- il y a 5 heures
« Les Experts sans frontières », c’est le rendez-vous qui nous fait sortir de notre bulle. Chaque vendredi de 18h à 19h sur BFM Business, des experts étrangers installés en France analysent les grands débats de la semaine avec un œil neuf, détaché des prismes franco-français. Finances publiques, réformes, réarmement de l’Europe, choix politiques, international… Leur regard extérieur éclaire, questionne et parfois secoue. Un décryptage sans frontières pour mieux comprendre les grands enjeux du moment.
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00:00FM Business présente
00:05Les Experts Sans Frontières
00:08Mathieu Jolivet
00:10Bonjour et bienvenue, très heureux de vous retrouver dans Les Experts Sans Frontières.
00:14Aujourd'hui, ils nous viennent des Etats-Unis et du Liban.
00:17Des regards extérieurs précieux pour nous aider à comprendre comment les lignes bougent au Moyen-Orient.
00:23Des émissaires iraniens viennent d'arriver au Pakistan
00:26et Washington propose un deal ou des frappes.
00:28Et des regards extérieurs qui sont précieux aussi pour tenter de lire, autant qu'on puisse le faire,
00:33ce qu'il se passe dans la tête de Donald Trump.
00:36Les Experts Sans Frontières, c'est parti.
00:46Bienvenue si vous nous retrouvez dans Les Experts Sans Frontières.
00:48Ils sont autour de moi.
00:50J'accueille Hélène Koontz, américaine spécialiste des Etats-Unis et professeure à l'INSEC Paris.
00:55Bienvenue Hélène, ravie de vous retrouver.
00:57Et puis Romuald Skiora, qui est de passage depuis deux semaines à Paris pour nous éclairer,
01:03qui connaît intimement la société américaine, chercheur associé à l'IRIS,
01:07directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis,
01:10et puis auteur de America 250, une histoire graphique des Etats-Unis,
01:15aux éditions Les Nouveaux Éditeurs.
01:18Vous voyez, je l'ai avec moi, c'est une super BD, roman graphique,
01:21qui nous raconte l'histoire des pionniers des Etats-Unis.
01:24C'est très intéressant, ça nous éclaire aussi sur ce qui se passe aujourd'hui.
01:28Bienvenue à vous tous.
01:30Le Pentagone a fait un point presse aujourd'hui, un point d'étape.
01:33J'aimerais qu'on écoute ensemble le secrétaire à la guerre, Pete Exet.
01:38Dans cette nouvelle phase, l'Iran a un choix important, une chance de conclure un accord.
01:44Un bon accord, un accord sage.
01:47Dans ce cadre, les Etats-Unis ont imposé un strict blocus qui gagne en puissance chaque jour,
01:52du Golfe d'Omane jusqu'à l'océan.
01:54Notre marine assure ce blocus sans hésiter et sans s'excuser.
02:00Bon, Hélène, on sent que les Américains aujourd'hui cherchent un deal.
02:06Absolument.
02:06Alors, Pete Exet cherche à sauver sa place.
02:11Parce que pendant qu'il parle, il y a des rumeurs comme quoi
02:15il aurait été un prochain membre du cabinet de Donald Trump potentiellement l'émoge.
02:22Donc, il n'est pas à l'aise.
02:24Et d'ailleurs, il vit beaucoup autour de lui.
02:28Mais il vit autour de lui en pleine guerre.
02:31Donc, il n'est pas du tout dans une position confortable.
02:35Ce que vous nous dites, d'ailleurs, illustre aussi des mouvements.
02:39En fait, il y a beaucoup de départs.
02:41Il y a un turnover assez fort depuis le déclenchement de cette guerre en Iran,
02:44que ce soit au sein de l'armée ou sur toutes les institutions liées à la sécurité intérieure des Etats
02:50-Unis.
02:50Ou naval, par exemple, cette semaine même.
02:53Le chef de la flotte navale.
02:54Alors, et sans forcément les remplaçants.
02:59Et surtout sans explication.
03:02Donc, le rapport de Pete Exet avec la presse est pour le moins complexe.
03:08Parce que, je me permets de rappeler, il y avait un procès des journalistes du New York Times contre la
03:14Pentagone.
03:14Parce qu'ils ont voulu remanier complètement la manière dont la presse interagit avec la Pentagone.
03:22Et d'être presque des porte-parole du Pentagone.
03:25Et figurez-vous que jusqu'à la Cour suprême, il leur a donné raison.
03:29Ils ont dit, ce n'était pas ce point compliqué.
03:31C'est le premier amendement de la Constitution.
03:33Mais Pete Exet, quelque part, il est contre nos traditions journalistiques.
03:42Donc, on ne sait pas trop qu'est-ce qui se passe.
03:44On n'a pas de journaliste sur place.
03:46On ne sait pas qu'est-ce qui se passe.
03:48D'ailleurs, on l'a vu engueuler vertement un journaliste lors d'une conférence de presse, c'était il y
03:52a trois semaines.
03:54En tout cas, lors de cette conférence de presse, ce point d'étape, là, c'était cet après-midi au
03:58Pentagone.
03:59Il y avait les messages de Dan Cain, chef d'état-major américain, et donc de Pete Exet.
04:03Ils disent, en gros, Romuald, le ministère de la guerre est prêt à frapper à n'importe quel moment en
04:10Iran.
04:11Nous sommes prêts aussi pour un accord.
04:13Maintenant, la balle est dans le camp des Iraniens.
04:14Quant à l'Europe, on ne peut pas trop compter sur elle.
04:16Comment est-ce que vous, vous avez calé votre lecture de ce point d'étape du Pentagone ?
04:21Là, même que vous, Mathieu, vous avez tout à fait raison quand vous avez dit,
04:24on a l'impression que les Américains recherchent un deal, je dirais même à tout prix.
04:29Trump est acculé.
04:30Cette guerre, ce n'est pas la guerre de l'administration, c'est la guerre de Trump.
04:33Il l'a fait contre l'avis de son vice-président, Gidevins,
04:37contre l'avis de Suzy Wills, la secrétaire gérale d'un Maison-Blanche,
04:40contre l'avis des généraux du Pentagone, des sénateurs républicains,
04:44et surtout contre l'opinion publique et sa base MAGA.
04:48Pour la première fois depuis dix ans, cette base MAGA qui aurait suivi Trump jusqu'en enfer,
04:53cette base MAGA qu'il a soutenue lors du 6 janvier 2021,
04:56l'assaut contre le Congrès dont il pourrait avoir besoin dans des circonstances similaires,
04:59est en train de se détourner de Trump.
05:01Donc, il est acculé.
05:02Il y a des élections dans quelques mois qui s'annoncent très, très, très difficiles,
05:06beaucoup plus difficiles que prévu.
05:07L'inflation repart à la hausse et le président donc cherche une sortie de secours à ce conflit
05:13dans lequel il s'est piégé lui-même.
05:15Donc, il est aujourd'hui prêt à avaler de nombreuses couleuvres, à faire beaucoup de compromis
05:20et on pourrait dire qu'il m'en dit presque quelques miettes aux Iraniens.
05:25Maintenant, la grande question, c'est si les Iraniens, l'Iran est fatigué, l'Iran est à bout,
05:29mais si la frange la plus extrémiste des gardiens de la Révolution prend le dessus,
05:36là, il se peut qu'il ne donne pas à Trump les quelques miettes qu'il réclame
05:40et là, le président américain pourrait devenir très, très méchant
05:43et effectivement, la conférence d'aujourd'hui nous a confirmé que les États-Unis étaient prêts à frapper
05:46et peut-être même encore plus forts qu'il y a quelques semaines.
05:50Je salue Lynn Tahini qui vient de nous rejoindre avec nous, journaliste libanaise,
05:54qui est basée à Paris.
05:56Bienvenue, Lynn.
05:56Merci.
05:57Vous êtes la bienvenue.
05:58On a le sentiment, parce qu'on voit le ministre des Affaires étrangères iranien
06:03qui est en vol, qui va arriver en début de soirée au Pakistan, à Islamabad,
06:09pour filer peut-être un peu la métaphore ou les comparaisons qu'avait commencé à faire Donald Trump,
06:15on a le sentiment, Lynn, qu'on a les joueurs d'échecs.
06:19C'est Donald Trump qui avait dit que ce sont de redoutables joueurs d'échecs.
06:22On a l'impression qu'il y a les joueurs d'échecs qui arrivent au Pakistan
06:25pendant que les joueurs de poker, eux, restent à Washington.
06:28Oui, la grande question, c'est qui va, entre guillemets, gagner la partie.
06:34Alors, d'un point de vue iranien,
06:37le fait que ce ministre des Affaires étrangères se rende au Pakistan,
06:41alors qu'on disait que la branche la plus dure du régime
06:45était en train d'essayer de lui lier les mains.
06:48En fait, on dit qu'il y a, dans ce régime iranien, deux têtes, en fait.
06:53Un côté qui est représenté par le président du Parlement,
06:56lui, le ministre des Affaires étrangères,
06:58et le président Pézec Chiant, qui sont pour les négociations.
07:01Et puis, il y a une branche qui est beaucoup plus dure,
07:03qui semble avoir de plus en plus de pouvoir,
07:05qui est représentée par Ahmed Vaidi.
07:07Et donc, en fait, cette bataille,
07:08qu'on entendait beaucoup parler de cette bataille,
07:10notamment dans la presse arabe ces derniers jours,
07:12Eh bien, aujourd'hui, et hier,
07:15pour répondre à tout ce qu'on entendait dans la presse,
07:18les trois, entre guillemets, négociateurs,
07:21ont tweeté avec le même tweet,
07:24pour dire que non,
07:25on nous sent tous sur la même longueur d'onde,
07:27pour dire les choses simplement.
