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  • il y a 3 heures
« Les Experts sans frontières », c’est le rendez-vous qui nous fait sortir de notre bulle. Chaque vendredi de 18h à 19h sur BFM Business, des experts étrangers installés en France analysent les grands débats de la semaine avec un œil neuf, détaché des prismes franco-français. Finances publiques, réformes, réarmement de l’Europe, choix politiques, international… Leur regard extérieur éclaire, questionne et parfois secoue. Un décryptage sans frontières pour mieux comprendre les grands enjeux du moment.

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00:00BFM Business présente
00:05Les Experts Sans Frontières
00:08Mathieu Jolivet
00:10Bonjour et bienvenue, très heureux de vous retrouver dans Les Experts Sans Frontières.
00:14Aujourd'hui, ils nous viennent du Japon, des Etats-Unis, d'Espagne et d'Islande.
00:19Les projecteurs du monde entier sont braqués sur Islamabad, le Pakistan,
00:24qui tente une médiation entre Iranien et Américain,
00:27mais le cessez-le-feu en Iran semble de plus en plus fragile.
00:31Dimanche, ce sera au tour de la Hongrie de voter.
00:34Pour la première fois depuis 16 ans, le trait populiste Viktor Orban pourrait ne pas être reconduit.
00:40On verra ce qui se joue en Hongrie, qui est devenue la véritable tête de pont du Trumpisme en Europe.
00:45Et puis, Donald Trump ne décolère toujours pas contre l'OTAN.
00:49Dans son viseur, il a toujours le Groenland.
00:53On en parlera aussi avec nos Experts Sans Frontières.
00:57Les Experts Sans Frontières
01:01Mathieu Jolivet
01:04Bienvenue si vous nous retrouvez dans Les Experts Sans Frontières.
01:06Ils sont tous autour de moi.
01:08Juan Rosé Dorado, correspondant en France pour la presse espagnole.
01:12Bienvenue, Juan Rosé.
01:12Buenas tardes.
01:13Buenas tardes.
01:14Bienvenue aussi à Madoka Kitamatsu, chef du bureau du Nikkei à Paris et Genève.
01:19Le Nikkei, un quotidien économique, un des plus influents et plus lus de la planète.
01:23Bienvenue, Madoka.
01:26Et vous nous raconterez tout à l'heure, mais je crois que vous étiez avec Emmanuel Macron lors de sa
01:31visite officielle au Japon pendant quelques jours.
01:33Ça nous intéresse d'avoir vos impressions aussi de coulisses de ce voyage présidentiel.
01:38Bienvenue aussi à Steven Ekovich, professeur de sciences politiques et d'histoire à l'Université américaine de Paris.
01:44Bonsoir Steven et bienvenue.
01:46Et puis enfin, nous sommes en visio, en direct depuis Reykjavik en Islande avec Damien De Georges, qui est consultant,
01:54qui vit à Reykjavik, spécialiste des pays nordiques.
01:57Vous savez, l'Islande, ce n'est pas très, très loin du Groenland.
02:00On va en parler aussi tout à l'heure.
02:01Bonsoir et bienvenue, Damien.
02:04Peut-être pour commencer un petit tour de table, mais là, au moment où on débute cette émission, Sébastien Lecornu,
02:12le Premier ministre,
02:13est sur le perron de Matignon en train d'annoncer des mesures d'aide ciblées pour aider les ménages face
02:22à la flambée des prix énergétiques.
02:24Il nous dit que les prix, notamment les prix de l'essence, doivent baisser aussi vite qu'ils ont monté.
02:31Juan Rosé, est-ce qu'en Espagne, on a le même niveau d'alerte énergétique maximal qu'en France ?
02:40Tout à fait, mais d'ailleurs, nous avons pris des mesures depuis un peu plus d'une semaine,
02:46puisque le gouvernement de Pedro Sánchez a décreté de réduire la TVA sur l'essence, l'électricité et le gaz
02:52des 11%.
02:53Qui a été réduit tout d'un coup, même si on s'est fait taper depuis quelques jours par l
02:58'Union Européenne,
02:59puisqu'apparemment, on n'a pas le droit de descendre la TVA au-dessus de 15%,
03:03mais nous, aujourd'hui, l'Espagne est à 10% sur ces trois produits, électricité, gaz, essence.
03:10Madoka Kitamatsu, alerte maximale aussi au Japon sur les prix de l'énergie ?
03:17Oui, donc le gouvernement japonais a choisi plutôt de ne pas faire monter le prix du pétrole
03:24en donnant des aides pour les consommateurs japonais.
03:28Pour l'instant, il ne se ressent pas autant les conséquences de la montée du prix du pétrole international.
03:36Pour l'instant, il y a un bouclier qui est, à ce stade, assez actif et qui fonctionne bien.
03:42Steven Ekovich aux Etats-Unis, on voit qu'en six semaines, le prix de l'essence a augmenté de 30
03:49à 40%.
03:51Encore une fois, quand on parle des Etats-Unis, il faut toujours ajouter ou commencer, ça dépend de l'État.
03:56À la limite, ça dépend de la ville aussi, parce qu'après tout, quand le conducteur est à la pompe,
04:03il est chez le percepteur.
04:05Donc, on peut baisser les impôts.
04:10On ne le fait pas pour l'instant aux Etats-Unis.
04:12Peut-être dans certains Etats, c'est toujours difficile de suivre les Etats-Unis
04:17parce que suivre ce qui se passe dans 50 Etats-Unis, dans des grandes villes, c'est un défi d
04:24'experts qui ont le temps de le faire.
04:26Donc, voilà, de toute façon, le consommateur américain râle, peste, est très déçu,
04:34parce que là, c'est un signe qui touche, c'est concret dans la vie des Américains.
04:40Surtout dans un pays où l'automobile, c'est important, où il y a des malles, des shopping centers, des
04:48banlieues.
04:48On a besoin absolument de la voiture, sauf dans les grandes villes, bien évidemment.
04:53Mais là, ça touche directement la portefeuille américaine et il le ressent.
04:58Et alors là, ce qui est intéressant, c'est qu'on est en train de voir Sébastien Lecornu qui dit
05:03« L'électrification est un défi prioritaire ».
05:07Donc, pour lui, la réponse à la crise énergétique actuelle, c'est aussi, au-delà des aides,
05:13qui sont la réponse peut-être de court terme, d'urgence, c'est aussi penser en long terme à moins
05:19dépendre du pétrole.
05:22Moins dépendre du pétrole, c'est le cas espagnol, puisque nous avons énormément développé les énergies renouvelables,
05:29puisque le mix énergétique espagnol est l'un des plus hauts en Europe aujourd'hui.
05:34Et le climat est aussi assez propice pour développer notamment le solaire.
05:37Le climat est propice.
05:38Au même temps, nous n'avons pas cet avantage, peut-être, qu'il y a la France, qu'il y
05:42a l'énergie nucléaire,
05:42parce que nous n'avons pas du tout le même niveau des centrales nucléaires.
05:48Mais quand on parlait, effectivement, je vais vous parler de la TVA,
05:51mais il n'y a pas que ça, en fait, le gouvernement a préparé un bouclier
05:54pour lutter contre cette augmentation des prix énergétiques
05:59et la crise économique qui s'annonce pour la population.
06:03Et ce bouclier comprend, c'est autour des 5 milliards.
06:09Donc, effectivement, il y a beaucoup d'argent,
06:11beaucoup de mesures qui ont été prises et qui sont transversales,
06:14qui ne touchent pas uniquement la question du gaz, l'électricité ou l'essence,
06:19parce qu'il s'agit effectivement de faire face à cette augmentation des prix de l'énergie.
06:23Mais ça peut toucher aussi, par exemple, pour ceux qui sont en loyer assez haut,
06:29pouvoir les arrêter le temps de cette critique, de cette crise.
06:33En tout cas, on voit bien que cette panique énergétique mondiale,
06:36elle s'est faite en quelques semaines avec le blocage du détroit d'Hormuz.
06:40Est-ce que, là, je me tourne vers vous, Damien De Georges, à Reykjavik,
06:44est-ce qu'aussi en Islande, on ressent les effets du blocage d'Hormuz ?
06:53Alors, les effets, ici, sur une île, ils vont surtout se faire sentir sur les billets d'avion
06:58qui devraient augmenter.
06:59D'accord.
07:00Et puis aussi, bien sûr, sur les importations.
07:03Après, le mix énergétique islandais fait qu'on est quand même très axé sur les énergies renouvelables,
07:10donc moins sujet aux volatilités de prix.
