Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 minutes
« Les Experts sans frontières », c’est le rendez-vous qui nous fait sortir de notre bulle. Chaque vendredi de 18h à 19h sur BFM Business, des experts étrangers installés en France analysent les grands débats de la semaine avec un œil neuf, détaché des prismes franco-français. Finances publiques, réformes, réarmement de l’Europe, choix politiques, international… Leur regard extérieur éclaire, questionne et parfois secoue. Un décryptage sans frontières pour mieux comprendre les grands enjeux du moment.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Business présente
00:05Les experts sans frontières
00:10Bonsoir à toutes et à tous, il est 18h, nous sommes vendredi, comme tous les vendredis,
00:14ils seront là dans quelques minutes bien sûr nos experts sans frontières
00:16pour une émission 100% consacrée bien sûr aux événements du côté du Moyen-Orient.
00:21On va vous donner toutes les infos bien sûr dans un instant.
00:23Et puis avec nos experts on se posera pas mal de questions,
00:25quelques-unes des questions notamment que se posent les marchés financiers.
00:30Est-ce que la situation peut s'éterniser ? Est-ce que Trump a un plan de vol ?
00:33Combien de temps peut tenir l'Iran ? Est-ce que l'Europe sera encore aux abonnés absents dans cette
00:38histoire ?
00:38Et puis bien sûr parler de l'énergie qui tient un rôle prépondérant dans ce dossier.
00:42Est-ce qu'une nouvelle géopolitique de l'énergie est en train, mine de rien, de prendre forme sous nos
00:47yeux ?
00:47Voilà le programme non exhaustif.
00:51Les experts sans frontières
00:54Mathieu Jolivet
00:56Allez 18h06 sur BFM Business, ils sont là nos experts sans frontières comme tous les vendredis.
01:01Évidemment on va consacrer toute cette heure aux événements du côté du Moyen-Orient.
01:05Bonsoir Louise Corradini, bonsoir Louise.
01:07Merci beaucoup, est avec nous correspondante à Paris du journal argentin La Nation, Richard Verli.
01:11Bonsoir Richard.
01:12Bonsoir Guillaume.
01:13Correspondant en France du journal suisse Blick et Steven Ekovic qui est avec nous.
01:16Bonsoir Steven.
01:17Bienvenue professeur d'histoire et de sciences politiques à l'American University of Paris.
01:21Bon, Erwan Maurice vient de nous rappeler les grandes infos au soir de ce septième jour de conflit.
01:26Il y a quand même beaucoup de questions et une notamment qui reste sans réponse ce soir.
01:29Quelle est vraiment la stratégie de l'administration ?
01:32Trump veut-elle renverser le régime des Mola ou laisser la rue iranienne s'en charger ?
01:38Regardez ce que Trump a posté tout à l'heure sur son réseau Tchouz.
01:41Il dit clairement qu'il n'y aura pas d'accord avec l'Iran, seulement une capitulation sans condition.
01:46Pour ce qui est d'un éventuel changement de régime, c'est tout aussi ambigu aujourd'hui que ça ne
01:52l'était ces derniers jours.
01:53Écoutez ce qu'il disait lundi dernier, ça n'a pas pris une rite finalement.
02:02Nous sommes les plus forts, les plus puissants au monde, de loin.
02:05Nous l'emporterons facilement.
02:07Déjà, nous sommes très en avance sur notre calendrier, mais peu importe le temps que ça prendra.
02:16Dès le départ, nous avions envisagé 4 à 5 semaines, mais nous avons les capacités de durer bien plus longtemps
02:22que cela.
02:27Voilà, 4 jours à l'échelle de ce conflit, ça paraît une éternité.
02:31Ça n'a pas pris une ride, ce que dit Donald Trump.
02:34Et en plus, il réussit l'exploit, je parle de ce poste, de poster un message incendiaire.
02:38Alors, sur la forme, mais sur le fond, qui ne dit rien de plus de ses intentions.
02:42Et en plus, il se tire une balle dans le pied, puisqu'on en reparlera tout à l'heure.
02:45Le prix du baril de pétrole, vous l'avez entendu, s'est envolé de 10 dollars.
02:47Donc, vous êtes plus que jamais en droit de vous poser la question, est-ce qu'il y a un
02:50pilote dans l'avion ?
02:50Est-ce qu'il y a une stratégie finalement ? Richard, comment vous voyez ça ?
02:53Alors, moi je crois qu'il y a un pilote, c'est Donald Trump.
02:55Il a bel et bien l'intention de garder les commandes.
02:58Il est dans le cockpit, mais il ne sait pas du tout où il doit atterrir.
03:01C'est ça, le grand problème.
03:03Et c'est ça, à mon avis, qui nous pose question.
03:05C'est-à-dire qu'on a quelqu'un qui ne lâchera absolument pas les commandes.
03:09Autrement dit, il ne demandera l'avis de personne sur ce qu'il faut faire.
03:13Il continue de penser que le régime iranien va capituler.
03:17Maintenant, on est sur cette demande.
03:19Donc, ça veut dire sortir avec le drapeau blanc, dire,
03:22« Monsieur Trump, nous vous donnons tout ce que nous avons. »
03:25Oui, mais il ne dit pas s'il fera lui-même le job ou pas.
03:28Il a quand même envie que la capitulation ait lieu devant lui.
03:32Il ne faut pas se tromper.
03:33Je pense qu'il pense que les Iraniens capituleront devant lui.
03:36Après, moi, la grande inquiétude, c'est qu'il ne sait pas où il va faire atterrir tout ça.
03:39Parce qu'il n'y a aucun plan pour l'Iran demain.
03:42Oui, Louise.
03:43Oui, je suis tout à fait d'accord.
03:46Mais en plus, il y a une énorme différence avec les autres interventions américaines dans la région.
03:52Donc, je voudrais vous mentionner les déclarations de Pete Head cette semaine.
04:00Il dit « Ces frappes ne constituent pas un exercice de construction des démocraties.
04:06Cela est absolument exclu. »
04:10Mais alors, qu'est-ce qu'ils veulent ?
04:12Si ce n'est pas un changement des régimes pour faire une démocratie à l'américaine,
04:17comme les voulaient les autres présidents américains quand ils sont intervenus en Irak.
04:23En Irak ou en Afghanistan.
04:24Qu'est-ce qu'ils veulent ?
04:26C'est ça qu'on se demande.
04:28Qu'est-ce qu'ils veulent ?
04:28Est-ce que vous y voyez un peu plus clair sur les réelles intentions de Trump, Steven ?
04:33Est-ce qu'ils veulent renverser le régime ?
04:35Oui ou non ?
04:36Si oui, est-ce qu'ils veulent le faire lui-même ?
04:38Moi, je dirais, lui-même, il ne sait pas.
04:42Je ne suis pas sûr que c'est clair dans sa tête.
04:44De toute façon, comme j'allais commencer à dire,
04:47si un cœur de conseiller autour de lui,
04:51il ne chante pas à partir de la même partition.
04:54Donc, c'est une cacophonie, je dirais, à peu près habituelle avec cette présidence.
05:01Ce qui était très intéressant, c'était l'audience d'Elbridge Colby, hier.
05:09Je crois que c'était le Sénat, je ne sais pas dans quelle chambre.
05:13Et lui aussi, il ne savait pas exactement ce qu'il voulait dans le Trump.
05:17Il était coincé quand on lui demandait quels sont les buts de guerre.
05:21Il dit des choses comme, on s'aligne sur le président,
05:25on va mettre en œuvre ce qu'il veut.
05:28Donc, vraisemblablement, lui aussi, le deuxième après Hexeth.
05:34Il me semble, après ce que je vois,
05:37que Hexeth ne participe pas au conseil de guerre.
05:40Il est là pour faire le claque des...
05:45C'est-à-dire le moral des troupes, quoi.
05:46Voilà, voilà.
05:48Donc, il fait la propagande, il chante les louages à Donald Trump.
05:53C'est un très grand bonhomme, c'est le meilleur.
05:56Les démocrates sont pourris, ils savent quoi...
05:58Donc, là, ça, ce n'est pas donner au public l'information.
06:03Par contre, les militaires, très professionnels, très posés,
06:07quand eux, ils sont au micro,
06:11ils font leur travail d'une façon professionnelle.
06:14Ils donnent les informations qu'ils peuvent donner.
06:16Bien sûr, il y a certaines informations militaires,
06:18on ne va jamais donner.
06:20Mais donc, il y a un grand écart, un décalage entre les militaires
06:25qui font leur boulot tactique d'une façon très impressionnante.
06:30Mais ça, c'est tactique.
06:31Et même si on va faire un peu géostratégie,
06:36il y a ce niveau tactique.
06:39Les Américains sont très, très forts dedans, c'est clair.
06:42Opérationnels, tous les théâtres.
06:44Très complexe, hein ?
06:45C'est un travail assez impressionnant.
06:48La grande question, c'est le niveau stratégique.
06:51Qu'est-ce qu'on va faire sur le niveau stratégique ?
