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  • il y a 13 heures
« Les Experts sans frontières », c’est le rendez-vous qui nous fait sortir de notre bulle. Chaque vendredi de 18h à 19h sur BFM Business, des experts étrangers installés en France analysent les grands débats de la semaine avec un œil neuf, détaché des prismes franco-français. Finances publiques, réformes, réarmement de l’Europe, choix politiques, international… Leur regard extérieur éclaire, questionne et parfois secoue. Un décryptage sans frontières pour mieux comprendre les grands enjeux du moment.

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Transcription
00:00BFM Business présente
00:05Les Experts Sans Frontières
00:09Mathieu Jolivet
00:10Bonjour et bienvenue, très heureux de vous retrouver dans Les Experts Sans Frontières.
00:15Aujourd'hui, ils nous viennent de Belgique et d'Italie.
00:18Des regards extérieurs pour commenter les tensions du monde,
00:21les signaux de frappes américaines en Iran qui s'accumulent,
00:24le Mexique qui s'embrase,
00:26Donald Trump qui nous fait un récit militaro-hollywoodien de sa présidence
00:30lors du plus long discours de l'état de l'Union de l'histoire des Etats-Unis,
00:35l'Europe qui, 4 ans après l'invasion en Ukraine,
00:37fait face à un défi sécuritaire sans précédent.
00:40Bref, un monde en tension et des experts sans frontières
00:43pour essayer de nous aider à y voir un peu plus clair.
00:46C'est parti, mais avant, le journal avec Erwan Maurice.
00:54Bonsoir Erwan, l'accord avec le Mercosur va finalement entrer en vigueur de façon provisoire.
01:00Et ce, en dépit de fortes réserves exprimées par la France,
01:03les eurodéputés ont récemment suspendu cet accord
01:06et saisit la Cour de justice de l'Union Européenne
01:08pour vérifier qu'il est bien conforme au traité.
01:10La ministre de l'Agriculture regrette la décision prise par Ursula von der Leyen.
01:14Les syndicats agricoles français parlent d'un déni de démocratie.
01:18A l'inverse, l'Espagne et l'Allemagne, favorables au traité, soutiennent cette décision.
01:22L'Iran pourra-t-il éviter une confrontation militaire ?
01:26Téhéran se dit confiant à l'issue de discussions avec les Etats-Unis, hier à Genève.
01:30De nouveau pour parler avec Washington, doivent intervenir la semaine prochaine.
01:33Les médiateurs parlent de progrès significatif.
01:36Pourtant, signe que la tension est toujours très forte,
01:38Pékin déconseille ce soir à ses ressortissants de se rendre en Iran
01:41et appellent ceux qui seraient à évacuer dès que possible.
01:45Le Royaume-Uni rappelle son personnel diplomatique.
01:48En Israël, l'ambassade américaine appelle aussi ses ressortissants
01:51à envisager de quitter le pays.
01:53Les données administratives de 50 millions de Français
01:57ont bien été piratées.
01:59Confirmation du ministère de la Santé,
02:01c'est le bilan d'une cyberattaque qui remonte au mois d'octobre
02:04et qui a visé la société Cégédime Santé
02:06qui fournit des logiciels médicaux.
02:08Selon une enquête de France 2,
02:10des informations sur des dirigeants politiques de premier plan
02:13ont notamment été volées.
02:14L'attaque a été revendiquée par un hacker
02:16dont l'identité reste inconnue.
02:18Le gouvernement appelle le fournisseur de logiciels
02:20à apporter des garanties pour éviter toute nouvelle fuite de données.
02:23On n'arrête plus OpenAI.
02:25La maison mère de Tchad GPT fait une nouvelle levée de fonds record.
02:28110 milliards de dollars,
02:2950 milliards auprès d'Amazon.
02:31Le reste auprès d'Nvidia et de SoftBank.
02:33Cet investissement porte sa valorisation prémonétaire
02:35à 730 milliards de dollars.
02:38Et puis Netflix décolle.
02:39À Wall Street, la plateforme abandonne le rachat de Warner Bros.
02:42Laissant le champ libre à Paramount
02:44qui fait une offre à plus de 110 milliards de dollars.
02:46La bourse de New York salue ce désistement.
02:49Le titre Netflix bondit de 10%.
02:5118h01, les marchés.
02:56Avec vous, Antoine Larigauderie, bonsoir.
02:59Bonsoir.
02:59Le CAC 40, Antoine, qui termine la semaine sur du rouge.
03:02Ben oui, pas de casquette ce soir.
03:04On l'avait toute la semaine.
03:05On a battu des records historiques absolus sur le CAC 40.
03:08Là, on reprend un petit peu de souffle.
03:10Moins 0,47% à 8580.
03:12À noter des volumes d'échanges très, très importants.
03:15Peut-être même supérieurs à ceux de la dernière séance à sorcières
03:19où on éclusait les options sur indices.
03:22Là, on est à 7 milliards et demi d'euros d'actions négociées.
03:24C'est un des plus gros volumes depuis le début de l'année, tout confondu,
03:28pour une séance quotidienne sur le CAC 40.
03:31Les clôtures du côté du reste de l'Europe.
03:33Là aussi, on a repris du souffle du côté de l'Eurostock.
03:3550, moins 0,38%.
03:36Moins 0,02% pour le DAX à Francfort.
03:39Moins 0,73% pour Madrid.
03:41Les valeurs qui ont fait l'actualité sur le CAC 40.
03:43Tout s'est joué finalement au fixing, où vraiment la tendance s'est calée.
03:47Pernod Ricard finit plus forte hausse à plus 2,87, 78,26.
03:52Stellantis poursuit son redressement après la parution de ses résultats,
03:55qui n'était vraiment pas fameux,
03:57mais le titre avait besoin de reprendre un certain souffle technique.
04:00Là, on gagne 2,2% à 6,94.
04:02Puis Euronext s'en sort bien aussi, 2,2% de hausse, 140 euros.
04:07À la baisse, là aussi, ça s'est joué en toute fin de séance.
04:09Et ici, Laure Loussotica, qui a décalé d'un coup,
04:12moins 5,9% à 225,20 euros.
04:14NG a perdu 2% à 28,96 euros,
04:17mais avec une très forte hausse hier.
04:19Après ses résultats et l'annonce d'une très forte acquisition structurelle.
04:23Société Générale aussi a perdu 1,9% à 73,86 euros.
04:28La plus forte hausse du SBF 120, elle est pour Nanobiotics.
04:31Plus 12,4% à 28,50.
04:33On a Lizzie qui a signé la plus forte baisse, ça a été délicat.
04:36Moins 10,5% à 56 euros.
04:39Les autres chiffres importants,
04:40le 10 ans américain sur le marché obligataire,
04:42qui s'est vraiment calé sous les 4%,
04:44on est à 3,96.
04:45Le 10 ans français à 3,22.
04:47Il y a vraiment une pression à la baisse sur les taux longs en ce moment,
04:50qu'on garde à l'œil,
04:51parce que c'est un mouvement qui n'est pas forcément très attendu en ce moment.
04:54Et puis le pétrole qui reste sur sa hausse d'hier.
04:57On a un petit peu réduit la vapeur,
04:59mais on est au-dessus des 72 dollars
05:00sur le Brent de mer du Nord,
05:02bien entendu sur fond de tension géopolitique
05:04entre Iran et les Etats-Unis.
05:06Le CAC 40, moins 0,47,
05:088,580, mais encore une fois,
05:10des volumes très très importants à 7,5 milliards.
05:12Merci Antoine, justement,
05:13les tensions géopolitiques avec l'Iran et les Etats-Unis.
05:16On va en parler tout de suite,
05:16c'est dans Les Experts Sans Frontières.
05:19BFM Business présente
05:25Les Experts Sans Frontières
05:28Mathieu Jolivet
05:31Bienvenue, si vous nous retrouvez dans Les Experts Sans Frontières,
05:33ils sont autour de moi aujourd'hui,
05:35ils viennent de Belgique et d'Italie.
05:37A ma droite, j'ai le plaisir d'accueillir Alberto Toscano,
05:40qu'on connaît bien dans Les Experts Sans Frontières.
05:42Bonsoir Alberto Buonasera,
05:44politologue et journaliste essayiste italien.
05:47Adeline Percept, qu'on connaît bien aussi,
05:49correspondante de la RTBF à Paris.
05:50Bonsoir Adeline.
05:51Bonsoir, bonsoir à tous.
05:52Et Vincent Jacquemart,
05:53qui nous retrouve pour la première fois sur ce format-là.
05:55Bonsoir.
05:56Bonsoir Vincent Jacquemart,
05:57vous êtes belge,
05:58vous êtes président d'Irénagroup.
06:00En deux mots,
06:02Irénagroup,
06:02vous, je vous sécurisez l'environnement de vos clients.
06:05Absolument,
06:05on s'occupe de la protection de nos clients,
06:08qu'ils soient institutionnels ou privés.
06:10Institutionnels ou privés,
06:11mais là, quand on parle de sécurité,
06:13vous avez vécu une vingtaine d'années en Amérique latine,
06:15dans des coins un peu chauds.
06:16Oui, on est sur des problématiques de terrorisme,
06:19de narcotrafic,
06:20et on fait face à ce type de menaces,
06:21et c'est dans ce cadre-là qu'on accompagne nos clients.
06:24Voilà, des grands groupes,
06:25très présents en mer rouge, en Amérique latine.
06:27Absolument.
06:28Justement, le monde qui,
06:30j'allais dire qui s'embrase,
06:30en tout cas les tensions très fortes dans le monde,
06:32vous êtes à un poste d'observation très intéressant,
06:34c'est aussi pour ça que vous êtes là avec nous ce soir.
06:36Pour commencer,
06:37j'aimerais peut-être faire un tour de table sur l'Iran,
06:41parce que là, on voit depuis quelques heures
06:43les tensions qui s'accumulent,
06:45les signaux en tout cas qui s'accumulent,
06:47la Chine qui demande à ses ressortissants
06:50qui sont présents en Iran de partir,
06:53le Royaume-Uni qui rappelle son personnel diplomatique à Téhéran,
06:57l'ambassade américaine en Israël
07:00qui dit ne garder que le personnel nécessaire.
07:03Vincent Jacquemart, quand on entend ces signaux-là,
07:07diplomatiques, c'est quoi ?