07:13Ah oui, c'est ça.
07:14Mais en fait, ce que vous nous dites en Islande,
07:17c'est aussi ce qu'on peut entendre en Chine,
07:18qui est peut-être le plus grand glouton énergétique au monde,
07:22mais qui a mis en place une transition énergétique très rapide,
07:26et qui a aussi, surtout l'aspect circulation et transport,
07:30est quand même peut-être un peu plus protégé que les autres.
07:33Steven Ekovich, il y a quand même quelque chose d'assez spectaculaire,
07:37à laquelle on assiste sous nos yeux en quelques semaines,
07:40une prise de conscience mondiale que les États-Unis
07:44ne peuvent plus garantir la sécurité maritime
07:49dans un endroit clé du monde, dans un checkpoint.
07:52Ça, c'est quand même une prise de conscience qui est assez spectaculaire.
07:55Oui, oui, et ça reflète aussi dans les sondages aux États-Unis,
08:01où le taux de popularité du président de Donald Trump plonge.
08:06ça ne remonte pas, disons.
08:08Les dernières montrent un taux de satisfaction
08:11qui ne dépasse pas 30% pour l'instant.
08:14Ça pèse autour de 30,
08:16qui est dévastateur pour un président.
08:19Donc, en effet, c'est lié à une certaine humiliation,
08:23parce que Donald Trump voulait aller vite et fort,
08:27et gagner une intervention militaire,
08:29et voilà, on a une guerre qui traîne,
08:32une guerre qui traîne,
08:34où les talents, les exploits militaires américains,
08:41il faut le dire,
08:42l'appareil militaire américain est rédoutable.
08:46Mais quand cet appareil militaire n'est pas lié
08:49avec une stratégie coréenne,
08:51voilà ce qu'on voit là.
08:54Donc, voilà.
08:54Ce n'est pas suffisant d'avoir
08:56la meilleure force militaire du monde
08:59sans prévoir, analyser,
09:04établir une finalité stratégique
09:07qui est cohérente.
09:08Et là, on est...
09:09Il y a d'ailleurs une enquête du New York Times
09:12qui a été publiée hier
09:15et qui raconte les coulisses de la décision.
09:17Oui.
09:17Je ne sais pas si vous l'avez vu,
09:20mais qui a l'air de corroborer ce que vous dites là,
09:23à savoir une décision prise
09:25sans aucun contre-argument
09:28autour du président des États-Unis,
09:29de manière un peu isolée,
09:31de manière un peu rapide.
09:33Il a fait par intuition ses propres mots.
09:37J'ai décidé par intuition.
09:38Non, lors d'une réunion,
09:41avant de prendre la décision,
09:43chacun avait son tour à parler et d'analyser.
09:50Il y avait même,
09:51dans l'article du New York Times,
09:54il y avait une réunion
09:56où le premier ministre israélien était présent,
09:59Benjamin Netanyahou,
10:00qui avait une place importante
10:01dans la présentation des possibilités
10:04d'engager des forces militaires dans la région,
10:08des forces militaires israéliens ainsi qu'américaines.
10:11Donald Trump, il a finalement décidé lui-même,
10:15comme toujours,
10:17mais maintenant, il est coincé.
10:19Il n'a pas de portes de sortie,
10:21ou plutôt,
10:22toutes ces portes de sortie,
10:24on l'amène dans le mur.
10:25Donc là,
10:26il voudrait bien,
10:27j'imagine,
10:28juste tout oublier,
10:29de faire quelque chose,
10:31de parler d'autre chose,
10:32mais il n'arrive pas.
10:33Et on se retrouve dans cette situation
10:35presque ubuesque,
10:36où on voit que l'objectif initial
10:39était de prendre possession
10:41d'une voie vitale,
10:43qui était sûre,
10:43qui était gratuite,
10:44le Détroit d'Hormuz,
10:45de la sécuriser.
10:46Résultat,
10:47le Détroit n'a jamais été aussi insécure,
10:50et c'est devenu un coupe-gorge,
10:53et qui est devenu payant aussi,
10:55Juan Rosé.
10:56C'est devenu payant,
10:57peut-être pas pour tout le monde,
10:58parce que vous savez qu'il y a quelques semaines,
11:00il y a quelques jours,
11:01on disait qu'effectivement,
11:02vu la position de l'Espagne,
11:03par rapport à cette guerre
11:05entre l'Iran et les Etats-Unis,
11:08on laissait passer des bateaux
11:10qui étaient en relation avec l'Espagne,
11:12qu'on les laissait passer.
11:15Mais la réalité,
11:16c'est ça en fait,
11:16c'est qu'on a,
11:18avec ce gifle
11:19qui vient d'avoir Donald Trump
11:21et les Etats-Unis...
11:21Les bateaux en relation avec l'Espagne,
11:22ça c'était du côté iranien
11:24pour les remercier
11:25du nom à la guerre de l'Espagne.
11:27D'accord, on y reviendra.
11:28Et d'ailleurs,
11:29dans ce sens,
11:31même les prix du gaz algérien
11:34ont été descendus
11:35parce que
11:35le positionnement de l'Espagne
11:37contre cette guerre
11:39allait dans le sens aussi
11:41des pays comme l'Algérie.
11:43Mais ce qu'on vient d'assister,
11:46c'est qu'en fait,
11:47on vient de réaffirmer
11:49le contrôle, entre guillemets,
11:51du détroit d'Ormus
11:52par l'Iran.
11:53Parce que les Etats-Unis,
11:54effectivement,
11:54n'ont pas su
11:56le défendre,
11:57on va le dire
11:58ou le conquérir,
11:59mais c'est le défendre.
12:00Et donc,
12:01c'est une vraie gifle
12:02pour les Etats-Unis,
12:04mais en même temps,
12:05j'espère,
12:05ça va certainement
12:07réveiller un certain nombre
12:08des pays,
12:09notamment les Européens,
12:10sur sa dépendance
12:12vis-à-vis des Etats-Unis,
12:13que ce soit militaire,
12:14économique ou autre.
12:15Alors justement,
12:16là, je me tourne vers vous,
12:17Damien De Georges.
12:17Est-ce que ce réveil européen,
12:19c'est quelque chose
12:21auquel vous croyez ?
12:22Je rappelle,
12:22vous êtes à Reykjavik,
12:23spécialiste des pays nordiques.
12:25On a l'impression
12:26que pour l'instant,
12:26sur ces six premières semaines,
12:28l'Europe arrive quand même
12:30au second plan.
12:32Est-ce que l'Europe
12:33aura la capacité
12:35d'avoir un rôle diplomatique
12:36plus fort
12:37en aval de cette crise ?
12:39L'Europe,
12:40elle a beaucoup de crises
12:41à gérer en ce moment
12:42et elle pourrait en avoir
12:43de nouvelles
12:44dont certaines
12:45dont on a déjà entendu parler
12:47au début de l'année.
12:50Vous parlez notamment
12:51du Groenland,
12:52j'imagine.
12:53Voilà.
12:54Ça, il faut regarder
12:55le coup d'après,
12:56on en parlera tout à l'heure
12:58et peut-être une chose
12:59à observer aussi,
13:00Madoka Kitamatsu,
13:01comment est-ce que
13:02vous observez peut-être
13:04cette crise
13:05qui peut avoir
13:06un effet un peu
13:07d'accélérateur
13:08de la bascule géopolitique
13:10vers l'Asie, non ?
13:12Aujourd'hui,
13:12c'est-à-dire qu'on a
13:13un axe Chine,
13:14Iran,
13:15Russie
13:15qui risque d'émerger
13:17et d'être encore
13:17de plus en plus,
13:19beaucoup plus fort
13:20qu'hier.
13:20Oui, c'est vrai
13:21qu'en fait,
13:22il y a quelque chose
13:23qui n'est pas très connu
13:24en Europe peut-être,
13:25c'est que l'Iran
13:26et le Japon
13:26traditionnellement
13:27ont eu des relations
13:29très amicales
13:30grâce aux importes
13:31de pétrole
13:32et aussi grâce
13:33à un feuilleton japonais
13:35dans les années 80
13:36qui était rediffusé
13:37en Iran
13:38et c'était devenu
13:39très très populaire
13:39en Iran.