06:54Alors, au niveau militaire, on exécute.
06:56Au niveau politique, qu'est-ce qu'on a raté ?
06:59Est-ce qu'on a sous-estimé la résilience de l'Iran ?
07:01Je ne sais pas si, est-ce qu'on peut parler au bout
07:03de sept jours de conflits de résilience de l'Iran,
07:06de l'armée iranienne, finalement ?
07:07Mais on le savait, nous les Européens, on le savait.
07:10On savait la capacité de l'Iran à résister.
07:14Vous croyez vraiment que l'administration américaine
07:16a sous-estimé cette capacité à résister ?
07:18Moi, je crois qu'ils ont sous-estimé
07:22ou simplement ils vivent dans une boule
07:25comme ils ont fait pendant la guerre en Irak.
07:28Ils ont décidé qu'il y avait des armes
07:30de destruction massive en Irak
07:32et ils voulaient y aller et ils sont allés.
07:34Et moi, je pense que l'histoire se répète.
07:38Et je ne sais pas ce qui va se passer
07:40parce que c'est vrai que nous, les Européens,
07:43nous savions que l'Iran n'était pas le Venezuela.
07:48C'est la moindre de choses.
07:50Mais les Américains aussi le sait.
07:52Peut-on imaginer que l'Amérique ait sous-estimé
07:54la capacité de nuisance de l'armée iranienne ?
07:56Est-ce que c'est quelque chose de concevable, ça, Richard ?
07:58Ça interroge quand même.
08:00Je pense qu'il y a deux choses
08:02que peut-être les Américains et les Israéliens,
08:05n'oublions jamais de citer les Israéliens,
08:07c'est une opération conjointe,
08:08deux choses qu'ils n'ont peut-être pas vu venir.
08:11D'abord, c'est que, je crois, le régime,
08:14et le mot, il faut faire attention,
08:16le régime, mais disons les corps constitués,
08:18notamment les gardiens de la Révolution,
08:20résisteraient à la mort de Ramenei.
08:22Je pense qu'ils avaient la conviction,
08:23et c'est d'ailleurs pour ça qu'ils ont démarré l'opération.
08:26Vous connaissez l'histoire.
08:27Ils ont appris qu'il y aurait cette réunion.
08:29Ils ont anticipé les frappes, etc.
08:31Et je pense que l'état-major américain,
08:34Donald Trump lui-même, Netanyahou sans doute,
08:37pensait que Ramenei tué avec une trentaine d'autres dirigeants,
08:41ça décapiterait le régime,
08:43et qu'à ce moment-là, le régime tomberait.
08:45Ça, ça ne s'est pas passé.
08:47Ça ne s'est pas passé.
08:48Et là, c'est sans doute la surprise.
08:50Après, sur la capacité de résistance militaire,
08:52je ne crois pas qu'il y a de surprise.
08:54Au fond, la volonté de cette première frappe,
08:57c'était de taper politiquement fort,
09:00de décapiter ce régime,
09:01pour qu'ensuite, les combattants ne passent pas à l'acte.
09:04Les combattants sont passés à l'acte,
09:05et maintenant, on se retrouve avec deux questions,
09:07dont je ne vois pas la réponse dans tout ce que je lis,
09:10mais je n'arrive pas à tout lire, bien évidemment,
09:12comme nous tous.
09:13C'est combien de missiles sont encore aux mains des Iraniens ?
09:16Parce qu'il est tout à fait possible
09:17qu'en ce moment, ils les économisent
09:19en but de les tirer demain ou après-demain.
09:22Et bien évidemment, combien de drones ?
09:24Parce que le drone, c'est encore plus facile à stocker,
09:26ça coûte beaucoup moins cher,
09:28et là, ça pourrait faire durer les frappes
09:29pendant très longtemps.
09:30Et ce qu'on n'a peut-être pas anticipé non plus,
09:32c'est le fait que le conflit allait s'exporter
09:34dans des pays qui n'avaient rien demandé à leur origine.
09:37Vous avez vu encore ce qui s'est passé ces dernières heures
09:39du côté du Kurdistan irakien.
09:41Encore une explosion cet après-midi
09:42près de l'aéroport d'Erbil.
09:43Il y a un gros complexe construire.
09:44Exact, c'est exactement ça.
09:47Et c'est Donald Trump même qui l'a dit.
09:51C'était une surprise que ces pays soient attaqués.
09:56Il n'y a pas que le Kurdistan, il y a la Turquie.
09:57Vous savez qu'il y a un missile balistique iranien
09:59qui a bien visé la Turquie.
10:00Alors les Turcs disent que ce n'est pas nous
10:02qui étions visés, c'était des installations militaires
10:05du côté de Chypre.
10:06Oui, et les Iraniens disent que c'était un missile...
10:10Absolument.
10:11Vous avez l'Azerbaïdjan aussi
10:13qui a essuyé des tirs de missiles ou de drones,
10:16je crois, hier, qui a dit nous n'en resterons pas là.
10:19Donc là, c'est exporter le conflit.
10:20Oui, mais ça pourrait être dans les cas de Chypre,
10:25dans le cas des autres pays hors le Golfe,
10:29ça pourrait être aussi des opérations de false flag,
10:33c'est-à-dire des opérations décidées par les services secrets israéliens.
10:40On ne le sait pas.
10:41Ça, on ne le sait pas.
10:42On est en guerre.
10:43Donc tout est légitime.
10:45Mais de toute manière, c'est vrai que
10:47si le président des États-Unis reconnaît que c'était une surprise
10:51que l'Iran décide d'attaquer ses voisins,
10:55c'est quand même extraordinaire.
10:57C'est pour la première armée du monde.
10:59Aussi extraordinaire, je vois sourire.
11:01On n'a pas compris pourquoi l'Iran expédiait des missiles ou des drones
11:05sur les pays proches de la région,
11:07l'Arabie Saoudite,
11:09mais pas que, le Koweït, Oman aussi,
11:11qui pourtant était perçu comme un médiateur,
11:13souvent dans bien des conflits.
11:16Parfois, les militaires sont plus prudents
11:18que les diplomates ou les politiques,
11:20parce qu'ils savent que c'est une chose très sérieuse, la guerre.
11:23Il y a un dicton, un vieil dicton chez les militaires américains
11:27et qu'aucun plan prévu survit intérieurement
11:34après le premier contact avec l'ennemi.
11:38Une autre façon de dire,
11:41après le premier contact, il faut être en mesure de s'adapter.
11:44D'ailleurs, ça revient à un autre dicton attribué au général MacArthur
11:48qui disait, toute défaite militaire peut être résumée en deux mots,
11:54trop tard.
11:55Qu'est-ce que ça veut dire ?
11:57Le côté qui ne sait pas s'adapter aux événements,
12:03à la situation très changeante du champ de bataille,
12:06est perdant.
12:07Donc, moi, j'ai dit...
12:10On savait d'ailleurs que les militaires américains
12:13ont donné deux options à la Maison-Blanche.
12:14La première option, c'était une intervention limitée
12:17pour appuyer les négociations.
12:19La deuxième option, c'était la frappe massive.
12:21Et il paraît que c'était le vice-président J.D. Vance
12:24qui a poussé pour le...
12:26Lui, qui était non-interventionniste...
12:28Non-interventionniste, et qu'on entend très peu d'ailleurs...
12:30Et lui qui, vraisemblablement, a fait le président
12:35infliger plutôt pour l'option massive.
12:39Bien évidemment, les militaires savent pratiquement
12:41qu'il y ait des choses...
12:43Il y a toujours des surprises.
12:45Comme on dit sur les antennes américaines,
12:47l'ennemi a toujours aussi son mot à dire.
12:51Donc, on est plein dedans.
12:52Et que le président soit surpris, c'est arrueillissant.
12:55Richard, quand Trump dit il y a quelques heures
12:57pas de troupe au sol, ça serait une perte de temps.
12:59Évidemment, il envoie un message à sa base Maga
13:01qui ne veut pas d'intervention sur la durée
13:03et qui ne veut pas d'enlisement.
13:04Mais il adresse aussi un sacré message à Israël.
13:07Est-ce que c'est là, maintenant, qu'on va voir apparaître
13:09la véritable fracture entre les intentions
13:11des Américains et des Israéliens ?
13:13C'est possible.
13:13Alors, avec Trump, le problème, c'est qu'il a dit
13:15le contraire quelques jours plus tôt.
13:17Parce que dans une interview au New York Post,
13:19il avait dit que si c'est indispensable,
13:21il n'excluait pas des troupes au sol.
13:23Donc, l'une des difficultés avec Trump,
13:25c'est que comme il veut contenter tous les publics,
13:28tout le monde, et qu'il ouvre des feux partout,
13:30qu'il allume des feux partout,
13:31on a une grande peine à savoir ce qu'il veut vraiment.
13:34La réalité, je crois qu'au bout d'une semaine de frappe,
13:37tous les experts militaires le disent,
13:39il faudra, pour faire tomber ce régime,
13:43il faudra que quelque chose se passe au sol.