07:08On est dans de la préparation à la gestion de crise,
07:11c'est-à-dire que c'est des choses qu'on connaît bien nous,
07:13on prépare que ce soit institutions,
07:15par exemple dans ce cas-ci,
07:16c'est les ambassades qui sont en train d'envisager
07:19tous les scénarios possibles,
07:21un éventuel embrasement,
07:22une éventuelle contre-attaque des Iraniens,
07:24si c'était le cas,
07:25ils doivent être prêts à réagir.
07:27Donc on est dans de la préparation à la gestion de crise.
07:29– Ça ressemble à une veillée d'armes.
07:33– Oui.
07:33– Alberto, il y a peut-être quelque chose,
07:36vous allez peut-être me croire un peu naïf,
07:38mais je ne comprends toujours pas
07:40ce que Donald Trump va faire là-bas en Iran.
07:43– Je crois que Donald Trump veut saisir l'occasion
07:47pour humilier l'Iran
07:50et si c'est possible,
07:51changer le leadership iranien,
07:54le régime iranien,
07:55et qu'il est persuadé que le jour X,
07:59le jour J est venu,
08:02parce qu'aujourd'hui,
08:03l'Iran est probablement sur le point
08:06de se doter d'armements particulièrement dangereux,
08:10la bombe atomique,
08:11mais aussi des missiles particulièrement performants,
08:14dont il faut stopper ce processus
08:18de réarmement de l'Iran
08:19avant que, du point de vue d'Israël,
08:23que du point de vue d'une partie
08:25du leadership américain,
08:27ce soit trop tard.
08:27– Et en même temps, Adeline,
08:31j'imagine que pour Donald Trump,
08:33c'est compliqué d'intervenir sur un terrain
08:36aussi hasardeux
08:38par rapport à sa base Maga,
08:40où on voit bien qu'ils sont tous échaudés
08:43des épisodes irakiens en Afghanistan.
08:47– Oui, et en même temps,
08:49on voit avec notamment le discours de l'Union
08:51qu'il vient de prononcer,
08:52qu'il est reparti dans une certaine mythologie américaine,
08:57dans cette mythologie messianique
08:59qui a toujours fait partie de l'histoire des États-Unis.
09:02On se rappelle dans une histoire récente
09:04de George W. Bush allant en Irak
09:06qui était dans cette mission
09:09soi-disant civilisatrice des États-Unis.
09:12Donc il y a aussi ça dans son discours.
09:15C'est risqué, effectivement,
09:16vous avez raison,
09:17je pense que c'est risqué
09:18à la fois pour sa base Maga
09:20et à la fois pour ses alliés
09:22dans la zone
09:23qui jusqu'ici n'étaient quand même
09:25pas des vattes en guerre
09:27vis-à-vis de l'Iran.
09:28– Et justement, Adeline,
09:29vous faites bien nous parler
09:30de ce discours,
09:31de cette tonalité messianique
09:32de Donald Trump
09:34qui faisait cette semaine
09:35son discours de l'État de l'Union,
09:36le discours le plus long
09:37de l'histoire des États-Unis.
09:39Ça a duré 1h47
09:40pendant lesquelles
09:42Donald Trump a choisi ses héros.
09:44C'était assez fascinant,
09:45ça c'est très entertainment américain.
09:47C'était 1h47
09:49avec une addition d'histoire individuelle
09:52qui lui servait
09:53à glorifier quelque part
09:55sa présidence.
09:57Je vais vous remettre un peu
09:58dans l'ambiance.
09:59Grâce à Donald Trump,
10:00les États-Unis sont redevenus
10:02un pays de vainqueurs,
10:03tellement winners d'ailleurs
10:05que les Américains
10:05n'en peuvent plus.
10:07Écoutez-le.
10:08Les gens me disent
10:13s'il vous plaît
10:14monsieur le Président,
10:14on ne gagne trop,
10:16on n'en peut plus
10:16de gagner.
10:19Avec nous ce soir,
10:20les vainqueurs,
10:21l'équipe politique
10:22de hockey.
10:29Vous entendez
10:29les applaudissements
10:30USA, USA.
10:32Justement,
10:33c'est exactement
10:33ce que vous nous dites
10:34là Adeline.
10:36fascinant.
10:36Je trouve ça fascinant.
10:38Après,
10:38il parle à sa base.
10:39C'est 1h47
10:40parce qu'au fond,
10:41on avait à la fois
10:42du Citizen Kane
10:43d'Orson Welles,
10:45on avait à la fois
10:45du George Orwell,
10:46on avait à la fois
10:47les super-héros américains,
10:49on avait tout
10:49en un show.
10:50J'ai trouvé ça
10:52absolument fascinant.
10:53Et en plus,
10:53il a réussi
10:54à faire oublier
10:55et à ne pas évoquer
10:56les éléphants
10:56dans la pièce
10:58que sont
10:59l'affaire Epstein
11:00d'une part
11:01et évidemment
11:02les morts
11:03à Minneapolis
11:03d'autre part.
11:05Il a enchaîné
11:06les fausses infos
11:08économiques,
11:09comme vous le savez.
11:09Donc,
11:10il a fait
11:11un grand show
11:12destiné
11:13très fortement
11:14à sa base.
11:15C'est ça,
11:16Alberto,
11:16il y est vraiment allé,
11:17comme on dit chez nous,
11:18il y est allé
11:19à la truelle.
11:20Exactement.
11:21Ma sensation
11:22était celle
11:24que les États-Unis
11:25sont des États divisés.
11:26pourquoi on les appelle
11:27encore aux États-Unis ?
11:28Il y a vraiment
11:29deux visages
11:31de ce pays.
11:32Entre les deux
11:34grands partis
11:36présents au Parlement,
11:37il y a vraiment
11:39un clivage
11:39qui n'a jamais été
11:40si profond
11:41au point
11:42qu'ils ont du mal
11:44à parler
11:44même le même langage,
11:46à trouver
11:47des points de contact
11:48au nom
11:49des intérêts
11:49nationaux.
11:51Et j'ai vu
11:53dans le contexte
11:54de ce discours
11:55un seul moment
11:56de véritable consensus,
11:58c'est à l'honneur
12:00de l'équipe nationale
12:01de hockey sur glace.
12:03Quand j'ai eu
12:06la standing ovation,
12:07les applaudissements.
12:08Et sinon,
12:09c'est un pays
12:10profondément divisé
12:11qui aujourd'hui
12:13est dans les mains
12:14de quelqu'un
12:15qui manifestement
12:17a du mal
12:18à garder
12:19les pieds sur terre.
12:20Vincent Jacquemart,
12:21peut-être un commentaire.
12:22Là, je ne parle pas
12:23du fond,
12:24mais vraiment
12:24sur la forme,
12:25sur la manière
12:25dont Donald Trump
12:27essaye d'écrire
12:28son récit.
12:30Justement,
12:30vous disiez
12:31il y a quelques instants
12:31que Donald Trump
12:35choisissait ses héros,
12:36il les fabrique
12:36en fait.
12:37C'est-à-dire,
12:37c'est quand même
12:37un maître
12:38de la communication.
12:39Et moi,
12:40je fais partie
12:40de ceux
12:41qui pensent
12:41qu'y compris
12:42quand tout le monde
12:43a l'impression
12:43que quelque chose
12:45se passe mal
12:45en termes de communication
12:46de la part
12:47du gouvernement américain
12:48et du président.
12:48En fait,
12:49je pense que c'est calculé.
12:50Et là,
12:51lors du discours,
12:52évidemment que c'est calculé.
12:53la venue des hockeyeurs
12:55s'est calculée,
12:56la remise d'une médaille
12:57à un pilote d'hélicoptère
12:58qui a participé
12:59à l'opération
13:01sur le Venezuela,
13:02c'est aussi
13:02une manière
13:03de réaffirmer
13:04son pouvoir
13:06et sa force de frappe
13:08dans tous les domaines.
13:09Ah oui,
13:10et vous avez raison
13:12de nous parler
13:13notamment
13:14de cet épisode
13:15du Venezuela.
13:16Vous dites
13:17qu'il nous choisit,
13:19vous nous dites
13:20qu'il est en train
13:21de choisir
13:22ses héros.
13:22Et là,
13:24avec ce pilote
13:25vénézuélien,
13:26il a vraiment
13:27décrit
13:28de manière chirurgicale
13:29comment s'était passée
13:30l'intervention
13:31dans la résidence
13:34de Maduro.
13:34Oui,
13:35parce que l'opération
13:36est un grand succès,
13:37parce que l'opération
13:40a été rondement menée
13:41et a été d'une précision
13:44exemplaire,
13:45ça,
13:45il faut le reconnaître,
13:46ça aurait pu
13:47très mal tourner,
13:48ça n'a pas été le cas,
13:49donc à partir du moment
13:50où la prise de risque,
13:51parce que c'est une grande
13:52prise de risque,
13:53l'opération au Venezuela,
13:54la prise de risque
13:55a payé,
13:56donc il l'utilise
13:57et il l'exploite
13:58du mieux qu'il peut
13:58et ça,
13:59il le fera toujours.
14:00Comment est-ce que vous,
14:01vous avez vécu
14:02cette séquence
14:02justement de Maduro ?
14:04Je dis ça,
14:05je rappelle à nos auditeurs
14:06et téléspectateurs,
14:06vous,
14:07vous présidez une entreprise
14:08de sécurité,
14:09vous avez vécu longtemps
14:10au Venezuela,
14:11vous connaissez très bien
14:12la société vénézuélienne,
14:14son organisation,
14:16est-ce que c'était
14:16quelque chose
14:17qui était attendu,
14:19enfin,
14:20qu'attendait la société
14:22vénézuélienne ?
14:23Alors,
14:24c'est deux sujets,
14:25c'est deux sujets,
14:25d'abord,
14:26personne ne s'y attendait,
14:27c'est-à-dire,
14:27si on parle ponctuellement
14:28du jour de l'opération
14:29et du type d'opération
14:30qui était menée,
14:32personne n'imaginait
14:33que quelqu'un allait,
14:34et même les États-Unis,
14:36que quelqu'un allait oser
14:37mener ce type d'opération,
14:38c'était vraiment
14:38un très haut risque,
14:39ça s'est bien passé,
14:41c'était pas de la chance
14:42ou que de la chance,
14:43il y a du personnel
14:43qui est préparé
14:44pour ce type d'opération,
14:45mais c'était clairement
14:47jouer avec le feu.