13:40Donc on avait
13:41des sentiments
13:41très bien
13:42l'un de l'autre
13:44mais malheureusement,
13:46pendant cette crise,
13:47le Japon n'a pas pu
13:48jouer un rôle
13:49très important
13:50pour trouver
13:51une solution
13:51et c'était en fait
13:52la Chine
13:53qui avait
13:54qui semble
13:56qu'elle avait
13:56encouragé
13:57Quel était ce feuilleton
13:58très important
14:00des années 80 ?
14:01Ça s'appelle
14:03Oshin
14:04donc il s'agit
14:04d'une femme
14:05qui s'appelle Oshin
14:06qui est née
14:07en pauvreté
14:07et qui a fait
14:09beaucoup d'efforts
14:10pour réussir
14:11dans la vie
14:11et il paraît
14:12que les peuples
14:14iraniens
14:15étaient très encouragés
14:16Adopter cette série
14:16D'accord
14:17et je ne savais pas
14:19qu'il y avait aussi
14:20des liens énergétiques
14:21très forts
14:21ce qui nous rappelle
14:22que le Japon
14:24est peut-être
14:25un des pays
14:26en Asie
14:27qui est le plus exposé
14:29à ce blocage
14:30d'Ormuz
14:31Comment est-ce qu'on le vit ?
14:33Comment est-ce qu'on en parle
14:33en ce moment au Japon ?
14:34Est-ce qu'on met en place
14:35les boucliers nécessaires
14:36et est-ce qu'il y a
14:37des pourparlers parallèles
14:40entre le Japon
14:41et peut-être l'Iran
14:42pour essayer
14:43à minima
14:44d'être prioritaire
14:45en cas de déblocage ?
14:46Alors donc
14:47la première ministre
14:48Takahichi
14:49a eu un appel téléphonique
14:52avec le président iranien
14:53seulement le 8 avril
14:55ce qu'on trouve
14:57quand même
14:57peut-être un peu trop tard
14:58vu la relation
15:00entre l'Iran
15:01et le Japon
15:02qui était toujours bien
15:03jusqu'à maintenant
15:05D'ailleurs
15:06pour l'approvisionnement
15:08on a toujours été conscient
15:10de ce risque
15:11le fait que le Japon
15:12est très dépendant
15:13du pétrole
15:14qui vient du Moyen-Orient
15:15donc on a un réserve
15:16gouvernemental
15:18équivalent
15:18de ce qu'on consomme
15:20pendant 140 jours
15:22il y a aussi
15:23des réserves privées
15:25donc on ne va pas
15:27entrer dans une peinerie
15:28C'est-à-dire que
15:29au Japon
15:29vous pouvez tenir
15:304 à 6 mois
15:32en cas de crise extrême ?
15:34Oui
15:34mais en même temps
15:35on ressent quand même
15:36les conséquences
15:37par exemple
15:37il y a
15:38nafta
15:38donc c'est un matériel
15:40qui est créé
15:43pendant le raffinage
15:44du pétrole
15:45qui est base
15:46de beaucoup
15:46de produits différents
15:47donc on sent
15:48qu'il y a
15:49un blocage
15:51de nafta
15:51qui est très grave
15:52pour les entreprises
15:53japonaises
15:53Tout comme le blocage
15:54de l'hélium
15:55je crois
15:55l'hélium aussi
15:56dans la fabrication
15:58des semi-conducteurs
15:59pour refroidir
16:00lors du processus
16:01de fabrication
16:01et là il n'y a plus
16:02d'hélium
16:02c'est aussi catastrophique
16:04à ce stade
16:05J'aimerais vous faire écouter
16:07Pete Exet
16:08le secrétaire
16:09à la guerre
16:10américain
16:11il s'exprimait
16:12cette semaine
16:13après il faisait
16:14le récit
16:14du sauvetage
16:15spectaculaire
16:16du pilote américain
16:17qui s'était planqué
16:18dans une crevasse
16:19à 2000 mètres
16:20d'altitude
16:21écoutez Pete Exet
16:27Vous voyez
16:28abattu un vendredi
16:29le vendredi sain
16:30caché dans une grotte
16:31dans une crevasse
16:32tout au long du samedi
16:33puis secouru le dimanche
16:34évacué par avion
16:35d'Iran
16:36alors que le soleil
16:37se levait
16:37ce dimanche de Pâques
16:38un pilote renaissant
16:39de retour chez lui
16:40et sain et sauf
16:41pour la plus grande joie
16:42de toute une nation
16:50Steven Ekovich
16:51on sait que les Etats-Unis
16:52même si c'est dans
16:53la culture américaine
16:54aiment avoir ses héros
16:55fabriquer ses héros là
16:57l'administration Trump
16:59a trouvé un héros
17:00Oui
17:01il en fallait
17:02parce que
17:03il faut des héros
17:05il faut chercher partout
17:06les héros
17:07c'est vrai que c'était
17:08un vrai exploit
17:09de sauvetage
17:10d'ailleurs peut-être
17:12vous ne savez pas
17:13Mathieu
17:13mais je suis un ancien
17:15combattant
17:15armée de l'air américaine
17:16j'ai fait cette formation
17:17de sauvetage
17:20et ça m'a rappelé
17:22il y a des années
17:24mon entraînement
17:26ce qui m'a étonné
17:27dans cette sauvetage
17:29moi
17:29vous connaissiez
17:30le process
17:31ce qu'il faut faire
17:32dans les premières heures
17:32je savais ce qu'il fallait faire
17:34au cas où
17:34donc voilà
17:35mais ce qui m'a étonné
17:37c'était
17:37les moyens
17:38très lourds
17:39pour le faire
17:40parce que
17:41dans mon expérience
17:42c'était juste
17:42quelques hélicoptères
17:44qui arrivaient
17:45qui pêchaient
17:46qui nous pêchaient
17:47si nécessaire
17:48mais là
17:49c'était quasiment
17:50un amardin
17:51et ce qui m'a étonné
17:52aussi
17:52c'est qu'il y avait
17:52un colonel
17:53c'est un haut gradé
17:54quand même
17:54un colonel
17:56qui était navigateur
17:57dans l'avion
18:00ça c'est très rare
18:02et on se demandait
18:03mes collègues
18:04et moi
18:04les anciens
18:05pourquoi
18:05un colonel
18:06un colonel
18:08était dans le cockpit
18:10dans cet avion
18:12lors de cette sauvetage
18:13donc il y avait
18:14des choses
18:14qui nous ont un peu
18:15étonné
18:16mais voilà
18:17pour revenir
18:19à l'exploit même
18:20bien évidemment
18:22le secrétaire
18:23à la défense
18:24parce que lui
18:24il appelle ça
18:25le secrétaire
18:26de la guerre
18:27mais voilà
18:29ce n'est pas
18:30le titre officiel
18:31de cet ministère
18:32c'est quand même
18:33encore le secrétaire
18:34de cet ministère
18:35de la défense
18:36donc voilà
18:36ils ont trouvé
18:37après tout ce qui
18:38s'est mal passé
18:40au moins
18:40il y avait ça
18:41au moins
18:41mais quand même
18:42il y avait
18:43quelques avions
18:47très importants
18:48qui ont été détruits
18:49le coût était énorme
18:51donc ça a mis
18:52un peu un bémol
18:53dans ce sauvetage
18:55que ça a coûté
18:56si cher
18:57mais d'un autre côté
18:58on peut dire
18:59que voilà
19:00les américains
19:00sont prêts
19:01à mettre le paquet
19:02pour sauver
19:03un de leurs
19:04voilà
19:05ça c'est pour
19:05le récit
19:06le récit
19:07américain
19:07Madoka
19:08en pleine crise
19:10iranienne
19:10en plein blocage
19:11du détroit d'Hormuz
19:12Emmanuel Macron
19:13s'est rendu au Japon
19:14vous étiez dans la délégation
19:15présidentielle
19:17pour couvrir ce déplacement
19:18en tant que chef
19:19du bureau du Nikkei
19:19en Europe
19:21sur place
19:23quels sont peut-être
19:24les messages
19:25les plus
19:26qui vous ont
19:26le plus marqué
19:27pendant ce
19:28pendant ce voyage
19:29moi de loin
19:30ici par exemple
19:31j'ai entendu
19:32Emmanuel Macron
19:32qui a appelé
19:33une troisième voie
19:35alternative
19:36aux Etats-Unis
19:37et à la Chine
19:39alors oui
19:40c'est vrai
19:40qu'il a parlé
19:41de troisième voie
19:42il a parlé
19:43des coalitions
19:43des pays indépendants
19:44et ça me fait penser
19:46un peu
19:46à différentes approches
19:48diplomatiques
19:49de la France
19:49et le Japon
19:50qui sont deux pays
19:52quand même
19:52qui ont des besoins
19:54assez similaires
19:54on a besoin
19:56d'approvisionnement
19:57de ressources
19:57on a besoin
19:58d'avoir
20:01d'entretenir