13:47Je dis bien que quelque chose se passe.
13:48Alors, est-ce que cette chose, ce sera une offensive ?
13:50On entend beaucoup parler, là, aujourd'hui,
13:52d'une possible offensive des Kurdes d'Iran,
13:55qui iraient sur Téhéran
13:57avec l'aide, peut-être, de conseillers américains.
13:59Il faut rappeler que les Américains
14:01sont très présents au Kurdistan irakien.
14:03Ça, c'est une possibilité.
14:05Est-ce que ça peut être autre chose ?
14:07En tout état de cause, je crois que Trump,
14:09lui, ce qu'il veut maintenant,
14:11c'est convaincre, espère-t-il,
14:13les dirigeants iraniens
14:15de capituler maintenant.
14:17Sous-entendu, c'est votre intérêt.
14:20Et c'est là où on peut quand même
14:22se poser la question,
14:23parce que qu'est-ce qu'ils ont à gagner
14:25à capituler, les dirigeants iraniens ?
14:27Même en admettant...
14:28La fin de leurs privilèges.
14:29Même en admettant que
14:32ceux qui ont du sang sur les mains,
14:34c'est déjà arrivé dans l'histoire,
14:36décident de capituler, de négocier.
14:38Mais vous feriez confiance à Donald Trump,
14:41vous, pour négocier ?
14:42Vous négocieriez avec Donald Trump,
14:44l'homme qui est capable de vous trahir demain ?
14:46Donc, quand vous êtes un dirigeant iranien,
14:49franchement, vous vous dites
14:50« je vais jamais faire confiance à Trump ».
14:52Ce n'est pas possible.
14:53Mais les iraniennes le disent d'ailleurs.
14:55On ne peut pas faire confiance à Trump.
14:56Chaque fois qu'on entre dans une négociation,
14:58ils vont à la guerre.
15:00Ils nous frappent avec les armes.
15:03Donc, on part du principe
15:04qu'on ne fait...
15:05Trump ne s'en remet plus
15:06à la rue iranienne, finalement,
15:08pour orchestrer le départ
15:11des derniers vestiges du pouvoir.
15:12On sent une population tétanisée vers l'Iran.
15:14Il y a le souvenir,
15:15il y a l'immédiat des milliers,
15:17des dizaines de milliers de morts
15:19qui fait que la population, aujourd'hui,
15:20n'est pas prête à retourner dans la rue
15:21pour réclamer le départ du pouvoir.
15:23Mais est-ce que...
15:24Ça, c'est une autre chose absolument ahurissante.
15:27Qui a pu imaginer
15:29que la rue pouvait faire face
15:32aux gardiens de la Révolution ?
15:34C'était le message de Trump
15:35jusqu'à il y a une dizaine de jours.
15:36Mais oui, je le sais.
15:37Mais ça, c'est encore quelque chose
15:39d'absolument incompréhensible.
15:41Tout est un désordre.
15:43Mais un désordre tellement gigantesque
15:45que c'est tellement difficile de comprendre.
15:48Maintenant, je voudrais savoir, par exemple,
15:52que va-t-il faire, Donald Trump,
15:54avec son ami Poutine ?
15:56Parce qu'aujourd'hui, on vient d'apprendre
16:00que Moscou est en train d'aider
16:02le régime iranien
16:04à contrer les attaques des Américains.
16:08Que va-t-il faire, M. Trump,
16:11avec son ami Poutine ?
16:12Je voudrais savoir.
16:14J'attends.
16:16Son équipe voudrait savoir aussi, je crois.
16:19Exactement.
16:20Ce qui est...
16:21Je crois qu'on est tous d'accord,
16:23mais tous ceux qui regardent l'Iran aujourd'hui,
16:26on a l'impression d'une aventure
16:28que Trump a décidée.
16:30D'ailleurs, l'a-t-il vraiment décidée ?
16:32Ça, c'est une autre question.
16:33Est-ce que le vrai chef de cette opération,
16:35ce n'est pas Benjamin Netanyahou ?
16:37Ce qui, dans ce cas de figure,
16:39pose une énorme question.
16:41C'est-à-dire que la première puissance mondiale,
16:43celle qui montre ses biceps en permanence,
16:46en fait, ce n'est pas vraiment elle qui dirige.
16:48Donc, je crois qu'il y a beaucoup
16:50de toutes ces questions qui se posent.
16:52Après, si on en revient aux faits,
16:54il y a quand même deux choses
16:56où on est sûr que Trump a le regard braqué.
16:59Il a le regard braqué sur le pétrole iranien.
17:01On va en parler, bien sûr.
17:02Et il a le regard braqué sur les bourses.
17:04Et c'est peut-être là que le régime iranien,
17:08et on est à BFM Business,
17:09vous connaissez bien ce sujet,
17:10c'est peut-être là la carte ultime
17:13de ceux qui restent du régime iranien,
17:15c'est faire trébucher les bourses.
17:17On parlera de l'économie, bien sûr,
17:18des incidences économiques longuement,
17:19dans une dizaine de minutes.
17:21Vous parliez, Louise, de la Russie,
17:23du rôle de Poutine.
17:24Et quelqu'un dont on ne parle pas beaucoup,
17:25c'est Xi Jinping, c'est la Chine,
17:27qui regarde tout cela avec beaucoup de circonspection.
17:29On rappelle ce chiffre qu'on martèle,
17:30c'est-à-dire 80% du pétrole iranien exporté,
17:34clandestinement, bien sûr,
17:35part à la Chine.
17:36La Chine ne va pas bien sur le plan économique.
17:38La Chine n'a pas besoin de se priver,
17:40en ce moment,
17:41qui plus est, du pétrole iranien acheté à bas prix.
17:44Voilà.
17:44Est-ce que vous dites...
17:45Il ne peut pas.
17:46Et apparemment...
17:47C'est peut-être la Chine qui détient la clé
17:48dans le cadre de négociations derrière le bidon.
17:51Apparemment, dans les dernières heures,
17:54la Chine fait pression sur l'Iran
17:58pour le déblocage du canal...
18:00Oui, de Hormuz.
18:00Parce que c'est vrai que pour eux,
18:03c'est absolument fondamental
18:06de recevoir le pétrole et le gaz.
18:09Et le président chinois
18:12aurait donné des instructions
18:14de que plus une goutte de gaz
18:18ou de pétrole sort de Chine,
18:20en ce moment.
18:21C'est absolument hors de question,
18:23parce qu'ils en ont besoin, absolument.
18:24Mais c'est vrai que,
18:25à son habitude,
18:28il garde cette low profile.
18:33Mais il fera absolument
18:35tout ce qui est dans son pouvoir
18:38dans les semaines qui viennent
18:40pour limiter les gains
18:42de Donald Trump.
18:43Ça, c'est sûr.
18:44Les Chinois et les Indiens
18:45n'ont beaucoup à perdre
18:47dans cette histoire.
18:48On peut penser que si les Chinois
18:49et les Indiens discutent
18:50et font passer quelques messages
18:51derrière, sous le tapis,
18:52ce qui reste du pouvoir iranien,
18:56c'est même étonnant
18:57qu'à ce stade...
18:59Non, mais les Indiens aussi,
19:01l'Inde est aussi dans le pétrole.
19:03Il y a beaucoup de pays, d'ailleurs,
19:05qui sont en difficulté.
19:07Mais ce que vous dites,
19:08c'est du côté de l'Inde,
19:08la Chine,
19:09que les choses pourraient se débloquer,
19:10ne serait-ce que...
19:11Débloquer...
19:12Pour ce qui est en lien
19:12avec le...
19:13Dans le mesure,
19:13ils sont obligés
19:14de mettre en avant leurs intérêts,
19:16puisqu'ils sont quand même
19:17des puissances,
19:18et puisqu'ils ont des relations
19:19avec les Iraniens,
19:21certainement, quelque part.
19:22Mais encore une fois,
19:23on est dans le brouillage de la guerre,
19:25c'est flou,
19:26mais on peut dire raisonnablement
19:28qu'ils ont intérêt
19:29de mettre pression quelque part
19:32chez les Iraniens.
19:33Voilà.
19:34Alors, les Chinois ont déployé,
19:35on le dit peu,
19:37trois navires,
19:38dont un navire connu
19:39pour être un navire électronique espion
19:41dans le Golfe Persique.
19:42C'est-à-dire que les Chinois
19:43ont des moyens de captation importants,
19:46et ça, c'est assez nouveau.
19:47Alors, qu'est-ce qu'ils font ?
19:48Est-ce qu'ils collectent des infos pour eux ?
19:50Ou est-ce qu'ils appuient les Iraniens
19:52d'une manière ou d'une autre ?
19:53Autre chose,
19:54on a quand même des doutes
19:56sur les fameux missiles,
19:57le missile Koramshar,
19:58qui avait été présenté en février,
20:00qui vient d'être utilisé d'ailleurs
20:01contre un des pays du Moyen-Orient.
