- il y a 11 minutes
« Les Experts sans frontières », c’est le rendez-vous qui nous fait sortir de notre bulle. Chaque vendredi de 18h à 19h sur BFM Business, des experts étrangers installés en France analysent les grands débats de la semaine avec un œil neuf, détaché des prismes franco-français. Finances publiques, réformes, réarmement de l’Europe, choix politiques, international… Leur regard extérieur éclaire, questionne et parfois secoue. Un décryptage sans frontières pour mieux comprendre les grands enjeux du moment.
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00:00BFM Business présente
00:06Les Experts Sans Frontières
00:09Mathieu Jolivet
00:11Bonjour et bienvenue, très heureux de vous retrouver dans Les Experts Sans Frontières.
00:15Aujourd'hui, ils nous viennent du Liban, des Etats-Unis, de l'Allemagne et du Portugal.
00:194 pays, 4 gares extérieures pour commenter la guerre au Moyen-Orient.
00:23On essaiera de voir quel rôle et quelles réponses peuvent apporter les pays du Golfe.
00:27On essaiera de comprendre la stratégie de Donald Trump et ce qui se joue pour lui aux Etats-Unis à
00:32travers ce conflit.
00:33Mais on fera aussi un point sur la situation au Liban.
00:37Là-bas, près de 20% de la population a déjà été déplacée autour d'un million de Libanais.
00:42C'est comme si en France, on déplaçait 13 à 14 millions de Français.
00:47Les Experts Sans Frontières, c'est parti.
00:51Les Experts Sans Frontières
00:55Mathieu Jolivet
00:57Bienvenue, si vous nous retrouvez dans Les Experts Sans Frontières, ils sont autour de moi.
01:01Hélène Koontz, américaine spécialiste des Etats-Unis et professeure à l'INSEC Paris.
01:05Bonsoir Hélène.
01:06Bienvenue.
01:07Anna Navarro, correspondante de la presse portugaise en France.
01:10Ravi de vous retrouver Anna.
01:11Bonsoir.
01:11Vous êtes la bienvenue.
01:12Et puis Lynn Téhigny, journaliste franco-libanaise basée à Paris.
01:16Aussi une habituée des Experts Sans Frontières.
01:18Bienvenue, Lynn.
01:19Et puis avec nous aussi un autre habitué, bien sûr, Niklas Zabogi, correspondant en France de la Frankfurt Allgemeine Zeitung.
01:27Bienvenue, Niklas.
01:28On disait juste avant que ça commence, votre président, Hélène Koontz, il nous donne beaucoup, beaucoup de travail, beaucoup de
01:35travail au monde entier.
01:36Ils percutent le monde comme jamais.
01:39Ce qu'on apprend là, il y a seulement quelques heures, c'est des officiels américains qui disent à l
01:44'agence Reuters que des milliers de Marines américains sont en train d'arriver à Hormuz.
01:52Et ils devraient arriver en début de semaine, peut-être à partir de lundi, bien sûr, pour des questions de
01:57sécurité.
01:58On ne connaît pas leur emplacement exact aujourd'hui, mais on a le sentiment qu'on arrive dans une nouvelle
02:03phase, peut-être terrestre, en tout cas des milliers de Marines américains à Hormuz.
02:09Dans l'imaginaire, c'est comme si on était à la veille d'une bataille d'Hormuz.
02:14Ça, quand on est américain et qu'on entend ça, ça doit résonner de manière assez…
02:21On est très inconfortables et on est contre. On n'était pas du tout préparés pour cette opération.
02:28Qui est contre ? Les démocrates sont contre ?
02:30Non, le jeu de réde de manière générale, la population américaine est contre parce qu'il n'y avait pas
02:36de consultation avec le Congrès et tout ça est arrivé par surprise.
02:40Tout ça est arrivé à moins d'une semaine après le discours de politique générale, The State of the Union,
02:46où il n'y avait pas mot sur une éventuelle intervention en Iran.
02:50Donc, si vous voulez, c'est trop rapide, c'est trop mal fait et nos dirigeants aux États-Unis n
02:58'ont cesse à se contredire.
02:59Je crains fort qu'une éventuelle truth de Donald Trump est en contradiction avec ce qui aurait pu être dit
03:06ou par Marco Rubio ou encore par notre secrétaire de défense, Pete Hexeth.
03:11Et quand vous dites que les Américains sont contre, pareil, la base MAGA qui est quand même…
03:16Non, mais c'est quand même un ciment très très solide, la base MAGA pour Donald Trump.
03:20Oui, mais pas sur ce coup-là, parce que qu'est-ce qui se passe en ce moment ?
03:24Sous Tulsi Gabbard, qui est donc chef de renseignement, il y avait une démission cette semaine, une démission avec beaucoup
03:31de fanfare.
03:31Quelqu'un qui est MAGA.
03:32Du chef du contre-terrorisme.
03:34Tout à fait.
03:35Et après, Joe Kent, dans la foulée, craint des investigations.
03:42Donc, si vous voulez, la trahison au sein même de MAGA, vous voyez, je trouve que ça fait un moment
03:47que ça s'effrite les MAGA.
03:49Mais sur un coup comme ça, c'est terrible parce que c'était, si vous voulez, un pilier de MAGA.
03:54C'est pas de guerre à l'étranger.
03:57Oui, et là, pour le coup, je pense que la plupart d'Américains étaient d'accord avec MAGA.
04:00Tous les officiels, en fait, qui ne prêtent pas allégeance à Donald Trump, on a le sentiment que derrière, ils
04:04ont des poursuites judiciaires.
04:06Il y a toute une machine qui se met en place.
04:08C'est arrivé avec des gens de la Fed, c'est arrivé avec des régulateurs, je crois, de télécom.
04:12Tout à fait.
04:13Donc, le problème, si vous voulez, c'est que Donald Trump compte là sur des loyalistes.
04:19Mais ces loyalistes, pour le coup, n'ont pas forcément des compétences ni l'intérêt.
04:24Donc, c'est incroyable ce qui nous arrive.
04:26Vous savez, par exemple, les Américains qui sont dans le Golfe n'ont pas été répatriés à temps.
04:33Et Marco Rubio a dit, franchement, il a écrit, débouillez-vous pour rentrer par vos propres moyens.
04:39Donc, si vous voulez, il n'y avait pas d'organisation là.
04:42Donc, les grands États-Unis qui faisaient trembler tout le monde, voire les failles, c'est terrible pour les États
04:50-Unis.
04:50En tout cas, j'aimerais vous faire écouter.
04:52Donald Trump, c'était cette semaine, mardi dernier.
04:55Il tenait une conférence de presse en ce moment.
04:57Alors, est-ce que ça a trahi, d'ailleurs, peut-être une forme de panique au sein de l'administration
05:02Trump ?
05:03On sent que la situation au Moyen-Orient ne se passe pas forcément comme prévu.
05:08Ce n'est pas une frappe éclair avec une guerre éclair.
05:12Mais, lors de cette couve de presse mardi dernier, Donald Trump explique qu'il n'a pas besoin d'aide.
05:18Écoutez-le.
05:20Nous n'avons pas besoin d'aide.
05:22Cette guerre a été menée depuis longtemps en ce qui me concerne.
05:25Presque dès le premier jour, nous avons éliminé beaucoup de cibles en Iran.
05:30Nous avons pratiquement détruit leurs marines en quelques jours.
05:34J'ai été surpris de voir que l'OTAN, eh bien, ils reconnaissent que c'était une chose très importante
05:38à faire.
05:39Ils sont entièrement d'accord. Personne n'a dit « Vous ne devriez pas le faire ».
05:43L'Iran aurait eu une arme nucléaire en un mois si on n'avait pas envoyé nos bombardiers frapper leurs
05:49infrastructures.
05:53Donc, je pense que l'OTAN commet une erreur stupide.
05:58Pour ceux qui nous écoutent, je peux vous lire justement un post sur Trousse Social
06:03qu'a écrit cet après-midi Donald Trump dans la foulée de ce discours cette semaine.
06:10Et où il dit sur Trousse Social, le président américain,
06:14« L'OTAN est lâche, nous n'oublierons pas ».
06:19Anna Navarro, qu'est-ce que ça vous inspire ?
06:25Est-ce que ça ne traduit pas plus un isolement diplomatique de la part du président ?
06:32Déjà, bienvenue à la géopolitique du XXIe siècle,
06:35où la diplomatie semble être complètement morte et enterrée.
06:40Deuxièmement, oui, ça peut traduire une faiblesse.
06:45Cette manifestation de force peut traduire une faiblesse,
06:47mais nous sommes dans les rapports de force.
06:48Nous ne sommes plus dans la période d'une quelconque diplomatie.
06:51on a un règlement selon un cadre de lois internationales,
06:57de droits internationaux.
07:00Je ne prendrai pas cette menace à la légère.
07:03Donald Trump a été formé par un avocat de la mafia.
07:06Et ça, c'est le genre de menace de mafioso.
07:10Et je ne la prendrai pas à la légère,
07:12parce que les pays de l'OTAN, c'est quoi ?
07:13Pour la plupart, ce sont des pays européens
07:15qui sont dans une position de faiblesse
07:18et qui peuvent effectivement faire l'objet d'une vengeance
07:24de la part de la Maison-Blanche de Donald Trump.
07:27Et en même temps, les classes abogies,
07:29quand on entend Donald Trump menacer l'OTAN comme ça,
07:33bon, ça fait partie peut-être d'un récit, d'un narratif.
07:37Alors, je vous en parle comme si on s'y était habitués,
07:39mais ça fait un an qu'il prépare les esprits.