07:29Alors, aujourd'hui, on voit...
07:31Peut-être que cette petite musique qui monte,
07:33du retour des durs à Téhéran,
07:35c'est peut-être stratégiquement un signal
07:38qu'on veut envoyer à Washington,
07:40même s'il est dur, il y a un canal fluide
07:43entre eux et les institutionnels iraniens.
07:46Tout à fait, ça pourrait être ça.
07:47Ça pourrait être qu'il y a ce canal,
07:49ça pourrait être une main tendue indirectement,
07:52sachant qu'il se rend au Pakistan,
07:55mais non pas pour rencontrer les Américains,
07:58mais pour discuter, pour qu'il y ait des pourparlers
08:00avec les Pakistanais.
08:01Nous savons qu'en amont de cela,
08:03il y a eu un coup de fil entre le général
08:05en chef pakistanais et les Iraniens,
08:08donc on ne sait pas qu'est-ce qui s'est passé,
08:10qu'est-ce qui a été dit dans ce coup de fil
08:11et si les Américains, je ne sais pas,
08:13auraient envoyé une note à travers ce messager pakistanais,
08:18nous savons juste qu'il s'est rendu,
08:19mais nous ne savons pas quelles sont les raisons
08:21et quel va être le sujet de ces pourparlers
08:25qui vont avoir lieu là, dans les heures qui suivent.
08:29Romuald, on dit qu'on compare les Iraniens
08:31à des joueurs d'échecs,
08:32les Américains à des joueurs de poker,
08:35il y a peut-être une partie dont on parle moins,
08:38qui est plus dans l'ombre,
08:39et ce sont plus les joueurs de go,
08:42c'est Xi Jinping,
08:43et la partie chinoise,
08:44qui en fait est assez présente,
08:47qui reste dans l'ombre,
08:48mais personnellement, j'ai du mal à évaluer
08:50quelle est la part d'influence de Pékin
08:53dans ce que le Moyen-Orient
08:55est en train de traverser aujourd'hui.
08:56Pékin a une certaine influence
08:58sur le régime des Mola,
08:59mais ce n'est pas vraiment ce qui aujourd'hui
09:05guide Pékin.
09:07Les États-Unis connaissent une perte d'influence
09:11et de crédit sur la scène internationale
09:13comme ils n'en ont jamais connu
09:15au cours de leur histoire.
09:16Ce n'est pas Trump qui a débuté.
09:18La parole américaine s'est discréditée
09:21lorsque Obama, en 2013,
09:23est revenu justement sur sa parole
09:25lorsqu'il avait promis
09:26que si Bachar et l'Assad
09:28s'en prenaient à son peuple,
09:29ce serait une ligne rouge
09:30qui serait franchie.
09:31Il devait bombarder la Syrie,
09:33il ne l'a pas fait,
09:33ça a été la porte ouverte à la Russie.
09:36Là, ce qui se passe,
09:37c'est la porte ouverte à la Chine,
09:38mais au niveau international.
09:40Les États-Unis ont perdu leur soft power,
09:42leur influence en Afrique.
09:43Donald Trump lui déroule un tapis rouge.
09:46Exactement, comme ça a été
09:47lorsqu'il y a eu cette cessation
09:48de l'aide au développement en Afrique,
09:50porte ouverte à la Russie et à la Chine.
09:52Et surtout, surtout,
09:54aujourd'hui, les États-Unis
09:55ont un problème,
09:56un problème de munitions
09:57dont on parle quand même très peu,
09:59mais qui est un problème aigu.
10:01Il n'est pas certain que Trump,
10:03Trump, comme je l'ai dit précédemment
10:04et comme vous l'avez dit,
10:05cherche une sortie de secours.
10:07Il veut absolument se tirer
10:08de ce guet-pied
10:09dans lequel il s'est jeté lui-même.
10:10Mais s'il n'obtient pas
10:12ce qu'il veut des Iraniens,
10:13il poursuivra la guerre.
10:15Par contre, il n'est pas certain
10:16qu'il ait suffisamment de munitions
10:18pour cela.
10:18Et aujourd'hui,
10:19la question qui se pose
10:20dans la région indo-pacifique
10:22est la suivante.
10:23Et si Xi,
10:24qui a promis
10:25qu'il reprenrait Taïwan,
10:26profitait de cette crise
10:28au Moyen-Orient,
10:29en sachant que les États-Unis
10:30sont, entre guillemets,
10:31à court de munitions,
10:33qu'ils ont déjà,
10:34déjà repris
10:35une partie des forces
10:36qui étaient déployées
10:37dans la région indo-pacifique
10:38pour la déployer
10:39au Proche-Orient,
10:40et si Xi profitait
10:41de ce moment
10:42pour reprendre Taïwan.
10:45C'est assez fascinant
10:47à Hélène
10:47de voir à quel point
10:48finalement Donald Trump
10:50quelque part
10:51se tire une balle
10:51dans le pied.
10:52J'ai le sentiment
10:52que plus il percute
10:54l'ordre mondial
10:56tel qu'on le connaît
10:57qui s'est dessiné
10:57depuis 1945,
10:59plus il fait émerger
11:00à une vitesse grand V
11:03un axe sud-sud
11:05qui est dominé
11:07par la Chine.
11:07Bien malgré lui.
11:09Mais c'est quelqu'un,
11:10et on le sait,
11:11il dit lui-même,
11:12il ne s'intéresse pas
11:13à ce point des dossiers.
11:15On apprend même
11:16que ses équipes
11:17lui montrent
11:18une vidéo
11:19de ce qui se passe
11:20sur la guerre
11:21tous les jours.
11:21On est très loin
11:22de PDB,
11:23de Presidential Daily Brief,
11:25qui dure les deux heures
11:26des six heures du matin
11:27avec des personnes
11:29extrêmement concentrées
11:30sur des dossiers.
11:31Vous voyez,
11:31c'est Donald Trump.
11:33Il a annoncé cette guerre
11:35sur un terrain de golf
11:37en Floride
11:38et dans le foulé,
11:39il est retourné
11:39jouer au golf.
11:41Je trouve que ça en dit
11:42long de son attitude
11:43envers ce qui se passe.
11:45Mais je suis d'accord
11:46avec Romuald.
11:46Je pense que là,
11:47on a trois porte-avions
11:49dans le golf là.
11:51Mais c'est trois sur dix.
11:53Donc,
11:54s'il est à ce point
11:55jusqu'au bout d'histe,
11:57chaque fois qu'on perd
11:58un avion,
11:59c'est un avion
12:00à coût des dizaines
12:01de millions,
12:02parfois même
12:02des centaines
12:03de millions
12:04de dollars.
12:05et l'économie américaine,
12:07mine de rien,
12:08ne peut pas supporter
12:09des pertes telles.
12:11Bien sûr.
12:11Parce que c'est
12:13invraisemblable
12:14de perdre autant
12:15de matériel,
12:16de délapider
12:16autant de matériel.
12:18Et on a en tête aussi,
12:19voilà,
12:20parce que le matériel,
12:21c'est stratégique
12:22et c'est aussi financier.
12:23On a en tête
12:24Pete Exet
12:25qui, il y a quelques jours,
12:26est allé demander
12:26une rallonge budgétaire
12:27de 200 milliards de dollars.
12:28C'est invraisemblable
12:30et surtout,
12:31on a nos bases militaires
12:33dans le Golfe
12:33qui sont abîmées
12:34mais nous n'avons pas
12:35beaucoup d'images,
12:36nous ne savons pas trop
12:38qu'est-ce qui se passe.
12:39Vous voyez,
12:39donc il y a une déperdition
12:40d'informations
12:41mais quand même
12:42pour nos bases militaires
12:43dans le Golfe,
12:44c'est catastrophique.
12:45Pour rebondir,
12:46Romuald,
12:46sur la tentation taïwanaise
12:48dont vous parliez,
12:49très intéressant,
12:50qui est plus
12:51en second rideau
12:52mais voilà,
12:53parce que tous les projecteurs
12:54sont sur le Moyen-Orient,
12:56il y a peut-être
12:56une limite
12:56à cette tentation taïwanaise,
12:58je ne sais pas,
12:59qui serait peut-être
13:01la limite économique.
13:02On sait que Xi Jinping
13:03est obsédé
13:04par la stabilité économique
13:05et le think tank britannique
13:07Chatham House
13:08rappelait encore aujourd'hui
13:09dans une note d'alerte
13:10qu'il publie très intéressante
13:11qu'un blocage
13:12du détroit de Taïwan
13:13ferait chuter
13:14l'économie mondiale
13:15de 5%
13:16et qu'une entrée
13:18en conflit
13:19derrière
13:19des Etats-Unis
13:20de la Chine
13:21ferait plonger
13:22l'économie mondiale
13:23de 10%.
13:24Donc j'imagine
13:25que ça,
13:25il doit l'avoir en tête
13:26aussi avant d'agir.
13:28Attention Mathieu,
13:28je n'ai pas dit que Xi
13:30allait reprendre Taïwan maintenant.
13:31Je dis que le fait
13:33que les Etats-Unis
13:34puissent être
13:34à court de munitions
13:37démontre déjà
13:38que le géant américain,
13:41sa puissance
13:42est quand même diminuée
13:43par rapport à l'époque
13:44de l'hyperpuissance
13:45des années 90
13:46et que cela pourrait être
13:47une opportunité
13:48pour la Chine.