20:03Eh bien, ce missile,
20:04il a beaucoup de composants
20:06qui venaient de Chine.
20:07Et donc, il est...
20:08Vous savez, n'oublions pas,
20:09on n'en parle pas,
20:10c'est normal,
20:11on est focalisé sur le Golfe Persique
20:13et le théâtre aéronaval.
20:15Mais l'Iran a une grande frontière
20:16avec le Pakistan.
20:17Le Pakistan est un pays ami de la Chine.
20:19Ils ont de très bonnes relations.
20:22Donc, que se passe-t-il
20:23le long de cette frontière ?
20:24Est-ce que la Chine,
20:25justement,
20:26qui se tait,
20:26elle a envoyé un médiateur ?
20:28Officiellement,
20:28elle veut la paix,
20:29évidemment.
20:30Mais est-ce que la Chine
20:31n'est pas,
20:32comme la Russie,
20:33en train d'aider le régime ?
20:35Et ça expliquerait
20:37pourquoi ce régime
20:38arrive à tenir
20:39alors qu'on est tous surpris
20:40de sa résistance.
20:41Après sept jours de conflits.
20:43Il y a un acteur
20:43dont on n'a pas parlé,
20:44c'est l'Europe.
20:44Est-ce que l'Europe
20:45peut trouver sa place
20:45dans la résolution de ce conflit ?
20:47Il y a certains dirigeants européens,
20:49ça ne vous a pas échappé,
20:50qu'on n'entend pas
20:51ou quasiment pas.
20:52Je pense à Julia Melioni,
20:54très discrète.
20:55Friedrich Merz,
20:56le chancelier allemand
20:57qui était à Washington,
20:58qui n'était pas tellement infable,
21:00qui avait vraiment limité
21:01au maximum la prise de parole
21:03en conférence de presse
21:04avec Trump.
21:05Alors que Trump,
21:05rappelez-vous,
21:06menaçait devant lui
21:07l'Espagne
21:08d'interrompre
21:09toutes les relations commerciales
21:10parce que l'Espagne
21:11aurait refusé
21:12de laisser l'armée américaine
21:13utiliser de ses bases militaires
21:14en Andalousie.
21:15Écoutez d'ailleurs
21:16Pedro Sanchez
21:16qui a répondu à Trump
21:17avant-hier
21:18de manière assez directe
21:19à ce sujet.
21:22Nous ne serons pas complices
21:23d'une action néfaste
21:24pour le monde
21:25et contraire à nos valeurs
21:26et à nos intérêts
21:27simplement par peur
21:28de représailles.
21:29Ce que nous savons,
21:30c'est que la guerre
21:30ne conduira pas
21:31à un ordre international
21:32plus juste.
21:33Ce que nous pouvons prévoir
21:34pour l'instant,
21:35c'est davantage
21:36d'incertitude économique,
21:37une hausse
21:38des prix du pétrole
21:39et aussi des prix du gaz.
21:40C'est pourquoi
21:41en Espagne,
21:42nous sommes contre
21:42cette catastrophe.
21:43Les gouvernements
21:44sont là pour améliorer
21:45la vie des gens,
21:46pour apporter des solutions
21:47aux problèmes
21:48et non pour aggraver
21:49la situation.
21:50Il est absolument
21:50inacceptable
21:51que des dirigeants
21:52incapables de remplir
21:53cette mission
21:54utilisent la fumée
21:55de la guerre
21:55pour masquer leur échec.
21:56pour accomplir
21:57avec ce comité.
21:58Ils utilisent
21:59l'humour de la guerre
22:00pour occuper
22:00leur fracasse.
22:01C'est vraiment l'Europe
22:02dans toute sa splendeur.
22:03Vous avez des discours
22:04complètement aléatoires.
22:06Il fallait voir
22:08Frédéric Merz
22:08l'autre jour
22:09regarder le bout
22:10de ses chaussures
22:10pendant que Trump
22:11péronnait
22:12dans le bureau ovale.
22:13C'était quand même
22:13impressionnant.
22:14C'est vrai que ce n'était
22:14pas très glorieuse
22:17cette attitude
22:18de Merz
22:20ce jour-là.
22:22Mais Merz
22:23n'est pas Macron.
22:24je veux dire
22:25la personnalité.
22:27Après Merz
22:28a fait une conférence
22:29de presse
22:29en disant
22:29non mais
22:30bon
22:31en fait
22:33l'Espagne
22:34c'est l'Europe
22:34et nous
22:35nous sommes solidaires
22:36gna gna gna
22:38mais
22:39c'est vrai
22:40qu'il regardait
22:40les bouts
22:41de ses chaussures
22:42ce jour-là
22:42mais que faire ?
22:43Moi je me demandais
22:44qu'est-ce qu'on peut faire
22:46à ce moment-là ?
22:47Parce que vous êtes
22:48au salon ovale
22:50avec les présidents
22:51vous êtes un invité
22:53vous ne pouvez pas
22:54l'interrompre
22:54et dire écoutez
22:55je ne peux pas
22:56vous laisser dire ça
22:57je ne sais pas
22:57je ne suis pas
22:59un diplomate
23:00mais ça doit être
23:01une situation
23:02absolument horrible.
23:04Je crois que c'est
23:04le geste diplomate
23:05qu'il fallait faire
23:06regarder ses chaussures
23:08justement.
23:09Non mais l'attitude
23:10était vraiment
23:10choquante.
23:11C'était choquante
23:12c'est vrai que...
23:13Il n'emmenait pas large
23:15ce jour-là
23:15ça vous dit tout
23:16de l'attitude européenne ?
23:17Vous avez entendu
23:17une déclaration
23:18de la chef
23:19de la diplomatie européenne
23:20qu'à Jacques Alas ?
23:21Le premier jour
23:22il a dit
23:23on a besoin
23:23de se mettre
23:24autour de la table
23:26des escalades
23:27des escalades
23:28mais encore une fois
23:29qu'est-ce que l'Europe
23:31peut faire ?
23:32N'oublie...
23:33À part ce qu'ils font
23:35c'est-à-dire
23:35s'occuper
23:36de...
23:37On aurait
23:38les accords
23:39qui ont
23:41avec les pays
23:42du Golfe
23:43qu'on a dit
23:43M. Macron
23:44envoyer quelques frégates
23:46et les porte-avions
23:47etc.
23:48Le Golfe est arrivé
23:49dans la Méditerranée
23:49cet après-midi.
23:50Je ne vois pas
23:50parce que...