07:41Alors, on dit l'OTAN, c'est beaucoup de membres européens.
07:43Ça fait un an qu'il raconte que le parapluie sécuritaire américain,
07:47il est en train de se refermer sur l'Europe.
07:49C'est quelque part un petit peu la même histoire,
07:52qui d'ailleurs suscite beaucoup d'émotions en Allemagne.
07:54Tout à fait, mais on se souvient bien des années 2016 jusqu'en 2020.
07:59Déjà là, on a eu déjà, on recule,
08:02on a déjà eu des provocations de Trump.
08:04Donc, a priori, c'est rien de nouveau
08:06que Trump est en train de mettre en doute l'OTAN,
08:11l'existence de l'OTAN.
08:13Quand même, maintenant, la situation est bien plus grave.
08:16On a eu de la crise en Russie,
08:17on a les Européens qui ne sont pas encore,
08:20ou pas suffisamment forts,
08:22pour défendre l'Europe, le continent eux-mêmes.
08:25On a besoin des États-Unis, toujours.
08:28Et c'est pour ça que cette crise est bien sûr,
08:30maintenant, de manière historique.
08:32Mais quelque part, Donald Trump, il oublie peut-être aussi,
08:35il dit, oui, je ne vous oublierai pas les pays de l'OTAN,
08:37dont beaucoup de pays européens.
08:38Il oublie aussi que l'Europe,
08:42au-delà d'être un allié historique,
08:44c'est peut-être aussi son premier client
08:46et un marché de presque 500 millions,
08:48un demi-milliard de consommateurs.
08:49Oui, mais est-ce qu'on a vraiment l'impression
08:51que Trump fait des calculs très rationnels ?
08:54Je ne crois pas.
08:55Alors, c'est vraiment des calculs aussi sur le Moyen-Orient,
08:59les problèmes, les conséquences,
09:03des effets négatifs sur l'économie américaine.
09:06Est-ce que c'est quelque chose qui est calculé bien,
09:09calculé pas lui ?
09:09Je n'y crois pas.
09:11Franchement, on a une situation vraiment dangereuse
09:15pour l'économie mondiale,
09:16y compris les États-Unis,
09:18mais y compris aussi l'Europe.
09:20L'INTAINI, par rapport à ce qu'on vient d'entendre
09:22de Donald Trump,
09:23« J'ai besoin de personne »,
09:24un jour, il nous dit,
09:26« Au secours, j'ai besoin d'aide »,
09:27quelques heures plus tard,
09:28il dit, finalement, j'ai besoin de personne.
09:30Ces allers-retours un peu erratiques.
09:32Je rappelle, vous êtes journaliste libanaise.
09:34On va revenir à longuement tout à l'heure avec vous,
09:36bien sûr, sur la situation au Liban.
09:38Mais est-ce que vous n'avez pas le sentiment
09:40qu'on est face au président
09:43de la première puissance économique au monde
09:45et militaire au monde
09:46qui, quelque part, souffre peut-être
09:48d'un syndrome de surpuissance ?
09:50Moi, ce que je crois,
09:51c'est que ce n'est pas vraiment
09:52la force militaire de l'OTAN qu'il veut.
09:54Autant que, en fait,
09:55la valeur symbolique d'avoir l'OTAN à ses côtés
09:59en soutenant Israël dans cette bataille.
10:01Donc, comme je vois les choses,
10:04ce n'est pas la flottille de l'OTAN
10:05qui va, pour moi, soutenir, en fait,
10:10cette invasion, on va dire.
10:11C'est plus le symbole d'avoir l'Europe à ses côtés
10:13par rapport à l'opinion publique internationale.
10:16C'est plus ce volet-là, en fait,
10:18qui prime, je crois, chez Donald Trump,
10:20plus que sa force,
10:22cette force militaire de l'OTAN
10:24pour cette bataille.
10:26Et en même temps,
10:27on voit bien aussi que
10:30Donald Trump, dans sa doctrine,
10:32c'est quelqu'un qui marche,
10:33c'est un homme de deal.
10:34Alors, est-ce que ça vient de sa formation
10:36avec son avocat dont vous nous parliez tout à l'heure ?
10:37C'est un homme de deal
10:38qui veut négocier en one-to-one.
10:41Dès qu'on est plus de deux,
10:43ça veut dire qu'on rentre
10:44dans quelque chose de multilatéral.
10:46Et ça, il est tout ce qui est multilatéral.
10:48Il est tout ce qui est multilatéral
10:50quand ça ne va pas dans sa direction.
10:53Donc, lui, il aime mettre la pression
10:54sur tout le monde
10:55et les autres doivent obligatoirement le suivre.
10:57Donc, ici, dans cette situation-là,
10:59l'OTAN est venu dire
11:00que ce n'était pas sa mission.
11:01Finalement, cette guerre au Moyen-Orient
11:04n'est pas une bataille de l'OTAN.
11:06Finalement, les Européens viennent,
11:08lui font face et lui tiennent tête.
11:10Il n'y a même pas un article.
11:11Il ne peut même pas invoquer l'article 5,
11:14en fait, pour que l'OTAN
11:15puisse agir à ses côtés.
11:17Et lui, il est tellement imprévisible
11:19qu'on a l'impression que c'est
11:20« Voilà, vous n'avez pas fait comme je veux
11:22et je suis l'enfant fâché
11:24et voilà, je n'ai plus besoin de vous. »
11:26C'est une caricature un petit peu,
11:27mais c'est une impression qui se dégage.
11:29En tout cas, l'enfant fâché
11:30s'est retrouvé dans cette bataille en Iran
11:33face à un sacré morceau.
11:34Lui-même le reconnaissait
11:36lors d'une conférence de presse cette semaine.
11:38J'aimerais qu'on l'écoute,
11:40Donald Trump,
11:40qu'il expliquait qu'il était
11:42face à un joueur d'échecs redoutable.
11:46« C'est une grande partie d'échecs
11:49de très haut niveau,
11:49le plus haut niveau qui soit,
11:51et j'ai affaire à des joueurs
11:52extrêmement intelligents.
11:53Ce sont des gens brillants,
11:54autrement, ils ne seraient pas arrivés là.
11:56Quand on a affaire à certaines de ces personnes,
11:58on sait à qui on a affaire.
11:59Des esprits brillants,
12:00des gens dotés d'un QI très élevé. »
12:04Hélène Coons, on l'entend,
12:07il compare l'Iran avec des joueurs d'échecs.
12:10Donald Trump, il apparaît plus
12:12comme le joueur de poker.
12:14Oui, mais il joue.
12:16Justement, c'est ça le problème.
12:17Il a beau prononcer un peu à sa façon,
12:19« mission accomplie » tous les jours,
12:21parce qu'il a besoin que ça se conclue rapidement.
12:25Vous savez, le peuple américain,
12:26on sait qu'on est à un milliard de jours
12:28pour cette guerre.
12:29Et il y a tout juste un an,
12:32il fallait se serrer la ceinture,
12:35il fallait qu'il en a...
12:36Un milliard de jours, vous voulez dire que c'est...
12:37Ça coûte un milliard de jours
12:38à l'économie américaine, cette guerre.
12:40Et le secrétaire de défense, Pete Hexeth,
12:43a demandé, ou commence à demander,
12:45tenez-vous bien, 200 milliards.
12:46200 milliards.
12:47Une rallonge budgétaire de 200 milliards.
12:49Alors que le budget, déjà, de la défense
12:51explose à l'étranger,
12:53mais aussi de manière domestique.
12:55Parce que, vous vous souvenez,
12:57on était sur ce problème de budget.
12:59Aux Etats-Unis, il y a une grosse partie de budget
13:01qui coince toujours.
13:03C'est le parti sur la défense nationale.
13:08Donc, si vous allez aujourd'hui
13:09dans un airport américain,
13:10le TSC, vous allez avoir des...
13:12Comment dire ?
13:13Des fils à rallonge de 6 ou 7 heures
13:15parce que le budget n'est plus
13:17et les agents sont sans salaire.
13:20Donc, on est quand même
13:21sur les catastrophes à l'échelle américaine.
13:23Et ce qui est incroyable,
13:25c'est qu'en plus, le budget des Américains,
13:27c'est le premier budget militaire au monde
13:29qui n'est pas loin avec la Chine.
13:31Mais alors, les Américains,
13:31ils sont encore au-dessus
13:32à 1 000 milliards de dollars par an.
13:35Et ils demandent une rallonge
13:37de 200 milliards supplémentaires.
13:38Mais on ne sait pas ce qu'il dit,
13:39ce monsieur Hexeth.
13:40Il est complètement perdu dans le poste.
13:42Et vous savez, il y a quelque chose
13:43qui est terrible tout de même.
13:45Il y a quatre mois,
13:46Pete Hexeth a mis fin
13:48aux accords avec la presse.
13:50Vous savez que la presse américaine
13:52n'a plus les mêmes accès
13:54au Pentagone, aux interviews
13:56comme ça faisait très naturellement à l'époque.
13:59Et donc, le problème,
14:00c'est qu'on ne l'entend pas,
14:03ce Pete Hexeth.
14:04Et ce n'aurait peut-être pas grave
14:06s'il n'y avait pas une guerre là.
14:07Mais on ne l'entend pas
14:09et la presse n'a plus les accès.
14:12C'est incroyable.
14:13On en parlait juste avant
14:14de rentrer sur ce plateau
14:15avec Anna aussi,
14:17Eline et Nicolas,
14:18de cette guerre de l'information
14:19qui se joue aussi en ce moment.