13:48Mais par contre,
13:49nos amis qui ont pondu
13:51cette étude
13:52se trompent un petit peu.
13:54ils se trompent
13:55même lourdement.
13:56Il n'y aura pas
13:57de guerre
13:57entre la Chine
13:58et les Etats-Unis.
13:59Les Etats-Unis
14:00ne sont pas rentrés
14:00en guerre pour l'Ukraine
14:01qui est un pays
14:02qui a été attaqué
14:03par un autre pays
14:05qui a violé
14:05un accord
14:06que ce pays lui-même
14:07avait reconnu
14:08puisque la Russie
14:09en 1992
14:09à l'époque
14:10de la création
14:11de la communauté
14:11des Etats indépendants
14:12avait reconnu
14:13les frontières
14:14de l'Ukraine.
14:15Mais qui reconnaît
14:16Taïwan
14:16comme un Etat indépendant ?
14:17L'ONU ?
14:19Non.
14:19L'Union Européenne ?
14:20Non.
14:20Les Etats-Unis ?
14:21Non.
14:21Pour les Etats-Unis
14:22officiellement sur le papier
14:23Taïwan fait partie
14:24de la Chine.
14:25Le Vatican a une ambassade
14:26à Taïwan je crois.
14:27Voilà.
14:27Mais bon,
14:28ce n'est pas le Vatican
14:28comme disait Kettinger
14:30combien de...
14:31Je ne sais plus trois.
14:32Bref,
14:33si demain
14:34imaginons
14:34Xi
14:35ce n'est pas le sujet
14:36de notre débat
14:36mais Xi
14:37reprend Taïwan
14:38évidemment que les Etats-Unis
14:39vont hausser le ton
14:40mais d'abord
14:40ils n'ont plus les moyens
14:41d'une guerre
14:42avec la Chine
14:43de haute intensité
14:44et ils n'iront pas
14:45au secours de Taïwan.
14:46Ça c'est un fantasme
14:48occidentaliste.
14:49Bien que le plus grand
14:50contingent
14:50de soldats américains
14:52hors du continent américain
14:53est au Japon je crois
14:54juste en face de Taïwan.
14:56Tout à fait
14:56mais ils n'interviendront pas.
14:57D'accord.
14:57Enfin
14:58je peux me tromper
14:59et je le regrette
15:01je le regrette
15:01les Etats-Unis
15:02n'interviendront plus
15:04en Europe
15:04si demain
15:05Poutine s'attaque
15:06aux pays
15:07à certains pays de l'Est
15:07ils n'interviendront pas
15:08donc croyez-moi
15:09ils n'iront pas en guerre
15:09pour Taïwan.
15:10Allez on va revenir
15:11au Moyen-Orient
15:11j'aimerais vous faire écouter
15:13la porte-parole
15:14de la Maison-Blanche
15:15Caroline Levitt
15:16qui dit elle
15:17que l'Iran pliera
15:18sous la pression économique.
15:20Écoutez-la.
15:23Nous sommes en train
15:24d'étrangler complètement
15:25leur économie
15:26grâce à ce blocus
15:26ils perdent 500 millions
15:28de dollars par jour
15:28l'île de cargue
15:29est complètement saturée
15:30ils ne peuvent plus
15:31faire entrer
15:32ni sortir de pétrole
15:33ils ne peuvent même plus
15:34payer leur propre population
15:35en raison de cette pression
15:37économique
15:37que le président Trump
15:38leur impose.
15:39Ils se satisfaient de ça
15:40en attendant leur réponse
15:41et nous verrons
15:42le président n'a pas fixé
15:43de date limite
15:44pour recevoir
15:45une proposition de l'Iran
15:46le calendrier
15:47des négociations
15:48sera imposé
15:48par le commandant
15:49en chef
15:49et président
15:50des Etats-Unis.
15:52Lynn, on voit
15:53que le blocus
15:54américain
15:55d'Ormuz
15:55cette fois
15:56est une arme
15:57peut-être assez redoutable
15:59pour asphyxier
16:00l'économie iranienne.
16:01Alors il faut savoir
16:02que l'économie iranienne
16:03est habituée
16:04à être asphyxiée
16:05vous savez que l'Iran
16:05subit des sanctions
16:06depuis de très longues années
16:08et ils ont appris
16:09à vivre avec cela
16:10et le régime
16:11en particulier
16:12a réussi
16:13à avoir des recettes
16:15je parle du régime
16:16et pas du pays
16:16donc en fait
16:17on se dit
16:18qu'il pourrait tenir
16:19dans la durée
16:20là est la question
16:21alors c'est vrai
16:22qu'il y a une inflation
16:24galopante
16:24dans le pays
16:25ils ont des échanges
16:25à l'intérieur des terres
16:26de l'autre côté
16:27ils ont des échanges
16:28à l'intérieur des terres
16:28mais d'un point de vue économique
16:30ce que je veux dire
16:30c'est qu'il y a une inflation
16:32galopante
16:32il y a la monnaie
16:34qui s'est effondrée
16:35mais il y a aussi
16:36des recettes
16:37de ces bateaux
16:38qui depuis le début
16:39de la guerre
16:39ont réussi
16:40à traverser
16:41le détroit d'Hormuz
16:42et ça
16:42ça leur a permis
16:43en fait
16:44de garder la tête
16:45hors de l'eau
16:45donc ça
16:46je parle du régime
16:48maintenant
16:48en termes de pays
16:50c'est vrai que
16:51je vous rappelle
16:51les manifestations
16:52qui ont eu lieu
16:54en janvier
16:55en janvier
16:56avec les plus de
16:5630 000 personnes
16:58qui ont été tuées
16:58et bien une des raisons
16:59il y a la manifestation
17:02face au régime politique
17:03mais il y a aussi
17:04c'était à cause
17:05des conditions de vie
17:06donc la question est
17:07nous savons
17:08qu'il y a une strangulation
17:10économique
17:10et que ça fonctionne
17:11mais nous n'avons
17:13aucune idée
17:14de la durée
17:14ça veut dire
17:15qu'ils peuvent tenir
17:16dans la durée
17:16plus que les Etats-Unis
17:18d'un autre côté
17:19puisque nous savons
17:19que Trump
17:20est sous pression
17:21avec la hausse du prix
17:22du baril
17:22la pression politique
17:25et cela
17:26donc en fait
17:26les Iraniens
17:27peuvent tenir
17:28mais la question c'est
17:29combien de temps
17:30peuvent-ils tenir ?
17:31et la strangulation
17:32est-ce qu'elle peut
17:34avoir comme effet
17:35de ressouder
17:36tout le peuple iranien
17:37ou est-ce que
17:39au contraire
17:39ça peut
17:40ça peut
17:42ça peut jeter
17:43de l'huile sur le feu
17:44et
17:45comment dire
17:46et renforcer
17:48un climat social
17:48totalement dégradé
17:49on a vu
17:50qu'il y a presque
17:512 millions
17:51d'emplois
17:52qui ont été détruits
17:53en quelques semaines
17:54là en Iran
17:54est-ce que ça peut
17:55fracturer la société iranienne
17:57ou au contraire
17:57la ressouder ?