23:51Enfin
23:52la seule proposition
23:53des Européens
23:54c'est condamner
23:55non on n'est pas d'accord
23:57avec l'intervention
23:58au Liban
23:59par exemple
23:59non on n'est pas d'accord
24:00avec les troupes au sol
24:02et il faut
24:03une des escalades
24:05c'est tout
24:07Richard
24:07sur l'attitude européenne
24:08Oui
24:09alors l'attitude européenne
24:10n'oublions quand même
24:11pas une chose
24:12alors on n'a pas
24:12de confrères
24:13ou de consœurs allemands
24:14avec nous
24:14mais derrière
24:16cette guerre
24:16il y a la menace
24:18dite existentielle
24:19sur Israël
24:20et pour des raisons
24:22historiques évidentes
24:23dès que le sort d'Israël
24:24est en cause
24:25l'Allemagne
24:25est paralysée
24:27elle restera paralysée
24:28ça ne changera pas
24:29donc
24:30je veux dire
24:31la paralysie
24:32de Friedrich Merz
24:33c'est aussi
24:34la paralysie
24:35de la première puissance
24:36économique européenne
24:38qui sur ce dossier là
24:39le dossier
24:40appelons-le
24:41d'Israël
24:42le dossier
24:42de l'existence
24:43de l'état hébreu
24:44de toute manière
24:45ne bougera pas
24:46c'est pas possible
24:46il ne faut pas imaginer
24:48autre chose
24:48alors l'Espagne
24:49a une position
24:50pro-palestinienne
24:51qui aujourd'hui
24:52la conduit
24:53là où elle en est
24:54à être dissidente
24:55Emmanuel Macron
24:57essaye
24:58de l'entre-deux
24:59et notamment
25:00essaye d'être
25:01le sauveur du Liban
25:02c'est un peu sa carte
25:03à Emmanuel Macron
25:04sauver le Liban
25:05mais disons-le
25:06dès lors qu'il s'agit
25:07du destin d'Israël
25:08on ne peut pas
25:09espérer une unité européenne
25:11voilà pour la présence
25:13ou la non-présence
25:14sur le plan diplomatique
25:15de l'Europe
25:16puisque vous parliez
25:16du Liban
25:17il y a ce chiffre
25:18qui est tombé
25:18cet après-midi
25:19qui a été donné
25:19par une ONG
25:21norvégienne
25:22qui estime que
25:24300 000 personnes
25:25ont été déplacées
25:26principalement
25:26du sud du Liban
25:27depuis quelques jours
25:29consécutivement
25:29aux frappes israéliennes
25:31il est 18h30
25:32on fait une petite pause
25:33on revient dans deux minutes
25:34sur BFM Business
25:35on continue de parler
25:36des conséquences
25:37de ce conflit
25:39qui rentrera donc
25:41demain
25:41dans son huitième jour
25:42et on va parler
25:43effectivement
25:43un petit peu d'économie
25:44parce que tout ça
25:45n'est pas bon
25:46pour les marchés
25:47tout ça n'est pas bon
25:48aussi pour Trump
25:49à quelques mois
25:50bien sûr
25:50des élections
25:51de demi-mandat
25:52on raconte ça
25:52dans un instant
25:53à tout de suite
25:54les experts
25:55sont frontières
25:59allez 18h33
26:00on est reparti
26:01dans les experts
26:01sont frontières
26:02jusqu'à 19h
26:03avec Steven Ekovich
26:04avec Richard Verli
26:05avec Luis Corradini
26:06alors on posait la question
26:07il y a quelques minutes
26:08combien de temps
26:08l'Iran peut tenir
26:09j'ai aussi envie
26:10de vous poser la question
26:11combien de temps
26:12Trump peut-il tenir
26:13dans cette configuration
26:14parce que
26:15vous avez le fait
26:16que l'opinion est contre lui
26:18l'opinion américaine
26:19j'ai une inflation
26:20qu'il a déjà du mal
26:21à maîtriser
26:22qui ne demande qu'à repartir
26:23à la hausse
26:23qui peut repartir
26:24à la hausse très vite
26:25et puis l'économie
26:26qui commence à donner
26:27quelques ch'tings de faibles
26:28je ne sais pas
26:29si vous avez vu
26:29les chiffres de l'emploi américain
26:30qui sont tombés cet après-midi
26:32pour le mois de février
26:33qui n'était pas bon
26:34on attendait grosso modo
26:3556 000 créations nettes
26:37on a 92 000
26:38destructions nettes
26:40d'emplois
26:40et un taux de chômage
26:41qui remonte à 4,4%
26:42le chèque de 2000 euros
26:44qu'il a promis
26:44à tous les américains
26:45en décembre
26:47promenant de l'argent
26:47des droits de douane
26:48on n'est pas vrai
26:48on va la couleur
26:49pour la raison que vous voulez
26:51lui aussi
26:51on se demande
26:52combien de temps
26:52il peut tenir
26:53finalement
26:53dans cette configuration
26:54jamais arriver
26:55jamais arriver
26:57comme il dit
26:59tout et n'importe quoi
27:00tout le temps
27:01pour caresser
27:03dans le pas
27:04les américains
27:06et sa base
27:06les sondages sont
27:09intéressants
27:09parce que
27:10pour l'instant
27:11la base
27:12se rallie
27:13autour de lui
27:14le dernier
27:14que j'ai vu
27:15c'était 50-50
27:1650% des américains
27:18dans l'ensemble
27:18des républicains
27:19et de sa base
27:20ne critiquent pas
27:22trop
27:22l'intervention militaire
27:24ça va s'effriter vite
27:25en effet
27:27ça va s'effriter
27:28si ça dure
27:28oui
27:30d'ailleurs
27:31c'est la stratégie
27:32iranienne
27:33parce que
27:33Trump ne veut pas
27:34une longue guerre
27:35il ne peut pas
27:35avoir une longue guerre
27:36les américains
27:37ne veulent pas
27:38c'est
27:39forever war
27:39c'est guerre sans fin
27:42donc
27:42Trump
27:43lui
27:44c'est
27:46il se voit
27:47comme l'expert
27:48des frappes
27:49vite
27:50rapides
27:50où il peut créer
27:51victoire
27:52on frappe aussi vite
27:53qu'on d'il
27:55dans quelle mesure
27:56à un moment ou à un autre
27:57parce que Trump aussi
27:58sait qu'il ne peut pas
27:59prolonger cette guerre
28:00à un moment ou à un autre
28:01il serait ramené
28:03à déclarer une victoire
28:04mais quelle sorte de victoire
28:06et en déclarant une victoire
28:07est-ce que ça ne va pas
28:08perturber
28:09l'horloge israélienne
28:11bien sûr
28:11voilà
28:11parce que l'israélien
28:12veut aller au bout
28:13c'est leur
28:16opportunité ici
28:17de tout débarrasser
28:18après toutes ces décennies
28:19d'un régime
28:20qui les menace
28:21de façon existentielle
28:23mais ça
28:24ce n'est pas forcément
28:25le but
28:26de Donald Trump
28:27donc pour les israéliens
28:29il veut entretenir
28:30aussi longtemps possible
28:32pour se débarrasser
28:33du régime
28:34mais
28:34les mi-terme
28:35c'est dans neuf mois
28:36exactement
28:37sauf que la situation
28:38sur le plan de l'inflation
28:39sur le plan de l'emploi
28:40peut se dégrader très vite
28:41au bout de quelques semaines
28:41donc il faut finir rapidement
28:42voilà
28:43c'est neuf mois
28:44mais c'est rapide
28:45évidemment
28:45à moins que
28:47tout le monde le sait
28:48c'est-à-dire
28:49comment on peut
28:50se débarrasser
28:51de Donald Trump
28:51aux Etats-Unis
28:52à travers un impeachment
28:54et dans ces cas-là
28:55c'est
28:56et les gouvernements
28:57tous les ministres
28:59disons
28:59américains
29:00qui doivent
29:01les demander
29:02ou le congrès
29:03et ça
29:03je le vois
29:04très très peu probable
29:06ou
29:07les élections
29:08donc
29:09moi
29:10je crois
29:11je fais un pari
29:12sur les élections
29:13à moins
29:14et vous le savez très bien
29:15à moins
29:16que
29:17monsieur Trump
29:18décide d'empêcher
29:19les élections
29:20parce qu'il en parle
29:21depuis quelques semaines
29:22et dans ces cas-là
29:25il pourrait
29:27déclarer
29:27un état
29:28d'agitation
29:29interne
29:30et déployer
29:31les forces armées
29:33et dire
29:33non
29:33je suis désolé
29:34mais on ne peut pas
29:35avoir des élections
29:36mais moi je crois
29:38que c'est la seule solution
29:39je crois qu'il n'est pas
29:40en mesure
29:40d'empêcher
29:41les élections
29:42mais il peut
29:42s'aimer le doute
29:43surtout dans
29:44certaines circonscriptions
29:45qui ou
29:47le candidat démocrate
29:49a gagné de peu
29:51ça suffit
29:53il n'a pas besoin
29:54il peut déclarer
29:55une certaine urgence
29:56quelques primaires
29:57qui se sont mal passées
29:57pour les républicains
29:58mais justement
29:59n'oublions pas
30:00que les dernières élections
30:01locales
30:02ont été toutes gagnées
30:03par les démocrates
30:04et dans des endroits
30:06très républicains
30:08et facilement
30:10donc comment on fait
30:11quand on a effectivement
30:12cette opinion
30:13qui n'est pas favorable
30:15majoritairement
30:15à ce conflit
30:16et puis une économie
30:18qui peut commencer
