
50:44on a lancé en 2017
50:45une phase clinique
50:46pour avoir des données propriétaires.
50:48Parce que l'IA,
50:49c'est bien,
50:49mais ce qu'il faut aussi,
50:49c'est des données.
50:50Et donc,
50:51on a lancé une phase clinique
50:52pour avoir des données propriétaires
50:53pour permettre,
50:54en mettant de l'IA
50:55plus de l'expertise,
50:56puisque je rappelle
50:57qu'on avait l'expertise pré-clinique
50:58précédemment,
51:00arriver à identifier
51:01des cibles thérapeutiques.
51:02Ça, c'est une première chose.
51:03La deuxième chose,
51:04c'est réduire le temps
51:05de développement des médicaments.
51:06Et donc ça,
51:07c'est pareil.
51:07On a un autre programme
51:08sur la partie nano-cyclique
51:09où on fait des développements
51:11pour avoir une simulation 3D
51:13des molécules
51:13et avoir une idée de leur...
51:15Dans quelle mesure
51:16on arrive à réduire
51:16ce temps qui est parfois de...
51:18Alors, je ne sais pas,
51:18j'avais en tête
51:19que ça peut prendre
51:197, 8, 10 ans parfois
51:20pour une mise sur le marché
51:21d'un médicament
51:22entre toutes les phases.
51:23Plus de 10 ans.
51:25C'est quoi la quantité de temps
51:27qu'on arrive à réduire aujourd'hui
51:28en intégrant
51:30de l'intelligence artificielle ?
51:31Alors, aujourd'hui,
51:31c'est difficile à dire
51:32parce qu'en fait,
51:33nous, on n'est pas
51:33pure intelligence artificielle,
51:35mais il y a des entreprises
51:35qui sont pure intelligence artificielle
51:36qui ont vendu
51:37beaucoup de rêves
51:38et aujourd'hui,
51:38qui commencent à dire
51:39bon, alors tout compte faire,
51:40on va quand même revenir
51:41à des trucs
51:41un tout petit peu plus classiques.
51:43Plus proche de la réalité.
51:44Donc, je pense qu'on peut gagner
51:45peut-être au minimum
51:46de 3 ans,
51:47mais aujourd'hui,
51:48moi, je ne voudrais pas
51:49donner des chiffres.
51:49Oui, mais ce qui est déjà énorme
51:50quand même.
51:50Oui, ce qui est énorme.
51:51Et on est plus sur 15 ans
51:52en développement d'un médicament
51:53sur 10.
51:54D'accord.
51:54On va dire 20%.
51:56Qu'est-ce que vous pouvez nous dire
51:58de la chaîne de financement
51:59du secteur des biotech ?
52:01Et là, je fais appel
52:02à votre profil hybride,
52:03Karine, il faut le dire,
52:04et c'est vrai qu'on en trouve
52:05beaucoup dans ces métiers
52:06de tech en général,
52:07très technologiques,
52:07mais dans la santé,
52:08dans la biotech.
52:09Les anglo-saxons ont l'habitude
52:11d'avoir une casquette de PhD
52:12d'un côté,
52:13une casquette de financier
52:14de l'autre.
52:15C'est votre cas.
52:15Vous êtes ingénieur au départ.
52:18Vous avez passé
52:18de nombreuses années également
52:20dans le monde de la finance
52:20et du capital risque,
52:22en l'occurrence,
52:23à travers Crédit Mutuel Innovation,
52:24si je ne dis pas de bêtises,
52:25Karine, entre autres.
52:26À la fin, oui.
52:28Qu'est-ce que cette expérience
52:29vous apporte
52:31et quels constats
52:32est-ce qu'elle le permet
52:33de dresser sur
52:34la chaîne de financement
52:38des biotechs françaises ?
52:39Ma petite expérience personnelle,
52:40ça fait 15-20 ans
52:41que je suis les marchés,
52:42j'ai connu la vague
52:42d'introduction en bourse
52:43des années 2010,
52:45tous ces superbes projets
52:46de biotech
52:47et de biotech installés
52:48qu'on a vus arriver
52:49à la bourse de Paris,
52:50des histoires
52:51et des aventures incroyables
52:52et tous les gens
52:52qui venaient en parler
52:53étaient des gens incroyables
52:54et parlaient d'aventures
52:55incroyables.
52:56J'ai quand même l'impression
52:57que la bourse
52:58n'est pas faite
52:59pour tous les projets
53:00de biotech,
53:01en tout cas
53:01à des stades de maturité
53:03parfois
53:03qui n'étaient pas assez importants
53:06pour que la bourse
53:06comprenne bien aussi
53:07peut-être
53:07cet écosystème.