14:48La population,
14:49bon,
14:50je crois qu'on peut le voir
14:51d'ailleurs avec les semaines
14:52maintenant qui passent
14:53et la posture
14:54du pouvoir en place
14:55au Venezuela,
14:56la population,
14:57elle est contente,
14:58ils se sont un peu demandés,
14:59à mon avis,
15:00à un moment donné,
15:00s'ils n'allaient pas être envahis
15:02par les Américains,
15:03si les Marines Américains,
15:05comme ils le disent,
15:06n'allaient pas débarquer
15:06sur les plages vénézuéliennes.
15:08C'est pas du tout l'idée,
15:09là aujourd'hui,
15:10on n'est pas dans cette dynamique-là
15:11du tout,
15:12mais par contre,
15:13il y a des vrais changements
15:14localement,
15:14il y a une quantité
15:17de libération
15:17de prisonniers
15:18dits politiques
15:20qui arrivent enfin,
15:22alors que ça fait des années
15:22et des années
15:23qu'ils croupissent
15:24dans les jôles du régime,
15:25il y a un assouplissement
15:27des relations
15:28à l'international,
15:29il y a évidemment
15:29l'ouverture du marché
15:30sur le marché du pétrole,
15:32et il y a la mise en place
15:34de relations bilatérales
15:35et internationales
15:36avec des gens
15:38auxquels,
15:38il faut quand même se rappeler
15:39que les Vénézuéliens
15:40ne parlaient plus
15:40avec les Américains,
15:41c'était très compliqué.
15:43Oui, c'est ça,
15:43donc il y a une reprise
15:44du dialogue.
15:44Je vous fais écouter
15:45quand même ce passage
15:46quand on dit
15:47qu'il choisit
15:48ou fabrique
15:49ses héros,
15:50il nous parle
15:51de ce pilote d'hélicoptère,
15:52Donald Trump,
15:53qui s'appelle Eric,
15:54écoutez-le.
15:58Eric a été gravement touché
15:59à la jambe et à la hanche,
16:00il encaissa
16:01quatre tirs atroces
16:02qui déchiquetèrent sa jambe,
16:06mais dans son esprit,
16:07il n'y avait qu'une seule chose,
16:09Maduro.
16:12Adeline,
16:13voilà,
16:13on est encore dans,
16:14alors là,
16:15on est dans le récit
16:15militaire.
16:15J'adore cette séquence,
16:17merci de la morose.
16:19Attendez,
16:19je voulais être le temps
16:20de déchirer ma petite larve.
16:21Non,
16:22mais j'adore cette séquence.
16:23On est dans le récit
16:23militaro-hollywoodien.
16:24Oui,
16:26et je pense que dans l'histoire,
16:27quand on a glorifié à ce point
16:29ces héros de façon patriotique,
16:33de façon nationaliste,
16:35on n'avait pas la télé comme ça,
16:3624 heures sur 24,
16:38en mode vision.
16:40Donc là,
16:40on voit ce que ça a pu donner
16:43à Staline dans l'URSS,
16:45glorifiant les héros de la guerre.
16:46Vous voyez ce que je veux dire ?
16:47En fait,
16:48à la fois,
16:49je trouve ça fascinant
16:50qu'un président américain
16:52s'exprime de la sorte
16:53et en même temps,
16:54ça me fait peur
16:54parce que quand je regarde
16:55l'histoire,
16:56je vous le dis aussi
16:57un peu naïvement,
16:58mais quand je regarde
16:59l'histoire du monde,
17:01les personnalités
17:03de premier rang,
17:04les chefs de gouvernement
17:05ou les présidents
17:06qui ont fait cela
17:07à outrance,
17:08c'est-à-dire
17:09de glorifier des gens
17:10de façon patriotique,
17:13nationalisto,
17:14vous voyez,
17:14ça n'a jamais rien donné
17:16de très bon par la suite.
17:17Alberto,
17:18les régimes autoritaires
17:19finalement fabriquent
17:21ou glorifient leurs héros,
17:22comme nous rappellent
17:23Adeline et Vincent,
17:24c'est un peu,
17:25il y a eu les stacanovistes,
17:27les figures stacanovistes,
17:28là on a les figures trumpiennes.
17:29Tout à fait d'accord
17:30avec Adeline et Vincent,
17:31les régimes autoritaires
17:34ont vocation
17:35à créer des mythes
17:37et des héros.
17:38Une fois qu'on a dit ça,
17:40il est incontestable
17:42le fait que l'opération
17:43Venezuela a été un succès
17:45du point de vue
17:46de Donald Trump
17:47et qu'il est en train
17:48de l'utiliser
17:50dans sa propagande,
17:52dans son jeu,
17:54dans sa dynamique politique
17:55et il est en train
17:57de toucher des bénéfices
17:59grâce à cette opération
18:00aussi sur le plan international
18:02parce qu'on a peur
18:03de l'initiative militaire américaine
18:07parce que Trump a montré
18:08qu'il est capable
18:09de décider une initiative militaire.
18:11Mais, mais, mais,
18:14l'Iran n'est pas le Venezuela.
18:16C'est ce que j'allais dire, Alberto.
18:20Le Venezuela, c'était chirurgical.
18:22Exact.
18:23La CIA avait infiltré
18:24quand même toutes les strates
18:25de la société.
18:26Ils avaient leur plan
18:27qui était millimétré.
18:28En Iran, je crois qu'à part
18:30le Mossad,
18:31personne n'a réussi
18:32à infiltrer la société iranienne.
18:35Et si Donald Trump
18:39se fait l'illusion
18:40et est nourri
18:41par l'illusion
18:42de reproduire en Iran
18:44ce qu'il a fait au Venezuela,
18:46je crois qu'il ferait
18:48beaucoup mieux
18:49à réfléchir trois fois
18:51avant de donner
18:52le févère à l'opération.
18:53Le Venezuela, c'est aussi
18:55la sphère d'influence américaine.
18:57C'est l'Amérique là.
18:58On est sur le bâtre.
18:59Ça court arrière.
19:00Le Vincent Jacquemain.
19:01On est là-dessus
19:02et puis il y a aussi
19:03une réalité
19:04et encore une fois,
19:05on le voit aujourd'hui
19:06dans la manière
19:06dont le gouvernement en place
19:08est en train de gérer le pays.
19:09Il y avait évidemment
19:10un accord tacite
19:11de certains responsables
19:12politiques bolivariens,
19:15chavistes,
19:16sur cette opération.
19:17Il y a plusieurs figures
19:20emblématiques du pouvoir
19:21qui sont restées très discrètes
19:23par rapport à cette opération.
19:25Évidemment qu'ils condamnent
19:26mais ils sont obligés
19:26d'être condamnés.
19:27Mais dans les faits,
19:28il y a plusieurs hauts politiques
19:31vénézuéliens
19:31du cercle rapproché
19:34de Nicolas Maduro
19:35qui sont restés très silencieux
19:36par rapport à cette opération
19:38et qu'aujourd'hui d'ailleurs
19:39on n'entend pas.
19:40Ce sera peut-être
19:41un petit peu différent en Iran
19:42et c'est peut-être ça
19:43la grande différence.
19:44Je ne suis pas sûr
19:44que les Américains en Iran
19:45aient une alternative
19:48soit proche du pouvoir actuel
19:50ou éloignée du pouvoir actuel
19:53et qu'ils seront en mesure
19:55de soutenir cette alternative
19:57dans la gestion du pays
19:58dans les mois à venir.
19:59Je ne suis pas certain.
20:00En tout cas,
20:01Donald Trump a prononcé
20:02son discours de l'état
20:03de l'Union
20:04seulement quelques jours
20:06après la mort
20:07d'un baron de la drogue
20:08au Mexique
20:09El Mancho
20:10que je découvrais
20:11que je ne connaissais pas
20:12mais qui est très connu
20:13pour les gens qui connaissent
20:14la région comme vous
20:15Vincent.
20:17Et ça a vraiment
20:18embrasé le pays
20:19au moment où
20:20Donald Trump
20:21faisait son discours.
20:23Écoutez d'ailleurs
20:24le général mexicain
20:25Ricardo Treviatrero
20:26qui parle des coopérations
20:28nécessaires
20:29pour arriver à mener
20:31de telles opérations
20:32pour neutraliser
20:33une figure
20:33comme El Mancho.
20:36Les processus de renseignement
20:42sont très compliqués
20:44cela demande beaucoup de temps
20:45cela nécessite de rassembler
20:46beaucoup d'informations
20:47de data
20:48d'indices provenant
20:49de sources au niveau
20:50national et international
20:53Il existe des accords
20:55que le Mexique a conclus
20:56avec d'autres pays
20:57et leurs organisations
21:00Interpol, Europol
21:01et nous les forces armées
21:03avons aussi renforcé
21:04nos relations
21:05avec le commandement nord
21:06des Etats-Unis
21:07et cet échange d'informations
21:09est extrêmement important.
21:13Vincent Jacquemar
21:14vous qui êtes un spécialiste
21:15de la sécurité
21:16notamment autour
21:17de ces questions
21:18du narcotrafic
21:19vous avez vécu
21:19un certain temps
21:20aussi au Mexique
21:20vous connaissez bien
21:21ces réseaux-là
21:23quand le général
21:24nous dit ça
21:25est-ce que derrière
21:27il aurait réussi
21:28à mener une telle opération
21:30sans l'aide américaine ?