30:18à dérailler sérieusement
30:19à l'échelle de quelques semaines
30:20on continue de dire
30:21que j'ai gagné
30:23et voilà
30:23c'est ce que fait Donald Trump
30:24il continue de dire
30:26j'ai gagné
30:26c'est évident
30:28tout ce que nous venons
30:29de dire là
30:29tout ce que vous dites
30:30Guillaume
30:30Donald Trump
30:31dit c'est pas vrai
30:32l'économie va très bien
30:33on reçoit
30:34moi je reçois sans doute
30:35peut-être comme vous
30:36les communiqués
30:36de la maison blanche
30:37l'économie va très bien
30:38les créations d'emplois
30:40bien évidemment
30:41les chiffres du bureau
30:42statistique
30:43sont pas les bonnes
30:44on l'a pas entendu
30:45sur la chiffre de l'emploi
30:46pas encore
30:47mais ce que je veux dire
30:48c'est que
30:49de toute manière
30:50la logique de Trump
30:51c'est Trump ne peut pas perdre
30:53le mot perdre
30:54n'existe pas
30:55dans son vocabulaire
30:56Trump ne peut que gagner
30:57alors
30:57on va rentrer
30:58de plus en plus
30:59dans une propagande
31:00qui est un défi
31:01pour nous
31:02les médias
31:03il faut bien le reconnaître
31:04parce que la capacité
31:05dans cette guerre
31:06la capacité américaine
31:07à produire un narratif
31:09un narratif de victoire
31:11même si les opérations
31:12sur le terrain
31:13ne vont pas bien
31:13est une capacité énorme
31:15et donc
31:15dans les jours qui viennent
31:17je pense que
31:18notre jugement médiatique
31:20va devoir devenir
31:21beaucoup plus fin
31:22parce que
31:22plus Trump
31:23va rencontrer
31:24des difficultés
31:24plus il va dire
31:25qu'il a gagné
31:26donc comment on va faire
31:27face à ça
31:28j'avoue que je ne le sais pas
31:29il peut continuer
31:30à bombarder
31:34sans interruption
31:35pendant 15 jours
31:363 semaines
31:36et dire
31:37bon bah voilà
31:37nous avons mis à terre
31:38le potentiel nucléaire
31:39de l'Iran
31:39nous partons
31:40pour la deuxième fois
31:41il l'avait déjà mis à terre
31:42la dernière fois
31:42oui nous partons
31:43et puis nous avons gagné
31:44regardez le pouvoir
31:45est décapité
31:45et on verra
31:46ce qu'il est
31:47et en fait
31:48n'oublions pas
31:48que les peuples
31:49en général
31:53prennent des décisions
31:54d'après
31:55c'est ce qu'on leur donne
31:56et aux Etats-Unis
32:00le groupe Trump
32:02vient de
32:03prendre possession
32:06des pratiquement
32:09la plupart
32:10des grands
32:10grands médias
32:11américains
32:12alors ça
32:13c'est fondamental
32:14parce que
32:15justement
32:16on parlait
32:17de la propagande
32:18vous vous rendez compte
32:19la force de frappe
32:21de ces groupes là
32:22CNN
32:24Fox
32:25etc
32:26qui viennent
32:27de tomber
32:28dans l'escarcelle
32:29d'un ami de Trump
32:30c'est vrai
32:31qu'on a le temps
32:32pour convaincre
32:33les américains
32:34oui
32:35le métier paysage
32:36a beaucoup changé
32:37aux Etats-Unis
32:37parce que
32:38de plus en plus
32:39les informations
32:40passent par les podcasts
32:41les podcasters
32:42les influenceurs
32:43qui ont des millions
32:45d'abonnés
32:46et on voit
32:48un phénomène
32:50assez intéressant
32:51aux Etats-Unis
32:51où les podcasters
32:53qui ont
32:53beaucoup de followers
32:55sont invités
32:55sur CNN
32:56et ABC
32:57etc
32:57et les journalistes
32:59classiques
33:00sont invités
33:00sur les plateaux
33:02des podcasters
33:03donc il y a
33:04cette amalgame
33:06très intéressante
33:07donc il y a encore
33:09cette sphère
33:11de paroles
33:12libres
33:13et critiques
33:14qui prend
33:16de plus en plus
33:16de place
33:17dans les têtes
33:18américaines
33:20oui Richard
33:20oui mais sur
33:22les médias
33:23et sur tout
33:24le narratif
33:24de cette guerre
33:26ce qui est
33:27ce qui vraiment
33:28va être problématique
33:29c'est que pour l'instant
33:30disons-le
33:31on n'a qu'une version
33:32des faits
33:33on n'a que la version
33:33américaine
33:34les prix
33:35dans les magasins
33:36sont ce qu'ils sont
33:36indépendamment
33:37du narratif
33:37donc à la pompe
33:39quelle est la limite
33:41de ce narratif
33:41moi ce qui me
33:43ce qui me pose
33:44question
33:45du côté iranien
33:47du côté iranien
33:48c'est que vont-ils faire
33:49dans les jours à venir
33:50s'ils le peuvent
33:51pour communiquer
33:52parce qu'ils doivent
33:53communiquer les iraniens
33:54d'une manière
33:55ou d'une autre
33:55ils doivent montrer
33:56si ce régime existe encore
33:58et si ce régime
33:59est prêt à durer
34:00ils doivent le montrer
34:01et pour l'instant
34:01il y a un énorme
34:02point d'interrogation
34:03il y a quand même
34:03des images troublantes
34:04aujourd'hui
34:05aujourd'hui même
34:06nous sommes vendredi
34:07on voyait
34:08quelqu'un que vous connaissez
34:09bien sur cette antenne
34:10Syavosh Ghazi
34:10le correspondant
34:11il est le correspondant
34:13à Téhéran
34:13il était sur une place
34:15centrale de Téhéran
34:16où il y avait quand même
34:17des milliers de gens
34:18rassemblés
34:19des milliers de gens
34:20rassemblés
34:20pour la prière du vendredi
34:23pour le recueillement
34:24du vendredi
34:24alors d'un côté
34:25il disait
34:25la ville est vide
34:26Téhéran s'est beaucoup vidé
34:28mais néanmoins
34:29les iraniens
34:30continuent de sortir dehors
34:32donc je pense que
34:33dans les jours à venir
34:35le régime iranien
34:36va essayer de quelque chose
34:38pour montrer
34:40publiquement
34:40qu'il est solide
34:41et pas seulement
34:42sous la forme de missiles
34:43ou pas seulement
34:44sous la forme de tir de drone
34:45alors il a une autre arme
34:46évidemment le régime iranien
34:47c'est le prix du pétrole
34:48on va regarder ce que nous dit
34:49le pétrole ce soir
34:50bah oui ça continue de grimper
34:52vous voyez on est à 93
34:54voilà
34:54on est sur des plus hauts
34:55de deux ans
34:56il y a une heure
34:57on était à 91
34:58on était monté à 91
34:5992 dollars
35:00après les propos de Trump
35:01et puis l'attaque aussi
35:02d'un grand complexe pétrolier
35:05du côté du Kurdistan iranien
35:07géré par une société américaine
35:08on est à 93 dollars
35:09désormais sur le baril de Brent
35:11alors je vous passe
35:12toute la littérature
35:12qui commence déjà à circuler
35:14du côté des banques
35:15notamment
35:16du côté des milieux d'affaires
35:17sur les incidences
35:18en termes de croissance
35:19en termes d'inflation
35:20bon il y a beaucoup d'estimation
35:22et l'idée que les choses restent
35:23alors
35:23on disait hier
35:24à peu près
35:27supportables
35:27qu'on continue déjà
35:28désormais à 93 dollars
35:30à considérer
35:30que la situation
35:31est supportable
35:32peut-être de moins en moins
35:33mais il y a une question
35:34que j'ai envie de vous poser
35:35est-ce qu'on est en train
35:35de voir une géopolitique
35:37de l'énergie
35:37véritablement nouvelle
35:38émerger
35:39et prendre toute sa place
35:40aujourd'hui finalement
35:41voilà
35:41on va voir si ça
35:42est ponctuel
35:43lié au conflit
35:45ou non
35:45voilà
35:45donc oui
35:47dans le côte durée
35:48certainement
35:49il y a une perturbation
35:50on en a déjà parlé
35:51et ceux qui sont
35:53les plus coincés
35:54en effet
35:54sont la Chine
35:56et l'Inde
35:57les américains
35:5850% de la consommation
35:59de pétrole
36:00dans le monde
36:00tous les jours
36:00il y a une réserve stratégique
36:02aux États-Unis
36:02dans le pire des cas
36:04on peut puiser
36:05dans cette réserve stratégique
36:06aussi
36:06mais en effet
36:10les américains
36:11c'est une civilisation
36:12de l'automobile
36:13ils ont besoin
36:14d'aller au supermarché
36:15en automobile
36:16et d'ailleurs
36:17j'ai entendu
36:19aujourd'hui
36:19c'était assez intéressant
36:21comme réflexion
36:22ce sont dans l'ensemble
36:23les hommes
36:24qui vont
36:24à la pompe
36:25et ça
36:26c'est la base
36:27aussi
36:27plutôt
36:29de Donald Trump
36:30aussi
36:30donc
36:31oui
36:32mais
36:32dans toute guerre
36:34de toute façon
36:35et surtout
36:35dans toute guerre
36:36au Moyen-Orient
36:37qui implique
36:38le golfe persique
36:39ou le golfe arabe
36:40qu'on dit
36:41de l'autre côté
36:41bien évidemment
36:43ça perturbe