53:10Est-ce que c'est votre sentiment
53:11et est-ce qu'on a trouvé
53:12depuis
53:12en 10-15 ans,
53:14est-ce qu'on trouve
53:14des alternatives
53:15de financement
53:16qui correspondent mieux
53:18aux besoins
53:19de ce secteur
53:20et d'une entreprise
53:21en l'occurrence
53:21comme la vôtre ?
53:22Avant de parler
53:23plus largement,
53:24je vais parler d'abord
53:24d'onco-design.
53:25Onco-design,
53:26nous on était
53:26Crédit Mutuel Innovation
53:27actionnaire d'onco-design
53:28au moment de la cotation
53:29qui a eu lieu en 2014.
53:31Et pourquoi on a coté
53:32onco-design parce qu'on ne trouvait
53:33pas d'investisseurs
53:34qui voulaient aller
53:34dans ce business model mixte
53:36que j'ai expliqué
53:36avec une partie service,
53:37une partie biotech.
53:39Donc on n'a pas trouvé
53:40de financier qui voulait faire ça
53:41donc on a introduit
53:41onco-design en bourse.
53:44Le parcours a été assez moyen
53:46puis après a augmenté
53:47et il y a eu une plus-value
53:48importante au moment de la sortie.
53:50Très bien.
53:512014, on était déjà un peu
53:52à la fin de la vague
53:53dont vous parlez.
53:54Aujourd'hui,
53:55si je parle d'onco-design,
53:56précision,
53:56médicine,
53:57nous on a fait deux levées
53:58en bourse.
53:59La première de 8 millions d'euros
54:00sur laquelle nous,
54:01le management,
54:02on a mis 5 millions
54:03et celle-là,
54:04elle a été sursouscrite.
54:06La deuxième,
54:07on a eu beaucoup,
54:07beaucoup de mal
54:08à trouver 2 millions d'euros.
54:09Beaucoup de mal.
54:10Via les marchés de capitaux.
54:11Via les marchés de capitaux.
54:12Alors qu'on avance,
54:12alors que nos phases cliniques
54:13se passent bien,
54:14alors que tout se passe
54:15telle qu'on l'avait prévu.
54:15Il n'y a rien qui ne se passe pas
54:17quand on l'avait prévu
54:18et on a eu beaucoup de mal
54:19à lever des fonds.
54:20Donc nous,
54:20ce qu'on a depuis le départ cherché,
54:22c'est avoir du financement public
54:23et avoir des revenus industriels.
54:25Donc on a eu des partenariats,
54:26notamment avec le laboratoire service
54:27qui nous a donné de l'argent.
54:29On a également un emprunt,
54:31ce qui est suffisamment rare
54:32pour être noté.
54:33Et ça,
54:34c'est grâce à ce qui s'est passé
54:35avec EncoDesign
54:36et notamment la reconnaissance
54:38de Philippe Gênes,
54:38le CEO d'EncoDesign
54:39et d'EncoDesign
54:40dans la région de Dijon
54:43qui permettent
54:44aux banques de Dijon
54:44de financer l'entreprise.
54:46Si on parle plus généralement,
54:47moi ce qui est drôle,
54:48c'est que j'ai fait
54:4920 ans de capital risque,
54:51quand même,
54:51alors ça ne me rajeunit pas,
54:52je vous remercie,
54:52mais quand même...
54:55Il y a le temps de voir des cycles
54:56comme ça, c'est bien.
54:56Alors justement,
54:57ce qui est intéressant,
54:58c'est que les entreprises,
55:00deux des entreprises
55:00qui aujourd'hui font beaucoup
55:01parler d'elles,
55:02moi je les ai financées.
55:03Alors ?
55:03Et je les ai financées
55:04Nanobiotics et Médincelle.
55:06Donc Nanobiotics,
55:07je les ai financées en 2005.
55:09On parle d'il y a 20 ans.
55:11Et c'est aujourd'hui
55:12que ça commence à payer en fait.
55:13Alors il y a eu des moments
55:14où ça a payé,
55:15il y a eu des moments,
55:16si on parle juste du cours de l'action,
55:17il y a eu des moments
55:18où c'est remonté,
55:18puis c'est redescendu,
55:19puis là ça remonte.
55:20Mais Médincelle,
55:21c'est un peu différent
55:21parce qu'ils se sont cotés
55:22il y a moins longtemps
55:23et nous on était au capital
55:25au moment où ils se sont cotés.