20:01des bonnes relations
20:02avec les Etats-Unis
20:03et en même temps
20:04rester indépendants
20:04donc ce qu'on vise
20:06je pense
20:06sont assez similaires
20:09mais la manière
20:10dont on le fait
20:11est différente
20:11et la France
20:12est toujours vocale
20:14à envoyer
20:14des messages forts
20:15des messages
20:17qui sont
20:18sûrement justes
20:20mais c'est pas
20:20la manière
20:21du Japon
20:22de le faire
20:22donc je pense
20:23que c'était peut-être
20:24un petit peu difficile
20:26de trouver
20:28un message
20:28commun
20:29entre les deux
20:30têtes des Etats
20:31en tout cas
20:32j'aimerais bien
20:33vous faire écouter
20:33Emmanuel Macron
20:35qui était au Japon
20:36et qui vantait
20:38la prévisibilité
20:39de l'Europe
20:40face à l'imprévisibilité
20:42de Donald Trump
20:44écoutez-le
20:45vous avez des gens
20:46qui vous disent
20:46nous on va beaucoup
20:47plus vite
20:47mais vous ne savez pas
20:49si après-demain
20:50ils seront encore
20:50à cet endroit
20:51et si demain
20:52ils ne vont pas
20:52prendre une décision
20:53qui peut vous heurter
20:55sans même vous prévenir
20:58c'est à considérer
21:00bon
21:01Samadoka
21:03il dit aux japonais
21:05nous on est fiables
21:06les américains
21:07ils ne sont pas fiables
21:09encore une fois
21:09est-ce qu'il y va pas
21:11trop
21:11comme on dit chez nous
21:12avec ses gros sabots
21:13est-ce que le message
21:14n'est peut-être pas assez fin
21:19à mener assez finement
21:21je ne sais pas
21:21surtout au regard
21:23de la relation stratégique
21:25extrêmement forte
21:26que le Japon a
21:27avec les Etats-Unis
21:28alors je pense
21:30que les entreprises
21:31japonaises
21:31aiment bien
21:32la prévisibilité
21:33donc il n'a pas tort
21:34de parler de ça
21:36aux entreprises
21:36aux chefs
21:37d'entreprises japonaises
21:39après
21:39est-ce que
21:40les entreprises
21:41japonaises
21:41vont investir
21:42de plus en Europe
21:43il y a aussi
21:44il faut penser
21:45au Q
21:45et je pense
21:47que les Français
21:48à côté français
21:49ils espéraient
21:50avoir des annonces
21:51d'investissement
21:52en France
21:53par des entreprises
21:55japonaises
21:55pendant la visite
21:56mais malheureusement
21:57on n'a pas eu
21:59des annonces
22:00ils n'en ont pas eu
22:01alors j'ai entendu
22:01alors ça c'était peut-être
22:02un détail de coulisse
22:03mais j'ai entendu
22:04que le président Macron
22:06enchaînait les retards
22:08pendant la visite
22:09au Japon
22:10qui est quand même
22:11le pays
22:11de la ponctualité absolue
22:12et que ça a agacé
22:13ses interlocuteurs
22:15c'était ce qui paraissait
22:17dans la presse française
22:18une classe de civilisation
22:20je ne sais pas
22:21si vous étiez
22:22aux premières loges
22:22des retards
22:23du président Macron
22:24je pense que c'est
22:25pas qu'au Japon
22:26qui est en retard
22:28c'est un problème mondial
22:30je pense que c'était
22:31déjà partagé
22:32la prévisibilité
22:33de Macron
22:34on va peut-être
22:36commencer par la ponctualité
22:38Roi de Rosé
22:39comment l'opinion publique
22:42espagnole
22:43comment l'opinion publique
22:45espagnole
22:46voit le nom à la guerre
22:48de son chef du gouvernement
22:52positivement
22:52de façon générale
22:53c'est positif
22:54c'est vrai qu'il y a
22:55l'extrême droite
22:56qui est contre
22:56ou une partie
22:58de la droite
22:59mais c'est vrai
23:00que les espagnols
23:01sont plutôt positifs
23:02face à cette
23:03non à la guerre
23:03qui avait déjà été évoquée
23:05par l'Espagne
23:06dans la deuxième guerre
23:07d'Irak
23:08et puis aussi
23:09parce que
23:10effectivement
23:11en politique intérieure
23:12on voit qu'il y a
23:13des résultats électoraux
23:15qui peuvent bénéficier
23:16au parti socialiste
23:17qui insiste
23:19et puis il y a
23:20un certain anti-américanisme
23:22espagnol
23:24historique
23:24qui est là
23:25hormis le fait
23:26effectivement
23:27qu'aujourd'hui
23:27Donald Trump
23:29est un épouvantail
23:31pour toutes les sociétés
23:33alors est-ce que
23:34il y a peut-être aussi
23:34un précédent
23:35Asnar
23:37où là
23:38il était parti
23:39aux côtés des américains
23:40la photo
23:41la photo des saseurs
23:42où on voyait
23:43effectivement
23:43Bush, Asnar,
23:46Barroso
23:46et Tony Blair
23:47là les espagnols
23:48étaient descendus
23:49en masse
23:49avec le noe à la guerra
23:50le noe à la guerra
23:51donc il a repris
23:52effectivement
23:52ce slogan
23:53et ça marche
23:55électoralement
23:55pour l'instant
23:56au niveau
23:57des sondages
23:58et ça marche aussi
23:59par rapport
24:00effectivement
24:00à l'image
24:01de l'Espagne
24:01dans un certain
24:02nombre des pays
24:03notamment au Moyen-Orient
24:04je vous disais
24:04tout à l'heure
24:05que grâce
24:06à ce positionnement
24:08de Pedro Sánchez
24:09l'Algérie
24:10vend moins cher
24:12le gaz algérien
24:14à l'Espagne
24:16grâce à ce positionnement
24:18beaucoup
24:19des sociétés
24:20européennes
24:21les sociétés
24:21civiles
24:22voient avec
24:23bon oeil
24:25Pedro Sánchez
24:26mais ce n'est peut-être
24:27pas le cas
24:27pour les différents
24:28gouvernements
24:29qui sont en
24:31porte-à-feu
24:32par rapport
24:33à la position espagnole
24:34par rapport
24:35à la France
24:35par rapport
24:36à l'Angleterre
24:36ou par rapport
24:37à d'autres pays
24:37il n'y a pas une forme
24:37d'opportunisme politique
24:38il y a certainement
24:40de l'opportunisme politique
24:41il a été plutôt malmené
24:43dans les sondages
24:44et il y a des élections
24:45dans quelques semaines
24:46en Andalucie
24:47il vient de perdre
24:484 élections régionales
24:50et donc il est très malmené
24:52il n'a pas de majorité
24:53au parlement
24:54et donc il voit
24:55effectivement dans les sondages
24:56un léger frémissement
24:57et ça l'intéresse
24:58effectivement aussi
24:59au niveau
25:00de la politique intérieure
25:01allez on va marquer
25:01une courte pause
25:02dans les experts sans frontières
25:03et on se retrouve
25:04on verra si
25:04le Groenland et Cuba
25:06peuvent être
25:06les prochaines cibles
25:07de Donald Trump
25:08et on parlera aussi
25:09évidemment
25:09des élections cruciales
25:11qui se jouent en Europe
25:12en Hongrie
25:12c'est ce dimanche
25:13à tout de suite
25:16les experts sans frontières
25:19Mathieu Jolivet
25:21bienvenue
25:22si vous nous retrouvez
25:23dans les experts sans frontières
25:24autour de moi
25:24Juan Rosé Dorado
25:25correspondant en France
25:26pour la presse espagnole
25:27Madoka Kitamatsu
25:28chef du bureau du Nikkei
25:29à Paris et à Genève
25:30Steven Ekovich
25:31professeur de sciences politiques
25:33et d'histoire
25:33à l'université américaine de Paris
25:35et puis en direct
25:36depuis Reykjavik
25:37Damien De Georges
25:38consultant spécialiste
25:40des pays nordiques
25:41j'ouvre juste
25:42une toute petite parenthèse
25:43pendant cette pause
25:43on en parlait
25:44la discussion continuait
25:46entre nous
25:46et Juan Rosé
25:47vous nous expliquez
25:48que la position
25:50du non à la guerre
25:50de Pedro Sanchez
25:51alors elle fait peut-être
25:53beaucoup de bruit
25:53on parle beaucoup de lui
25:54mais dans les faits
25:56il a un poids diplomatique
25:59totalement nul
25:59pour la suite
26:00c'est ça la difficulté