36:43le marché
36:44du pétrole
36:45mais est-ce que ça va
36:48perdurer
36:48il suffit d'une déclaration
36:50c'est très volatile
36:51en ce moment
36:51cette histoire fait
36:52bien sûr
36:53quelques heureux
36:54comme Poutine
36:55par exemple
36:56on se disait
36:57oh là là
36:57il est en train
36:58de perdre
36:59un autre allié
37:00on l'avait évoqué
37:02ici même
37:03il y a quelques semaines
37:04avec le Venezuela
37:05et bien
37:06maintenant
37:07avec le prix
37:09du pétrole
37:09qui monte
37:11au nuage
37:12lui
37:13évidemment
37:14ne peut
37:15être absolument
37:17heureux
37:17de cette situation
37:18et l'Inde
37:19c'est vrai
37:19que c'est complètement
37:22contradictoire
37:22et l'Inde
37:24qui a été dispensée
37:25aussi
37:25par Donald Trump
37:26de ne pas acheter
37:27de pétrole
37:29iranien
37:30en provenance
37:31de Chine
37:32pardon
37:32de Russie
37:34excusez-moi
37:34voilà
37:34de Russie
37:35exactement
37:35les virus sautent
37:36les uns
37:37après les autres
37:38les Russes sont gagnants
37:39dans cette histoire
37:40oui effectivement
37:40bien sûr
37:41les Russes sont gagnants
37:42alors effectivement
37:43les producteurs de schiste américains
37:44les Russes sont gagnants
37:46mais n'oublions pas
37:48que la Russie
37:49exporte son pétrole
37:50par cette flotte fantôme
37:51la flotte fantôme
37:52elle est quand même
37:53sous pression
37:53il y a un navire pétrolier
37:55qui a été arraisonné
37:56par la Belgique
37:57il y a quelques jours
37:58donc c'est pas non plus
38:00je dirais
38:02c'est pas non plus
38:02l'ouverture du marché
38:03dont rêve Vladimir Poutine
38:05il reste sous pression
38:06mais ce qui est sûr
38:08de toute manière
38:08c'est que dans une période
38:09comme celle-là
38:11sur le dossier de l'Ukraine
38:12Donald Trump
38:13il est ailleurs
38:14il est en ce moment
38:14affairé sur l'Iran
38:15la confrontation entre Trump
38:17et avec la Chine
38:18et la Russie a intérêt
38:19à ce que la Chine
38:21soit je dirais
38:22contrecarrée par Trump
38:24parce que ça la rend
38:25d'autant plus indispensable
38:26pour Pékin
38:28évidemment
38:28donc oui on peut dire
38:29que Poutine est le grand vainqueur
38:31pour l'instant
38:32et ça pourrait expliquer
38:34d'ailleurs pourquoi
38:35il se permet encore
38:36en pleine période de guerre
38:37d'aider le régime iranien
38:39reste à savoir
38:40quelles conséquences
38:41va en tirer Donald Trump
38:42ça peut apporter
38:43un petit peu
38:43une petite bouffée d'oxygène
38:44à la Russie
38:45et aux Américains
38:46aux producteurs de pétrole
38:47et de gaz de schiste
38:48américains évidemment
38:49qui eux aussi
38:50vont voir leur mamise
38:52se renforcer
38:53on pense notamment
38:54au pétrole bien sûr
38:55alors un détail près
38:56c'est que
38:57ce sont des sociétés privées
38:59la vague qui décide
39:00de produire et d'exporter
39:01c'est pas le fait
39:01de compagnies nationales
39:02dans certains pays
39:03et les producteurs de schiste
39:05de pétrole
39:05ils vous disent
39:05bah voilà
39:06en dessous de 60 dollars
39:07le baril
39:07c'est pas rentable
39:08pour moi d'exporter
39:09et donc si demain
39:10l'Europe a besoin
39:11de plus de pétrole
39:12est-ce qu'elle pourra
39:13forcément se tourner
39:13du côté des Etats-Unis
39:15ou du gaz
39:17et c'est pareil
39:18c'est encore plus criant
39:18pour le gaz pour le coup
39:20donc là on est en train
39:20de se mettre
39:21encore plus dans la main
39:22des Américains finalement
39:23c'est ça que ça veut dire
39:23cette histoire
39:24c'est pas
39:24oui alors de toute manière
39:26les Européens
39:27ils ont promis
39:28ne l'oublions pas
39:29lors de la signature
39:30de l'accord commercial
39:31même si cet accord
39:32aujourd'hui il est suspendu
39:33mais ils ont promis
39:34de dépenser je crois
39:36750 milliards d'euros
39:37d'achats énergétiques
39:39donc ça
39:39Trump il compte bien
39:40avoir cet argent
39:42et par ailleurs
39:42l'Europe en a besoin
39:43après la difficulté
39:45c'est que l'Europe
39:45elle importe du gaz naturel
39:46aussi du Qatar
39:47le Qatar il est dans
39:48le golfe Persique
39:48donc c'est difficile
39:49en ce moment
39:50d'exporter son gaz
39:5080% du GNL
39:51que fait venir l'Europe
39:52ça vient de 3 pays
39:53qui sont les Etats-Unis
39:55la Russie
39:55parce que mine de rien
39:56on continue de revenir
39:57du GNL de Russie
39:58c'est pas baisse
39:58mais quand même
39:59c'est important
39:59et le Qatar
40:00ces 3 acteurs
40:01c'est 80%
40:02des importations
40:03de GNL
40:03tous les ans
40:05vers l'Europe
40:05et le Qatar
40:06vient d'annoncer
40:07il y a 48 heures
40:08qu'il arrêtait absolument
40:10les exportations
40:11à cause
40:12des bombardements iraniens
40:14donc ça c'est dramatique
40:16c'est très mauvais ordre
40:17pour l'hiver prochain
40:18là on termine
40:18effectivement
40:19et c'est pour ça
40:21que Donald Trump
40:23à la fois
40:24on voit bien
40:24le bras de fer
40:25d'un côté
40:26Donald Trump
40:27il a intérêt
40:28à un prix du pétrole
40:30élevé
40:31parce que
40:32pour les raisons
40:32que vous avez dites
40:33parce que c'est bon
40:34pour son énergie
40:35qu'il vend
40:35mais il faut pas
40:36que ce soit trop élevé
40:38parce que ça fait flamber
40:39ses prix
40:39donc là il y a le curseur
40:41et les Iraniens
40:42ils veulent absolument
40:44le mettre en difficulté
40:45économique
40:46donc au fond
40:47il y a deux guerres
40:48il y a une guerre
40:49économique pétrolière
40:50et il y a une guerre
40:51militaire
40:51une guerre
40:52des communications
40:53et il y a une guerre
40:54enfin de communication
40:55dans deux minutes
40:56on va passer
40:56à vos cartes blanches
40:57comme toutes les semaines
40:58j'ai juste une dernière question
40:59à vous poser
40:59parce que c'est un débat
41:00qui commence à monter
41:01est-ce que vous dites
41:01Trump devra-t-il un jour
41:02rendre des comptes
41:04il y a eu un sujet
41:05en son temps
41:05au sujet de George W. Bush
41:07et de son action
41:09du côté de l'Irak
41:10on s'est toujours dit
41:10est-ce que Trump
41:11est-ce que Bush
41:12devait aller devant la CPI
41:14est-ce que vous dites
41:14est-ce qu'il faudra un jour
41:15que Trump
41:15rende des comptes
41:16de tout ce qui se passe
41:18ces pays
41:19les Etats-Unis
41:20ne forment pas
41:21n'ont jamais
41:22ratifié
41:24leur adhésion
41:26à ces pays
41:27donc je vois mal
41:28comment
41:31franchement
41:32moi je crois
41:33que ce sera
41:34Benjamin Netanyahou
41:36qui devra
41:36rendre des comptes
41:37ça je crois
41:38beaucoup plus
41:39que dans le cas
41:40de Donald Trump
41:41j'ai l'impression
41:43que Donald Trump
41:45passera
41:45au livre d'histoire
41:47comme
41:49quelqu'un
41:50absolument délirant
41:51je ne sais pas
41:52s'il va rendre des comptes
41:53il va se rendre compte
41:55aux électeurs américains
41:56c'est le seul moment
41:58de vérité
41:58et c'est la sanction
41:59la plus lourde
42:00pour lui
42:01surtout s'il perd
42:02au moins
42:03pour son égore
42:05oui
42:05et pour toutes
42:07ses démarches politiques
42:10mais
42:11on peut dire
42:12qu'il y a une
42:13but de guerre
42:14clair et net
42:14moi je crois
42:15qu'on peut dire
42:16dans sa tête
42:17il y a une but de guerre
42:18clair et net
42:18parce que là
42:19on ne parle plus
42:20de dossier Epstein
42:22voilà
42:22donc sur ce plan là
42:24Donald Trump
42:25est en train de gagner
42:27et je crois
42:27que c'est une but de guerre
42:29dans sa tête
42:31là on peut être sûr
42:32d'ailleurs
42:32peut-être
42:33c'est plus que ça
42:34parce que
42:34comme vous venez
42:35de réciter
42:36les mauvaises statistiques
42:39là aussi
42:40il veut aussi
42:41détonner l'attention
42:42de ça aussi
42:44donc
42:45si
42:46il crie victoire
42:48il y aura aussi
42:50il y aura
42:50après
42:51le dossier
42:52Epstein
42:52qui va aussi
42:53ressurgir
42:54sauf
42:54s'il trouve
42:55une autre crise
42:56et là
42:57on va
42:58continuer
42:59dans l'essoufflement
43:01vous avez Cuba
43:02on commence déjà
43:03à lancer
43:03quelques déclarations
43:04sur Cuba
43:04donc il y a encore