14:21Anna, c'est très compliqué,
14:23même pour nous, journalistes,
14:25d'essayer de déceler
14:28la réalité qu'il y a derrière
14:29les messages des dirigeants,
14:32quelles que soient les parties.
14:34Et on voit dans les pays du Golfe,
14:35on n'a quasiment pas une image.
14:37Ils ont bloqué toutes les images.
14:39Chacun tient son propre narratif.
14:41C'est très compliqué d'y voir clair.
14:42C'est très compliqué.
14:44On a rarement eu une censure
14:46aussi verrouillée.
14:47Peut-être le Portugal
14:48sous la dictature de Salazar,
14:49c'était un peu ça.
14:50Mais encore à l'époque,
14:51on pouvait savoir
14:52qu'il était censuré
14:53parce que les journaux,
14:54c'était des journaux,
14:54mettaient une recette
14:55en première page,
14:56une recette culinaire
14:57en première page
14:58pour dire qu'un article
14:59avait été censuré,
15:00une information avait été censurée.
15:03Petit rappel historique à part.
15:06Oui, c'est absolument effrayant
15:08et on le voit de jour en jour,
15:10la diminution du flot
15:11d'informations
15:12qui peuvent venir
15:13par exemple du Moyen-Orient
15:14ou des sources autorisées
15:16aux Etats-Unis.
15:17Et je regardais même
15:18une audition
15:20au Congrès américain
15:21au Sénat,
15:23la sénatrice
15:24Elizabeth Warren
15:25qui cuisinait hier
15:28littéralement grillée
15:29en général
15:29très mal à l'aise
15:31et elle demandait à la fin
15:32« Mais est-ce que vous
15:34pouvez nous dire
15:35à nous,
15:37sénateurs,
15:38élus du peuple,
15:38si vous recevez
15:40un ordre illégal
15:41de la part
15:42de l'administration Trump,
15:43vous allez nous prévenir ? »
15:46Le général extrêmement
15:47mal à l'aise disait
15:48« Ça ira à travers
15:49la chaîne de commandement,
15:50ça passerait par
15:50la chaîne de commandement. »
15:52Même les élus américains
15:53n'ont pas accès
15:55à toute l'information.
15:56Et d'où
15:57beaucoup de spéculations,
15:59beaucoup effectivement
16:00de fausses informations
16:03qui passent.
16:03On passe un temps fou
16:04à vérifier
16:05si ça peut être vrai
16:06ou faux
16:07entre les images
16:08et les informations
16:09qui nous ressortent.
16:10On a très peu
16:12d'éléments
16:13pour pouvoir analyser
16:15ce qui se passe.
16:16Mais il y a quand même
16:17des choses,
16:18des lignes,
16:19des éléments
16:20qui finissent
16:22par nous revenir.
16:24Heureusement.
16:25Dans cette guerre
16:26de la communication,
16:27il y a un mystère
16:28qui reste presque encore
16:29toujours aussi épais
16:30aujourd'hui.
16:30C'est Mojtaba Ramenei,
16:33le nouveau guide,
16:34le nouveau guide suprême
16:35qui a fait lire,
16:37parce qu'aujourd'hui
16:37c'est le Nouvel An Perse,
16:39il a fait lire un message.
16:40Donc c'est la première fois
16:41qu'il s'exprime.
16:43Mais c'est un message
16:44qu'il a fait lire.
16:44Donc on ne connaît
16:45toujours pas le son de sa voix
16:46et on ne peut pas dire
16:47avec certitude
16:48s'il est vivant ou pas.
16:50sachant qu'il était
16:52soi-disant présent aussi
16:53dans le même environnement
16:55du lieu
16:55avec les premières frappes
16:57qui ont déclenché
16:58cette guerre en Iran,
16:59qui ont tué son père,
17:01le guide,
17:01feu le guide,
17:02ainsi qu'une partie
17:03de sa famille.
17:04Et donc dans ce message
17:05qu'il dit,
17:06Aline Tahini,
17:07on sent,
17:07pour revenir sur
17:08ce que disait
17:09Donald Trump
17:10avec un adversaire
17:12qui est un joueur d'échecs,
17:13très coriace,
17:14etc.
17:15Il fait lire un message
17:16assez serein
17:17en disant
17:17nous on a un gouvernement
17:18qui est en place,
17:19on a une économie
17:20qui résiste
17:20et on a un axe
17:22de résistance
17:23qui est encore
17:24en capacité
17:25de fonctionner.
17:26Alors il faut savoir
17:27que les Iraniens
17:28sont très bons
17:29au jeu d'échecs
17:30parce qu'eux
17:31étaient,
17:31paresse du moins,
17:34plus préparés
17:35à la guerre
17:36que les Américains
17:38et les Israéliens
17:38même si les Américains...
17:39Vous avez raison de dire ça,
17:40ça fait peut-être...
17:40Parce que nous c'est vrai
17:41qu'on est peut-être
17:42en Europe en tout cas
17:43un petit peu loin
17:44de ce qui se passe là-bas
17:45mais il faut avoir en tête
17:46que ça fait 40 ans
17:47qu'il s'y prépare
17:48tous les jours.
17:49Oui, il s'y prépare
17:49tous les jours
17:50et ils ont eu un avant-goût
17:51avec la guerre
17:52des 12 jours
17:52l'année dernière
17:53donc c'est pas comme
17:54si c'est arrivé d'un coup
17:55donc il s'y prépare
17:56il y avait des annonces
17:57en amont
17:58ça veut dire que
17:59Ali Khamenei
18:01le feu,
18:01le guide suprême
18:02avait déjà fait
18:03des déclarations
18:04comme quoi
18:04il connaissait aussi
18:05la méthode israélienne
18:07qui est de décapiter
18:08parce que cette méthode
18:09avait été appliquée
18:10déjà dans le passé
18:11avec Ismaël Hani
18:12qui avait été tué à Téhéran
18:13avec Hassan Nasrallah
18:14à Beyrouth
18:15cette méthode
18:16de décapitation
18:16des têtes du régime
18:19ils la connaissaient
18:19donc ils étaient préparés
18:21en amont
18:21et il avait déjà prévenu
18:22qu'il y aurait
18:234 personnes successives
18:25dans les postes clés
18:26pour succéder
18:27les uns après les autres
18:28au cas où ils seraient
18:29ciblés par les israéliens
18:31ils savaient que c'était
18:32la méthode israélienne
18:33ça fait partie d'une doctrine
18:34qu'ils appelaient
18:34la défense mosaïque
18:35où finalement
18:36ils ont des mini-armées
18:37un peu éclatées
18:38et de quoi avoir
18:39des salves de remplaçants
18:41si jamais
18:41des chefs sont
18:43Exactement
18:43donc de ce point de vue
18:45ils étaient préparés
18:47après le profil
18:48de ceux qui succèdent
18:48n'est pas forcément
18:49le même
18:49que les premiers
18:51qui ont une autre expérience
18:52on va dire
18:53à l'international
18:53on reviendra sur ça
18:54plus tard
18:55donc pour revenir
18:56à Moshtaba Khamenei
18:57donc Moshtaba Khamenei
18:58sait exactement
19:00et Netanyahou l'a dit
19:01et on le sait tous
19:02qu'il est le premier
19:03sur la liste
19:04en fait
19:04des israéliens
19:05il est l'ennemi
19:07numéro un
19:08à cibler
19:09un
19:10on ne sait pas
19:10s'il est vivant
19:11on n'a pas
19:12on n'a pas d'indication
19:13parce que les israéliens
19:14disent
19:14qu'on sait
19:15qu'il a été très touché
19:16qu'il a été amputé
19:18défiguré
19:19qu'il n'a peut-être
19:20pas la capacité
19:21de parler
19:22ça c'est la version
19:24israélienne-américaine
19:25les iraniens disent
19:26de leur côté
19:26que non
19:27parce qu'il sait
19:28très bien
19:28qu'il va être
19:30ciblé
19:30et qu'il est le prochain
19:31sur la liste
19:33le prochain
19:33même si en parallèle
19:34il y en a d'autres
19:35qui sont en train
19:35d'être ciblés
19:37alors il se tient
19:38dans un endroit
19:38très caché
19:39donc il y a un peu
19:40ce mystère
19:41autour de ce profil
19:43de ce guide suprême
19:44et pour entretenir
19:45peut-être qu'ils entretiennent
19:47aussi une légende
19:48du côté iranien
19:49peut-être que aussi
19:51symboliquement
19:52comme ça a été un coup
19:53le guide suprême
19:54ça a été un coup
19:55à Ali Larijani
19:57ça a été un sacré coup
19:58en fait
19:58et donc ils ne veulent pas
20:00que
20:00je ne vais pas dire
20:01démoraliser un peu
20:03l'opinion publique
20:04mais en entretenant
20:05le fait qu'il soit vivant
20:06qu'il soit vivant
20:06ou pas
20:07le fait simple
20:08d'entretenir cette idée
20:09et cette image
20:11peut-être
20:12au sein des gardiens
20:13de la révolution
20:13au sein du public
20:14ça montre que le régime
20:16tient bien
20:16en tout cas
20:17il y a eu aussi
20:18un moment très fort
20:19cette semaine
20:19qui a peut-être fait
20:20basculer
20:21un moment de bascule
20:22de cette guerre
20:23qui est là
20:25depuis maintenant
20:26presque trois semaines
20:27c'est l'attaque iranienne
20:28sur le plus grand site
20:29GNL au monde
20:31au Qatar
20:32donc là
20:33ça nous fait basculer
20:34dans une guerre
20:34d'ordre énergétique
20:36j'aimerais vous faire écouter
20:37la réaction
20:38de l'Arabie Saoudite
20:39le ministre saoudien
20:40des affaires étrangères
20:42c'était hier jeudi
20:46comme nous l'avons clairement indiqué
20:48nous nous réservons le droit
20:49de mener des actions militaires
20:51si cela s'avère nécessaire
20:52et le moment venu
20:53les dirigeants du royaume
20:55prendront la décision
20:56qui s'impose
20:57nous n'hésiterons pas
20:58à protéger notre pays
21:00et nos ressources économiques
21:04Bon Niklas
21:05là on voit
21:06la réaction saoudienne
21:07les iraniens ont touché
21:09au nerf de la guerre
21:10c'est l'énergie
21:11le gaz
21:11donc là c'est vraiment
21:12c'est le sang qui circule
21:13autour de la planète
21:14quoi
21:14oui
21:15juste une petite remarque
21:16dans une guerre
21:17c'est rien de nouveau
21:18rien d'exceptionnel
21:18c'est toujours un peu compliqué
21:20avec la vérité
21:21c'était la même chose
21:22dans toute l'histoire
21:23bien sûr
21:24bien sûr
21:25juste cette petite remarque