17:58alors il y a déjà aussi
17:59je voulais dire
17:59il y a 12 millions
18:00d'emplois
18:00qui sont menacés
18:01il faut
18:03depuis le début
18:04de la guerre
18:04alors pour revenir
18:05un peu à
18:06si elle est ressoudée
18:07ce qu'il faut savoir
18:08c'est que nous avons
18:08deux sons de cloche
18:09vous avez les opposants
18:11qui vous disent
18:11que non
18:12qu'il y a encore
18:14cette attente
18:15de la part
18:15de la population iranienne
18:16de ces 80 à 85%
18:18de la population
18:19qui sont contre le régime
18:20et donc
18:21il y a des opposants
18:22que vous entendez
18:23à l'étranger
18:23et puis il y a aussi
18:25sur place
18:26les pro-régimes
18:28qui correspondent
18:29un peu à 10 à 15%
18:30de la population
18:30et donc ces personnes-là
18:32disent que non
18:32ça va créer un effort
18:33de
18:35voilà
18:36un sentiment
18:37ça va créer
18:38un sentiment national
18:39patriotique national
18:40pour ressouder
18:40mais le problème
18:41qu'il y a
18:41c'est ce blackout
18:42ce blackout
18:43d'internet
18:43qui nous empêche
18:45en fait d'avoir
18:46le maximum
18:47d'informations
18:48sur ce qui se passe
18:48à l'intérieur du pays
18:49donc aujourd'hui
18:50nous n'avons pas vraiment
18:51une visibilité claire
18:53sur ce qui se passe
18:53avec ce blackout
18:54et ce blackout
18:55qui a aussi
18:55des conséquences économiques
18:56et est-ce que
18:57pour rester sur
18:59la société iranienne
19:00est-ce que
19:01cette guerre en Iran
19:03peut stratégiquement
19:04pousser
19:06le régime
19:08à se
19:09comment dire
19:11à se renforcer
19:13du côté des gardiens
19:14de la révolution
19:15qui soit moins théocratique
19:16plus sécuritaire
19:17et en même temps
19:18s'ouvrir un peu plus
19:20d'un point de vue sociétal
19:21pour essayer
19:22pour essayer
19:23de ressouder
19:24un peu la population
19:25après les manifestations
19:29si durement réprimées
19:30avec comme vous le disiez
19:31plus de 30 000 morts
19:31alors malheureusement
19:33depuis le début
19:33de ce conflit
19:34on voit que
19:35les pendaisons
19:37continuent
19:38ça n'arrête pas
19:38en Iran
19:39donc les accusations
19:40d'espionnage
19:41ça n'a pas arrêté
19:42les condamnations
19:43à mort
19:43il y a eu en 2025
19:44un chiffre record
19:45depuis 1989
19:46voilà exactement
19:471600 et quelques
19:49exactement
19:49donc ça vous montre
19:50et depuis le début
19:51de la guerre
19:51ça n'a pas empêché
19:53le régime
19:54d'arrêter
19:54ses condamnations
19:55à mort
19:55donc d'un point
19:56de vue social
19:57le régime
19:58s'est endurci
19:58et puis
19:59il s'est endurci
20:00aussi parce qu'avant
20:00il y avait
20:01ce guide suprême
20:02qui jouait un peu
20:03le rôle d'arbitre
20:04alors qu'il y avait
20:05les gardiens
20:06de la révolution
20:07il y avait parfois
20:07des batailles
20:08des disputes entre eux
20:09et lui
20:09venait se positionner
20:10aujourd'hui
20:11ce Moshtaba Khamenei
20:13on n'a pas vraiment
20:14bon il y a eu
20:14une enquête du New York Times
20:15qui est très intéressante
20:16qui est très fournie
20:17et qui dit
20:17qu'il est en très mauvais état
20:18mais on croit
20:20qu'il n'a pas
20:20la capacité de diriger
20:22aujourd'hui
20:22les personnes
20:23qui dirigent
20:23sont les plus dures
20:25de ce régime
20:25c'est plutôt
20:26un régime militaire
20:27on nous sent passé
20:28d'un régime théocratique
20:29à un régime militaire
20:30mais à un régime militaire
20:31endurci
20:32donc nous croyons
20:33que si le régime
20:34se maintient
20:34d'après les experts
20:35et les analystes
20:36ça ne va pas améliorer
20:38les choses
20:38d'un point de vue
20:39des libertés fondamentales
20:41des Iraniens
20:42Romuald
20:43est-ce que le blocus
20:45ou en tout cas
20:45les sanctions
20:46la pression économique
20:47est suffisante
20:47pour faire tomber
20:48un régime
20:48je vous dis ça
20:49parce que je lisais
20:49aujourd'hui
20:50le chercheur américain
20:52à l'université de Chicago
20:53Robert Pape
20:54qui publie une note
20:55là-dessus
20:55en disant
20:56j'ai analysé
20:57un siècle de conflits
20:58de pressions économiques
20:59jamais les pressions économiques
21:01à elles seules
21:01ont réussi à faire tomber
21:02un régime
21:02il a raison
21:03d'autant plus
21:04que ce sont effectivement
21:05la frange
21:06c'est la frange
21:07la plus extrémiste
21:08des gardiens de la révolution
21:09qui a pris le pouvoir
21:10il y a eu en quelque sorte
21:11une forme de putsch
21:12en Iran
21:13nous ne sommes plus
21:14avec le régime
21:15d'Emola
21:15on ne peut plus d'ailleurs
21:17selon moi
21:17parler de régime d'Emola
21:18et ce sont donc
21:19des militaires
21:20comme vous l'avez dit
21:21très bien
21:21qui aujourd'hui
21:22gouvernent l'Iran
21:23et ces personnes
21:24sont des justes
21:26bouddhistes
21:27et donc je crains
21:28je crains
21:28à titre personnel
21:29je pense qu'il va y avoir
21:30un accord
21:31je pense qu'il va y avoir
21:32un très mauvais accord
21:33Trump a besoin d'un papier
21:34comme je vous le disais
21:35pour brandir cela
21:36à la face des Etats-Unis
21:37des Etats-Unis
21:37passer à autre chose
21:38probablement Cuba
21:39avant le 4 juillet 2026
21:41250e anniversaire
21:42des Etats-Unis
21:42où il voudra arriver
21:43comme Alexandre le Grand
21:44en attendant
21:45Cuba dont d'ailleurs
21:46les sanctions économiques
21:47depuis des décennies
21:48n'ont pas fait
21:49tomber le régime
21:49puisque vous
21:50là encore
21:51tout ça pour conclure
21:52que non
21:54ces sanctions
21:55ne feront pas
21:55plier le régime
21:56surtout
21:57qu'à l'heure qu'il est
21:58et donc je crains
21:59même si je crois
22:00qu'il y a un deal
22:00je crains que
22:01cette frange extrémiste
22:02tente de tirer
22:03sur la corde jusqu'au bout
22:04qui est très corrompue
22:06d'ailleurs je dois dire
22:06qui est très corrompue
22:07et qui s'est enrichi
22:08pendant toutes ces années
22:09Bon Hélène
22:10quand on entend
22:11tout ce que vous nous racontez
22:12depuis 20 minutes
22:13le retour des durs
22:14en Iran
22:16alors que c'était déjà
22:16un régime extrêmement dur
22:18des munitions
22:19qui commencent
22:20à peiner
22:21côté américain
22:21il y a urgence
22:22à sortir de ce bourbier iranien
22:24côté américain
22:24il y a clairement urgence
22:26mais je suis d'accord
22:28avec Romuald
22:28je suis
22:30j'espère
22:31vraiment
22:32qu'il y a une sortie
22:33diplomatique
22:34mais
22:35quand j'entends
22:36le mot
22:36qu'il y a des corruptions
22:37je dis
22:37ah
22:37elle parle de
22:39l'Iran
22:39des Etats-Unis
22:40quand j'entends
22:41qu'il y a un côté
22:42théocrate
22:43je dis
22:43ah
22:44elle parle de l'Iran
22:45des Etats-Unis
22:45parce que
22:46notre Pete Hexel
22:47n'oublions pas
22:47il le dit
22:48si on regarde bien
22:49ses prises de parole
22:51il n'a peut-être pas dit
22:51aujourd'hui
22:52mais par le passé
22:53il parle d'une guerre sainte
22:54il parle d'une croisade
22:57c'est un monsieur
22:58qui a des croix
22:59comment dire
23:00de tatouage
23:02un peu partout
23:02sur lui
23:03et il porte
23:05ce nationalisme
23:07chrétien
23:08qui fait tout de même
23:09partie de la doctrine
23:10Trump
23:11parce que
23:11c'est dans la profession
23:13de foi
23:13de
23:14le fameux projet
23:152025
23:16de la fondation
23:18conservatrice
23:19Heritage Society
23:20et donc
23:21si vous voulez
23:21il est
23:22presque légitimé
23:24pour porter
23:25ce message là
23:26et Donald Trump
23:27aussi
23:27fait des virages
23:29et des sorties
23:29bon ça
23:30beau être
23:31de l'IA
23:31mais quand même
23:32c'est très
23:32c'est très étonnant
23:34on ne peut pas
23:34normaliser
23:35que le président
23:36américain
23:36voilà
23:37se vêtille en Jésus
23:38et toute autre
23:39déclaration
23:39religieuse
23:40dans ses tweets
23:413 heures du matin
23:42il s'est mis à dos
23:43d'ailleurs l'église
23:43et une partie
23:44de sa base
23:45maga
23:45avec ses saïes
23:46contre le vataquant
23:47mais justement
23:47on va marquer
23:47une courte pause
23:48j'aimerais bien
23:49qu'on essaye de comprendre
23:50grâce à vous
23:51qui êtes aussi américain
23:54si du moins
23:54on peut le faire
23:55ce qui se passe
23:55dans la tête
23:56de Donald Trump
23:57et puis on ira aussi
23:57au Liban
23:58pour voir ce qui se passe
23:58au Liban
23:59à tout de suite
23:59dans les experts sans frontières
24:01les experts sans frontières
24:04Mathieu Joliet
24:06bienvenue
24:07si vous nous retrouvez
24:07dans les experts sans frontières
24:09autour de moi
24:09le chercheur associé
24:10à l'Iris
24:12pardon
24:12Romuald
24:13qui aura auteur
24:13de America 250
24:15une histoire graphique
24:16des Etats-Unis
24:17aux éditions
24:18les nouveaux éditeurs
24:19Hélène Kohns
24:20spécialiste des Etats-Unis
24:21et professeur
24:22à l'INSEC Paris
24:22et puis Lynn Téhny
24:24journaliste libanaise
24:25basée à Paris
24:27j'aimerais
24:28vous faire
24:28écouter
24:29un chercheur aussi
24:32qui est venu
24:32dans le podcast
24:33L'Ordre du Monde
24:34qu'on co-anime
24:35avec Annalisa Capellini
24:36c'était en début de semaine
24:38Gideon Rose
24:40qui a dirigé
24:41la prestigieuse revue
24:42Foreign Affairs
24:43lui ne croit pas
24:44en une guerre longue
24:45parce qu'il dresse
24:46un profil psychologique
24:47de Donald Trump
24:48il dit qu'il a un profil
24:49de joueur
24:50et un joueur
24:51quand il voit qu'il perd
24:52il se retire vite
24:53écoutez-le
24:55Oui c'est un joueur
24:56c'est un homme
24:57qui a fait faillite
24:58plusieurs fois
24:58et qui est devenu
24:59milliardaire plusieurs fois
25:00l'une des caractéristiques
25:02de Donald Trump
25:02c'est sa capacité
25:03à se retirer rapidement
25:05lorsqu'il commet une erreur