43:05de la visibilité
43:07allez il reste
43:075 grosses minutes
43:08c'est l'heure
43:08de vos cartes blanches
43:09comme tous les vendredis
43:10les articles
43:11que vous avez sélectionnés
43:13dont vous voulez nous dire un mot
43:13on va rester avec vous Steven
43:15avec un article
43:15que vous avez sélectionné
43:16du site internet
43:17de PBS
43:18qui nous rappelle
43:19que le congrès
43:20n'a pas officiellement
43:21déclaré la guerre
43:22depuis la seconde
43:23guerre mondiale
43:24oui je voulais juste
43:25évoquer ça
43:26parce que
43:27de toute façon
43:27dans toute démocratie
43:29il y a une tension
43:29entre l'exécutif
43:31et les législatifs
43:32quand il s'agit
43:32de la guerre
43:33ou de l'utilisation
43:35des forces armées
43:36en France aussi
43:37c'est une relation
43:38ambiguë
43:40le congrès américain
43:42a tenté
43:42de contrôler
43:43un petit
43:43contrôler
43:44l'exécutif
43:45pendant la guerre
43:47au Vietnam
43:47quand c'était révélé
43:49que Nixon
43:50était en train
43:50de bombarder
43:51le Cambodja-Laos
43:52secrètement
43:53si on peut cacher
43:54le bombardement
43:55par les B-52
43:56secrètement
43:57donc il y avait
43:58une législation
44:01le War Powers Act
44:02un loi
44:04qui régit
44:06l'utilisation
44:07de forces
44:07aux États-Unis
44:08pour dire
44:10que le président
44:11doit après
44:12s'il veut
44:14on peut donner
44:15à un exécutif
44:16la possibilité
44:17d'intervenir
44:18vite et rapide
44:19c'est clair
44:21toute démocratie
44:22donne ce pouvoir
44:23mais
44:24les Américains
44:25les législateurs
44:28dans ce temps-là
44:31voulaient qu'après
44:3248 heures
44:33le président
44:34informe le congrès
44:35après
44:35le président
44:36avait 60 jours
44:38pour continuer
44:39et si
44:40le congrès
44:41après
44:41disait
44:42non
44:42il avait
44:42encore
44:4330 jours
44:43pour retirer
44:44les trucs
44:44cet acte
44:46n'a jamais été
44:47vraiment appliqué
44:48pour dire
44:49qu'en fin de compte
44:50l'exécution
44:51mais il faut dire
44:52aussi
44:53ajouter
44:53au moins
44:54chaque président
44:55a trouvé
44:56le besoin politique
44:57d'informer
44:58d'une façon
44:59ou d'une autre
44:59mais pas
44:59Donald Trump
45:00c'est la grande exception
45:01il s'en fiche
45:03complètement
45:03en 2003
45:04Bush
45:04a déjà
45:05l'aval du congrès
45:06pour attaquer
45:06l'Irak
45:07et a réussi
45:07à convaincre
45:08certains
45:08de ses partis
45:09au moins
45:09il les a prévenus
45:10ce qui n'a pas été
45:10le cas
45:10et juste avant
45:12de venir
45:14ici
45:15la chambre
45:15de représentants
45:16aussi a suivi
45:17Donald Trump
45:18il y a déjà
45:18c'était le Sénat
45:19voilà
45:20la carte blanche
45:21de Steven Ekovich
45:22Louise
45:22on va revenir
45:23vous voulez revenir
45:23sur des propos
45:24récemment tenus
45:25on en parlait
45:25tout à l'heure
45:26par Pete Exet
45:26le ministre secrétaire
45:27à la guerre
45:28de Donald Trump
45:29oui
45:29parce que je suis
45:30absolument effaré
45:31de la violence
45:32je n'ai jamais
45:34j'ai couvert
45:34des guerres
45:35et j'ai vu
45:36j'ai entendu
45:37des militaires
45:38et des politiciens
45:39des personnages
45:41politiques
45:41américains
45:42je n'ai jamais
45:43entendu
45:44une telle
45:46une telle
45:46violence
45:47une dernière
45:49intervention
45:50de Pete
45:51Exet
45:52disait
45:53des choses
45:53absolument
45:54effarantes
45:55comme
45:55on va les poursuivre
45:57on va les anéantir
45:59on va les détruire
46:01quand il parle
46:02par exemple
46:03de ce bateau
46:04qui a été
46:05de ce navire
46:06qui a été coulé
46:07dans les eaux
46:08internationales
46:09il dit par exemple
46:11une mort
46:14silencieuse
46:14c'est absolument
46:15incroyable
46:16c'est vraiment
46:17le discours
46:18des ayatollahs
46:20ils ont adopté
46:21vraiment
46:22la violence
46:23du discours
46:25des
46:25des gardiens
46:28de la révolution
46:29je suis absolument
46:32effarée
46:33par cette violence
46:34ça rappelle un peu
46:34le
46:35je ne sais pas
46:36pourquoi
46:36c'est comme ça
46:37lui
46:38peut-être
46:39en va-t'en guerre
46:40mais
46:40la violence
46:41de ces discours
46:42ça devient
46:43officielle
46:44le laïcique
46:45est identique
46:45des deux côtés
46:46exactement
46:47ça rappelle un peu
46:48le franc-parler
46:49de Poutine
46:49sur les terroristes
46:50tchétchènes
46:51jusque dans les toilettes
46:52exactement
46:52ça pourrait
46:53tout à fait être ça
46:54ça limite
46:55tout à fait à ça
46:56voilà pour la carte blanche
46:57de Louise Richard
46:58petite carte postale
46:59comme quoi on n'aura pas parlé
47:00que du Moyen-Orient
47:01mais nous parler un petit peu
47:02de ce qui se passe chez vous
47:03du côté de la Suisse
47:03colère dans le canton
47:05de Genève
47:06alors que se passe-t-il
47:07et bien colère
47:08à cause du logement
47:08et je tenais à citer
47:11cet article
47:11parce que c'est quand même
47:12quelque chose
47:13qu'on voit dans
47:13toutes les métropoles
47:15New York en a été un exemple
47:16avec l'élection de Mamdani
47:18le problème de logement
47:19et donc en Suisse
47:20également
47:21y compris à Genève
47:22la Suisse a la réputation
47:24d'être bien organisée
47:25etc
47:25et bien il y a de gros
47:27problèmes de logement
47:28et il me semble que
47:29je tenais à parler
47:30de cet article aussi
47:31en vue des élections
47:32municipales à Paris
47:33et dans d'autres
47:34grandes villes françaises
47:35bien évidemment
47:36puisque les municipales arrivent
47:37c'est que cette question
47:38du logement
47:39me semble être aujourd'hui
47:40une question silencieuse
47:41on en parle beaucoup moins
47:43que de la guerre en Iran
47:44et de monsieur Trump
47:45mais elle est au coeur
47:46des préoccupations
47:47de nos sociétés
47:48parce que
47:49on ne peut plus se loger
47:51on ne peut plus loger
47:52des familles
47:52dans les villes
47:53et dans une ville
47:54comme Genève
47:54c'est en train de prendre
47:55des proportions
47:56il y a beaucoup de manifestations
47:57dans ce sens
47:58donc je suis convaincu
48:00que les maires
48:01hommes ou femmes
48:02qui seront élus
48:03demain ou après-demain
48:05sont ceux qui auront
48:06promis
48:06de régler cette question
48:08du logement
48:08il y a ce sondage
48:09qu'on sortait
48:10il n'y a pas longtemps
48:11Odoxa pour BFM Business
48:13et Capital
48:14qui disait que
48:147 Français sur 10
48:15allaient voter
48:16notamment en pensant
48:16au logement
48:17parce que les gens
48:18veulent pouvoir se loger
48:19dans leur ville
48:20et donc ils demandent
48:21au maire
48:22évidemment
48:22mais à Berlin
48:23c'était pareil
48:24et ça continue
48:25ils n'ont pas récelu
48:26ce problème
48:27ça a été un gros gros problème
48:29jeunesse surtout
48:30voilà
48:31et les travailleurs
48:32qui
48:34vivent là où ils travaillent
48:35et en France
48:352,8 millions
48:37de foyers
48:38je ne parle même pas
48:38de personnes
48:38de foyers en attente
48:39sur une liste d'attente
48:40pour obtenir un logement social
48:41dont on n'a pas vu
48:42vous savez
48:42j'étais ces dernières semaines
48:44au Moyen-Orient
48:45j'étais en Israël
48:46et je discutais
48:47avec un cadre agénaire
48:48israélien
48:49cadre qui habite à New York
48:50une partie de l'année
48:51et bien il m'a dit
48:52il m'a dit
48:53moi je suis israélien
48:54je ne supporte pas
48:55la politique de Mamdani
48:56vous savez pro-palestinien
48:57mais si j'avais été américain
48:59à New York
48:59j'aurais voté pour lui
49:00parce que le logement
49:01c'est le sujet à New York
49:03et il l'a bien compris
49:04et il a gagné
49:05notamment grâce à ça
49:05voilà c'est terminé
49:06pour ce soir
49:07merci à tous les trois
49:08Louis Scoradini
49:08La Nation
49:09Richard Velliblik
49:10et Steven Ekovic
49:11l'American University of Paris
49:13merci à tous les trois
49:14à très vite
49:14avec plaisir
49:15pour Nouvelles Aventures
49:1618h57
49:17dans un instant 19h
49:18et à Juan Maurice
49:19le 19h écho
49:20sur BFM Business
49:21bonne soirée
49:22les experts sans frontières
49:25sur BFM Business
Commentaires

Recommandations