26:02l'Espagne n'a aucun poids
26:03au Moyen-Orient
26:04elles s'entendent très mal
26:05avec les Etats-Unis
26:06mais elles s'entendent très mal
26:07avec Israël
26:08puisque l'ambassadeur
26:09d'Israël à Madrid
26:11et à Tel Aviv
26:13depuis des mois
26:14il n'y a pas d'ambassadeur
26:15à Madrid
26:16et puis politiquement
26:17l'Espagne n'a aucun poids
26:19diplomatique
26:20dans ces parties
26:21du monde
26:22donc auprès
26:23des sociétés civiles
26:25oui
26:25la position espagnole
26:27forcément
26:27et de Pedro Sánchez
26:29est peut-être appréciée
26:30mais encore une fois
26:32le poids de l'Espagne
26:33est vraiment
26:35insignifiant
26:35par rapport
26:36à d'autres pays
26:37comme notamment
26:38la France par exemple
26:39par rapport au Liban
26:40bon
26:41j'aimerais
26:41vous faire écouter
26:43maintenant
26:44Donald Trump
26:46parce qu'il recevait
26:48cette semaine
26:48le secrétaire général
26:50de l'OTAN
26:51Marc Routeux
26:52et c'est vrai
26:52que les projecteurs
26:53du monde
26:53sont braqués
26:54sur Hormuz
26:55il ne faut pas non plus
26:56totalement
26:57baisser la garde
26:58dans d'autres régions
26:59du monde
27:00écoutez ce que disait
27:01Donald Trump
27:01juste avant
27:02de le recevoir
27:03à Washington
27:05l'OTAN
27:06est un tigre de papier
27:07Marc Routeux
27:08vient me voir mercredi
27:09comme vous le savez
27:10c'est un type formidable
27:12le secrétaire général
27:13est génial
27:13Marc Routeux
27:14c'est quelqu'un
27:14de très bien
27:15mais il a
27:16et vous savez
27:17tout a commencé
27:17si vous voulez connaître
27:18la vérité
27:19car nous voulons
27:20le Groenland
27:21nous voulons
27:21le Groenland
27:22ils ne veulent pas
27:23nous le donner
27:24et j'ai dit au revoir
27:28ok
27:29Damien De Georges
27:30on vous retrouve
27:31depuis Reykjavik
27:34au Groenland
27:34dans quel esprit
27:36on est
27:36et après on verra
27:37aussi en Islande
27:38mais vous
27:38voilà
27:39vous êtes aussi branché
27:39sur le Groenland
27:40est-ce qu'aujourd'hui
27:42on ne baisse pas la garde
27:43et on craint
27:44d'être la prochaine cible
27:46alors c'est un impact
27:47sur la population
27:48au Groenland
27:48c'est évident
27:49il y a des préparations
27:50en termes
27:51de gestion de crise
27:53et puis au Danemark
27:55inutile de dire
27:56que dès que Trump
27:57reparle du Groenland
27:58cette semaine
27:59c'est breaking news
28:00dans les médias danois
28:02c'est une histoire
28:03qui n'est pas finie
28:03surtout si l'idée
28:04de Trump
28:05derrière tout ça
28:06c'était de laisser sa trace
28:07en agrandissant
28:08les Etats-Unis
28:09alors à ce moment-là
28:11on n'aura pas fini
28:12avant 2029
28:15la crainte bien sûr
28:16c'est qu'au fond
28:17vis-à-vis de l'OTAN
28:18et bien
28:19Trump ne se serve
28:20de la crise de l'Iran
28:21et en jouant sur le fait
28:23que les alliés
28:24ne l'auraient pas aidé
28:25alors du coup
28:26finalement
28:26comment les croire
28:27vis-à-vis du Groenland
28:29en cas de besoin
28:31non on a appris par contre
28:32via le média danois
28:33Finance
28:34que le milliardaire américain
28:36Ronald Lauder
28:37soutien de Trump
28:39qui dit-on
28:40lui aurait soufflé
28:41l'idée du Groenland
28:42et bien
28:43il a rencontré
28:44en novembre dernier
28:45Hanouk
28:46la capitale du Groenland
28:48la maire de la commune
28:50et on parle
28:51de possibles donations
28:52philanthropiques
28:53du fonds
28:54Ronald Lauder
28:54notamment pour les enfants
28:56et jeunes de la commune
28:57bref
28:57d'une opération
28:58soft power
28:59ça c'est intéressant
29:00Ronald Lauder
29:03je ne sais pas si vous le connaissez
29:04Steven Ekovich
29:05Ronald Lauder
29:05qui est l'héritier
29:06de l'Empire Estée Lauder
29:07qui est un proche
29:08ils ont fait leurs études
29:09ensemble d'ailleurs
29:10je crois
29:11avec Donald Trump
29:12et il est
29:13voilà
29:14il est dans
29:15il est dans les
29:16il est dans tous les coups business
29:18des opérations
29:19de politique étrangère
29:20de Donald Trump
29:20j'ai l'impression
29:21tiens
29:21voilà
29:23il n'est pas le seul
29:24et le plus important
29:26c'est son gendre
29:28et son ami
29:29Steven Ekov
29:32la réponse
29:33sur les grandes langues
29:34de Donald Trump
29:35ça révèle
29:36une certaine panique
29:37il veut changer
29:38le sujet
29:39c'est tout
29:41en parlant
29:42éventuellement
29:42de Cuba
29:43il veut changer
29:43le sujet
29:44hier c'était
29:45la première dame
29:46aussi
29:46qui parlait
29:47de nouveau
29:47du dossier
29:49Epstein
29:50voilà
29:50c'était
29:50changer le sujet
29:51d'ailleurs
29:52on se demande
29:52si
29:53la guerre
29:55dans le Golfe
29:56n'était pas
29:57une tentative
29:58aussi
29:58d'extraire
30:00le dossier Epstein
30:01ou maintenant
30:01c'est le dossier Epstein
30:02qui est une tentative
30:03de distraire
30:04de son guerre
30:05de Golfe
30:05mais
30:06voilà
30:07il veut absolument
30:08changer le sujet
30:10il voudrait bien
30:11j'imagine
30:11dans sa tête
30:12si il peut
30:12le mettre dans sa tête
30:13laver les mains
30:14du tout ça
30:15et aller faire autre chose
30:16mais il ne peut pas
30:17il ne peut pas
30:18cette guerre
30:18le dossier Epstein
30:20le tient bien
30:22il est vraiment
30:24tenu
30:24et coincé
30:25par les deux
30:26d'ailleurs
30:26Madoka Kitamatsu
30:27comment est perçu
30:28aussi depuis le Japon
30:29cette doctrine
30:31d'unro
30:31de Donald Trump
30:33savoir donc
30:34qu'il dit
30:35voilà maintenant
30:35je suis le shérif
30:36de tout mon hémisphère
30:37il n'y a pas que
30:37les Etats-Unis d'Amérique
30:38il y a aussi
30:39le Groenland
30:40l'Amérique du Sud
30:41le Canada
30:42l'Alberta
30:43etc
30:44voilà
30:44le partenaire stratégique
30:47que sont les Etats-Unis
30:49pour le Japon
30:49comment est-ce qu'on voit
30:50cette doctrine là-bas
30:51alors je pense que
30:52de façon générale
30:54je pense que
30:55pour les Japonais
30:57les Etats-Unis
30:57paraient
30:58un peu moins
31:01un pays
31:03sur lequel
31:03on peut faire confiance
31:04par contre
31:06la première ministre
31:07est quand même
31:08je pense que
31:09elle parie toujours
31:10sur la relation
31:12très étroite
31:13entre
31:14le Japon
31:15et les Etats-Unis
31:15on voit
31:17qu'elle avait
31:18comparé
31:19par exemple
31:21à son rencontre
31:23avec
31:23le président français
31:24je pense
31:25qu'elle avait
31:26mis
31:26beaucoup
31:27beaucoup
31:27d'énergie
31:28à faire réussir
31:29sa rencontre
31:30avec le président Trump
31:31en mars
31:32il faut aussi rappeler
31:34qu'il y a aussi
31:35une coopération
31:35notamment militaire
31:36de défense
31:38entre le Japon
31:39et les Etats-Unis
31:40ça reste
31:42première partenaire
31:43même Sarah Takahishi
31:44a aussi
31:45identifié la Chine
31:46comme la première
31:47la principale
31:48menace stratégique
31:49dans les années à venir
31:50et donc
31:51j'imagine
31:52qu'il ne faut
31:54surtout pas
31:54affaiblir
31:55la relation
31:57avec l'allié américain
31:58oui
31:58elle a dit
31:59quand elle a rencontré
31:59le président Trump
32:00elle a dit
32:01Donald
32:01il n'y a que eux
32:02qui peuvent
32:04qui peuvent
32:07faire revenir
32:08la paix
32:08la paix
32:09au monde
32:09et c'est une phrase
32:11à part
32:11qu'elle a réfléchi