21:26mais quand même
21:27ça montre
21:28qu'il y a des effets
21:29qui sont une réalité
21:30il y a les datas
21:32il y a les effets
21:34il y a les conséquences
21:35de cette guerre
21:35et ça se montre
21:36notamment
21:37notamment
21:38dans l'approvisionnement
21:39avec du gaz
21:40avec du pétrole
21:42on voit la réaction
21:43de la bourse
21:44ces derniers jours
21:45et oui
21:47les effets
21:47sont catastrophiques
21:49pour l'économie mondiale
21:50c'est ça
21:51mais pour revenir
21:52à cette métaphore
21:53du jeu d'échec
21:54qu'employait
21:56Donald Trump
21:58stratégiquement
21:59c'est quand même
21:59un élément
22:00alors après coup
22:01on regarde
22:01on se dit
22:01bah oui
22:02ça c'est entre guillemets
22:04bien joué
22:05de la part
22:05de quelqu'un
22:06qui était attaqué
22:07d'essayer
22:08de répandre les intérêts
22:12de globaliser
22:14et de globaliser
22:15le conflit
22:16simplement
22:17on se dit
22:17mais comment est-ce
22:18que les stratèges
22:19américains
22:20ou israéliens
22:20n'avaient pas
22:21pu
22:23anticiper
22:23un tel scénario
22:25il n'y avait plus
22:26de stratèges
22:27de côté américain
22:27si vous voulez
22:28parce que
22:29Donald Trump
22:30avait à cœur
22:31de
22:32décapiter entre guillemets
22:33notre diplomatie
22:34c'est ce que vous avez évoqué
22:35tout à l'heure
22:36il ne supportait pas
22:37des experts
22:38et même des experts militaires
22:39vous savez
22:40son Joint Chiefs of Staff
22:41vous voulez dire
22:42que les stratèges
22:42qu'il avait avertis
22:43sur ce scénario
22:44il les avirait
22:45ou il ne les a pas
22:47du tout écoutés
22:47le Joint Chiefs of Staff
22:49lui a dit
22:50n'allez pas en Iran
22:51monsieur vous n'allez pas
22:52vous en sortir là
22:53il n'y a pas moyen
22:54de s'en sortir
22:55à la tête haute
22:56en Iran
22:57il est allé quand même
22:58donc
22:59mais la question
23:00des attaques
23:01sur les
23:02sur les installations
23:03les sites de gaz
23:04de gaz liquide
23:06est extrêmement importante
23:08parce que jusqu'à présent
23:09et c'est Christiane Anpour
23:10la grande journaliste
23:11CNN
23:12qui le disait hier
23:13une petite vidéo
23:14sur Youtube
23:14qu'on peut voir
23:15elle disait
23:16jusqu'à présent
23:17il faut reconnaître
23:17d'après toutes mes sources
23:18l'Iran
23:19is in the driving seat
23:23dirige cette guerre
23:24il commande cette guerre
23:25et il le fait
23:27en ne faisant que répondre
23:29aux attaques
23:30il ne fait pas
23:32d'escalade
23:32par lui-même
23:33donc il a subi
23:35d'abord une attaque
23:36sur son site
23:36de South Park
23:37qui est d'ailleurs
23:37partagée en commun
23:38avec le Qatar
23:39et c'est une fois
23:40qu'il a été attaqué
23:41sur cette veine cave
23:43de son économie
23:45qu'il a attaqué
23:46de l'autre côté
23:47sur le Qatar
23:48c'était une attaque
23:50israélienne
23:50et d'ailleurs
23:51qui a mis à jour
23:52aussi peut-être
23:52une divergence
23:53entre Tel Aviv
23:54et Washington
23:55et c'est là
23:55où effectivement
23:56Donald Trump
23:57via un tweet
23:58un peu brutal aussi
23:59a dit
24:00mais j'ai dit
24:00aux Israéliens
24:01que plus
24:02une attaque
24:02plus
24:03les sites énergétiques
24:06etc
24:07donc jusqu'à présent
24:08il y a une réponse
24:09de la part de l'Iran
24:10à une escalade
24:11de l'autre côté
24:12et c'est ce que disait
24:13Christian Anpour
24:14ça les met
24:15dans une position
24:16de force
24:16d'abord
24:16ils ont régionalisé
24:18la guerre
24:18et ensuite
24:19ils ne font que répondre
24:19à une attaque
24:20combien de temps
24:22cette dynamique
24:22va se maintenir
24:23on ne peut pas
24:24le prévoir
24:24déjà parce que
24:25vous le disiez
24:25rappelé au départ
24:26il y a des milliers
24:27d'hommes américains
24:28qui arrivent
24:29sur le golfe Persique
24:31pour faire quoi
24:32on va bien voir
24:34c'est compliqué
24:34quand même
24:35en termes militaires
24:36de faire quelque chose
24:36mais bon
24:37on verra bien
24:38et puis
24:39il y a un moment
24:40où une guerre
24:41gagne une dynamique
24:42propre
24:43parce qu'il y a
24:43un moment
24:44où il y a
24:44justement
24:45dans cette escalade
24:46à laquelle
24:46l'Iran
24:47pour l'instant
24:48n'a pas rajouté
24:49de l'escalade
24:50brutale
24:51et bien
24:51il y a un moment
24:52où elle échappe
24:53au contrôle
24:54et là
24:54elle gagne
24:55sa propre dynamique
24:55et après
24:57c'est très difficile
24:58on va marquer
24:59une courte de pause
24:59et après
25:00on va quand même
25:00faire un point
25:01sur la situation
25:02au Liban
25:02avec vous
25:03Lynn Tahini
25:04et on va aussi
25:04parler d'Europe de la défense
25:05à tout de suite
25:06dans les experts sans frontières
25:09Les experts sans frontières
25:12Mathieu Jolivet
25:15bienvenue
25:15si vous nous retrouvez
25:16dans les experts sans frontières
25:17aujourd'hui
25:18autour de moi
25:18Hélène Koontz
25:19spécialiste des Etats-Unis
25:20professeure à l'INSEC Paris
25:22Anna Navarro
25:23correspondante de la presse portugaises en France
25:25Lynn Tahini
25:25journaliste franco-libanaise
25:27basée à Paris
25:28et puis Nicolas Zabogé
25:29correspondant en France
25:30de la Frankfurter Allgemeine Zeitung
25:32j'ouvre une toute petite parenthèse
25:33mais pendant cette pause
25:34Anna Navarro
25:35vous me disiez très rapidement
25:37vous me disiez
25:37qu'en fait
25:37les portugais
25:38étaient les premiers
25:39à avoir occupé
25:40dans l'histoire
25:40le détroit d'Hormuz
25:41Tout à fait
25:42découverte du chemin maritime
25:45vers l'Inde
25:45passant par le cap
25:46de la Bonne Espérance
25:47en Afrique
25:48à la pointe de l'Afrique
25:49arrivée là-bas
25:52évidence géopolitique
25:53si on contrôle
25:54trois détroits ici
25:55on peut contrôler
25:56on peut détourner
25:57l'économie mondiale
25:58qui était axée
25:59sur la Méditerranée
25:59on la passe sur l'Atlantique
26:01parce qu'on va contrôler
26:01toutes les marchandises
26:02qui arrivent de l'Orient
26:03vers à l'époque Venise
26:05et la Méditerranée
26:07ils viendront vers nous
26:07Ils occupent Hormuz
26:08ils occupent Hormuz
26:09d'Arbel-Mandeb
26:11et puis détroit de Malacca
26:12et en plus
26:14d'avoir des comptoirs
26:14sur l'Inde
26:15et du coup
26:16là sur Hormuz
26:17ils font un fort
26:18ils ont des canons
26:19et c'est les bateaux
26:20qui passent
26:21s'ils ne payent pas
26:22un péage
26:23un droit de péage
26:23et bien
26:24ils sont bombardés
26:25dans l'histoire
26:26l'histoire se répète
26:29c'est intéressant
26:30de voir que les Portugais
26:31étaient les maîtres
26:32des choke points
26:33et j'ajoutais
26:34que les Iraniens
26:36sont les seuls
26:36aujourd'hui
26:37depuis ce siècle
26:37à ne pas prendre
26:38un droit de péage
26:39sur le passage du Détroit
26:40parce que
26:41Canada-Suez
26:41on paye
26:42à l'Egypte
26:43Canada-Panama
26:44on paye
26:45sur le Saint-Laurent
26:46on paye aussi
26:47au Canada
26:47et eux
26:48ils ne demandaient
26:48rien jusqu'à présent
26:49ça pourrait arriver
26:50parce que je disais
26:51qu'il y a pas mal
26:52d'experts qui disaient
26:52que ça pourrait arriver
26:54dans le futur
26:54à mon avis
26:56c'est dans les petites tablettes
26:57on verra comment se redessine
26:59le futur Moyen-Orient
27:01mais effectivement
27:01il va falloir repayer
27:02sûrement tout ça
27:03et peut-être payer
27:05ce Détroit-Normuz
27:06à l'avenir
27:07c'est encore une autre question
27:08Lynn Tahini
27:09on va refermer
27:09cette parenthèse historique
27:11Lynn Tahini
27:12vous êtes journaliste
27:13libanaise
27:13j'aimerais qu'on fasse
27:14un point de situation
27:15avec vous
27:15sur cette situation
27:16absolument dramatique
27:17que traverse
27:18votre pays
27:20je disais
27:21on en est
27:22en très très peu de temps
27:24un million de déplacés
27:26un million cinquante mille
27:27de déplacés
27:28on faisait le ratio
27:28c'est comme si en France
27:29on déplacait
27:3013-14 millions
27:31on va dire
27:3218-20% de la population
27:35parce qu'on n'a pas vraiment
27:36de chiffre très très précis
27:37mais il faut s'imaginer
27:39que rapporté à la France
27:40c'est ce chiffre là
27:41donc c'est
27:4218-20%
27:44de la population
27:44libanaise
27:45qui est déplacée
27:46je n'ai pas parlé
27:47des personnes
27:48qui ont été tuées
27:49en fait
27:49on est à plus de 800
27:51environ 900 aussi
27:53et cela crée vraiment
27:57déjà une facture
27:58très lourde
27:59à payer pour le Liban
28:00et une fracture sociale
28:02de plus en plus profonde
28:03on va dire
28:03diverses fractures
28:04c'est ce que j'allais
28:05vous demander
28:05aujourd'hui
28:05la population
28:07libanaise
28:08qui est quand même
28:08très particulière
28:09c'est quand même
28:10un melting pot
28:11de communautés
28:13de confessions
28:14avec une histoire
28:15forte
28:16qui ont été soudées
28:17parfois plus fracturées
28:18quand les Libanais
28:20traversent ensemble
28:21une épreuve comme celle-là
28:22est-ce qu'ils sont
28:23globalement soudés
28:24ou est-ce qu'il y a
28:25des fractures
28:25qui apparaissent ?