21:32Il y a deux aspects
21:32alors la réponse
21:33c'est probablement non
21:35pour deux raisons
21:36d'abord il n'y a peut-être pas
21:38au départ
21:39la volonté
21:39de la part des Mexicains
21:41il faut comprendre
21:42que le Mexique
21:43aujourd'hui est gangréné
21:44par le narcotrafic
21:45que le narcotrafic
21:46s'est infiltré
21:49à tous les niveaux
21:49de pouvoir
21:50que ce soit
21:50localement
21:51ou nationalement
21:52donc c'est très compliqué
21:53aujourd'hui
21:54d'être un politicien
21:55au Mexique
21:56et d'arriver
21:56à mettre en place
21:57des politiques publiques
21:58de développement
21:59de sécurité
22:00pour le peuple
22:02mexicain
22:03cela étant dit
22:04ils doivent donc
22:04cohabiter avec des narcos
22:06donc il y a toujours
22:06ce doute
22:07et on a assisté
22:08à des opérations
22:09importantes
22:10ces dernières années
22:10soit disant
22:12pour l'arrestation
22:13procéder à l'arrestation
22:14de certains narcos
22:16qu'il finalement
22:17annulait
22:18voire parfois
22:19il libérait
22:20le narco-arrêté
22:20par peur
22:21des conséquences
22:22que ça pouvait avoir
22:23sur la population locale
22:25donc ce qui s'est passé
22:26ici probablement
22:27c'est que
22:27Donald Trump
22:29une fois encore
22:29a mis la pression
22:30sur le Mexique
22:31et ça il le fait
22:31depuis plus d'un an
22:32en disant aux Mexicains
22:34vague d'immigration
22:35vous devez stopper ça
22:36à la frontière
22:37on ne veut plus
22:38qu'il rentre chez nous
22:39et en plus
22:40ils ont un vrai problème
22:42avec le fentanyl
22:42c'est ce que j'allais dire
22:43il y a l'argument
22:44du fentanyl
22:45qui est pour le coup
22:45un argument
22:46qui a été ressorti
22:47pour le Venezuela aussi
22:49où là
22:49c'est plus qu'une question
22:51de santé publique
22:52c'est une question
22:53de sécurité nationale
22:54absolument
22:55et le fentanyl
22:55aujourd'hui
22:56on sait que
22:57le cartel de Jalisco
22:58Nueva Génération
22:59qui est le cartel
23:00auquel appartenait
23:02le Mencho
23:03est le cartel
23:04qui avait
23:05le plus gros volume
23:07d'exportation
23:07de fentanyl
23:08de fentanyl
23:09vers les Etats-Unis
23:10donc c'est ça
23:11qui se passe
23:11et après
23:12vous avez
23:12l'aspect
23:13de renseignements
23:15et de moyens
23:15de renseignements
23:16notamment de technologie
23:18où grâce à la technologie
23:20c'est les Américains
23:21qui appuient aujourd'hui
23:23les Mexicains
23:24et qui ont permis
23:25notamment
23:25la localisation
23:27de El Mencho
23:29Adeline Percep
23:30là encore
23:30pour revenir aussi
23:31sur Donald Trump
23:32et sa base
23:32on voit que
23:33sur tout le narratif
23:35qu'il a
23:35autour du fentanyl
23:37ça c'est quelque
23:38chose
23:38je veux dire
23:40être le shérif
23:41de sa base arrière
23:44d'Amérique latine
23:45pour protéger
23:46les Américains
23:46du narcotrafic
23:48ça c'est un truc
23:48qui parle politiquement
23:49oui ça parle politiquement
23:51mais en même temps
23:52alors
23:52en ce qui concerne
23:54le fentanyl
23:55je ne sais pas
23:55s'il donne
23:56beaucoup de chiffres
23:56etc
23:56mais sur l'immigration
23:58par exemple
23:58c'est son
23:59grand porte-drapeau
24:01l'immigration
24:02est régulière
24:02il dit
24:03beaucoup
24:03de fausses informations
24:05Donald Trump
24:05c'est à dire
24:06qu'il agite
24:07la menace
24:08de l'immigration
24:09irrégulière
24:09mais si on regarde
24:10entre octobre 2024
24:12et 2025
24:13on est à 440 000
24:14passages irréguliers
24:15c'était 5 fois plus
24:17dans l'année
24:18écoulée
24:19c'est à dire
24:20qu'en fait
24:21sous Biden
24:21déjà
24:22l'immigration irrégulière
24:24s'est considérablement
24:26tassée
24:26le gouvernement mexicain
24:28malgré les tensions
24:29qu'il peut y avoir
24:30politiques
24:31entre les deux
24:32états
24:33le gouvernement mexicain
24:34fait quand même
24:35le job
24:36depuis des années
24:37depuis le début
24:38des années 2000
24:39ils contrôlent
24:41réellement
24:42beaucoup
24:42aussi
24:43ils font
24:45une sorte de tampon
24:47entre le reste
24:48de l'Amérique latine
24:48et les Etats-Unis
24:49donc
24:51je vous donne
24:53la parole
24:53juste après
24:53mais justement
24:54Alberto
24:54parce que sur l'immigration
24:56vous faites bien de m'en parler
24:57comme on est dans la fabrique
24:58des héros
24:58de Donald Trump
24:59pour comprendre un peu
25:00ce qu'il essaye de dire
25:01ou la manière
25:01dont il dit les choses
25:03j'aimerais que vous l'écoutiez
25:04parce que là
25:05il a choisi
25:05sa petite héroïne
25:07sur l'immigration
25:08elle s'appelle Delilah
25:09elle n'a que 5 ans
25:11et elle a vécu un drame
25:12écoutez-le
25:14Delilah Coleman
25:15n'avait que 5 ans
25:19lorsqu'un semi-remorque
25:20à 18 roues
25:21a percuté sa voiture
25:22à l'arrêt
25:22à 100 km heure ou plus
25:27le conducteur
25:28était un étranger
25:29en situation irrégulière
25:30admis par Joe Biden
25:31elle est là ce soir
25:32avec son père Marcus
25:33Delilah
25:34tu es une source
25:35d'inspiration
25:36Delilah
25:37please
25:37you are a great inspiration
25:39voilà Alberto
25:41cette petite Delilah
25:42qui devient porte-brapeau
25:43du récit
25:44du durcissement
25:45de sa politique migratoire
25:46finalement
25:46notre mythe
25:47à la cour
25:48de Donald Trump
25:49non je suis d'accord
25:50avec Adine
25:51qu'elle dit
25:52que l'immigration
25:54irrégulière
25:55avait déjà
25:56baissé
25:57à l'époque
25:58de Biden
25:59mais je remarque
26:00que Biden
26:02avait dit
26:04à l'époque
26:04qu'il aurait
26:05démantelé
26:06le système
26:06de contrôle
26:08à la frontière
26:09mexicaine
26:10qui avait été
26:12créé par la première
26:13présidence Trump
26:14et ensuite
26:15il a gardé
26:17ce même système
26:18donc quelque part
26:20la baisse
26:21de l'immigration
26:22irrégulière
26:22lors de la présidence
26:23Biden
26:24est
26:25à un succès
26:26de la première
26:27présidence Trump
26:28ou quand même
26:29on peut
26:31s'interroger
26:32sur cet élément
26:33et il y a aussi
26:35des études récentes
26:36qui montrent
26:37que je crois
26:37à l'horizon 2030
26:38ou 2035
26:39les Etats-Unis
26:41pour la première fois
26:41de leur histoire
26:43entameront
26:43un déclin
26:44démographique
26:45faute
26:46d'immigration
26:47voilà
26:47il y aura
26:48plein d'Européens
26:49qui peut-être
26:50il y a des jeunes
26:51européennes
26:52qu'on les font
26:52aujourd'hui
26:53ils ont étudié
26:55travaillé
26:55aux Etats-Unis
26:56et ce mouvement
26:59migratoire
27:00de jeunes
27:01et de jeunes
27:01qui ont étudié
27:04aux dépenses
27:06par exemple
27:07je parle de l'Italie
27:08l'Italie
27:09est un pays
27:09d'immigration
27:10de jeunes
27:11avec des compétences
27:13qui étudient
27:14à l'école italienne
27:14et ensuite
27:15ont du mal
27:16à trouver un travail
27:17en Italie
27:18ils vont en Allemagne
27:19en France
27:20en Grande-Bretagne
27:20et aux Etats-Unis
27:21et quand vous parlez
27:23de la future
27:24immigration
27:25en Amérique
27:26moi je pense
27:27d'une immigration
27:28en Amérique
27:30qui pourrait coûter
27:31cher
27:31à nous
27:32sociétés européennes
27:34qui faisons
27:35étudier
27:36nos jeunes
27:37et qui ensuite
27:38nous perdons
27:39des compétences
27:40à l'avantage
27:40des Américains
27:42une question
27:43peut-être
27:43sur votre business
27:44rapidement
27:44mais comme vous
27:46sécurisez
27:46l'environnement
27:47de vos clients
27:48privés
27:48et institutionnels
27:49et que vous êtes
27:49très présents
27:50en Amérique latine
27:51est-ce que
27:53depuis que
27:53Donald Trump
27:54est arrivé au pouvoir
27:57vous avez
27:58encore plus
27:58de travail
27:59on a plus
28:01de travail
28:01dans le sens
28:02où d'abord
28:02il y a un changement
28:03de la politique
28:04extérieure américaine
28:05en termes de sécurité
28:06c'est-à-dire que
28:07les agences
28:07de renseignement
28:08américaines
28:08sont beaucoup
28:09plus actives
28:09notamment en Amérique latine
28:10ça c'est flagrant
28:12notamment dans le domaine
28:14maritime
28:15ça c'est flagrant
28:16il y a un vrai changement
28:17et sur le Mexique
28:19particulièrement
28:20l'immigration
28:21comme vous le disiez
28:22tout à l'heure
28:22le Mexique
28:23sert de zone tampon