25:06il laisse derrière lui
25:07une situation dégradée
25:08mais ça ne lui ressemble pas
25:10de s'obstiner
25:10et de continuer
25:11à faire des choses
25:12dramatiquement stupides
25:13sur la durée
25:14contrairement à d'autres dirigeants
25:16il ne s'accroche pas
25:17à une stratégie
25:18par conviction profonde
25:19donc non
25:20ce ne sera
25:21ni un nouvel Irak
25:22ni un nouveau Vietnam
25:23tout simplement
25:24parce qu'il n'y est pas
25:25suffisamment attaché
25:48parce qu'il n'est pas
25:50ce qui s'intéresse
25:55autre chose
25:55et vous savez
25:56là
25:57monsieur Rose
25:58il parle d'un Donald Trump
25:59d'il y a peut-être
26:0110, 20 ou 30 ans
26:02qui n'était peut-être
26:03pas affaibli
26:05par ce qu'on ne peut
26:07que constater
26:08clairement
26:09il suffit de regarder
26:09Donald Trump
26:10dans son premier mandat
26:11ses prises de parole
26:12étaient plus cohérentes
26:13et il était capable
26:15de finir ses phrases
26:16de manière
26:16où
26:18c'était
26:19normal
26:20ce qu'on voit là
26:21c'est très clairement
26:22un Donald Trump
26:23qui est compromis
26:24s'il s'endort
26:26pendant ses propres réunions
26:27il disparaît
26:29pendant quelques jours
26:30de temps à autre
26:31par exemple
26:31cette semaine même
26:32il était interviewé
26:34plusieurs fois
26:34mais par téléphone
26:35il était interviewé
26:36par téléphone
26:37sur CNBC
26:38et sur Fox
26:39vous voyez
26:40donc on ne connaît pas
26:41l'état réel de sa santé
26:42donc pour répondre
26:42à cette question
26:43puisque c'est possible
26:45qu'il ne va pas très bien
26:46c'est difficile à savoir
26:48et on a aussi
26:49Romuald
26:50des enquêtes
26:50assez fouillées
26:51depuis deux ou trois semaines
26:54en particulier
26:55du New York Times
26:56ou du Wall Street Journal
26:57qui nous racontent
26:58des choses assez étonnantes
27:00assez dingues
27:00notamment
27:00des réunions
27:02de haut niveau
27:03qui se feraient
27:03au Pentagone
27:05et on essaye
27:05au maximum
27:06de ne pas inclure
27:07le président
27:07pour qu'il ne nuise pas
27:09aux négociations
27:10ou qu'il ne vienne pas
27:11interférer
27:12dans des prises de décisions
27:14opérationnelles
27:14assez sensibles
27:15oui tout à fait
27:16alors d'abord
27:17pour revenir sur ce qu'a dit
27:18Guyléon
27:18comme vous le savez
27:19je me suis peut-être souvent
27:20avec Guyléon
27:20qui est un proche ami
27:21mais là il n'a pas tout à fait tort
27:23mais il oublie quand même
27:24quelque chose
27:25oui Trump est un joueur
27:26qui sait
27:27lorsqu'il a perdu
27:28se retirer
27:29mais ce n'est pas tant que ça
27:31c'est vraiment
27:33sa base
27:33si la base
27:34le soutenait
27:36même s'il savait
27:37qu'il perdait
27:37une guerre
27:38il pourrait s'obstiner
27:39par orgueil
27:40et par égo
27:40c'est tout simplement
27:41il se sent être délaissé
27:43par sa base
27:43et pour répondre à votre question
27:44en quelques mots
27:45il faut quand même garder à l'esprit
27:46que Trump de haut
27:47n'a rien à voir
27:47avec le Trump 2016
27:48ce n'est pas un homme isolé
27:50qui a été élu
27:51c'est un homme
27:52qui s'est retrouvé au pouvoir
27:53avec l'aide de l'extrême droite américaine
27:55une extrême droite radicalisée
27:57crypto-fasciste
27:58comme je dis
27:58et donc il est entouré
27:59par des personnes
28:00et des intellectuels
28:01idéologues de haut niveau
28:02G.D. Vance
28:03Suzy Wills
28:03dont on parlait tout à l'heure
28:04la secrétaire générale de la Maison Blanche
28:05et tout ce petit monde
28:06a un agenda très précis
28:08pour la politique internationale
28:09nationale
28:10mettre en place
28:11un régime semi-autoritaire
28:12et surtout
28:13mener une contre-révolution culturelle
28:15et cette guerre
28:15guerre qui rend donc
28:16Trump impopulaire
28:17le mouvement maga
28:18impopulaire
28:19la base qui se détourne
28:20l'économie
28:21l'inflation
28:21est en train de leur mettre
28:23des bâtons dans les roues
28:23et donc effectivement
28:24ces personnes
28:25sont en train de tenter
28:26de marginaliser Trump
28:27et d'autres conseillers
28:28comme vous le disiez
28:29comme vous l'avez dit
28:30effectivement
28:31aujourd'hui
28:32essayent de ne pas avoir
28:33Trump dans la Situation Room
28:34puisque le président
28:35a tendance à être
28:36un petit peu trop hystérique
28:37un petit peu trop hystérique
28:38j'aimerais vous montrer
28:39quand même
28:40cette une du New York Times
28:42qui nous montre
28:43justement
28:43comment ces
28:45réactions
28:46hystériques
28:47ravivent
28:47ce débat
28:48sur sa santé mentale
28:49justement là-dessus
28:51Romuald
28:51est-ce que
28:53est-ce que
28:54quelque part
28:54stratégiquement
28:55Donald Trump
28:56ou j'allais dire presque
28:57habilement
28:58se sert de cette
29:00théorie du fou
29:01dont aurait usé
29:03voire abusé
29:03Nixon
29:04en envoyant
29:04notamment Kissinger
29:06dire au négociateur
29:07non non mais
29:07parlez avec moi
29:08lui il est fou
29:09et que c'était
29:10vraiment une stratégie
29:11de négociation
29:11je pense pas que
29:13que Trump
29:14ait connaissance
29:15de la stratégie du fou
29:16et qu'il l'ait analysée
29:18mais que
29:18inconsciemment
29:19c'est trop d'honneur
29:20voilà
29:20ok
29:22il n'est pas
29:22Richard Nixon
29:23qui était quand même
29:23un excellent président
29:24et qui surtout avait
29:25Henry Kissinger
29:26comme conseiller
29:27de la sécurité nationale
29:28secrétaire d'état
29:29effectivement c'était
29:30autre chose
29:30mais qu'il la pratique
29:33oui certainement
29:34bien évidemment
29:34qu'il y a une part
29:36de la stratégie du fou
29:37dans le comportement
29:38de Trump
29:38comme le dit Hélène
29:40est un homme fatigué
29:41ce n'est plus le même
29:41qu'en 2015
29:42mais il n'est pas fou
29:43justement
29:44et il sait ce qu'il fait
29:46même si ce qu'il fait
29:47n'est pas bon pour les Etats-Unis
29:48du moment que c'est bon pour lui
29:49il tente de le faire
29:50donc il y a une part
29:51oui de stratégie du fou
29:53chez Trump
29:54est-ce que
29:55les Iraniens
29:56ou tous ceux
29:57qui sont en conflit
29:58avec Donald Trump
29:59est-ce que quand on discute
30:01et qu'on négocie avec lui
30:02on peut lui faire confiance
30:03Lynn ?
30:04alors les Iraniens
30:06ne font certainement pas
30:07confiance à Donald Trump
30:08parce que
30:08les deux fois
30:09où ils ont voulu négocier
30:10sur le nucléaire
30:11il y a eu la guerre
30:12juste après
30:13là juste avant cette guerre
30:15ils étaient en pleine négociation
30:16le négociateur
30:17Omane a dit
30:18qu'on avait bien avancé
30:19et puis hop
30:20juste après
30:21il y a eu
30:22l'assassinat
30:23d'Ali Khamenei
30:24donc d'un point de vue
30:25d'une perspective iranienne
30:27c'est sûr qu'il n'y a
30:28aucune confiance
30:28en Donald Trump
30:29il n'y a aucune confiance
30:31en Donald Trump
30:31je rappelle
30:31le Washington Post
30:32avait fait un décompte
30:34lors de son premier mandat
30:35de toutes les allégations
30:36fausses ou mensongères
30:37ils en avaient relevé
30:38plus de 30 000
30:39en moyenne 50 par jour
30:41pendant son premier mandat
30:42mais vous voyez
30:43peut-être aussi
30:45on s'est habitué
30:47à normaliser
30:49ce Donald Trump
30:50c'est très propre
30:52à sa personne
30:53je ne pense pas
30:54que d'autres politiciens
30:56aux États-Unis
30:57heureusement
30:58pouvaient bénéficier
30:59d'autant de
31:01latitude
31:02de la part
31:03que ce soit
31:04les partisans
31:05la presse
31:05mais c'est intéressant
31:06parce que tout à l'heure
31:07quand vous avez évoqué
31:08les personnes qui entournent
31:09Trump
31:09il y a toujours cette possibilité
31:11que J.D. Vance
31:12qui a tout de même
31:14très envie de lui-même
31:15être président un jour
31:16pouvaient déclencher
31:19avec le 25e amendement
31:204e article
31:22pour dire
31:22le président ne va pas bien
31:24la moitié du cabinet
31:25est d'accord avec moi
31:27voilà
31:27il y a moyen
31:28de sortir
31:29Donald Trump
31:30non pas de son office
31:31mais de son pouvoir
31:31et ce qui est intéressant
31:33c'est que peut-être
31:34ils n'ont pas envie
31:35de le faire
31:35parce que moi
31:36je me souviens très bien
31:37que quand c'était Biden
31:39et on disait
31:40qu'il n'allait pas bien
31:41et il était très frêle
31:43très fragile
31:43il avait du mal
31:45en fin de mandat
31:46on regardait
31:47autour de lui
31:48y compris à Kamala Harris
31:49pour dire
31:49mais qu'est-ce que
31:50vous en savez madame
31:51vous voyez
31:51pourquoi vous avez
31:53laissé faire ça
31:54donc si on revient
31:55au même questionnement
31:57sur le cabinet de Trump
31:58ça va être très compliqué
31:59pour eux
32:00de dire qu'ils n'ont pas vu
32:01la réalité de la situation
32:03alors au moment
32:04où justement
32:06Washington
32:07essaye de décrocher
32:08un deal
32:09avec l'Iran
32:10que le ministre
32:11des Affaires étrangères
32:12s'envole pour Islamabad
32:13vous avez les dirigeants
32:14européens
32:15qui eux sont réunis
32:16aujourd'hui
32:16à Chypre
32:17ils essayent
32:18de calibrer
32:19leur message
32:20au Moyen-Orient
32:21écoutez justement
32:23ce que dit
32:23sur l'Europe
32:24Pete Exet
32:25le secrétaire à la guerre
32:26aujourd'hui
32:27et ce que dit aussi
32:28Emmanuel Macron
32:29sur l'Europe
32:30depuis Chypre
32:31écoutez-les
32:35nous ne comptons pas
32:36sur l'Europe
32:37mais ils ont besoin
32:38du détroit d'Ormuz
32:38bien plus que nous
32:39ils devraient peut-être
32:40faire moins de discussions
32:41et de conférences en Europe
32:42et monter sur un bateau
32:44c'est bien plus leur combat
32:46que le nôtre
32:50le défi de notre Europe
32:52c'est d'être plus forte
32:53et plus indépendante
32:56pourquoi ?