28:27alors malheureusement
28:28aujourd'hui
28:29si je vais parler
28:29pour aujourd'hui
28:30il y a des fractures
28:31qui apparaissent
28:31de plus en plus
28:32de fractures
28:32il y a déjà
28:33une fracture sociale
28:34sociale slash politique
28:35puisque une très grande
28:37majorité de la population
28:38on va dire
28:39les communautés
28:39en majorité
28:41chrétienne
28:41et sunnite
28:42étaient contre cette guerre
28:43en fait
28:43étaient donc contre
28:44l'initiative
28:46du Hezbollah
28:47d'attaquer
28:49en fait
28:49Israël
28:50et donc comme
28:51ce n'est pas la première fois
28:52que ça arrive
28:52ça a aussi arrivé
28:54l'année dernière
28:54avec Hassan Nasrallah
28:56l'ancien secrétaire général
28:58feu
28:58Hassan Nasrallah
28:59l'ancien secrétaire général
29:01du Hezbollah
29:01qui avait aussi décidé
29:03d'attaquer Israël
29:04en front de soutien
29:04à Gaza
29:05donc là
29:06on va dire
29:06qu'aujourd'hui
29:07c'est la guerre de trop
29:08c'est la guerre de trop
29:09parce qu'elle crée
29:10une fracture sociale
29:11politique
29:11elle crée
29:13une crise
29:14humanitaire
29:15en fait
29:15une crise humanitaire
29:16sans précédent
29:17parce qu'aujourd'hui
29:19le Liban
29:19il traversait déjà
29:20les cinq dernières années
29:21une crise économique
29:22je rappelle
29:22l'explosion du port de Beyrouth
29:26le pays porte encore
29:27les stigmates
29:28de cette explosion
29:29si vous allez à Beyrouth
29:30il y a encore
29:30des maisons
29:31qui n'ont pas été reconstruites
29:32et en plus
29:33il y a une enquête
29:34qui piétine
29:35donc ça c'est
29:35ne pas avoir la vérité
29:37c'est encore plus grave
29:38et ce parti
29:40le Hezbollah
29:41donc
29:42juste pour que ce soit clair
29:43pour les personnes
29:44qui nous regardent
29:44donc je disais
29:45qu'une majorité
29:45de la communauté
29:46sunnite et chrétienne
29:48était contre la guerre
29:49et la majorité
29:50de la communauté
29:51chiite
29:51qui soutiennent
29:53ou sympathisants
29:54ou partisans
29:55du Hezbollah
29:55sont avec le Hezbollah
29:56et le soutiennent
29:57quoi qu'il en soit
29:59sur cette partie-là
30:00est-ce qu'il n'y a pas
30:00quand même une partie
30:02des chiites au Liban
30:03qui en veulent
30:04au Hezbollah
30:06d'avoir
30:09attaqué
30:11Israël
30:11au nom de l'Iran
30:12parce que c'est ça
30:12qui s'est passé
30:13ils ont fait ça
30:13tout seuls
30:14au nom de l'Iran
30:14alors ce qu'il faut savoir
30:16c'est qu'il y a
30:17une toute petite partie
30:18on entend
30:18déjà à la base
30:19il y avait une toute petite
30:20toute minime
30:21on va dire la partie
30:21et là
30:22il y a de plus en plus
30:23de voix qui s'élèvent
30:24mais ça n'est pas
30:25assez fort
30:25et aussi parce qu'on ne sait pas
30:27parce que c'est très
30:28on va dire c'est très
30:29je vous donne un exemple
30:30vous savez les déplacés
30:31en fait dans cette crise
30:32ils vont dans des centres
30:33en fait des écoles publiques
30:35les écoles publiques
30:35au Liban
30:36un peu partout
30:36ont ouvert leurs portes
30:37pour accueillir
30:38ces déplacés
30:39et bien dans ces écoles publiques
30:41il y a aussi des militants
30:42du Hezbollah
30:43qui empêchent parfois
30:45les médias de venir
30:46de pouvoir parler aux gens
30:47donc c'est très très compliqué
30:48de pouvoir parler
30:50aux réfugiés
30:51aux déplacés
30:52et donc
30:52il y a encore
30:53cet appareil
30:54de contrôle
30:55de la liberté
30:56d'expression
30:59par rapport
30:59on n'arrive pas
31:00à vraiment savoir
31:01sur le terrain
31:02sachant qu'il y a quand même
31:03une partie
31:03parce que dans chaque famille
31:04il y a des
31:05dans de très nombreuses familles
31:07il y a des militants
31:08du Hezbollah
31:08parce que le Hezbollah
31:09était aussi un parti
31:11en fait social
31:12ça n'est pas seulement
31:13un parti militaire
31:15ça n'est pas seulement
31:15la plus grande
31:17organisation
31:18paramilitaire
31:18dans le monde
31:19mais c'est aussi
31:19une organisation sociale
31:21qui avait
31:22des banques
31:23qui avait des écoles
31:24qui avait des centres
31:25médicaux
31:27donc ils ont été là
31:29pour leur communauté
31:30donc c'est difficile
31:31de s'en...
31:31Est-ce qu'il n'y a pas
31:32un sentiment
31:33de fatalité
31:34dans la société
31:35libanaise ?