28:25pour les Etats-Unis
28:26c'est-à-dire
28:26l'immigration
28:27qui vient de l'Amérique
28:28centrale
28:29et l'Amérique du Sud
28:29à travers
28:30et qui termine
28:31donc au Guatemala
28:33et traverse la frontière
28:34donc dans le sud
28:35du Mexique
28:35les Mexicains
28:36aujourd'hui
28:37doivent mettre en place
28:38des mesures
28:38de protection
28:39parce que
28:40c'est beaucoup de monde
28:41qui part ensuite
28:42dans la nature
28:42et effectivement
28:43tout ce business
28:45de transport
28:46des immigrants
28:47et des clandestins
28:49est récupéré
28:50par les cartels
28:50de la drogue
28:51parce qu'ils servent
28:52de mules
28:53parce qu'ils servent
28:54de monnaie d'échange
28:55parce que bon
28:55pour toute une série
28:56de raisons
28:57il y a aussi du pétrole
28:58vénézuélien
28:58qui avait l'habitude
28:59de partir
29:00des côtes
29:01péruviennes
29:02je crois
29:02pour partir
29:03pour aller vers la Chine
29:04notamment
29:05l'Asie
29:06c'est très important
29:07c'est à dire
29:08que l'ouverture
29:08sur l'Asie
29:09on est de l'autre côté
29:09c'est à dire
29:10c'est le Pacifique
29:12mais j'imagine
29:13qu'avec l'arrivée
29:14de Donald Trump
29:14par exemple
29:15les grands hubs portuaires
29:17qui sont très récents
29:18notamment au Pérou
29:20vont peut-être
29:21devoir revoir
29:22leur fonctionnement
29:24vous avez des projets
29:25au Chili
29:25au Pérou
29:26vous avez des projets
29:26en Équateur
29:27en Colombie
29:28vous avez
29:28de nouveaux ports
29:30qui apparaissent
29:30parce que les connexions
29:32et les échanges
29:33augmentent
29:34très clairement
29:35augmentent
29:35et surtout
29:36vous avez des routes
29:37qui se redessinent
29:38à mesure
29:41des politiques
29:42de Donald Trump
29:42chacun se replie
29:43et redessine ses routes
29:44absolument
29:46passionnant
29:46on va marquer
29:48une courte pause
29:48et ensuite
29:49on se retrouve
29:49j'aimerais évoquer
29:50avec vous
29:50quand même
29:51les 4 ans
29:51de l'invasion russe
29:52en Ukraine
29:53du défi sécuritaire
29:54européen
29:55de l'enjeu
29:56de la reconstruction
29:57aussi
29:58Emmanuel Macron
29:59va prononcer
30:00un discours
30:01sur la dissuasion
30:01nucléaire lundi
30:02alors que le parapluie
30:04américain se referme
30:04voilà des questions
30:05c'est pas des petites questions
30:06mais on va se les poser ensemble
30:07juste après cette courte pause
30:08à tout de suite
30:09BFM Business
30:10présente
30:14Les experts sans frontières
30:18Mathieu Jolivet
30:21Bienvenue
30:21si vous nous retrouvez
30:22dans les experts sans frontières
30:23autour de moi
30:24Alberto Toscano
30:25politologue
30:25journaliste italien
30:26Adeline Percept
30:27correspondante
30:28de la RTBF
30:29à Paris
30:29et Vincent Jacquemart
30:31président
30:31d'Irena Group
30:33Il y a 4 ans maintenant
30:34les russes
30:36envahissaient
30:37l'Ukraine
30:384 ans après cette invasion
30:41Vladimir Zelensky
30:42était en visio
30:43il s'adressait
30:44au parlement européen
30:45cette semaine
30:46il demande à l'Europe
30:47de s'accorder
30:48sur une aide
30:49de 90 milliards
30:50écoutez-le
30:52maintenant une décision
30:54maintenant une décision
30:56importante est sur la table
30:5890 milliards d'euros
30:59d'aide à l'Ukraine
31:00sur deux ans
31:01il s'agit d'une véritable
31:03garantie financière
31:04pour notre sécurité
31:06et notre résilience
31:07et elle doit être mise en oeuvre
31:09je remercie tous ceux qui travaillent
31:11à sa réalisation
31:12merci à vous tous
31:17Adeline
31:184 ans après
31:18l'aide à l'Ukraine
31:20j'ai l'impression que c'est
31:21j'ai l'impression que c'est une
31:22j'allais dire
31:23une histoire sans fin
31:24et un puits sans fond
31:27oui c'est une histoire sans fin
31:29parce qu'à chaque fois
31:29qu'on fait des bilans
31:31et on le voit encore
31:32avec ce qui s'est passé
31:33cette semaine
31:33sur le bilan
31:34on dit qu'on en est
31:35à 500 milliards
31:37de dollars
31:38pour tenter de reconstruire
31:40à chaque fois qu'on fait des bilans
31:416 mois plus tard
31:42le bilan a complètement évolué
31:44parce qu'en réalité
31:45vous voyez
31:45là déjà au mois de janvier
31:47le bilan qu'on a établi
31:48lundi
31:49il est obsolète
31:50parce qu'au mois de janvier
31:51beaucoup de routes
31:52de lignes de transport
31:55ont été encore détruites
31:57et de structures énergétiques
31:59détruites aussi
32:00donc c'est un puits sans fin
32:01et on voit aussi
32:01des drones
32:02qui ont des capacités
32:03de projection
32:03de plus en plus lointaines
32:06avec des précisions
32:07assez redoutables
32:08quand ils étaient connectés
32:09à Starlink
32:10alors là on peut avoir
32:11des infrastructures
32:12très loin dans les territoires
32:14qui peuvent se faire
32:14même si la Russie
32:16n'a que 20% du pays
32:18en termes de territoire
32:20et n'avance que
32:21très très très très peu
32:22ces dernières années
32:23au fond
32:23la Russie a un pouvoir
32:25de nuisance
32:25qui est énorme
32:26vis-à-vis des infrastructures
32:27vis-à-vis des entreprises
32:29vis-à-vis des logements
32:31il y a des destructions
32:33chaque jour
32:34qui sont énormes
32:35donc bien sûr
32:36que c'est le puissant fond
32:37et tant que la Russie
32:38sera dans une position
32:40agressive
32:40ce sera le puissant fond
32:42j'ai envie de dire
32:42en fait Vincent Jacquemart
32:43la situation
32:45comment
32:45enfin c'est difficile
32:46de parler de reconstruction
32:48quand la situation
32:49est aussi instable
32:50vous êtes dans une guerre
32:51d'usure
32:52c'est-à-dire que
32:52tout le monde pensait
32:53que ça allait aller très vite
32:54du côté russe
32:55puis tout le monde
32:56s'est dit bon
32:57ce sera pas si facile
32:58que ça
32:59là ça fait des années
32:59que les ukrainiens tiennent
33:01vous êtes typiquement
33:02dans une guerre d'usure
33:03ça coûte en hommes
33:04ça coûte en matériel
33:05ça coûte en argent
33:06ça coûte beaucoup d'argent
33:08en même temps
33:09l'économie ukrainienne
33:10doit continuer
33:11à fonctionner
33:12ça veut dire
33:12qu'on parle de reconstruction
33:14parce qu'il y aura
33:15une reconstruction un jour
33:16je crois que ça avère
33:17aujourd'hui
33:17que les Russes
33:18n'arriveront pas
33:18à conquérir
33:19tout le territoire ukrainien
33:21donc il y a quand même
33:22un moment donné
33:23où tout ça
33:24ça va devoir se redresser
33:25mais les défis
33:26ils sont quand même immédiats
33:27moi je suis toujours surpris
33:28des appels à l'aide
33:29de Zelensky par exemple
33:31qui il est assez clair
33:32il donne des chiffres
33:33enfin il est en flux tendu
33:35il doit continuer
33:37son effort de guerre
33:38et de résistance
33:39contre les Russes
33:40tout le monde dit
33:41que les Russes
33:42et l'économie russe
33:42étaient en train de souffrir
33:43oui certainement
33:45mais ils continuent quand même
33:46donc c'est pas fini
33:47c'est long
33:49et comment se porte aujourd'hui
33:50parce qu'on sent
33:51qu'il y a tout un écosystème
33:52autour de la reconstruction
33:54en Ukraine
33:55et on voit que les Américains
33:56se sont aussi positionnés
33:58il y a des accords
33:58qui ont été signés
34:00notamment autour
34:01de mines de lithium
34:02en juillet dernier
34:03oui oui
34:04il y a une perspective
34:05de reconstruction
34:06mais tant que la guerre
34:07sera là
34:08il n'y aura pas
34:08de véritable reconstruction
34:10c'est évident
34:11dont il est je crois
34:12inutile d'imaginer
34:14ce que les différents pays
34:15pourraient
34:15les différentes économies occidentales
34:18pourraient gagner
34:19suite à la reconstruction
34:20aujourd'hui on est devant
34:22on est devant une guerre
34:22un tunnel sans fin
34:24on ne voit pas la sortie
34:26et pourtant
34:26la sortie est là
34:28la seule façon
34:29de sortir
34:30de ce pétrin
34:31sanglant
34:32catastrophique
34:33monstrueux
34:34est de s'arrêter
34:35là où on est
34:36laisser seul feu
34:37ce qui a été fait
34:38entre les deux Corées
34:41un jour
34:42après avoir perdu
34:44beaucoup de sang
34:44et beaucoup d'argent
34:46après avoir pris
34:47des risques gigantesques
34:49on dit stop
34:49mais Alberto
34:50Vladimir Poutine
34:51se contentera-t-il
34:53d'un cessez-le-feu ?