32:57parce qu'on a
32:57des Etats-Unis d'Amérique
32:59qui ne nous protégeront plus
33:00dans la durée
33:01on l'a bien vu
33:02avec l'affaire du Groenland
33:04avec ce qui se passe
33:05aujourd'hui en Iran
33:06avec un peu
33:06ce qui se passe en Ukraine
33:09voilà deux interventions
33:11à Chypre
33:12de Pentagone aujourd'hui
33:12lui et Romuald
33:13qui nous dit peut-être
33:14qui illustre peut-être
33:15au mieux
33:16cette nouvelle relation
33:17un peu spectaculaire
33:18de l'Europe
33:19qui se désarime
33:20totalement des Etats-Unis
33:21le subit peut-être
33:22aussi un peu
33:23et les Etats-Unis
33:24qui voient l'Europe
33:25un peu comme un loser
33:26oui mais cela
33:29cela coupe
33:29ce que l'on revient
33:30sur ce dont nous parlions
33:32précédemment
33:32cette perte d'influence
33:33des Etats-Unis
33:35on parlait tout à l'heure
33:36des objectifs
33:37de cette administration
33:37sur le plan intérieur
33:38mais sur le plan extérieur
33:39cela pourrait se résumer
33:40en une phrase
33:41mettre à base
33:41qui demeure du système
33:43multilatéral post-45
33:44et nous ramener
33:45dans une ère
33:45où règne le bilatéralisme
33:46la loi du plus fort
33:47où l'on fait fi
33:47des traités internationaux
33:49des Allemands
33:49un monde hémisphérique
33:50exactement
33:51le problème pour les Etats-Unis
33:52et pour
33:53qui pratiquent maintenant
33:54cette politique
33:55c'est qu'il s'isole
33:56exactement
33:56l'Europe se tourne
33:57vers d'autres marchés
33:58d'autres partenaires
33:59le Canada lui-même
34:00se rapproche
34:01de l'Union Européenne
34:02l'Afrique
34:02de la Chine
34:03et de la Russie
34:03donc oui
34:05bien évidemment
34:06c'est un tout autre monde
34:07et nous ne reviendrons pas
34:08comme le Premier ministre
34:09canadien
34:10McConnell a dit
34:11nous ne reviendrons jamais
34:12au monde qui a précédé
34:13par contre
34:13Emmanuel Macron a tout à fait raison
34:14mais malheureusement
34:15il prêche un petit peu
34:16dans le désert
34:16et je ne pense pas
34:17qu'il y ait un sursaut européen
34:19loin s'en faut
34:20selon moi malheureusement
34:21Lynn Tahini
34:23Donald Trump a annoncé
34:26hier une prolongation
34:27de trois semaines
34:28du cessez-le-feu
34:30au Liban
34:30où en est la situation
34:32vous êtes journaliste
34:32libanaise
34:33basée à Paris
34:34déjà pour commencer
34:35où en est la situation
34:37là-bas
34:38au niveau humanitaire
34:40puisqu'on le disait
34:41en quelques jours
34:42on a eu plus d'un million
34:43de déplacés
34:44où on en est aujourd'hui ?
34:46Alors
34:46une grande partie
34:48des déplacés
34:48est revenue
34:49mais il reste quand même
34:51environ on va dire
34:52500 000
34:53qui n'ont pas encore
34:53pu revenir
34:54parce que
34:55précisément
34:56ces villages
34:56du sud-Liban
34:57ont été complètement rasés
34:59et aussi
35:00font partie
35:01en fait
35:02de cette ligne jaune
35:03en fait
35:04qu'Israël
35:05a dessinée
35:06et donc
35:07à l'intérieur
35:08de cette ligne jaune
35:09qui fait à peu près
35:10580 kilomètres
35:12on va dire
35:12comme ça
35:13c'est impossible
35:14pour les habitants
35:15de revenir
35:16vers leur maison
35:17donc ces habitants
35:17sont obligés
35:19de rester
35:19dans les
35:20dans les
35:21dans les autres régions
35:23qui les ont accueillis
35:24donc ça c'est
35:25la première question
35:25la première réponse
35:26la deuxième réponse
35:27c'est
35:28vous savez
35:28déjà avant la guerre
35:29le Liban
35:30traversait une situation
35:32économique
35:33très compliquée
35:33et la guerre
35:34a
35:35on va dire
35:36a
35:38multiplié
35:38cet effet
35:39et donc ça c'est
35:40un point qui est très important
35:41et puis aussi
35:41à la situation sanitaire
35:42parce que
35:43la plupart de ces déplacés
35:44sont dans des
35:45dans des écoles publiques
35:47qui ne sont pas équipés
35:48avec ni des douches
35:49je donne des exemples pratiques
35:50ni des cuisines
35:51donc aussi
35:52la question se pose
35:53donc il y a ces trois points
35:54d'un point de vue
35:55on va dire humanitaire
35:56d'un point de vue politique
35:57alors
35:58est-ce qu'une négociation
36:00est possible
36:00et est-ce qu'une entente
36:02un accord est possible
36:03alors depuis
36:04le début du conflit
36:05le président libanais
36:06avait appelé
36:07le premier ministre israélien
36:09à des négociations directes
36:11c'est la première fois
36:11c'est historique
36:12puisque le Liban
36:13ne reconnaît pas Israël
36:14alors dans les premières semaines
36:15du conflit
36:17Benyamin Netanyahou
36:17voulait continuer ses frappes
36:19il n'écoutait pas ça
36:20de la bonne oreille
36:21et après
36:22nous avons vu
36:23qu'une des conditions
36:24posées par les Iraniens
36:27pour un cessez-le-feu
36:28avec les Américains
36:30c'était précisément
36:31un cessez-le-feu au Liban
36:33et donc
36:34qu'est-ce qu'il a fait
36:34Donald Trump
36:35il a appelé son allié
36:36Benyamin Netanyahou
36:37il lui a mis la pression
36:38et il a obligé en fait
36:40à accepter
36:41un cessez-le-feu
36:42avec les Libanais
36:43ça c'est le premier point
36:43le deuxième point
36:44Benyamin Netanyahou
36:45a accepté
36:46de commencer
36:48ce qu'on appelle
36:49des pourparlers
36:50nous sommes très très loin
36:51en fait d'un accord
36:52j'imagine que la partie israélienne
36:54n'acceptera jamais
36:55un accord
36:56tant que le Hezbollah
36:57ne sera pas démantelé
36:59et n'aura pas déposé
36:59les armes
37:01est-ce que
37:01ce scénario
37:05est possible
37:06ou c'est de la science-fiction ?