31:36Ce que je veux dire
31:36c'est qu'aujourd'hui
31:36il y a un sentiment
31:37comme quoi l'histoire
31:38quand je lis
31:39on se met tous à lire
31:40plus que d'habitude
31:41l'Orient le jour
31:42par exemple
31:42grand quotidien
31:43de référence là-bas
31:44et quand on écoute
31:45tous les témoignages
31:47moi j'ai le sentiment
31:47que sur place
31:48il y a un peu de fatalité
31:49sur une histoire
31:50qui se répète
31:51inlassablement
31:521982
31:53la guerre civile
31:54invasion d'Israël
31:55là je crois que c'est
31:56un quart du territoire
31:57qui correspond au déplacé
31:59avec Israël
32:00qui avance
32:01voilà exactement
32:01qui avance de plus en plus
32:03comme une histoire
32:03qui se répète
32:04voilà
32:04et c'est ça qui fait peur
32:06parce qu'il y a la crainte
32:06de cette guerre civile
32:07on ne prononce pas encore
32:09le mot guerre civile
32:10mais parce que
32:11de toute façon
32:12pas tout le monde est armé
32:13donc aujourd'hui
32:13c'est le Hezbollah
32:14qui est armé
32:14les autres factions
32:16ou les autres communautés
32:18ne le sont pas
32:18mais on a cette crainte
32:19aujourd'hui
32:20on a une double crainte
32:21aujourd'hui la société libanaise
32:23ou la population libanaise
32:24est bloquée entre
32:25le Hezbollah
32:25et Israël
32:26parce qu'il y a aussi
32:27il faut le dire
32:28la crainte du grand Israël
32:29les déclarations
32:30qu'on a entendues
32:30à la télévision
32:31il y a cette peur d'annexion
32:33il y a cette peur
32:33d'occupation du sud-liban
32:35qui existe également
32:36au sein de la population
32:37vous parliez du Hezbollah
32:38qui était armé aujourd'hui
32:40j'aimerais vous faire écouter
32:41Emmanuel Macron cette semaine
32:43comment est-ce que
32:43le Hezbollah
32:44rende les armes
32:46nous croyons
32:48dans la souveraineté
32:50l'intégrité territoriale
32:52du Liban
32:52et nous soutenons
32:54les décisions
32:55et les expressions
32:56très courageuses
32:57du président Aoun
32:58et du premier ministre
33:00Nawaf Salam
33:01et de son gouvernement
33:02qui ont très clairement
33:03rappelé que le monopole
33:04des armes
33:05était aux forces armées
33:06libanaises
33:07et qu'il fallait donc
33:08que le Hezbollah
33:09rende ses armes
33:10bon
33:11est-ce que
33:12la communauté internationale
33:13en fait assez
33:15pour soutenir le Liban
33:16je lisais un éditorial
33:18aussi dans
33:18L'Orient Le Jour
33:20qui
33:22désinguait
33:22le silence international
33:24sur la situation
33:25au Liban
33:26alors
33:26il y a une question
33:28que je me pose
33:28je ne sais pas
33:29si la communauté internationale
33:30a un trop-plein
33:31en fait du Liban
33:32parce que
33:32vous savez l'année dernière
33:34lorsqu'il y a eu la guerre
33:35Emmanuel Macron
33:36qui était le seul
33:37chef d'état
33:38qui vraiment
33:38il prend à cœur
33:39il prend à cœur
33:40ce dossier libanais
33:41il avait appelé
33:42à cette conférence
33:43humanitaire internationale
33:44qui avait récolté
33:45un milliard d'euros
33:46dont 200 millions
33:46à l'armée libanaise
33:47donc aujourd'hui
33:49la communauté internationale
33:51mais déjà
33:52les états du Golfe
33:53qui soutenaient le Liban
33:54l'année dernière
33:55qui l'ont soutenu
33:56aussi humanitairement
33:57ne sont pas là
33:58ils sont vraiment occupés
33:59dans leurs problèmes
34:01et l'Europe
34:02est impuissante
34:04elle attend
34:04et aujourd'hui
34:05les seuls
34:06qui peuvent décider
34:07ce sont les Etats-Unis
34:08même s'il y a le président
34:09Macron qui essaie
34:10vous savez pour la première fois
34:11au Liban
34:11le président libanais
34:12a parlé de négociations
34:14directes avec Israël
34:16donc ça c'est une première
34:17et il est en pourparler
34:21avec le président Macron
34:22pour l'aider
34:22mais la France
34:23enfin Netanyahou
34:24c'est vrai qu'il y a
34:26un canal
34:26on va dire
34:27il y a des appels
34:28entre Emmanuel Macron
34:29et Netanyahou
34:30mais je ne sais pas
34:30si Netanyahou
34:31est sensible
34:32aux demandes
34:33d'Emmanuel Macron
34:34il est beaucoup plus
34:35sensible
34:36aux demandes
34:37de Trump
34:38Hélène Koons
34:39quand vous entendez
34:40ce point de situation
34:41et analyse
34:42de Lynn
34:42qui est libanaise
34:43un journaliste libanaise
34:45à Paris
34:45qui est entre Paris
34:46et Beyrouth
34:47est-ce que
34:48je reviens
34:49à l'administration Trump
34:50mais est-ce que
34:51par exemple
34:52ils avaient anticipé
34:53ces effets dominos
34:56de ces premières frappes
34:59à Téhéran
35:00il y a trois semaines
35:01alors je pense que
35:01malheureusement
35:02en trois semaines
35:03un million de déplacés
35:04un quart du territoire
35:06malheureusement
35:07ils n'ont pas
35:08une capacité
35:09d'empathie
35:12c'est terrible
35:14on est dirigé
35:15par un groupe
35:16de personnes
35:17aux Etats-Unis
35:17qui ont à cœur
35:18à déployer leur politique
35:20quelles que soient
35:21les conséquences
35:22pour le monde
35:22et comme vous avez
35:23un peu évoqué tout à l'heure
35:24quelles que soient
35:25les conséquences
35:26pour les Américains
35:27Trump lui-même
35:28parce qu'il a dit
35:28qu'il a un ami à lui
35:30qui a des parents
35:30qui vivent au Liban
35:31il a dit
35:32puisqu'ils vivent au Liban
35:33c'est comme ceux
35:34qui vivent en Ukraine
35:35ils vivent
35:36c'est exactement ce que vous dites
35:37et puis
35:37qui est en charge
35:38de ces dossiers
35:39c'est Donald Trump
35:40lui-même
35:40alors qu'il aurait pu
35:41être entouré
35:42des diplomates
35:43très compétents
35:44mais il a choisi
35:45de ne pas l'être
35:45il est entouré
35:46par son beau-fils
35:47et un certain
35:48monsieur Wipkow
35:49qui était juste
35:49un ami de golf
35:50qui tout d'un coup
35:51se trouve propulsé
35:53il n'est ni élu
35:55ni vu par le Congrès
35:57c'est juste un monsieur
35:58qui arrive comme ça
35:58aux côtés de Donald Trump
36:00pour négocier
36:00tout plein de choses
36:01donc si vous voulez
36:02ils sont là pour le coup
36:04c'est un terrible cocktail
36:05d'incompétence
36:07et corruption
36:07qui fait qu'on n'est pas
36:09du tout
36:09sur les Etats-Unis
36:11que je déplore
36:13quand on en est
36:13alors un manque d'empathie
36:15mais en même temps
36:16il travaille un peu
36:17le récit
36:17j'aimerais vous faire écouter
36:18le secrétaire à la guerre
36:20Pete Exet
36:20je vous hésite
36:21cette semaine
36:22tous les jours
36:22on entend Pete Exet
36:23et Donald Trump
36:24c'était hier jeudi
36:26lors d'une conférence de presse
36:27où il traduisait
36:28peut-être un peu
36:29le sentiment
36:30d'urgence
36:31au Pentagone
36:32il expliquait
36:32pourquoi il fallait
36:33aller très vite
36:33et pourquoi il assume
36:35la guerre en Iran
36:38mon fils de 13 ans
36:40est venu
36:41dans ma chambre
36:42hier
36:42alors que je préparais
36:43ses remarques
36:45et il m'a posé
36:46il m'a demandé
36:47comment allaient
36:48les familles
36:48que j'avais vues
36:49à Dover
36:49et je lui ai répondu
36:52ils sont morts
36:53pour toi
36:54mon fils
36:55pour que les nouvelles
36:56et les prochaines générations
36:57n'aient pas à faire face
36:58à une menace nucléaire
37:00et c'est vrai
37:02alors aux familles
37:03qui m'ont dit
37:05finissez
37:07finissez votre mission
37:08je répète
37:10nous le ferons
37:11et nous apporterons
37:12la paix
37:12par la force
37:15un message
37:16qui mêle
37:16l'intime
37:17pour justifier
37:19ce qu'on vit
37:20depuis trois semaines
37:21avec son message
37:22à son fils
37:22oui mais
37:23le métier
37:24très américain
37:24ça comme
37:25sur la forme
37:27le métier
37:28de Pete Hexeth
37:29avant d'avoir ce poste
37:31il était
37:31il était sur Fox News
37:33il était sur Fox News
37:34donc effectivement
37:34tant mieux pour lui
37:36s'il y a là
37:36ce storytelling
37:36mais si vous voulez
37:37au vu de
37:38le sérieux
37:39de la situation
37:40c'est insupportable
37:41et
37:43c'est vraiment
37:44terrible
37:44je pense que
37:45le peuple américain
37:46ne peut pas
37:48entendre
37:48ce qui se passe là
37:49d'abord les magas
37:51mais nous les autres aussi
37:52de par le coût
37:53de par le coût humain
37:54de par le coût
37:56financier
37:56la fragilisation
37:58du monde entier
37:59ce n'est pas du tout
38:00entendable
38:01donc
38:02non je pense que
38:03ce n'est pas pour autant
38:04que
38:05vous savez
38:05il est très fragile
38:07ce Pete Hexeth
38:08on dit qu'il y a
38:09beaucoup de fuite
38:10dans ses équipes
38:12c'est peut-être
38:13la raison pour laquelle
38:14il essaie de faire
38:15taire la presse
38:16et il y a trop de choses
38:17que l'on ne sait pas