34:54Exactement
34:56il refuse
34:57il refuse
34:58parce qu'il veut plus
34:59de l'autre côté
35:01il y a l'ambiguïté ukrainienne
35:03parce que l'Ukraine
35:04ne se dit pas prête
35:05à renoncer
35:06à la Crimée
35:06à la partie
35:07du Donbass
35:08déjà perdu
35:09et
35:10Lugansk
35:11déjà perdu
35:12et l'Ukraine
35:13rêve
35:14grâce
35:14à l'aide occidentale
35:16de récupérer tout ça
35:17donc il y a
35:18une double ambiguïté
35:19Poutine
35:19qui veut
35:20continuer la guerre
35:21pour prendre
35:22tout le Donbass
35:23et de l'autre côté
35:24l'Ukraine
35:26Kiev
35:26qui rêve
35:28d'un bouleversement
35:31complet
35:31qui puisse
35:32permettre
35:33aux forces
35:34ukrainiennes
35:35de récupérer
35:36ce qui aujourd'hui
35:37paraît
35:37irrécupérable
35:39donc
35:40derrière
35:41cette
35:42ambiguïté
35:43conceptuelle
35:45on a une situation
35:46catastrophique
35:47qui va s'éterniser
35:48parce qu'aucune force
35:51extérieure
35:51est en mesure
35:53d'imposer
35:54le bon sens
35:56aux deux parties
35:57d'un conflit
35:58Adeline
35:58qu'est-ce qui peut
35:59arrêter
36:00Vladimir Poutine
36:01c'est-à-dire que
36:02moi je garde
36:03toujours en tête
36:04j'ai mis la transcription
36:05sur mon bureau
36:06d'ordinateur
36:07de son discours
36:08à Munich
36:08en février 2007
36:09je sais que vous aimez
36:11ce discours
36:11mais il annonçait
36:12tout ce qu'on traverse
36:13et tout ce qu'on vit
36:14aujourd'hui
36:14donc aujourd'hui
36:15qu'est-ce qui
36:17pourra nous convaincre
36:18que
36:19Vladimir Poutine
36:20renoncera
36:21à sa nostalgie
36:22de reconstituer
36:23un empire perdu
36:24moi je vais pas
36:25je vais bien me garder
36:26de faire des pronostics
36:28sur ce que va faire
36:28Vladimir Poutine
36:29ce qu'on peut observer
36:30là aujourd'hui
36:31c'est que
36:32les américains
36:34veulent
36:35avoir un retour
36:36sur investissement
36:37ça ça me paraît
36:38très clair
36:38et donc il y a déjà
36:39un fonds
36:41un fonds
36:42qui s'appelle
36:42Alvarez
36:43et Marsal
36:44qui est chargé
36:45par les Etats-Unis
36:46de structurer
36:47les futurs investissements
36:49américains
36:50je crois que BlackRock
36:50est très actif aussi
36:51BlackRock est très actif
36:52les Etats-Unis
36:54ont déjà signé
36:55un deal
36:57en juillet dernier
36:58quelques entreprises
37:00françaises
37:00sont quand même
37:00aussi sur le coup
37:01je veux dire
37:02Alstom
37:03a déjà vendu
37:04des rames
37:05etc
37:05bon
37:06donc tout le monde
37:07attend un peu
37:08que cette reconstruction
37:09ait lieu
37:09maintenant
37:10quand
37:10c'est le grand
37:11point d'interrogation
37:12et je pense que Vladimir Poutine
37:13en effet
37:14est le seul
37:14à avoir la réponse
37:15à cette question
37:16Vincent Jacquemart
37:17vous avez un radar
37:18peut-être assez fin
37:19de ce qui se passe
37:20vu votre activité
37:21je rappelle
37:21vous présidez une entreprise
37:23de sécurité
37:24auprès de grands groupes
37:25et d'institutionnels
37:26donc est-ce qu'aujourd'hui
37:28il y a un écosystème européen
37:30qui s'est positionné
37:31sur ce marché
37:32de la reconstruction
37:33absolument
37:33non seulement
37:34sur le marché
37:34de la reconstruction
37:35mais aujourd'hui
37:36sur le marché
37:38directement
37:39en relation
37:39avec la guerre
37:40et l'effort de guerre
37:41en Ukraine
37:41toutes les technologies
37:43de pointe
37:43par exemple
37:44vous parliez des drones
37:44il y a quelques minutes
37:45tous les industriels
37:47il y a un nombre
37:49de start-up
37:50invraisemblables
37:50de drones
37:52françaises
37:52mais européennes
37:53globalement
37:54qui sont aujourd'hui
37:55son test
37:56font des proof of concept
37:58de leurs solutions
38:00en Ukraine
38:00parce que les Ukrainiens
38:01acceptent tout
38:02aujourd'hui
38:03tout ce qui peut
38:04les aider
38:04ce marché du drone
38:06il se structure
38:06ou pas sur place
38:07parce que je me rappelle
38:08il y a 6 mois
38:09ou un an
38:09il y avait même
38:11un label testé
38:12en Ukraine
38:14qui permettait
38:15de dire que ce drone
38:16était de qualité
38:16sauf qu'il y avait
38:17des généraux
38:18à l'époque
38:19américains sur place
38:20qui alertaient
38:20en disant
38:21attention
38:21c'est trop le bordel
38:22chacun construit
38:23chacun teste
38:24il y a les israéliens
38:25les turcs
38:25les français
38:27chacun fait dans son côté
38:28il faut structurer
38:28la filière
38:29oui il faut structurer
38:30sauf que la demande
38:31ukrainienne
38:31elle était immédiate
38:32et c'est ça qui s'est passé
38:33c'est qu'aujourd'hui
38:34l'offre sur le marché
38:35il y a beaucoup de drones
38:36aujourd'hui
38:37qui sont employés
38:38en Ukraine
38:38mais dans des volumes
38:39de plusieurs milliers
38:40par jour
38:41qui étaient encore
38:42il y a un an
38:43il y a deux ans
38:43des modèles expérimentaux
38:46c'est à dire qu'aujourd'hui
38:47c'est un accélérateur
38:49extraordinaire
38:49entre guillemets
38:50pour la technologie
38:52et notamment
38:53sur l'utilisation
38:53des drones
38:54et par exemple
38:55dernièrement
38:56sur l'utilisation
38:57des drones filaires
38:58puisqu'on a beaucoup
38:59parlé de Starlink
39:00et de la capacité
39:02que les satellites
39:03de Starlink
39:03donnaient
39:04aux deux belligérants
39:05les uns
39:06et les autres
39:08et le fait
39:09que si Starlink
39:10est à terre
39:11ça limite
39:12l'utilisation
39:12des drones
39:13les russes
39:14ont trouvé la parade
39:14aujourd'hui
39:15ils utilisent
39:15énormément
39:16de drones
39:17à fibre optique
39:18donc c'est comme
39:19un drone
39:20à distance
39:21connecté
39:21à un satellite
39:22sauf qu'il y a
39:23une petite fibre optique
39:24mais qui peut aller
39:25jusqu'à 30 km
39:26et c'est juste
39:27inarrêtable
39:28il n'y a aucun système
39:29de brouillage
39:30aujourd'hui
39:30qui est capable
39:31de faire tomber
39:32un drone
39:32à fibre optique
39:33donc ça évolue
39:34et ça évolue
39:34très vite
39:36comme quoi
39:36il faut rester
39:38à la pointe
39:39c'est vraiment
39:40le visage noir
39:42encore plus sombre
39:43de ce que nous
39:44connaissions avant
39:45de cette guerre
39:46parce que là
39:46c'est comme un salon
39:47de l'armement
39:48grandeur nature
39:50et là
39:51on utilise
39:52cette guerre
39:53pour améliorer
39:54des systèmes
39:56technologiques
39:57militaires
39:57de la part
39:58d'autres pays
39:59et
40:01le terrain
40:02de bataille
40:03de l'Ukraine
40:05est un terrain
40:06de test
40:07militaire
40:07il faut que cette guerre
40:08s'arrête
40:09et la seule façon
40:10de l'arrêter
40:11est que les troupes
40:12s'arrêtent
40:13là où elles sont
40:14aujourd'hui
40:14et en même temps
40:15c'est aussi une réalité
40:16que vous décrivez
40:17qui est que l'Ukraine
40:19est devenue
40:19un nouveau laboratoire
40:21qui vient percuter
40:22toutes les doctrines militaires
40:23telles qu'on les connaît
40:24depuis la révolution industrielle
40:27un ancien chef
40:28d'état-major
40:28des armées russes
40:29a écrit un article
40:31dans une revue
40:31liée au Kremlin
40:32où il formule
40:34un peu une nouvelle
40:34doctrine
40:35issue de l'expérience
40:37ukrainienne
40:37et il dit que
40:38désormais
40:38l'armée dans le monde
40:40qui prendra le dessus
40:41sur les autres
40:41sera celle qui aura
40:42le plus de puissance
40:43de calcul
40:44ça se joue là
40:45maintenant en fait
40:45Vincent Jacquemart
40:46bien sûr
40:46ça va très très vite
40:47aujourd'hui
40:49il ne fait pas bon
40:50être un soldat
40:50ou un commandant d'unité
40:52sur le terrain
40:53vous êtes complètement
40:54dépassé
40:55vous êtes totalement transparent
40:56et vous ne le savez pas
40:58c'est à dire
40:59il y a une espèce
41:00de tension permanente
41:01où vous n'avez aucune idée
41:02de ce qui va vous donner
41:02le fantasme traditionnel
41:04est devenu de la chair à drones
41:05très très compliqué
41:06en tout cas
41:084 ans après l'invasion russe
41:10en Ukraine
41:11on voit bien
41:11que c'est un test
41:12peut-être comme jamais
41:13de la cohésion européenne
41:15vous en parliez un peu
41:17à travers les coopérations
41:18industrielles
41:19on en reparlera d'ailleurs
41:20mais j'aimerais vous faire écouter
41:21par rapport à cette cohésion européenne
41:24il y a des élections législatives
41:26assez importantes
41:27qui vont arriver au mois d'avril
41:28en Hongrie
41:29Victor Orban
41:30faisait un meeting
41:32enflammé
41:32comme à son habitude
41:34où il désigne son ennemi
41:36pendant ce meeting
41:38c'est pas son opposant
41:39qui s'appelle Mitter Magar
41:40son ennemi
41:41c'est Bruxelles
41:46notre véritable adversaire
41:47ça n'est pas l'opposition hongroise
41:51c'est Bruxelles
41:52qui veut
41:52en Hongrie
41:53un gouvernement
41:54qui
41:54le moment venu
41:58enverra l'argent
41:59des hongrois
41:59à l'Ukraine
42:00et enverra les soldats
42:01hongrois
42:01à la guerre
42:04bon Adeline
42:05non excusez-moi
42:06je ris
42:06parce que
42:07dans une précédente
42:08là je vous fais écouter
42:08peut-être le bouton noir
42:09de l'Europe
42:10dans une précédente vie
42:12j'étais correspondante
42:13en Allemagne
42:14entre 2014
42:15et 2017
42:16et j'ai beaucoup
42:17sillonné
42:18les pays
42:20de l'Est