37:07Alors déjà
37:08nous sommes déjà
37:08dans symboliquement
37:09quelque chose d'historique
37:10puisque pour la première fois
37:11les ambassadeurs
37:12libanais et israéliens
37:15se sont rencontrés
37:16à Washington
37:17donc c'est hautement symbolique
37:18Le Hezbollah est hors
37:19ne fait partie
37:20des négociations
37:21Le Hezbollah
37:22il boycotte
37:24il ne veut pas
37:25qu'il y ait
37:26des négociations directes
37:27et plus que ça encore
37:28il menace
37:29directement
37:30à travers des porte-parole
37:31le président libanais
37:32il le compare
37:33au président égyptien
37:34Anwar Sadat
37:35qui avait signé
37:35les accords de paix
37:36avec Israël
37:37et qui avait été
37:38assassiné
37:39peu de temps
37:39donc ce sont des menaces
37:43directes
37:43plus ça c'est le premier point
37:44le deuxième point
37:45c'est ce cessez le feu
37:46qui est très fragile
37:47entre le Hezbollah
37:48et Israël
37:50puisque nous voyons
37:51que de part et d'autre
37:52de la frontière
37:53il y a
37:54des attaques
37:55de part et d'autre
37:55de la frontière
37:56mais à un niveau
37:57on va dire
37:57qui a diminué
37:58et comment aujourd'hui
38:00le Hezbollah
38:01est perçu
38:03par la société
38:04libanaise
38:05je dis ça parce que
38:06bon c'est quand même
38:06un état dans l'état
38:07qu'il y a quand même
38:08beaucoup de Libanais
38:09qui quand même
38:10soutenaient le Hezbollah
38:11est-ce qu'aujourd'hui
38:14il y en a
38:14de moins en moins
38:15ou est-ce qu'il y en a
38:18autant voire plus
38:19qui se ressoudent
38:20autour du Hezbollah
38:20alors et ce qu'il faut
38:21comprendre en fait
38:22parce que c'est un peu
38:22compliqué
38:23c'est que la société
38:24libanaise
38:24vous avez
38:25on va dire
38:25grosso modo
38:26trois grandes communautés
38:27chiites
38:28sunnites et chrétiennes
38:29et le Hezbollah
38:30est une composante
38:31essentielle de la
38:32communauté chiite
38:32on va dire
38:3350 à 60%
38:34de la communauté
38:36chiite
38:36et ce n'est pas
38:37seulement une organisation
38:38militaire
38:38c'est aussi une organisation
38:39sociale et politique
38:41puisqu'ils ont des députés
38:42donc au début de la guerre
38:44on va dire
38:4580%
38:46de la société
38:47libanaise
38:48on va dire
38:48une majorité de chrétiens
38:49et une majorité de sunnites
38:50étaient contre
38:51cette guerre
38:52étaient contre
38:53cette décision du Hezbollah
38:54d'entraîner le Liban
38:55dans cette guerre
38:56puisque le Liban
38:57n'a pas les moyens
38:58en fait
38:59de subir cette guerre
39:01tout le monde connaît
39:01la différence
39:02on va dire
39:03de pouvoir
39:04et de force
39:04entre les deux pays
39:05en gros
39:06les sunnites et les chrétiens
39:08ont dit
39:08c'est quoi cette folie
39:08d'avoir
39:09voilà
39:09et donc il y a
39:10une très grande
39:10on va dire
39:11une très grande
39:12je ne vais pas parler
39:13du mot haine
39:14mais aujourd'hui
39:14il y a une très grande
39:15fracture
39:15je dirais ça comme ça
39:16au sein de la société
39:18libanaise
39:18entre les partis
39:19d'un côté
39:20vous avez
39:21une majorité
39:21de sunnites
39:22et chrétiens
39:23et de l'autre côté
39:24vous avez
39:24le Hezbollah
39:25et ça crée
39:26énormément de dissensions
39:27et des frictions
39:28aussi
39:29et c'est ça
39:29qui fait peur
39:30pour l'avenir
39:32Hélène
39:32j'imagine que
39:34politiquement aussi
39:35Donald Trump
39:37rêve
39:38d'une photo
39:38dans le bureau ovale
39:39avec une poignée de main
39:40entre
39:42Benjamin Netanyahou
39:43et le président Aoun
39:44là pour le coup
39:46je veux dire
39:46qu'on soit critique
39:47ou non
39:48envers Donald Trump
39:48s'il obtient cette photo
39:49il y aura quelque chose
39:51quand même
39:51oui mais
39:51enfin
39:53je ne suis pas sûre
39:54que ses équipes
39:55travaillent dans ce sens
39:57d'ailleurs
39:58il a besoin
39:59d'éclairer
40:01sa politique
40:02parce qu'il y a
40:03une personne
40:03qu'on n'entend
40:04pas assez
40:05qui est notre chef
40:07de diplomatie
40:07qui est Marco Rubio
40:08notre secrétaire d'état
40:09donc que fait-il
40:11dans cette situation
40:12où c'est
40:13comme vous avez dit
40:14c'est l'Iran
40:15ou c'est les États-Unis
40:16très militarisé
40:17donc on entend
40:18Pete Hexer tous les jours
40:19mais on n'entend pas
40:20le chef de la diplomatie
40:21donc si on devait
40:22arriver à ce résultat
40:24je suis d'accord
40:25ça sera super
40:26pour tous les Américains
40:27de tous bords
40:28sauf que
40:29la diplomatie
40:30est très absente
40:31et j'avais relaté
40:32ça récemment
40:33que
40:35pendant que
40:36JD Vance
40:36était en route
40:37pour la première négociation
40:38à Islamabad
40:39Donald Trump
40:40et Marco Rubio
40:41ont jugé bon
40:42d'assister à un match
40:43de catch
40:43en Floride
40:46c'est un peu
40:46le coup aussi
40:47du golf
40:48c'est-à-dire
40:48tantôt
40:49on est sur des choses
40:50extrêmement sérieuses
40:51tantôt
40:52ils font
40:53autre chose
40:54mais sur ça
40:55je veux juste
40:55rajouter un point
40:56rapidement
40:56c'est en fait
40:57c'est une petite victoire
40:58pour Donald Trump
40:59parce qu'il se montre
41:00impliqué
41:01et le fait de réussir
41:02à ramener
41:03et d'être présent
41:03lui
41:04hier il y a eu
41:04le deuxième rang
41:05de cette rencontre
41:06libanaise-israélienne
41:07et ils ont voulu
41:08déplacer cette rencontre
41:09à la Maison-Blanche
41:10en sa présence
41:11donc lui il essaye
41:12en fait
41:12il est enlisé
41:13du côté iranien
41:15il essaye de glaner
41:16une victoire
41:16sur le front
41:17israélo-libanais
41:19Romuald
41:20vous m'avez appris
41:22à lire peut-être
41:23tout ce qui se passe
41:24aux Etats-Unis
41:25avec le prisme
41:26de cette date
41:27du 4 juillet
41:29où ça va être
41:29très symboliquement
41:30les 250 ans
41:31de l'indépendance
41:32des Etats-Unis
41:32vous faites d'ailleurs
41:34votre roman graphique
41:35là-dessus
41:35America 250
41:37j'aimerais bien revenir
41:38quand même à cette photo
41:39est-ce que
41:40avec cette date-là
41:41qui obsède peut-être
41:42Donald Trump
41:43qui a besoin
41:43d'avoir ses trophées
41:45impériaux
41:46j'allais dire
41:46pour cette date
41:47du 4 juillet
41:48est-ce qu'il ne lui faut pas
41:49cette photo
41:50dans le bureau ovale
41:50si vous avez parfaitement
41:52résumé la situation
41:52d'abord une petite victoire
41:53diplomatique
41:54parce qu'une photo
41:56c'est bien
41:56mais rappelons-nous
41:57la belle photo
41:58entre Rafat et Rabin
41:59et on voit le résultat
42:00aujourd'hui
42:00donc cela ne garantit
42:02en rien
42:03une paix durable
42:04surtout que
42:05désarmer le Hezbollah
42:07risquera
42:08d'embraser
42:09à nouveau
42:10le pays du cèdre
42:11je pense
42:11que ce pays
42:12n'a jamais été
42:13autant au bord
42:13de la guerre civile
42:14qu'il ne l'est aujourd'hui
42:15et cela depuis des décennies
42:16par contre effectivement
42:17pour Trump
42:17qui est en train de perdre
42:18parce que c'est comme le mot
42:19la guerre en Iran
42:20qui va devoir avaler
42:21des couloves
42:22et faire des concessions
42:23c'est un génie de la com
42:24rappelez-vous
42:25il y a une semaine
42:26lors de la grande réunion
42:27de Turning Point
42:28l'organisation d'extrême droite
42:29fondée par Charlie Kirk
42:30l'activiste assassiné
42:31l'année dernière
42:32devant tous ses partisans
42:33il a clamé victoire
42:34le détroit d'Ormus
42:35est réouvert
42:36les Etats-Unis
42:37ont atteint
42:38leurs objectifs
42:39et tout le monde
42:39l'a clamé
42:40en oubliant que le détroit d'Ormus
42:41était parfaitement ouvert
42:42il y a un mois et demi
42:42donc bref
42:43Trump perdant la guerre
42:44en Iran
42:45s'il a cette photo
42:46oui effectivement
42:47cela lui permettra
42:48de clamer
42:49une certaine victoire
42:50et donc pour lui
42:50ça serait un atout
42:51à la veille du 250ème
42:52anniversaire des Etats-Unis
42:53peut-être un dernier point
42:55sur le Liban
42:56Lynn Taini
42:57dites-moi
42:58peut-être que je me trompe
42:59mais au-delà
43:01évidemment
43:01des priorités
43:03sécuritaires
43:05qui expliquent
43:06aujourd'hui
43:06ce qui se passe
43:07entre Israël et Liban
43:08dans le sud Liban
43:09il y a un aspect
43:10dont on parle peut-être moins
43:11qui est celui de l'eau
43:13le Liban
43:14est peut-être
43:14on dit
43:15je crois qu'on dit
43:15c'est un peu
43:16le château d'eau
43:16du Moyen-Orient
43:18vous avez un pays
43:19extrêmement riche
43:20en rivières
43:20avec son fleuve Litani