32:12sans dormir
32:13pour penser
32:15à cette phrase
32:16oui
32:17c'est la phrase
32:18que veut entendre
32:18qu'aime entendre
32:21qu'aime entendre
32:21Donald Trump
32:23Juan Rosé
32:24est-ce que
32:25voilà
32:25Donald Trump
32:26on vient de l'entendre
32:26qui dit
32:27qui menace
32:28de quitter l'OTAN
32:30il dit bye bye
32:31à l'OTAN
32:31est-ce que
32:32est-ce que cette menace
32:33il faut la prendre
32:34il faut la prendre au sérieux
32:35est-ce que
32:36si les Etats-Unis
32:37quittent l'OTAN
32:38on ne peut pas
32:40un président
32:40des Etats-Unis
32:41seul ne peut pas
32:42partir de l'OTAN
32:43il faut un acte
32:44du congrès
32:46donc sur le plan
32:47constitutionnel
32:48juridique
32:48c'est impossible
32:49pour un président
32:50seul
32:50de sortir
32:51les Etats-Unis
32:52de l'OTAN
32:53il peut
32:54rendre la vie
32:55difficile
32:56pour l'OTAN
32:57parce qu'après tout
32:57la puissance militaire
32:59la plus importante
32:59au sein de l'OTAN
33:00c'est les Etats-Unis
33:01mais sur le plan
33:02strictement constitutionnel
33:03le congrès
33:04même les républicains
33:05ne le laissent pas
33:06et en plus
33:07juste sur le plan politique
33:09pratique
33:10il y a beaucoup
33:10de républicains
33:11bien évidemment
33:12qui sont contre
33:13donc non
33:13c'est une menace
33:15juste pour faire
33:17éclat
33:19encore des coups d'éclat
33:20c'est des coups d'éclat
33:22oui
33:22mais la réalité
33:23c'est que ces menaces
33:23ne datent pas d'hier
33:25avec Donald Trump
33:25déjà avec Obama
33:27Obama avait demandé
33:28par exemple
33:28aux pays de l'OTAN
33:29d'augmenter leur
33:30en matière de défense
33:32au niveau des pays
33:33des pays
33:34autant c'est vrai
33:35que c'était fait
33:36diplomatiquement
33:36on s'est donné le temps
33:38de le faire
33:39et que les manières
33:40de Donald Trump
33:41sont complètement
33:41différentes
33:42mais par contre
33:43le mal
33:44entre guillemets
33:44est déjà fait
33:45les Européens
33:46doivent penser
33:47à développer
33:48leur pilier
33:49de défense
33:50commune
33:51on a beaucoup parlé
33:52de la défense commune
33:54Allemagne
33:55Allemagne
33:55France
33:56il faut établir ça
33:58de façon plus importante
34:00on a rallié
34:02l'Angleterre
34:03qui a quitté
34:04l'Union Européenne
34:05mais maintenant
34:05on doit se prendre
34:06en charge
34:06aussi militairement
34:08et ce que nous venons
34:09d'assister
34:10ces dernières semaines
34:11au détroit d'Ormus
34:12ça montre
34:13à quel point
34:14nous ne pouvons plus
34:15faire confiance
34:16à Donald Trump
34:16donc juridiquement
34:17oui peut-être
34:18que les Etats-Unis
34:19ne peuvent pas sortir
34:20rapidement comme ça
34:22mais le mal
34:22est fait
34:23et les Européens
34:24doivent assumer
34:25cette responsabilité
34:26aujourd'hui
34:26c'est que l'OTAN
34:28aussi monte
34:29en gamme
34:31et en présence
34:32au Groenland
34:33j'imagine aussi
34:34et puis il y a
34:34cette voie
34:35la troisième voie
34:37dont vous avez parlé
34:38Emmanuel Macron
34:39lors de son voyage
34:41du côté du Japon
34:43il peut y avoir
34:44aussi
34:44une nouvelle structure
34:47où les Etats-Unis
34:48sont moins impliqués
34:49où d'autres pays
34:50vont venir se rajouter
34:51aux pays européens
34:53on a donc
34:54l'Angleterre
34:55mais pourquoi pas
34:56penser effectivement
34:57à des pays
34:57comme le Japon
34:58qui à un moment donné
34:59ont aussi besoin
35:00de se réarmer
35:01puisqu'ils voient
35:02que la puissance américaine
35:04aujourd'hui
35:05on ne peut pas
35:05faire confiance
35:06pas faire confiance
35:07à la puissance américaine
35:08la puissance américaine
35:09qui est dans
35:10tous les dossiers
35:11de la planète
35:12en Europe aussi
35:14j'aimerais vous faire écouter
35:16il dirige la Hongrie
35:18depuis maintenant
35:1916 ans
35:20c'est le très populiste
35:22Victor Orban
35:23qui n'est pas favori
35:24dans les sondages
35:25il y a des
35:26les Hongrois
35:27vont voter ce dimanche
35:29et en fait
35:30il joue une musique
35:31pendant sa campagne
35:32très comme d'habitude
35:34anti-élite
35:35anti-Bruxelles
35:36anti-Ukraine
35:37écoutez
35:38qui est venu le voir
35:39cette semaine
35:39pour l'encourager
35:40sur scène
35:41c'est le vice-président américain
35:42Gilles Evans
35:43qui est venu soutenir
35:45Orban
35:45contre qui ?
35:46contre l'Europe
35:49je voulais adresser
35:51un message
35:51en particulier
35:52aux bureaucrates
35:53de Bruxelles
35:53qui ont tout fait
35:54pour écraser
35:55le peuple hongrois
35:56parce qu'ils n'en aiment pas
35:57le dirigeant
35:57qui lui a réellement
35:59défendu son peuple
36:02bon
36:03Steven Ekovich
36:03là on est
36:04on est
36:05on est sur un cas
36:06d'ingérence
36:07clair
36:08il dénonce
36:08l'ingérence européenne
36:09en faisant de l'ingérence
36:10américaine
36:11comme souvent
36:14chez Donald Trump
36:15et son entourage
36:16il y a
36:17de nouveau
36:17une incorréance
36:18des contradictions
36:21énormes
36:22entre les propos
36:23déjà entre les propos
36:24et les réalités
36:25et les propos
36:27qui se contredisent
36:28donc voilà
36:29qu'est-ce que ça veut dire ?
36:31ça veut dire que
36:32Jay Lee Vance
36:32devient de plus en plus
36:33risible
36:35et on se demande
36:36d'ailleurs
36:37s'il n'était pas envoyé
36:39il va
36:40il est sur le chemin
36:41d'aller au Pakistan
36:43pour faire partie
36:44d'une équipe
36:46soi-disant
36:46négociation
36:47qui commence
36:50très mal
36:51si elle commence
36:53si elle commence
36:54on se demande
36:55s'il n'est pas envoyé
36:56un peu
36:56au front diplomatique
36:58de toute façon
36:59c'est pour une mission
37:00suicide diplomatique
37:02donc le positionnement
37:05de Jay Lee Vance
37:06dans la Maison-Blanche
37:07est mis en question
37:10comme pour beaucoup
37:11de monde
37:12autour de Donald Trump
37:14donc voilà
37:14c'est encore une fois
37:17un autre signe
37:17d'une débandade
37:20d'une incorréance
37:21encore une fois
37:22qui a un impact
37:24très très important
37:25sur les chances électorales
37:26bien évidemment
37:27de Donald Trump
37:28lors des midterms
37:29début novembre
37:30et je crois qu'il se rend compte
37:31et au moins
37:33autour de lui
37:33il se rend compte
37:34qu'il va aussi là
37:35dans le mur
37:36j'aimerais vous faire écouter
37:38aussi le principal opposant
37:40aujourd'hui
37:40dans la dernière ligne droite
37:41contre Viktor Orban
37:42il est de droite
37:44c'est Peter Magyar
37:46qui dépeint Viktor Orban
37:48comme une marionnette russe
37:49écoutez-le
37:54que ce soit clair
37:56pour tout le monde
37:56Orban a invité
37:58dans notre pays
37:58les agents russes
37:59les plus expérimentés
38:00pour interférer
38:01dans les élections
38:02et nous retirer
38:03une fois de plus
38:04notre bien le plus sacré
38:06la liberté hongroise
38:07pour laquelle
38:08nos ancêtres
38:09ont donné leur vie
38:09Viktor Orban
38:10a invité ses agents
38:11afin que la volonté
38:12du peuple hongrois
38:13ne puisse pas prévaloir
38:17voilà donc là
38:18Juan Rosé
38:19on voit
38:20Peter Magyar
38:21qui agite
38:21le chiffon rouge russe
38:23mais le chiffon rouge
38:25existe réellement
38:27puisqu'on a vu aussi
38:28les ingérences
38:29russes au parlement européen
38:31etc.