38:18vous savez
38:18alors on parle
38:19de six soldats
38:22et puis un soldat
38:23et puis encore
38:24sept soldats
38:24mais en même temps
38:25nous avons une base
38:27militaire
38:27un hôpital militaire
38:28en Allemagne
38:29alors je le prononce
38:30mal à chaque fois
38:30mais
38:32oui merci beaucoup
38:33merci Nicolas
38:34merci Nicolas
38:35pour la traduction
38:36et si vous voulez
38:37on entend
38:38autre chose
38:40des sources crédibles
38:41comme quoi
38:42cet hôpital sera plein
38:43et qu'ils auraient dû
38:44c'est tellement plein
38:45qu'ils auraient dû
38:46le faire mais au public
38:46alors c'est l'acheminement
38:47de nos troupes
38:49quand ils doivent
38:50retourner aux Etats-Unis
38:51donc ce Pete Hexel
38:53je ne suis pas sûre
38:54qu'il sait trop bien
38:55qu'est-ce qui se passe
38:56même dans ses propres équipes
38:57en tout cas vous avez entendu
38:58à la fin de ce son
39:00que je viens de vous passer
39:02il justifie son attaque
39:03en disant
39:03la paix par la force
39:04et la paix par la force
39:05c'est vraiment le slogan
39:06de l'interventionnisme
39:07à l'étranger de Donald Trump
39:09depuis un an
39:10là-dessus je voulais vous faire aussi
39:11écouter
39:11ça ne vient pas de nulle part
39:12ce slogan
39:13paix par la force
39:14dans l'histoire contemporaine
39:15des Etats-Unis
39:16et ancienne
39:17c'est Ronald Reagan
39:18qui en parlait
39:19et j'ai été retrouver
39:20Ronald Reagan
39:22qui expliquait
39:23ce slogan politique
39:24écoutez
39:28nous avons entendu
39:29l'expression
39:30la paix par la force
39:31si souvent
39:32que son sens
39:33s'est estompé
39:33à force d'être utilisé
39:34le moment est venu
39:35pour l'Amérique
39:36de se souvenir
39:37à nouveau
39:37des vérités fondamentales
39:39qui se cachent
39:39derrière ces mots familiers
39:40la paix repose
39:41sur la réalité
39:42de la puissance
39:43économique
39:43militaire
39:44et stratégique
39:45la paix
39:46la paix repose
39:47sur la force
39:47il n'y a pas d'autre voie
39:48et le fait
39:49froid et implacable
39:50est que notre puissance
39:51économique
39:52militaire
39:52et stratégique
39:53sous la présidence
39:54de Carter
39:55est en train
39:56de s'éroder
39:56ce n'est que
39:57si nous sommes forts
39:58que la paix
39:58peut être forte
40:01voilà
40:01sauf qu'Anna Navarro
40:02la paix par la force
40:03qui est un slogan
40:05politique contemporain
40:06américain
40:06ne raconte pas
40:07la même histoire
40:09sous Reagan
40:10que sous Donald Trump
40:11pour commencer
40:12sur Reagan
40:12il y avait une véritable
40:13diplomatie
40:14en parallèle
40:15en parallèle
40:16extraordinaire
40:17qui pouvait être
40:19soutenue
40:20par la force
40:20militaire
40:21ou la puissance
40:22militaire
40:23des Etats-Unis
40:23mais qui travaillait
40:24d'une façon
40:26intelligente
40:27pour les intérêts
40:28des Etats-Unis
40:29peut-être pas
40:30pour ceux
40:30de tout le monde
40:30mais pour celui
40:31du pays
40:32qu'elle défendait
40:32tandis que
40:34sous Trump
40:34comme disait
40:35Liz
40:35tous les spécialistes
40:38les diplomates
40:39et même
40:40les hauts gradés
40:41de l'armée
40:42ont été virés
40:44et donc
40:44qu'est-ce qui reste
40:45et ceux qui restent
40:46n'ont-ils pas peur
40:48de parler
40:48parfois
40:50on a vu une démission
40:51fracassante
40:51cette semaine
40:52de quelqu'un
40:53qui est déjà
40:53en train d'être
40:53attaqué
40:54par tous les moyens
40:55et a commencé
40:56par le président
40:57lui-même
40:57mais n'ont-ils pas
40:58peur de parler
40:59il y a quelque chose
40:59d'extrêmement
41:01préoccupant
41:01et j'utilise ce mot
41:03la dérive
41:03de Peter Hexer
41:04au sein
41:05de l'armée américaine
41:06c'est cette évangélisation
41:08du conflit
41:11et là
41:12la force
41:14la paix
41:14par la force
41:15avec la croix
41:16et l'évangélisation
41:17ils demandaient
41:18aux américains
41:19de leur foyer
41:20de s'agenouiller
41:22et de prier
41:23pour
41:23donc combien
41:24d'américains
41:25appartiennent
41:26déjà à la confession
41:27du monde
41:27qui sert
41:28à casser
41:29le multilatéralisme
41:30c'est pas du tout
41:31la même chose
41:31que sur Ronald Reagan
41:32et l'autre chose
41:32c'est que
41:33vous savez
41:34les militaires
41:34quand des soldats
41:35partent à la guerre
41:36l'encadrement
41:37fait des discours
41:38de motivation
41:40et beaucoup
41:41de militaires américains
41:43sont en train
41:43de porter plainte
41:44parce qu'ils disent
41:44au bureau d'objection
41:47des objecteurs
41:47de conscience
41:48parce qu'ils disent
41:48le discours qu'ils nous font
41:49c'est un discours
41:50évangéliste
41:51c'est un discours
41:51presque de croisade
41:54chrétienne
41:54et religieux
41:55vers l'Iran
41:57chrétienne
41:57donc c'est vraiment
41:58si vous voulez
41:59c'est presque
42:00c'est un taliban
42:01américain
42:02et Pete Hexel
42:04si vous voulez
42:05il assume ça
42:06avec
42:07beaucoup d'appel
42:09taliban américain
42:10oui
42:10taliban américain
42:11en fait
42:12c'est ça
42:12ce sujet
42:13juste pour rigoler
42:14enfin pour rigoler
42:14c'est juste pour
42:15ouvrir une parenthèse
42:17un peu ironique
42:18il y avait un édito
42:19de libération
42:20qui titrait
42:21il y a quelques
42:21enfin en janvier
42:23on va dire
42:23après la capture
42:24du président
42:25du Venezuela
42:25Donald Trump
42:26la paix
42:27et le business
42:28par la force
42:29bienvenue en 2026
42:30il y a ce côté business
42:32voilà ils ont rajouté
42:34il nous reste que quelques minutes
42:36dans nos experts sans frontières
42:37avant vos cartes blanches
42:38j'aimerais bien comprendre
42:40avec vous
42:40Nicolas
42:41aussi
42:42vu d'Europe
42:43et vu d'Allemagne
42:43comment est-ce qu'on vit
42:44aujourd'hui
42:45cette guerre au Moyen-Orient
42:46et ce choc énergétique
42:47je vous dis ça
42:48parce qu'il y a une séquence
42:49que j'ai trouvé très intéressante
42:50du chancelier Mers
42:51qui était il n'y a pas longtemps
42:53au tout début du conflit
42:55à la Maison-Blanche
42:56qui était
42:58j'imagine prudent
42:59en tout cas
43:00très silencieux
43:01et aujourd'hui
43:02on sent qu'il perd patience
43:03oui
43:03mais quand même
43:04c'est encore trop tôt
43:06je trouve
43:06et je ne suis pas le seul
43:07de voir
43:08la stratégie de Mers
43:10de comprendre
43:10ce qu'il veut faire
43:12parce que Mers
43:12on a eu pas mal
43:15d'occasions
43:15ces derniers mois
43:16où on a senti
43:17un peu
43:17le momentum
43:19guilliste
43:19ici aussi
43:21en disant
43:22qu'il est contre
43:22cette guerre
43:23on a parlé
43:24d'un moment
43:24schroederien
43:25on se souvient
43:27bien de cette
43:28alliance entre Chirac
43:29et Schroeder
43:30à l'époque
43:31mais quand même
43:32moi je reste très prudent
43:33parce que Mers
43:33il a déclaré beaucoup
43:34il a fait des bons discours
43:36mais sa faute
43:37le problème
43:38ça reste l'action
43:39donc il y a une
43:40réponse remarquable
43:42entre discours
43:43et action
43:45et l'Allemagne
43:46est toujours en train
43:46de chercher son chemin
43:48c'est ça
43:48non mais surtout
43:49que l'Allemagne
43:49est quand même
43:49dans une première
43:50économie de la zone euro
43:52qui s'est pris
43:53quand même
43:54qui était aux premières loges
43:55du choc énergétique
43:56après l'invasion russe
43:57en Ukraine
43:58qui est aux premières loges
44:00du conflit
44:00aussi en Ukraine
44:02qui a ouvert
44:04le robinet budgétaire
44:05et pour enclencher
44:06un plan de relance
44:09spectaculaire
44:10et là d'un coup
44:11bam
44:12choc au Moyen-Orient
44:14tension obligataire
44:17vous êtes
44:18bien résumé
44:19oui oui
44:20non mais
44:20ce que je veux dire
44:21c'est que vous êtes
44:21peut-être le plus
44:22vous êtes peut-être
44:24la locomotive européenne
44:26la plus exposée
44:26quoi
44:27c'est vrai
44:28après l'Allemagne
44:29il y a encore
44:30heureusement
44:30entre guillemets
44:31mais heureusement
44:32des capacités budgétaires
44:34alors que la France
44:35n'a plus aucun
44:36vraiment
44:37on le voit
44:37les taux
44:39pour souligner ça
44:41aujourd'hui
44:42cette semaine
44:43on a retrouvé
44:43en France
44:44le niveau
44:44qu'on a eu
44:452011
44:46je crois qu'on était
44:47à 3,4
44:473,5
44:483,7
44:49pour les 10 ans
44:51et on voit
44:52vraiment la réaction
44:53du gouvernement français
44:54montre qu'on veut
44:55peut-être faire quelque chose
44:56mais on n'a pas les capacités
44:57l'Allemagne a encore
44:57des capacités budgétaires
44:58encore
44:59mais ce n'est pas
45:00pour très longtemps
45:01et après la crise
45:02en Estrelle