42:21de l'Europe
42:21et notamment
42:22je suis souvent allée
42:23en Hongrie
42:24et évidemment
42:25Orban avait déjà
42:27le même discours
42:27enfin je veux dire
42:28il n'y avait pas l'Ukraine
42:29mais il faut se souvenir
42:31de qui est Victor Orban
42:32c'est quelqu'un
42:33qui agite tout le temps
42:34voilà
42:35son petit drapeau
42:36d'Anti
42:37Bruxelles
42:38il est sur ce créneau-là
42:39depuis des années
42:40c'est le seul
42:41qui est copain
42:42avec Poutine
42:42et avec Trump
42:43et tout en captant
42:45allègrement
42:45les fonds européens
42:46et notamment
42:47pour faire
42:49des projets pharaoniques
42:50dans son propre
42:51village
42:52voilà
42:52je veux dire
42:53c'est un personnage
42:54qui est tout droit
42:55sorti de l'URSS
42:56quasiment
42:56je veux dire
42:57Victor Orban
42:58il n'a plus
42:59de crédibilité
43:00et en même temps
43:02Alberto
43:02vous qui êtes
43:03un Européen
43:04quand même
43:05dans l'âme
43:06comment est-ce que
43:07dans cette période
43:07est-ce que vous avez
43:08quand même
43:09si vous vous projetez
43:10est-ce que vous
43:11vous gardez quand même
43:12un peu d'optimisme
43:13pour voir une Europe
43:15qui finalement
43:15se coopère
43:17et se construit
43:20à vitesse grand V
43:20notre avenir
43:21est un trénommé
43:22d'Européen
43:23où nous sommes capables
43:25de renoncer à quelque chose
43:26pour le bien commun
43:27pour avoir
43:28une véritable solidarité
43:30européenne
43:30et nous sommes capables
43:32de renoncer
43:32aussi
43:33à certaines prérogatives
43:35nationales
43:35pour permettre
43:36une gouvernance européenne
43:37parce qu'il faut
43:39une gouvernance européenne
43:40sinon
43:40n'importe quel
43:41Orban
43:42va tout bloquer
43:43tout paralyser
43:44il faut que le vote
43:45en majorité
43:46soit
43:47étendu
43:48sur d'autres sujets
43:50et donc
43:50notre avenir
43:52entre nos mains
43:53les Européens
43:54sont capables
43:55de choisir
43:56entre la division
43:57entre eux
43:58et dans la faiblesse
43:59commune
44:00collective
44:01ou
44:01renoncer à quelque chose
44:03au nom
44:03de leur unité future
44:06je suis européiste
44:08encore aujourd'hui
44:08mais c'est difficile
44:09de l'être
44:09jour après jour
44:11ça devient
44:12de plus difficile
44:13de plus en plus difficile
44:14c'est difficile
44:14de se projeter
44:15vous parliez
44:16à travers les drones
44:17Vincent Jacquemart
44:18de coopération
44:20industrielle
44:20il y a un exemple
44:21aussi
44:22qui rejoint un peu
44:23l'Europe
44:23qui a du mal
44:24à se construire
44:26ou à se parler
44:26c'est le projet
44:27du SCAF
44:28d'avion
44:29du futur
44:31c'est un projet
44:32ça fait 10 ans
44:33qu'on plonge dessus
44:34maintenant
44:34mais j'aimerais vous faire
44:36écouter le chancelier
44:36Mers
44:37qui s'exprimait récemment
44:38et il n'en veut pas
44:41les français ont besoin
44:42pour la prochaine génération
44:44d'un avion capable
44:45d'emporter l'arme nucléaire
44:46et d'opérer
44:46depuis un porte-avions
44:47actuellement
44:48la Bundeswehr
44:49n'a pas ce besoin
44:50nous divergeons donc déjà
44:52dans les spécifications
44:53et les profils d'exigence
44:54la question devient alors
44:56avons-nous la force
44:57et la volonté
44:58de construire deux avions
44:59pour deux besoins différents
45:00ou un seul
45:01la France veut n'en construire
45:03qu'un seul
45:03aligné sur ses propres besoins
45:05mais ce n'est pas
45:06ce dont nous avons besoin
45:07ce n'est donc pas
45:08un conflit politique
45:09c'est un vrai problème
45:11d'exigence opérationnelle
45:12si nous ne résolvons pas cela
45:14nous ne pourrons pas
45:15poursuivre le projet
45:16mais ce n'est pas
45:17une rupture franco-allemande
45:18c'est simplement
45:19la conséquence
45:20d'exigences différentes
45:23très intéressant
45:23ce que nous dit
45:24le chancelier Mers
45:25Vincent Jacquemars
45:25vous calez votre lecture
45:26parce que moi
45:27je n'arrive pas à savoir
45:28s'il faut le prendre au mot
45:29et où ce serait
45:30effectivement du pragmatisme
45:32opérationnel
45:32ils n'ont pas la bombe
45:34c'est un avion
45:35qui pourra transporter
45:37la bombe nucléaire
45:38chacun ses priorités
45:40opérationnelles
45:40ou si derrière
45:42il y a quand même
45:42quelque chose
45:43de plus politique
45:44avec des batailles
45:45de sous-traitants
45:46industriels
45:47si Dassault
45:51prend le lead
45:52les Allemands
45:53ne veulent pas se retrouver
45:55opérateurs de Dassault
45:56je pense que la réponse
45:57est dans la question
45:58aujourd'hui
45:59le positionnement
46:00des Allemands
46:00on aura toujours
46:01des arguments
46:01il y aura toujours
46:02des arguments
46:02pour effectivement
46:03on l'a expliqué
46:04que la bombe atomique
46:05ce qui n'est pas
46:06un argument en soi
46:07parce que même si
46:08l'avion est un vecteur
46:09pour délivrer
46:10l'arme atomique
46:10c'est surtout
46:11les sous-marins
46:11qui sont les vecteurs
46:12de l'arme atomique
46:13mais bon
46:13c'est un autre sujet
46:14ce n'est pas ma spécialité
46:16mais on pourra toujours
46:17argumenter en disant
46:18qu'on n'a pas la même utilité
46:19et il y a ce débat là
46:20d'ailleurs à chaque fois
46:21qu'un pays européen
46:22achète un avion
46:23il y a ce débat
46:24de l'utilisation finale
46:26de l'avion
46:27qui va fabriquer l'avion
46:28avec quelle technologie
46:30à bord
46:31et donc avec quelle dépendance
46:33par rapport aux fabricants
46:34et ici moi je crois
46:36qu'au contraire
46:36justement
46:37on est dans un bras de fer
46:38franco-allemand
46:39tout simplement
46:40Adeline
46:40alors moi je suis d'accord
46:42avec vous
46:42et je ne dirais
46:43pas seulement
46:44en fait
46:45qu'est-ce qui se passe
46:45l'Allemagne est en train
46:47d'investir massivement
46:48va investir
46:49parce que l'Allemagne
46:50a du cash
46:50c'est pour ça qu'elle revient
46:51sur les marchés aussi
46:52l'Allemagne a du cash
46:53elle va investir rapidement
46:55et massivement
46:56dans la défense
46:57c'est inédit
46:58depuis des décennies
46:59bon
46:59et que veut faire l'Allemagne
47:01elle veut dire à Paris
47:02vous êtes gentil
47:03mais vous vous investissez
47:04pas un copec
47:05vous avez plus de sous
47:06et c'est ce que disent
47:07aussi d'autres pays
47:08parce qu'Emmanuel Macron
47:09il vient dans les
47:10dans les réunions
47:12entre Européens
47:13en disant
47:13il faut acheter Européens
47:15donc en fait
47:16il faut acheter Français
47:17et les autres pays disent
47:18notamment des plus petits pays
47:20par exemple la Belgique
47:22au fond disent
47:23ok mais si on achète Français
47:25est-ce qu'on est nous
47:27les sous-traitants
47:28des entreprises françaises
47:30la Belgique est sous-traitante
47:32pour l'instant
47:32beaucoup
47:33des entreprises américaines
47:34par exemple
47:35qui fabriquent les F-35
47:36vous voyez
47:37donc en réalité
47:38il faudrait que
47:39la France
47:40quitte un peu ce rôle
47:42seulement diplomatique
47:44et dire
47:44voilà mais il faut
47:45acheter chez nous
47:46et il faudrait peut-être
47:47que la France aussi
47:49conceptualise
47:49que quand on est
47:51quand on veut faire
47:52de la coopération urbaine
47:53c'est de la coopération
47:54avec tout le monde
47:55et pas seulement
47:55au bénéfice
47:56des entreprises françaises
47:58et en même temps
47:58Alberto
47:59j'ai l'impression
47:59qu'il y a un concept
48:01qui commence à être intégré
48:03en France aussi
48:04qui est celui
48:04du best athlete
48:05au niveau de la coopération
48:07industrielle
48:07c'est-à-dire que
48:08vous regardez en Europe
48:09et j'ai l'impression
48:10que ça marche
48:11alors chez les avionneurs
48:12non mais chez les motoristes
48:14on écoutait le patron
48:15de Safran-Gilandriès
48:16qui s'exprimait
48:17il y a quelques jours
48:17et qui disait
48:18ben voilà
48:18on a regardé
48:19avec mes camarades allemands
48:20et italiens
48:21qui était le meilleur
48:22sur tel segment
48:23on s'est mis d'accord
48:24et chacun qui était meilleur
48:26prenait le lead
48:26les motoristes
48:27j'ai l'impression
48:28on réussit à s'entendre
48:28sur les avions
48:29non
48:30sur les avions
48:31je crois que
48:33Dassault
48:35tient énormément
48:36avoir un rôle
48:38tellement
48:38important
48:39que le partenaire
48:40potentiel allemand
48:43a considéré
48:45cette situation
48:46ingérable
48:47ensuite
48:48ça a été habillé
48:50par des discours
48:50du chancelier-maire
48:53sur la stratégie
48:54et tout ça
48:54mais je crois
48:55que
48:56le point clé
48:58est là
48:59sur le rôle
48:59central
49:01d'une entreprise
49:03ou d'un groupe
49:04d'entreprises
49:05une fois qu'on a dit ça
49:07je me souviens
49:08de ce qui s'était passé
49:09en 85
49:1086
49:11quand il y a eu
49:13le débat
49:14sur l'avion du futur
49:16et la France
49:17toute seule
49:18d'assaut
49:19une fois de plus
49:20a fait le rafale
49:21et l'Allemagne
49:23l'Italie
49:24la Grande-Bretagne
49:25et l'Espagne
49:26ont fait
49:26le Eurofighter
49:28Typhoon
49:29qui a vendu
49:30et réalisé
49:31plus d'exemplaires
49:32que le rafale
49:34aujourd'hui
49:35il s'agit
49:35de deux avions
49:36excellents
49:37qui sont présents
49:38sur les marchés
49:39internationaux