43:22etc
43:22autour de lui
43:23il n'y a que des pays
43:25qui connaissent
43:25des stress hydriques
43:26est-ce que ça
43:27ça ne fait pas partie
43:29aussi des objectifs
43:30stratégiques
43:31côté israélien
43:32ça pourrait être
43:33historiquement
43:33on l'a beaucoup dit
43:34d'ailleurs on parle
43:35beaucoup de ce fleuve Litani
43:36qui lui en fait
43:37constitue cette réserve
43:38en eau
43:38et d'ailleurs je voulais
43:39rappeler aussi
43:40que le Liban
43:40contrairement aux pays
43:41autour
43:42a des montagnes
43:43enneigés
43:43où il y a même
43:44des stations de ski
43:45parce qu'il est riche
43:46précisément
43:48également en eau
43:48alors oui
43:49il y a cette question
43:50qui se pose
43:51autour de l'eau
43:51maintenant il est vrai
43:52qu'Israël a créé
43:54des stations
43:55de dessalement
43:56pour l'eau
43:57mais la question
44:00stratégique de l'eau
44:00elle se pose
44:02encore
44:02et c'est aussi
44:03dans les discussions
44:04libanaises
44:04en fait la question
44:05tout le monde se dit
44:06oui Israël
44:07veut rester dans le sud
44:08Liban
44:08parce qu'ils veulent
44:09profiter en fait
44:10de cette eau
44:11du fleuve Litani
44:12donc oui
44:12la question se pose
44:13aujourd'hui
44:14après c'est beaucoup
44:15plus compliqué
44:15parce qu'il y a aussi
44:16quelque chose de très
44:17important à retenir
44:18c'est que si Israël
44:19reste dans ce sud Liban
44:20ça va justifier
44:21la présence du Hezbollah
44:23en tant que résistance
44:24finalement le Liban
44:25est un pays souverain
44:25donc si vous avez
44:26une occupation
44:29étrangère
44:29ça va justifier
44:30la présence
44:31de cette résistance
44:31et ça va torpiller
44:32encore plus
44:33la possibilité
44:34d'une paix
44:34dans le futur
44:35et avec le risque
44:36que ce sud Liban
44:37finalement devienne
44:38un nouveau Gaza
44:39exactement
44:39j'aimerais vous faire
44:41écouter Emmanuel Macron
44:42qui lui se dit prêt
44:43à soutenir le Liban
44:45écoutez-le
44:46nous oeuvrons tous
44:47pour que d'abord
44:47le cessez-le-feu
44:48soit prolongé
44:49et pour que nous puissions
44:52véritablement
44:53bâtir
44:54les conditions
44:54d'une paix durable
44:55qui respecte
44:57la souveraineté du Liban
44:58son intégrité territoriale
44:59et qui désarme
45:01durablement
45:01le Hezbollah
45:02à ce titre
45:04je veux ici confirmer
45:05que la France
45:06se tient prête
45:07au moment où le Liban
45:07en jugera opportun
45:08d'organiser une conférence
45:09de soutien
45:10et de mobilisation
45:11de tous
45:12nous organiserons
45:12cette conférence
45:13qui aura tout à la fois
45:14vocation à soutenir
45:15les forces armées libanaises
45:16et à aider à la reconstruction
45:18du sud Liban
45:18lesquelles sont
45:20indissociables
45:21un des points clés
45:22c'est peut-être
45:24de donner les moyens
45:25que l'armée libanaise
45:27n'a jamais eu
45:27finalement
45:28exactement
45:28l'année dernière
45:29lorsqu'il y avait eu
45:30la première
45:30on va dire
45:31la première guerre
45:32entre Israël
45:33et le Hezbollah
45:34Emmanuel Macron
45:35avait appelé
45:36à cette conférence
45:37humanitaire
45:37où ils avaient pu
45:38récolter un milliard
45:39de dollars
45:40pour le Liban
45:41dont 200 millions
45:41à l'armée libanaise
45:42donc ça c'est le premier point
45:43et cette année
45:44il devait y avoir
45:45une conférence
45:46début mars
45:47mais il y a eu la guerre
45:48en soutien
45:49à cette armée libanaise
45:50aujourd'hui
45:50si l'armée libanaise
45:52n'est pas
45:54véritablement renforcée
45:54avec une décision
45:56internationale
45:57elle ne pourra pas
45:58désarmer le Hezbollah
45:59à part d'autres
45:59considérations politiques
46:00pour pouvoir le désarmer
46:01un des points
46:02aujourd'hui
46:03c'est aussi
46:03de renforcer cette armée
46:05et donc cette conférence
46:06aura une importance
46:07cruciale
46:08pour le futur
46:09sachant qu'Emmanuel Macron
46:10pour le moment
46:11c'est vrai qu'il essaie
46:12de jouer un peu
46:13le médiateur
46:14du Moyen-Orient
46:15mais qu'il est hors
46:16des négociations
46:17qui ont lieu
46:18et les Israéliens
46:19ne veulent pas
46:19qu'il soit présent
46:20hors des négociations
46:21Israël-Liban
46:22allez on va terminer
46:23ces experts sans frontières
46:24avec vos cartes blanches
46:26chaque semaine
46:27chacun choisit
46:28un article
46:29de son pays d'origine
46:31je commence avec vous
46:33Hélène
46:33vous avez choisi
46:34un article
46:34à chaque fois
46:35sur Substack
46:35c'est très bien
46:37c'est très bien
46:37c'est différent
46:38d'auteur
46:38d'un journaliste
46:40qui craint
46:41je crois
46:42que Donald Trump
46:42mette fin
46:43à une tradition
46:45d'un dîner
46:47des correspondants
46:47de la presse
46:48tout à fait
46:48devinez qui vient
46:50dîner demain soir
46:51ce sera
46:52donc Donald Trump
46:53qui pour la première fois
46:55en tant que président
46:56va assister
46:57à un dîner
46:59qui a lieu
47:00tous les ans
47:01c'est l'association
47:02des correspondants
47:03des journalistes
47:04qui suivent
47:05les Etats-Unis
47:06The White House
47:06Correspondents Dinner
47:07et on sait que
47:09Donald Trump
47:10en 2011
47:11a été un peu
47:12charrié
47:13par le président Obama
47:15ça l'a tellement
47:16embêté
47:17que ça lui a donné
47:17même l'idée
47:18de devenir président
47:19lui-même
47:20mais ce qu'il dit
47:21à Costa
47:22j'aime à Costa
47:23qui est un ancien
47:24journaliste
47:24de CNN
47:25c'est
47:26attention
47:27parce que
47:28les journalistes
47:29veulent à la fois
47:31maintenir leur indépendance
47:32on sait à combien
47:33ce Donald Trump
47:34est dur
47:36et un petit peu
47:38en guerre
47:39avec les journalistes
47:40il les insulte
47:43personnellement
47:44et il fait
47:46plein de gestes
47:47pour que
47:48les libertés
47:48de la presse
47:49soient compromises
47:50donc
47:50qu'est-ce qui va se passer
47:51c'est vrai que
47:52juste l'année dernière
47:54c'est même
47:54de Ma Costa
47:54avait dit
47:55il faut dissoudre
47:56cette association
47:57tant que Donald Trump
47:58est là
47:58un article à retrouver
48:00sur Substack
48:01bien sûr
48:01merci beaucoup Hélène
48:03Lynn Thény
48:04vous avez choisi
48:05un article
48:05de
48:06Ici Beyrouth
48:06oui c'est sûr
48:08précisément
48:08le rôle de la France
48:10on se pose la question
48:11en fait aujourd'hui
48:11ça veut dire que
48:12on veut en fait
48:13on se demande
48:14cette France
48:15où est-ce qu'elle est
48:16cette France
48:16qui a une histoire
48:18de diplomatie
48:19et aujourd'hui
48:19on ne l'entend sur aucun
48:20on l'entend
48:22dans son rôle
48:23un peu de médiateur
48:24mais est-ce qu'elle joue
48:25vraiment un rôle
48:26à la hauteur
48:26de son histoire
48:27c'est toute la question
48:28qui se pose dans cet article
48:29et bien voilà
48:30un article à retrouver
48:31dans Ici Beyrouth
48:32où est la France
48:33sur le plan diplomatique
48:35Romuald
48:36on termine avec
48:36votre carte blanche
48:37un article du New York Times
48:39sur encore un projet
48:41de l'empereur Trump
48:42oui Donald Trump
48:43s'en prend maintenant
48:44au Grand Bassin
48:44vous savez
48:45qui est sur le môle
48:45face au Lincoln Memorial
48:47à Washington
48:48il vaudrait le fermer
48:51ou le recouvrir
48:52c'est un petit peu vague
48:53mais cet article
48:54m'a fait plaisir
48:55car cela nous prouve
48:56que nous avons vraiment
48:57un génie à la Maison Blanche
48:58Alexandre Le Grand
48:59au Proche-Orient
49:00et dans le même temps
49:01il a le temps
49:02de se consacrer
49:02à construire
49:03un arc de triomphe
49:04gigantesque
49:04à recouvrir
49:05le bassin historique
49:07du Môle
49:08et à rebaptiser
49:09des monuments
49:09à son nom
49:10merci beaucoup
49:11à nos experts
49:11sans frontières
49:12Romuald Skiora
49:13chercheur associé
49:14à l'IRIS
49:15auteur de
49:15America 250
49:17une histoire graphique
49:18des Etats-Unis
49:19aux éditions
49:20les nouveaux éditeurs
49:21Hélène Kuhn
49:22spécialiste des Etats-Unis
49:23et professeure
49:24à l'INSEC Paris
49:25et puis Lynn Tehny
49:26journaliste libanaise
49:27basée à Paris
49:28je vous souhaite
49:29un très bon week-end
49:30à tous
49:30je vous retrouve
49:31la semaine prochaine
49:31dans les experts
49:32sans frontières
49:33et tout de suite
49:33on retrouve
49:34Stéphanie Collot
49:35pour le journal
49:37les experts
49:37sans frontières
49:38sur BFM Business
49:39Sous-titrage Société Radio-Canada
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