55:26En fait,
55:26on est rentré au capital
55:27pour les accompagner
55:28dans la cotation.
55:29Et ils ont du chiffre d'affaires,
55:32un partenariat avec Teva,
55:33ils ont des choses
55:34que les autres n'ont pas forcément.
55:36Mais j'ai investi aussi
55:37à l'époque chez DBV
55:38qui a aussi eu un parcours
55:40un petit peu chaotique en bourse
55:43avec parfois plus d'un milliard
55:44et parfois autre chose.
55:46Et donc moi je pense
55:47que le marché boursier,
55:48en tout cas en France,
55:50ne fonctionne pas très bien.
55:52Alors il fonctionne
55:52encore moins bien
55:53pour des petites entreprises
55:54comme la mienne,
55:55encore moins bien,
55:57mais même pour des grosses entreprises
55:58quand on voit
55:59ce qu'il a fallu
55:59que Danobiotics fasse
56:01ou que Médincelle prouve
56:02pour que ça fonctionne,
56:04c'est quand même compliqué.
56:05Après,
56:06la réalité c'est que...
56:06C'est le marché boursier
56:07qui ne fonctionne pas
56:07ou ce sont les acteurs
56:09qui font le marché boursier,
56:10à savoir les gestionnaires d'actifs,
56:13les fonds d'investissement
56:14qui ont du mal
56:15à comprendre ce que vous faites.
56:17Est-ce qu'il y a un manque
56:17d'expertise ?
56:19Et là je ne veux pas
56:20vous mettre en porte-à-faux
56:21Karine,
56:22mais est-ce qu'il y a
56:23un manque d'expertise aussi
56:24dans les acteurs
56:26qui font la bourse
56:27en France ?
56:27Je pense qu'il y a
56:28très peu d'acteurs
56:29spécialisés biotech.
56:31C'est ce que j'entends
56:31depuis 10-15 ans.
56:32Oui, et que les généralistes
56:34ont beaucoup investi
56:35en biotech,
56:36notamment au moment du Covid,
56:37se sont pris quand même
56:38beaucoup de pertes
56:39parce que ça ne marche pas toujours.
56:41La biotech,
56:41il faut quand même le savoir,
56:42c'est risqué.
56:44Et du coup,
56:45ne reviennent pas
56:46et font une généralité
56:48sur lui,
56:48ça n'a pas marché.
56:49Aujourd'hui,
56:50on a une grosse réussite
56:51qui est à Bivax.
56:52À Bivax,
56:53ils ont enlevé des fonds
56:54aux Etats-Unis
56:54parce qu'ils n'ont
56:56sans doute pas trouvé...
56:57Alors,
56:57il y a évidemment
56:58des fonds français,
56:58notamment un crossover
56:59qui les a accompagnés.
57:00C'est une qui s'en taille.
57:01Quand on cherche
57:02à lever quand même
57:03beaucoup de fonds
57:03à partir d'un certain niveau,
57:04j'imagine que...
57:05Oui, mais même
57:06indépendamment de ça,
57:07il y a Marc de Garidel
57:08qu'on connaît tous
57:09et qui est tout à fait remarquable
57:11et qui a déjà
57:12des expériences américaines
57:13donc ça a aidé beaucoup
57:14à lever des fonds.
57:15Mais il n'empêche qu'en France,
57:17ils n'ont pas réussi
57:18à faire ce qu'ils voulaient faire.
57:20Donc, il y a une taille de marché,
57:22il y a un manque d'expertise,
57:23il y a un manque de prise de risque.
57:25Alors après,
57:26le capital risque reste
57:27du capital risque,
57:27il faut prendre des risques.
57:28Oui.
57:29En anglais,
57:29on dit venture,
57:30c'est l'aventure.
57:31C'est ça, c'est ça.
57:32En français,
57:32on dit le risque.
57:33C'est ça.
57:34C'est déjà une différence,
57:35ça montre déjà
57:36la différence culturelle.
57:37Merci beaucoup Karine
57:38d'être venue parler
57:39donc au Design PM.
57:40Je le rappelle quand même,
57:41lauréat de la Health Tech
57:42de l'année
57:43à l'occasion des trophées
57:44de l'innovation
57:44organisés ce mois-ci
57:45par LBPM
57:46et merci d'avoir partagé
57:47votre expertise aussi
57:48sur la question du financement
57:49du secteur de la biotech
57:51en France.
57:52Karine Lignel,
57:52directrice générale déléguée
57:54et chief operating officer
57:55donc au Design PM
57:56était l'invité
57:57de ces derniers quart d'heure
57:58de SmartPulse.
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