49:40pour l'avenir
49:41on a déjà
49:42dans l'espace
49:43européen
49:44trois projets
49:45le projet
49:46aujourd'hui
49:47franco-espagnol
49:48du SCAF
49:50le projet
49:51suédois
49:52et
49:53le projet
49:55italien
49:56britannique
49:57et japonais
49:58d'un avion
49:58concurrent
49:59dont les pays
50:00européens
50:01se préparent
50:02à se faire
50:03concurrence
50:04entre eux
50:04une autre fois
50:06et ça
50:07c'est vrai
50:07et l'Allemagne
50:08n'a pas encore
50:09décidé
50:10qu'elle fera
50:11mais
50:12comment est-ce
50:13qu'elle va
50:13se placer
50:13dans ce système
50:14compétitif
50:16mais quand même
50:17cette Europe
50:19qui a besoin
50:20d'unité
50:20sur le terrain
50:21fondamental
50:22de l'industrie
50:23militaire
50:23est en train
50:24de se diviser
50:24et là
50:25il faut tirer
50:26la sonnette
50:27de l'arme
50:27sincèrement
50:29Adeline
50:29donc c'est le défi
50:30sécuritaire
50:31qui a peut-être
50:31jamais été aussi
50:32prégnant en Europe
50:33que ces derniers mois
50:35Emmanuel Macron
50:36va prononcer un discours
50:38sur la dissuasion
50:38nucléaire
50:39ce sera lundi
50:40bon c'est des discours
50:41qui sont extrêmement rares
50:42en général vous en avez
50:43un par mandat
50:44voilà il le prononce
50:46au moment où on voit
50:46que le parapluie américain
50:48est en train de se refermer
50:49eux ils se concentrent
50:50sur l'Indo-Pacifique
50:53vous savez
50:53comment est-ce qu'on en parle
50:55en Belgique
50:56par exemple
50:56est-ce que
50:57est-ce que l'idée
50:58de se ranger
50:59sous le parapluie français
51:00c'est quelque chose
51:01qui paraît incongru
51:02il faut que ça reste
51:02dans le cadre de l'OTAN
51:03non mais
51:04alors en Belgique
51:05vous savez
51:06il y a les armes nucléaires
51:07américaines
51:08oui
51:08qui sont là
51:10donc forcément
51:11vous allez avoir
51:12des discours
51:13assez prudents
51:15mais on va regarder
51:16probablement
51:17avec beaucoup d'attention
51:18le discours
51:19d'Emmanuel Macron
51:20je pense que
51:21pour le coup
51:22on ne peut pas lui reprocher
51:23un manque d'européanisme
51:25là-dessus
51:25j'ai l'impression
51:26qu'Emmanuel Macron
51:27a envie
51:28qu'il y ait
51:30un partage
51:31non pas du bouton
51:32mais un partage
51:33quand même
51:34de cette dissuasion nucléaire
51:35et je pense que
51:36les Européens
51:37dans leur grande majorité
51:39vont essayer
51:40de répondre
51:42à cette idée
51:44de partage
51:45maintenant
51:45la question
51:46qui va être posée
51:47notamment par les Allemands
51:48c'est celle des moyens
51:49c'est celle des moyens
51:50et les Allemands
51:50Vincent Jacquemart
51:51alors je sais que
51:52le chancelier
51:53s'est aussi exprimé
51:54ou a fait passer le message
51:55que lui
51:57il ne voit pas vraiment
51:59d'un bon oeil
52:00de voir l'Allemagne
52:01se ranger
52:01sous le parapluie nucléaire
52:03d'un seul autre pays
52:04et il aimerait rester plus
52:05dans le cadre de l'OTAN
52:06pour l'instant
52:07on en est là
52:07oui
52:08je pense qu'il aurait tort
52:09de dire le contraire
52:10c'est aujourd'hui
52:11c'est plutôt
52:13un positionnement prudent
52:14de sa part
52:15et ça lui permet
52:16de toute façon
52:17d'avoir les vannes
52:19complètement ouvertes
52:20avec les Américains
52:21et avec les Français
52:22donc il se positionne
52:25en tout cas
52:25il ne ferme aucune
52:27il ne ferme aucune porte
52:28la position de l'Italie
52:29est la même
52:30sur ce sujet
52:31en tout cas
52:32c'est un discours
52:33qu'on va suivre
52:33avec beaucoup d'intérêt
52:34lundi prochain
52:35sur BFM Business
52:36d'Emmanuel Macron
52:38sur la dissuasion de nucléaire
52:39nous terminons
52:40comme chaque semaine
52:41les experts sans frontières
52:42avec vos cartes blanches
52:43des articles
52:43ou des livres
52:44ou en tout cas
52:45des pièces de médias
52:45que vous avez choisis
52:46dans vos pays respectifs
52:47Alberto
52:48je commence avec vous
52:49c'est un sujet
52:50alors on a ressorti
52:51un article
52:52du Corriere della Sera
52:54sur le référendum
52:56imminent en Italie
52:57au sujet
52:58de la réforme
52:58de la magistrature
52:59oui oui
52:59c'est une réforme
53:01importante
53:01et surtout
53:02ce référendum
53:03sur la réforme
53:04constitutionnelle
53:06à propos de la justice
53:09voulu par le gouvernement
53:10ce référendum
53:12est vraiment
53:13un moment fondamental
53:14je crois
53:15pour la vie politique
53:16italienne
53:16de cette année
53:18et de l'année prochaine
53:20quand il y aura
53:21les élections
53:22législatives
53:23en Italie
53:23et dont
53:24c'est une loi
53:26qui réforme
53:27la magistrature
53:28et qui veut
53:28en réalité
53:29en réalité
53:32limiter
53:33certains
53:34le gouvernement
53:36dit
53:37dérapage
53:38l'opposition
53:39dit
53:39pouvoir
53:40de la magistrature
53:41c'est une réflexion
53:43fondamentale
53:45en réalité
53:45sur le rôle
53:46et sur la nature
53:48et sur les problèmes
53:48de la magistrature
53:49aujourd'hui
53:50en Italie
53:50mais aussi
53:51je pense
53:52en France
53:52parce que
53:53certains aspects
53:53de cette réforme
53:55de ce référendum
53:56peuvent être
53:57pris au sérieux
53:59aussi en France
54:00la date
54:01est le 22-23 mars
54:03on pourra se retrouver
54:05pour en parler
54:06on en reparlera
54:07bien sûr
54:07dans les experts
54:08sans frontières
54:08Georgia Melloni
54:09qui s'est exprimée
54:10dans différents médias
54:11italiens
54:12cette semaine
54:13où elle parle
54:14de magistrats
54:15politisés
54:15contre nous
54:16c'est le message
54:16qu'elle faisait passer
54:17dans les médias
54:18italiens
54:18Vincent Jacquemart
54:19vous avez choisi
54:20un article
54:20de la Libre Belgique
54:21sur 7 personnes
54:23dont un adolescent
54:24tué en Équateur
54:25oui
54:26pour simplement
54:27une petite piqûre
54:28de rappel
54:28puisqu'aujourd'hui
54:29l'Équateur
54:30dont on ne parle pas
54:32souvent
54:32est à l'épicentre
54:35mondial
54:35du trafic de cocaïne
54:36c'est à dire
54:37que
54:37tout l'effort européen
54:39puisque ces derniers temps
54:40il y a un gros effort
54:40européen
54:41pour essayer
54:41de contrôler
54:42le trafic de cocaïne
54:43notamment à travers
54:44le vecteur
54:45du transport maritime
54:46et plus de la moitié
54:48de la cocaïne
54:48qui arrive aujourd'hui
54:49en Europe
54:49vient d'Équateur
54:50et vient du port
54:52notamment de Guayaquil
54:52les quantités
54:54sont jusque énormes
54:55et le pays
54:56est plongé
54:57aujourd'hui
54:57bon évidemment
54:58il y a un état d'exception
54:59état d'urgence
55:00qui a été décrété
55:00maintenant
55:01il y a un petit moment
55:02et le pays
55:03est plongé
55:04dans un niveau
55:05de violence
55:06et de narco-violence
55:08sans précédent
55:09un article à retrouver
55:10dans la Libre Belgique
55:11on termine avec vous
55:13Adeline Percepte
55:14un sujet de la RTBF
55:16j'aime beaucoup
55:18non mais la RTBF
55:19qui reprend
55:19est-ce qu'il faut supprimer
55:20les ministres inutiles
55:21avec d'Italésie
55:22voilà
55:23en fait c'est la RTBF
55:25qui reprend
55:25un débat quasiment
55:26philosophique
55:27de la presse flamande
55:28cette semaine
55:29sur parfois
55:31la nocivité
55:32de faire des économies
55:34et notamment
55:34dans les services publics
55:35et notamment
55:36dans le transport
55:37en Flandre
55:38et donc
55:39les éditorialistes
55:41si vous voulez
55:41disent
55:41quand on supprime
55:42un arrêt de bus
55:43dans un village
55:44on fait en sorte
55:45que les gens
55:45reprennent leur voiture
55:47au fond
55:47et on décrédibilise
55:50le service public
55:51de transport
55:52donc ça marche moins
55:54donc
55:55les économies
55:56ne sont pas faites
55:56et bref
55:57il y a un des journaux
55:59qui dit
56:00voilà
56:00c'est encore un coup
56:02de la ministre de l'économie
56:03qui a regardé
56:05un tableau Excel
56:05qui ne voit pas
56:06les conséquences
56:07des économies
56:08et finalement
56:08elle pourrait être
56:09remplacée par une IA
56:10et au fond
56:11si ce n'était pas ça
56:12la vraie économie
56:12de se passer
56:13de la ministre de l'économie
56:16voilà
56:18vous allez nous faire méditer
56:19pour ce week-end
56:20merci beaucoup à tous
56:22nos experts sans frontières
56:23cette semaine
56:23Alberto Toscano
56:24politologue et journaliste italien
56:26Adeline Percept
56:27correspondante de la RTBF
56:29à Paris
56:29et Vincent Jacquemart
56:30président d'Irena Group
56:32et puis n'oubliez pas aussi
56:34de vous abonner
56:35à notre nouveau podcast
56:37géopolitique
56:38l'ordre du monde
56:39que je co-présente
56:40avec Annalisa Capellini
56:42vous pouvez flasher
56:43le QR code
56:44que vous voyez
56:44à la télévision
56:46des infos sur les cartes
56:47sur les alliances stratégiques
56:48que vous ne trouverez pas ailleurs
56:50c'est mis en ligne
56:51tous les jeudis
56:51en fin de journée
56:52c'est l'ordre du monde
56:53voilà je vous souhaite
56:54un très bon week-end à tous
56:56et tout de suite
56:57ce sont les informations
56:58des Rois de Maurice
57:00les experts sans frontières
57:02sur BFM Business
57:03et puis c'est l'ordre du monde
57:04et puis c'est l'ordre du monde
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