45:03est une réalité
45:04en Allemagne
45:04donc il y a
45:05beaucoup moins
45:06de prospérité
45:07beaucoup moins
45:07de croissance économique
45:09qu'il y a 10 ans
45:10il y a 5 ans
45:10et est-ce qu'il y a
45:11un débat qui monte
45:12autour du choc énergétique
45:13quels remèdes prendre
45:15en Allemagne
45:15et d'ailleurs
45:16si on est élargi
45:17au niveau européen
45:18on a le sentiment aussi
45:19que là tout le monde
45:19part en ordre dispersé
45:20sur ce sujet
45:21oui
45:23en Allemagne
45:23il y a aussi des élections
45:24cette année
45:25ça explique beaucoup
45:25la question
45:26je pense
45:27la question essentielle
45:29c'est
45:29est-ce qu'il y aura
45:30dans les jours
45:32des semaines qui viennent
45:33des réformes structurées
45:34pour réduire
45:35la dépendance
45:36du pétrole
45:38du gaz
45:38ou est-ce qu'on reste
45:39dans une réaction
45:41court-termiste
45:42pour faire des cadeaux
45:43à tout le monde
45:44pour donner des cadeaux
45:45pour faire des subventions
45:46là
45:47j'ai encore une doute
45:48notamment à cause
45:49des élections
45:50en Allemagne
45:50c'est ça
45:51et il va y avoir
45:52des élections
45:52très importantes aussi
45:53en Hongrie
45:55il va y avoir
45:562027 en France
45:57enfin bon
45:58j'imagine que pour l'Europe
46:00c'est encore un test
46:02quasi existentiel
46:03qu'on va traverser
46:05j'aimerais qu'on termine
46:07les experts sans frontières
46:08comme chaque semaine
46:09avec vos cartes blanches
46:10c'est des articles
46:10que chacun a choisis
46:11de son pays
46:13respectif
46:14qui sont toujours
46:15très éclairants
46:15pour nous
46:16vous Linteni
46:17c'est un éditorial
46:18que vous avez choisi
46:19dans ICI Beyrouth
46:20voilà j'ai choisi
46:21cet éditor
46:22de Marc Saïk Ali
46:23qui est publié
46:24dans ICI Beyrouth
46:24avec un média
46:26avec lequel je collabore
46:27hier soir
46:27il est intitulé
46:29résistance
46:30un mot
46:30pour des mots
46:31en fait
46:32parce qu'il reflète
46:33une réalité
46:34très structurée
46:35de la crise libanaise
46:36alors il s'ouvre
46:37sur une image
46:37très forte
46:38qui dit
46:38un panneau interdit
46:39de marcher
46:40sur la pelouse plantée
46:41au milieu d'un champ de mines
46:43donc
46:43c'est l'état du Liban
46:44aujourd'hui en fait
46:45parce que pendant
46:46que le gouvernement
46:47prend des mesures symboliques
46:48il y a quelques jours
46:49il a décrété
46:50qu'on ne pouvait plus
46:51qualifier le Hezbollah
46:52de résistance
46:53mais
46:54et donc ça c'est
46:55mais le champ est miné
46:57quoi
46:57voilà mais le champ est miné
46:58et puis
46:59il va plus loin
47:00donc il dit
47:01il accuse vraiment
47:02le Hezbollah
47:02donc puisqu'il dit que
47:03le Hezbollah continue d'agir
47:05il décrit un cycle
47:06qui se répète
47:07donc en 93
47:08en 96
47:09en 2006
47:10à chaque fois
47:11le même déclencheur
47:13une provocation du Hezbollah
47:15et une riposte israélienne
47:17finalement
47:17je vais conclure
47:18pour vous donner le temps
47:19le problème n'est pas seulement
47:21militaire
47:21il est aussi politique
47:23symbolique
47:23et souverainiste
47:27et ce mouvement
47:29n'est pas seulement
47:30une résistance
47:31c'est un vassal
47:32à retrouver dans
47:33Ici Beyrouth
47:34cette éditoriale
47:35très fort
47:36merci Lina Tahini
47:37qui nous montre
47:38qu'on en parlait tout à l'heure
47:38que l'histoire se répète
47:39Anna Navarro
47:40vous avez choisi
47:41un article portugais
47:43du journal Economico
47:45sur
47:45je l'ai trouvé passionnant
47:47aussi
47:47sur une mine
47:48de tungstène
47:49qu'il y a au Portugal
47:50au Portugal
47:51qui n'est pas toute neuve
47:53nous sommes
47:54le 11ème producteur
47:55mondial de tungstène
47:56la Chine le premier
47:57avec 80%
47:58de la production mondiale
47:59et donc avec
48:00une petite mine
48:01et une vente
48:02de quelques centaines
48:03de tonnes
48:04700 tonnes
48:04de l'année dernière
48:05de tungstène
48:06nous sommes
48:06la 11ème position
48:07c'est quoi
48:07rappelez ça
48:08c'est un métal
48:08c'est un métal
48:09qui est très important
48:10depuis tous les temps
48:11pour la guerre
48:12pour renforcer
48:13pour la production
48:14de munitions
48:15d'armement
48:15et pour renforcer
48:16ça fait partie
48:17des métaux précieux
48:17pour faire des armes
48:19pour renforcer aussi
48:20les bateaux
48:22les chars
48:22les éléments
48:23et les utiliser aussi
48:24dans l'industrie
48:25pour renforcer
48:25les perforeuses
48:26etc
48:26et aujourd'hui
48:28il est utilisé beaucoup
48:29dans l'intelligence artificielle
48:30et dans la production
48:31de chips
48:31de microchips
48:32et donc
48:34de puces
48:34en français
48:35et donc
48:37nous avons cette mine
48:38tout est vendu
48:39à l'avance
48:39le prix est révisé
48:41chaque mois
48:41même s'il est vendu
48:42par rapport au prix
48:43du mois précédent
48:44pendant la deuxième guerre mondiale
48:45on vendait déjà
48:46du tungstène
48:47et Salazar
48:48l'higrataire portugais
48:49réussissait à le vendre
48:50en même temps
48:50et à Hitler
48:52et à Churchill
48:52en Angleterre
48:53la mine de tungstène
48:54au Portugal
48:55c'est passionnant
48:56Hélène Kuntz
48:57vous avez choisi
48:57un article
48:58sur la plateforme
48:59Substack
48:59sur un autre volet
49:01de l'affaire Epstein
49:01oui tout à fait
49:02c'était écrit
49:03par Heather Cox Richardson
49:04qui est une universitaire
49:06et historienne
49:07et elle nous rappelle
49:09qu'il ne faut pas
49:09avec tout ce qui se passe
49:11oublier
49:11l'affaire Epstein
49:12qui visiblement
49:13avait d'autres volets
49:15qui sont
49:16malheureusement cachés
49:17par notre chef justicier
49:19qui est PMBondi
49:20il y a potentiellement
49:22un volet de trafic de drogue
49:23et aussi
49:24corruption
49:25en bande organisée
49:26avec 14 autres personnes
49:28ce sont des dossiers
49:29qui datent d'il y a
49:30une vingtaine d'années
49:30certes
49:31mais le problème
49:32c'est que ce même PMBondi
49:33qui est notre procureur général
49:34était le procureur général
49:36en Floride
49:37lors de la condamnation
49:38d'Epstein
49:39en tant que pédocriminel
49:40donc
49:41on est de plus en plus
49:43inquiet aux Etats-Unis
49:44sur vraiment
49:45un souci
49:46de corruption
49:48dans ce dossier
49:49qui peine à être
49:51réellement dévoilé
49:51donc à retrouver
49:52dans cette ramification
49:53du dossier Epstein
49:54le volet
49:55narcotrafic
49:56c'est sur la plateforme
49:57Substac
49:57on termine avec vous
49:58Nicolas Zabogi
49:59sur une note
50:01culinaire
50:01gastronomique
50:02j'aime bien ça
50:03c'est pour ça que je vous ai mis
50:03à la fin
50:04vous avez choisi un article
50:05du Frankfurt
50:07sur le guide Michelin
50:08Cocorico
50:09j'étais à Monaco
50:11on a bien mangé
50:11non plus sérieusement
50:13d'un côté
50:14c'était super
50:15alors dans ce monde
50:16qui est assez triste
50:17ça donne un peu d'espoir
50:18il y a encore beaucoup
50:19de savoir-faire
50:20notamment en France
50:21ça reste le premier pays
50:22si on regarde
50:23les restos étoilés
50:25mais de l'autre côté
50:26j'ai aussi
50:27petite remarque
50:28j'ai aussi
50:29l'impression
50:29qu'il y a
50:30une certaine déconnexion
50:31de la réalité
50:33proche Moyen-Orient
50:34et la réalité
50:36ici en Europe
50:36moi je ne sens pas encore
50:39je n'ai pas encore
50:39l'impression
50:40que les gens
50:41se trouvent
50:42l'impression
50:43qu'ils se trouvent
50:44dans une crise
50:45et c'était un peu différent
50:46il y a 4 ans
50:47aujourd'hui
50:47il y a certaines déconnexions
50:49encore
50:50mais je pense
50:51que ça va changer
50:51bien sûr
50:52malheureusement
50:52dans les jours qui viennent
50:53malheureusement
50:54on sent aussi
50:54la marée qui monte
50:56mais merci en tout cas
50:57pour cette note
50:58plutôt positive
50:59autour de cet article
51:00sur le guide Michelin
51:01Nicolas Zabogé
51:02correspondant en France
51:03de la Frankfurter
51:04Algamay Zaitung
51:04Hélène Koons
51:05américaine spécialiste
51:06des Etats-Unis
51:07professeure à l'INSEC Paris
51:08Anna Navarro
51:09correspondante de la presse
51:10portugaises en France
51:11et puis Lynn Tahini
51:12journaliste franco-libanaise
51:14basée à Paris
51:15c'était un plaisir
51:16de vous avoir
51:16dans les experts sans frontières
51:17je vous souhaite
51:18un très bon week-end
51:19à tous
51:19je vous retrouve
51:20la semaine prochaine
51:21mais tout de suite
51:22c'est le journal
51:22de Guillaume Paul
51:25les experts sans frontières
51:26sur BFM Business
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