38:33en Moldavie
38:33lors de toutes les élections
38:34voilà donc
38:35après l'histoire
38:37est la suivante
38:38la passivité
38:40des européens
38:41pour faire face
38:42à une situation
38:42comme celle-ci
38:43c'est vrai aussi
38:44que juridiquement
38:44on ne peut pas expulser
38:46un pays
38:47mais l'Union Européenne
38:48a un socle des valeurs
38:49et des façons de faire
38:51qu'aujourd'hui
38:52est entravé
38:53par l'Hongrie
38:53donc si les hongrois
38:55à un moment donné
38:55souhaitent continuer
38:57à voter
38:58pour quelqu'un
38:59comme monsieur Orban
39:00qui est
39:01de toute évidence
39:02contre l'Europe
39:04à ce moment-là
39:05les européens
39:05comme militairement
39:06je vous disais tout à l'heure
39:08vont devoir effectivement
39:09prendre des mesures
39:10et voir
39:11à laisser vraiment
39:13de côté
39:13l'Hongrie
39:14de l'Union Européenne
39:15aujourd'hui
39:16la seule chose
39:17c'est que peut-être
39:18dans quelques jours
39:20on aura
39:21un changement
39:22de gouvernement
39:23et un changement
39:23de politique
39:24en Hongrie
39:25et ça
39:26ça pourrait peut-être
39:27retablir
39:28la sérénité
39:29européenne
39:30qui a été perturbée
39:31ces dernières années
39:33avec monsieur Orban
39:34Madoka Kitamatsu
39:35vous aussi
39:35vous suivez
39:36vous couvrez aussi
39:37pour le Nikkei
39:38ce qui va se passer
39:39en Hongrie
39:39ça c'est quelque chose
39:41qui intéresse
39:42le journal
39:43le Nikkei
39:43ah oui
39:44je pense que mon correspondant
39:45d'ailleurs
39:45il est en Hongrie
39:46pour suivre
39:47les élections
39:48sur place
39:48et je pense que
39:50donc
39:50le résultat
39:52de cette élection
39:54en soi
39:55ne va pas
39:55impacter directement
39:57les pays asiatiques
39:58mais on trouve
39:59que c'est quand même
40:00très intéressant
40:00parce que
40:01ça peut avoir
40:02des conséquences
40:03pour les autres élections
40:05en Europe
40:05notamment
40:06la présidentielle
40:07française
40:07ça peut peut-être
40:10encourager
40:11les candidats
40:12de récalibrer
40:13leur stratégie
40:14ce qui est intéressant
40:15c'est que
40:15la Hongrie
40:17et on le dit souvent
40:18la Hongrie
40:18est peut-être
40:19le principal laboratoire
40:22du trumpisme
40:23en Europe
40:24et à ce titre là
40:25c'est intéressant
40:26de voir
40:27si le trumpisme
40:28fait encore recette
40:29dans le pays
40:30qui a le plus adopté
40:32Donald Trump
40:32aussi
40:33et puis anti-Bruxelles
40:34et anti-Bruxelles
40:35donc ça c'est quelque chose
40:37qui peut parler au marché
40:38ce signal là
40:40justement
40:40alors ça c'est un sondage
40:41qui était très intéressant
40:43Steven Ekovich
40:44il y a deux ou trois mois
40:45qui était sorti
40:46par Eurobazouka
40:47et qui nous dit
40:49que finalement
40:49l'aventurisme géopolitique
40:51de Donald Trump
40:52a fracturé
40:53les droites radicales
40:55en Europe
40:56Vox
40:56en Espagne
40:58AFD
41:00en Allemagne
41:01Fratelli
41:02Italie
41:03etc
41:03donc là maintenant
41:04on va voir
41:04c'est une élection clé
41:06maintenant
41:06dans cette tendance
41:08c'est une élection clé
41:09donc on peut espérer
41:11le mieux
41:11ce temps politique
41:12Trump fait-il vendre
41:13c'est ça en fait
41:14ce qui se joue
41:14dimanche
41:15parce que
41:16peut-être
41:18ça peut aussi déclencher
41:19une vague
41:20anti-droite
41:20d'une façon plus générale
41:22en Europe
41:23mais aussi
41:23comme vous venez de dire
41:25ça peut aussi
41:26mise en question
41:27le modèle
41:28Trump
41:29de ce qu'il appelle
41:31Orban
41:31la démocratie illibérale
41:33ils le vendent
41:34comme tel
41:35démocratie illibérale
41:36et comme vous avez
41:37bien évoqué
41:38il y a certains
41:39autour de Trump
41:40qui estiment que
41:41pourquoi pas
41:42pourquoi pas
41:43un modèle ici
41:43pour les Etats-Unis
41:44ici aussi
41:45une démocratie
41:46illibérale
41:47il reste à le définir
41:49dans les détails
41:50mais quand même
41:52c'était
41:52vanté
41:53comme tel
41:54par Orban
41:55et est-ce qu'en Espagne
41:57c'est le parti
41:58Vox
41:59de droite radicale
42:01est-ce que
42:03idem
42:03on a observé
42:04là-bas
42:04que
42:06finalement
42:06il se désolidarisait
42:08un petit peu
42:09de Trump
42:10après sa première année
42:11de retour à la Maison Blanche
42:13il ne s'est pas
42:13désolidarisé
42:17des Donald Trump
42:19d'ailleurs
42:19lors de l'investiture
42:21de Donald Trump
42:21le leader de Vox
42:22a été invité
42:23à Washington
42:24pour cette investiture
42:26mais ce qu'on a
42:27qu'on a vérifié
42:28c'est qu'il y a
42:29quand même
42:29encore un plafond de verre
42:31qu'il n'arrive pas
42:32à passer
42:33c'est-à-dire qu'aujourd'hui
42:34en Espagne
42:35on a pratiquement
42:35tous les deux mois
42:36des élections régionales
42:37qui sont extrêmement importantes
42:39et l'extrême droite espagnole
42:41n'arrive pas à passer
42:42la barre des 18%
42:43c'est vrai qu'on n'est pas
42:44encore au niveau
42:44de l'Italie
42:45puisque les populistes
42:46sont arrivés
42:47avec Mme Meloni
42:48au gouvernement
42:49où on voit
42:50que l'extrême droite
42:51du côté de l'Autriche
42:52voire dans des pays
42:53scandinaves
42:54donc on n'est pas
42:55au même niveau
42:56mais n'oublions pas
42:57de toute façon
42:58que M. Orban
42:59a réussi quand même
43:00à faire des populistes
43:01de l'extrême droite
43:02la troisième force politique
43:04au Parlement européen
43:05chose qu'on n'avait pas vu
43:07avant les dernières
43:07élections européennes
43:09mais attendons voir
43:10j'ai bon espoir
43:12qu'effectivement
43:13les peuples hongrois
43:16décident d'échanger
43:16peut-être de cas
43:18parce qu'il va
43:18laisser d'eux
43:20aider aussi l'Europe
43:21et bien sûr
43:23ce plafond de verre
43:24qu'on voit en Espagne
43:25qu'on voit
43:26du côté
43:27du Portugal
43:28notamment
43:29va peut-être
43:31rester plafond de verre
43:32pour eux
43:32et bien en tout cas
43:33on sera vite fixé
43:34parce que ces élections
43:35en Hongrie
43:35c'est dimanche
43:36et ce sont des élections
43:37à un tour
43:38donc dimanche soir
43:39on aura déjà
43:39ce premier signal
43:40politique très important
43:41peut-être pour la suite
43:42et les autres élections
43:43à venir en Europe
43:44on file à Reykjavik
43:46juste un mot
43:47avant vos cartes blanches
43:48Damien DeGeorge
43:49on parlait
43:51des vérités de Trump
43:52au Groenland
43:53mais il ne faut pas oublier
43:54qu'en Islande
43:54là où vous vivez
43:56il avait provoqué
43:58une vive émotion
43:59à travers
44:00l'ambassadeur américain
44:01qui parlait
44:02de l'Islande
44:02comme d'un futur
44:03potentiel état
44:05américain
44:05Oui c'était une blague
44:07effectivement
44:07de Billy Long
44:08qui a été nommée
44:10par Donald Trump
44:10qui n'a pas encore
44:12été confirmée
44:12par le Sénat américain
44:14mais ce qui avait fait
44:15beaucoup d'effet
44:16c'est quand Donald Trump
44:17à Davos
44:18en janvier dernier
44:19avait confondu
44:20Islande et Groenland
44:21là les murs
44:22avaient tremblé
44:22à Reykjavik
44:23Les murs avaient tremblé
44:26Madoka
44:26ne peut pas s'empêcher
44:27de rire
44:30Voilà
44:30des approximations
44:32peut-être
44:33de Donald Trump
44:34on va dire
44:35qu'il est spontané
44:37On va terminer
44:38avec vos cartes blanches
44:39c'est des articles
44:40que vous avez
44:41que vous avez choisi
44:43souvent de vos pays
44:44respectifs
44:45Damien
44:46on commence avec vous
44:47un article
44:47d'un journal
44:48économique
44:49islandais
44:51au sujet
44:52d'une adhésion
44:54potentielle future
44:55de l'Islande
44:56à l'Union Européenne
44:58Oui parce que
44:59le 29 août prochain
45:00est prévu
45:00un référendum
45:01en Islande
45:02sur une reprise
45:02des négociations
45:03d'adhésion
45:04de l'île
45:04à l'UE
45:05et là c'est un sondage
45:06sur en gros
45:07vous pour ou contre
45:08l'idée d'une adhésion
45:09donc c'est la deuxième étape
45:11et là on est à 47% contre
45:1440% pour
45:1513% d'indécis
45:17alors on va dire
45:18qu'il y a une majorité
45:19qui ne comprend pas
45:20que c'est l'UE
45:21qui a sauvé
45:22le Groenland
45:22en janvier
45:23et ça c'est un sujet
45:24qu'on oublie vite
45:25alors que c'était
45:26assez récent
45:26et au fond
45:27que l'Islande
45:28a besoin de faire partie
45:29d'un ensemble
45:29comme l'UE
45:30pour sa sécurité
45:31mais le mois d'août
45:32est encore loin
45:33et d'ici là
45:34si Donald Trump
45:34prononce le mot
45:35Islande
45:35vous verrez que le oui
45:36aura le temps
45:37de prendre 30 points
45:37dans la journée
45:38et est-ce qu'au Groenland
45:41l'idée de s'arrimer
45:43un peu plus fortement
45:45à l'Union Européenne
45:46est quelque chose
45:46qui émerge aussi ?
45:48Oui
45:49depuis la première menace
45:50militaire de Donald Trump
45:51le 7 janvier 2025
45:54effectivement
45:56c'est une idée
45:57qui prend forme
45:59on va dire
46:00que la glace
46:00a fondu énormément
46:02entre le Groenland
46:02et l'Union Européenne
46:04après le chemin
46:05est encore long
46:07Madoka Kitamatsu
46:08votre carte blanche
46:10vient de Nikkei
46:12du journal Nikkei
46:13vous avez choisi
46:14un article
46:15qui parle
46:16des prévisions financières
46:18du Niklo
46:19du conglomérat
46:22qui a notamment
46:22un Niklo
46:23Oui tout à fait
46:24donc ce qui est intéressant
46:25ils prévoient
46:26pour l'instant
46:27qu'ils vont voir
46:29une croissance de profit
46:30mais ce qui est intéressant
46:31c'est que
46:31eux aussi
46:32ils sont touchés
46:33par ce problème
46:34d'étroite dormeuse
46:36parce que
46:37la particularité
46:38du Niklo
46:39c'est qu'ils travaillent
46:39beaucoup avec
46:40les fournisseurs
46:41de fibres synthétiques
46:42c'est ça leur point fort
46:44parce que
46:44ça permet
46:45une production
46:46très stable
46:47plus que du coton
46:50et donc
46:51qui dit
46:52produit synthétique
46:53qui dit besoin
46:54aussi de beaucoup
46:55d'énergie
46:55c'est comme l'histoire
46:57du plastique
46:57et donc on a besoin
46:58de pétrole
46:59qui passe par Ormouz
47:00et du coup
47:01le blocage d'Ormouz
47:02là ils sont en train
47:02de le provisionner
47:04pour la suite
47:05du Niklo
47:05et le président
47:06a critiqué
47:07très souvent
47:08il a dit
47:08la guerre moche
47:10ce qui est assez rare
47:11pour un PDG
47:13de l'entreprise japonaise
47:15de faire des commentaires
47:16politiques
47:17comme ça
47:17très intéressant
47:19article à retrouver
47:20dans le Nikkei
47:22et on termine avec vous
47:23Juan José Dorado
47:24à travers un agenda
47:25et des dirigeants
47:26aussi en France
47:27vous nous faites
47:28une piqûre de rappel
47:30sur cette puissance
47:30culturelle espagnole
47:32Oui je voulais vous parler
47:33justement du soft power
47:34espagnol
47:34que ce n'est pas que
47:35le flamenco
47:36le Real Madrid
47:36et le Barça
47:37il y a aussi
47:38le cinéma espagnol
47:39et la culture espagnole
47:40et justement
47:41vous l'avez indiqué
47:43par exemple
47:43le cinéma espagnol
47:44ces dernières semaines
47:45on assiste
47:47à une rétrospective
47:48de Pedro Almodovar
47:49qui vient
47:49à la cinémathèque française
47:51on voit qu'il y a
47:52un festival de cinéma espagnol
47:53du côté des Nantes
47:54depuis 35 ans
47:55on voit les acteurs espagnols
47:57que ce soit
47:57Rossi Despalmes
47:58qui est la marraine
47:59du nouveau printemps
48:00de Toulouse
48:01ou Carmen Maura
48:02qui est dans les affiches
48:03françaises aujourd'hui
48:04qui sont très connues
48:05du côté français
48:06et donc
48:07ce soft power espagnol
48:08améliore effectivement
48:09l'image de l'Espagne
48:10auprès de la France
48:12et vous avez fait référence
48:13aussi
48:13à des dirigeants espagnols
48:15que personne peut-être
48:16connaît
48:17mais qui dirigent
48:18des grosses entreprises
48:19françaises
48:20et qui sont espagnols
48:21Sanofi est dirigé
48:22par une espagnole
48:23le groupe d'Artyafnac
48:24est dirigé
48:25par un espagnol
48:27Decathlon
48:28est dirigé aussi
48:29par un espagnol
48:30dont vous voyez
48:31le soft power espagnol
48:33encore une fois
48:34ce n'est pas que
48:34le flamenco
48:35le Real et le Barça
48:36Allez on va conclure
48:37cette émission
48:37par un Viva Espagna
48:40Viva Espagna
48:41Merci à tous en tout cas
48:42d'avoir eu l'amabilité
48:43de venir commenter
48:44cette actualité internationale
48:46ou combien dense
48:47dans les experts sans frontières
48:48Juan José Dorado
48:49correspondant en France
48:50pour la presse espagnole
48:51Madoka Kitamatsu
48:52chef du bureau du Nikkei
48:53à Paris et à Genève
48:54Steven Ekovich
48:56professeur de sciences politiques
48:57et d'histoire
48:58à l'American University of Paris
49:00et puis depuis Reykjavik
49:01notre consultant spécialiste
49:03des pays nordiques
49:04Damien De Georges
49:05je vous souhaite
49:06un très bon week-end à tous
49:07je vous retrouve la semaine prochaine
49:08dans les experts sans frontières
49:09et tout de suite
49:09le journal de Stéphanie Colo
49:12Les experts sans frontières
49:14sur BFM Business
49:15Sous-titrage Société Radio-Canada
49:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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